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Les M2 font le coup de poing

M2 Bol d'Or Neuchâtel
DR

A 14 heures précises, ce ne sont pas moins de 290 bateaux qui se sont élancés au large du Yacht Club de Genève en direction de Rolle pour y virer la seule marque du parcours, avant de revenir à leur point de départ. Sur une distance légèrement inférieure à un demi Bol d’Or et sans avoir à négocier les aléas du « haut lac », cette régate représente un excellent galop d’essai pour les bateaux et les équipages. Il leur reste ensuite une seule semaine pour peaufiner les réglages et effectuer les dernières optimisations avant le grand rendez-vous du week-end prochain : le Bol d’Or Rolex.

Malgré des airs timides, la bataille fût acharnée chez les M2. Parmi les vingt bateaux de cette classe présents sur la ligne de départ, nombre d’entre eux disputaient leur première régate de la saison. Extrêmement motivés, ces équipages avaient à coeur de se tester en condition de course et de se mesurer aux bateaux ayant déjà rodés leur saison en eaux neuchâteloises. En plus de cette compétition « interne », les M2 retrouvaient sur le plan d’eau les autres multicoques du lac.

Après un départ sous gennaker et une montée très « tactique » pour sortir du petit-lac, dans des airs faiblissants, les M2 se retrouvent groupés sur une ligne allant de Promenthoux à Yvoire. Immolac et Synthesis Bank positionnés mi-lac, exploitent au mieux une veine de vent providentielle qui leur permet de virer en tête la bouée de Rolle. A ce moment de la course, les positions sont très serrées, avec neuf M2 dans un laps de temps de dix minutes seulement. 17 Ventilo M2 figurent parmi les 20 premiers à la marque de mi-parcours.

Sur le chemin du retour, Team New Wave sur la côte française et Comptoir Genevois Immobilier  sur la cote suisse, négocient au mieux le début de la descente sur Genève. Ces derniers privilégient alors la côte suisse, accompagnés du neuchâtelois Banque Piguet et d’Immolac. A la hauteur de Nyon, les bateaux accélèrent et tirent un long bord en direction de la côte française pour rejoindre Hermance et les risées qui sortent de ce côté-là du lac. Dans des airs thermiques stabilisés, la fin de course est de toute beauté avec une meute de multicoques filant sur un flotteur à plus de 11 noeuds en direction de la ligne d’arrivée.

Au finish, c’est Banque Raiffeisen (hors classement Trophée Losinger) qui l’emporte chez les M2, devant Team New Wave décidément habitué des premières places, Banque Piguet et Batimetal. Les quatre premiers M2 se tiennent en moins d’une minute après presque 7 heures de course. Onze M2 sont parmi les 13 premiers du classement général.

Une rentrée lémanique donc très réussie pour les M2 qui viennent s’intercaler au milieu des D35 et démontrent une fois de plus leur formidable potentiel en terme de vitesse. On les avait vu puissants dans le gros temps sur le lac de Neuchâtel, les voici subtiles et légers dans des conditions de vents plus faibles et moins établies.

Source AM2

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Pegasus Racing intouchable, GP Covers redoutable

18 Australiens
DR

Avec 8 victoires de manches et deux places de seconds, sur 10 manches retenues (soit 12 pts au total), les américains Howie Hamelin et Mike Martin, aidés à l’avant du très agile et puissant Australien Trend « The Weapon » Barnabas, ont fait montre d’une outrageante domination tout au long de cette régate italienne. Intouchables, ils ont réussi à placer entre eux et John Winning, président de la Classe Australienne, pas moins d’une dizaine de points malgré le retour tonitruant en fin de compétition (jamais plus de 3ème à partir de la 6ème manche) de celui qui fêtera ses 54 ans cette semaine.

Particulièrement a l’aise dans la brise, « Woody », (rares sont les Australiens qui n’ont pas de surnom) et ses équipiers se sont imposés lors de la longue distance du 4ème jour, bouclée en un peu plus de deux heures autour des petites îles qui jouxtent les bords du Lac. Ils se sont également offert le luxe de finir en beauté, en remportant la dernière manche de la régate, plaçant finalement près d’une vingtaine de points entre eux (22,4 pts) et les premiers européens, les Danois de GP Covers (41 pts), moins réguliers aux avant postes mais toujours bien placés.

Vainqueurs du circuit européens en 2004 et seconds l’année dernière, Flemming Clausen, Thomas Ebler et Soren Clausen cachent sous leurs airs de bons pères tranquilles une redoutable efficacité et une expérience redoutables qui leur permet de tutoyer le plus haut niveau mondial, en mettant dans leur tableau arrière, pas trop loin (46 pts) tout de même, les Australiens de De Longhi (Grant Rollerson, Raphael Grenn et Warren Sare), qui n’ont cessé d’osciller entre la 2ème et la 6ème place.

Venus en force avec 8 bateaux, les Anglais font ensuite un tir groupé de la 5ème à la 8ème place. En haut de ce regroupement national avec 49 pts, Peter Barton et ses coéquipiers (Barron & Smithers), tenants du titre européen et auteurs d’une très belle fin de compétition, avec une belle 3ème place dans la longue distance se placent juste devant Sels (52 pts) et le prometteur Whitestuff (67 pts), qui fini 4ème et 2nd dans les deux dernière manches de la compétition. Les hommes de Base 1, récents vice champions du championnat national anglais disputé début mai à Weymouth, terminent 8èmes avec des résultats en demi teinte.

Côté français (Groupe Sefico), de nombreux problèmes physiques ont imposé au barreur Christophe Orion de naviguer avec un équipage à géométrie variable. Philippe Vallée se blessait (déchirure musculaire à la cuisse) dès le premier jour. Pendant qu’un équipier anglais, Rob, assurait l’interim, Eric Caiveau, souffrant lui-même du dos et remplacé pour l’occasion par un nouvel homme d’équipage, Jean-François Sire, prenait le train pour l’Italie et rejoignait l’équipe le mercredi…juste avant que le nouvel équipier français, pourtant solide, ne se blesse à son tour et que Rob reprenne du service !

Ces difficultés n’ont pas empêché les Sablais (et leur acolyte Anglais) d’assurer quelques belles manches, notamment lors de la longue distance où ils accrochent une belle 11ème place, malgré un bateau qui commence maintenant, à mesure que la flotte, notamment anglaise, voit ses rangs se grossir de bateaux de plus en plus performants, à montrer un déficit de vitesse handicapant. Ils terminent 16èmes, avec 153 pts, juste derrière Blue Star, le bateau hongrois (150 pts). Leur collègue Suisse et francophone Patrick Chanez (4us), président de la classe européenne, termine quant à lui 21ème, avec deux belles 13èmes places.

La plus grosse épreuve du championnat européen 2006 s’est donc déroulée dans des conditions de navigation, grâce à la configuration particulière du Lac de Garde, entouré de hauts et abrupts reliefs rocheux. Une quinzaine de 18 pieds s’affronteront à nouveau du 22 au 24 juillet prochains lors du Grand Prix d’Allemagne à Travenmünde. A égalité de point avec Base 1 pour l’instant (37 pts), GP Covers devrait logiquement prendre la tête du classement provisoire européen puisque les Anglais ne seront vraisemblablement pas présents.

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Un remplaçant pour l’optimist ?

Pixxy
Pixxy

Le Pixxy : un apprentissage et fun de 7 à 14 ans proposé par le chantier 2win.

Très stable et évolutif, le Pixxy 2.35 permet d’initier rapidement les enfants aux joies de la voile.

Son design très tendance, associé à une finesse de barre exceptionnelle, séduit tout particulièrement les jeunes navigateurs.

Il est entièrement autovideur grâce à son large tableau arrière semi-ouvert.

Côté confort : son cockpit très spacieux et ses larges caissons ergonomiques facilitent l’apprentissage des enfants pour un plus grand plaisir de navigation.

Côté pratique : les larges et solides listons “aile” assurent un portage aisé, procurent un couple de rappel important pour mieux maîtriser le bateau dans la brise et augmentent la rigidité de la coque. Quant à la bôme, elle est positionnée suffisamment haut pour éviter les problèmes au cours des virements de bord. Un petit caisson à l’avant du bateau permet de ranger le bout de remorquage et de tenir au sec du petit matériel. Le tableau arrière semi-ouvert évite à l’écoute de sortir du bateau.

La dérive, le safran ainsi que le gréement de l’Optimist sont adaptables sur le Pixxy.

Côté sécurité : Le Pixxy est aussi stable qu’un Optimist. Son redressement est très facile grâce aux effets associés du cockpit autovideur et du volume important du double fond et des caissons. De plus, le mât ralingué et la prise de ris de série sécurisent les sorties sur l’eau en permettant la réduction rapide, partielle ou totale, de la voile. Quant au tableau arrière semi-ouvert, il facilite grandement la montée à bord des enfants.

www.2-win.fr

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O’Pen Bic : nouveau dériveur pour enfants.

O´Pen Bic
O´Pen Bic

Le nouveau O’Pen Bic bouscule le paysage du dériveur pour enfants en leur proposant une véritable machine de glisse pour se faire plaisir avec performences et sensations à la clé.

Les atouts de ce nouveau « navire » :
Une coque moderne : avec son design et ses spécificités techniques, l´Open Bic fera la fierté des petits matelots.
Très bas sur l´eau avec une carène planante et rapide ainsi qu´un arrière entièrement ouvert, l´Open Bic offre les mêmes sensations qu´un vrai dériveur.

Un look et des équipements futuristes :
En plus d´être profilé et désigné, ce dériveur destiné aux petits a pourtant tout d´un grand : palan de Cuningham, écoute de grand voile avec poulie winch…

Le gréement de l´Open Bic est composé d´une voile de 4,5m2 à fourreau de type planche à voile. Dessinée avec un léger rond de guindant pour faire ouvrir la chute, cette voile, montée sur un mât époxy, est entièrement lattée et fabriquée en monofilm transparent.

Un concept de gréement évolutif :
L´Open Bic est une embarcation qui se situe à mi chemin entre l´Optimist et le solitaire adulte.
Le principal atout de l´Open Bic est son concept de gréement évolutif.
Dans un premier temps, le jeune matelot aura la possibilité d´acquérir la coque seule qui est utilisée avec le gréement et l´accastillage de son ancien Optimist. Son embarcation deviendra alors plus ludique et plus performante.

Dans un second temps, avec l´achat du gréement de 4,5m2, son « navire » deviendra nettement plus rapide mais toujours facile à maîtriser.

Plus d´infos sur : www.bicsport.com

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Du vent, de la houle, de l’action …

Eric Drouglazet / Malongo
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Est ce le vent, modéré à fort, est ce le clapot, court et cassant, est ce la flotte de plus en plus homogène et compacte ? les trois Solitaires trustent les accessits et dictent leur rythme à un peloton de plus en plus nerveux. Ainsi le « banane » de ce matin a t’il vu les trois compères porter leur dévolu sur les trois marches du podium. Le long parcours côtier lancé à suivre par le comité de course apportait une nouvelle confirmation de l’état de forme des trois hommes ; Charles termine 8ème, Christopher, 4ème et Eric second. Nicolas Troussel (Financo), autre marin  « en pleine bourre » de ce dernier tiers de la Solo Méditerranée abonné aux 5 ou 6ème place, dévoile avec sa victoire du jour  la nouvelle cote des ses ambitions : en hausse et en compétition ouv  erte avec le leader Kito De Pavant (Groupe Bel).

Nouvelle journée intense de compétition en Méditerranée. Le vent fort annoncé et bien présent au rendez-vous a favorisé le lancement coup sur coup de deux manches particulièrement exigeantes pour les solitaires. Le dur clapot levé depuis 24 heures par le vent marin venu du Sud Est mesuré à 18 nœuds et plus en milieu de journée a rendu manœuvres et maîtrise des Figaro Bénéteau 2 physiques et acrobatiques. Les Solitaires ont sans rechigner disputé dès midi un premier parcours de type banane que s’adjugeait un Eric Drouglazet en impressionnant regain de forme. Sa bagarre avec le jeune Marseillais Christopher Pratt se prolongeait en milieu de journée lors du parcours côtier défini devant Gruissan Plage. C’est cependant un autre solitaire de plus en plus inspiré par cette Solo Méditerranée, Nicolas Tr  oussel qui triomphait ce soir. Vainqueur de la manche, il revient à 11 points du leader Kito De Pavant au classement général. Charles Caudrelier effectue lui aussi une bonne opération en revenant à égalité de points avec Pietro D’Ali (Nanni Diesel) en 4ème position.  Troisième du côtier, Gildas Morvan ne devance ces deux hommes que d’un petit point sur la 3ème marche du podium.

Ca frotte !
Gérer un envoi de spi dans du vent frais et sur un fort clapot, entouré de Figaro Bénéteau 2 lancés à pleine vitesse relève d’un exercice de haute précision qu’une bonne once de chance aide parfois à passer en douceur. Les régates âprement disputées devant Gruissan n’ont pas toujours été sans leur lot d’incidents et autres touchettes ; la plus grave à mettre aux dépens de l’infortuné Marc Emig, contraint de rentrer au port suite à une collision avec le Baïko d’Antonio Pedro Da Cruz. Tous les préparateurs à terre se mobilisaient immédiatement pour aider à remettre AST Groupe en état de naviguer demain.

Fatigue.
C’est une flotte de solitaires bien éprouvés qui regagnait ce soir le port de Gruissan écrasé de soleil. Après deux semaines de course, et bien que toutes les manches programmées n’aient pas été courues à Cassis, la fatigue physique tombe sur les épaules des 29 marins de la Solo Méditerranée (Erwan Israel-Delta Dore- soigne son œil infecté). Une concertation est organisée ce soir à l’initiative de Gilles Sabin, Directeur de course, qui interrogera les concurrents sur leurs aptitudes à repartir en course demain dans des conditions de vent et de mer aussi musclées qu’aujourd’hui. La grande et décisive étape vers Porquerolles via la Corse est pour lundi, et il est hors de question de faire prendre le moindre risque de casse à une flotte déjà très sollicitée.

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So British !

Semaine Internationale de Deauville
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C’est l’une des particularités de la voile de compétition entre deux bouées. Les amateurs, qui ont en général une activité professionnelle la semaine, côtoient sur les pontons et en navigation les « vedettes » de la voile, leur «Zidane» à eux. Ainsi, vous pouvez vous retrouvez à Deauville, bord à bord avec un champion du Monde de Mumm 30, un tacticien reconnu dans le monde des trimarans de 60 pieds ou encore des briscards britanniques habitués des préparations Olympiques. Un véritable mélange des genres propre aux sports nautiques, il règne aussi à la semaine Internationale de Deauville une véritable ambiance cosmopolite et les anglais font des étincelles sur l’eau.  

 Duel Franco-Britannique chez les J105, qui ont hier, comme toute la flotte, peu naviguer (2 courses) du fait des conditions de vent léger. « J-Dream GBR » et « Garzette FRA » se livrent un match au sommet de la course croisière.  Pierre Dalibot qui doit faire face à plus de 7 voiliers aux couleurs de l’Union Jack va-t-il s’en sortir ? Désormais en tête au classement général provisoire avant jury, « Garzette » tient la corde.
 Cette dernière est largement tenue par Ivill Chaz en J109. L’équipage Anglais « Johnny Blue 2 » se ballade à Deauville et semble très proche d’une belle victoire à la première Coupe Européenne des J109.

 Encore un Britannique au commande de la flotte des 40 pieds, Robin Dollar et son first 40.7 « Grand Cru 2 » mène les hostilités devant l’IMX 40 Hollandais « Weerga ».

 Décidément, les Anglais font fort notamment dans la classe reine de la Deauville International Week. Avec 29 points d’avance, s’il vous plaît, Louis Browne file à grande vitesse vers le titre de Champion d’Europe en Mumm 30. Ce matin, Louis avait pour stratégie de finir chaque course sans disqualification. En effet, aucune course ne sera enlevée au général. Le but du jeu est donc d’être le plus régulier possible et de ne pas prendre une mauvaise manche. Mission accomplie pour « Astérix ». Le Normand Charon est toujours en seconde position, il va devoir surveiller son tableau arrière demain matin car les Dunkerquois sont en embuscade !

 Enfin, Philippe Ligot en Melges 24 poursuit son festival (8 courses gagnées sur 9), Pierre-Alexandre Jouvencon en 747 OD tient bon la barre, tandis que Philippe Rossignol en J80 se rapproche d’une victoire Calvadocienne.

Ils ont dit :

Chaz Ivill, J109 « Johnny Blue 2 » : « Puisque nous naviguons en monotypie, le classement est très serré et donc la course est vachement intéressante. La clé pour réussir sur le plan d’eau de Deauville est d’avoir un bon tacticien. C’est essentiel de prendre un bon départ et la décision du côté du plan d’eau à favoriser lors du premier bord est primordiale. Hier, le vent a basculé énormément en force et en direction. Nous avons choisi une voile légère pour la première course ce qui nous a fait gagner. Dans la deuxième course de vendredi, nous avions pas assez de puissance donc nous avons changé notre fusil d’épaule en choisissant une voile plus grande. Depuis le début de la compétition, le niveau des J109 s’est amélioré surtout pour notre adversaire direct « Firestorm ».

 Chris Sandison, 40 pieds « Grand Cru 2 » : « Notre semaine à Deauville est très serrée notamment contre l’IMX 40 et « Chimaena » un autre Fist 40.7 affûté.  Nous allons tenter de garder la tête au classement mais c’est pas facile de lire ce plan d’eau ».

 David Apthorp, J105 « J Dream » : « C’est super chouette de courir contre « Garzette », ils viennent de Bretagne Sud et ils sont sympas avec nous. Nous avons bien envie de les accueillir pour faire des régates en Grand-Bretagne. Nous avons encore des soucis avec les voiles, elles sont un peu vieille ».

Tony Lovell, ancien Commodore du Royal Southern Yacht Club (Hamble) et assistant du comité de course Mumm 30 : « Cela fait 20 ans que je viens à Deauville pour courir Cowes / Deauville. La transformation du port de Deauville et de ses pontons est hallucinante. La Deauville Week est très sportive car les coureurs restent longtemps sur l’eau et enchaîne 3 à 4 courses chaque jour ».

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Brasil premier à Rotterdam

Brasil 1
DR

C’est donc une victoire faite de patience, de talents régatiers  et de beaucoup de combativité. Cette première place sur la plus haute marche du podium a été conquise de haute lutte contre deux poursuivants particulièrement combatifs, Ericsson et ABN AMRO ONE qui n’ont pas lâché les Brésiliens depuis le nord de l’Ecosse, alors que les trois autres concurrents, Pirates, ABN AMRO TWO et Brunel se laissaient définitivement distancer alors qu’il restait encore plus de 500 milles à parcourir.
Pour l’équipage de Brasil 1 qui compte à son bord la fine fleur de la voile olympique du Brésil, cette victoire a une saveur particulière. En effet, remporter une étape de haute mer devant tous les bouffeurs d’océan embarqués sur les autres V0 70 a un parfum de petit pied de nez.
ABN AMRO ONE prend la seconde place de cette étape qui arrive à domicile puisque cet équipage, tout comme ABN AMRO TWO, bat pavillon hollandais. Mais ayant déjà course gagnée au général, Mike Sanderson et ses hommes  se réjouissent de la victoire de Brasil 1.
Ericsson, arrivé en 3ème position, 26 minutes et 10 secondes après ABN AMRO ONE, savoure sa seconde place de podium consécutive et fait une sérieuse OPA sur la 4ème place au général provisoire de ABN AMRO TWO. Les trois autres concurrents sont attendus en milieu de journée, dans un ordre encore incertain.
 
Prochaine épreuve : la régate in shore de Rotterdam, demain. 15ème manche et avant-dernière épreuve de cette Volvo Ocean Race 2005-2006.

Classement général provisoire après 14 manches (sur 16) :
1 – ABN AMRO ONE : 84,5 points + 6 = 90.5 points / 1er au général provisoire
2 – Pirates des Caraïbes : 59.5 points / 2ème au général provisoire
3 – Brasil 1 : 52    points + 7 = 59 / 3ème au général provisoire
4 – ABN AMRO TWO : 48.5 points
5 – Movistar : 48 points DNS / DNF
6 – Ericsson : 45 points + 5 = 50 points           
7 – Brunel : 8 points

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Charles Caudrelier, leader hier à Gruissan

Charles Caudrelier / Bostik
DR

Gruissan constituera-t-il un  tournant dans cette édition 2006 de la Solo Méditerranée ? Après l’éclatante victoire de Kito de Pavant entre Cassis et Gruissan, seul le Briochin Yann Eliès paraissait en mesure d’entamer la superbe du Montpeliérain. Las ! A l’entame du premier bord de portant du parcours banane mis en place par Gilles Sabin et son équipe, Yann Eliès, second du classement général, déclarait son abandon de la manche et rentrait au port, souffrant d’une blessure au dos que l’on espère superficielle. Loin devant à ce moment de la course, Charles Caudrelier enchaînait virements et empannages comme un métronome ; parti en milieu de ligne, Charles protégeait sa gauche lors de la première remontée au vent et envoyait le premier son spi, tout en gardant le génois à poste, afin d’anticiper le bord de près et afin de s’épargner une manoeuvre supplémentaire à l’avant. La descente sous spi donnait l’occasion aux virtuoses du genre l’occasion de se mettre en évidence. Gildas Morvan, Kito De Pavant ou Eric Drouglazet, droits dans leur cockpit, écoute de spi en mains, téléguidaient dans la posture du dresseur de pur-sang leur Figaro Bénéteau 2 sur la crête d’une houle en certains points du plan d’eau très prononcée. La ligne d’arrivée consacrait un Charles Caudrelier parfaitement remis de sa déception de la course offshore d’avant-hier. Christopher Pratt lui a disputé jusqu’au bout la victoire finale. Il exorcise lui aussi devant Gruissan la frustration ressentie entre Cassis et la cité languedocienne. Après sa victoire à Marseille, le skipper d’Espoir  Crédit Agricole démontre à nouveau son impressionnante aisance entre trois bouées.
 Gildas Morvan revient de loin. Le « géant vert » a effectué un retour tonitruant sur la tête de la course après un départ plus que moyen du mauvais côté du plan d’eau. Il termine dans le tableau arrière d’un Eric Drouglazet que l’on avait pas vu à si belle fête depuis sa 5ème place à Marseille.
 Le classement général subit les soubresauts de cette journée un peu particulière. L’infortuné Yann Eliès chute à la 5ème Place. Kito De Pavant est désormais un solide leader devant Nicolas Troussel (Financo) impressionnant de régularité aux places d’honneur. Gildas Morvan pointe à nouveau sa haute taille sur la troisième marche du podium devant Pietro D’Ali (Nanni Diesel), lui aussi très en vue aujourd’hui. Le vainqueur du jour Charles Caudrelier est 6ème.

Ces classements sont donnés sous réserve. Une pluie de drapeaux rouges, 7 au total, synonymes de demande de réclamation s’était abattue sur le comité de course à l’issue de la manche. Trois seront en définitive recevables et soumises à l’examen du jury.

Classement provisoire de la course du jour (les 6 premiers) :

 1 – Charles Caudrelier (Bostik)
 2 – Christopher Pratt (Espoir Crédit Agricole)
 3 – Eric Drouglazet (Malongo)
 4 – Gildas Morvan (Cercle Vert)
 5 – Nicolas Troussel (Financo)
 6 – Kito de Pavant (Groupe Bel)

(Source Solo Méditerranée).

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Vers la ligne d’arrivée

Mini Fastnet bato 422
DR

Au dernier pointage, c’est Vecteur plus (265) qui prend la tête de la flotte. À une dizaine de milles à l’est du peloton de tête, le prototype de Didier Le Vourch et Aloys Claquin pourrait avoir fait le bon choix si le vent, annoncé mollissant, bascule comme prévu au Sud-Est dans la nuit. Derrière lui, plus à l’ouest, PCO Technologies – Set – Environnement (424), Mini-Minx (196), Brossard (198), Ecover (618) et Déphémérides (291) suivent dans un mouchoir de poche. Entre ces 6 concurrents, qui semblent désormais inaccessibles du reste de la flotte, tout va se jouer dans les prochaines heures.
Derrière eux, un deuxième groupe de prototypes se détache : Adria Mobil (510),  Crédit Agricole – Skipper Challenge (417), Adrénaline (346), Areas assurances (454), Micromegas (159). Puis viennent les série, avec en tête DIJS Net-1 (422), talonné par French Kiss (522).
À ce rythme, les premiers devraient franchir la ligne aujourd’hui en milieu de journée.
 
Dans la flotte
La première fille : Marine Chombart de Lauwe, Esprit 93 (481) – 9e en série
Sur le pogo Esprit 93, les Chombart naviguent en famille. Marine s’est embarquée avec son père Pascal pour courir le mini-Fastnet. Cette jeune journaliste a déjà à son palmarès une 10e place dans la Transat 6,50 2005 (1ère féminine).
 
In extremis : Laurent Bourgues, Adrénaline (346) – 9e en proto
Laurent Bourgues a fait ses armes en laser avant de succomber à l’appel du large. Le jeune marseillais a auto-financé l’achat de son plan Manuard et pu embarquer in extremis dans la dernière Pornichet Sélect ; il a terminé 14e pour sa première épreuve en solo, dans le trophée Marie-Agnès Peron, et se classe actuellement 9e au classement général.
 
Auto-construction : Sébastien Picault et Aymeric Garrant, Groupe Royer (573) – 44e au général
Ces deux copains d’enfance, pas vraiment des enfants de la mer (l’un est Lorrain, l’autre du centre-Bretagne), ont dessiné et construit eux-mêmes leur prototype, avec l’aide des amis et de la famille… engagés malgré eux dans une aventure où les maîtres-mots sont débrouille et ingéniosité.
 
Un potentiel vainqueur : Tanguy De Lamotte et Ronan Deshayes, PCO Technologies Set environnement (424) – 2e au général
Après une 3e place en série dans la Transat 6,50 2005, Ronan Deshayes renouvelle l’expérience Mini mais cette fois en proto, sur un plan Tanguy De Lamotte… embarquant dans l’aventure le concepteur lui-même, qui s’était fait remarquer l’an passé en terminant toutes ses courses sur le podium et en coupant la ligne à Salvador de Bahia en 7e position.
 
 

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Phases finales aujourd´hui

Mondial 49er 2006 lac du Bourget
DR

Les surprenants grecs Athanasios PACHOUMAS et Athanasios SIOUZIOS continuent dans la régularité (1 fois 1er, 3 fois 2ème, 2 fois 3ème !) Derrière eux, les allemands Marcus BAUR et Max GROY se sont fait remarquer avec 4 premières places, une place de 3ème et malheureusement une 7ème place qui les pénalise lourdement.

Enfin les champions du monde en titre Rodion Luka / George Leonchuk se placent idéalement en 3ème position. C’est la déception du coté des équipages français qui ne compteront aucu représentant dans le rond or malgré de belles manches de Manu Dyen et Yann Rocherieux (2ème et 5ème ) ainsi que de de Julien D’Ortoli et Ulysse Hoffman (une fois 3ème et deux fois 5ème).

Aujourd’hui les phases finales commenceront avec une flotte de 25 bateaux dans le rond or, 33 bateaux dans le rond argent et 34 dans le rond bronze.

Les épreuves du rond or se dérouleront face aux tribunes au plus proche des spectateurs. A ne pas oublier « Sport spectacle et sensations » ! le rendez vous des « World Games 49er » samedi soir de 20h 30 à 22h30  Les meilleurs 49er en démonstration sur des matchs très courts (10mn avec 10 participants par groupe : les 5 meilleurs étant qualifiés pour le tour suivant)

Visibilité maximum depuis les tribunes et commentaires en direct ! Rendez vous aujourd’hui vendredi, pour le début des phases finales de ce Championnat du Monde qui promet une lutte extrêmement serrée !

Source Mondial 49er

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