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Chronique d´une brise annoncée

GP Fécamp 2006
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Va y avoir du sport ! Si ce dernier Grand Prix de la saison ne changera pas grand-chose côté hiérarchie pour le classement final du Championnat, Fécamp va néanmoins permettre d’effectuer un dernier galop d’essai avant la Route du Rhum pour valider les petites modifications apportées pour la transat en solitaire, mais aussi pour conclure un circuit assez diversifié en terme de conditions de navigation. Le Trophée du Conseil Général des Alpes Maritimes à Nice, fin mai, était placé sous le signe de la très grosse brise. Le Grand Prix de Sicile à Trapani se déroulait dans un flux soutenu et une mer très agitée qui a confirmé la domination de Groupama-2. A Marseille, la météo était plus variée avec du vent médium qui a montré que Géant était en embuscade particulièrement lors du parcours côtier, tandis que le Grand Prix du Portugal à Portimao ne bénéficiait que d’une petite brise avec un joli duel final de Gitana 11.

Le front froid est passé

A Fécamp, la situation s’annonce plutôt musclée avec un bon flux de secteur Nord-Est à Est (vent venant de terre), des courants de marée importants (jusqu’à trois nœuds), un grand soleil dès ce jeudi après-midi et une mer relativement peu agitée. Or, dans ces conditions, la suprématie de Franck Cammas et de son équipage semble plus facile à mettre en ballottage comme cela s’est avéré à Nice et à Trapani.

Dès ce jeudi, les quatre trimarans ont eu l’occasion de repérer une dernière fois le terrain de jeu très spécifique de Fécamp dans une brise qui est restée très maniable le matin (12-15 nœuds de Nord à Nord Est et mer peu agitée) puis un peu plus animée en début d’après-midi (15-18 nœuds de Nord Est, mer agitée). Le passage d’un front froid a couvert le ciel en matinée mais c’est sous un grand soleil que la manche d’entraînement, répétition générale des parcours banane, s’est  déroulée entre Groupama-2, Géant et Gitana 11, Gitana 12 ayant préféré rentrer au port en fin de matinée. Une manche façons « examen blanc » qui a confirmé que les trois trimarans n’avaient pas de différentiel marqué sous grand voile haute et foc solent, en haut de « range », c’est-à-dire au maximum de la toile portable.

Encore une fois, Franck Cammas s’est montré le plus à l’aise au départ et encore une fois, l’avantage était important sur le premier bord de près où il pouvait contrôler ses deux concurrents. Michel Desjoyeaux est apparu très véloce au portant avec son immense gennaker et Loïck Peyron moins percutant au niveau manœuvres. Mais au final de cette manche animée par une belle brise de Nord 15-18 nœuds, les écarts n’étaient pas très significatifs. Stratégiquement le plan d’eau normand est assez ouvert surtout avec les importants courants de marée attendus ce week-end. Comme les équipages vont être très sollicités physiquement, il est probable que quelques surprises seront au programme pour ce dernier Grand Prix… En tous cas, il va y avoir de la sueur dans ces conditions musclées prévues pour vendredi (Est-Nord Est 20 nœuds) et samedi (Est 15 nœuds), et plus molles dimanche (Sud 5 nœuds).

Classement de la Multi Cup Café Ambassador

A l’issue de la course Londres-Alpes Maritimes (coefficient 2), du Trophée du Conseil Général des Alpes Maritimes (coefficient 0,5), du Trapani Grand Prix (coefficient 1), du Grand Prix de Marseille (coefficient 1) et du Grand Prix du Portugal-Portimao :

1-Groupama 2 (1er+1er+1er+1er+1er) 27,5 points
2-Géant (3ème+2ème+2ème+2ème+3ème) 19 points
3-Gitana 11 (4ème+3ème+3ème+3ème+2ème) 15,5 points
4-Banque Populaire IV (2ème+4ème+DNC+DNC+DNC) 12 points
5-Gitana 12 (5ème+5ème+DNC+4ème+4ème) 7,5 points

Finir en beauté

Groupama 2 qualification Route du Rhum
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Avec ce dernier Grand Prix de la saison, Franck Cammas et ses hommes aimeraient conclure en beauté une année jusqu’alors marquée par un sans-faute. De Nice, à Trapani, en passant par Marseille et Portimão … l’équipage de Groupama 2 a raflé la totalité des épreuves et pointe, avant cette dernière confrontation, en tête du classement général avec une avance plus que confortable sur ses poursuivants. Ainsi, si le suspense quant à l’attribution du titre de Champion Multi Cup n’est plus vraiment de mise depuis la victoire de Groupama 2 au Portugal mi-juillet, Franck Cammas souhaite, comme à son habitude, associer la manière à la performance: « Il nous reste encore une épreuve à disputer et nous devons rester concentrés jusqu’au bout. D’autant que nous avons trè!  s envie d’être performants à Fécamp, histoire de finir en beauté ! Mais il est vrai que si nous faisons le calcul, nous n’avons plus grand-chose à craindre !  Cela nous permettra de prendre encore plus de plaisir à Fécamp. »

Les régates débutent demain avec un premier signal d’attention prévu à 10h30. Deux autres manches seront à suivre. Selon les prévisions de Météo France, la mise en jambe devrait être rapide puisque 20 nœuds de secteur Est Nord Est sont attendus pour ce premier jour de régate. Un flux qui devrait cependant mollir au cours du week-end.

Quand Fécamp rime avec changements …
Pour ce dernier rendez-vous du calendrier Multi Cup Café Ambassador, quatre changements sont à enregistrer à bord de Groupama 2. Une donnée importante quand on s!  ait que la connaissance mutuelle des équipiers et leur !  exp&eacu te;rience du dernier-né des 60 pieds, sont une des clés de la réussite du projet. Ainsi Loïc Le Mignon, Damian Foxall, Albert Jacobsoone et Tanguy Cariou seront de la partie ce week-end.

Rapide passage en revue de ces « nouvelles » troupes
Après avoir été équipier de Loïck Peyron, avec lequel il a terminé 3ème de la Transat Jacques Vabre en 2001, puis wincheur à bord de Gitana 11, Loïc Le Mignon est aujourd’hui membre de l’équipe technique du maxi trimaran Groupama 3. A Fécamp, il vient prêter main forte au poste de wincheur bâbord. Un poste habituellement occupé par Eric Coulon. Aux réglages, Damian Foxall et Albert Jacobsoone remplacent Thierry Fouchier et Bruno Jeanjean, retenus sur les Championnats du Monde de Farr 40 qui se déroulent actuellement à!  Newport. Damian sera au réglage du solent et Albert à celui du gennaker. Enfin, comme prévu depuis le début de la saison, Tanguy Cariou prend la place de Gildas Philippe à la tactique. Un poste clé que le Douarneniste connaît très bien, notamment pour l’avoir déjà pratiqué à bord de Groupama 1. C’était entre 2002 et 2004, avant de se consacrer à l’America’s Cup, où depuis deux ans il est l’un des éléments de la cellule arrière du class America français.

La SNSM à l’honneur à Fécamp
Profitant du Grand Prix du Port de Fécamp, la Multi Cup Café Ambassador a invité la SNSM (Société Nationale de Sauvetage en Mer) à venir présenter la « Charte de la Citoyenneté de la Mer ». Un engagement qui se traduira concr&egrav!  e;tement ce week-end par une présence de la SNSM non se!  ulement sur le village de la course ainsi qu’en mer. En effet,  le pavillon de course du Grand Prix sera aux couleurs de la Société Nationale de Sauvetage en Mer. Enfin, samedi, à l’occasion d’un cocktail qui se tiendra à la Société des Régates du Port de Fécamp, les skippers signeront la charte visant à augmenter les mesures de prévention « pour que l’eau salée n’ait pas le goût des larmes. »

Source Groupama

La chronique de Capian : les apports d’une virée aux Açores…

Capian Roi du matelas
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Tout le monde l’a déjà entendu :« C’est dans la tête que ça se passe ! ». La problème c’est que  cela se vérifie à chaque fois. Vivre en vrai un an à l’avance l’équivalent de deux premières étapes de la Mini n’a donc pas été pour moi le moindre des apports de Les Sables-les Açores. C’est sûr qu’au départ de la première étape de la Transat, dans la tête, je pourrai me dire « Ca, c’est Ok, tu l’as déjà fait l’année dernière ». Reste à voir si ça marche…

Il y a bien d’autres chose que j’avais entendues et que j’ai pu vérifier par moi même ; Notamment : « les « petites » courses ne préparent pas à la Transat » (Ni aux Açores, d’ailleurs). Enfin, si, en partie : Elles donnent l’obligatoire aisance technique et l’assurance nécessaire pour en prendre le départ. Mais évidemment passer de 500 à plus de 1000 milles change la donne dans de nombreux domaines.

Ne serait-ce que la nourriture. Pour 500 milles, je suis calé. Mais là j’ai eu les plus grandes peines du monde à considérer qu’il fallait simplement multiplier les rations par 2 et n’ai pu m’empêcher de prendre des tas de trucs en plus, au cas où. Et qui ont, évidemment, fait l’aller et le retour ! Et je ne suis pas le seul. C’est dire que pour beaucoup des concurrents dont c’était la première course « au grand large », les nouvelles dimensions du terrain de jeu ont réintroduit une part d’inconnu et donc d’irrationnel dans un certain nombre de choix.

Pareil pour la caisse à outils, qui avait connu une inflation capable d’augmenter sensiblement les bénéfices du Casto du coin avant qu’un « ancien » millésimé 2005 n’y opère des coupes sévères, la ramenant dans des proportions proches de son origine. Et permettant qu’elle ferme à nouveau, ouf !

Pour rester sur les caractéristiques de la pelouse ; j’ai aussi pu me rendre réellement compte de l’importance qu’il y a à naviguer en Atlantique pour préparer la Transat car il y a des situations dans lesquelles quasiment aucun de nos repères et réflexes de coureurs méditerranéens n’est transposable (Caramba, vivement qu’on ait une « grosse » course chez nous !).
D’un côté c’est sûr que pour la météo, c’est bien comme dans les livres et les sioux des lenticulaires et de la pétole s’adapteront facilement.

D’un autre, les conditions de mer sont tellement différentes (plus grosse) qu’il m’a fallu un bon moment avant d’envoyer le bon spi (en gros, j’ai fini par envoyer systématiquement au moins la taille au dessus). Quant à parler des réglages du pilote sous spi, une semaine après l’arrivée, j’ai encore la notice (en anglais, tant qu’à faire) qui tourne dans la tête. C’est sûr que pour le portant, les conditions sont pas les mêmes et il me semble que ce doit être plus aisé de s’y entraîner.  C’est pas compliqué : quand c’est 25 nœuds, c’est 25 nœuds, avec, allez, rafale à 28. On peut faire tirer la taille du dessus sans trop se poser de questions. D’ailleurs ils ont bien pris le coup, les yaourts !.Alors que notre copain le mistral c’est 25 nœuds, rafales à 38. Le choix est simple, là aussi : c’est le petit (et encore) ou c’est soleil.

Matthieu Girolet

Rendez-vous la semaine prochaine pour la seconde partie…

Les Français quatrièmes au classement général

Rolex Farr 40
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Dès le départ de la première manche, les différentes options ont divisé le plan d’eau. Préférant le côté gauche, Flash Gordon et Barking Mad prenaient un ascendant sur le reste des concurrents. Très vite, Barking Mad virait pour contrôler le milieu du plan d’eau tandis que Flash Gordon poursuivait vers la première marque de parcours. Un choix judicieux car la tactique de Jim Richardson à bord de Barking Mad n’a pas payé. Premier à virer la marque au vent, Flash Gordon devançait de quelques longueurs, Mascalzone Latino de Vincenzo Onorato.
A la bouée au vent, les deux leaders ont opté pour une stratégie opposée : Russel Coutts sur Mascalzone préférant le côté droit, Mark Ivey sur Flash Gordon adoptant le gauche. Très vite, le voilier américain s’est détaché et a pris le commandement de la flotte pour finalement s’imposer devant Mascalzone Latino et un autre voilier italien, le champion du monde 2003, Nerone de Massimo Mezzaroma et Antonio Migliori.
 
La seconde manche de la journée s’est déroulée dans un vent un peu plus soutenu  de 12-13 nœuds. Flash Gordon adopte alors une nouvelle tactique car, après un départ en bout de ligne, le monocoque d’Helmut Jahn a préféré pour cette manche se positionner au bateau comité. Cette stratégie a une nouvelle fois été payante car Jahn accède rapidement à la première place, suivi par le Farr allemand, Opus One, qui n’abandonnera pas sa seconde position. Derrière ce duo qui se livrait à une belle bataille de virements de bord, un autre match faisait sensation.
Alinghi d’Ernesto Bertarelli et Twins d’Erik Marris jetaient leurs dernières forces dans la course pour accrocher la troisième place de la seconde manche. Le retour d’Alinghi dans les surfs aura été trop pressant et le voilier français échoue d’une demi-étrave sur la ligne d’arrivée.
 
Avec une place de 14e dans la première manche et cette belle performance en 4e position lors de la seconde, l’équipage de Twins occupe à l’heure actuelle la 4e place du classement général provisoire avec 14 points. Ce résultat n’est pas le fruit du hasard car, depuis deux ans, Erik Marris ne cesse de monter en puissance et promet encore de beaux exploits.
 
Au classement général, Flash Gordon, avec deux points, occupe la première place, suivi par Alinghi avec 8 points. En troisième position, le monocoque danois, Silver Bullet, avec 12 points, reste sous la menace des Français à 2 points d’écart.
 
Encore ému par sa prestation, Helmut Jahn revient sur la course du jour : « Cette journée a été formidable. Nous avons fait exactement ce que nous voulions et les efforts fournis depuis 8 ans semblent payer. Le travail de notre coach, Ed Adams, a été un vrai plus. Je pense que ce soir nous allons simplement rentrer à la maison pour nous reposer et attaquer la journée de demain sur le même schéma. »
 
Selon Brad Butterworth et le reste de l’équipage d’Ernesto Bertarelli, ce championnat du monde de Farr 40 représente un bon moment de détente dans leur campagne pour la Coupe de l’America.
« Ernesto aime cette classe et moi aussi. C’est une catégorie difficile dans laquelle les départs sont primordiaux et la lutte sans fin. Je crois que la classe des Farr 40 est la plus difficile pour une victoire », commentait Brad Butterworth.
 
Détenteur du titre de champion du monde, lors de la dernière édition du Rolex Farr 40 World Championship, Richard Perini a énormément souffert dans les deux manches. Avec une place de 16e et de 35e sur 38 voiliers engagés, le challenge pour Perini est de taille.
« C’est un peu décevant de se retrouver à cette place mais les garçons ont fait un bon travail. Nous avons tous un jour sans. Nous n’avons pas estimé, autant que nous l’aurions dû, les conditions météorologiques. Naviguer à l’arrière de la flotte et remonter les concurrents reste un exercice très difficile à accomplir. Nous serons de retour demain pour prouver que nous méritons notre titre », confiait le tacticien Rob Brown.
 
La cérémonie d’ouverture s’est tenue mercredi soir au New York Yacht Club à Harbour Court. En maître de cérémonie, le Commodore George Hinman a accueilli l’ensemble des participants des 12 nations représentées : l’Australie, le Brésil, le Danemark, la France, l’Allemagne, l’Italie, la Norvège, l’Espagne, la Suède, le Japon, l’Angleterre et, bien entendu, les Etats-Unis.
 
 
Classement général provisoire après deux manches
 
1. Flash Gordon, Helmut Jahn, Chicago, Illinois, USA, 1-1, 2 points
2. Alinghi, Ernesto Bertarelli, Valencia, ESP, 5-3, 8
3. Silver Bullet, Henrik Jensen, Copenhagen, DAN, 7-7, 14
4. Twins, Erik Maris, Paris, FRA, 14-4, 18
5. Pegasus, Philippe Kahn, Honolulu, Hawaii, USA, 13-5, 18
6. Nerone, Mezzaroma/Migliori, Rome, ITA, 3-16, 19
7. Opus One, Wolfgang Stolz, Frankfurt, ALL, 20-2, 22
8. Barking Mad, Jim Richardson, Boston, Mass/Newport, RI,  USA, 10-14, 24
9. Ichi Ban, Matt Allen, Sydney, AUS, 4-22, 26
10. Appreciation, Jeff Siegal, Riverside, Conn., USA 8-19, 27

🔒 Le Dufour 525 Grand´Large aux Salons d´automne.

Dufour 525
Dufour 525

Le Dufour 525 Grand´Large sera présenté en avant-première aux prochains salons nautiques internationaux cet automne : Ljmuiden, Cannes, Southampton, Le Grand Pavois, Genoa, Barcelona…
Ce voilier amiral est la référence maîtresse de la Nouvelle Ere Dufour débutée avec le lancement des Dufour Performance 40, 34 et 44 et Dufour Grand´Large 385, 365, 455 et 325.

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Grand spectacle !

ABN AMRO 1 Maxi Yacht Rolex Cup 2006
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xceptés les yachts de tradition, l’ensemble des participants ont tous parcouru les 26 milles du parcours côtier organisé par le comité de course. La manche a consisté en une succession de bords de près et de portant entre les affleurements rocheux de Monaci, avant de poursuivre vers le sud, Secca Tre Monti et le golfe de Porto Cervo, terme de cette course.
 
Parmi les concurrents de la classe des Spirit of Tradition, Hetairos, le 38 mètres dessiné par Bruce King, a été le premier à s’illustrer en anticipant un peu trop vite le premier coup de canon de la compétition. Malgré cette erreur, la navigation de Hetairos a été irréprochable. Il accroche pour cette première manche la victoire en temps réel mais également la victoire en temps compensé. De son côté, Adela, suite à un départ tardif sur la ligne, n’a jamais réussi à revenir sur Hetairos et termine ce parcours à la seconde place en temps réel. Rappelons que la goélette blanche surpasse de plus de 15 mètres les autres participants de cette classe.
Mécontent de son début de course, Brendan Fury, capitaine de Hetairos se dit satisfait de cette première journée : “Les conditions étaient assez légères en définitive pour notre catégorie de bateau. Nous avons tout de même réussi à conserver une bonne vitesse pour finalement nous imposer en temps réel et compensé. En revanche, nous avons eu beaucoup de mal à nous positionner sur la ligne et, retrouver une bonne vitesse n’a pas été une simple affaire.”
 
Si le bois et les cuivres de la classe des yachts de tradition ne laissent personne indifférent, le carbone et le titane, employés largement à bord des deux “sisters ship“ de l’hémisphère Sud étaient au cœur des conversations et des débats. Qui de Wild Oats XI ou bien d’Alfa Romeo allait remporter ce duel fratriside ?
Avec 8 unités naviguant dans la catégorie Racing  Division, les deux premières places en temps réel demeurent l’affaire des deux géants. Au terme d’une navigation sans faille et de l’exécution parfaite de leurs manœuvres, les hommes de Bob Oatley, propriétaire de Wild Oats XI, ont réussi dès le départ à prendre un léger avantage sur Alfa Romeo. Une avance que Neville Crichton ne réussira jamais à rattraper. Alfa Romeo s’incline au final de moins d’une minute en temps réel. La victoire de Wild Oats n’a malheureusement pas été couronnée avec une victoire en temps compensé. Alfa Romeo qui, pour l’occasion, a fait appel à la tactique du double médaillé olympique, Ben Ainslie, s’impose en compensé : “Notre tactique était assez simple, prendre le meilleur départ possible et rester au contact de Wild Oats. Le principe était de pouvoir le contrôler, quoi qu’il fasse. Nous n’avons fait aucune faute et finissons logiquement premier. Cette première victoire nous satisfait pleinement, mais demain est un autre jour…”, commentait Neville Crichton.
 
De son côté, Mark Richards, skipper de Wild Oats, s’avoue également satisfait de la prestation de son équipage : “Cette journée a été formidable. Nous ne sommes pas arrivés à prendre l’avantage en temps compensé, en revanche l’écart entre nous à l’arrivée est infime. Les différentes options dans la phase de départ, le long des bords de près et de portant ont successivement tourné à notre avantage et au leur.” Richards, connaissant bien ce plan d’eau pour y avoir navigué depuis de nombreuses années, s’attend cette semaine à une lutte serrée entre les deux Maxis.
Le MaxZ86, Morning Glory d’Hasso Platner, termine troisième au classement général en réel et en compensé. La contre-performance du jour revient à Maximus qui ne semble pas avoir trouvé le rythme. Le Maxi néo-zélandais de Charles St Clair Brown et Bill Buckley termine quant à lui à la sixième place du classement provisoire en temps compensé.
 
Troisième à s’élancer, la manche de la classe W a été marquée par la suprématie de Magic Carpet Squared de Lindsay Owen Jones. L’avance de Magic Carpet sur ses concurrents directs était telle, que le Maxi bleu a bien failli rattraper Open Season, un concurrent de la catégorie Racing  Division, parti bien avant. Malgré une avance très confortable et une victoire en temps réel, Magic Carpet doit s’incliner au classement en temps compensé devant   J One de Jean-Charles Decaux. Tiketitan, second en temps réel, occupe au classement provisoire la quatrième place, juste derrière Tango.
 
Dans la nouvelle classe, la Mini Maxi, les bonnes places sur la ligne de départ ont, semble-t-il, été âprement disputées. Premier à s’élancer, Edimetra VI de l’Italien Ernesto Gismondi, n’a malheureusement pas pu se freiner sur la ligne et a été contraint à faire demi-tour pour reprendre un départ. En milieu de ligne et après quelques difficultés, Atalanta II franchit la ligne en première position. Le reste du parcours n’a été qu’une formalité pour le Farr 70 de Carlo Puri Negri qui s’impose donc au réel.
“La course a été exceptionnelle. Nous avons navigué sur une mer plate, sous le soleil et dans un vent médium idéal pour le bateau”, confiait Carlo Puri Negri.
Quatrième en temps réel, le voilier italien de Giorgio Ruffo, Aleph, s’offre la première place en temps compensé devant OPS 5 de Massimo Violati et Edimetra. Atalanta II occupe, quant à lui, la quatrième place du classement provisoire.
 
La dernière catégorie à s’élancer, la Cruising Division, un mélange de genre, a été marquée par la mauvaise prestation du vainqueur de l’édition 2005 : Unfurled of New York de Harry Macklowe.
 
Irréprochable dans sa phase de départ, Ghost n’aura pas eu à se battre longtemps pour prendre le commandement de sa catégorie. Pour l’occasion, Arne Glimcher, propriétaire du Maxi de 37 mètres, s’est entouré de multiples talents à l’image de l’architecte et marin Luca Brenta, de Tom Whidden, président de North Marine Group, et du légendaire Halsey Herreshoff, navigateur, architecte et fondateur de musées.
 
Mais la palme de la journée a été décernée à l’un des plus beaux yachts du monde de part son allure et son histoire : Velsheda, véritable vainqueur du jour.
“Il est probablement le plus vieux et le plus majestueux des voiliers de notre classe”, commentait Luca Brenta.
Roma, le très élégant monocoque de Filippo Faruffini, termine cette journée en seconde position du classement en temps réel et en temps compensé.
 
Selon le major Filippo Petrucci, météorologiste officiel de la course, les conditions de la journée de mardi devraient être similaires mais avec des vents plus légers.

Source Maxi Yacht Rolex Cup

La pression monte

Mondial Farr 40 2006 Newport
DR

Lundi,  deux des concurrents vivaient une vraie course contre la montre. Alors qu’ils naviguaient en entraînement, Ramrod, le Farr 40 de Rod Jabin, est entré en collision avec un autre voilier. Les dégâts nécessitent quelques réparations, une malchance à deux journées du début officiel du championnat du monde. A bord de Groovederci, un changement important s’est opéré. Quelques soucis personnels ont contraint le tacticien du bord, Richard Clarke, à retourner chez lui au Canada. Pour pallier à ce départ , John Demourkas, propriétaire de Groovederci a fait appel à un autre marin canadien, deux fois médaillé olympique, Ross McDonald.
 
Vainqueur il y a trois ans à Porto Cervo des Rolex Farr 40 Worlds, dans des conditions plus que ventées, Massimo Mezzaroma et Antonio Sodo Migliori sur Nerone n’ont pas brillé lors des Belle Mer Farr 40 Pre-Worlds, en fin de semaine dernière. Confiant malgré tout, Massimo Bortoletto, capitaine de Nerone profite de ce break pour tester de nouvelles voiles. « Durant le Pré-World,nous avons appris à ne pas partir trop tôt. A deux reprises, nous avons été en avance sur la ligne. Lors du championnat du monde, il nous faudra prendre des départs classiques car nous disposons d’une très bonne vitesse. Il ne faut pas tirer trop de conclusion sur le Pré-World, ce n’est pas un bon indicateur sur les forces et faiblesses des uns et des autres. Nous ne nous donnons pas au maximum, nous restons calmes pour ne pas se blesser et endommager le bateau », analysait Bortoletto.

En dépit de sa mauvaise prestation, Bortoletto croit en ses chances de victoire : « C’est pour cela que nous sommes ici. Seule la victoire est importante. Nous ne sommes pas là pour les conditions météorologiques », s’amuse le capitaine en parlant des conditions pluvieuses de ces derniers jours. « Les prévisions se tournent vers un vent léger qui aura pour conséquence d’ouvrir encore plus le championnat. De nombreux équipages ont une chance de l’emporter. Nous aimons les petites conditions, mais dans la brise nous sommes tout aussi compétitifs. Si le vent souffle, la sélection se fera d’elle-même. » Douzième à l’issue du Pré-World, Erik Maris et son équipage français sur Twins ont, durant la compétition, fait preuve de régularité. Oscillant entre les places de 11e et 18e, les Français disposent d’une confiance qui, espérons-le, contribuera à l’accession au top 10.
 
Discret mais efficace, Warpath, barré par Steve Howe, impressionne par sa régularité. Troisième et quatrième lors des deux derniers championnats du monde, l’Américain s’est entouré à la tactique de John Kostecki. Second à l’issue du Pré-World, Howe figure parmi les favoris.
« Nous avons le bon équipage et nous avons réussi une bonne prestation. La semaine dernière, nous n’avons pas fait de bons départs mais nous avons été capables, grâce à une bonne vitesse et à une bonne tactique, de revenir aux avant-postes. C’est vraiment intéressant de naviguer avec des marins comme John. C’est le meilleur moyen d’apprendre sur la course, sur le bateau, mais aussi de découvrir leur façon de faire », commente Steve Howe.
 
Egalement engagé à bord de Warpath, Fred Howe le père de Steve et propriétaire du Farr 40, compose l’équipage et figure parmi les quelques duos père/fils qui naviguent de concert.
Le plus jeune marin de l’épreuve, Jason Michas, 15 ans, navigue quant à lui sur Phish Food, le bateau de son père, Alexis Michas. A ces duos, il faut ajouter les femmes des skippers ou leurs “fiancées“ qui représentent un nombre non négligeable dans la composition des équipages. La popularité de la classe et de cet événement réside également dans ce savant mélange d’amateurs, de professionnels, d’amis, de femmes et de famille.
 

PRB à l’eau !

Mise à l´eau PRB 2006
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Le plan Farr a d’abord été gruté pour toucher l’eau à 15h15 précises. Vincent Riou et Hubert Desjoyeaux jouaient alors les chefs d’orchestre d’une équipe détendue malgré l’importance du moment. Après la mise à l’eau, PRB effectuait sous le regard ébahi de nombreux badauds une autre représentation plus spectaculaire cette fois : le test à 180°, test de sécurité obligatoire pour tous les bateaux de la classe IMOCA. PRB, à l’aide d’une grue et de sangles fixées au bulbe, a d’abord été retourné – le pont dans l’eau -. Une fois le bateau libéré, c’est Vincent, resté à l’intérieur, qui a dû le remettre seul à l’endroit. Cette opération est possible grâce à l’activation de la quille pivotante qui, par le contrepoids du bulbe, permet au monocoque d’effectuer un 180°, le tout en totale autonomie, sans assistance extérieure. Test réussi pour PRB. Quelques secondes auront été nécessaires pour que le monocoque retrouve sa position plus habituelle. Une fois cette opération délicate accomplie, le matage n’était plus qu’une simple formalité. « Je suis soulagé que le test se soit bien passé. C’est une manipulation délicate. Heureusement, ce test n’est réalisé qu’une seule et unique fois. Tout le monde a bien travaillé, tout suit son cours. C’est super ! » expliquait Vincent en sortant de son bateau juste après le test. En fin de journée, PRB doit rejoindre Bénodet. La première sortie de Vincent et son nouveau 60’ est programmée pour vendredi. Le skipper de Loctudy nous tire un bilan de la construction et nous dévoile quelques spécificités du nouveau PRB, le bateau dont il rêvait.

Interview de Vincent :
Comment s’est déroulée cette construction ?
« Tout s’est vraiment bien passé que ce soit avec l’équipe ou avec le chantier. On peut considérer que tout cela s’est déroulé dans les temps puisqu’il n’y aura pas de retard à la navigation. Nous effectuerons comme prévu notre première vraie sortie vendredi. La construction est une partie qui m’a vraiment intéressée même si c’est assez long. Je suis surtout un peu en manque de navigation… »

Que penses-tu de ton bateau tel qu’il est aujourd’hui ?
« Le bateau correspond exactement à ce que je voulais. Nous n’avons vraiment pas sacrifié grand-chose par rapport à nos exigences de départ. Nous sommes allés loin dans certains choix essentiellement dans l’optimisation du bateau. Si bien qu’a priori, nous ne devrions pas avoir trop de « bricoles » à faire dans les mois qui viennent. Par contre, ce qui va nous prendre l’essentiel de notre temps, c’est de tester le bateau. C’est une période qui va être assez longue. On peut même dire qu’elle durera jusqu’à l’arrivée de la Route du Rhum. Je pense que je connaitrais mon bateau uniquement quand je serai arrivé de l’autre côté. »

Peux-tu nous décrire le nouveau PRB ?
« Globalement, c’est un bateau assez standard. Tout est dans le détail, dans le placement des éléments qui constituent PRB. Je n’ai pas du tout le sentiment d’avoir fait un bateau révolutionnaire mais simplement des choix techniques basiques. Par exemple, j’ai choisi un gréement avec mât aile et outriggers. Plus les bateaux sont rapides, plus l’aérodynamisme prend une part importante. C’est ce qui m’a guidé vers ce choix car cette constatation devrait favoriser les mâts ailes. J’ai voulu un plan de pont plus protégé. C’était vraiment le maitre mot. Cela tout en essayant d’avoir un maximum de simplicité. Il n’y a pas beaucoup d’accastillage sur PRB, je crois qu’il est difficile de faire plus simple. Pour le reste, c’es-à-dire, la forme de coque ou les appendices, je suis allé chercher des compétences et me suis laissé guider par le cabinet Farr. »

Source PRB

Vendée Globe 2008 : Golding y sera !

Mike Golding
DR

Texte de l’annonce officielle :

Ecover, le plus grand fabricant de produits de nettoyage écologiques au monde, a annoncé aujourd’hui le renouvellement de son partenariat avec le navigateur britannique le plus expérimenté de sa génération, Mike Golding. Ce nouveau partenariat les conduira ensemble jusqu’au Vendée Globe 2008. Ce sera la troisième participation de Mike à cette course prestigieuse en solitaire autour du monde.
 
« Notre association avec Mike et son équipe au cours des cinq dernières années a été remplie de succès. Nous avons considérablement augmenté la notoriété de notre marque grâce à ce partenariat et nous réjouissons de travailler ensemble pour consolider l’image de la marque et aller de l’avant, tout en continuant d’accumuler les succès sur l’eau,» a commenté Mick Bremans, directeur général d’Ecover.
 
Le partenariat entre Mike Golding et Ecover a couronné Mike Champion du monde IMOCA deux années consécutives, et début 2006, Ecover en tant que marque et Mike en tant que skipper ont été sacrés Champions du Monde FICO.
 
Mike Golding, pour sa part, est ravi de continuer à travailler avec Ecover. « Au cours des cinq dernières années, nous avons partagé de grandes aventures ensemble et il nous en reste encore beaucoup à vivre. Le Vendée Globe reste encore à ce jour une « boucle à boucler » et avec le soutien d’Ecover, je suis convaincu que nous pourrons accéder à la première marche du podium,» a commenté Golding.
 
L’une des principales clefs du succès de ce partenariat est Jørgen Philip-Sørensen, l’associé de Mike depuis plus de 15 ans. « Au cours des quinze dernières années, Mike est passé du statut de skipper dans une course autour du monde d’amateurs au statut d’un des skippers les plus respectés dans le monde de la voile. La course au large en solitaire est une discipline qu’il a régulièrement dominée ces dix dernières années et j’ai hâte de poursuivre ma collaboration avec lui, son équipe et Ecover pour s’assurer que nous continuerons à côtoyer le haut des classements jusqu’en 2009,» a commenté Jørgen Philip-Sørensen.
 
En parallèle de l’annonce du renouvellement de leur partenariat, Mike Golding et Ecover publient également aujourd’hui tous les détails sur un nouveau bateau dessiné par le cabinet Owen Clarke Design pour le Vendée Globe 2008. Ce 60 pieds Open dernier cri sera construit à Hakes Marine en Nouvelle Zélande et sera mis à l’eau en Juillet 2007.
 
« C’est une période passionnante pour nous tous à Mike Golding Yacht Racing, le renouvellement de notre contrat, un nouveau bateau, la Velux 5 Oceans qui approche à grands pas et un autre Vendée Globe dans deux ans. Une chose est sûre, nous n’allons pas nous ennuyer cette année ! » a conclu Mike.

Source Ecover

Fin de saison sous les falaises

Gitana 11 Grand Prix de Fécamp
DR

Le point avec Loïck Peyron, Directeur général du Gitana Team et skipper de Gitana 11 en Grand Prix :
 
Fécamp sera le dernier rendez-vous en équipage de la saison ?
« Oui, un dernier Grand Prix 2006 qui clôt une saison très intéressante par Fécamp,  un plan d’eau que j’apprécie particulièrement ! L’objectif est important même si en ce moment, le Gitana Team est plutôt focalisé sur la préparation spécifique des deux Gitana pour la Route du Rhum. Nous avons remis les deux trimarans en configuration Grand Prix au dernier moment. Cela m’a permis, jusqu’à fin août, de naviguer avec Thierry Duprey du Vorsent, en « faux solo », pour l’aider dans ses entraînements car c’est sa première expérience océanique en course en solitaire.
 
Au niveau du Championnat, comment se présente ce Grand Prix ?
« Le Championnat est joué, la hiérarchie est déjà établie et les points gagnés au Grand Prix du port de Fécamp ne changeront rien : Franck Cammas est assuré du titre au point qu’il n’aurait même pas besoin de venir en Normandie… Face à Michel Desjoyeaux, nous avons peu de chance de lui prendre la seconde place au classement général cumulé mais le duel est intéressant et nous ferons tout pour le devancer clairement à Fécamp. Il faut faire aussi bien voire mieux qu’à Portimao ! »   
 
Le plan d’eau de Fécamp est assez particulier ?
« Fécamp a toujours été le théâtre de courses intéressantes et très disputées. C’est un terrain de jeu un peu scabreux, assez clapoteux, avec des courants de marée importants, des effets de côtes avec les falaises. Sur les Grands Prix précédents, il y a eu autant de manches dans le petit temps que dans la brise ou le vent médium… Rien n’est jamais acquis en Normandie ! »
 
 Enfin, après le Grand Prix du port de Fécamp, les deux Gitana passeront par Guernsey où ils participeront au Challenge LCF Rothschild. Ce rendez-vous annuel est organisé sur deux jours, les 12 et 13 septembre, par le Groupe LCF Rothschild. Il consiste en la validation d’un record entre les deux îles principales du « Channel », Jersey et Guernsey. Ce record est actuellement détenu par Thierry Duprey du Vorsent sur Gitana X en 55mn et 21s…

Source Gitana Team

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