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Le Programme 2007 de la Multicup 60′

Cammas remporte le Grand Prix de Marseille 2006
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L’ensemble de la flotte des trimarans inscrits au Championnat entamera donc la saison 2007 par une course au large reliant Londres à Marseille (12 mai – 21 mai). La cité phocéenne organisera, ensuite, le Trophée de Marseille au cours duquel seront, notamment, programmées des exhibitions (24 au 26 mai).
Après le Royaume-Uni et la France : l’Espagne. Les îles Baléares auront le privilège d’accueillir les concurrents à Palma de Majorque pour un Grand Prix placé sous le signe de la nouveauté (14 au 17 juin).
Ensuite, le sud du Portugal verra à nouveau les multicoques arriver à Portimao pour un Grand Prix en Algarve (12 au 15 juillet) qui clôturera la première partie de la saison 2007.
A peine le temps de souffler et Bordeaux ouvrira ses pontons à la flotte pour le départ de la seconde course au large qui reliera la ville à Stockholm en Suède (28 juillet – 10 août). Un Grand Prix se déroulera ensuite aux abords de la capitale suédoise (16 – 19 août).
Le Championnat 2007, riche de conditions météorologiques hétérogènes et de plans d’eau extrêmement variés, se terminera par un Grand Prix dans le Nord au début du mois de septembre.
Les villes hôtes quant à elles bénéficieront toutes du formidable potentiel sportif, médiatique et populaire des trimarans 60’.
De nombreux pourparlers ont été engagés avec les skippers, les armateurs et les responsables d’épreuves françaises ainsi qu’avec les responsables des épreuves réunissant les trimarans d’Europe du Nord afin que la flotte atteigne rapidement 6 à 8 participants. Un plateau minimum de 6 bateaux ainsi que le financement complet de la saison 2007 conditionneront la mise en œuvre de ce programme par la Multi Cup SAS.
Pour Denis Horeau, Directeur Général de la Multi Cup Cafe Ambassador : « Cette première saison fut dense mais indispensable au redéploiement du circuit des multicoques. Les armateurs et les skippers l’ont perçue comme conforme à ce qui leur avait été annoncé : internationalisation, davantage de public, une médiatisation plus importante. Même s’il nous reste le financement à trouver ainsi qu’à constituer le plateau, je suis très confiant».
Pour Jean-Pierre Champion, président de la Fédération Française de Voile : « Force est de constater que le renouveau du circuit des multicoques est, cette année, auréolé d’un franc succès. Aujourd’hui, il faut impérativement que cette classe de bateaux puisse faire face à ses propres contradictions et démontrer sa volonté d’aller au-delà des intérêts particuliers. Elle a bénéficié de la passion et de l’engagement exceptionnels d’un acteur, nous le remercions ».
(*) Les villes indiquées dans le programme ont donné leur accord de principe quant à l’accueil d’un départ ou d’une arrivée d’une course au large ou pour organiser un Grand Prix. Quasi définitif, ce programme pourrait néanmoins encore évoluer.

La France en demi-finale de la Nations Cup

Mathieu Richard
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Avec un vent régulier de 20 nœuds du sud-est, la tension était au maximum pour les spectateurs et les concurrents lors de ces quarts de finale. Pour l’épreuve open une bataille royale a eu lieu entre les Etats-Unis et la Suède, et malgré un point de pénalité les américains ont réussi à devancer les scandinaves pour obtenir leur billet pour la demi-finale. Le combat était également rude dans la manche qui opposait la France et la Russie. Les russes avait commencé avec un point de pénalité, mais l’équipe française s’est trop approchée des adversaires et a également reçu une pénalité. Néanmoins, l’équipe de Mathieu Richard a pu profiter de son avance pour remporter le quart de finale. C’est la France qui devait choisir son adversaire à la demi-finale et a opté pour une bataille contre les Etats-Unis, ce qui signifie que la Russie et l’Afrique du Sud se disputeront l’autre demi-finale aujourd’hui (samedi).

Pour les femmes, la journée était également des plus passionnantes. La France avec Claire Leroy et l’Australie avec Nicky Souter ont facilement obtenu leurs billets pour la demi-finale et seront rejointes par les danoises et les néerlandaises. L’Australie ayant choisi de s’opposer aux danoises, les françaises se retrouveront face aux néerlandaises aujourd’hui lors de la demi-finale.

Résultats du Round Robin de l’ISAF Nations Cup

Open – Classement général
1. France, Mathieu RICHARD, 15-3
2. Russia, Eugeniy NEUGODNIKOV, 14-4
3. South Africa, Ian AINSLIE, 14-4
4. USA, Brian ANGEL, 11-7

Femmes – Classement général
1. France, Claire LEROY, 13-3
2. Australia, Nicky SOUTER, 12-4
3. Denmark, Lotte MELDGAARD PEDERSEN, 11-5
4. Bermuda, Paula LEWIN, 9-7
4. Netherlands, Klaartje ZUIDERBAAN, 9-7

Le retour de Cammas

Grand Prix de Fécamp
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Et c’est reparti : Franck Cammas qu’on avait vu le premier jour du Grand Prix du port de Fécamp en retrait, a repris les choses en main… et de belle manière : une première victoire claire et nette lors du parcours côtier de 30 milles entre Fécamp, Yport et une bouée mouillée au large, puis une « banane » rapidement bouclée avec peu de pression derrière. Bref, Groupama-2, déstabilisé dans la brise musclée de vendredi, a fait carton plein ce samedi et prend donc la tête du classement général avec deux points d’avance sur Gitana 11. Une marge de manœuvre encore restreinte puisqu’il reste une journée de course mais dimanche s’annonce assez mou côté vent, et l’histoire déjà écrite par Franck Cammas et son équipage dans les petits airs, démontre que l’aisance est au rendez-vous pour le trimaran vert dans ces conditions. En sus, comme il n’y aura qu’une ou deux manches, il faudrait vraiment que Loïck Peyron domine nettement et que Michel Desjoyeaux et/ou Thierry Duprey du Vorsent s’intercalent aussi devant Franck Cammas. Tout est possible mais le scénario n’est pas très plausible… Wait and see !

Un côtier pour débuter
La bonne brise de vendredi avait laissé place à un flux modéré de secteur Est pour cette deuxième journée de course. Si Loïck Peyron sur Gitana 11 avouait vendredi soir à son retour à terre, ne pas être satisfait de ses départs, ce samedi matin, il a été le plus prompt à s’élancer, devançant d’une courte tête Groupama 2. De son côté, Géant choisissait de partir bâbord amure mais se voyait contraint d’abattre pour laisser passer ses concurrents, prioritaires. Deux options se dessinaient alors clairement sur le plan d’eau : d’un côté les deux Gitana et Groupama 2 qui choisissaient de partir sur un long bord au large et de l’autre, l’équipage de Michel Desjoyeaux qui décidait de se rapprocher de la côte où le courant, loin d’être négligeable (112 de coefficient de marée), était moins important. Malheureusement, le vent de terre le long des falaises fécampoises était lui aussi moins fort mais surtout beaucoup plus erratique. A la première bouée au vent, Franck Cammas s’emparait des commandes de la course, avec Gitana 11 dans son tableau arrière.
Lors de la descente au portant, la tactique apparaissait là aussi relativement simple compte tenu du courant de marée montante avec un retour au plus près des falaises en jonglant avec les risées. A ce jeu, Groupama 2 et Gitana 11 prenaient rapidement l’ascendant pour entamer le deuxième près avec une jolie marge d’avance sur leurs deux poursuivants, Géant et Gitana 12. A la bouée sous le vent, la hiérarchie était ainsi établie et au vent, le trimaran vert avait même accentué son avance sur le skipper baulois. Seul bouleversement dans cette manche : le passage de Gitana 12 en troisième position au terme du second bord de portant après une option au large incontestablement payante. Mais la réponse de Géant ne s’est pas faite attendre et une option plus centriste lors du troisième près lui permettait de revenir au contact de Thierry Duprey du Vorsent. Ainsi, une belle bagarre s’engageait pour la troisième place mais Michel Desjoyeaux prenait l’avantage dès les premiers empannages, les manoeuvres sur Gitana 12 étant moins fluides. Après près de trois heures de course, Groupama 2 s’adjugeait donc la victoire devant Gitana 11 pourtant bien revenu lors du dernier portant.

Pas de pot dans la banane
Avec une brise tournant un peu vers le large, au Nord Est pour 12 à 17 nœuds, le parcours suivant, une « banane », était idéal pour comparer les vitesses, l’évolutivité, l’opportunité tactique et la technicité des équipages. Et à ce jeu, c’est encore Franck Cammas et ses neuf hommes qui ont confirmé leur aisance : Groupama-2 est incontestablement très rapides dans ces conditions, particulièrement au près où le trimaran vert a fait le break. Car au portant, le différentiel était nettement moins marqué voire négligeable comme l’ont démontré les trois bords à suivre sur ce parcours. Seul Gitana 12 apparaît un peu moins facile à faire marcher, pour gagner en cap contre le vent. Derrière, Michel Desjoyeaux et Loïck Peyron étaient au contact pour la deuxième place tandis que Thierry Duprey du Vorsent avait déjà un peu décroché. Mais la régate était loin d’être finie, du moins pour ce trio puisque Groupama-2 assurait sa victoire en contrôlant tranquillement ses concurrents.
Ainsi, lors du deuxième bord de portant, Gitana 11 profitait d’une manoeuvre laborieuse de Géant pour le dépasser juste avant la marque sous le vent : il n’avait plus lui aussi qu’à surveiller son rétroviseur… Ce que dut faire Michel Desjoyeaux qui voyait fondre sur lui Thierry Duprey du Vorsent. Le dernier bord de près était de toute beauté avec un véritable duel entre les deux trimarans : Géant virait de bord au dessus de Gitana 12 qui enchaînait alors un virement de bord, obligeant Michel Desjoyeaux à virer lui aussi… Mais la manœuvre n’était pas suffisamment fluide et il perdait quelques précieux mètres qui remettait le trimaran blanc dans le match ! Deux virements plus tard, Thierry Duprey du Vorsent avait pris l’ascendant mais immédiatement Géant répondait en virant encore de bord, entraînant son concurrent… La ligne d’arrivée était à portée d’étrave et Gitana 12 maintenait un maigre mais suffisant avantage pour s’adjuger la troisième place !

Classement général provisoire sur cinq manches du Grand Prix du port de Fécamp :
1- Franck Cammas (Groupama-2) 1er+2ème+DNF+1er+1er = 24 points
2- Loïck Peyron (Gitana 11) DSQ+1er+1er+2ème+2ème = 22 points
3- Thierry Duprey du Vorsent (Gitana 12) 2ème+4ème+3ème+4ème+3ème = 19 points
4- Michel Desjoyeaux (Géant) DSQ+3ème+2ème+3ème+4ème = 16 points

Maxi Yacht Rolex Cup : Les leaders confirment …

Maxi Yacht Rolex
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La journée de vendredi aura été marquée par des conditions météorologiques très légères. Pour la première fois depuis le début de la compétition, trois départs ont été donnés. Le premier voyait concourir les Spirit of Tradition sur un parcours de 26 milles autour de l’archipel de la Maddalena. Le second concernait la classe des Minis Maxis et des Cruising pour une course de 30 milles dans l’archipel autour de l’île de Spargi et dans le golfe de Pevero. Le troisième départ concernait la classe W et la division Racing. Ces deux classes ont régaté sur un parcours au vent et sous le vent beaucoup plus physique que les parcours côtiers et qui ont offert aux participants le moyen de conforter leur position ou de revenir au classement général.
 
La suprématie des deux supers Maxis, Alfa Romeo et Wild Oats, n’est plus une surprise et pour la 5e fois consécutive, Alfa Romeo devance son sistership. La seule fausse note de Neville Crichton est une seconde place concédée lors de la première manche de vendredi. Un résultat sans importance car désormais la plus mauvaise place de chaque voilier sera retirée. Avec 4 victoires sur 5 courses, Alfa Romeo s’impose comme le futur grand vainqueur de la Maxi  Yacht Rolex Cup. « Nous n’avons pas commis de réelle(s) faute(s) lors de la première manche. Wild Oats a pris un très bon départ et malheureusement nous n’avons pas réussi à lui reprendre la première place. La seconde manche aurait pu être une formalité tant notre contrôle de la flotte était parfait. Dans le dernier bord de portant, nous avons eu un petit souci avec notre winch lors de l’empannage. Ce contretemps a permis à Wild Oats de nous dépasser mais nous avons réussi à rester au contact pour finalement limiter les dégâts et s’imposer en temps compensé », commentait Ben Ainslie, barreur d’Alfa Romeo aux côtés de Neville Crichton.
 
Constant dans l’effort et dans les résultats, le MaxZ86 d’Hasso Platner, Morning Glory, occupe à une journée de la fin de la compétition la troisième place du classement général. Avec deux places de troisième, Morning Glory, qui compte à son bord de grands noms de la voile mondiale, semble capable d’accrocher la seconde place au général.
« La journée d’aujourd’hui est à l’image du reste de la  semaine. Les grandes unités naviguent plus vite et mieux et s’imposent malgré leur handicap. Je pense que nous avons une petite chance de revenir sur Wild Oats lors de la dernière journée. Nous allons bien évidemment faire de notre mieux pour nous battre et accrocher cette deuxième place », confiait Morgan Larson, équiper de Morning Glory et toujours aussi enchanté de naviguer à Porto Cervo. « La navigation ici en Sardaigne est un vrai régal d’un point de vue sportif, humain et historique. J’ai souvent navigué à Porto Cervo mais c’est la première fois que je régate sur des Maxis. Ce sont des bateaux vraiment excitants. Heureusement, demain le vent devrait souffler un peu plus et nous offrir un magnifique final. »
 
Egalement en compétition autour de deux bouées, la classe W a, une nouvelle fois, été contrôlée par Magic Carpet Squared. Dark Shadow remporte sa deuxième victoire de manche et reprend l’avantage au classement général provisoire sur Tango. Leader, Magic Carpet fait cavalier seul avec deux victoires et deux places de second.
Dans la catégorie Cruising  Division, le classement semble figé. Depuis trois jours, Roma domine la classe, suivi de Velsheda et d’Allsmoke.
 
Embarqué à bord de Velsheda, le double médaillé olympique, Rod Davis fait ses premières en Classe J : « C’est la première fois que je navigue sur un monocoque aussi grand. Chaque manœuvre doit être planifiée à l’avance. Un changement de spinnaker prend 5 minutes et un empannage, 10. Autant dire que l’improvisation n’est pas de mise à bord de telles unités. »
 
Auteur d’une série de contrôles à bord des monocoques de la classe des Minis Maxis, suite à une demande du comité d’organisation, la commission technique a relevé quelques infractions à bord d’Aleph. Le comité de course a donc déposé une plainte contre Aleph qui s’est vu infliger une pénalité de 50 % sur les trois premières manches. Au classement général, Aleph obtient donc trois DNE (Did not Enter) qui ont pour conséquence une rétrogradation de la première à la sixième place du classement général provisoire. Egalement sous le coup de l’inspection demandée par le comité d’organisation, Roma a passé sans encombre les contrôles.
 
Vainqueur en temps réel et troisième en temps compensé, Atalanta II devient le nouveau leader de la classe des Minis Maxis grâce à la régularité de ses résultats. Les Italiens frappent un grand coup dans cette classe car deux autres unités, Edimetra et Ops 5 complètent le podium.
 
Dans la très belle catégorie des Spirit of Tradition, Hetairos conserve son rang avec un seul point d’avance sur Annagine et 5 sur le plus grand des monocoques engagés dans la Maxi Yacht Rolex Cup, Adela.
 
Classement général provisoire
Racing
 1. ALFA ROMEO Neville Crichton NZL, 1/1/1/(2)/1/4.0
 2. WILD OATS Robert I. Oatley AUS, 2/(4)/3/1/2/9.0
 3. MORNING GLORY Hasso Platner GER, 3/2/2/3/(3)/10.0

VOR
 1. ABN AMRO ONE ABN Amro Brand NED, 1/1/1/1/(1)/4.0
 2. AMER SPORT TOO Giovanni Marangon EUR, 2/2/2/2/(2)/8.0

Cruising
 1. ROMA Filippo Faruffini ITA, 2/1/1/3/7.0
 2. VELSHEDA Tarbat Investments GBR, 1/2/4/1/8.0
 3. ALLSMOKE Gunter Herz GER, 3/3/3/2/11.0

Spirit of Tradition
 1. HETAIROS Rockport Ltd CAY IS, 1/2/1/3/7.0
 2. ANNAGINE C. E. Van Asbeck NED, 2/1/3/2/8.0
 3. ADELA George Lindemann USA, 3/3/2/4/12.0

Mini Maxi
 1. ATALANTA II Carlo Puri Negri ITA, 4/3/1/3/11.0
 2. EDIMETRA Ernesto Gismondi ITA, 3/6/6/1/16.0
 3. OPS 5 Massimo Violati ITA, 2/5/5/4/16.0

Wally
 1. MAGIC CARPET SQUARED Lindsay Owen Jones GBR, 2/1/(4)/1/2/6.0
 2. DARK SHADOW Antexis Ltd MON (5)/3/1/4/1/9.0
 3. TANGO Carlo Sama MON, 3/2/2/2/(5)/9.0

Mathieu Richard et Claire Leroy remportent la nations Cup.

Mathieu Richard
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L’équipage de Mathieu Richard, composé de Greg Evrard, Frédéric Rivet et Olivier Herledant a réalisé une semaine de rêve, concédant seulement trois matchs sur les dix-huit disputés pendant les rounds robins. En finale, c’est l’Américain Brian Angel que Mathieu and co ont rencontré avec succès pendant que le Sud – Africain Ian Ainslie écrasait le Russe Eugeniy Neugodnikov. En finale, le match France – Afrique du Sud a rapidement tourné à l’avantage des Bleus malgré une deuxième manche extrêmement disputée.
Chez les filles, Claire Leroy, Elodie Bertrand, Dorothée Martin D’Auray et Morgane Gautier ont suivi sensiblement le même schéma en concédant seulement quatre défaites lors des phases qualificatives. Malgré un match perdu face à Klaartje Zuiderbaan en demi finale, elles s’imposent et rencontrent la Danoise Lotte Pederson en finale avec le succès que l’on connait. Claire conforte ainsi sa place de N°1 mondiale, elle participera au championnat d’Europe à Palerme en Sicile à partir du 20 septembre.

Interview de Marc Bouet :
« La nation cup était une épreuve importante cette année car le système vient de changer. Elle est mise en place par la Fédération Internationale (ISAF) qui souhaite mondialiser le match racing. Il y a des éliminatoires par continents et donc des nations qu’on ne voit pas souvent. Pour la FFVoile comme pour l’ISAF c’était donc un objectif majeur, nous avons envoyé nos meilleurs équipages disponibles »

Interview de Mathieu Richard :
« Au vu des résultats, ça peut paraître facile mais ça n’a pas été le cas. La finale a été serrée et en particulier le deuxième match. Nous étions tout le temps devant Ian Ainslie mais jamais de plus d’une longueur. Il a finalement passé la ligne devant nous mais en forçant le passage. Il a donc pris une pénalité. Nous étions les favoris logiques, mais ils nous ont donné du fil à retordre. Nos deux premiers jours ont été un peu difficiles. Nous avons eu des résultat mais la manière n’y était pas. Ensuite, nous sommes montés en puissance petit à petit et nous avons gagné 13 matchs d’affilée. »

Interview de Claire Leroy :
« Ca a été loin d’être facile. A l’issue des round robins, nous avions le choix des adversaires et pour nous, les trois se valaient. Nous n’étions pas sereines. Nous avons choisi Zuiderban car nous l’avions battue deux fois pendant les rounds robins, donc on savait qu’on pouvait la gagner. Elles ont gagné le deuxième match mais c’était très serré. En finale, la deuxième manche a été un peu plus serrée car nous avons été ralentie à cause d’un bateau spectateur qui s’est écrasé sur une bouée. D’une manière générale, ça faisait longtemps que je n’avais pas vu un niveau aussi homogène. Les sept premiers équipages pouvaient aller en finale. Notre prochain objectif est le championnat d’Europe dans dix jours en Sicile. »

Résultats définitifs :
1. FRA Mathieu Richard
2. RSA Ian Ainslie
3. RUS Eugeniy Neugodnikov

1. FRA Claire Leroy 
2. DEN Lotte Pedersen 
3. NED Klaartje Zuiderbaan

Composition des équipages :
Mathieu Richard (APCC Voile Sportive)
Greg Evrard (APCC Voile Sportive)
Frédéric Rivet (APCC Voile Sportive)
Olivier Herledant (APCC Voile Sportive)

Claire Leroy (SN Saint Quay Portrieux)
Elodie Bertrand (CV Arcachon)
Dorothée Martin D’Auray (YC Carnac)
Morgane Gautier (SR Concarneau)

Le retour des favoris…

Rolex world championship 2006
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Tacticien à bord de Mascalzone Latino, Russel Coutts, impérial aujourd’hui, revient sur les victoires mais aussi leur mauvaise performance d’hier : « Nous avons eu des hauts et des bas aujourd’hui. Si vous arrivez à prendre un bon départ, avec de l’espace devant vous, vous êtes quasiment certain de finir dans les 15 premiers. Dans ces conditions, la suite n’est qu’un match avec les autres concurrents pour réussir la meilleure performance. La journée de mardi ne nous a pas vraiment souri. Nous avons eu deux phases, une bonne avec une place de second et une moins bonne avec la 26e place. Le classement général n’est que très subjectif car un mauvais résultat dans une manche peut très vite vous faire sombrer. »
 
Auteur de deux secondes places, Mascalzone Latino, lors de la deuxième manche, a cédé sa place de leader au Farr norvégien de Eivind Astrup’s Norwegian Steam. Selon Coutts, la victoire de manche ne l’intéresse pas. Son seul objectif est d’apporter la victoire finale à Vincenzo Onorato. Une victoire après laquelle le propriétaire court depuis quelques années. « Nous avons une toute petite chance de l’emporter mais il y a au moins une vingtaine de prétendants possibles », ajoutait Coutts.
 
Favoris après leur excellente prestation lors du Pré-World, le Monégasque Mean Machine et l’italien champion du monde 2005 à Sydney, Evolution, n’arrivent pas à prendre la mesure.
Jeudi, les concurrents ont évolué sur une mer plate avec un vent de 5 nœuds, bien loin des conditions houleuses du plan d’eau de Sydney. Comme l’expliquait Coutts, les phases de départ sont primordiales et les deux Farr, Mean Machine et Evolution, peinent dans cette partie.
 
La première manche est revenue à Alex Michas sur Phish Food qui, de la plus belle des façons, a mené la course après un magnifique départ sur le côté gauche du plan d’eau.
Si le profil de Phish Food n’est pas celui du compétiteur pur et dur, l’Américain prouve que n’importe quel monocoque est capable d’accrocher une victoire. « Nous avons fait un bon départ et la route qui s’ouvrait à nous était claire. Après un virement de bord, nous nous sommes présentés en première position à la bouée au vent pour ensuite contrôler nos adversaires lors du bord de spi. Nous avons fait quelques erreurs mais le bateau va vite.»
 
Après deux places de 7e et une place de 8e, la magnifique série d’Henrik Jansen et de ses amis sur Silver Bullet a pris fin. La 4e manche a été un désastre pour l’équipage danois. Suite à un malentendu lors de la phase de départ, Henrik Jansen a arrondi la bouée au vent en dernière position. Une place délicate car tous les espoirs s’envolaient pour ces hommes et c’est avec détermination qu’ils ont réussi à boucler le parcours, finissant à la 35e place.
 
Comme le mentionnait Russell Coutts, la chance est un facteur à prendre en compte. Silver Bullet l’a bien compris et cette mésaventure le fait chuter de la troisième à la douzième place au classement général provisoire.
 
Du côté des français, la journée de jeudi n’a pas été aussi prometteuse que la veille. Onzième après 4 manches, Erik Maris et les « frenchies» restent malgré tout dans le match et accusent un retard de 2 points sur Alinghi, dixième et de vingt quatre points sur le leader Mascalzone Latino.
 
Classement général provisoire
 
1. Mascalzone Latino, Vincenzo Onorato, Portoferrio, Italie, 2-26-4-2, 34 points
2. Barking Mad, Jim Richardson, Boston, Mass/Newport, RI, USA, 10-14-6-8, 38 points
3. Flash Gordon, Helmet Jahn, Chicago, Illinois, USA, 1-1-26-15, 43 points
4. Nerone, Mezzaroma/Migliori, Rome, ITA, 3-16-21-5, 43 points
5. Fresh Guidance, Simon Williams, Greenwich, Conn., USA, 24-9-7-6, 46 points

Loïck Peyron domine la première journée du Grand Prix de Fécamp !

Gitana 11
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Difficile d’assumer toute une saison la domination quasi constante d’un seul concurrent, en l’occurrence une fusée verte trop souvent inatteignable nommée Groupama 2 ! Alors bien sûr, l’occasion était trop belle sur cette première journée de régate… dans des conditions de vent que l’on sait idéales pour le modèle du « G11 », Loïck Peyron a su négocier au mieux les trois manches du jour en dominant systématiquement ses concurrent!
Petit résumé des 3 manches du jour…
 
Manche 1 : Parcours banane – 3 tours
Départ, 1 ris/trinquette sur une mer très agitée. Gitana 11 tient la tête pendant le premier bord devant Groupama et Gitana 12. Géant, décalé, prend la pôle position à la première bouée juste devant Gitana 11 qui tarde un peu sur son virement. Groupama tente une malheureuse option à terre qui le renvoie, pour un temps, en queue de peloton. Le duel en tête entre Géant et Gitana 11 se termine sur la ligne ! Loïck Peyron n’a jamais baissé sa garde et c’est sur un finish époustouflant qu’il débute en beauté ce Grand Prix du Port de Fécamp devant Géant, Groupama et Gitana 12.
 
Manche 2 : Parcours banane – 3 tours
Départ tribord amure, 1 ris trinquette. Avec une aisance déconcertante, Gitana 11 contrôle ses adversaires du départ à l’arrivée. C’est, cette fois, au coude à coude avec Franck Cammas que Loïck Peyron termine son parcours. Géant arrive 3ème et Gitana 12 ferme le bal.
 
Manche 3 : Parcours banane – 3 tours
Dans une brise Nord-Est faiblissant à 15/18 nœuds, les concurrents ont pris le départ Grand Voile haute/solent. Alors que Groupama-2 était contraint d’abandonner cette manche après le 2ème virement, Gitana 11, seul en tête, confirme sa domination du jour et remporte une nouvelle fois la manche devant Géant et Gitana 12.
 
Loïck Peyron, skipper de Gitana 11
« Super journée pour débuter ce Grand Prix. Bien sûr, je suis très content. Content du résultat mais aussi et surtout de l’équipe toute entière qui a fait un boulot remarquable à terre comme en mer ! Ce n’est pas facile d’avoir à préparer deux bateaux ! Concernant Gitana 11, ce n’est pas une surprise… c’est un excellent bateau de brise et il le prouve une nouvelle fois. Son poids est un avantage dans ce type de temps. La seule chose, peut-être, c’est qu’en ce qui me concerne il faudrait que j’arrive à prendre de bons départs ! »
 
Thierry Duprey du Vorsent, skipper de Gitana 12
« Je suis plutôt content de nos départs surtout le deuxième, nous étions vraiment bien. Après c’est vrai que nous avons du mal à tenir la cadence mais il faut dire que nous avons eu quelques petits soucis techniques notamment avec notre gennaker. Sur la 3ème manche, c’est notre galette qui a explosé. Nous ne pouvions pas espérer revenir dans ces conditions ! L’équipage a fait un très bon boulot, personne ne se décourage à bord même quand nous sommes derrière, il y a  toujours un très bon esprit. Côté manoeuvre en revanche, on a un peu de travail, ça n’est pas encore très coordonné ! »
 
Du grand spectacle…
« Ils volent, c’est incroyable. On les voit mieux qu’à la télé ! » lâchait un curieux sur la jetée à l’arrivée de la première manche.
Grâce à un parcours mouillé par la Direction de course au rasdes cailloux, impossible, en effet, pour le public de rester insensible à la danse orchestrée de ces drôles d’oiseaux à trois pattes frôlant la plage à des vitesses presque indécentes !

Ouverture du mondial 470

470 Equipage Dréano - Floch
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Et ce mois de septembre chargé est à l’image d’une saison débutée sur les chapeaux de roues au mois de Janvier à Miami. L’analyse de Loïc Billon, l’entraîneur, est donc claire : « l’enjeu sera de rester frais jusqu’à la fin du championnat ». Mais la fraîcheur n’est rien sans le talent et de ce côté-là, la France n’a pas de soucis à se faire. Son collectif totalise deux titres de champions du monde et quatre de champions d’Europe. Les plus récents titrés sont Benjamin et Romain Bonnaud. Les Sablais, champions d’Europe en titre et vice champions du Monde ISAF chercheront à confirmer une saison à peine ternie par leur contre performance à la préolympique (12). A l’inverse, c’est à Qingdao que Nicolas Charbonnier et Olivier Beausset ont brillé jusqu’à ce qu’un problème matériel ne les destituent du podium. Autre équipage fort du moment, celui de Ronan Dréano et Ronan Floch. Vice champions d’Europe, les jeunes Bretons – 24 et 25 ans – ont eux aussi réalisé une belle préolympique. Ils retrouveront à Rizhao Gildas Philippe et Nicolas Leberre avec qui ils ont l’habitude de s’entraîner. Gildas et Nicolas ont terminé troisièmes l’an dernier aux Etats-Unis. Après une saison en Tornado, ils reviennent ici sur leur support de prédilection. Le mondial sera leur unique régate de l’année en 470.

Ingrid Petitjean et Nadège Douroux ne peuvent pas en dire autant, elles qui ont cumulé les épreuves internationales cette année avec en point d’orgue leur victoire aux Jeux Mondiaux de la Voile et une belle deuxième place à Qingdao. Une deuxième couronne mondiale serait une consécration pour les Marseillaises. Elles sont secondées efficacement par les jeunes Camille Lecointre et Gwendoline Lemaître qui ont notamment terminé troisième de la Semaine Olympique Française. Les premières manches qualificatives se dérouleront aujourd’hui jeudi 7, au petit matin pour nous autres Européens. Le championnat du monde se conclura par une medal race, le 13 septembre.

Interview de Loïc Billon (entraîneur) :

Cette année, les filles et les garçons ont réalisé une belle saison, il s’agira donc de figurer le mieux possible sur le championnat du monde. Nous avions réalisé deux podiums l’année dernière, il s’agira donc de faire aussi bien, voire mieux cette année. Nous chercherons par ailleurs à placer un maximum de Français dans le top 10. Cela dit, il ne manque personne. Il y a 88 bateaux chez les garçons et 62 chez les filles, c’est intéressant. Avec Qingdao, cela nous fait un voyage d’un mois en Chine, c’est fatiguant pour les athlètes. L’enjeu sera de rester assez frais jusqu’à la fin du championnat.

Interview de Ronan Floch :

« Entre la préolympique et le mondial, c’est une période assez éprouvante. Nous avons donc fait un break à Pékin avant de venir à Rizhao. Le championnat du monde est l’épreuve la plus importante avec le plus d’objectifs. Nos choix matériels ont été fait depuis longtemps et de e côté-là, nous sommes confiants. »

Interview de Gildas Philippe :

« Nous nous sommes entraînés cinq semaines avant le championnat du monde, c’est le minimum vital. On a vite retrouvé nos automatismes. Ce n’est pas frustrant de repasser sur le 470. C’est vrai que c’est un bateau plus lent que le Tornado mais le jeu de la régate est au moins aussi intéressant qu’en catamaran. Ce n’est pas facile d’annoncer un objectif, être dans les 5 – 6 serait bien et l’idéal est évidemment un podium. »

Interview d’Ingrid Petitjean :

Que pense-tu du plan d’eau de ce mondial ?

« A priori nous devrions avoir des conditions un peu plus variées en force de vent par rapport à Qingdao où à part une manche nous n’avons eu que du petit temps. La mer semble agitée, mais peut être un peu moins que ce qu’on a rencontré à Qingdao. Le vent a l’air un peu plus instable. Il y a aussi du courant. Nous devrons être adaptatives au cours de la régate. »

Vous avez déjà obtenu un titre mondial cette année, est-ce que la passe de deux est possible ?

« Oui elle est possible! Je ne vais pas dire qu’on ne peut pas gagner le mondial. Après, bien sûr, il y a d’autres équipages qui peuvent gagner. Le championnat du monde et les Jeux Mondiaux de la Voile sont deux épreuves assez différentes puisque le mondial ISAF s’est déroulé sous un format un peu particulier et on ne naviguait pas avec nos propres bateaux, mais ça reste de la voile et du 470. »

Source FFVoile

Alfa Romeo règne

Maxi Yacht Rolex Cup 2006
DR

i les eaux de l’archipel de la Maddalena avaient revêtu la couleur bleu azur, le ciel capricieux s’est contenté de n’offrir qu’un léger souffle. Dans ces conditions légères, le comité de course a, malgré tout, décidé de lancer les concurrents dans un parcours côtier de 30 milles. Excepté les Spirit of Tradition, l’ensemble des participants ont donc navigué en direction de Monaci Rocks, pour ensuite mettre le cap vers l’îlet Barettinelli di Fuori, en dehors de l’archipel. Le parcours menait ensuite les Maxis dans une succession de virements entre les rochers, les ferries et les zones de calme avant de virer une bouée mouillée dans le golfe de Pevero. La ligne d’arrivée était, quant à elle, située en face de Porto Cervo.

 La catégorie des Spirit of Tradition a quelque peu souffert du manque de vent. Le peu de vitesse gagnée par ces unités devait impérativement être conservé. Dans le cas contraire, la sanction était lourde de conséquences. Le match du jour a concerné deux monocoques radicalement opposés, la goélette Adela et ses 55 mètres contre le ketch de 38  mètres, Hetairos. Tous deux ont fait étalage de leur garde-robe, certainement pour le plus grand plaisir des équipiers. Au final, Annagine, un monocoque de 23 mètres dessiné par Holland, s’impose en temps compensé. Hetairos s’empare, quant à lui, de la seconde place alors qu’Adela termine troisième.
 
Dans la  catégorie Racing, le spectacle a une nouvelle fois tourné en faveur des deux super Maxis, Alfa Romeo et Wild Oats. Alfa Romeo qui, lundi, avait concédé la première place en temps réel avait pour unique but de s’emparer des deux temps, le réel et le compensé. Avec 9 minutes d’écart sur la ligne d’arrivée, Neville Crichton réussit son pari du jour et accentue son avance sur son sistership. Morning Glory réussit également une très belle performance en s’interposant en temps compensé entre les deux super Maxis et vole la seconde place du classement général provisoire à Wild Oats. Ce dernier semble, bel et bien, le grand perdant de la journée puisque Y3K, de Claus Petter Offen, s’intercale à la troisième place.

 « Nous avons fait un excellent départ. Prendre l’ascendant sur Wild Oats dès les premiers mètres nous a permis d’accroître notre avance au fil des milles », commentait Neville Crichton.
A mi-course, lorsque le détroit s’est resserré et les vents ont molli, Alfa Romeo a réussi à franchir cet obstacle sans trop de mal. « Afin de déterminer le meilleur endroit où passer, nous avons envoyé un homme dans le mât pour qu’il puisse nous indiquer les risées. Notre tactique a très bien fonctionné, nous en sommes ravis », ajoutait Crichton.
 
Embarqué à bord de Morning Glory, Steve Erickson dont l’expérience n’est plus à prouver, estime judicieux le choix du parcours par le comité de course. « Les conditions ont vraiment été très légères aujourd’hui. Le vent n’a pas dû dépasser les 8 nœuds mais l’avantage avec nos bateaux réside dans le fait que nous nous créons notre propre vent. A un moment, alors que l’anémomètre nous indiquait 8 nœuds, nous étions sur le speedomètre à 13,5 nœuds, une vitesse incroyablement élevée. Dans de telles conditions, ces voiliers sont capables de couvrir de très longues distances. Je pense que le comité de course a offert aux participants un mélange pertinent entre compétition, tourisme et camaraderie. »
 Dans la troisième division, rien ni personne ne semble capable d’arrêter le Maxi bleu de Lindsay Owen Jones. Magic Carpet Squared a une nouvelle fois imposé son rythme et termine cette deuxième journée avec la victoire en temps réel mais aussi en compensé et accède du même coup à la tête du classement. J One, le Maxi de Jean-Charles Decaux, est le grand perdant de cette journée. Cinquième en temps compensé, Decaux perd la première place du classement général et se retrouve rétrogradé en troisième position. Douze minutes derrière Magic Carpet, Tiketitan de Galeazzo Pecori Giraldi s’offre la seconde place en réel. Tango et Dark Shadow complètent le tableau des résultats en s’offrant la seconde et troisième place en temps compensé.

 La journée semblait propice au doublé car Roma, le voilier italien de Filippo Faruffini, accède aussi au clan des doubles vainqueurs. Avec deux minutes d’avance sur Ghost, Roma accède à la première place du classement général de la catégorie des Cruising aux dépens de Velsheda. « Les courses ici à Porto Cervo sont toujours magnifiques et idéales pour notre catégorie de bateau. Nous n’avons pas été très bons aujourd’hui dans les allures portantes, en revanche nous avons bien rattrapé le coup au près. Le vrai passage critique a été aux alentours de la Maddalena où nous avons choisi de rester le long de la côte.  Une option peu payante car nous nous sommes retrouvés dans des zones sans vent. Heureusement, nous avons bien négocié le retour au près pour finalement refaire notre retard », analysait Paolo Semeraro, skipper de Roma.

 Dans la classe des Minis Maxis, la journée de mardi a été, à quelques exceptions près, identique à celle de lundi. Atalanta II s’impose en temps réel. Pour la seconde fois, Aleph de Giorgio Ruffo s’impose en temps compensé et occupe la position de leader, devant Atalanta II et Ops 5, à égalité de points.
 
Mardi soir, sur la  Piazza Azzura, au centre du village de la course, s’est déroulée la traditionnelle soirée des équipages Rolex. Equipiers et invités ont pu commenter et détailler à loisir leurs courses et les manches du jour.
 
La Maxi Yacht  Rolex Cup, organisée par le Yacht Club Costa Smeralda en association avec l’International Maxi Association (IMA), se déroule du dimanche 3 au samedi 9 septembre.
 
Classement général provisoire après deux manches
 
Racing
 1. ALFA ROMEO Neville Crichton NZL, 1/1/2.0
 2. MORNING GLORY Hasso Platner ALL, 3/2/5.0
 3. WILD OATS Robert I. Oatley AUS, 2/4/6.0

VOR
 1. ABN AMRO ONE ABN Amro Brand HOLL, 1/1/2.0
 2. AMER SPORT TOO Giovanni Marangon EUR, 2/2/4.0

Mini Maxi
 1. ALEPH Giorgio Ruffo ITA, 1/1/2.0
 2. ATALANTA II Carlo Puri Negri ITA, 4/3/7
 3. OPS 5 Massimo Violati ITA, 2/5/7.0

W
 1. MAGIC CARPET SQUARED Lindsay Owen Jones GBR, 2/1/3.0
 2. TANGO Carlo Sama MON, 3/2/5.0
 3. J ONE Jean Charles Decaux GBR, 1/5/6.0

Source Rolex

La “der” de Géant…

Multi Cup 60: Géant
DR

Géant est arrivé vendredi et depuis, Michel Desjoyeaux et son équipe ont consacré la majeure partie de leur temps à la préparation du bateau et surtout aux entraînements pour être fin prêt demain matin. Il faut dire que pour le skipper de Port La Forêt, le Grand Prix de Fécamp, est un rendez-vous privilégié. C’est d’abord une rencontre réussie avec le public normand toujours enthousiaste. C’est aussi l’une des plus belles régates de la saison dans un décor remarquable. Mais ce qui distingue le Grand Prix de Fécamp 2006 des précédents, c’est que pour Géant, c’est le dernier après quatre années d’une assiduité jamais prise en défaut. Pour ce jubilé, Géant cherchera à confirmer les victoires de manches qui ont émaillé cette saison pour venir jouer les troubles fêtes. Il bénéficie pour cela de son équipage au grand complet puisque Xavier Revil et Renaud Banuls ont retrouvé leur poste, respectivement régleur de gennaker et N°1. Ce week-end, avec le reste de l’équipage, ils promettent d’assurer un spectacle à couper le souffle avec un vent de plus de 20 nœuds et de gros coefficients de marée. Dans ces conditions musclées, le skipper a décidé d’ajouter un équipier pour libérer le navigateur, renouant ainsi avec une organisation à onze longtemps utilisée.

Interview de Michel Desjoyeaux :
« Je n’ai peut être pas fait tous les Grands Prix de Fécamp, mais et tous cas, j’ai fait les quatre derniers avec Géant et quelques autres avant sur d’autres bateaux. Je ne peux pas me rappeler d’une année en particulier, ça a toujours été de belles années. On va sans doute avoir de l’air dans le week end et comme il y a des forts coefficients, ça va ouater. Nous n’avons pas beaucoup navigué avant le Grand Prix, on ne peut pas dire qu’on soit surentraînés, mais ça va. »

Equipage de Géant pour le Grand Prix de Fécamp :
Michel Desjoyeaux (skipper-barreur)
Hugues Destremau (tactique)
Jean-Luc Nélias (navigateur)
Jean Christophe Mourniac (régleur)
Xavier Revil (régleur)
Thierry Briend (régleur)
Emmanuel Le Borgne (piano)
Jean-Paul Levrel (wincheur)
Frédéric Brousse (wincheur)
Renaud Banuls (n°1)
Guillaume Soubrane (wincheur)

Source Géant

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