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Sidney Gavignet : Movistar est notre principal adversaire

Sidney Gavignet
DR

On peut se demander un peu comment un bateau peut changer tant de chose tandis que le reste de la flotte est contrainte à ne rien changer, bloquée par le règlement. C’est en fait car le bateau est considéré comme un nouveau venu, repartant avec 0 point.

Le parcours « in-shore » fait déjà partie du passé, nous n’avons pas été particulièrement affecté par notre résultat peu reluisant car nous connaissons le point faible du bateau et nous attendions à souffrir face à la concurrence dans ces tout petit airs. Movistar et Brasil 1 ont fait une superbe course. Le bateau espagnol a le vent en poupe en ce moment depuis notre départ de Rio. C’est maintenant notre adversaire principal que nous ne manquerons pas de contrôler jusqu’à la fin de la course.

L’escale de New York est un « pit stop » comme celle de Wellington. Les équipes techniques ne sont pas autorisées à monter à bord sous peine d’être pénalisé en temps. Nous devons réparer les éventuels dommages avec le matériel embarqué. 400 milles, il s’agit d’une étape sprint, une casse même bénine ou une petite erreur peut coûter cher étant donné le peu de temps pour se rattraper.
La traversée de l’Atlantique devrait ensuite être un vrai plaisir avec ces bateaux « avaleurs de milles ».
 
 A bientôt.
 Sidney  Gavignet

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Cinq trimarans à Londres

Départ de la Multi Cup à Londres
DR

C’est la première fois dans l’histoire des multicoques océaniques qu’un départ sera donné au cœur même d’une capitale européenne… La surprise marque autant les coureurs arrivés mercredi que les hommes d’affaire qui découvrent les trimarans au détour d’un quai. En quête d’explications, les spectateurs s’interrogent et questionnent pour connaître les tenants et aboutissants de cette « invasion » de bateaux en plein cœur de la ville.
 
Longitude zéro
Le lieu est aussi magique pour les navigateurs puisque, à quelques encablures seulement, une borne marque le méridien de Greenwich, la référence pour toutes les cartes marines du monde, la longitude zéro adoptée aussi par les Français (qui se référaient auparavant au méridien de Paris) en 1897. Epreuve d’ouverture de la Multi up 60’, la course Londres-Alpes Maritimes est un challenge d’importance pour les six trimarans inscrits puisqu’ils vont devoir affronter une succession de conditions météorologiques très variées sur les 2 640 milles entre la capitale anglaise et la ville de Garibaldi, le héros du comté de Nice.
 
De cinq à six
Si Banque Populaire, Géant et Gitana 11, parmi les premiers à avoir été mis à l’eau en mars-avril dernier, sont parfaitement prêts, Sopra Group et Gitana 12 avaient encore quelques petits travaux à terminer le long des docks. Mais à quatre jours du départ, cela ne pose aucun problème aux équipes techniques.
Groupama-2 a quant à lui préféré retardé son convoyage de Lorient pour résoudre un souci de dernière minute sans gravité au sein de sa base plutôt que de bricoler au centre névralgique de la cité londonienne : Franck Cammas et son équipage sont attendus vendredi matin à la marée haute.
La raison technique invoquée ayant été jugée suffisante pour justifier ce léger retard, le Directeurde course, Philippe Facque, n’appliquera aucune pénalité à Groupama-2 au vu des textes officiels.

Présentation des équipages :

Equipage Banque Populaire
Pascal Bidégorry
Ronan Lucas
Florent Chastel
Ewen Le Clech
Charles Caudrelier
Yvan Ravussin
 
Equipage Géant
Michel Desjoyeaux
Thierry Briend
Emmanuel Le Borgne
Jean-Christophe Mourniac
Romain Attanasio
Jean-Baptiste Epron
 
Equipage Gitana 11
Frédéric Le Peutrec
Baron Benjamin de Rothschild
Frédéric Guilmin
Daniel Souben
Ronan Le Goff
Antoine Mermod
 
Equipage Gitana 12
Thierry Duprey du Vorsent
Erwan Le Roux
Mayeul Riffet
Alexandre Marmorat
Nicolas Raynaud
Léopold Lucet
 
Equipage Groupama-2
Franck Cammas
Franck Proffit
Bruno Laurent
Jean-Baptiste Levaillant
Lionel Lemonchois
Jacques Caraës
 
Equipage Sopra Group
Antoine Koch
Jean Baptiste Baramy
Grégory Gendron
François Gabart
Joseph Brault
Loïc Goepfert

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Thomas Coville de Hong Kong à la Malaisie à bord du trimaran d’Ellen MacArthur

Castorama Ellen MacArthur
DR

> Ce circuit de records inédit entre le Japon et à Singapour a déjà permis à la navigatrice et à son équipe d’établir 7 nouveaux temps de référence entre Yokohama et Hong Kong et d’aller à la rencontre de cette région du monde où la voile et le nautisme sont en pleine éclosion.

> Alors que son Trimaran Sodebo achève sa reconstruction à la Trinité Sur Mer, Thomas navigue pour la première fois depuis la Transat Jacques Vabre. Une occasion pour le skipper de renouer avec les sensations du multicoque avant de retrouver début juin la barre de son trimaran pour de nouveaux records* et une préparation dense en vue de la Route du Rhum.

 Interview de Thomas Coville :    « Je remercie l’équipe d’Ellen de m’avoir invité à naviguer avec eux à bord de ce superbe bateau. J’ai toujours été poussé par le voyage et la découverte, cela fait partie de mon métier et de mon choix de vie, naviguer sur toutes les mers du monde est vraiment l’un des points qui m’anime et qui nourrit ma passion. Je découvre ici un nouveau bateau et c’est intéressant d’aller au devant d’une équipe aussi structurée qu’Offshore Challenge. De se retrouver dans ce contexte en Asie que je ne connaît pas et de se dire que l’on navigue au large du Vietnam pour atteindre la Malaisie est très enthousiasmant. »

 « Cela me ressource, je n’avais pas navigué depuis l’avarie de la Transat Jacques Vabre, j’ai hâte de remettre Sodebo à l’eau, le reconstruire est une partie importante de notre histoire comme cela l’a été pour l’équipe d’Offshore Challenge de construire et de mener à bien ce projet de record autour du monde. C’est une famille comme celle que nous avons avec Sodebo. Ce qui caractérise l’équipe d’Ellen c’est la pugnacité comme nous en avons aujourd’hui en reconstruisant le trimaran. »

Source Sodebo

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Excellent début de saison pour L´équipage Ideactor – Sodifac Roubaix

Ideactor Claire Leroy Calpe 2006
DR

Ce grade 1 a réuni  à Calpé 7 équipages sur les 12  qualifiés pour le Mondial : la Française Claire Leroy numéro 1 mondial, Nina Braestrup n°4 (DEN), Klarrtje Zuiderbann n°5 (NED), Lotte Melgaared n°6 (DEN), Jenny Axhede n°9 (SWE), Christelle Philippe n°11 (FRA) et Silke Hahlbrock n°13 (GER).

4 équipages sont venus compléter ce plateau, portant ainsi à 7 le nombre de nations représentées: Sandy Hayes n°18 (USA), Camila Ulrikkeholm n°25 (DEN), Louise Bienvenue n°67 (USA) et Sabrina Gurioli n°80 (ITA). Dans ce contexte la compétition a revêtu un intérêt supplémentaire par rapport aux années précédentes  puisqu’au delà de l’enjeu immédiat de cette régate  les meilleurs équipages ont pu se confronter et faire le point sur l’avancement de leur  préparation avant les championnats du monde.

Autre nouveauté, pour la première fois , l’épreuve s’est déroulée sur des TOM 28, au lieu des habituels J 22. 11 équipages se sont donc affrontés pendant 4 jours en baie de Calpé, dans des conditions très variables allant de 5 nœuds à  25/30 nœuds. Les conditions climatiques du début de semaine se sont  montrées particulièrement rudes et parfois  musclées avec un practice day et un premier jour de régate à 20 / 28 nœuds. Jusqu’au vendredi matin, 6 équipages pouvaient encore postuler pour les demi-finales. 3 matchs restaient à disputer, pour ces 6 équipes, et ce sont les équipages de Claire Leroy avec 9 points, Klarrtje Zuiderbann avec 8 points, Nina Braestrup avec 7 points et Jenny Axhede avec 7 points qui se sont qualifiés.

La première demi-finale opposera Claire Leroy à Klarrtje Zuiderbann.Celle ci se déroulera sur deux jours. L’équipage Ideactor – Sodifac Roubaix remportait le premier match de demi le vendredi, et s’inclinera après 2 match très intenses et véritablement époustouflants en situations tactiques et contacts le samedi. Même sort pour Jenny Axhede qui remportera son 1er match  le vendredi et s’inclinera le lendemain 2 à 1 face à Nina Braestrup. La finale opposera donc Klarrtje Zuiderbann à Nina Braestrup, dans des conditions de vent très irrégulières et molles. Klarrtje emporte la finale 3 à 1.

La petite finale opposera l’équipage mené par la Costarmoricaine Claire Leroy, avec Dorothée Martin d’Auray, Morgane Gautier, Elodie Bertrand et Julia Touron .Claire et son équipage l’emportent  deux victoires  2 à 0, face à la Suédoise Jenny Axhede, équipage de Marie Björling contre qui les bretonnes se sont entraînées en Mars / Avril en Suède pour préparer le Championnat du Monde sur les DS37. Claire LEROY et son équipage Ideactor – Helly Hansen – Cébé – Sodifac Roubaix – IKKS  montent une nouvelle fois sur le Podium de Calpé  .Très motivées et confortées dans leurs choix d’entrainement de l’intersaison après cette régate et  après leurs exploits du Spi ouest  en Grand Surprise –pour la première fois en 28 ans un équipage totalement féminin gagne dans une classe -, celles ci ont beaucoup apprécié et appris au cours de ce premier grade 1 de la saison.

Leur excellent résultat est conforme à leur plan de route, ce qui  les a confortées par rapport à leurs objectifs de progression et de préparation aux championnats du monde. Non contentes d’une belle 3ème  place et d’avoir démontré un niveau technique en progression constante avec en particulier des départs exceptionnels, ces demoiselles ont remporté le « prix Glamour » obtenu avec leurs nouvelles  tenues IKKS. Claire et ses équipières  partent peaufiner leur préparation avec  une ultime session d’entraînement  sur DS 37 au Danemark dès la semaine prochaine en compagnie  de équipages de Lotte Melgaard et de Nina Braestrup en vue du Mondial. Souhaitons bon vent à cet équipage qui étonne les observateurs avertis à chacune de ses sorties par ses progrès sur tous les plans, et a gagné en maturité tactique, technique et manoeuvres de façon tout à fait remarquable.

Prochain rendez-vous le 24 Mai pour le début du Championnat du Monde 2006.

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18′ Australien, une première épreuve à l’Anglaise

18' Australien RADII
DR

Ce sont donc 11 bateaux anglais, soit la quasi-totalité de la flotte british, qui vont se mesurer sur le plan d’eau très abrité de Weymouth, petit port du sud-ouest du pays en pleine ébullition depuis qu’il s’est vu désigné comme lieu d’organisation des épreuves de voile des Jeux Olympiques de Londres, à l’horizon 2012. Cette confrontation avait désigné l’année dernière l’équipage de Radii, emmené par les frères Richards, Andy et Dave et Andy Fairley. Sûr qu’ils auront à cœur de conserver leur titre après leur belle performance au J J Giltinan Trophy en février dernier (11èmes), véritable championnat du monde officieux de la discipline disputé dans la Baie de Sydney, celle-là même qui a vu naître les 18 pieds.

Mais la pression promet d’être très forte sur les épaules des champions 2005 puisque, outre le fait que leur sponsor est également celui de cette épreuve, leurs compatriotes se sont montrés redoutables lors de la première compétition du circuit national. L’équipage de Fat Face (Tim Penfold, Matt Alvarado et Will Penfold) a en effet brillamment enlevé la victoire de cette épreuve inaugurale tandis que les hommes de SELS/Hermes (Ed Browne, Mark Tait et Graeme Oliver) auront à cœur d’effacer leur grande déception de l’année dernière, où ils avaient raté le titre d’un minuscule point.

Seuls trois bateaux « étrangers » pourront pondérer un peu cet affrontement national. Les solides et toujours verts Danois de GP Covers, champions européens 2004 et vice champions 2005, les Suisses de 4US, en constante progression et les Français de Groupe Sefico, tous frais revenus de leur participation au J J Giltinan Trophy et qui avaient perdu là l’année dernière leur quatrième place au classement provisoire, pour finir 6èmes.

Calendrier 2006 du circuit européen :

– 5 au 7 Mai : Grand-Prix d’Angleterre (Weymouth)
– 4 au 9 Juin : Championnat européen (Campione)
– 22 au 24 Juillet : Grand-Prix d’Allemagne (Travemuende)
– 11 au 13t Août : Grand-Prix d’Italie (Dongo)
– 15 au 17 Septembre : Grand-Prix de France (Carnac)

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Pierre Bojic

Pierre Bojic
DR

L’AG2R, c’est votre première Transat en monotypes ?
Non. Ma première expérience du genre date de l’an passé avec le Trophée BPE. Je m’en souviens bien car c’était pour nous une première dans la classe des « Figaristes » et… une première dans l’histoire du Figaro que cette transatlantique en solitaire courue entre St-Nazaire et Cuba.

Alors vous préférez le solitaire ou le double ?
Question difficile ! D’un côté je pense que le solitaire porte en soi un potentiel objectif d’aventure et de médiatisation. Surtout l’an passé car nous ouvrions une nouvelle route sur Cuba. Marier l’océan et le solitaire, c’est naviguer au summum de l’aventure, celle qui plaît au public. Donc instinctivement, mon coeur penche pour le solitaire. D’un autre côté le Double offre plus de sécurité et donc moins de stress pour l’organisateur. De plus il y a ces aventures à deux nécessairement fortes car la compétition est intense, comme on l’a encore vu cette année… où des écarts infimes séparent les bateaux après un océan de régate. Et puis cette Transat AG2R est devenue une « institution » courue sur un joli parcours. Pour être franc j’ai pris beaucoup de plaisir aux deux. Ces Figaristes qu’on m’avait dit pas « faciles » sont en réalité enthousiastes, spontanés… Il y a de l’ambiance. C’est très sympa !

Vous êtes satisfait des retombées médiatiques de l’AG2R ?
Je vous réponds d’emblée « non » pour la bonne raison que médiatiquement, il n’y a jamais assez. En réalité on a investi d’avantage sur la communication, donc on était en droit d’attendre plus en retour. Je remarque surtout une modification du comportement media par rapport à ces événements : une montée en puissance de la presse quotidienne régionale en terme d’impact comparé à la presse nationale qui demeurait une référence pour nous les Parisiens. Aujourd’hui sa diffusion est en retrait par rapport à des pôles constitués comme Ouest-France, ou plus encore le pôle de l’est qui dépasse le million d’exemplaires/jour. Je trouve aussi que les radios et les Télé nous donnent plus d’exposition que par le passé (avec en prime la minute AG2R diffusée juste après le journal sur France 2, ndlr). Et n’oublions pas internet dont la cible est plus réduite mais carrément exponentielle. La fréquentation du site a été multipliée par 3 comparée à 2004. En plus c’est un media formidablement enrichi en terme de contenu. Je dirais pour résumer qu’on a changé de braquet et que cela a été possible car nous sommes un groupe maintenant avec plus de moyens et donc plus de poids.

Parlons de la Route du Rhum-La Banque Postale. A 5 mois du départ, vous jouez déjà à guichets fermés ?
Effectivement, nous enregistrons au premier jour de mai déjà 68 pré-inscriptions, c’est-à-dire des demandes d’engagements accompagnés d’un chèque. C’est énorme !

Pourtant la course est limitée à 50 bateaux. Comment vous gérez le trop-plein ?
D’abord le chiffre 50 constitue une approximation. Ensuite on n’avait pas prévu l’arrivée en puissance des Class 40 (28 inscriptions à ce jour, ndlr). Alors effectivement on est limité par des critères objectifs comme les places dans le port et la capacité de sortir les bateaux dans l’écluse le jour de départ… Cela dit, j’aimerais assez battre un record de participation avec cette nouvelle édition du Rhum, la première de Pen Duick (le record est de 58 bateaux, ndlr).

C’est bien parti surtout en y ajoutant des « non encore inscrits » comme plusieurs 60 pieds IMOCA.
La liste est officiellement close le premier juillet. Depuis que nous avons atteint les 50 premières inscriptions, les dossiers d’engagement sont placés sur une liste d’attente selon un ordre chronologique. Quant aux skippers de 60 pieds dont vous parlez, ils ont tort d’attendre.

Ils ont des revendications auxquelles vous ne semblez pas vouloir accéder.
Moi je suis toujours près à discuter, mais il y a un avis de course qui existe et un budget qui a été établi à partir d’un certain nombre de données sur lesquelles on ne peut pas revenir.

Ils demandent, entre autre, la rétrocession des droits d’inscription… comme au Vendée Globe !
A ce sujet Pen Duick a une position en accord avec celle de la Fédération qui trouve normal qu’il y ait des droits d’inscription. Sur le principe, c’est clair. Après cela on peut discuter des montants, des modalités, des financements. C’est un autre problème. Je suis prêt à discuter des doléances mais pas à céder à un ultimatum comme cela a été présenté me semble-t-il par l’IMOCA.

L’IMOCA est la seule classe à exprimer ces revendications ?
De cette façon oui. Mais qu’on soit d’accord je ne me sens pas en position de force par rapport à l’IMOCA au prétexte du grand nombre d’engagés au Rhum. Je souhaite sincèrement que tous les skippers de 60 pieds monocoques viennent, mais j’estime qu’on ne peut pas tout accepter. En tout cas pas une consigne de désobéissance comme ça s’est déjà produit au départ de la Transat Jacques Vabre l’an dernier.

Admettons, comme cela est souhaitable et plus que probable, que l’ensemble des professionnels de l’IMOCA rallie la bannière du Rhum. Ca va être au détriment des amateurs remerciés pour cause de trop plein ?
Ah ça non : c’est hors de question. S’ils remplissent les conditions du règlement et qu’ils passent leur qualification, je ne vois pas ce qu’on pourrait leur reprocher. Ils seront inscrits, sans discussion.

Parlons pour finir le Lorient-Les Bermudes-Lorient, de nouveau à l’affiche l’an prochain. Où en êtes vous ?
J’aime bien annoncer les choses quand elles sont finalisées et je pense que dans un mois nous ferons une annonce à ce sujet précisant l’avis de course.

Et vous avez d’autres projets ?
Et bien nous aimerions bien chez Pen Duick proposer une course transatlantique spécifique aux Class 40 à l’horizon début de saison 2008. Une course à la dimension du bateau sur un concept original.

Propos recueillis par Patrice Carpentier
 
 

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Dernière ligne droite pour le VMG 25 !

VMG25
VMG25

Le chantier VMG NAUTIC, installé en Champagne à une heure de Paris, est actuellement dans la dernière ligne droite avant la mise à l’eau de son premier VMG 25, monocoque de régate en cp-époxy sur plans Plessis.

Nouveauté 2006 : la quille relevable n’est plus une option. Le tirant d’eau de 2,00 mètres en navigation ( bulbe de 330 kgs ) n’est donc plus un handicap pour le transport et le stockage à terre.

Le N°1 sera livré à Saint-Malo chez Chemineau Composites qui devient l’agent VMG NAUTIC sur l’ensemble de la région Bretagne ( Ile-et-Vilaine, Côtes d’Armor, Finistère, Morbihan ) pour l’ensemble de la gamme VMG.

Proposé à 37900 Euros TTC sans voiles / Départ chantier, le VMG 25 est dès maintenant disponible à la vente, avec en promo pour ce premier exemplaire sa remorque de route à prix coûtant.

D’autre part, le bateau sera exposé et disponible pour essais en mer au prochain Grand Pavois de La Rochelle en Septembre.

Contact: info@vmg-nautic.com

Site internet: http://www.vmg-nautic.com

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Gitana in London

Gitana 11 version 2006
DR

Les deux skippers, Frédéric Le Peutrec et Thierry Duprey du Vorsent, analysent les spécificités de ce parcours inédit de plus de 2 500 milles, entre bancs de sable et îles, caps et détroits, Manche, Atlantique et Méditerranée. Un ensemble de séquences météorologiques très différentes qui vont, en permanence, relancer la course…
Commencer la saison par une épreuve off-shore est toujours difficile, surtout après un grand chantier hivernal où les trimarans ont subi de véritables opérations chirurgicales ! Gitana 11 a ainsi vu découpé tout son fond de coque pour en voir greffer un autre plus volumineux. Cette modification devrait optimiser l’évolutivité du bateau. Sans compter l’installation d’une nouvelle dérive, les modifications du cockpit, la stratification d’un ballast… Mis à l’eau il y a tout juste un mois, le trimaran bleu a déjà pu se comparer à ses concurrents et en tirer de premiers enseignements : le bateau est nettement plus évolutif mais manquait d’appuis contre le vent, un défaut déjà cerné et résolu puisque le trimmer (volet arrière de la dérive) a été rigidifié ces derniers jours.
 
Du côté de Gitana 12, le chantier a été encore plus important puisque l’ex-Bonduelle a été entièrement remis à blanc, décapé, dépouillé de son accastillage et optimisé : nouveaux foils, agrandissement du cockpit, nouveaux safrans, adaptation du mât de Gitana 11… Mis à l’eau à la mi-avril, le trimaran blanc n’a pas pu s’entraîner autant que son équipage le désirait mais le résultat est convaincant comme l’ont démontré les quelques essais réalisés en compagnie de Gitana 11. Les deux bateaux sont partis ensemble de La Trinité/mer, lundi 1er mai en fin d’après-midi. Ce départ commun a permis aux deux équipages de se caler avant le départ du premier rendez-vous de la saison.
 
Thierry Duprey du Vorsent, skipper de Gitana 12 :
« La saison dernière, en partant de Lorient pour rejoindre Nice, nous entrions tout de suite en Atlantique, donc avec un champ de possibilités stratégiques assez ouvert. Cette fois, au départ de Londres, il va d’abord falloir gérer une zone délicate sur le fleuve avec les courants, les bancs de sable, le trafic maritime : c’est une zone que nous ne connaissons pas très bien, mais nos concurrents non plus ! Ensuite, c’est un bout de Mer du Nord et surtout la Manche avec en cette période de l’année, une forte probabilité que sa traversée sera musclée… Même si la route directe s’annonce comme la plus logique, il y a tout de même des passages tactiques et des choix importants : passer entre les îles anglo-normandes ou au large, le long des côtes bretonnes ou plutôt côté Angleterre, à l’intérieur de Ouessant… Il y a donc déjà des options à prendre et la possibilité de créer un décalage par rapport à la flotte. En plus de ces aspects stratégiques, il faut aussi prendre en compte la sollicitation de l’équipage et préserver le matériel : les premières 24-36 heures imposeront certainement que tout l’équipage soit sur le pont, car il faut aussi veiller aux rails de cargo, aux pêcheurs. Et une fois passée la pointe Bretagne, il peut y avoir un passage de front, donc encore des opportunités tactiques, des manœuvres, de la fatigue, au moins jusqu’au cap Finisterre (pointe Nord Ouest de l’Espagne). Ensuite, on retrouve les mêmes problématiques que l’an passé jusqu’au détroit de Gibraltar qui peut jouer l’effet « passage à niveau ».
 
Frédéric Le Peutrec, skipper de Gitana 11 :
« La deuxième partie, après la rentrée en Méditerranée, est aussi très différente de la saison passée : au lieu de longer les côtes nord-africaines pour rallier Malte, il va falloir remonter le long des côtes espagnoles, avec donc moins de champ optionnel jusqu’à Ibiza (Baléares). On sait d’ores et déjà qu’il y aura plein de changements, de rythme, de transitions car la Grande Bleue est toujours très capricieuse. Il y a des conflits météorologiques entre effets thermiques et de côtes : des « accordéons » avec des séquences rapides et des calmes, des systèmes météo qui passent très rapidement, donc des retours par derrière, des arrêts buffets. Sortis des îles Baléares, c’est un long bord vers la Sicile mais là encore, il peut y avoir bien des retournements de situation. Cette deuxième partie impose d’être opportuniste et de suivre en permanence l’évolution tout en gardant un œil critique, car les fichiers ne sont pas toujours fiables et souvent très variables. Il faut constamment valider les modèles, suivre la progression des autres trimarans ce qui permet aussi de voir s’il y a un différentiel entre les prévisions et la météo locale. L’an passé par exemple, derrière la Corse, nous avions arrêté de regarder les fichiers car les systèmes météo étaient trop aléatoires et dans ces moments là, il faut savoir retrouver ses automatismes d’observation, se fier à son expérience pour ne pas changer constamment de stratégie. La Méditerranée est toujours très stressante car les écarts se font en quelques heures, puis les retours sont aussi rapides… Enfin par rapport à la course de la saison passée, la remontée vers Nice est plus ouverte puisque nous avons le choix de passer par les Bouches de Bonifacio pour parer la Corse par l’Ouest. »
 
Thierry Duprey du Vorsent :
« Nous sommes six à bord et il y a donc des postes définis : Mayeul Riffet est ainsi en charge de la navigation et de l’analyse météo, ce qui impose qu’il soit hors quart car il va être très sollicité, particulièrement au début de la course et en Méditerranée car le routage est interdit. Il va donc passer pas mal de temps devant son ordinateur pour extraire les fichiers météo, chercher les infos et les interpréter. Ce qui ne l’empêchera pas de venir manœuvrer et barrer. Moi-même, je serai hors quart pour le relayer et barrer : dans tous les cas, il y aura au moins trois équipiers sur le pont. Erwan Le Roux est le deuxième barreur, mais donne évidemment un coup de main pour toutes les manœuvres et soutiendra Mayeul pour la tactique rapprochée lorsque nous serons au contact des autres trimarans. Enfin, Léopold Lucet est plus dédié à la plage avant, Nicolas Raynaud et Alexandre Marmorat aux réglages. »
 
Frédéric Le Peutrec :
« Sur une course au large comme Londres-Alpes Maritimes, les postes tournent mais chacun a tout de même une fonction précise en priorité. Ainsi, Frédéric Guilmin va s’occuper spécifiquement de la navigation avec Daniel Souben et moi-même pour les choix stratégiques et les phases de navigation à vue avec nos concurrents. François Denis étant blessé au genou, c’est Antoine Mermod qui le remplace : il a l’habitude de ce type de course hauturière puisqu’il avait gagné la transat Québec-Saint Malo 2004 avec Karine Fauconnier. Ronan Le Goff s’occupe plus spécifiquement de la plage avant et le Baron Benjamin de Rothschild est dans le cockpit, aux réglages. Il y a donc des phases où tout le monde est sur le pont (départ, sortie de Manche, passages à Gibraltar, Baléares, Sicile, Corse) et d’autres où il faut respecter les quarts pour récupérer car n’oublions pas que la course doit durer entre huit et dix jours… »
 
Thierry Duprey du Vorsent :
« Gitana 12 est le dernier des six trimarans du circuit à avoir été mis à l’eau mais ce n’est pas très grave : il fallait bien que le chantier soit terminé et le travail de l’équipe technique du Gitana Team a été super. Certes, nous sommes en déficit de navigation par rapport aux autres bateaux mais j’ai totalement confiance en la fiabilité du bateau et l’équipage a quand même une saison entière d’expérience. Gitana 12 s’avère en fait plus facile à mener que Gitana X : nous devrions trouver nos repères assez rapidement, surtout que nous sommes hyper motivés. Sur ce multicoque, nous avons les moyens  de jouer plus que les trouble-fêtes ! »
 
Frédéric Le Peutrec :
« Nous avons quasiment fini la préparation du bateau et cumulé les sorties depuis la mise à l’eau. Il reste encore un peu de travail mais dans l’ensemble, le bateau est prêt et nous commençons à en tirer la quintessence. Gitana 11 est fiable, de mieux en mieux réglé au niveau des détails, le trimmer de dérive a été rigidifié, le nouveau safran de large est prêt depuis ce week-end… Nous ne devrions pas avoir à bricoler sur le trimaran à Londres et pourrons ainsi nous concentrer sur la météo et la navigation sur la Tamise. Le bateau est en tous cas beaucoup plus évolutif que la saison passée, et plus à l’aise dans les petits airs. Cette première épreuve au large est donc une bonne mise en route pour la Multicup 60’. »
 
Equipage Gitana 11
Frédéric Le Peutrec (skipper-barreur), Baron Benjamin de Rothschild (régleur) , Frédéric Guilmin (navigateur), Daniel Souben (barreur-régleur), Ronan Le Goff (plage avant), Antoine Mermod (piano-régleur)
 
Equipage Gitana 12
Thierry Duprey du Vorsent (skipper-barreur), Erwan Le Roux (barreur-régleur), Mayeul Riffet (navigateur), Alexandre Marmorat (régleur), Nicolas Raynaud (régleur), Léopold Lucet (plage avant)

Source Gitana

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Un maxi-multicoque pour Banque Populaire !

Banque Populaire - Pascal Bidegorry et Lionel Lemonchois / � Benoit Stichelbaut/DPPI
DR

d’un trimaran 60 pieds depuis 1989, d’un Figaro depuis 2004, il est aussi partenaire de la Fédération Française de Voile, de l’Association Eric Tabarly et de la médaillée olympique Faustine Merret. Ces actions sont démultipliées par les Banques Populaires qui s’engagent dans leur région pour le développement de la voile. Grâce à son implication tant nationale que locale, la Banque Populaire est reconnue par trois Français sur quatre comme « La Banque de la Voile ».

L’histoire de cette relation forte entre la voile et son sponsor emblématique, portée par
l’ensemble du Groupe, franchit aujourd’hui une nouvelle étape et prend une nouvelle dimension. Le GROUPE BANQUE POPULAIRE vient de décider de construire un maxi multicoque, un géant des océans, qui se lancera dès l’hiver 2008-2009 à la conquête des plus mythiques records en équipage : Trophée Jules Verne, Atlantique Nord, Pacifique… Ce projet est à l’image des valeurs d’audace et de coopération qui animent le Groupe et ses 45 000 collaborateurs. Il démontre encore une fois sa capacité à s’investir dans des projets ambitieux, portés par des personnes entreprenantes.

Le maxi Banque Populaire V sera mis à l’eau en juin 2008. D’ores et déjà, une formidable aventure humaine commence. La barre de ce nouveau projet est confiée à Pascal Bidégorry, skipper du Trimaran Banque Populaire, actuel Champion du Monde ORMA des multicoques 60 pieds open, vainqueur de la Transat Jacques Vabre et de l’IB Group Challenge en 2005.

Pour Philippe Dupont, Président du GROUPE BANQUE POPULAIRE, « Ce nouveau projet reflète notre volonté de nous investir dans la durée dans des projets de grande envergure, porteurs de sens et des valeurs de la coopération ».

Pascal Bidégorry, pour sa part, s’enthousiasme de ce nouveau challenge : « C’est une formidable marque de confiance du GROUPE BANQUE POPULAIRE pour tout le team voile. On se sent d’autant plus fort pour travailler et réussir. L’équipe est très compétente et recherche en permanence l’innovation pour gagner en performance. On a commencé, fin 2004, par le rachat de Bayer pour en faire le Banque Populaire IV avec d’excellents résultats immédiats en 2005. C’est dans cet esprit que depuis un an nous nous sommes tous mobilisés, à Lorient comme à Paris, pour bâtir le projet le plus porteur d’avenir pour le Groupe afin de développer cette belle aventure. C’est un magnifique défi pour l’ensemble du Team Banque Populaire que de courir autour de la planète vite, très vite. C’est le rêve de tous, le rêve de tous les marins, un rêve d’enfant ! Une aventure que j’ai envie de partager avec tous les gens de la Banque Populaire et tous les passionnés de voile. Personnellement, je suis hyper heureux, très fier d’avoir cette visibilité sportive. C’est un honneur extraordinaire. »

Le GROUPE BANQUE POPULAIRE donne rendez-vous à tous les passionnés de voile pour la
présentation de ce projet en septembre prochain.

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Plus mythique que jamais !

Départ Route du Rhum 2002
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Un pouvoir d’attraction intact
En fêtant ses 28 ans pour sa huitième édition, la plus ancienne transat française n’a pas pris une ride et exerce avec la même force son pouvoir d’attraction, autant sur les navigateurs, auprès desquels elle occupe une place unique, que sur le public qui la considère toujours comme la plus grande course.
 
Le Rhum fait le plein !
Le règlement de course ouvrait l’épreuve aux 50 premiers pré-inscrits. A ce jour, 69 marins ont déposé leur dossier, avec un record d’affluence chez les monocoques Class 40 pieds (28). Toutefois, Pen Duick, l’organisateur, se réserve le droit d’ouvrir la course à des voiliers supplémentaires.
 

Du jamais vu à Saint Malo !
Ils sont, à ce jour, 48 monocoques pré-inscrits sur La Route du Rhum-La Banque Postale. Si les ténors de la catégorie Imoca seront bien évidemment au rendez vous, l’arrivée en force de la class 40 est la grande nouveauté de cette 8ème édition, trois autres classes (1, 2, et 3) seront également sur la ligne de départ, avec cinq bateaux pour chacune d’entre elles.
 
Du côté des multicoques, l’attrait pour La Route du Rhum-La Banque Postale ne faiblit pas non plus, avec 21 bateaux pré-inscrits, dont neuf 60 pieds, 8 en Classe 2 et 4 en classe 3.
 
69 skippers, seuls contre tous, le 29 octobre à 13h sur la ligne de départ avec en ligne de mire la Guadeloupe, cela promet un spectacle exceptionnel, à terre comme en mer !
 
Source Pen Duick
 

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