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Retour aux sources

Jourdain & Nélias Figaro 2 Veolia
DR

Ces deux cornouaillais pur beurre se connaissent depuis la petite enfance. Ils ont appris la voile ensemble à l’école  de Cap Coz, débuté sur un petit catamaran Caisse d’Epargne avant de s’aguerrir aux côtés des Morvan, Jeantot ou Tabarly. Ils ont partagé bien des aventures mouillées salées ou terriennes. A la question avez vous une anecdote  à raconter sur votre duo, Jean Luc Nélias ne choisit d’ailleurs pas le régistre nautique. " Bilou et moi avons été inscrits en fac de médecine ensemble mais il est arrivé en retard à la soirée bizutage. Cela s’est mal passé , la motivation n’était plus là et on est repartis faire du bateau " plaisante ce pince sans rire.  A l’âge où l’on s’engage dans la voie des études , ces finistériens ont troqué la blouse pour le ciré et tiré un bord sauvage vers le grand large. C’était  l’époque où la course open explosait et  ils ont été irrésistiblement attirés par ce tourbillon.
 
L’époque du compagnonnage
Cela fait donc une bonne vingtaine d’années qu’ils sont dans le circuit et enchaînent les transats, voire les Tours du monde. Et  les milles et les années ont défilé à  la vitesse grand V. "  J’ai toujours le même enthousiasme et la même fraîcheur. Mais on voit à travers le regard des plus jeunes que nous sommes devenus les anciens. " Eux qui ont appris la voile sur le tas aux côté de marins d’expérience  mesurent l’évolution et la structuration de leur sport. " On était à l’époque du compagnonnage, maintenant c’est celle du gavage. Mais des centres comme celui de Port la Forêt sont des mines formidables pour la passation du savoir. D’où l’inflation du nombre de marins de qualité et de prétendants au podium" .
 
Rêves de gosses
Ces deux complices sont venus sur cette épreuve par défaut parce que la course de monos 60 pieds Londres -Shangai est tombée à l’eau.  Mais attention  ils ne viennent pas se promener sur l’Atlantique. S’ils n’ont pas répété leurs gammes de manière aussi intensive que certains sur ce Figaro 2 , on peut leur faire confiance pour en tirer la quintessence. Ils ont aussi une  grosse expérience  météo et une  vraie maitrise en stratégie océanique.  Que Jean Luc Nélias tient à relativiser " Dans cette transat on subit plus la météo que dans une course avec de grands bateaux plus rapides.  Il y a donc moins de possibilités de jeu et aussi de se refaire…."
Leur complicité est aussi un atout dans cette transat ou l’efficacité du duo est importante .  " On va pouvoir se raconter quelques souvenirs et profiter de l’océan. A notre âge on est plus contemplatifs " confie t’il avec un petit sourire.  Une manière de cacher son jeu car ces  deux furieux vont  forcément se prendre au jeu de cette régate transatlantique à armes égales.  "  Ce sera une grande bouffée d’air. Depuis vingt ans nous n’avons fait que remplir nos rêves de gosses ,c’est une chance extraordinaire" conclut Jean Luc Nélias.
 
Gilbert Dréan

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Bataille navale

MOVISTAR à Rio de Janeiro
DR

En raison de conditions météo très versatiles où de lourds et noirs nuages gorgés d’eau jouent les maîtres du jeu, la progression des VO 70 vers Fernando de Noronha ressemble à une partie d’échecs.
 
En effet, alors que leur vitesse n’a encore jamais excédé 15 nœuds, les concurrents jouent aux chaises musicales en tête de classement ; et l’issue de la Bataille du Vent qui se livre en ce moment le long des côtes brésiliennes, à coups d’empannages et de changements de voiles à répétition, reste incertaine.
 
Si certains, comme Movistar et ABN AMRO TWO réussissaient ce matin à grappiller quelques milles, d’autres, moins chanceux, faisaient au mieux une opération blanche, au pire dégringolaient dans le classement du moment. Avec cependant comme peur et comme espoir (selon le point de vue) que cet ordre des choses était loin d’être figé.
 
Les flots de positions diffusés toutes les six heures par l’organisation se suivent donc et ne se ressemblent pas. Ces conditions aussi chaotiques qu’aléatoires devraient se maintenir jusqu’à Fernando de Noronha, situé au large de Recife, et encore distant de près de 800 milles soit, à la vitesse de 15 nœuds de moyenne, à encore une cinquantaine d’heures de navigation.
 
Deux jours et demi (mais sans doute plus) pour cogiter sur la meilleur façon d’empocher les précieux points mis en jeu pour ce classement à points intermédiaire de Noronha (ou plus crûment, sur à la meilleure façon d’empêcher la concurrence d’empocher les dits précieux points).
 
Source ABN AMRO

 Dernier pointage         Distance au premier
1. Movistar
2. ABN AMRO 2            13 nm
3. Pirates                        29 nm
4. ABN AMRO 1            40 nm
5. Ericsson                     44 nm
6. Brasil 1                       46 nm

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Drouglazet, fidèle au poste !

Eric Drouglazet portrait
DR

" Pour la première édition en 1992 je débutais en Figaro  et traverser l’Atlantique c’était vraiment l’aventure. Je faisais équipe avec Philippe Rodet un copain de l’USAM Brest qui était un pur amateur. On avait pas brillé,  mais arriver de l’autre côté était une vraie satisfaction.  J’observe qu’il y a toujours des amateurs qui arrivent à être présents sur cette transat. Bravo ! "
 
Pour  Eric Drouglazet , le Figaro c’est son job.  Cela fait une dizaine d’années qu’il tient le devant de la scène sur ce circuit. Il en est un des marins redoutés. Un épouvantail pour certains : " C’est le meilleur, il n’y pas  photo " dit à son propos son coéquipier nantais Armel Tripon qui est venu le chercher. C’est la huitième fois qu’il va disputer cette transat à armes égales qui ne lui a jamais vraiment souri.
 
" Je m’accomplis sur l’eau "
Le terrain de jeu atlantique il connaît , mais ne s’en lasse pas ." Mon plaisir c’est de courir dans des épreuves où il y a une vraie concurrence. Je m’accomplis sur l’eau. A la différence de certains , je ne suis pas passionné par le développement des bateaux. Ce n’est pas ma tasse de thé. "
 
 S’il voit certains de ses camarades de classe  Figaro accéder au monde des 60 pieds , il n’est pas envieux. " Je ne suis pas amer mais je ne vais pas être hypocrite.  Cela m’intéresserait de passer en 60 pieds IMOCA mais avec un projet pour gagner. J’ai eu deux propositions pour le Vendée Globe sur des bateaux anciens. Cela ne m’intéresse pas de ramasser les bouées  " lâche  t’il avec son franc parler habituel. A priori , Eric Drouglazet restera donc  un observateur de cette régate planétaire. Sa vraie préférence en  mâtière de course open , c’est le multi en solitaire. Cela l’a  bien titillé ces dernières années " Mais il faut être réaliste. Aujourd’hui c’est presque invendable."
 
Combattre la routine
A 38 ans, la motivation, la passion de la confrontation à armes égales sont intactes chez Droug. L’an passé  ce régatier teigneux comme pas deux a signé une brillante victoire dans la première transat en solitaire en Figaro Saint Nazaire Cuba. Elle lui a conféré une nouvelle dimension. " Il y avait un rythme incroyable. Il a fallu s’arracher. C’est ma plus belle victoire".* Mais pas question de s’endormir sur ses lauriers ou de tomber dans la routine. " Sur ce circuit la moindre baisse de régime ou un  petit manque de motivation se paient cash. Il faut remettre l’ouvrage sur le métier pour rester au top.  "
 
Alors comme bien d’autres, Drouglazet  et son équipier sont allés faire leurs gammes à l’Université du Figaro à Port la Forêt " Au dernier stage, il y avait 17 bateaux et pas mal de clients. Nous étions plutôt bien dans le rythme. Armel est hyper motivé et veut réussir un truc dans cette transat. On est conscient que nous ne sommes pas les seuls dans cet état d’esprit." De l’avis de tous les observateurs, le plateau  de cette huitième édition est particulièrement relevé.   " Je crois qu’on dit cela à chaque édition. Dans cette transat il y a souvent eu de sacrés duos de choc au départ et des surprises  à l’arrivée. Il y a du beau monde cette année  et des équipages bien préparés. La bataille n’en sera que plus belle "conclut Drouglazet décidé à se surpasser.
 
Gilbert Dréan
 
* Il a aussi remporté la Solitaire du Figaro en 2000.

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De nouveaux espaces au Grand Pavois pour 2006.

Gd Pavois 2006
Gd Pavois 2006

Toujours en quête d´optimisation de sa surface d´exposition, le salon nautique international à flot, le Grand Pavois de La Rochelle, inaugurera deux nouveaux espaces du 20 au 25 septembre prochain. Le Village Glisse situé sur la plage des Minimes va connaître un véritable renouveau en accueillant à ses côtés l´Espace Voile Légère et un Espace Pêche installé au cœur du salon répondra aux attentes des plaisanciers toujours plus nombreux à s´adonner à cette passion.

Un nouveau Village Glisse et Voile Légère…

Véritable « révolution évolution » pour ce qui sera de la plage des Minimes à La Rochelle. Autrefois accueillis de leur côté, sans lien marquant avec le salon, les exposants du Village Glisse seront cette année parfaitement intégrés au Grand Pavois. La jeune clientèle pourra découvrir en un lieu unique sur la plage les plaisirs de la glisse et de la voile légère. Autre nouveauté pour ce nouveau Village Glisse et Voile Légère : une passerelle aérienne mariera le salon à la plage. Longtemps demandée par les professionnels du secteur de la glisse, cette passerelle placée à côté de l´Espace Pneumatiques Semi-Rigides, permettra au grand public de passer d´un côté à l´autre du salon sans franchir la voie d´accès au forum des Pertuis. Autre plus, cette année les exposants pourront montrer la totalité de leur gamme de matériels sous un hall de grande dimension. Bien sûr, Il sera également possible de mettre à l´eau les planches à voile et autres dériveurs ou catamarans de sport de manière à effectuer des tests et des essais en mer, véritable particularisme et trait de caractère du Grand Pavois. Conscient de l´impact de ce Village sur la cible jeunes, le Grand Pavois a voulu cette année lui donner un nouveau souffle et l´ouvrir aux milliers de visiteurs qui « ne passaient pas » de l´autre côté.

Un Espace Pêche avec un hall dédié

S´il existe 220 clubs recensés au sein de la Fédération Française de la Pêche en Mer, quel plaisancier lambda n´a jamais laissé traîner une ligne derrière son bateau ? Aussi, qu´elle soit ludique ou affaire de passionnés, la pêche est fortement développée sur la façade Atlantique et le Grand Pavois se devait d´offrir aux professionnels comme aux visiteurs un espace dédié à cette pratique. « Il me paraît cohérent d´offrir aux nombreux propriétaires de bateaux pêche promenade les services et l´équipement liés à cette activité » déclarait Alain Pochon, président du Grand Pavois, à la conférence de presse bilan en 2005. Ce sera dorénavant chose faite en 2006 puisque ce nouvel espace se développera cette année dans un hall de 250 m2. Situé entre l´Espace Pneumatiques Semi-Rigides et le Village Bois, ce hall regroupera l´ensemble des activités liées à cette passion. Outre des instances fédérales, on y trouvera les principales marques (cannes, moulinets, leurres, appâts…), des associations, les tours opérateurs développant des voyages pêche sans oublier la presse spécialisée hexagonale qui compte plusieurs titres. La pêche entre par la grande porte au Grand Pavois où elle trouve légitimement toute sa place compte tenu du nombre de bateaux pêche promenade qui y sont présents.

Ce qu´il faut retenir…
Nom : Le Grand Pavois – 1er salon européen à flot et 3e salon international à flot
Le lieu : Port des Minimes – La Rochelle
Les dates : du mercredi 20 au lundi 25 septembre 2006 de 10 à 19 heures
La surface : 56 000 mètres carré
Pontons : 2,5 kilomètres de pontons
Bateaux exposés : 650 bateaux exposés dont 300 à flot
Exposants : plus de 700 exposants internationaux
Nouveautés : 250 nouveautés attendues
Le nombre de visiteurs : + de 100 000 visiteurs
Pays invité d´honneur 2006 : Les îles de la Guadeloupe

Plus d´infos : www.grand-pavois.com

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Extension du Salon Nautique de Barcelone.

Salon Barcelone
Salon Barcelone

Le nombre de bateaux de l’Exposition Flottante Internationale qui a lieu dans le Vieux Port (Port Vell), à laquelle avaient participé 250 embarcations de grande taille l’an dernier, lui aussi augmentera. L’exposition des bateaux à flot est devenue un des plus remarquables d’Europe et reflète bien de l’évolution positive du segment des embarcations de grande taille.

En ce qui concerne l’offre de cette année, il convient de signaler la convocation de la première édition de BCN Dive, dédié au monde de la plongée sous marine, pendant les premiers jours de la célébration du Salon Nautique International de Barcelone. Le BCN Dive se déroulera dans le pavillon nº 5 de l’enceinte de Gran Vía du 4 au 7 novembre avec la participation prévue d’une centaine d’entreprises.

Un programme avec plus d’activités que jamais

Comme à l’accoutumée, le Salon Nautique de Barcelone sera la scène d’un grand nombre d’activités où interviendront des sportifs, des institutions, des associations, des créateurs, des fabricants, des distributeurs, etc., en relation avec le nautisme sportif et de plaisance. L’an dernier, il y eut un total de 118 actes mais ce chiffre sera largement dépassé lors de la prochaine édition. C’est dans ce but qu’a été créé Barcelone Náutica, une plateforme qui organisera et disposera à cet effet 6 espaces distribués dans l’enceinte pour la présentation des activités, des démonstrations de produit, des cours de formation et des concours, entre autres. Ainsi, l’Espace de la Mer (Espai de Mar) regroupera la présentation des régates, les remises de prix et les nouvelles publications; l’Espace Vacances (Espai Vacances) accueillera des activités en relation avec les destinations touristiques et les bases nautiques; l’Espace Fun Beach (Espai Fun Beach) sera dédié au monde du surf, du flysurf, du windsurfing, des kayaks et de la voile légère; l’Espace Innovation (Espai Innnovació) réunira la présentation des projets de créateurs de design et d’innovations appliqués au monde nautique; l’Espace de la Pêche (Espai de Pesca) sera le point de rencontre des pêcheurs; et l’Espace BCN Dive se consacrera aux activités sous-marines.

Cette année encore, le Salon Nautique désire fermement promouvoir la présence de régatiers et de navigateurs de prestige international dans son programme d’actes et a initié pour cela des prises de contact pour les inviter à la convocation. Il est aussi prévu d’augmenter pour l’édition de cette année l’espace dédié aux jeunes créateurs de design d’embarcations et de renforcer la présence de projets en relation avec l’innovation en tant qu’élément dynamique pour le nautisme sportif et de plaisance.

En plus du secteur de la plongée sous-marine, qui disposera d’une piscine de démonstrations et d’activités dans le pavillon nº 5, le Salon Nautique 2006 mettra un accent spécial sur le windsurfing. Dans ce sens, il est prévu d’installer dans le pavillon nº1 l’Aire Fun Beach, où sera recréé une ambiance de plage et de détente où les exposants de ce segment pourront recevoir leurs visiteurs et organiser des activités conçues pour le public jeune.

Pour finir, signalons aussi, entre autres nouveautés, la participation de Valence en tant que Communauté Autonome invitée au Salon Nautique, la représentation de la America’s Cup dans les installations de l’enceinte fériale de Gran Vía. Il est aussi prévu au programme la présentation de régates internationales, comme la Barcelone World Race, la remise des prix d’Innovation et de Design Salon Nautique/MDY, l’exposition de photos sous-marine du Nacional Geographic et les workshops de tourisme Nautique.

Plus d’infos : www.salonnautico.com

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All Purpose dans la course !

All Purpose - Courrier Dunkerque
All Purpose - Courrier Dunkerque

Comme en 2005, « Courrier Dunkerque » skippé par Daniel Souben (8ème du Tour de France à la voile) est habillé d’une garde robe All Purpose. Le Mumm 30 Nordiste permet notamment au cabinet d’études All Purpose de développer le trilam, tissu innovant qui laisse beaucoup de place à la fibre. « Courrier Dunkerque » participera à toutes les épreuves Atlantique du calendrier de la classe : Spi Ouest France, Grand Prix de l’Ecole Navale, Championnat d’Europe, Tour de France à la voile…

Le Bénéteau 44.7 « Courrier du Cœur » est aussi motorisé par le trilam. Il s’agit d’une plus grande unité pour tester cette matière à grande échelle et l’adapter très vite à la croisière. Le voilier skippé par Géry Trentesaux a pour objectif la Rolex Commodore’s Cup (28 juin au 2 juillet) et le centenaire de Cowes / Dinard (13 et 14 juillet).

« Musix », le Grand Soleil 37 de Philippe Baetz, « Sagahilo » le X 332 skippé par Edouard Baetz, le First 29 « Styriel », le First 31.7 skippé par la Mexicaine Galia Moff, qui tentera de traverser l’atlantique en solitaire, sont aussi équipés par la voilerie basée à la Trinité-sur-Mer.

En Bénéteau Figaro 2, Fred Duthil, fidèle « sparing partner » de All Purpose prendra le départ de la transat AG2R le 9 avril de Concarneau. Il participera ensuite au Championnat de France de course au large en solitaire. Franck Le Gal et son voilier « Lenze » seront aussi de la partie avec des voiles optimisées par All Purpose.

Chez les Open 7.50, « Ouest job.com » et les Gitana Junior et Pin’s évoluent avec des voiles All Purpose. Ils sont encore en entraînement d’hiver à la Trinité et on les verra au Spi Ouest France et au National Open 7.50 qui aura lieu dans le cadre du Grand Prix de l’Ecole Navale du 25 au 28 mai.

Les Mini 6.50 seront aussi les ambassadeurs de la marque sur les plans d’eau hexagonaux et internationaux. Citons par exemple le Pogo 2 de Antoine Debled, les prototypes Slovènes « Adria » ou encore le futur 6.50 de Mathieu Cassanas.

Enfin, n’oublions pas, le 2.4 de la Britannique Héléna Lucas, Vice-Championne du Monde paralympiques.

Rémi Aubrun (All Purpose) : « Environ 80 % de notre clientèle est orientée vers la compétition. Notre politique est d’être très proche de nos coureurs. Nous fabriquons avec eux leurs voiles et suivons de A à Z l’évolution des voiles sur l’eau. Je passe beaucoup de temps avec nos clients / régatiers à affiner leurs voiles de façon à les amener au maximum de leurs performances. C’est un véritable échange d’idées. Pour exemple, nous collaborons beaucoup avec Fred Duthil. Nous essayons une grand-voile pour la Solo Méditerranée. Il arrive même que nous recoupions des voiles en cours de saison. C’est une recherche permanente de la performance. Notre souhait est d’être très proche des coureurs, un service de proximité à l’image de All Purpose ».       

Plus d’infos sur www.allpurpose.fr, site Internet récemment récompensé par la Chambre des métiers du Morbihan.

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La route du retour

Départ Dee Caffari 20 novembre
DR

Dee Caffari a franchi le Cap de Bonne-Espérance ce lundi 3 avril et ouvre ainsi un nouveau chapitre dans sa tentative pour devenir la première femme à boucler un tour du monde en solitaire d’est en ouest contre vents et courants dominants. De retour en Atlantique, elle se permet désormais de penser à l’arrivée et se fixe comme objectif le 12 mai pour franchir la ligne au large d’Ouessant*. Si elle y parvient, Dee aura passé un total de 172 jours seule en mer.
 
Dee Caffari a d’ores et déjà parcouru près de 22000 milles, dont 14000 dans les Mers du Sud. « Il lui reste encore 6200 milles jusqu’à la ligne d’arrivée, soit l’équivalent de deux traversées de l’Atlantique, précise Andrew Robert, Chef de Projet de l’équipe à terre de l’Aviva Challenge. Et nous savons à quel point l’Océan Atlantique peut être imprévisible, car sur la première partie du parcours, au large des Açores,  Aviva avait été frappé par une méchante tempête tropicale avec des vents jusqu’à 70 noeuds. Mais Dee est un très bon marin et malgré les conditions particulièrement difficiles rencontrées dans les Mers du Sud, elle a su garder le bateau dans un état impeccable. Jusqu’à maintenant, aucune avarie sérieuse n’est à déplorer, ce qui laisse présager du meilleur pour la remontée de l’Atlantique ».
 
Dee Caffari a souvent fait référence au Cap de Bonne-Espérance comme le moment où elle pourrait mettre le cap vers le nord et passer à la vitesse supérieure avec toute sa détermination et son courage :
 
« Avant de franchir ce cap, la ligne d’arrivée était toujours de l’autre côté et donc hors de portée. Désormais, j’ai l’impression qu’après avoir affronté les forces de la Nature ces trois derniers mois dans les Mers du Sud, plus rien ne peut m’arrêter. Je ne suis pas assez naïve pour croire que l’Atlantique sera une partie de plaisir, mais les obstacles que je rencontrerai seront fondamentalement différents ».
 
Le routeur météo Mike Broughton explique le changement radical de conditions auquel Dee sera exposée :
 
“Le retour dans l’Atlantique sera une énorme transition car après le cap, elle va quitter les vents de face et les tempêtes des Mers du Sud, pour naviguer au portant dans des vents de sud-est. Depuis des semaines elle progresse sans relâche contre les courants du Sud, donc le fait de quitter cet obstacle pour remonter vers le nord et   retrouver des vents plus doux sera un réel soulagement. Mais il ne faut pas sous-estimer pour autant les pièges de l’Océan Atlantique, notamment le Pot au Noir”.
 
Allégé en eau et en fuel, Aviva pèse désormais deux tonnes de moins qu’à son départ, et même si la sécurité reste une priorité, Mike Broughton ajoute que Dee peut maintenant naviguer de façon plus ‘audacieuse’. Mike est également impatient de retrouver plus d’informations météo disponibles sur les zones de l’Atlantique, par rapport aux Mers du Sud, ce qui l’aidera à prévoir de façon plus précise les conditions à venir et les options de routage pour trouver le parcours le plus rapide.
                                  
Source Aviva Challenge

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Morvan – Tabarly : “Aller chercher la victoire ensemble”

Gildas Morvan - Cercle Vert
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Quel a été pour vous le meilleur moment vécu sur une Transat AG2R ?

Gildas Morvan : « Il y en a plusieurs, mais je crois quand même que l’arrivée à Saint-Barthélemy en deuxième position avec Bertrand de Broc, en 2000,  en est un à part. Nous manquons la victoire de peu, mais l’accueil qui nous a été réservé a été tellement fort qu’il a rattrapé la déception. Il faut dire que cette course est à part. Nous nous y préparons tout l’hiver, c’est un long travail. La traversée du Golfe de Gascogne est souvent un morceau de choix et forcément l’arrivée est toujours la récompense suprême. Saint-Barthélemy nous réserve systématiquement un accueil chaleureux, avec beaucoup de public et d’enfants. Les retrouvailles sont très fortes à chaque fois.

Erwan Tabarly : « Mon arrivée à Saint-Barthélemy en 2002, quand nous gagnons la deuxième étape avec Philippe Vicariot. C’est forcément un grand moment d’arriver, d’être attendu par tout le monde et de savoir que tu seras le premier à t’amarrer au ponton !

Comment qualifier cette Transat AG2R ?

Gildas Morvan : « Le fait que ce soit une course en double en fait forcément une épreuve à part. Le changement vient de l’échange. En solitaire tu joues seul avec tes connaissances, le double te permet d’apprendre des choses avec ton co-équipier et te conforte en matière de sécurité. La Transat AG2R est une course à armes égales. Nous partons tous du même endroit et nous arrivons tous dans ce même superbe endroit qu’est Saint-Barthélemy. Il n’y a pas de course à l’armement comme cela peut exister dans d’autres séries. Cette course inscrite au calendrier de la Classe Figaro Bénéteau impose une neutralité. Ce sont les hommes qui font la différence du fait de ce départ à égalités de chances. Ici la dimension humaine est essentielle.

Erwan Tabarly : « Elle est effectivement très spécifique parce que nous partons tous sur le même bateau mais aussi parce que le plateau y est généralement très relevé et que le double permet un savant mélange des genres. Nous partons de Bretagne, ce qui est toujours sympa et gagnons l’Atlantique comme terrain de jeu. Une bonne partie des ingrédients est là pour que les sensations soient à la hauteur de l’enjeu !

Qu’attendez vous de cette édition 2006 de la Transat AG2R ?

Gildas Morvan : « Nous comptons bien aller chercher la victoire ensemble. Erwan et moi allons beaucoup échanger sur la météo, la stratégie et humainement le fait qu’on s’entende aussi bien va forcément nous apporter de bons moments de rire ! Nous partons sur un bateau simple, sain et accessible qui va nous laisser la possibilité de prendre un maximum de plaisir. Du plaisir et de la compétition, voilà ce que nous attendons de cette Transat AG2R 2006 !

Erwan Tabarly : « J’attends de bien marcher avec Gildas. Il nous faudra faire les bons choix au bon moment. C’est en situation que les choses se feront. Il ne faudra pas rater l’opportunité qui nous permettra de faire la différence. Concernant la bonne marche du bateau, je n’ai pas trop d’inquiétudes ! Nous commençons à connaître notre monture et je sais qu’on aura du plaisir à naviguer ensemble."

Source Cercle Vert

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“Arriver en ayant tout donné”

Jeanne Grégoire - Banque Populaire
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Comment s’est passée votre préparation à la Transat ag2r ?
 
Jeanne Grégoire : Tout s’est très bien passé. Nous avions un programme d’entraînement assez complet avec des navigations organisées par le centre d’entraînement de Port La Forêt : des stages météo, sans oublier la préparation physique. Avec Gérald, nous avons rapidement retrouvé les automatismes que nous avions lors de la Saint-Nazaire – Dakar en 2003. La vitesse du bateau est bonne. Nous avons travaillé les manœuvres, la coordination et aussi l’organisation à bord afin de mieux déterminer le rôle de chacun pendant la course. Tout s’est déroulé sur un fond de bonne humeur et de belle solidarité.
 
Gérald Veniard : Nous avons pu découvrir que le schéma de la Saint-Nazaire – Dakar fonctionnait toujours aussi bien. Pendant notre dernier mois de préparation, nous avons cherché la précision tant au niveau des réglages, de nos manœuvres afin d’être les plus performants possibles et les plus efficaces.
 
Quel est votre objectif ?
 
Jeanne Grégoire : "Arriver à St-Barth en ayant tout donné… Mais bien sûr on en veut toujours plus et comme j’ai terminé 5è avec Sam Davies il y a deux ans, j’ai envie de faire mieux ! Pour l’instant, l’important est de se concentrer sur ce qu’on a à faire, se concentrer plus sur les moyens que le résultat."
 
Gérald Veniard : "Ce serait très bien de terminer dans les cinq premiers. Vu le niveau relevé de cette édition, c’est un beau défi !

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C’est parti pour 5000 milles

Volvo départ Rio
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Si le vent soufflait à environ dix nœuds au moment du coup de canon, il est rapidement tombé à six et la prévision pour la nuit ne faisait pas état d’un renforcement…  "Nous aurons deux jours assez piégeux avec des conditions légères et variables, annonçait Mike Sanderson avant le départ. Ce qui est certain c’est que nous ne prendrons pas de risques en début d’étape. Je pense qu’il ne va pas être simple de sortir de la baie, mais ce ne sera pas la fin du monde si nous sommes derniers à nous extraire, il restera 5000 milles pour mettre les choses au clair."

Le fait est qu’ayant eu à subir une rupture de drisse de Solent, Moose et ses troupes ont en effet fermé la marche un moment, perdant 10 minutes pour réparer ! Alors qu’il reste près de 5000 milles à parcourir avant de rallier Baltimore, environ 50% des points sont encore à prendre et la lutte risque de monter d’un cran. Notons que les concurrents doivent sur cette étape passer la porte à points de Fernado da Noronha. Les premiers pourraient arriver aux alentours du 18 avril…

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