Accueil Blog Page 2029

La solitaire au Horn

Aviva Challenge - Dee Caffari
DR

A l’approche du Horn, les conditions météo ont brutalement changé (Aviva Challenge rencontrait des calmes et un grand soleil il y a 48 heures), la pluie s’est mise à tomber et le vent est grimpé à 30 nœuds. Il restait une centaine de milles à parcourir, le grand monocoque taillait la route à 10 nœuds.

Pour Dee Caffari (skipper lors du dernier Global Challenge), il s’agissait du second passage est – ouest du fameux cap, mais l’an passé sa trajectoire sud l’avait fait manquer le rendez-vous, car à plus de 50 milles des côtes, aucune chance d’apercevoir le rocher. Cette fois, par contre, le tableau était idéal et le temps clément, et Dee a pu profiter de ce moment fort de son voyage. La navigatrice a pu passer près du caillou, au point de sentir l’odeur des algues et d’apercevoir des pingouins – il s’agissait de la première fois qu’elle voyait la terre depuis 43 jours. Naviguant doucement au près, Caffari a discuteà par VHF avec la marine chilienne, avant de tenter à 6 reprises d’expliquer à Cape Horn Radio qu’elle se trouvait seule à bord.

La suite du voyage ne devrait pas être aussi sereine… « Je m’étais habituée à l’Atlantique, où les conditions prédominantes étaient le reaching et le portant, avec le bateau à plat. Je vais maintenant me faire brasser au près, vivre penchée et cela va me demander une période d’adaptation. N’importe quel acte demande deux fois plus d’efforts dans ces conditions. »

Peu après son passage du Horn, Dee était déjà cueillie par une dépression générant des vents de 30 – 35 nœuds, et une mer copieusement formée. Bonne route !

JB

Grand travaux

Groupama-2
DR

Côté 60 pieds, les travaux visant à réparer les dégâts causés par le chavirage du trimaran dans la dernière Transat  Jacques Vabre se poursuivent. Les parties endommagées du flotteur bâbord et du bras de liaison arrière bâbord ont été démontées. Dans les deux cas, les réparations impliquaient la fabrication de nouvelles pièces dans les moules d’origine. Pour le bras c’est chose faite, et la pièce carbone est en cours de collage. Le flotteur devra lui patienter encore quelques semaines avant de retrouver son allure initiale.

Côté 105 pieds, le chantier Multiplast et l’équipe Groupama entament la dernière ligne droite de la construction de Groupama 3. Entreprise il y a un peu plus d’un an (décembre 2004), la fabrication de ce géant des mers de 32 mètres s’achèvera, en effet, d’ici cinq mois. La mise à l’eau de ce nouveau trimaran restant prévue début juin 2006.

Point de situation sur la construction de Groupama 3 à cinq mois de sa « sortie »

La coque centrale
Première pièce assemblée en septembre dernier, la coque centrale a depuis reçu ses cloisons et est actuellement en cours d’aménagement. A ce jour, 55 % des aménagements intérieurs ont été fabriqués.

Bras de liaison
L’assemblage des bras de liaison avec la coque centrale est en cours. Le collage du bras avant sur la coque centrale étant terminé, le greffage a pu débuter. Pour le bras arrière, amené dans un deuxième temps (fin décembre), l’heure est à l’ajustage sur la coque centrale.

 Flotteurs
Les flotteurs de Groupama 3 ont été assemblés et apprêtés, ce qui signifie qu’ils sont désormais prêts à recevoir la peinture. Les cloisons sont en cours de montage. L’assemblage des deux flotteurs au reste de la plateforme est programmé pour la fin janvier et devrait durer un mois.

La barre d’écoute
La pièce principale de la barre d’écoute est faite (1ère peau et nomex). Il reste maintenant la deuxième peau à draper avant le démoulage puis la pose des structures et du rail. L’assemblage à la plateforme est prévu pour la mi-février.

Mât et bôme
Nota : Rappelons que le mât de Groupama 3 est construit en deux parties : une partie haute et une partie basse fabriquées dans les mêmes moules. Ces deux parties sont ensuite assemblées en faisant ce que l’on appelle un scarff.

La partie haute du mât est la plus avancée. En effet, les parties hautes bâbord et tribord ont été cuites puis assemblées. Les renforts extérieurs ont été fixés et reste désormais les cadènes de gréement à monter. Pour la partie basse du mât, le drapage des moules débute cette semaine chez Lorima, chantier en charge de la fabrication de l’espar. Concernant la bôme, le tube est terminé et Multiplast entame son habillage.

Accastillage
Une grande partie de l’accastillage (barre d’écoute de grand voile, rail de mât, winchs, transmissions, reas, pad-eyes …) a d’ores et déjà été livrée et stockée chez Multiplast.
Le reste de l’accastillage – manquent principalement, à ce jour, les poulies custom – sera livré mi-février.

Les voiles
Fin des études et début de la fabrication… Les formes des différentes voiles de Groupama 3 ont été arrêtées, et avec la réception du tissu à la Voilerie  Incidences de la Rochelle en début de semaine, a pu débuter la fabrication de la garde robe. La grand voile et le gennaker seront réalisés à la Rochelle tandis que Incidences Brest fabriquera le solent et la trinquette.

Source Groupama

Fin de partie

Géant - Michel Desjoyeaux
DR

En juin 2001, au retour du Vendée Globe, Michel signait avec les hypermarchés Géant un contrat de partenariat jusqu’à fin 2006. On connaît la suite, elle est l’un des exemples réussis de la rencontre entre un sportif et une entreprise. Au cours des quatre années écoulées, le Finistérien aura enchaîné les bons résultats en conquérant avec son trimaran Géant deux titres majeurs de la course au large : la Route du Rhum et The Transat. Il aura également offert à ses 23 000 équipiers, salariés de Géant, premiers concernés par les performances de ce voilier qui porte le nom de leur enseigne, une performance exceptionnelle en terminant toutes les épreuves du calendrier ! Pour sa dernière saison à bord de ce plan Van Peteghem/Lauriot Prévost de 2002, Michel espère poursuivre sur la même voie. Le trimaran sera engagé sur la Multicup 60’, un ensemble de course en équipage et de Grands Prix dont le programme devrait être dévoilé fin janvier et, évidemment, en novembre sur la Route du Rhum. Avec cette classique, il s’attaquera à un challenge qui lui a réussi par le passé sur la Solitaire du Figaro : remporter deux fois les courses majeures d’une classe. Ensuite, Michel souhaite s’aligner au départ du prochain Vendée Globe. Ce retour sur monocoque devra se faire sous de nouvelles couleurs puisque le contrat avec les Hypermarchés Géant s’achève fin 2006. Evidemment satisfaite de son association avec Mich Desj, l’enseigne a décidé d’aider son skipper à poursuivre son parcours maritime dans les meilleures conditions. En le soutenant dès maintenant dans sa recherche de partenariat mais également en lui laissant le loisir de poursuivre avec son équipe technique et l’écurie Mer Agitée les études concernant son futur plan Farr. Interview de Michel à l’aube de sa nouvelle et dernière saison à bord de Géant.

Interview Michel Desjoyeaux
 
Géant va-t-il connaître des modifications pour sa nouvelle saison ?

« Assez peu car la plate-forme est désormais optimisée. Le travail va se concentrer sur les appendices avec notamment un nouveau système de safran central. Il sera équipé d’une gouverne de profondeur pour la Route du Rhum, et d’une lame classique pour les courses en équipage. Nous changeons également la dérive ».

Remettre ton titre en jeu sur le Rhum, c’est particulier ?

« Ce n’est pas la première fois que cela m’arrive donc cela ne me fait pas peur (Michel évoque ses retours sur la Solitaire du Figaro remporté une première fois en 1992 puis en 1998). Cela me plait bien car la Route du Rhum  reste l’une des plus dures des Transatlantiques. Et s’il fallait s’en persuader, le bilan de l’édition 2002 est là pour le rappeler»

Les courses en équipage ?

« Ce sera la dernière saison de Géant sur ce type de course et même s’il devrait y avoir moins de bateaux, la qualité sera au rendez-vous avec des avions de chasse comme Banque Populaire, Groupama ou Gitana. J’aimerais accrocher au moins une victoire en équipage car c’est jusqu’à présent ce qui nous manque. De ce point de vue, nous restons sur notre faim »

 A deux ans du Vendée Globe, où en es-tu ?

« Nous avons comme premier objectif de permettre à Vincent (Riou, skipper de PRB et membre également de l’écurie Mer Agîtée) d’avoir un très bon bateau. Ce travail nous permettra ensuite de construire un 2ème voire un 3ème monocoque et de les optimiser ensemble par la suite. Dès le début de l’année 2006, je pars avec Vincent aux Etats-Unis pour continuer à mener nos études conjointes avec le cabinet Farr (architecte de PRB et du futur monocoque de Michel, ndlr). Il n’y a pas de perte de temps puisque les moules de PRB étant libérés dès l’été prochain, nous pourrons, dès que nous aurons trouvé un partenaire, débuter la construction, avec un planning qui nous permettra d’être fin prêt en novembre 2008 aux Sables d’Olonne ! Mais je ne m’emballe pas pour autant : ma priorité en 2006 reste sur l’eau, à bord de Géant pour bien finir ce que l’on a construit ensemble ».

Source Géant

Le J109 a sa Cup

J109
DR

Lancé en 2001, le J/109, voilier de course-croisière de 10, 85 m, connaît une croissance rapide et une quinzaine de flottes sont actuellement constituées aux Etats-Unis et en Europe.
 
En Grande-Bretagne, ou plus de 50 unités régatent régulièrement, et en France ou il est présent dans toutes les grandes épreuves, le J/109 est un des 35 pieds de référence du marché.
 
Présent à la Semaine «  One Design » de Deauville comme classe invitée, le J/109 poursuit  ainsi le développement de son calendrier monotype, aux côtés des J/80 et des J/105 également invités. Les règles de classe sont disponibles sur le site www.j109.co. uk
 
La création de la première Coupe Européenne renforcera le plateau international de la série et de l’épreuve et Jeff Johnstone, Président de J Boats, annonce la participation à Deauville d’un équipage spécialement venu des USA.
 
Après le National Melges 24 et le Championnat d’Europe de Mumm 30, La Semaine de Deauville se voit attribuer ainsi pour sa première édition un troisième label de haut niveau.
 
Lancé le 3 octobre dernier par Philippe Augier, Maire de Deauville, le Deauville Yacht Club et Sirius Evénements, organisé en partenariat avec la Fédération Française de Voile, Deauville International Week verra s’affronter les séries monotypes internationales de haut niveau.
 
Les classes invitées sont les Melges 24, J/80, Mumm 30, J/105, J/109 et 3 classes Open en temps réel pour les 40, 45 et 52 pieds.

Source Semaine Internationale de Deauville
 

Deux au tapis !

Brasil 1
DR

Peu après 7 :00 GMT ce matin, Brasil 1 a indiqué à la Direction de Course que le bateau avait subi un problème structurel, et que l’équipage faisait route vers l’Afrique du Sud. La flotte connaît depuis 24 heures maintenant de mauvaises conditions, naviguant au près dans une mer formée, et Brasil 1 semble être endommagé au niveau du cockpit. Voici le message envoyé à 9 :37 GMT par l’équipage : « Brasil 1 connaît des problèmes structurels au niveau du pont. Nous avons en conséquence changé de cap afin de minimiser les impacts avec les vagues et pour ralentir. Nous attendons un avis d’expert avant de prendre d’autres décisions, néanmoins il est possible que nous soyons forcés de rejoindre l’Afrique du Sud pour effectuer des réparations. »

Le relevé de positions montre que Brasil 1 fait route vers la terre, cap au nord et à vitesse réduite. Le bateau se trouve à 270 milles du cap des Aiguilles.

Le chef de projet Alan Adler a indiqué : « Nous avons reçu cette information ici au Brésil tôt ce matin, avec déception. Mais pour l’heure la chose la plus importante est la sécurité de l’équipage. La Volvo Race est une compétition de longue haleine qui vient juste de commencer. Brasil 1 retourne en Afrique du Sud, et nous allons maintenant nous concentrer sur les réparations. Jusqu’ici, l’équipe a prouvé qu’elle était excellente, et capable de conquérir la Volvo Ocean Race ».

Peu avant l’incident, Knut Frostad envoyait son carnet de bord : « Je viens juste de me rendre compte à quel point tout cela m’avait manqué. Prendre la première vague, qui submerge le pont, avant même d’avoir eu le temps de s’équiper correctement. Les bottes déjà trempées. Valser dans le bateau, se faire projeter de tous côtés. Essayer de dormir, et essayer de manger autre chose que la bonne cuisine de Cape Town (…) » Bonne cuisine que Knut et ses camarades retrouveront bientôt, soit dit en passant – ndlr.

D’après les premières indications, l’équipe tâchera d’envoyer son VO70 par cargo vers Melbourne –  reste à savoir si les réparations auront été faites avant, ou si elles seront effectuées en Australie.

JB (sources VOR – Brasil 1)

Ericsson fait demi-tour

Ericsson
DR

Tôt ce matin, Ericsson naviguait à 10 nœuds dans 15 à 20 nœuds de vent lorsqu’un élément du dispositif de basculement de la quille s’est rompu. L’équipage occupait alors la seconde position, et la vitesse du bateau a immédiatement été réduite afin qu’une inspection puisse avoir lieu. Le VO70 fait actuellement route vers l’Afrique du Sud pour décider de la suite des événements. L’équipage n’est pas en danger.

Ericsson naviguait au près bâbord amures lorsque l’incident s’est produit. Le premier constat montre que l’une des deux tiges de piston commandant le basculement de la quille s’est rompu. L’équipage a décidé de mettre le cap sur un abri afin de remplacer la pièce défaillante, et de poursuivre la course si cela s’avère possible. Tout le monde à bord est sain et sauf, et le VO70 navigue pour l’heure à 10 nœuds au portant, avec la quille verrouillée en position centrale.

Les commentaires du skipper Neal McDonald : « Nous nous sommes rendus compte de l’avarie à environ 01 :00 GMT en entendant un choc non identifié, que nous avons rapidement attribué à la rupture d’une des tiges de piston. Nous sommes naturellement déçus, mais également déterminés à mettre tout en œuvre afin de continuer la course. »

L’équipe à terre d’Ericsson se tient prête à intervenir, afin de mener à bien de la manière la plus efficace possible les réparations nécessaires. Ce communiqué a été envoyé à tous les autres équipages en course.

Source Ericsson (traduction JB)

Le poids des chiffres

Alinghi
DR

La saison 2005 de l’America’s Cup a été remarquable sur le plan sportif avec six Louis Vuitton Acts organisés dans trois sites européens différents. Les 12 équipes représentant 10 nations ont pris 211 départs dans l’année : 198 match races et 13 régates en flotte.

Pour organiser la totalité des compétitions, les responsables du Comité de Course Peter Reggio et Harold Bennet se sont appuyés sur 68 bateaux d’assistance dont 58 semi-rigides et 14 bateaux comités (catamarans). Les organisateurs ont passé 10 000 heures à bord des semi-rigides et 3 500 heures à bord des catamarans. Sur toute la saison, si les équipages des bateaux organisation avaient été placés côte à côte, la distance mesurée aurait été de cinq kilomètres et demi ! En 2005, les officiels de course ont également reçu le soutien de 390 volontaires représentant 10 nationalités. Ces derniers ont reçu un entraînement de 40 000 heures afin de fournir un service de qualité à la hauteur des standards de l’America’s Cup en terme d’organisation sportive. Au total, entre ces périodes de stage, les journées officielles d’entraînement et les jours de course, les volontaires ont passé plus de 90 000 heures sur l’eau. Pour nourrir cette armée de volontaires, ainsi que les officiels, plus de 7500 paniers repas ont été distribués. Ces équipages ont également consommé 11 000 litres d’eau dans le cadre de leur fonction sur la zone de course.

Six Louis Vuitton Acts pleins de suspense et d’action ont été disputés en 2005, dominés par Alinghi qui a remporté le titre de Champion ACC de la saison. Rien de tout cela n’aurait pu avoir lieu sans l’implication et les efforts des volontaires et des officiels de course. Merci à eux !

Source ACM

Slam et le Maxi Alfa Romeo.

Slam et le Maxi Alfa Romeo
Slam et le Maxi Alfa Romeo

La marque technique italienne de vêtements nautiques Slam est fière de la très belle deuxième place du Maxi Yacht Alfa Romeo dans la prestigieuse Sydney Hobart….

… et pour cause, Slam habillait de ses vêtements techniques l’équipage du Maxi suite à un partenariat signé avec le skipper/propriétaire du bateau Neville Crichton. Ce partenariat continuera durant toute la saison à venir, le 98 pieds Alfa Romeo devant arriver en Méditerranée au printemps pour prendre part aux régates les plus prestigieuses de la saison.

Rappelons qu’en plus d’être Fournisseur Officiel de la Fédération Italienne de Voile et de l’Equipe Nationale, Slam avait déjà recruté un ambassadeur de luxe en la personne de Russel Coutts pour le développement technique et de notoriété de la marque !

Plus d’infos : www.slam.com

Carnet de bord de Paul Cayard

Pirates of the Caribbean devant le cap de Bonne -Espérance
DR

"Le début de course a été dingue. Je ne m’étais pas trouvé sur un bateau non-manœuvrant depuis des années. Et la situation s’est répétée à plusieurs occasions lors des deux premières heures. Les bateaux reculaient, passaient d’un bord sur l’autre, c’était le chaos.

Le départ lui-même n’a pas été si mauvais. Nous avions environ 5 nœuds de vent et la flotte a passé la ligne sans souci majeur. Movistar a joué un joli coup en bout de ligne, au bateau comité. Mais il s’agissait seulement du premier acte du spectacle, car après cela, le vent est complètement tombé à moins de 2 nœuds tout en devenant erratique en termes de direction. Nous avons finalement atteint la première marque de parcours… située à 2,5 milles du départ… 1 heure et 45 minutes après le coup de canon. Alors que nous approchions de la bouée, plus un souffle d’air, le courant s’est mis à nous en éloigner. ABN AMRO 2 a réussi à passer la marque, et a semblé s’échapper. Nous avons fini par empanner (virer était impossible) pour tenter une seconde approche. A un moment donné, notre vitesse atteignait 1 nœud. Mais là encore, le vent s’est de nouveau effondré, et le courant nous a poussés directement sur la bouée, qui se trouvait à environ 100 mètres d’un gros cargo… Impossible de manœuvrer, pas de vent, du courant – autant dire que la situation n’était pas simple et parfaitement frustrante. Finalement, nous nous sommes dégagés, avons effectué notre pénalité, et sommes sortis de là. Toute la flotte a ensuite démarré dans un flux de SO. Movistar a fait du bon boulot lors de cette phase critique, ce qui lui a valu de prendre les commandes. Brasil 1 a par contre lui aussi connu pas mal de déboires, et s’est retrouvé dernier un bon moment, ayant également écopé d’une pénalité. Plus tard, l’équipage a bien négocié une option à terre, remontant à la seconde place grâce à une bonne vitesse. Nous avons été troisièmes un bon moment, avant de nous faire rattraper par Ericsson. Nous voilà maintenant bâbord amures, laissant derrière nous les côtes sud-africaines, cap au sud (…) Demain soir (mardi, ndlr), après avoir viré, nous repasserons bâbord pour traverser la bordure anticyclonique et retrouver d’ici quelques jours l’autoroute des flux d’ouest soutenus, qui nous permettront de gagner dans l’est rapidement (…)"

Paul Cayard (traduction JB)

Renaissance annoncée

F1 Marc Pajot
DR

"Si vous êtes un amateur de beaux voiliers ou un fan de l’America’s Cup, ce projet Associatif vous séduira . En effet l’Association Class America Projet F1 a pour but de restaurer le 1er Class America (jauge ACC) construit dans le monde : le F1 ainsi que deux autres voiliers : Lab1 et LAB2. Mis à l’eau à Sète en Mars 1990, le F1 était un prototype qui réunissait tout le savoir faire français de l’époque.

Après dix années d’oubli, l’Association CAP F1 souhaite non  seulement le refaire naviguer, mais aussi être présent lors de la 32ème America’s Cup à Valence en 2007 , en tant que 1er  voilier de jauge. Le chantier devrait débuter en avril prochain. Parallèlement,  CAP F1 vient de faire l’acquisition des voiliers Lab1 et Lab2. Voiliers uniques, les Lab étaient des bateaux laboratoires, qui permirent de mettre au point les Class America France2 et France3 pour l’America’s Cup de 1995 à San Diègo. Leur restauration débutera en janvier prochain à Bordeaux. Ils serviront de support pédagogique à l’Association Air et Océan Formation , qui depuis des années forme des professionnels ou non professionnels aux techniques du composite dans le domaine du nautique. Trois autres partenaires sont associés aux Lab : la société Allemande Mankiewicz qui fabrique  de la peinture, celle-ci est plus connue dans le milieu aéronautique et automobile et plus récemment dans le nautisme. La société Prorainer Trading GmbH, fournira les vêtements aux membres de l’Association. Cette société, est elle aussi allemande et basée à Hambourg comme Mankiewicz. Epoxytech, récemment installée en France fournira la résine et l’aramide nécessaires à la restauration des deux Lab. Lab1 et Lab2, devraient retrouver la mer en septembre 2006, en attendant que le F1 soit remis à l’eau. Celle-ci est prévue pour février  2007.

Vous pouvez retrouver toutes les informations sur le site de l’Association :
www.class-america-f1.com  et devenir F1 crew pour 15 euros l’année ou  un membre privilégié du Club F1 partenaires."

Source Association Cap F1

- Publicité -