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Eliès et Generali officialisent enfin !

Eliès Yessssss
DR

Voici la sobre communication officielle diffusée suite à la conférence de presse tenue ce jour à
Paris :

"(…) Generali déclinera le thème environnemental sur un vecteur de communication historique au sein du Groupe, la voile, en engageant la construction  d’un nouveau voilier de 60 pieds (18,28 m) pour s’engager dans le Vendée Globe de 2008. Le groupe a renouvelé sa confiance à Yann Eliès, Champion de France solitaire en 2004 et co-détenteur, aux côtés de Bruno Peyron, du record du tour du monde du monde en 50 Jours. Dès la conception du voilier, confiée aux architectes Jean-Marie Finot et Pascal Conq, l’intégration d’énergies renouvelables à bord a été prévue afin de construire un bateau d’un type nouveau, qui allie performance et respect de l’environnement. Pour les besoins en alimentation électrique à bord, le nouveau « Generali » fonctionnera avec un moteur au diester, des éoliennes  et un nombre maximal de capteurs solaires.

Le bateau, qui sera construit par le chantier naval Multiplast (Vannes) et  achevé au printemps 2007, aura pour parrain Zinédine Zidane."

Car en effet…

" Zinédine Zidane sera l’ambassadeur du Groupe dans une campagne télévisée et Internet
 ainsi que le parrain du nouveau voilier construit pour le Vendée Globe de 2008,
 qui sera confié à Yann Eliès, skipper Generali depuis 9 ans.  Dans  le but d’accroître sa notoriété auprès du grand public et de positionner le Groupe comme l’assureur de référence en matière de défense de l’environnement, GENERALI donne le coup d’envoi d’une campagne de communication institutionnelle d’envergure. Cette campagne à destination du grand public, qui se déroulera du 11 avril à fin mai 2006, sera déclinée autour de médias diversifiés.

(…)

Ce dispositif sera amplifié par une campagne de publicité à la télévision, sur toutes les chaînes nationales et des chaînes du câble  et du satellite ainsi que sur Internet.
 Au-delà du parti pris informatif et interactif qui constitue le fondement de sa démarche, Generali a souhaité donner une forte résonance à cette campagne en s’appuyant sur l’une des personnalités préférées des français  : Zinedine Zidane.  (…) « Nous pouvons tous agir pour notre avenir » : la nouvelle  signature institutionnelle de Generali, omniprésente dans la campagne de communication, souligne la volonté de Generali d’accompagner chacun dans une dynamique d’action efficace dans le cadre individuel et dans le cadre collectif, ce dernier rejoignant les questions de sauvegarde de la planète.  (…) Poursuivant la même logique, Generali a rejoint le Club « Planète Gagnante » de l’Agence De l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie (ADEME) pour la mise en oeuvre d’actions de sensibilisation du grand public à l’environnement et aux économies d’énergie.
 Des actions seront dédiées aux clients de Generali dans le cadre de la campagne de communication 2006 avec la création d’un guide de conseils pratiques pour mieux prévenir des risques au domicile et préserver l’environnement, édité à plus  de 100.000 exemplaires.

Source Generali

 

Geronimo : if you´re going (from) San Francisco…

Geronimo-de Kersauson-2005-Tour Australie
DR

Ils seront finalement 12 à bord du trimaran français. Lors du convoyage depuis San Diego, Olivier de Kersauson a testé un dernier équipier. L’américain Matt Bryant sera le second américain sur Geronimo avec Larry Rosenfeld. Matt Bryant est consultant chez North Sails à San Diego, là même où les voiles de Geronimo ont été déposées, inspectées et réparées. " Les voiles de Geronimo donnent le vertige, Quand tu fais du bateau, tu cherches toujours ce qu’il y a de mieux ! " Les 600 miles vers San Francisco auront fini de convaincre Olivier de Kersauson sur les capacités de l’américain. Matt Bryan n’est pas sans connaître les multicoques puisqu’il navigue et prépare depuis 2002 "Loe Real" un sister ship du célèbre trimaran "Lakota", détenteur du record à battre.

Et il faudra à Olivier de Kersauson et son navigateur l’Américain Larry Rosenfeld beaucoup de temps à la table à carte pour affronter ce parcours plein de pièges. " Une fenêtre acceptable s’ouvre demain, il n’y en a pas d’autres avant 10 jours, alors il est temps d’y aller. Elle devrait nous permettre d’abattre beaucoup de miles dès le départ et s’éloigner de la côte américaine et de ses petits airs. Nous devrions partir avec un vent soutenu de Sud-Ouest,idéal pour sortir de la baie de San Francisco."

S’en suivront 4 800 miles à remonter le Pacifique, le plus souvent contre les vents. "C’est deux fois l’Atlantique Nord et beaucoup de systèmes météo différents. C’est un parcours assez complexe, avec des phénomènes de houle et des mers assez croisées et difficiles." déclare le skipper. " C’est comme emprunter l’autoroute à contresens ! " conclut Larry Rosenfeld, le navigateur de Geronimo.

C’est donc mercredi matin entre 6 heures et 7 heures du matin (locales – 17/18 H en France) que Geronimo devrait quitter la Hyde Fishing Marina. Le maxi trimaran devra ensuite franchir la ligne départ symbolisé par le majestueux Golden Gate Bridge, sous le contrôle du WSSRC (World Speed Sailing Record Council).

Record à battre : San Francisco (USA) – Yokohama (Japon)
Steve Fossett – 19 jours, 15 heures, 18 minutes et 9 s – 1996

La liste de l’équipage :
Olivier de Kersauson
Didier Ragot
Larry Rosenfeld (USA)
Jean Charles Corre
Lucas Zamecnik
Xavier Douin
Antoine Deru
Philippe Corre
Rodolphe Jacq
Pascal Jagut
Kazuhiro Nishimura (Japon)
Matt Bryant (USA)

Source Geronimo

🔒 Harken sur l’Ag2r.

Etai creux double gorge Harken 1
Etai creux double gorge Harken 1

Harken introduit son nouveau produit dans la Transat AG2R !

Le nouvel étai creux Carbo Foil Harken fait sensation chez les figaristes – Les nouveaux Figaros 2 Bénéteau déjà entièrement équipés en accastillage Harken choisissent le Carbo Foil Harken !

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🔒 Hublot et la voile…

Hublot
Hublot

Hublot, Chronométreur Officiel du Real Club Náutico de Palma, est fière d´annoncer la deuxième édition de PalmaVela 2006. Les régates se tiendront dans la magnifique baie de Palma du 19 au 23 avril, avec la participation de 22 classes et plus de 250 bateaux. Hublot PalmaVela, un partenariat titre combinant technologie nautique avec les valeurs fondamentales de Hublot : Novation et Héritage.

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Essai du nouvel A 35 chez ATR tous les soirs du Spi Ouest France.

A35
A35

Après des premiers bords en régate lors des récents challenges de printemps de la Trinité sur Mer, c’est ce week end en baie de Quiberon que les deux nouveaux Archambault A 35 ont pu trouver leurs marques lors de speed tests intensifs entre la version mât carbone pour l’un, et la version standard profil aluminium pour l’autre. Des camarades de jeu les ont vite rejoint pour juger de leurs performances sur l’eau.

Réponse définitive en fin de semaine à la Trinité sur mer !

Atlantique Temps Réel, concessionnaire A 35 pour la Bretagne Sud, vous invite tous les soirs du Spi Ouest France au retour des régates pour une sortie découverte du nouvel A 35 gréement carbone.

Sur rendez-vous, contactez Stéphane Marciak au 06 81 83 90 51, ou stephane@atlantiquetempsreel.com

nke dans la course !

Objectif Océans
Objectif Océans

En plus d’être présente à travers leur équipements éléctroniques sur les Figaro disputant la Transat Ag2r, la société nke s’est engagée plus encore auprès d’un équipage et pour cause, l’un des membres du duo est responsable commercial chez nke.

Tombé dans le bain dès son plus jeune âge, Pierre-Emmanuel Pavageau n’a cessé d’écumer les pontons lors de nombreuses régates, jusqu’à en faire son métier en tant que responsable commercial chez nke.

Skipper sur le Tour de France à voile, amateur de sensations fortes (kayak en raid en autonomie complète, wave skis), Nicolas Bertho est responsable de site chez Total.

Ces deux amis d’enfance souhaitent désormais mettre en application leurs aptitudes et expériences respectives sur une transat en double : « Nous connaissons chacune de nos forces et faiblesses, c’est pourquoi nous sommes complémentaires et complets dans tous les domaines que nécessitent une course de ce genre. »

Vainqueur de la première édition de l’Ag2r et marin d’exception, Michel Desjoyeaux fut le premier convaincu par le projet d’Objectif Océans. Il a décidé d’apporter son soutien en devenant leur parrain officiel. Comme Michel Desjoyeaux, de nombreux partenaires ont fait confiance à Objectif Océans : Netto Herbignac, la raffinerie de Donges, le Conseil Général du Morbihan…

Mais aussi nke qui les suit depuis le début du projet et les soutient financièrement et techniquement. Ainsi, le spi d’Objectif Océans a été fourni par ce spécialiste d’équipement électronique.

Objectif Océans, c’est le pari de s’imposer parmi de grands professionnels dans la seule transat à armes égales. Challenge prometteur de sensations fortes, cet équipage n’a pas fini de surprendre.

Rendez-vous sur le site http://objectif.océans.free.fr

La Transat AG2R démarre en fanfare

Figaro Bostik AG2R Caudrelier Bérenger
DR

14 nœuds de moyenne pendant plus de quatre heures ! Avec ces vitesses dignes de leurs aînés de 60 pieds, les Figaro Bénéteau 2 ont entamé cette 8e Transat AG2R sur les chapeaux de roues. Par 35 nœuds de vent de nord, les figaristes ont pu s’en donner à cœur joie et réaliser des surfs sous spi à plus de 20 nœuds. Evidemment, le revers de la médaille est l’humidité ambiante, rendue d’autant plus sournoise par des températures proches de zéro la nuit. Dans ces conditions musclées, on retrouve logiquement les favoris dans les dix premiers, avec une grosse bagarre en tête entre les duos Caudrelier/Bérenger (Bostik), Vittet/Lemonchois (Atao Audio System), Beyou/Riou (Delta Dore) ou encore Jourdain/Nélias (Veolia). Auteur d’un superbe départ devant tous les ténors de la classe, la paire Defert/Riou (Suzuki Automobiles) réussit pour l’instant à se maintenir dans le top 10 en s’accrochant à sa neuvième place. L’autre surprise provient des tenants du titre, Le Cleac’h/Troussel (Brit Air), relégués à la 23e place avec plus de 15 milles de retard sur les premiers.
 
Le vent portant devrait mollir dans la journée et retomber aux alentours de 20-25 nœuds, avant un nouveau renforcement la nuit prochaine au passage du Cap Finisterre.
 
Ils ont dit…
Charles Caudrelier (Bostik), joint ce matin à 5h00 : « Le vent est monté dès qu’on a quitté la côte. La mer est belle et cela nous permet de bien attaquer. On a eu jusqu’à 30-35 nœuds de vent et le bateau frôlait les 20 nœuds en surf. Cela nous a permis de larguer un peu les autres. En début de nuit, comme nous serrions plus le vent, c’était très humide et nous avons les pieds trempés. Mais pour l’instant, ce n’est que du bonheur !
Nicolas (Bérenger) et moi nous économisons un peu. On fait des quarts d’une heure à la barre pour bien attaquer. On a passé pas mal de temps à changer de spi et à déplacer le matériel dans le bateau. Mais on a aussi pu dormir une bonne heure chacun.
Je pense qu’on a passé le plus fort pour quelques heures et que le vent ne remontera qu’au Cap Finisterre, qu’on devrait atteindre la nuit prochaine. »
 
Vincent Riou (Delta Dore), joint ce matin à 5h00 : « C’était un début de course un peu sportif ! Ca fait pas une première nuit tranquille ça… Mais on a un peu de lune pour voir quelques camarades autour. Les Figaro sont un peu comme les grands monocoques 60 pieds, un peu sous l’eau dans ce genre de conditions. Aujourd’hui, il va falloir tout ranger, tout sécher, et se reposer pour pouvoir bien attaquer la nuit prochaine avec le Cap Finisterre et le vent qui devrait à nouveau se renforcir. »

Les leaders à 4h00
1- Charles Caudrelier – Nicolas Bérenger (Bostik) – à 3610,6 milles de l’arrivée
2- Dominic Vittet – Lionel Lemonchois (Atao Audio System), à 1,1 milles du leader
3- Jérémie Beyou – Vincent Riou (Delta Dore), à 1,4 milles du leader

De Broc – Petit, les deux Mousquetaires

De Broc Benoît Petit Figaro AG2R Mousquetaires
DR

Complémentaires
Bertrand a connu des hauts  et des bas et, faute de voilier compétitif, son palmarès n’est peut être pas si riche que celui de quelques camarades du vivier finistérien avec lesquels il a partagé ses premières aventures au large. Mais ce Breton têtu, qui sait se faire mal en mer, est une valeur sûre. Et , à 45 ans, il a  toujours autant envie d’en découdre. Son partenaire ayant fait défaut, il a failli rester sur le quai mais, heureusement, les Mousquetaires sont arrivés à la rescousse pour le relancer dans la bataille. Il y fait équipe avec Benoît Petit, un Brestois qui a aussi de belles références. " Je pense que c’est un bon : il suffit de regarder son CV. Il a tout de même été champion du monde", souligne Bertrand. 
Venu de la filière olympique, Benoit Petit champion du monde de 470 en 1999, n’est pas un néophyte du Figaro. Il apportera à Bertrand sa finesse de barre, sa maîtrise du support  : "Bertrand a plus l’habitude de gérer la longue distance, il maîtrise bien le rythme en mer et c’est un compétiteur." La complémentarité de leurs qualités est réelle.
 
Sans complexes
Associés de dernière minute, ils n’ont pas eu le temps d’accumuler les milles : " On a fait une centaine de milles en tout et pour tout.  Nous avons moins navigué que certains de nos adversaires. Il y a de sacrés clients mais il ne faut pas faire de complexe.  Il  ne faudra rien lâcher pendant 20 jours. J’aime bien la bagarre", dit  Bertrand déterminé.
Son coéquipier, qui a également un tempérament de gagneur, est au diapason.  Après des années passées entre trois bouées, Benoît Petit  est ravi d’agrandir le terrain de jeu. " Ce qui me passionne, c’est la régate, à plus forte raison à armes égales.  Mais sur 1 heure ou sur 20 jours , il y a le jeu, la prise de risque. Tout cela est passionnant ."   Ces deux Mousquetaires sont bien armés pour aborder ces 3710 milles qu’ils ont attaqué le fleuret moucheté.
 
Gilbert Dréan
 

“Le double, c’est deux solitaires à 100% chacun”

Transat AG2R 2006 départ Concarneau
DR

Quelle doit être la qualité première d’un duo ?
Christian Le Pape : "La complémentarité dans tous les compartiments du jeu. Il y a deux solutions : des marins interchangeables ou des marins très typés. Prenons l’exemple du duo gagnant Gautier-Pahun en 1996 : ils étaient complémentaires dans leurs différences. L’un (Pahun) était là pour faire avancer le bateau vite, l’autre pour le faire aller au bon endroit. Il y a aussi des gens qui ont des profils très proches, comme Vincent Riou et Jérémie Beyou. Difficile de ne pas les classer parmi les favoris. Eux, ils ont l’expérience, l’entraînement et le rythme, c’est-à-dire la capacité à ne jamais être dépassé par une situation".
 
Sur quels critères un skipper choisit-il son équipier ?
C.L.P. : "Beaucoup sur l’affectif, l’émotion, jamais sur un choix clinique. Après, c’est aussi une question de disponibilité, voire d’opportunité, mais également de budget. En fonction du budget, on peut choisir de s’offrir tel ou tel équipier. Je pense qu’il y a autant de critères que d’équipage inscrit. N’oublions pas que ce sont des rapports humains et que c’est toujours complexe. Ceci dit, l’important, à mes yeux, c’est que les gens aient une histoire commune".
 
On dit souvent que le double, c’est du solo à deux : partagez-vous cette analyse ?
C.L.P. : "Le double, c’est 100 % + 100 % d’efficacité, sinon ça ne marche pas bien. Dès le commencement du projet, il faut bien définir les attentes, se dire qu’on est là pour gagner et que l’on va se préparer pour atteindre cet objectif-là. Si l’un est déficient, seulement à 80 %, l’autre aura du mal à compenser".
 
Vu le niveau de préparation des ténors de la classe Figaro, ou se fait la différence sur une Transat ?
C.L.P. : "Certainement pas sur le fond de jeu, c’est-à-dire les réglages, les manœuvres, les choix de voilure, etc : ils sont dix équipages à avoir le même fond de jeu. La différence se fait d’abord dans les choix des trajectoires et dans la capacité à tenir un rythme élevé le plus longtemps possible. Lorsqu’on est en tête, il faut être capable de prendre des décisions non pas en fonction des adversaires mas en fonction des conditions météos. Et ils sont moins nombreux à avoir ces capacités-là".
 
Quels sont justement les équipages qui possèdent ces capacités ?
C.L.P. : "Caudrelier-Bérenger, Riou-Beyou, Morvan-Tabarly, Le Cléac’h-Troussel, Jourdain-Nélias ont tout le temps été dans le coup : ça fait trois mois qu’ils s’entraînent, ils sont dans le match. Ils ont le rythme. Ensuite, je dirais qu’il y a plusieurs outsiders comme Grégoire-Veniard, Tripon-Drouglazet, Douguet-Chabagny, Dick-Jourdren et Vitte-Lemonchois. Mais sur une transat, il peut s’en passer des choses…"
 
Propos recueillis par Philippe Eliès

Pas de rodage !

Dominic Vittet - Atao Audio System
DR

« On peut dire que ça a bombardé très fort ! » Leader de la course avec Lionel Lemonchois sur ATAO Audio System, Dominic Vittet résumait assez bien le sentiment général à la première vacation officielle organisée depuis la FFVoile, ce midi à Paris. « Le bateau enfournait jusqu’au mât, on faisait des longs surfs à 17-18 nœuds, c’était assez spectaculaire et il semble qu’à cette allure on soit un peu plus rapides que tout le monde », se félicitait le Trinitain, alors à la lutte avec le Bostik de Charles Caudrelier et Nicolas Bérenger. Mais au classement de 16h, Cercle Vert (Gildas Morvan-Erwan Tabarly) et Les Mousquetaires (Bertrand de Broc-Benoît Petit) complétaient le podium provisoire, ces trois bateaux étant à égalité pour la deuxième place, tous à 1,8 mille des leaders

 Petits écarts et petites avaries
 
« Ils sont allés vite, à plus de 11 nœuds de moyenne sur les 24 premières heures mais les écarts sont encore infimes », résume le directeur de course, Jean Maurel, « il faut prendre les classements avec précaution, car les bateaux sont étalés en longitude : 22 concurrents tiennent en dix milles. Ce n’est rien. C’est comme s’ils étaient sur une ligne. Ils font des micro positionnements est-ouest pour anticiper le passage du Cap Finisterre, voilà tout, mais il n’y a aucun avantage ou retard décisif ».
 
Et le Cap Finisterre c’est pour cette nuit, avec sans doute jusqu’à 40 nœuds de vent… De quoi « s’amuser » tout en tentant de ménager la monture. Pas toujours simple, comme le note Jean Maurel : « ce qui me parait le plus notable, c’est qu’on a déjà quelques petites avaries, des spis déchirés par exemple ou des drisses qui ont souffert et cela explique que quelques ténors ont pu prendre un peu de retard .».
Armel Le Cléac’h et Nicolas Troussel (Brit Air), les vainqueurs de la dernière édition, sont de ceux-là. Sans dévoiler la nature de son problème, Armel a raconté qu’ils avaient eu « un souci» leur interdisant pendant quelques heures l’envoi du spi, ce qui explique leur 23e position et leurs 15,5 milles de retard. « Mais tout est réparé maintenant et le bateau est à 100% de son potentiel». Liz Wardley (Donneurs de Vie-All Mer) déplore, elle, d’avoir déchiré les deux grands spis et dû faire de la couture une partie de la nuit. Le spi de Groupe Celeos n’a pas résisté non plus, une écoute a souffert sur Objectif Océans… Rien de bien grave heureusement, juste assez pour illustrer que la relative accalmie de la journée est bienvenue pour réparer tout ce qui peut l’être avant ce fameux passage du Cap Finisterre.
 
Restent de grands moments de vitesse et de plaisir. Car dans ce vent fort, la nuit dernière il y a eu du grand spectacle à bord des bateaux et de jolies sensations pour les marins, comme le raconte Roland Jourdain :   « La nuit a été belle : on allait vite, il y avait de la lune, des dauphins avec sauts périlleux, c’était vraiment super chouette. Franchement, on ne pouvait pas rêver beaucoup mieux même si c’était un peu humide. Mais dans 30 nœuds de vent au portant c’est un vrai plaisir ce bateau ! » Et le skipper de Veolia d’ajouter :  « les choses tactiques plus compliquées sont pour dans deux ou trois jours, à l’approche de Madère ». Une zone d’incertitude météo barre la route et il y aura un vrai choix à faire pour la négocier.  « Demain ou après-demain, ils vont forcément ralentir », prédit Jean Maurel.
 
Ils ont dit :
 
Christophe Lebas (Armor Lux-Salaün Holidays): « C’était assez tonique comme histoire. On a eu jusqu’à 35 nœuds, des surfs sauvages et humides au largue.. des super conditions. C’était juste un peu frais cette nuit, l’eau est froide et le pont était inondé en permanence, ça caillait cette nuit mais à part ça c’était bien. On a un peu abîmé un spi, c’est réparable, mais ça nous handicape un peu. Je ne pense pas que la dorsale sera si compliquée à négocier. Je vois d’autres bateaux pas loin de nous : Roxy, Siemens et quelques autres. Ce midi il n’y a plus que 20 nœuds de vent en moyenne, c’est largement plus raisonnable. »

Armel Le Cléac’h (Brit Air) : « On a eu un petit souci technique cette nuit et on n’a pas pu faire de spi pendant un bon moment, ce qui fait que sous génois on a perdu pas mal de terrain… Mais c’est réparé : maintenant, on a un bateau à 100% de son potentiel et ça va mieux. Le vent va tourner un peu à droite d’ici quelques heures, il faudra trouver le bon moment pour empanner puis bien gérer le passage du Cap Finisterre. La mer est assez chaotique, pas question de mettre le pilote pour le moment… »
 
Marine Chombart de Lauwe (Esprit 93) : « Tout se passe très bien, on a passé une nuit sportive mais fort sympathique à alterner grand et petit spi avec 30-35 nœuds de vent, c’était parfait ! C’était un peu plus animé que prévu mais les bateaux tiennent bien la mer, on s’est fait plaisir à glisser entre 15 et 20 nœuds. C’est rigolo parce que c’est un peu la même configuration que le départ de la dernière Transat 6.50. La différence c’est que là j’ai pu lâcher la barre de temps à autre. Avec Julien, on se répartit les tâches de manière assez naturelle à bord. Je suis très fière de mon bateau, j’ai sous les yeux trois mots de la Seine-St Denis c’est un vrai plaisir de partir dans ce projet là. J’ai les filles de Roxy juste derrière moi, tout va bien ! »
 
Liz Wardley (Donneurs de Vie All Mer) : « On a eu une nuit vraiment excitante, mais on a déchiré nos deux grands spis et nous avons été obligés de faire de longues réparations pour pouvoir les renvoyer, maintenant c’est fait, ça va mieux et on va pouvoir se reposer un peu. Le vent remonte maintenant et on va pouvoir naviguer de nouveau sous petit spi, ce ne sera pas plus mal.»
 
Erik Nigon (Axa Atout Cœur pour Aides) : « Pour l’instant, la course se passe humidement et tranquillement ! On a décidé d’assurer à notre rythme de ne pas déchirer de spi pendant les deux premiers jours. Les premiers je les ai déjà vus à l’œuvre, ils attaquent à fond mais nous on n’a pas le niveau de confiance qu’ils ont et on ne veut pas déchirer nos spis maxi. On aurait préféré un départ plus en douceur mais on est dans le rythme, ce n’est pas si mal. On a une houle assez haute, une visibilité pas énorme. La nuit a été un peu difficile, mais nous on gère à deux la nuit dehors et on se repose la journée. On a à peine 15-20 nœuds mais on va reprendre 30 ou 35 en passant au Cap Finisterre ».
 
Jean-François Pellet (Lubexcel) : « Pas mal cette nuit ! Les petits copains ne sont pas très loin, faut qu’on s’accroche. Cette nuit c’était sportif, on est partis en vrac tranquillement une petite dizaine de fois, on a enfourné deux fois jusqu’au mât mais pas de bobo, on a juste abîmé une écoute de spi et un cagnard AG2R. Là, on a 20 nœuds, ça glisse bien sous spi, le ciel est bleu, tout baigne… »

Source Pen Duick

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