Accueil Blog Page 1782

Brad Butterworth confirme les choix d’Alinghi

Brad Butterworth
DR

On a prétendu que le CNEV était ‘fictif’ et ne constituait pas un Challenger of Record légitime ?
R : La légitimité du CNEV est indiscutable. Pour la 32e America’s Cup, le Desafío Español représentait la communauté espagnole de voile à travers la fédération et un nouveau club a été créé pour saisir l’essence de la voile espagnole. Ce nouveau club porte l’esprit America’s Cup en Espagne et il est présidé par le Vice Président de la Fédération Espagnole de Voile. BMW Oracle Racing tente d’infirmer le challenge à partir de deux accusations qui sont toutes les deux erronées, puisqu’il existe plusieurs exemples de clubs formés spécifiquement pour présenter un défi pour l’America’s Cup (notamment des clubs d’Australie, du Japon, d’Allemagne, des États-Unis et du Canada) et des clubs qui ont organisé des régates après avoir présenté un défi. Par ailleurs, la crédibilité du Challenge Espagnol encore plus évidente après la solide performance démontrée lors de la 32e America’s Cup avec leur accès en demi-finale.

Quel est l’impact de l’attaque juridique de BMW Oracle Racing ?
R : C’est l’attaque juridique d’une seule partie. Le fait est que nous sommes en présence de six concurrents dont Alinghi, pour la 33e America’s Cup. Il s’agit d’une distraction pour l’America’s Cup et c’est totalement intéressé de leur part. C’est plus ennuyeux pour les équipes qui ne sont pas encore inscrites à cause de ce climat d’incertitude engendré par le GGYC et qui les empêche de trouver des sponsors et de construire leur équipe. La 32e America’s Cup a vécu de très grands moments sur l’eau et c’est ce que nous voulons pour la 33e édition.

Pour quelles raisons ACM peut-il refuser une inscription ?
Voir AC 33 Protocol clauses 2.7 (d), 4.4
R: Tout d’abord, un concurrent doit répondre aux critères du Deed of Gift et du Protocol. De plus, ACM est l’organisateur de l’événement et cette règle a été rédigée parce que, comme dans toutes les grandes épreuves sportives, nous avons un nombre limite d’inscriptions possibles. Notez toutefois que si un inscrit potentiel se sent traité de façon injuste, il peut recourir au Conseil d’Arbitrage.

ACM peut-il renvoyer à tout moment n’importe quel concurrent ?
Voir Protocol clause 5.4 (b)(d)
R : Non, ACM n’a pas le pouvoir de rejeter un concurrent à tout moment. ACM a le pouvoir de disqualifier un concurrent qui refuse de se soumettre aux règles. Mais même dans ce cas extrême, le concurrent en question aurait le droit de faire appel au Conseil d’Arbitrage. C’est tout à fait semblable aux obligations de n’importe quelle autorité organisatrice d’événements sportifs internationaux, comme l’IOC, la FIFA et la FIA.

Les officiels ne sont pas indépendants ?
Voir Protocol clause 5.4
R : Le Protocol comporte des règles destinées à assurer une course équitable, et d’un point de vue sportif, la 33e America’s Cup ne sera pas différente de la 32e. La clé de l’événement, c’est ce qui se passe sur l’eau et la compétition sera entre les mains d’officiels expérimentés dont l’intégrité n’est plus à démontrer et qui sont accrédités par la Fédération Internationale de Voile (ISAF). Le Challenger of Record peut s’opposer à la nomination d’un senior (ceux qui ont le pouvoir de décision) s’il pense que la personne n’est pas neutre et il déterminera si sa nomination est neutre ou non.

Pourquoi ACM a besoin de pouvoir modifier les règles de la compétition, de "temps en temps" ?
Voir Protocol clause17
R : ACM s’est occupé de la 32e édition et ce fut probablement la meilleure America’s Cup de toute l’histoire. La 33e édition a également besoin d’une autorité organisatrice adaptée. Il en va de même pour toutes les disciplines sportives de haute technologie où le conseil d’administration doit régulièrement apporter des interprétations et des clarifications aux règles techniques et sportives.
Le Challenger of Record ou le Defender peuvent s’opposer aux modifications importantes et ACM peut adresser les modifications proposées au Conseil d’Arbitrage.

La nouvelle Commission des Concurrents n’a aucun pouvoir de vote ?
Voir Protocol clause 10.1
R : Le Defender et ACM doivent consulter les challengers pour s’assurer que la prochaine édition soit la meilleure possible. Notez également que la dernière fois, la Commission des Challengers n’avait aucun droit de vote sur la compétition. Ils avaient simplement le pouvoir de conseiller. Les mêmes règles s’appliquent à la Commision des Concurrents cette fois-ci.

La publication tardive des règles de jauge ne laissera pas aux équipes suffisamment de temps et offrira ainsi à Alinghi un avantage déséquilibré ?
R : Nous souhaitons changer la classe depuis 2003 et, soit dit en passant, Russell Coutts était un fervent partisan d’une nouvelle classe de bateau pour la 32e America’s Cup. Le design team est maintenant de retour de vacances et se prépare pour les six semaines de consultation qui débuteront mi septembre. Cette consultation aboutira à la définition d’une nouvelle règle de jauge qui sera publiée le 31 octobre 2007, soit 18 mois avant la première pré-régate sur les nouveaux bateaux, et deux mois plus tôt qu’initialement prévu.
Pour faciliter le travail pendant la consultation et veiller à ce que l’avis des cinq challengers soit pris en compte, un consultant expert sera nommé pour superviser les démarches.

En quoi les nouvelles règles de jauge aboutiront à une compétition "disputée et passionnante" ?
R : Elles permettent à tous les concurrents de débuter au même niveau. Notre intention est de limiter le ‘cadre du design’ pour la nouvelle classe. Ceci nous aidera à réaliser des bateaux à la pointe de la technologie et d’assister à une course disputée, des critères dignes de la plus grande épreuve de voile internationale.

Alinghi sera avantagé en participant aux Challenger Selection Series (CSS) ?
R : Notre philosophie est de réduire les coûts et d’encourager les concurrents à revenir pour la 33e America’s Cup au concept d’une campagne à un seul bateau par équipe. C’est la meilleure solution pour réduire activement les coûts car elle évite de devoir embaucher deux équipages complets pour produire et s’occuper de deux bateaux entièrement équipés. Toutefois, le Defender doit pouvoir mesurer son niveau et développer ses performances. Il doit donc participer aux séries éliminatoires. L’autre possibilité était pour le Defender de lancer dès le début une campagne à deux bateaux, ce qui coûte cher et présente moins d’intérêt du point de vue plaisir et spectacle.

- Publicité -

Isabelle Joschke favorite au départ de la Transat 6.50

Isabelle Joschke
DR

Après une très belle 5e place lors de la deuxième étape de la Transat  2005, et une avant-saison 2007 marquée par cinq podiums dont deux  victoires (La Sélect Pornichet 6.50 et le Mini-Pavois), la navigatrice, âgée de 30 ans, fait à l’évidence partie des aspirants crédibles et sérieux à la victoire. Tous s’accordent à le dire : outre ses qualités manifestes de marin, elle fait preuve d’une extraordinaire ténacité. Elle l’a prouvé encore dernièrement en remportant la 1ère étape de la Transgascogne, courue dans des conditions météorologiques dantesques dans le Golfe de Gascogne.

Affichant moins de 800 kilos, son Degrémont-Synergie, tout en carbone, est l’un des plus légers de la flotte.Son mât-aile rotatif, ses ballasts, sa quille basculante, ou encore ses safrans relevables en font un bateau complexe dans les manœuvres, mais particulièrement rapide au portant et nerveux.

A dix jours du départ, Isabelle se dit prête. Impatiente. « J’ai déjà un pieds dedans (…) Je reviens de dix jours de vacances en Autriche pendant lesquels je me suis bien reposée et j’ai potassé la météo. Depuis mon retour, le bateau a été mis en chantier. J’ai engagé un préparateur qui travaille dessus. Et aujourd’hui je peux me concentrer sur le matériel à emporter, l’avitaillement, l’organisation, la logistique, la préparation physique… Je suis à la fois super contente parce que c’est un moment que j’attends depuis très longtemps. Je m’en réjouis depuis deux ans. Je suis également contente parce mon bateau est prêt. On est en train de« pinailler »sur des points de détail. Alors qu’il y a deux ans, je n’étais pas prête du tout. Je n’avais pas eu le temps de me préparer convenablement. Du coup, c’est très agréable d’aborder la transat comme cela. Parallèlement, avec l’échéance qui approche, c’est sûr que la tension monte un peu. Mais je suis dans un état d’esprit positif parce que je me sens à l’aise ».

La navigatrice sait qu’elle aura face à elle des concurrents « plus que sérieux »  comme Sam Manuard, Adrien Hardy, Peter Laureyssens, Alex Pella, ou encore Yves Le Blévec (encore sur liste d’attente)…« Tous ont plus d’expérience que moi dans la régate ou dans la course au large. Maintenant, je pense que j’ai d’autres atouts dans mon jeu. Je suis tenace. J’ai beaucoup préparé mon projet. Et j’ai envie de prouver que je suis capable d’aller aussi vite qu’eux ».

- Publicité -

TeamOrigin soutient le Protocol pour la 33e America’s Cup

America s cup final
DR

"L’America’s Cup Management a mis en place un évènement fantastique au printemps dernier, non seulement du point de vue du sport et du divertissement, mais également en plaçant l’America’s Cup dans le XXIème siècle, et ce indépendamment du sport; peut-être même est-ce la plus importante compétition sportive dans le monde aujourd’hui. Alinghi et ACM devraient être félicité pour avoir développé à Valence un évènement dont l’impact a été aussi massivement positif, aussi bien sur l’America’s Cup que sur la voile en général" commente Keith Mills.
Suite à la victoire d’Alinghi en Juillet, un nouveau "Challenger of Record" a été annoncé: le Club Náutico Español de Vela; et un Protocol pour la 33ème Cup a été publié. Son contenu a été un choc pour certains challengers, mais TeamOrigin réitère son soutien à ACM et affirme que ce Protocol ne vise que la modernisation de l’America’s Cup. "Nous ne pensons pas que le nouveau Protocol aura un impact négatif sur l’avenir de la Cup. Au contraire, nous sommes convaincus que c’est un tremplin pour des améliorations futures, et une réelle opportunité pour ceux qui décide de monter un défi" continue Keith Mills.
Selon TeamOrigin, le Protocol est positif pour les challengers, surtout pour les nouvelles équipes, dans la mesure où:
– Une nouvelle America’s Cup Class est introduite: un voilier de 90 pieds, ce qui donne à chaque challenger la même chance au départ du design.
– Il interdit de tester 2 bateaux, ce qui réduit les coûts. De nouvelles techniques seront développées pour améliorer les bateaux existants et à venir, ouvrant un nouveau champ d’investigation pour les nouveaux défis.
– Il prévoit des régates régulières sur le plan d’eau de Valence en parallèle avec les traditionnels programmes de divertissement et de sponsoring.
 TeamOrigin et le Royal Thames Yacht Club semblent donc confiants et ont officiellement challengé le club du Defender Alinghi, la Société Nautique de Genève (SNG) le 23 juillet dernier. Le défi britannique rejoint ainsi le Desafio Español, le Team Shosholoza of South Africa et les Emirates Team New Zealand.

La position de TeamOrigin concernant la poursuite en justice du GGYC (représenté par BMW Oracle Racing), qui nie la légitimité du CNEV en tant que Club Organisateur, est donc très claire. Selon l’équipe anglaise, dans la mesure où le CNEV est reconnu par la Real Federación Español de Vela et organisera une régate en mer avant la fin 2007, elle soutient le "Challenger of Record" et son Protocol, et organisera son défi en fonction des règles établies par ce même Protocol. "Nous acceptons la validité de ce Protocol et nous croyons qu’il donnera véritablement aux challengers une opportunité équitable pour concourir dans l’America’s Cup. J’incite le GGYC et BMW Oracle Racing à retirer leurs poursuites et leur faux challenge, qui ne peuvent que salir la réputation de l’America’s Cup. Je souhaiterais voir BMW Oracle soumettre un vrai challenge à coté des 4 équipes qui ont déjà challengé, afin que l’on puisse  se confronter sur l’eau et non pas devant un tribunal" conclut Keith Mills.

- Publicité -

Steve Fossett porté disparu !

Steve Fossett
DR

D’après le Record-Courier, Fossett préparait un nouveau défi : il comptait battre le record absolu de vitesse à bord d’un véhicule terrestre. L’homme détient déjà plus de 100 records du monde, et pas des moindres. 22 records en voile, huit en avion, quatre en ballon, dont le plus célèbre : le premier tour du monde en solitaire au bout de six tentatives. Parmi ses autres exploits, une traversée de la Manche à la nage, plusieurs ascensions de sommets en montagne, des courses de traineaux et des vols en planeur. En 2002, Steve Fossett est devenu le premier homme à effectuer le tour du monde en ballon en solitaire. Deux ans plus tard, il bat, à bord de son maxi-catamaran Cheyenne, le record du tour du monde à la voile sans escale. En 2005, le milliardaire américain avait effectué son premier tour de la Terre à bord du même avion ultra-léger en matériaux composites. Il avait alors parcouru 36.898 km en solitaire.

- Publicité -

Dominic Vittet et Thierry Chabagny remportent les 1000 Milles Brittany Ferries

Vittet - Chabagny
DR

« Mino » et Thierry en répétition avant la Jacques Vabre
C’est dans une mer croisée qu’est apparu Atao Audio System, immanquable avec son spi jaune. « Cela fait du bien de poser le pied à terre, surtout après un passage des côtes bretonnes aussi haché. » déclarait Dominic à son arrivée.  Malgré ces dernières difficultés, les deux compères ont su, au fil du parcours, asseoir leur avance face à leurs poursuivants. « C’est rassurant de voir que le bateau a su tenir le coup face aux creux par lesquels nous sommes passés. Et puis c’est un bel exercice avant la Jacques Vabre. Nous nous sommes très bien entendus avec Thierry et nous avons pu commencer à parler de notre fonctionnement sur la Transat. »

Benoît Parnaudeau et Jean-Christophe Caso s’emparent de la deuxième place
Même verdict pour les deux rochelais qui tirent de cette course un enseignement prometteur pour la Jacques Vabre. « Nous sommes passés par toutes les conditions possibles et imaginables. Un vrai bon exercice de style ! On se connaît bien avec Jean-Christophe, c’est une équipe qui roule et c’est précieux dans des conditions aussi fortes. »
 

- Publicité -

Foncia remporte la 8e Manche du Challenge Julius Baer

Alinghi remporte l´open de laHP Cup La Réserve
DR

Les 10 Décision 35 se sont affrontés dimanche au large de La Réserve dans des airs particulièrement capricieux. Deux manches ont toutefois pu être lancées pour cette huitième étape du Challenge Julius Baer ; remportée de justesse par Foncia à égalité de points avec Julius Baer de Philipe Cardis.

Au départ de la première manche, Smart Home manque de peu un très bon départ, et mord la ligne de quelques mètres, ce qui le contraint à revenir en arrière pour partir en queue de peloton. C’est donc Cadence et Okalys qui se démarquent le mieux du reste de la flotte, talonné de près par Alinghi et Axiom. Zen Too, qui part légèrement en retrait choisi toutefois le bon côté de la ligne, et le bateau de Guy de Picciotto se retrouve rapidement en tête de la régate. Les autres voiliers ne tardent pas à virer pour le suivre du côté le plus favorable. Les cartes seront néanmoins redistribuées puisque c’est finalement Foncia qui passe la ligne d’arrivée en tête, avec une large avance sur les autres concurrents.
 
Pascal Monnet, directeur du comité de course, prend le risque de lancer une seconde régate, alors que le vent ne s’établit pas vraiment. Julius Baer prend le meilleur départ, bâbord amure à la bouée. Alinghi, parti en milieu de ligne également bâbord amure, se retrouve assez vite devant la flotte. Vu les airs capricieux, le comité décide de raccourcir le parcours, et place la ligne d’arrivée après le premier tour. Alinghi conserve son avance et remporte finalement cette dernière manche de la journée devant le bateau de Philippe Cardis, qui fait une nouvelle seconde place.  
 
Julius Baer réalise la meilleure opération de cette édition, puisqu’il remonte de la septième à la quatrième place au classement général. En tête du championnat, Alinghi semble de plus en plus indétrônable, même si Foncia se rapproche de deux points.
 
Les Décision 35 se donnent rendez-vous pour la prochaine étape du Challenge Julius Baer les 15 et 16 septembre prochains, pour l’Open de Versoix, avant-dernière manche du championnat.
 
Classement final :
1- SUI 5 – Foncia
2- SUI 3 – Julius Baer
3- SUI 1 – Alinghi
4- SUI 6- Cadence
5- SUI 10 – Ladycat
6- SUI 9 – Smart Home
7- SUI 4 – Zen too
8- SUI 2 – Okalys
9- SUI 8- Banque Gonet&Cie
10- SUI 7 – Axiom Risques & Finance Management

- Publicité -

Michel Desjoyeaux champion des Champions…

Michel Desjoyeaux remportele trophee clairfontaine des champions
DR

Michel Desjoyeaux et ses équipiers Xavier Revil et Christophe Espagnon ont arraché la victoire après un long duel avec le Suisse Luc Dubois du Team Alinghi. Un seul petit point les sépare en effet au terme des neuf manches. Loïck Peyron termine lui à seulement trois points du vainqueur.
Michel Desjoyeaux : "Tout s’est bien passé. Dès jeudi, il y avait de l’animation et nous savions que ce Trophée Clairefontaine allait être difficile. Nous avons bien commencé la journée avec deux victoires, ce qui nous a mis en confiance. Ensuite, on s’est un peu pris les pieds dans le tapis. Nous terminons mieux sur les deux derniers Run, juste de quoi l’emporter. C’était vraiment serré ! Comme souvent, tout s’est joué sur la fin du dernier Run. D’ailleurs, sur la ligne d’arrivée, on ne savait toujours pas si on avait gagnéŠ Tout se finit bien. C’est parfait !"

Premières réactions

Luc Dubois – Team Alinghi, deuxième du Trophée Clairefontaine : "Personnellement, je suis très satisfait. Mais je ne sais pas ce que pensent mes équipiers de moi (rires). Je m’étais fixé comme objectif de m’immiscer au milieu des Peyron, Cammas et Desjoyeaux qui sont spécialistes de la discipline. Cela a été chaud du début à la fin. Au démarrage du septième Run, nous avions le Trophée Clairefontaine à portée de la main, mais nous avons volé le départ de moins d’un mètre et tout a basculé. Nous avons pris des pénalités et nous nous sommes échoués. Dommage. Mais c’est une jolie formule, une belle compétition !"

Loïck Peyron, troisième : "Je suis ravi, mais on peut toujours faire mieux, la preuve : nous sommes sur la troisième marche du podium. Nous avons fait des bêtises et comme c’est tellement serré, le moindre point est décisif. C’était vraiment une belle bagarre, d’ailleurs cela s’est encore joué à rien."

Franck Cammas, quatrième : "Je suis un peu déçu de finir au pied du podium. C’était très serré devant et tout le monde pouvait gagner. Le vent était compliqué cette année, les situations étaient chaudes ! Nous avons raté quelques départs par manque d’agressivité. Toutes les manches ont été très belles. Le Trophée Clairefontaine en un mot ? Très disputé !"

Yann Eliès, cinquième : "Je suis vexé à cause de la journée d’hier, car il n’y a pas eu de points positifs pour nous. Aujourd’hui, j’étais capable de l’emporter comme les autres. C’était une meilleure journée, avec de bons départs. Finalement, je suis content car tout se termine plutôt bien."

Nicolas Troussel, sixième  : "C’est très sympa de naviguer avec les copains, sans pression. Hier, c’était très bien pour nous, mais aujourd’hui j’ai pris de moins bons départs et le résultat final s’en ressent."

Vincent Riou, septième : "C’est sympa le Trophée Clairefontaine mais c’est chaud ! Il y a une vraie bagarre, le classement est serré. Aujourd’hui, je n’ai pas gagné de manche, c’était donc moins drôle qu’hier."

Jérémie Beyou, huitième : "J’ai été moins brillant que l’an dernier (deuxième). C’est de plus en plus serré et de plus en plus agressif. Il faut trouver la limite, le bon équilibre. Ça passe ou c’est la pénalité. Bref, je n’ai pas réussi à naviguer proprement."

Classement général définitif (neuf manches) :
1- Michel Desjoyeaux, 50 pts (7,6,3,1,1,1,7,5,6)
2- Luc Dubois – Team Alinghi (Suisse), 49 pts (2,3,1,7,4,6,1,8,5)
3- Loïck Peyron,  47 pts (5,2,5,3,5,3,6,1,7)
4- Franck Cammas,  45 pts (1,7,6,4,3,5,8,3,2)
5- Yann Eliès, 43 pts (8,8,8,5,2,7,2,2,1)
6- Nicolas Troussel, 42 pts (3,5,4,2,8,2,5,4,8)
7- Vincent Riou, 38 pts (6,1,7,6,7,4,3,7,4)
8- Jérémie Beyou,  37 pts (4,4,2,8,6,8,4,6,3

- Publicité -

Le monocoque Safran de Marc Guillemot baptisé au Havre

Bapteme de Safran
DR

Jean-Paul Béchat, président du directoire de SAFRAN, a rappelé l’engagement du Groupe dans la course au large et son soutien à Marc Guillemot, son skipper. Il a souligné l’implication de SAFRAN dans la construction du bateau, grâce à l’apport de technologies aéronautiques appliquées au nautisme de six sociétés du Groupe : Sagem Défense Sécurité, Snecma, Snecma Propulsion Solide, Aircelle, et Messier-Bugatti.
 
Un défi unique !
Le Safran Sailing Team, en collaboration avec les équipes techniques des filiales du Groupe, a travaillé depuis deux ans pour se doter d’un bateau léger, puissant et compétitif. Marc Guillemot a souligné aujourd’hui à quel point le bateau est le reflet d’une réflexion d’équipe, soulignant le rôle majeur de tous ceux qui ont participé à l’élaboration du projet : « Ce nouveau monocoque SAFRAN est le résultat du travail, de l’implication et de la collaboration de toute mon équipe, des architectes, de Thierry Eluère, responsable du chantier naval de Larros, et des ingénieurs et techniciens du Groupe SAFRAN. ».
 
Un bateau conçu pour la performance en solitaire…
SAFRAN est né de la collaboration entre les cabinets d’architectes Van Peteghem-Lauriot Prévost et Guillaume Verdier, étroitement associés au Groupe SAFRAN. C’est la première fois qu’un sponsor s’implique aussi activement dans la conception et la construction d’un bateau.
Le monocoque SAFRAN se veut léger et maniable. En effet, optimiser le poids de la structure a été l’une des préoccupations essentielles durant ces milliers d’heures de travail. Une carène mesurée, des flancs très droits au-dessus du bouchain, une voilure modérée, et un travail important en matière d’électronique, le tout a été conçu pour privilégier la performance en solitaire plutôt que la puissance pure.

Cap sur Salvador de Bahia !
Une page se tourne et une nouvelle aventure commence. Marc Guillemot ne rêve plus que d’une chose : prendre le large lors de la Transat Jacques Vabre aux côtés de son co-équipier Charles Caudrelier. « Je suis vraiment impatient de franchir la ligne. La Transat constituera un superbe entraînement en vue du Vendée Globe 2008-2009 qui reste le principal objectif ».

- Publicité -

Conditions idéales pour le début de la Maxi Yacht Rolex Cup

Wild Oats XI
DR

Comme prévu en catégorie Racing, un duel a bien eu lieu entre l’Alfa Romeo de Neville Crichton et le Wild Oats de Bob Oatley. Un match race classique, qui a vu Alfa Romeo franchir la ligne d’arrivée trente secondes avant son grand adversaire. Un problème d’alimentation du système hydraulique aurait posé des difficultés pour Wild Oats pendant la phase de départ, ce qui a permis à Alfa de bien se placer dès le coup de canon. En temps compensé, c’est l’Allemand, Hasso Plattner sur Morning Glory, qui en terminant le parcours en 2 heures 28 minutes (seulement six minutes après Oatley et Crichton) remporte l’épreuve en catégorie Racing.

La bataille entre les J-class en catégorie Croisière a fini avec la victoire de Ranger, devant Velsheda en temps réel et en temps compensé. Déception pour Gitana, qui a pris un faux départ et a décidé de se retirer de la course. L’autre duel attendu en catégorie Wally entre deux anciens champions a vu la victoire de Claus Peter Offen et son Y3K devant le PDG de L’Oréal, Lindsay Owen-Jones sur son Magic Carpet Squared, mais en temps compensé, c’est le plus petit bateau de la flotte de Jean Charles Decaux, J One, qui fête la victoire. Enfin, en Mini-Maxis, Massimo Violati sur OPS 5 se retrouve en tête du classement ce soir devant Carlo Puri Negri et son Atalanta II, sur lequel on retrouve Francesco De Angelis de retour de la Coupe de l’America. Tout le monde a hâte de prendre le départ demain, car le Mistral est annoncé et devrait permettre des régates passionnantes. Ken Read, qui a quitté Rambler pour être à la barre du Mini-Maxi, All Smoke cette semaine, a déclaré, "La course d’aujourd’hui était la plus belle imaginable. Des conditions parfaites, une température idéale, une bonne brise et de jolis paysages. (…) Si l’on a 20 nœuds demain, ce sera parfait. Ce sont les conditions qu’il nous faut. Si le Mistral se renforce, j’espère que l’on ne va pas avoir de la casse!"

- Publicité -

Dernière ligne droite pour les 1000 milles Brittany Ferries

Dominic Vittet / Atao Audio System
DR

Derrière, redistribution des cartes
Le passage à niveau de la pointe Bretagne n’a pas failli à sa réputation, aidé, il est vrai, par des coefficients de marée exceptionnels (106). Ce qui signifie des courants de cinq nœuds à certains endroits, pendant six heures, ils poussent et les six heures suivantes, ils contrent. Mino (Dominic Vittet) dans son message de hier soir espérait donner un petit coup de pouce à la chance en passant la pointe Bretagne avant la renverse de courant : « Nous passerons ce soir, soit par le raz qui se présente bien, soit par l’occidentale, plus austère. Si on arrive à passer cette nuit Ouessant avec le flot, c’est le jackpot ». Les deux compères ont bien joué et gagné cette partie de poker en passant par le raz de Sein et avec le flot. «Ils ont vraiment bien navigué » explique Patrick Celton, le directeur de course. « Pour eux, le plus dur est passé. Le vent a faibli et ils vont être ralentis, d’autant plus qu’ils ont le courant dans le nez, mais normalement, ils devraient jouer avec les contre-courants et raser la côte pour ne rien perdre de leur avance. Je ne vois pas comment la victoire leur échapperait, surtout que derrière, ils se prennent tout le flot dans le nez au passage le plus dur ». Trois 40 pieds se battent désormais pour les deux dernières marches du podium : Jardin Bio – Prévoir, Choice Hôtel et 40 Degrees, dans un mouchoir de quatre milles pour Choice Hôtel et 40 Degrees. A un peu plus de 150 milles de l’arrivée, la partie vient d’être relancée pour ces trois concurrents.

L’épilogue des 1000 milles Brittany Ferries est proche. Atao Audio System devrait franchir la ligne d’arrivée en début de soirée et, même si le rideau n’est pas encore tombé sur l’épreuve, Patrick Celton en tire déjà une certaine satisfaction. «C’est une course sans concession. Le parcours est complet, il offre tout ce qu’on peut imaginer sur ce type d’épreuve et pour cette classe de bateaux. Du large, du côtier, des courants, des passages techniques, des choix tactiques qui ne pardonnent pas. Les conditions météo ont été également joué en notre faveur pour donner toute sa saveur à cette première édition. Le principe du stop de six heures est un concept qui a bien plus aux concurrents et je pense que l’accueil sur le pôle plaisance les séduits également. C’est une offre de service intéressante pour les marins. »

Les trois étapes
«La première étape était très tactique » poursuit Patrick Celton. « Ils sont partis de Saint Malo dans du petit temps et sont restés au contact longtemps. Tout s’est joué à l’approche des côtes anglaises où le relief a troublé le jeu. La deuxième étape était une cavalcade vers le sud. Ils ont tiré sur leurs bateaux, à deux, c’est plus facile. La mer était formée et il fallait être lucide et vigilant en permanence, surtout sous spi. C’était une étape de vitesse pure, avec des bateaux extrêmement puissants. Enfin, la dernière étape qui est en train de se jouer était réellement difficile, plusieurs bateaux ont été éprouvés comme on a pu le voir avec les abandons. La remontée du golfe de Gascogne au près dans une mer grosse les a fait souffrir. La dernière partie de l’étape, avec le passage de Ouessant et les courants le long des côtes de Bretagne nord est tout à fait tactique et passionnante. A la SNBSM, nous nous préparons pour accueillir ces équipages talentueux et méritants ».

- Publicité -
- Publicité -