27 January 2023, Onboard 11th Hour Racing Team during Leg 2, Day 3. Justine Mettraux, Charlie Enright and Jack Bouttell on the bow during a spinnaker peel.
Depuis dimanche, la flotte a sérieusement ralentie, puis s’est arrêtée, dans un Pot au Noir consistant où chaque équipe bataille désormais pour avancer milles après milles.
L’imoca en équipage sur des foilers lancés à pleine vitesse est un enfer à bord mais ne pas avancer et subir des grains et des changements de voiles incessants ne doit pas être non plus une sinécure. La flotte est rentrée dans le pot au noir et avance à 2 nds groupée en moins de 70 mn et cela devrait durer au moins 2 à 3 jours avec une zone assez large à franchir.
Biotherm de Paul Meilhat a été le premier bateau à subir les effets du pot au noir samedi soir lorsque son équipage a vu sa vitesse chuter de 14 à 4 nœuds juste après minuit. Il n’a pas fallu longtemps pour que Team Holcim-PRB, 11th Hour Racing Team puis GUYOT environnement – Team Europe se retrouvent dans des situations similaires.
Le seul bateau qui avance à un rythme convenable ce lundi matin est Guyot Environnement encore à l’est et qui tente de trouver un couloir de vent. Il devrait cependant ralentir comme les autres dans les heures qui viennent.
Aussi éprouvant mentalement que le pot au noir puisse être, il constitue également un défi physique. Avec les différentes bascules de vent, les orages et la stratégie du “cloud hopping” qui consiste à enchaîner les petites brises émises pas les nuages, les équipages peuvent s’attendre à beaucoup de changements de voile et de manœuvres d’ici au retour des alizés.
Classement
Biotherm, distance jusqu’à l’arrivée, 3979 milles
Team Holcim-PRB, distance au leader, 15.7 milles
11th Hour Racing Team, distance au leader, 24.1 milles
GUYOT environnement – Team Europe, distance au leader, 35.4 milles
L’équipe AHMAS est arrivée à Recife ce samedi à 23H48 locales et remporte l’étape 6 de la GLOBE40 après 20 jours et 10 heures de course et 3.803 milles parcourus (7417 km). Craig Horshield et James Oxenham concluent brillamment une étape particulièrement difficile qui a mis à rude épreuve les équipages de la GLOBE40. Au classement général tout est relancé.
Dès le départ d’Ushuaia le dimanche 8 janvier les équipes ont été confrontés à une situation particulièrement inhabituelle en Patagonie, à savoir plusieurs journées de calmes, alors que la veille du départ près de 50 nœuds soufflaient sur la zone ; détroit de Le Maire, Îles Falkland / Malvinas il a fallu négocier ce début de remontée vers le Nord dans un petit temps éprouvant pour les nerfs. Rapidement MILAI Around The World s’est détaché grâce à une option très réussie à l’est et comptait rapidement 100 milles d’avance. Une avance qui malheureusement s’est brutalement interrompue le 12 janvier dans la matinée par un choc violent avec un OFNI (Objet flottant non identifié) ; bateau sérieusement endommagé mais sans blessés à bord et sans situation de détresse l’équipage franco- japonais ( Masa Suzuki / Estelle Greck ) ralliait le port argentin de Mar Del Plata le 16 janvier. A ce jour MILAI a entrepris les travaux de réparation dans le chantier naval local et a affirmé sa volonté de reprendre la course dès que possible. Pour les autres équipages une seconde phase commençait dans une zone particulièrement instable en météo avec une succession de zones de calmes, de dépressions, de grains, des flottilles de pêche avec jusqu’à 100 unités dans un rayon de 30 milles constituant un obstacle redoutable sans parler de la dévastation des ressources marines ; un épisode éprouvant pour les concurrents qui s’est poursuivi jusqu’à la latitude de Rio de Janeiro avec des changements brutaux dans le classement ; SEC HAYAI qui lui aussi avait réussi à prendre une centaine de milles d’avance sur ses poursuivants a perdu en 2 jours cette avance pour une option à l’ouest beaucoup moins payante que ceux qui étaient restés au large comme AMHAS et GRYPHON SOLO2 qui faisaient une très belle course. Enfin il a fallu attendre d’être seulement à une distance de 500 milles de Recife pour toucher le très attendu alizé de Sud – Est venu d’Afrique du Sud qui a propulsé les équipes sur une route stable vers le but.
2 étapes pour conclure l’épopée de la GLOBE40 Gryphon Solo2 et SEC HAYAI sont attendus dans la journée du dimanche 29 janvier, alors que la concurrente canadienne sur WHISKEY JACK devrait plutôt rallier Recife dans la journée de mardi. Cette escale courte se conclura le dimanche 5 février par le départ de l’étape 7 vers l’ile de Grenade aux Antilles, 2000 milles à parcours en 8 à 10 jours. Et avant un retour transatlantique vers Lorient dont le départ sera donné le 24 février de la Grenade. Une ultime conclusion à l’épopée de la première édition de la GLOBE40. Et un premier vainqueur qui ne sera probablement connu qu’à l’issue de la 8éme et dernière étape à l’issue du duel qui s’annonce entre les américains de AMHAS et les hollandais de SEC HAYAI très probablement séparés que de deux points à l’issue de l’étape actuelle et alors que 3 coeficients restent encore à distribuer. Fantastique périple autour du monde la GLOBE40 montre qu’elle est aussi une compétition sans concession et qui nous tient en haleine depuis juin dernier.
#GGR2022- Simon Curwen Biscay 36 CLARA sponsored by HOWDENS. Credit: Bernard Gergaud
Il ne sont plus que cinq en course et celle-ci est encore loin d’être finie. Le leader Simon Curwen à 1815 UTC, le 27 janvier, à 1200 milles au nord-ouest du Cap Horn, Sa contacté le PC course GGR pour informer de la défaillance totale de son régulateur d’allure Hydrovane.
Il venait d’affronter le plus dur d’une dépression assez creuse dans 40 nœuds et une mer de 6 mètres lorsque son Biscay 36 Clara est tombé d’une vague arrivant sur bâbord. Il n’avait pas de traînard ou d’ancre flottante et faisait route normale à ce moment-là.
Ce mouvement semble avoir cisaillé un arbre sur la partie supérieure régulateur d’allure connectant avec l’aérien, qui paraît irremplaçable. Simon n’a pas emporté de pièce de rechange à bord pour gagner du poids et ne peut pas remplacer la pièce cassée avec les composants d’origine. Il continue sous tourmentin et barre amarrée en évaluant la marche à suivre… Il va bien, le bateau n’a pas d’autres dommages et il n’a pas demandé assistance. Les conditions météorologiques s’améliorent avec un vent qui baissera franchement après le passage d’un front à 0000 TU et la mer diminue régulièrement.
Le marin basé à Pontivy est toujours en course et considère ses options, mais il est clair qu’il ne peut pas être compétitif sans régulateur. C’est un coup dur après avoir été en tête depuis le début. La météo dans la zone est celle d’un océan austral clément pour la semaine à venir et le marin débrouillard peut trouver des moyens sûrs de progresser vers le Cap Horn. Une réparation en mer semble peu probable et une escale pour trouver des pièces et continuer en classe Chichester pourrait être la seule option car il est encore loin des Sables d’Olonne en France, l’arrivée de la GGR 2022. Cela ouvre de nouvelles opportunités pour Abhilash Tomy et Kirsten Neuschäfer, actuellement à 50 miles l’un de l’autre, à 1200 miles à l’ouest de Simon qui ont maintenant une chance de poursuivre le leader.
25 January 2023, Onboard 11th Hour Racing Team during the start of Leg 2. First night after departing from Sao Vicente, Cabo Verde.
L’imoca de Paul Meilhat a trouvé le bon rythme en tête depuis le départ. La flotte reste encore groupée et fait de l’ouest pour trouver le bon chemin pour passer le pot au Noir dans quelque jours.
Dans des conditions assez légères, l’Imoca Biotherm tire bien son épingle du jeu et pointe ce vendredi, après 2 jours de course, en tête de la flotte. Celle-ci reste encore groupée en moins de 70 mn et doit aller chercher vers le Brésil la porte d’un pot au noir très étendu. Les moyennes sur 12h et 24h n’ont pas dépassé les 15 nds et les équipages vont devoir encore s’armer de patience pour passer en mode foil avec de nombreux changements de voiles au programme. A noter le bon retour de Guyot Environnement qui pointe à la 3e place. Après s’être éloigné le de la côte le vent a baissé, l’équipage a essayé plusieurs réglages entre A2 et J0. « On a beaucoup changé de voiles, au final on a fait une petite erreur en gardant le A2 trop longtemps, et en naviguant trop bas au vent par rapport au reste de la flotte. Ce qui nous a faire perdre notre avantage. » Phillip Kasüske Le vent léger n’est pas la configuration la plus avantageuse pour ce bateau. Cette étape est 2 fois plus longue que la première, il y aura des options stratégiques importantes à choisir, dès les prochaines heures. L’autre objectif de cette première nuit était que tout monde trouve sa place à bord, particulièrement les navigants qui viennent d’embarquer. « On a pas mal manœuvré en début de nuit et après beaucoup de réglages pour aller à plus de 3 noeuds. Je m’attendais à plus de vent, c’était très calme la deuxième partie de nuit. » Anne-Claire Le Berre Une nuit calme, que Phillip a apprécié. Après la première étape et le très court stop au Cap-Vert, un peu de repos était nécessaire. Pour les rookies de cette seconde étape, une nuit calme est un bon moyen de commencer la course de bonne humeur !
La saison IMOCA commencera à Lorient avec la Guyader Bermudes 1000 Race du 4 au 14 mai prochain. Elle se disputera pour la première fois en double en vue de la préparation de la Transat Jacques Vabre.
Deux temps forts seront au programme : le Défi Pom’Potes (des runs de vitesse) le vendredi 5 mai en rade de Brest et le grand départ de la course qui sera donnée le dimanche 7 mai. Un parcours de 1000 milles au large de la Bretagne. Le tracé sera ponctué de deux “waypoints” (points de passage) : le waypoint Gallimard au large du Cap Finisterre (Espagne), puis le rocher du Fastnet (Irlande), avant un retour à Brest. La maison d’édition Gallimard renouvelle ainsi le partenariat avec la course, un projet littéraire est d’ailleurs mené en parallèle. D’un point de vue sportif, c’est Charlie Dalin qui s’était imposé en 2022, après 4 jours, 10 heures et 47 minutes de course. Cette année et pour la première fois dans l’histoire de la Guyader Bermudes 1000 Race, ils s’élanceront en double et seront accompagnés d’un reporter embarqué en charge de partager l’aventure. Cette course en double s’annonce comme idéale pour trouver ses automatismes au début d’une saison qui a la Transat Jacques Vabre pour point d’orgue à l’automne. D’ailleurs, la Guyader Bermudes 1000 Race fera office de qualification pour la transatlantique, ce qui obligera les marins à faire preuve de prudence tout au long de la course.
Ils sont une quarantaine de marins et une vingtaine de bateaux à être attendus sur la ligne de départ. Si cinq d’entre eux batailleront encore sur The Ocean Race, une part non négligeable de skippers IMOCA devrait faire le déplacement. Ce sera aussi l’occasion d’observer les qualités et le comportement des nouveaux bateaux, entre le premier de dernière génération mis à l’eau, celui de Jérémie Beyou (Charal) et les plus récents, celui de Yoann Richomme (Paprec Arkéa) et Thomas Ruyant (LinkedOut). Si le plateau reste donc à déterminer avec exactitude, nul doute que ces marins, qui aspirent à disputer le Vendée Globe dans moins de deux ans, feront tout pour être présents. De quoi promettre un beau spectacle, du suspense à tous les étages et prendre déjà rendez-vous en mai prochain !
Ils ont dit François Cuillandre, Maire-Président Ville / Métropole de Brest, Président de Brest Événements Nautiques : « C’est avec un plaisir renouvelé que nous accueillerons pour la seconde année consécutive la « Guyader Bermudes 1000 Race Brest-Brest » course intégrée aux IMOCA GLOBE SERIES, championnat du monde de la série. L’épreuve sera qualificative pour la Transat Jacques Vabre 2023, confirmant ainsi le rôle de Brest et de sa rade dans le domaine de la course au large. À n’en pas douter, le public brestois, en fin connaisseur, répondra présent en nombre. »
Christian Guyader, Président de Guyader Gastronomie : « Après de nombreuses années de Grand Prix Guyader à Douarnenez, qui a vu naître la première édition de cette course, Guyader Gastronomie est fière d’accompagner une nouvelle fois la classe Imoca et ses skippers dans cette nouvelle édition de la Guyader Bermudes 1000 Race, au départ de Brest pour la seconde fois. Nous sommes heureux, avec ce partenariat que nous souhaitons inscrire dans la durée, de contribuer au rayonnement de notre territoire, la Bretagne. La convivialité et la performance sont des valeurs que nous partageons avec les skippers et les organisateurs de cet événement. »
Mélanie Kerguenou, Directrice Bermudes : « 4ème édition ! Nous sommes très heureux d’inscrire dans la durée le partenariat que nous avons noué avec l’IMOCA dans le cadre de cette 4ème édition de la Guyader Bermudes 1000 Race.Cette édition est une nouvelle occasion de partager avec des marins d’exception et le chaleureux public brestois nos valeurs de performance, de convivialité et notre goût pour l’aventure. L’envergure qu’a pris la course depuis sa première édition au départ de Douarnenez en 2018 a exigé que nous déménagions dans un port en mesure d’accueillir l’ensemble des concurrents, et nous sommes ravis de voir la Guyader Bermudes 1000 race cette année encore partir de Brest, et continuer à contribuer au dynamisme du territoire finistérien auquel nous sommes si attachés. »
Antoine Mermod, président de l’Imoca : « Nous sommes très fiers de réunir autant de skippers talentueux au sein de l’IMOCA. Soutenus par leurs partenaires et entourés d’équipes professionnelles, ils ont soif de compétition ! Nous sommes donc très heureux de notre collaboration avec Gwen Chapalain et cette famille de partenaires fidèles qui nous permet de préparer avec grand plaisir une nouvelle Guyader Bermudes 1000 Race. Début mai, nous aurons donc des IMOCA aussi bien à Newport sur The Ocean Race, qu’à Brest pour cette première course en double de la saison. C’est très stimulant ! »
Gwen Chapalain, gérant de Sea to See : « Sea to See est fière de produire avec l’ensemble des partenaires de la Guyader Bermudes 1000 race et la classe Imoca la première épreuve de la saison, une course ” cap à l’ouest”, en terre Bretonne. Sur cette 4e édition, la Guyader Bermudes 1000 race, proposera un beau spectacle en rade de Brest, une belle bataille sur les runs de vitesse du défi pom’potes mais aussi lors des 1000 milles que devront parcourir les marins en double. »
Le Programme Jeudi 4 mai : La flotte des IMOCA amarrée à Brest – Marina du Château Vendredi 5 mai : Défi Pom’Potes : runs de vitesse en rade de Brest Dimanche 7 mai : Départ de la Guyader Bermudes 1000 Race A partir du Jeudi 11 mai : Arrivée des bateaux Samedi 14 mai : Remise des prix
À propos de Guyader Gastronomie Créée en 1930 à Landrévarzec (29) par Yves Guyader, Guyader Gastronomie est une entreprise familiale présidée par Christian Guyader, qui a participé à la dernière édition de la Route du Rhum. La société est devenue l’un des leaders français de la gastronomie simple et conviviale pour l’apéritif et tous les moments de plaisir partagés. Ses charcuteries, cakes, terrines de poisson ou de légumes, rillettes de poisson, verrines, poissons fumés,… sont élaborés dans ses sept ateliers, tous situés en Bretagne. L’entreprise réalise un chiffre d’affaires de 115 millions d’euros et emploie près de 600 salariés.
Le départ de la deuxième étape de The Ocean Racedu Cap Vert s’est déroulée dans des conditions légères où GUYOT environnement – Team Europe de Robert Stanjek s’est bien illustré en menant la flotte.
GUYOT environnement – Team Europe de Robert Stanjek et 11th Hour Racing Team de Charlie Enright ont franchi la ligne de départ en trombe, juste devant Biotherm et Holcim-PRB, l’équipe Malizia fermant la marche. Sur le premier bord de reaching, GUYOT environnement a tenu tête à Holcim-PRB pour passer la première marque de parcours en tête. Stanjek et son équipage ont ensuite fait preuve d’une bonne maîtrise de leur foiler pour mener la flotte vers le large. Le vent était de secteur nord-est, oscillant entre 7 et 10 nœuds… il devrait faiblir cette nuit, loin des alizés de 25 nœuds qui n’avaient cessées depuis l’arrivée des concurrents.
https://www.youtube.com/watch?v=-S4FjThG778
Les vents légers signifient que la course sera difficile d’un point de vue tactique lors des premiers jours.. Cela se joue dès à présent puisque les équipes vont devoir décider de la distance qu’elles veulent parcourir vers le sud ou vers l’ouest. “C’est un grand défi. Nous devons gérer le dévent provenant des îles, ce qui signifie que nous devons aller vers le sud, mais ensuite le pot au noir est très grand et normalement être plus à l’ouest serait plus sûr“, a déclaré le français Sébastien Simon, qui rejoint GUYOT environnement – Team Europe pour cette étape. “C’est assez fou car il n’y a pas d’alizés, ce qui n’est pas commun à cette latitude. Donc on va partir dans des vents très légers, et ensuite on va traverser le pot au noir, qui est proche de l’Équateur. On a plutôt l’habitude de le traverser un peu plus au nord. En tout cas ça promet de belles stratégies. J’espère qu’on pourra tirer notre épingle du jeu car le vent va être assez changeant. Après dans l’hémisphère sud on aura des alizés, mais c’est encore un peu tôt pour dire comment ça va se passer. En tout cas je pense qu’il faut réussir à attaquer le pot au noir dans une bonne position, c’est le premier objectif.“
Pour le vainqueur de l’étape d’ouverture, Team Holcim-PRB, l’intérêt est de voir les bateaux et les marins dans des conditions différentes de celles de la première étape. “Je suis sûr que nous verrons différentes caractéristiques des bateaux et des marins aussi“, a déclaré le skipper Kevin Escoffier. “Mais l’état d’esprit pour nous est le même – pousser fort, toujours !“.
Les Figaroau passage du phare de Longships lors de la 3eme etape de la Solitaire du Figaro 2021 entre Fecamp et la Baie de Morlaix - Fecamp le 07/09/2021
Le TourVoile se jouera en Figaro Bénéteau 3 dès cette année et pour 3 ans. Pour organiser cet événement qui s’appuiera en partie en 2023 sur le Tour de Bretagne à la Voile, la FFVoile et la Classe Figaro Beneteau ont retenu la SAS Ultim Sailing comme autorité organisatrice de l’épreuve pour les 3 prochaines éditions.
Ultim Sailing créée par Emmanuel Bachellerie et Mathieu Sarrot (ex-directeur de la Solitaire) aura pour objectifs de faire découvrir et former à la Course au Large des pratiquantes et des jeunes, utiliser la flotte existante des Figaro Beneteau 3, intégrer si possible, des épreuves déjà programmées au calendrier de la FFVoile, éviter le transport terrestre des bateaux et limiter les nuits passées à terre.
Des objectifs qui intégreront la sobriété budgétaire et environnementale souhaitée pour l’organisation de cet événement. Deux premières missions sont d’ores et déjà menées par Ultim Sailing à savoir la production de l’avis de course qui sera rendu public avant la fin du mois de février 2023 ainsi que l’identification des meilleurs partenaires et fournisseurs pour accompagner cet événement.
Pour Jean-Luc Denéchau, Président de la Fédération Française de Voile : « Le Tour Voile est une épreuve historique du calendrier de la Fédération. Lorsque nous avons eu nos premiers échanges avec Amaury Sport Organisation (ASO), les propriétaires de la marque, nous avons tout de suite fait savoir que notre projet s’appuyait sur deux principes : la Formation et la Sobriété. Je remercie ASO de leur confiance, la Classe Figaro Beneteau et les organisateurs du Tour de Bretagne qui ont tout de suite accepté de collaborer avec nous ce qui nous permet de nous appuyer sur un événement de qualité et sur une flotte de bateaux déjà existante. Je félicite la société Ultim Sailing qui a brillamment répondu à notre consultation et à qui nous allons déléguer l’organisation du Tour Voile pour les années 2023, 2024 et 2025. »
Pour Jean-Bernard Le Boucher, Président de la Classe Figaro Beneteau : « Le Tour Voile est pour la Classe Figaro Beneteau l’épreuve qui doit permettre de relancer son développement. Nous avons toute confiance dans l’équipe de Ultim Sailing qui a déjà fait ses preuves en 2022 en collaborant avec la Classe Figaro Beneteau dans une épreuve de l’académie Figaro Beneteau. Le Tour Voile, épreuve reine de l’académie Figaro Beneteau, doit devenir en 3 ans un circuit de détection de talent pour faciliter l’accès des jeunes aux épreuves du Championnat de France Elite de Course au Large ».
Pour Emmanuel Bachellerie et Mathieu Sarrot, dirigeants d’Ultim Sailing : « Remporter cette consultation est une réelle satisfaction pour nous après notre première année d’exercice. Le Tour Voile est l’un des monuments français de la course au large. Le choix effectué aujourd’hui de revenir à quelques fondamentaux est, pour nous, le bon moyen pour que l’épreuve réintègre le giron des incontournables dans un calendrier annuel. Nous avons 3 ans pour refaire de l’épreuve cet incontournable ».
Yoann Richomme, récent vainqueur de la Route du Rhum en Class40, a dévoilé son nouvel IMOCA Paprec Arkéa sur plan Antoine Koch et Finot-Conq sorti du chantier Multiplast. « C’est l’aboutissement de 20 mois de projet donc 16 mois de construction, nous sommes hyper fiers de notre bateau, » se réjouit son skipper, Yoann Richomme.
L’IMOCA s’installera quelques semaines dans son hangar à Lorient avant d’être mis à l’eau le 22 février. À 39 ans, le double vainqueur de la Route du Rhum en Class40 (2018 et 2022) se lance pour la première fois dans le circuit IMOCA, avec, en ligne de mire, le Vendée Globe 2024.
La flotte de Class40 de la Globe40 est à 700 mn de Recife. L’équipe anglo-américaine AHMAS a pris la tête de la course après une belle option. L’équipe japonaise a réaffirmé sa volonté de reprendre la course.
Encore une fois, comme à chaque étape de la Globe40, son lot de surprise est arrivé. L’équipe américaine a pris la tête de la flotte depuis quelques jours et se trouve à 700mn de l’arrivée avec 100mn d’avance sur ses poursuivants malheureux qui ont pris une mauvaise option. Son choix d’une option plus au large que le précédent leader a été payante avec près de 200 milles d’écart en latéral avec SEC HAYAI. Mais beaucoup de choses peuvent encore arriver. A noter également les très bonnes performances de GRYPHON SOLO 2 en seconde position dans le couple le plus à l’est et celle de WHISKEY JACK, dans le groupe de l’ouest mais qui a néanmoins repris 150 milles à SEC HAYAI en 3 jours. Une étape donc difficile pour les favoris alors que tous se sont affutés d’étape en étape. Et une flotte qui se tient toujours en 150 milles après près de 2 semaines de course. L’équipe japonaise MILAI Around The World a ré-affirmé sa volonté de reprendre la course et de terminer la GLOBE40. Le bateau qui a heurté un ofni le 14 janvier et bien abîmé sa quille est toujours à MarDelPlata en Argentine depuis le 16 janvier où il est en train d’être réparé. Les dégâts sont importants.
Dernier de la première étape de The Ocean Race 2023 en IMOCA, l’équipe franco-allemande se prépare pour l’étape 2 qui partira ce mercredi et entend bien mieux figurer en évitant les erreurs. Sébastien Simon remplace Benjamin Dutreux et le rôle de skipper est confié à Robert Stanjeck.
Si la performance n’est pas à la hauteur des espérances de l’équipage européen, les 1.900 milles entre Alicante et le Cap-Vert ont été riches en enseignements. Ils ont notamment permis à Benjamin Dutreux, Robert Stanjek, Annie Lush, Phillip Kasüske ainsi qu’au mediaman Charles Drapeau de prendre leurs marques à bord, d’identifier des axes d’amélioration et de trouver des solutions pour être plus performants. De bon augure pour la suite !
La première étape de The Ocean Race Europe n’a pas été de tout repos pour Benjamin Dutreux et l’équipage de GUYOT environnement – Team Europe. « Il s’est passé plein de choses entre Alicante et le Cap-Vert. On a eu plus de 50 nœuds au près, ce qui a mis les équipages et les bateaux à rude épreuve », rappelle Benjamin Dutreux, skipper du bateau. « On a fait quelques erreurs qui ont engendré un peu de casse matériel. C’était un peu frustrant car on a dû s’arrêter pour réparer une fois sortis du détroit de Gibraltar. Ça nous a fait perdre du temps et la course est partie par devant », poursuit-il. En 5ème position avant de négocier le passage des Canaries, l’équipage a choisi de passer à l’intérieur de l’archipel pour essayer de rattraper ses concurrents, alors que ces derniers avaient fait le choix de le contourner par l’extérieur. « Notre option entre Fuerteventura et Gran Canaria aurait pu fonctionner. Même si elle n’a pas été payante, elle valait quand même le coup d’être tentée », avance le skipper vendéen.
Ne rien lâcher Outre le résultat, l’expérience de cette première étape à été très importante pour souder l’équipe navigante. En effet, elle a notamment permis de reprendre ses marques ensemble à bord et de dégager des axes de progression. « On doit encore beaucoup progresser tous ensemble. En équipage, tout va tellement plus vite qu’en solitaire, que l’on casse plus facilement des choses. J’ai toute ma routine en solitaire mais maintenant, il faut que l’on arrive à travailler ensemble, à ne pas aller trop vite pour ne pas faire de bêtises sur certaines manœuvres. Je pense que c’est l’un des enseignements les plus importants de la première étape », analyse Benjamin Dutreux. Mais aussi à tous de discuter, d’échanger. Et de se mobiliser pour la suite de la course. « Je n’ai pas envie d’être dernier, ce n’est pas mon objectif ni celui du team. Mais on sait que le niveau de jeu est super élevé dans toutes les équipes en face de nous. On a moyen de tirer notre épingle du jeu. Il va falloir trouver les solutions pour être meilleurs. Je trouve ça bien que cette première étape nous ait piqué à vif. Cela nous pousse à essayer de trouver des solutions et à réagir rapidement », lance-t-il.
Un programme chargé à terre À terre, le team n’a pas chômé depuis son arrivée au Cap-Vert et travaille d’arrache-pied sur les réparations du bateau. Peu de place au repos, le programme est bien chargé d’autant plus que l’escale est courte. « C’est un peu sport car aucun technicien n’a le droit de monter à bord, uniquement les marins. On n’a pas beaucoup dormi depuis notre arrivée. On fait des journées énormes pour que les navigants puissent travailler sur le bateau. L’idée est que l’équipage qui fera la 2ème étape ait un bateau nickel, que ce dernier soit à 100% de ses capacités pour limiter au maximum les risques de problèmes à bord. Avec Seb (Sébastien Simon, qui remplacera Benjamin Dutreux à bord sur la 2ème étape, ndlr), on n’a pas le droit d’être ensemble sur le bateau donc on switchera sûrement le soir. On a quasi fini de tout réparer donc c’est plutôt cool ».
Une fois les réparations terminées, le team pourra se concentrer sur la 2ème étape de The Ocean Race 2023 entre le Cap-Vert et Cape Town (Afrique du Sud), dont le départ sera donné ce 25 janvier.