La première manche révèle les difficultés de la journée avec une remontée au près difficile à négocier au vu de la largeur du plan d’eau. Une nouvelle fois, les hollandais parviennent à s’extirper de l’ensemble des concurrents (2ème) quand les français se retrouvent bloqués dans la masse.(6ème). Mais pas de question d’abdiquer. En tête dés le départ de la seconde manche, ils conservent la pôle jusqu’à la fin. Heemskerk et Tentij de leurs cotés font de même. La lutte est intense et pour la troisième et dernière manche de la journée, les deux équipes se retrouvent sur le même rond avec un avantage final pour la Hollande.
A la fin de la journée, les Hollandais accentuent leur avance sur leurs adversaires directs. Mais rien n’est encore joué dans cette compétition encore ouverte car d’autres équipes se tiennent en embuscade comme les anglais Hugh Styles et Ryan Crawford qui parviennent à chiper, d’un petit point, la place de leader au classement général.
1- Hugh Styles and Ryan Crawford (Downs Sailing Club) 8 pts 2- Misha Heemskerk and Adriaan Tentij (Nacra Pro Team) 9 pts 3- Jean-Christophe Mourniac and Franck citeau (Nissan Hobie Cat Pro Team) 14 pts … 11- Arne and Joerg Gosche (Nissan Hobie Cat Pro Team) 38 pts
Le chantier Lagoon justifie cette formule avec les avantageux chiffres recensés ci-dessous : – plus de 260 unités construites en 2006/2007 : leader mondial. – des séries record : plus de 450 unités pour le Lagoon 380 en 8 ans près de 250 unités pour le Lagoon 440 en 3 ans près de 1500 Lagoon naviguent dans le monde – des innovations qui séduisent et font école ; en témoigne l’accueil réservé au Lagoon 420 Hybrid avec près de 150 bateaux en commande.
Lagoon 380 : un catamaran attractif : Lagoon présente en avant première dans les salons d’automne 2007 le Lagoon 380 CLUB et PREMIUM. Le Lagoon 380 est le premier catamaran de croisière au monde à atteindre le cap des 450 unités construites.
Le concept Club et Premium : 2 versions ( 3 ou 4 cabines doubles) et 2 finitions (Club ou Premium)
1- Lagoon 380 Club : le premier pas dans la gamme Lagoon – 3 ou 4 cabines doubles – Prix de base très attractif : 179 900 € HT (215 160€ TTC) – Volume et prestations inégalés dans cette taille du marché.
2- Lagoon 380 Premium : un bateau très équipé à prix étudié – davantage de rangements et de confort à l’intérieur : tiroirs, armoire, rideaux, four inox – bossoirs en standard – glacière de cockpit en standard – rangement sous poste de barre – plus de choix dans les options – tarif de base très étudié : 196 554€ HT (235 079€ TTC)
Nouvelle décoration intérieure : Lagoon présente en avant première dans les salons d’automne 2007 une nouvelle décoration intérieure de la gamme LAGOON
Un look moderne et innovant : A partir de septembre 2007, tous les Lagoon auront une nouvelle décoration intérieure. Plus moderne, alliant bois clairs et plancher foncé, la gamme Lagoon adopte les nouvelles références des designers intérieurs.
– Nouveau bois : Alpi chêne clair. Davantage de clarté. – Nouveau plancher : plancher stratifié type Wengé. Peu fragile et peu salissant.
Nouveauté 2008 : Lagoon présente en avant première le futur Lagoon 400 Le Lagoon 400 sera lancé fin 2008 et préfigure une nouvelle génération de Lagoon.
Architectes : VPLP – Longueur HT : 12.19 m – Bau max : 7.20 m Le Lagoon 400 viendra s’intercaler entre le Lagoon 380 et le Lagoon 420.
– un look moderne et épuré – 3 ou 4 cabines doubles – Performances supérieures – Bimini composite en standard
Nouveauté 2008 : Lagoon présente en avant première le futur Lagoon 620 Le Lagoon 620 sera lancé début 2009 et sera le nouveau bateau amiral de la gamme
Architectes : VPLP – Longueur HT : 18.90 m – Bau max : 10 m – Surface au près : 229m2 Le Lagoon 620 établit une nouvelle référence dans les grands catamarans :
– 3 versions : 4, 5 ou 6 cabines doubles, chacune avec lit à accès latéraux, toilette et douche séparée – Immense surface habitable – Le fly bridge apporte une 3e zone de vie à bord – Des performances étonnantes – Design intérieur par le cabinet Couedel- Hugon Design
Une forte présence dans les salons : Lagoon sera présent dans tous les salons d’automne
Salon d´Hendaye (France ) : 05 mai – 05 aout 2007 Bodrum Yacht Show (Turquie ) : 01 aout – 05 aout 2007 San Diego (Ca) Boat Show (USA ) : 02 aout – 05 aout 2007 Sydney International Boat Show (Australie ) : 02 aout – 07 aout 2007 Helsinki Boat Show (Finlande ) : 17 aout – 20 aout 2007 Seattle (Wa) Boat Show (USA ) : 31 aout – 03 sept 2007 HISWA in-Water Boat Show (Hollande ) : 04 septembre – 09 sept 2007 Norwegian International In-Water Boat Show (Norvege ) : 06 septembre – 09 sept 2007 Festival de la Plaisance de Cannes (France ) : 12 septembre – 17 sept 2007 Newport (RI) Boat Show (USA ) : 13 septembre – 16 sept 2007 Southampton International Boat Show (Angleterre ) : 14 septembre – 23 sept 2007 Grand Pavois de la Rochelle (France ) : 19 septembre – 24 sept 2007 Annapolis (Md) Boat Show (USA ) : 04 octobre – 08 oct 2007 Genoa International Boat Show (Italie ) : 06 octobre – 14 oct 2007 Fort Lauderdale International Boat Show (USA ) : 25 octobre – 29 oct 2007 Salon du Cap d´Agde (France ) : 27 octobre – 01 nov 2007 Hanseboot – International Boat Show Hamburg (Allemagne ) : 27 octobre – 04 nov 2007 Barcelona International Boat Show (Espagne ) : 03 novembre – 11 nov 2007 Scandinavian Sail & Motorboat Show (Suede ) : 07 novembre – 11 nov 2007 Vienna Boat Show (Autriche ) : 22 novembre – 25 nov 2007 Salon Nautique de Paris (France ) : 30 novembre – 09 dec 2007
Heolsailing en collaboration avec l’architecte Martin Defline à conçu l’Héol 7.4. L’Heol 7.4 est à l’avant garde des voiliers de Course-Croisière, habitable, rapide, puissant et très manœuvrant, ultra moderne dans ses lignes (étrave inversée, bi-safrans, bouchain évolutif) comme dans son gréement Bergstrom (grand voile à corne, Solent, spi asymétrique). Grâce à ses caractéristiques l’Heol 7.4 autorise les navigations les plus diverses de la croisière familiale à la régate en monotypie et la place de port n’est plus un problème. La facilité de transport de l’Heol 7.4 le rendra accessible à tous les plans d’eau d’Europe.
Les performances d’un quillard et la facilité d’échouage d’un dériveur :
L’Heol est équipé du système DER de Martin Defline, soit deux quilles pivotantes. Le relevage hydraulique des quilles assure un échouage facile et une mise sur remorque autonome sur un plan incliné. La conception des quilles avec bulbe plomb et corde étroite autorise des performances comparables aux meilleurs quillards.
L’Heol 7.4 estinsubmersible afin de répondre à un programme hauturier.
Avec l’Heol 7.4 vous pourrez adhérer à l’association de propriètaires afin de créer une flotte et développer des rassemblements conviviaux mais ambitieux.
L’ensemble de la flotte iShares a bataillé durant ces trois jours et toutes les équipes engagées paraissent satisfaites des progrès accomplis. Dans la bouche de tous, le même son de cloche : prendre le meilleur départ possible afin de se dégager des étraves des concurrents et être le premier à gagner la marque. Ce scénario semble être le meilleur moyen de gagner. Ce n’est pas Basilica qui dira le contraire.
Prochain rendez-vous pour les Extrême 40 de l’iShares Cup à Cowes du 3 au 5 août prochain
Le podium : Robert Greenhalgh, skipper de Basilica : "Nous sommes très contents d’avoir gagné aujourd’hui l’étape de Marseille, c’est un vrai travail d’équipes ! Bravo les gars ! je pense que l’équipage de Basilica était taillé pour faire face à ces conditions un peu ventées. Notre partenaire Basilica nous aide en nous soutenant et en nous offrant les moyens de réussir ! Notre objectif est clairement de gagner ; dans l’immédiat, le contrat est respecté ! »
Franck Cammas, skipper du trimaran Groupama , « Aujourd’hui nous avons peut être manqué de lucidité au point de vue tactique, ce qui nous a bien souvent amené dans des situations compliquées à gérer. Mais c’est surtout la gestion des manoeuvres et l’expérience du format des régates dans la brise qui nous auront manqué. C’est l’envie et la passion qui ont motivé notre participation à l’étape marseillaise de l’Ishares Cup. Nous avons saisi l’opportunité de la venue du circuit en France et qui plus est à Marseille pour venir voir les Extrême 40 de plus près. Avec l’équipage de Groupama nous sommes ravis de cette découverte. C’est un super exercice de naviguer sur un bateau performant mais que l’on connaît très peu, contre des équipages étrangers et dans la brise en majeure partie pour couronner le tout. C’était une étape pour voir mais c’est certain que ces quelques jours nous donnent envie de revenir régater . mais pas cette année ! »
Greg Homann , (Holmatro) : "Nous avons passé une super journée. A bord des Extrême 40, l’essentiel est la bonne coordination de l’équipe et, aujourd’hui, ça a particulièrement bien marché pour nous. Le plus important est vraiment que tout fonctionne au sein de l’équipage et que le bateau soit bien placé. Au cours d’une journée comme celle-ci avec beaucoup de vent, nous fonctionnons à l’instinct sur Holmatro, presque à la survie. C’est notre façon de faire avancer le bateau. »
BT fait son show : Nick Moloney et sa bande nous ont offert une très jolie et impressionnante figure de style sur le dernier bord de portant de l’avant dernière manche, répondant ainsi à la philosophie de cette toute jeune classe : être au plus près du public et lui offrir le meilleur spectacle possible
Nick Moloney (BT) "Nous allions enrouler la bouée sous le vent quand Groupama nous est arrivé dessus. Nous avons du nous écarter et ensuite abattre très vitet. En abattant, l’avant du bateau a été pris dans une vague et nous avons enfourné, l’arrière du bateau sortant de l’eau. Cela s’est passé plutôt doucement. J’avais un bras autour de la coque et je glissais alors que je voyais Jonny escalader le trampoline qui était alors à la verticale. Quand tout est rentré dans l’ordre et que BT s’est remis sur ses deux coques, nous avons tous été pris d’un fou rire, reprenant nos esprits avant de nous remettre dans la course."
David Carr (BT) "Après une journée de navigation comme celle-ci, ou on s’éclate tant, on fini par oublier les résultats. On est un peu déçus de ne pas terminer troisièmes mais on s’est tellement fait plaisir aujourd’hui que ça a peu d’importance."
Tommy Hilfiger, Team Slam / ABN AMRO et Volvo Ocean Race Jonathon Farrar (Tommy Hilfiger) : « Nous avons un peu souffert au cours de cet événement. Nous avons monté une équipe temporaire et n’étions pas assez préparés. Nous avons eu des problèmes de vitesse au près pour tenir la cadence et perdions des places. Au portant on se sentait plutôt bien et nous avons pris de beaux départs. Nous n’avons pas vraiment eu de chance ici mais n’étions pas non plus au top. »
Heinrik Boje ( Team Slam / ABN AMRO) "Nous étions ravis de notre seconde place lors de l’une des régates du jour. Nous ne sommes pas encore au niveau de certaines des autres équipes et n’avons pas encore leur force. Mais les régates étant vraiment exceptionnelles aujourd’hui et nous avons pris beaucoup de plaisir.
Le bilan est clair : après cinq jours de près, voici enfin poindre le cap Finisterre, ce bout de lande balayé par les vents de l’Atlantique, qui cette fois semble plutôt effleuré par un bien léger zéphyr… Les éoliennes qui parsèment la côte galicienne doivent avoir du mal à tourner ! Car c’est un tampon, un bouchon, une zone sans souffle, un no man’s land éolien, une pétole comme disent les pratiquants de la Grande Bleue, qui installe ses quartiers sur la pointe ibère. Et les options prises par les Class’40, certaines dès le départ de Madère, convergent désormais vers le même point avec un petit différentiel en longitude. Un avantage de quelques dizaines de milles qui pourrait bien se transformer en grand écart… Car en rasant ou non les côtes espagnoles, il peut y avoir d’un côté un arrêt brutal et perdurant, de l’autre une échappée dans une brise évanescente mais portante.
Compression espagnole Et dans ce resserrement des positions puisque les six premiers ne sont éloignés que d’une trentaine de milles maximum, il y a ceux qui ont joué l’option Ouest qui engrangent désormais les bénéfices de ce décalage : Cécile Poujol (Merci les amis !) et Benoît Parnaudeau (Jardin Bio-Prévoir) suivis un peu plus loin par Lionel Regnier (Groupe Séfico) ont déjà pu ouvrir les voiles et accélérer dans un vent qui tourne au Nord-Ouest au large. Tous trois ont choisi de laisser le cap Finisterre à au moins vingt milles sur leur tribord, en frôlant le plateau continental. Leur objectif à court terme reste de contourner cette zone dangereuse car peu ventée et de monter encore plus au Nord pour s’écarter au plus vite de l’Espagne. « Cela commence à payer tout doucement ! On est bien revenu au classement avec Cécile aussi… On ne s’est pas trop trompé même si les écarts restent tout de même réduits. Mais ce n’est pas fini car il reste tout le golfe de Gascogne à traverser. Le jeu va rester ouvert jusqu’à l’arrivée… », analysait Jean-Christophe Caso (Jardin Bio-Prévoir).
Le leader depuis deux jours, Jean-Pierre Amblard (Azawakh III) a visé un peu juste pour passer à la bordée et se voit contraint de continuer à faire du près pour se recaler devant le groupe des « Açoriens » : il a perdu près de vingt milles en 24 heures… et se retrouve sous pression car en bordure de calmes. « On a 15-16 nœuds de Nord-Ouest : on est assez content de notre position mais la météo annonce que ça va mollir assez rapidement pour la suite du parcours. Cela se présente assez cafouilleux au cap Finisterre mais on n’a pas trop envie de s’écarter de la route directe vers les Sables d’Olonne… », indiquait son co-équipier Louis Duc.
La parabole de la ligne droite Dans son sillage, Pierre-Yves Chatelin (Destination Calais) a bien fait de virer de bord la nuit dernière pour ne pas buter contre les falaises hispaniques : « Ce qui reste à parcourir ne va pas être facile : le cap Finisterre est un grand point d’interrogation pour savoir s’il faut être au large, à terre ou au milieu ! Mais je préfère passer un peu au large : cela dépendra de la rotation ou non du vent vers le Nord-Ouest… ». Le vainqueur de la première étape, Yvan Noblet (Appart City) a quant à lui été obligé de se recaler ce mardi midi en perdant beaucoup de terrain… Quant à Jean-Edouard Criquioche (Choice Hôtels), il n’est pas à la fête : non seulement il ne peut pas passer la pointe espagnole à la volée, mais en sus, il a déchiré sa grand voile et perdu son électronique…
Et ce passage névralgique n’est qu’un des premiers pièges qui attendent les Class’40 : une dorsale anticyclonique se déploie dans le golfe de Gascogne et risque fort d’engluer toute la flotte avant l’arrivée ! La ligne droite vers la Vendée semble donc compromise pour préférer une trajectoire parabolique, en montant franchement au Nord-Ouest jusqu’à la latitude de l’île d’Yeu avant de tourner l’étrave vers les Sables d’Olonne… Difficile dans ces conditions de prédire qui sera en tête et même quand le vainqueur de cette deuxième étape franchira la ligne ! Probablement pas avant jeudi après-midi et plus certainement vendredi matin…
Classement du mardi 10 juillet à 15h30 1- Jean-Pierre Amblard (Azawakh III) à 420 milles de l’arrivée 2- Benoît Parnaudeau (Jardin Bio-Prévoir) à 15 milles du leader 3- Cécile Poujol (Merci les amis !) à 19 milles du leader 4- Pierre-Yves Chatelin (Destination Calais) à 29 milles du leader 5- Yvan Noblet (Appart City) à 30 milles du leader 6- Jean-Edouard Criquioche (Choice Hôtels) à 32 milles du leader 7- Lionel Regnier (Groupe Séfico) à 92 milles du leader 8- Alexis Guillaume (Méréna) à 130 milles du leader 9- Stephen Card (Cariberia) à 393 milles du leader
Les trente bateaux se sont affrontés dans un vent de 20 à 25 nœuds. Une journée intense pour les marins, qui n’ont pas eu le temps de s’ennuyer à bord de leurs Mumm 30 : trois manches ont été courues en un après-midi, et de nombreuses altercations ont eu lieu puisqu’en tout, dix bateaux ont coupé la ligne d’arrivée avec leur pavillon B déployé, signifiant ainsi leur intention de protester auprès du Jury. Il faut dire que la flotte était très serrée, les concurrents n’ayant pas l’occasion de se disperser sur ces parcours en aller retour de 1,2 milles. Les Mumm 30 se sont donc tous retrouvés au même moment à la bouée au vent… et là, faisant fi de la discipline militaire enseignée à l’Ecole Navale, les marins essaient plutôt de jouer des coudes pour se frayer une place en tête du paquet avant l’envoi de spi. Michel Cohen, embraqueur sur Nouvelle Calédonie (Teva Plichart) et vétéran de l’épreuve (46 ans et 17 Tours de France à la Voile !) confirme : « la flotte était très compacte, il y a eu des contacts et quelques petits dégâts sur les passages de bouée au vent… ».
Pierre-Loïc Berthet, champion du monde Mumm 30 en 2005, double vainqueur du Tour de France à la Voile en 2002 et 2004, embarquait aujourd’hui à bord d’Ile de France (Victor Lanier, Nicolas Pauchet). « On a été un peu limite sur la préparation du départ pour la première manche de la journée, et on s’est fait piéger à la bouée au vent… il a fallu réparer, nous finissons donc en seizième position. Mais c’était juste le temps de se remettre en route, puisque nous terminons premier et deuxième aux manches suivantes ».
Chez les amateurs, encore une très belle journée pour les Malouins de Saint-Malo Purflo Team SNBSM, qui finissent encore en tête de la première manche, comme l’explique le skipper François Lebourdais : « La flotte était vraiment très serrée, les écarts se sont joués à peu de choses entre les bateaux. L’essentiel était donc de bien se placer par rapport aux autres bateaux pour trouver de l’air frais. Mais ayant pris un bon départ, nous avons pu nous placer correctement et rester dégagés après le passage de la bouée au vent ». Toujours dans le classement amateur, Val Thorens (Lucas Millieret) prend la seconde place du podium devant Ville du Port – Région Réunion (Marc Guessard, Gabriel Jean-Albert).
Au classement général, c’est la douche froide pour l’équipage de Dimitri Deruelle (Elcimaï – Ville de Marseille) : de retour d’une journée en tête de peloton (les Phocéens se sont classés 3ème, 5ème et 1er aujourd’hui), ils apprennent la décision du Jury de leur infliger une pénalité de 35% (20 points) sur le ralliement d’hier, pour avoir déplombé leur bidon d’essence à terre après la course, alors que le plombage était censé rester à poste jusqu’à la fin de la prochaine étape.
Les français Jean-Christophe Mourniac et Franck Citeau du NISSAN HOBIE CAT PRO TEAM, Champions du Monde Hobie Tiger, tenteront de conquérir un titre qui leur a échappé l’année dernière. Mais les prétendants sont nombreux. Les Hollandais Heemskerk et Tentij du NACRA PRO TEAM font également partis des favoris. La flotte composée de 150 bateaux venus de toute l’Europe (Italie, Hollande, Allemagne, Grande-Bretagne, Belgique, Espagne, Suisse, Suède et France) est d’ores et déjà prête à en découdre.
Comme d’habitude, la météo jouera un rôle important dans la décision finale. Si les prochains jours semblent propices à laisser les acteurs s’exprimer, sur le plan d’eau, la journée de lundi, annulée pour cause d’orage, rappelle à la flotte que les conditions météorologiques sont capricieuses dans la région.
Cette première journée le confirme. Après 2 manches disputées par 10 nœuds, la troisième et dernière, suite à une chute brutale du vent, s’est déroulée sur un tel rythme de croisière que le parcours a été écourté.
Une nouvelle fois, les deux équipages du Pro Team Nissan tirent leur épingle du jeu. Le team français réussit un beau tir groupé en terminant 3ème puis deux fois seconds des 3 premières manches de la compétition. Les Allemands Arne et Jorg Gosche quant à eux, après une première manche difficile (16ème), parviennent à accrocher les premiers dans la seconde (4ème) pour finalement remporter la dernière de la journée.
La compétition est donc bel et bien lancée. Reprise des courses demain, avec une journée très chargée sur le plan d’eau.
Robert Greenhalgh, skipper de Basilica : « Nous étions aujourd’hui de retour à ce que nous connaissons bien, essayant de naviguer de façon conservative. Notre force est sûrement dans les départs que nous prenons. Nous étions premier sur la ligne la plupart du temps et ça aide pour les résultats. »
Franck Cammas, skipper de Groupama : « Des conditions plus sportives qu’hier qui nous ont permis de découvrir le bateau dans une configuration différente. Aujourd’hui, nous étions moins à l’aise en manouvres dans la brise, ce qui explique en partie nos résultats. C’était sport et nous étions un peu en retrait notamment sur les enroulages de gennaker, les abatées . Basilica est au dessus du lot dans ces conditions et là largement démontré. Comme je le disais déjà hier, les parcours sont très courts et le résultat final se joue à peu de choses . Un mauvais départ, une manoeuvre un peu tardive et tu vois tes concurrents s’échapper sans pouvoir les rattraper. »
Sur le plan d’eau ensoleillé, la flotte de l’iShares Cup 2007 a bénéficié en début d’après-midi d’une brise de 15-20 nouds de secteur Sud Sud-Est. Ces conditions ont permis de donner le départ de six manches. Mais, il a fallu qu’Eole joue le paresseux . En effet, faute de vent, Alan Hillman, le directeur de course a dû prendre la décision de stopper l’ultime régate du jour.
Cinq manches au cours desquelles Basilica a prédominé sans conteste, puisque l’Extrême 40 de Robert Greenhalgh gagne quatre manches, concédant la manche 4 à Nick Moloney et au team BT.
Sébastien Josse « J’avais déjà fait quelques entraînements en tout début de saison mais là, il s’agit de mon baptême du feu en régates ! Les parcours sont courts et les départs sont par conséquent prédéterminants. Si tu prends de bons départs, tu te dégages très vite de la flotte et si tu parviens en tête à la bouée au vent, c’est l’idéal ! Sinon, t’es obligé de batailler un peu ! »
Les régates et le rythme sont très soutenus. Les hommes et les bateaux souffrent. Aujourd’hui, le team Volvo Ocean Race, skippé par le suédois, Göran Marström, constructeur des Extrême 40, a particulièrement passé une mauvaise journée abandonnant deux manches et ne prenant pas le départ d’une d’entre elles..
Berra Johannson : " Au cours de la première régate, notre enrouleur de foc a connu quelques soucis ce qui ne nous a pas permis de terminer la manche. Nous n’avons pas pris le départ de la deuxième afin de réparer ce problème d’enrouleur. Les réparations étant un peu plus longues que prévues, nous avons décidé de courir la manche 3 sans voile d’avant. Par la suite, Basilica nous a gentiment prêté une voile d’avant ! Demain, nous serons de retour et prêt à tout gagner ! »
Robert Greenhalgh, skipper de Basilica « On a eu des petits soucis a bord et notamment avec notre spinnaker. Autrement c’est vrai que tout le monde a poussé bien fort sur les deux premières courses et tout particulièrement sur la première. Au final après cinq courses, on est tous fatigués. Dans des courses courtes comme celles-ci, on est a 80-90% tout le temps. On essaye de se réserver et de garder un peu d’énergie pour la régate suivante mais au final, on est quand même tous crevés. »
Le passage de l’iShares Cup à Marseille est marqué par des matchs dans le match. En effet, au classement après deux jours de course dans la citée phocéenne, différentes bagarres semblent se dessiner : – pour la première et la deuxième place, nous retrouvons bien sûr, Basilica et Groupama – pour la troisième et quatrième, BT et Holmatro, séparés par un seul point, risquent de se marquer plus que jamais. – pour la cinquième et la sixième place, c’est Team Slam/ABN AMRO et Tommy Hilfiger qui s’affrontent.
Il semble donc que les jeux soient loin d’être faits. Demain, sous les yeux de la Bonne Mère, ultime chance de se démarquer.
C’est un peu aussi le Mini Fastnet 2007, qui restera dans les annales, mais pas comme souhaité. Vidons la question tout de suite, le comité de course a pris ses décisions après mûres réflexions, dans un souci de sécurité. Ce sont les bonnes. Et comme il est permis de le prendre avec humour, résumé des faits :
Pour nous, la fête a commencé avec un peu d’avance. Bateau démâté au ponton puis chargé sur le camion à Port Camargue, direction Douarnenez. Y a plus qu’à suivre avec l’intendance, et refaire tout le toutim à l’inverse. Toujours la même musique pour un changement de bassin. Ce qui nous amène samedi, la veille du départ, pour un prologue qui nous servira à caler calmement notre duo tout neuf, avec Vincent Barnaud, en vue des 700 milles à venir. Car, avec une belle dépression annoncée, dont creusement et déplacement sont difficiles à évaluer, il est déjà sûr que ce ne sera pas un fastnet de pétole cette année. Et, rapidement, de retard en annulation, c’est pas de Fastnet du tout. Finalement, rendez-vous est pris jeudi pour un parcours modifié, probablement vers le sud (les birvideaux ?) puis plus sûrement vers Wolf Rock, pour un « micro fastnet » tout de même. Avec, pour patienter, des runs en baie. Traduisant bien l’ambiance, des marquages au feutre « maybe-maybe not » agrémentent désormais les T-shirts de l’épreuve.
Jeudi, rebelote : briefing : « on part ». Branle-bas de combat. Puis, lorsqu’on est en bottes et cirés, « retard », et, enfin, l’annulation – en cohérence avec les décision précédentes – qui nous surprendra le jambon-beurre salé à la main devant Maxsea. Cela aura en définitive été un bon stage « navigation ». A préparer les road book des différents parcours successifs, ce sont les PC qui ont chauffé, transformant la grande salle du Winches club en étude surveillée pour « apprentis Bernots » ; seules les bières sur les tables et les cirés trempés remettaient la scène dans son contexte. Mais l’occasion de tirer aussi sur les bateaux ne tardera pas. Restant plus que sur notre faim, chacun voulait clore le chapitre au plus tôt et si possible sur une note positive. Si bien que, dès le vendredi, c’est un départ vers Lorient qui est mouillé. Le premier amarré à la base des sous-marins a gagné. C’est l’opportunité de partager pour de vrai avec Vincent. Banco ! Nous voilà donc parmi une grosse trentaine de bateaux, au près pour sortir de la baie de Douarnenez. Après un Raz de Sein bouillonnant à souhait, ce fut une grande descente au portant, plutôt sauvage : vent -comment dire ?- plus fort que les prévisions et mer à l’avenant. Un ris-genak et en avant. L’un casse son bout-dehors, un autre met le clignotant pour le Mondial Pogo. Juste le temps de saluer la risée avec mon 4 heures et nous serons à Lorient à la nuit. La base des sous-marins se prépare pour le mâtage d’IDEC, le lendemain. « C’est quoi le gros sac avec du fluo dedans pendu sous la grue ? Le tourmentin ! Ok, repasse-moi des épinards »
A la première fenêtre météo correcte, rebelote au portant pour une centaine de milles en solo afin d’amener le bateau jusqu’à son ber. Là encore, ce sera une belle glissade pleine balle : Spi médium, Gv un ris, deux Mars dans la poche à bout et c’est parti pour un bon entraînement Transat.
Au bilan de cette première expérience atlantique de l’année, pas de Fastnet bien sûr, mais de nouveaux repères et des confrontations instructives. Avec, pour finir, une nav qui donne la banane. On pourrait pas avancer un peu la Transgascogne ? Je prendrais bien un peu de rab’.
Car enfin, la mer s’est un peu assagie et le vent est descendu d’un cran, permettant aux voiliers de lâcher un peu les chevaux : presque tous avancent à près de huit nœuds et quasiment sur la route directe. Mais encore faut-il savoir s’il faut couper au plus court en rasant les côtes espagnoles avant que les calmes ne s’installent, ou s’il faut anticiper la rotation à l’Ouest prévue au milieu du golfe de Gascogne ?
Un regroupement à Finisterre ? « Les conditions ont changé et c’est de bonne augure mais il faut passer le cap Finisterre qui est encore à plus de 200 milles : ce sera le juge de paix… Le moral est au beau fixe avec un vent de Nord 20 nœuds et surtout une mer moins hachée. Chaque jour suffit à sa peine : on gère en fonction des bascules de vent. Mais il faut rendre à César ce qui appartient à Louis : c’est lui qui a voulu qu’on se décale dès la sortie de Madère dans l’Est et cela a payé…», indiquait Jean-Pierre Amblard (Azawakh III) leader de cette deuxième étape grâce à son décalage précoce vers l’Est, choisi par son équipier Louis Duc. En progressant à près de huit nœuds cap au Nord-Est (50°), le Jumbo-40 peut viser la pointe ibérique mais arrivera-t-il à la passer sans avoir à contre border ? Et s’il passe à la bordée, ne va-t-il pas s’enferrer dans un vent annoncé comme très mou dès mardi après-midi ?
Du côté des partisans de la route médiane, tels Cécile Poujol (Merci les amis !) et Benoît Parnaudeau (Jardin Bio-Prévoir), l’option ne paye pas encore mais pourrait bien toucher les dividendes au passage de ce point névralgique : « On est en fait plus Nord que Ouest par rapport à la flotte. Je crois qu’on est allé un peu trop dans la dorsale il y a deux jours mais avec la quille qui bouge, je suis plutôt content de notre positionnement. Et puis on est un peu joueur, et c’est pas mal où on est… Il va y avoir un nouveau départ au cap Finisterre puisque les prévisions annoncent des calmes près des côtes espagnoles : on va rentrer dans la pétole un par un. Je ne sais pas encore par où on va passer : au large ou à la côte… », précisait Benoît Parnaudeau (Jardin Bio-Prévoir).
Un nouveau départ… En effet, il pourrait bien y avoir un nouveau départ au large de La Corogne : tous les Class’40 convergent depuis ce mardi vers le même point, ceux positionnés plus à l’Ouest cherchant à passer plus au large pour rentrer dans le golfe de Gascogne par son milieu où la brise devrait être moins aléatoire et au final, après plus de quatre jours de louvoyage, les écarts sont finalement peu marqués. « On vient de virer de bord et on commence à entrevoir la porte de sortie : on marche à huit nœuds, il y a du soleil et on fait la route directe sur le cap Finisterre ! Il y a entre 18 et 22 nœuds de vent… Enfin, on peut viser la ligne d’arrivée et ce qui est amusant, c’est le regroupement de tout le monde malgré les options prises. La fin de course va être passionnante ! » Pierre-Yves Chatelin (Destination Calais).
Car ce sont ces derniers 400 milles qui faudra parcourir pour traverser le golfe, qui se présentent comme les plus tactiques à négocier. Le long des côtes espagnoles, un léger flux de secteur Ouest aura tendance à s’étioler au fil des milles vers l’arrivée alors qu’une bulle sans vent arrive aussi par l’Ouest en se glissant sous la Bretagne… Reste une mince veine de brise d’Ouest au centre du golfe de Gascogne mais sera-t-elle aussi forte que prévue (10 nœuds seulement) et tiendra-t-elle ses promesses ? Les équipages savent déjà que ce final ne sera pas de tout repos et engrangent du sommeil pendant cet ultime bord de près vers l’Espagne…
Classement du lundi 9 juillet à 15h00 1- Jean-Pierre Amblard (Azawakh III) à 590 milles de l’arrivée 2- Yvan Noblet (Appart City) à 30 milles du leader 3- Benoît Parnaudeau (Jardin Bio-Prévoir) à 32 milles du leader 4- Cécile Poujol (Merci les amis !) à 32 milles du leader 5- Jean-Edouard Criquioche (Choice Hôtels) à 33 milles du leader 6- Pierre-Yves Chatelin (Destination Calais) à 36 milles du leader 7- Lionel Regnier (Groupe Séfico) à 108 milles du leader 8- Alexis Guillaume (Méréna) à 148 milles du leader 9- Stephen Card (Cariberia) à 318 milles du leader