Un chavirage dans des conditions de vent fort
Le départ de cette première manche, un parcours côtier, a été donné ce matin à 11 heures dans un vent de sud-est de 15-18 nœuds devant la Promenade des Anglais. Pour le grand bord de travers qui logiquement se terminait au louvoyage devant Antibes, Gitana 11 avait pris la pole position. Mais alors que Banque Populaire puis les autres équipages réduisaient la voilure, la hiérarchie était bousculée puisque Pascal Bidégorry était le premier à enrouler la marque mouillée devant Antibes, suivi à 1 minute par Fred Le Peutrec (Gitana 11), à 4 minutes par Franck Cammas (Groupama) et à 9 minutes par Michel Desjoyeaux (Géant).
Depuis le départ de la manche, le vent ne cessait de forcir et la mer de se creuser jusqu’au moment où Banque Populaire, sous un ris solent « choqué en grand »*, a chaviré.
Sauvetage
Yvan Ravussin et Ewen Le Clech sont restés sur le bateau retourné, alors qu’une vedette de la SNSM est arrivée pour le remorquage. Très vite, toutes les opérations de préservation de la plateforme ont été coordonnées par Pascal Bidégorry, Ronan Lucas et toute l’équipe du bateau. Intact au moment du chavirage, le mât n’a pu résister à la pression de l’eau et des courants et s’est cassé en deux morceaux. En raison de la mer agitée, le trimaran a été remorqué en rade de Villefranche sur mer où il attendra une accalmie pour revenir au port de Nice afin d’être retourné au moyen d’une grue.
Pascal Bidégorry, de retour à terre, est revenu sur les circonstances du chavirage : « ça s’est passé vite, très vite, on était en train de régater au portant en vent arrière, le vent est monté, monté, on naviguait par 40 nœuds de vent, on est parti sous trinquette avec un ris dans la grand voile et on a mis le solent. On s’est retrouvé à 90 degrés du vent et on a abattu. On a empanné pour aller sous la côte pour avoir moins de mer. L’objectif était de finir la manche sans prendre de risques. Au moment du chavirage, j’ai eu la chance de m’accrocher à une filière et je suis descendu lentement le long du filet jusque dans l’eau. On était dans le top de la manche après avoir pris un mauvais départ et franchi la ligne en dernier et on était super prudent, on a d’ailleurs été les premiers à prendre un ris dans la grand voile (réduire la grand voile pour moins de vitesse).
Ce matin, on est sortis du port de Nice, la mer était un lac et là il y a 3 mètres de creux à la sortie du port. C’est la Méditerranée, une mer avec des vagues très courtes, longues de seulement 2 mètres alors qu’en Atlantique avec ces conditions, elles ne feraient que 15 mètres de long ».
Voir le bateau retourné et cassé, c’est horrible, c’est tout l’énorme travail d’une équipe qui s’écroule. Je n’avais jamais vécu cela même si c’est déjà arrivé à d’autres (ndrl : chavirage de Gitana 11 lors du Grand Prix du port de Fécamp). Le projet n’a jamais été si compétitif et il faut tout refaire. Je pense à tous les gars qui ont travaillé sur le bateau…
Enfournement fatal
Caffari, au sommet !
L’aventure de Dee Caffari autour du monde aura duré 178 jours, 3 heures, 6 minutes et 15 secondes, soit un total de 29,100 milles parcourus. La navigatrice a franchi la ligne d’arrivée officielle au large du Cap Lizard en Angleterre, devant un représentant du WSSRC (World Sailing Speed Record Council)* qui ratifiera le record et permettra à Dee Caffari de rentrer dans l’histoire maritime.
“Au passage de la ligne d’arrivée, l’émotion m’a tout de suite envahie. J’ai vraiment ressenti une grande fierté et c’est un honneur pour moi de devenir la première femme à terminer ce périple autour du monde. Je rêve de cet instant depuis que j’ai commencé à penser à ce projet, et dans les moments difficiles de mon aventure, j’ai souvent essayé de m’imaginer cette arrivée et de penser à ce que je pourrais ressentir. Lorsque j’ai enfin franchi la ligne, j’ai aussitôt été submergée par une immense vague de soulagement et de bonheur".
"J’ai connu tous les extrêmes sur ce périple et j’ai dû repousser mes limites beaucoup plus loin que je l’imaginais. Parfois je ne parvenais pas à en voir la fin et je me suis demandé si j’étais vraiment capable d’y arriver. L’une des choses les plus difficiles fût peut-être d’assumer cela toute seule, mais le soutien de mon équipe à terre et les capacités du bateau m’ont beaucoup aidé à surmonter les moments difficiles. Aujourd’hui je suis physiquement et moralement épuisée mais je crois que je n’ai jamais été aussi heureuse de ma vie. J’ai hâte de fêter mon retour avec ma famille et mes amis !"
"Dee a fait preuve de qualités exceptionnelles pour terminer cette aventure remarquable, a affirmé Sir Chay Blyth, qui fût le premier à réaliser le même parcours autour du monde en 1971. Très rares sont les gens capables de manifester une si grande détermination. Elle a été source d’inspiration pour de nombreuses personnes dans le monde entier".
"Au nom de tout le personnel d’Aviva, je félicite Dee pour cet incroyable exploit, a déclaré Patrick Snowball, directeur exécutif d’Aviva, groupe international d’épargne, d’assurance et d’investissement. Au cours des six derniers mois, Dee a été un modèle pour des milliers de personnes à travers le monde. Aviva est fier d’avoir soutenu cette remarquable performance en solitaire".
Ce tour du monde contre vents et courants dominants s’est révélé particulièrement difficile pour Dee. Sur la plus grande partie du parcours, les éléments ont vraiment été contre elle. La route directe autour du monde d’est en ouest est théoriquement d’environ 24,500 milles, mais Dee Caffari a dû parcourir 4600 milles de plus, souvent contrainte de changer de cap pour éviter de violentes tempêtes dans les mers du sud. Par ailleurs, le parcours d’est en ouest implique de naviguer en grande partie au près, une allure qui fatigue particulièrement le bateau et l’équipement.
“Naviguer contre le vent, cela ne pardonne pas, précise Andrew Roberts, directeur du projet Aviva Challenge. Dee a surmonté à plusieurs reprises ce défi physique, mais sa capacité à assurer les réparations électriques et mécaniques dans des situations très stressantes a aussi beaucoup contribué à sa réussite".
"Nous avons déjà envoyé 50 bateaux de ce type à travers les mers du sud et les conditions rencontrées par Dee pendant son tour du monde sont de loin les pires que nous n’ayons jamais vues. Malgré cela, lorsque Dee a franchi le Cap de Bonne-Espérance pour entrer de nouveau en Atlantique, Aviva était en meilleur état que tous les autres bateaux du Global Challenge. Ses qualités de marins et son sens du détail, pas seulement dans les mers du sud mais tout au long de son aventure, ont rendu cet exploit possible".
Dee Caffari va maintenant faire route vers Ocean Village à Southampton en Angleterre où la Princesse Royale Anne de Grande-Bretagne l’accueillera sur la terre ferme pour célébrer la fin de son marathon autour du monde. La Princesse Anne était également la première personne à avoir accueilli le mentor de Dee, Sir Chay Blyth, lorsqu’il a terminé pour la première fois cette aventure en 1971. Des milliers de personnes sont attendues pour fêter le retour de Dee à Southampton, qui est prévu vers 12h00, dimanche 21 mai 2006.
Source Aviva Challenge
Les Multis 50′ débarquent
Ils ont parfois du mal à exister à côté de la catégorie reine et plus médiatisée des 60 pieds multicoques, d’où l’intérêt pour eux de faire bande à part. C’est ce qui a motivé la création l’an passé de ce Grand Prix de multis de Saint Quay réservé aux 50 pieds.
S’organiser
" Pour les skippers de notre classe c’est important de se retrouver et de se confronter dans ce type de compétition. Et on l’a vu lors de la première édition de ce Trophée , cela sucite aussi un certain intérêt du public " confie Hervé Cléris. Depuis des années, le brestois qui a disputé de multiples transats avec son plan Nigel Irens est un fervent défenseur de cette classe. Avec d’autres skippers ,amateurs éclairés et passionnés comme lui , Hervé Cléris a cherché à monter un "circuit" propre aux 50 pieds. Parfois considérés comme les parents pauvres dans l’univers hautement technologique des multis, ces 50 pieds offrent à des PME l’opportunité d’être des acteurs de la course au large. Avec des retombées qui ont parfois de quoi faire pâlir d’envie les sponsors de la classe supérieure.
L’appétit de Crêpes Whaou
La plus belle réussite est celle de Crêpes Whaou et de son skipper, le malouin Franck Yves Escoffier. Dans la dernière transat Jacques Vabre , les Escoffier père et fils avaient non seulement raflé la victoire dans leur catégorie mais été les premiers à rallier Salvador de Bahia. Ce qui avait suscité un brin de confusion et un début de polémique. Pour cette entreprise finistérienne, la construction de ce trimaran en 2005 a coûté 1 million d’euros contre trois millions pour un multi de 60 pieds. Le budget de fonctionnement annuel est de de 460 000 euros dont 100 000 euros pour la communication c’est à dire tout ce qui contribue à l’optimisation de l’investissement. Les retombées de la transat Jacques Vabre sanctionnée par une brillante victoire de Franck Yves Escoffier épaulé par son fils Kevin sur son efficace trimaran rouge ont été évaluées 1 million d’euros selon Bertrand Chambert Loir directeur du développement du groupe Norac.
Mieux vaut donc parfois briller dans cette petite classe que jouer les seconds rôles ou naviguer dans l’anonymat dans la catégorie plus huppée des 60 pieds. Forts de ces arguments, les skippers de 50 pieds espèrent convaincre des partenaires de s’engager à leurs côtés dans la
prochaine Route du Rhum- Banque Postale en Octobre. En attendant ce grand rendez -vous océanique, le Trophée Jean Stalaven marque le lancement de leur saison. Pendant trois jours, ils vont faire le spectacle et s’étalonner dans des runs de vitesse sur le plan d’eau de St Quay Portrieux. Six véloces catamarans F18 menés par des duos de premier plan vont aussi participer à la fête.
GD
Les inscrits :
Pascal Quintin sur Jean Stalaven
Franck-Yves Escoffier sur Crêpes Whaou !
Hervé Cléris sur CLM
Roger Langevin sur Negoceane
Loïc Escoffier sur Gamin
Multicoques M2 : retour en piste !
Simplicité, technologie et vitesse sont les maîtres mots de la classe M2. D’une longueur de 28 pieds (8,53 m), ces multicoques sont de véritables bêtes de course. La plupart d’entre eux sont issus des dernières innovations nautiques. Racés, légers et sportifs, ils se mènent par des équipages composés de 3 ou 4 personnes.
Les longs mois d’hiver derrière eux, les équipages sont fin prêts pour en découdre sur le circuit de compétition spécialement créé pour eux : Le Championnat romand – Trophée Losinger. Cette année, 23 bateaux au total, contre 13 en 2005, ont répondu présents à l’appel de l’AM2, pour prétendre au titre du Championnat Romand. A l’issue de la saison, le Trophée Losinger sera remis à l’équipage victorieux.
Donnant lieu à un ballet aérien plutôt original, les bateaux lémaniques ont été héliportés sans encombre par Helisuisse, le 13 mai dernier, depuis les rives du Lac Léman vers le Lac de Neuchâtel, afin de rejoindre les bateaux locaux qui les attendent de pieds fermes.
Première étape du championnat, Le 20ème Bol d’Or Henry Lloyd/Banque Piguet marquera donc le coup d’envoi de la saison. Avec une météo annonçant des vents de sud-ouest allant jusqu’à 20 nœuds, le record de l’épreuve – détenu depuis 2004 par Olivier Schenker en 1 heure 38 minutes – pourrait bien être approché ce samedi. Douze M2 seront au départ.
Dimanche 21 mai, les hostilités se poursuivront avec le Grand-Prix de Grandson, comptant également au classement du Championnat Romand des M2. Du spectacle en perspective pour les amateurs de voile, qui pourront admirer ces superbes bateaux évoluer à proximité des berges sur des parcours « banane », échelonnés en plusieurs manches.
Calendrier du Championnat Romand M2 – Trophée Losinger 2006 :
Lac de Neuchâtel :
Samedi 20 mai 20ème Bol d’Or Henry Lloyd/Banque
Piguet du Lac de Neuchâtel (CVG)
Dimanche 21 mai Grand-Prix de Grandson (CVG)
Samedi 3 juin 100 miles d’Estavayer (CNE)
Lac Léman :
Sa-Di 10-11 juin Genève – Rolle – Genève (YCG)
Sa-Di 17-18 juin Bol d’Or Rolex (CVSNG)
Samedi 1er juillet TransMajestic (CNM)
Dimanche 2 juillet Grand-Prix de Morges (VLM)
Source : AM2
Plateau de choix à l´Ecole Navale
Mumm 30 (14) : Grande répétition avant leur Championnat d’Europe, les équipages Mumm 30 seront nombreux au Grand Prix. Le dernier vainqueur du Tour de France à la voile et Vice-Champion du Monde de la discipline Fabien Henry sera présent avec un équipage de très haut niveau. Pour exemple, Sébastien Audigane, recordman de vitesse autour du Monde avec Bruno Peyron officiera à la tactique. « Courrier Dunkerque » viendra défendre son titre avec un nouveau team. « Ile-de-France » skippé par Jimmy Pahun, vainqueur du Spi Ouest France aura à cœur de briller sur un plan d’eau qu’il connaît bien pour avoir remporté l’épreuve 2004. Il faudra également surveiller les Italiens de « Joe Fly » avec un certain Laurent Pagés en renfort et « Groupe HEC» emmené par Hervé Gautier crédité d’un bon début de saison.
Open 750 (14) : Comme chaque année, les Open 750 réunissent au Grand Prix un plateau de choix. En lutte pour le titre national, ils auront à coeur de démontrer toute la puissance de ces fabuleuses machines, notamment le jeudi 25 mai, lors de l’épreuve de longue distance entre le plan d’eau de Poulmic et le port de commerce de Brest (selon les conditions météos). Marc Guillemot, grand skipper océanique sera à la barre de «Safran ». Jean Le Cam naviguera avec l’équipage de « Coyote ». Nicolas Groleau, tenant du titre, et un des meilleurs spécialistes de cette unité, tentera de garder sa suprématie. Il devra tout de même compter sur la compétitivité des voiliers emmenés par Christophe Letourneur et Daniel Souben « Dunkerque Plaisance ».
J80 (40) : Eric Brezellec et son équipage sont une valeur sûre du circuit J80. Ils ont notamment gagné deux fois la coupe de France de la série (2004 et 2005). Jean-Baptiste Bernard sur « Jiotoo » est aussi un habitué des podiums. Chargé des relations internationales de la classe J80 en France, ce dernier est souvent assez irrégulier. L’Equipe de France militaire, auréolée de sa victoire au Spi Ouest France a aussi des chances importantes de devenir Championne d’Europe. Sa connaissance de la rade de Brest n’est pas à négliger. Ils devront faire face à une armada d’étrangers grand amateur du J80. « Needles and Pins » barré par l’Allemand Ulrich Munker est un habitué des plans d’eaux français et des courses européennes. Les anglais de « Jenga » et « Jet Set » ne viendront pas non plus faire de la figuration… Bref, ce Championnat d’Europe J80 s’annonce comme l’une des plus belles régates monotype disputée en France cette année.
Open 5.70 : 30 équipages amateurs vont se disputer leur national. L’Espagnol Mikel Vazquez « Azzuro Mekanik » fait figure de favori. Il a gagné à La Rochelle en début d’année et est le tenant du titre. Spécialiste du dériveur, Mikel a notamment brillé en Vaurien. Il s’entraîne chaque week-end à Hendaye où se trouve une flotte dynamique de 15 open 5.70. L’équipage de Arnaud Dorange et David Moreau « Titanic » est aussi à surveiller. Ainsi que « Cepanoukonltrafic » skippé par Bruno Hervouet, second de la Coupe d’Europe l’année dernière et « E-Kinetic », team qui connaît bien le plan d’eau.
747 OD : Les 11 équipages spécialistes du 747 OD seront au GPEN. Gilles Dutoit sur « Techneau » va-t-il confirmer son bon début de saison (victoire au Spi Ouest France). Se fera t-il piqué la vedette par l’équipage de « Ruban vert » ?
650 : 3 Django 670, 3 Mach 650, 3 Open 650, le nombre de petits sportboats inscrits à l’épreuve.
First 7.5 (7) : Qui arrêtera les finistériens ? Les 3 « Bénéteau » présents au Grand Prix sont tous montés sur le podium du Spi Ouest France…
Enfin, 7 Speed Feet 18 seront au rendez-vous.
La compétition va se dérouler en trois actes :
– Le Championnat d’Europe J80 qui débute mardi 23 mai et se terminera le 27 mai
– L’épreuve longue distance Open 750 entre le Poulmic et le port du commerce de Brest le 25 juillet
– National Open 750, National Open 570, Mumm 30, 747 OD, Django 670, Beeboat 650, 747 OD, Speed Feet 18, First 7.5 du 26 au 28 mai
Le Leader Mondial du Yacht Catamaran est né !
Le rapprochement des deux entités a été décidé le mois dernier par les dirigeants des deux entreprises (Jean-François BOURDIN PDG de Yapluka et Jean-Jacques COSTE PDG de Blubay Yachts) et va permettre à Yachts Industries d’offrir le choix le plus important du marché aux futurs propriétaires de catamaran.
Les deux marques vont bien sûr conserver leur identité propre à savoir confort et qualité pour Yapluka Yachts, style et performance pour Blubay Yachts et grâce à la réunion des deux savoir-faire, elles vont encore franchir un pas supplémentaire vers le très haut de gamme.
Suite à ce rapprochement, Yachts Industries va investir dans la création d’une unité de fabrication composite, afin de compléter le chantier de construction Aluminium situé à Caen-la-Mer.
Le groupe est capable de construire des projets sur mesure jusqu’à 200′ avec un process de construction très rigoureux aboutissant à une qualité de fabrication extrêmement élevée. Aujourd’hui Yachts Industries est la seule compagnie au monde à proposer des catamarans de très grand luxe en aluminium et en matériaux composites.
Une nouvelle gamme de catamaran à moteur au design novateur est également à l’étude, les premières unités seront dévoilées en fin d’année.
Yachts Industries sera présent aux différents salons d’Automne et présentera en première Mondiale le Blubay 100′ pour les salons de Cannes, Monaco et Fort Lauderdale et le Yapluka 72′ pour les salons de Cannes, Genoa et Barcelone.
Plus d’infos : www.yachtsindustries.com
Tragédie à bord d´ABN AMRO 2
Le Hollandais Hans Horrevoets, 32 ans, tombé à l’eau puis récupéré par l’équipage n’a pu être ranimé.
Au moment de l’accident, à quelques 1 300 milles de Land’s End à la pointe de la Cornouaille, ABN AMRO TWO, le VO 70 skippé par Sébastien Josse naviguait dans 30 nœuds de vent sur une mer formée avec des creux de 5 m. C’est dans ces conditions difficiles que Hans Horrevoets est tombé à l’eau à 03h (heure Paris).
L’équipage d’ABN AMRO TWO a immédiatement rebroussé chemin, affalé les voiles et sillonné la zone à la recherche Hoorevoets. Repéré, Hans a été hissé à bord et tout a été mis en œuvre pour le ranimer, avec l’assistance par téléphone satellite des services médicaux du Derrisford Hospital de Plymouth.
Rien n’a pu être fait et Hans Horrevoets n’a pas repris connaissance. Hans était marié et avait un enfant. C’était l’un des cinq jeunes professionnels du bord d’ABN AMRO TWO. Il avait notamment participé à la Whtibread 97-98, comme régleur sur Brunel Sunergy.
Plus d’informations à suivre.
L’équipe de Course Au Large s’associe à la douleur de la famille et des équipiers de Hans Horrevoets.
ABN AMRO 2, circonstances du drame
A 3h (heure Paris), au moment de l’accident, à quelques 1 300 milles de Land’s End à la Pointe de la Cornouaille, ABN AMRO TWO naviguait au portant dans 25-30 noeuds de vent sous grand voile, spi et trinquette. Seb Josse, skipper de ABN AMRO TWO était à la barre et Hans réglait l’écoute de spi. Nick Bice, Andrew Lewis et Lucas Brun se trouvaient également sur le pont. Le bateau est parti au surf et a enfourné. L’eau a balayé tout le pont et une fois l’eau évacuée, Hans n’était plus à bord.
Le skipper d’ABN AMRO TWO Sébastien Josse (31 ans) : “Nous sommes dévastés par ce qui vient de se produire cette nuit et toutes nos pensées vont vers la famille de Hans. Je voudrais dire que durant toute la manoeuvre “Homme à la mer” (MOB, man over board), tout notre équipage est resté parfaitement calme, professionnel et a fait preuve d’une exceptionnelle maturité. Nous regrettons profondément que nous n’ayons pas réussi à faire ramener Hans à la vie.”
Simon Fisher, navigateur à bord d’ABN AMRO TWO (28 ans) : “Aussitôt Seb a crié ‘un homme à la mer’ et on a mis en place la procédure, tout en pointant la position au GPS. Le bateau a rebroussé chemin immédiatement et on a commencé le chercher alors qu’on sonnait l’alarme sur terre. Une fois Hans retrouvé, nous l’avons hissé sur le bateau et les urgences de l’hôpital de Derriford à Plymouth ont été avisées du drame médical du bord et sont restés en standby. Malheureusement, nos efforts pour le faire revenir à la vie ont été inutiles.”
Jan Berent Heukensfeldt Jansen, Managing Director du TEAM ABN AMRO : “Nous sommes tous très choqués et dévastés par le terrible drame de cette nuit. Nos pensées sont tournées vers la famille de Hans. Nous sommes tous très conscients des risques que prennent les marins, mais rien ne nous prépare à ce type de tragédie. Mes pensées vont également à l’équipage qui s’est conduit de manière exemplaire et professionnelle en prenant
immédiatement les bonnes décisions. Je leur souhaite de revenir sains et saufs à la maison.”
Glenn Bourke, Chief Executive Volvo Ocean Race : “Toutes les personnes impliquées dans la Volvo Ocean Race sont profondément tristes de la perte d’un des membres de l’équipage d’ABN AMRO TWO. Pour l’heure, nos pensées vont vers la famille de Hans, ses amis, ses coéquipiers et tous les membres du team ABN ARMO. Nous savons que la course océanique porte en elle des dangers réels et nous faisons tout ce qui est possible pour en minimiser les risques avec des équipements de sécurité obligatoires à bord de nos bateaux. Pourtant, quand un tel drame arrive, c’est un choc pour tous ceux qui sont impliqués dans la course. La Volvo Ocean Race est comme une famille et nous ferons tout notre possible pour apporter le support nécessaire à cette heure tragique.”
ABN AMRO TWO n’est plus “en course”, mais poursuit sa route sur Portsmouth aussi vite qu’il le peut. L’équipage décidera de la suite de sa participation à la course pendant l’escale anglaise.
Les concurrents sont attendus vers le dimanche 21 mai à Portsmouth (Angleterre). Les concurrents de la Volvo Ocean Race y resteront jusqu’au vendredi 2 juin, après avoir disputé leur 13ème manche, la régate in shore de Portsmouth, prévue le lundi 29 mai. La prochaine
étape les emmènera à Rotterdam aux Pays Bas.
Source ABN AMRO
Dee Caffari : le regard de VDH
– Le Tour à l’envers est – il l’épreuve la plus difficile pour un marin en solitaire ?
" Je crois que oui. Déjà le fait de décider qu’on va s’atteler à cette tâche du Tour du monde à l’envers est énorme. Aller au bout , c’est formidable. Il faut comprendre que cela n’a rien à voir avec un Tour du monde classique où on est poussé par le vent. Dans un Vendée Globe, il faut placer son bateau sur les vagues , négocier des surfs endiablés. C’est stressant mais ludique. A la différence , rentrer dans chaque vague en sortir, retomber cela a un côté usant. Ce sont deux histoires opposées. Pour faire un parallèle avec le vélo ce n’est pas la même chose de descendre et de grimper le Mont Ventoux… "
– Vous trouvez qu’elle a bien géré son histoire et ses galères ?
" Comme on progresse à l’inverse du déplacement des dépressions, on en a forcément plus qui nous arrivent dessus. Plus on reste longtemps , plus on est exposé et en 178 jours elle n’a pas été épargnée. Elle a tenu bon dans le mauvais temps et aussi résolu certaines galères techniqes (soucis de pilote automatique). Elle avait une grosse assistance à terre mais elle était seule à bord pour gérer. Elle a fait face. "
– Elle a mis 55 jours de plus que vous pour boucler le Tour , comment jugez – vous sa performance ?
" Elle avait un coffre fort en acier solide mais moins rapide que mon voilier Adrien. La performance pour Dee Caffari réside dans le fait d’avoir bouclé l’histoire. C’est la démonstration de sa volonté. Mais pour avoir déjà dirigé 18 hommes autour du monde sur ce même parcours dans le Global Challenge , elle a forcément un caractère bien trempé ".
GD
BMW Oracle grand vainqueur
L’avènement des nouveaux Class America
Après une journée riche en émotion et des confrontations très intenses, il a fallu départager les quatre équipes ex-aequo en point pour connaître le classement définitif de ce premier Acte de la saison. Et c’est BMW ORACLE Racing qui sort vainqueur de ce système, devançant ses concurrents habituels. Ce podium sacre l’avènement des nouveaux Class America. Alinghi, le seul des ‘big four’ à courir sur son ancien bateau, termine en effet quatrirème, sa plus mauvaise place en match racing depuis le lancement des Actes en 2004.
Pression maximum
Mardi, lors de l’ultime journée de match racing, les 12 équipes avaient le sentiment légitime d’avoir tout à gagner ou à perdre. L’action était sur tous les fronts, du sommet aux derniers échelons du classement – et les matchs, disputés dans un vent d’est-sud-est de 10 nœuds, se sont révélés très tendus. La pression qui pesait sur les équipages s’est parfois transformée en nervosité avec un nombre record de pénalités distribuées. Plusieurs grosses équipes en ont d’ailleurs fait les frais.
Dans le flight 10, au cours d’un match électrique, Emirates Team New Zealand doit répondre au lof agressif de James Spithill sur Luna Rossa. Le grand spi rouge des kiwis semble toucher alors la barre de flèche du bateau Italien et explose. Dean Barker et les siens sont pénalisés sur le champ.
Mais les Italiens seront à leur tour pris au piège – dans le flight suivant – par BMW ORACLE Racing. A l’issue d’un louvoyage torride, les Américains parviennent à inverser les priorités et se retrouvent tribord amures à l’approche de la marque. Luna Rossa Challenge met du temps à se dégager du bateau prioritaire : il écope d’une pénalité.
Les arbitres embarqués sanctionneront également United Internet Team Germany et surtout Victory Challenge qui perd dans la foulée un match décisif contre le Desafio Espagnol 2007. Les Espagnols s’emparent ainsi de la 5e place et remplissent leur objectif affiché : terminer dans le carré magique des challengers, une position qui permettrait, dans un an, d’accéder aux demi-finales.
10e place pour Areva Challenge
Plus loin dans le classement, deux challengers italiens ont réalisé la belle opération du jour. Mascalzone Latino-Capitalia Team et +39 Challenge remportent en effet leurs deux derniers matchs. Les premiers confortent leur place de 7e au classement, les seconds remontent de la 11e à la 9e place.grâce à leur victoire contre Areva Challenge.
Si les Français sont facilement venus à bout de China Team, ils semblent en revanche avoir perdu leurs moyens face à +39 Challenge. Dans ce duel, Peponnet et son équipe volent le départ, une erreur qu’ils ne sont pas sensés commettre à leur niveau. Bien que très combatifs pendant toute cette régate, ils n’ont jamais eu l’opportunité de doubler Iain Percy.
Ce n’est pas fini !
Le classement général du Valencia Louis Vuitton Act 10 est toujours provisoire. En effet,
BMW ORACLE et + 39 Challenge ont toujours un match de retard qui sera disputé demain mercredi. L’issue de ce match ne changera pas le classement de l’Acte, mais le nombre de points seront différents et pourront en revanche affecter le classement des challengers (Louis Vuitton Ranking) dans lequel les ex-aequo ne sont pas départagés.
Source ACM


















