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i-pop 950 ou bien 40… sans concession !

Plessis - i-pop 950
Plessis - i-pop 950

Après les Black Rider 40’, l’i-pop 650 (mini jauge proto 2005) et les i-pack et VMG 25 (unité de régate IRC), tous construits en contre plaqué sur la base de kits, Studio 3 continue d’explorer ce système de construction parfaitement adapté aux bateaux de performances. En effet, le Black Rider dépasse aisément les 25 noeuds, l’i-pop 650 surfe à partir de 15 noeuds réels et les i-pack et VMG 25 sont capables de dépasser aussi les 25 noeuds sous grand spi …
 
L’i-pop 950 reprend donc le principe d’une carène à bouchains évolutifs (évolution d’i-pop 650 et de l’i-pack 25), un pont très nerveux (aussi en CP), un bau de 3 m 60, une surface de voilure maximale (80 m²), deux ballasts et deux possibilités d’agencement qui pourront s’adapter facilement aux programmes (courses et croisières estivales).
 
Le budget du kit (plans Studio 3- Plessis & Associés  + 100 % de la matière CP coque-pontée + plancher de montage : bordés, membrures, cloisons, pont, roof, renforts divers) ne devrait pas dépasser les 10 000 à 13 000  euros HT (étude en cours). Au moins deux chantiers peuvent soit construire le bateau de A à Z, soit livrer des coques nues (prix à l’étude).
 
L’architecture d’i-pop est sans concession : radicale, extrême, pensée pour naviguer sous spi à plus de 20 noeuds, capable de remonter au près sans ralentir et en tapant le moins possible, et malgré tout, assez confortable pour se balader l’été (petit WC, cuisine, cabines enfants, zone de couchage sèche, moteur in-board …).
 
Les demandes sont nombreuses depuis la publication sur le blog de la classe 950 : français, italiens et brésiliens s’intéressent au bateau.
 
L’agence propose aussi un Class 40 en forme, radical, au maxi de la jauge, destiné aux coureurs.

Source : Studio 3- Plessis & Associés
www.studio-3.fr
 

 

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Grosse bagarre entre les six de tête

generali
DR

Un repos bien mérité : voilà ce qui ressortait des commentaires des treize solitaires ce mercredi ! Il faut dire que le rythme a été extrêmement soutenu depuis trois jours et que les skippers ont investi beaucoup d’énergie pour ne pas se faire décrocher. Et de fait, ils sont encore six à batailler à quelques dizaines de milles les uns des autres, avec un léger avantage aux partisans d’une route très légèrement plus Nord. Les leaders se succèdent, mais pour combien de temps. Jusqu’à Boston ?
Que va-t-il se passer dans les deux jours à venir ? La question est dans les têtes des treize solitaires qui ont négocié une première dépression par sa face septentrionale et qui se retrouvent désormais dans un flux portant mollissant. Et plus les monocoques Imoca vont se rapprocher de l’Amérique, plus le vent va devenir instable, variable, irrégulier, voire aléatoire. Les skippers interrogés à la vacation radio de midi n’étaient d’ailleurs pas du tout sur la même longueur d’onde quant à savoir s’il fallait perdurer sur une voie proche de l’orthodromie à l’image des deux leaders, Michel Desjoyeaux (Foncia) et Yann Eliès (Generali), ou s’il fallait se décaler un peu plus au Sud comme Sébastien Josse (BT) et Vincent Riou (PRB) suivi par Armel Le Cléac’h (Brit Air). En position d’attente au centre, Loïck Peyron (Gitana Eighty) était en situation de changer d’orientation au cas où l’un des deux groupes tirait mieux son épingle du jeu.
Même topo pour les poursuivants qui, avec plus de 150 milles de retard, peuvent encore mieux se dérouter s’ils constatent que même ces deux voies s’engagent dans une impasse. Samantha Davies (Roxy) et Arnaud Boissières (Akena Vérandas) n’ont pas encore pris position dans ce choix cornélien, tout comme Dee Caffari (Aviva) et Unai Basurko (Pakea Bizkaia) qui concèdent déjà une journée de retard (250 milles). Seul Steve White (Spirit of Weymouth) reste fidèle à sa stratégie de départ : suivre une route Nord. A contrario, Marc Guillemot (Safran) et Yannick Bestaven (Cervin EnR) qui avaient tous deux plongé au Sud-Ouest au passage de la dépression pour cause, l’un d’incident corporel, l’autre de problèmes de pilote, ouvrent une troisième voie nettement plus Sud.

Black & White

Car les prévisions météorologiques sont très nettes : rien n’est clair ! Le vaste champ de pression qui se déroule devant les étraves pour les deux jours à venir n’est qu’une morne plaine fort peu vallonnée. Or la pression est concomitante à un relief atmosphérique et s’il n’y a ni collines (anticyclones), ni vallées (dépressions), le vent est comme une rivière : il ne coule pas très vite ! Et en l’occurrence, la possibilité est grande qu’une bulle de hautes pressions ou qu’un col de basses pressions se forme au gré d’une humeur éolienne impromptue : il peut fort bien y avoir un mince filet de brise à un endroit alors qu’il n’y a qu’un lac tranquille à quelques milles plus au Nord ou plus au Sud.
On pourra toujours arguer que 80 milles de décalage Nord-Sud entre Michel Desjoyeaux et Sébastien Josse ce mercredi après-midi pour aller parer un « way-point » (point de passage) à plus de 1 000 milles des étraves, sont bien insignifiants ! Certes, mais les modèles informatiques qui font tourner les routages (prédictions de route optimisée en fonction des prévisions météo et du potentiel du bateau) divergent selon qu’ils viennent des ordinateurs européens ou américains. Les uns ne voient nul changement apparent à se positionner plus ou moins Nord, les autres annoncent un avantage de quelques heures à se placer au Sud. Bref, machines ou marins, personne ne sait vraiment à quelle sauce il va naviguer !
Ce qui est certain, c’est que la Direction de Course a annoncé ce mercredi soir que les 36 heures de « black-out » prendraient effet vendredi soir. Ce qui signifie que, de vendredi à 20h (heure française) jusqu’à dimanche 8h (heure française), aucun solitaire n’aura les positions de ses concurrents. Or la journée de samedi sera justement un moment clé pour trier le bon grain de l’ivraie ! Et ce week-end sera aussi symptomatique de l’approche sur les bancs de Terre-Neuve, vers la « porte des glaces » qui doit empêcher les skippers de se fourvoyer dans les icebergs et autres growlers. Une sorte de trou noir dans une zone blanche !

Coup de pompe et coup de rein

Sur l’eau après trois journées complètes à tirer sur la machine, mais surtout à puiser dans les corps, il était temps qu’une petite pause s’installe pour recharger les batteries internes ! Quelques babioles à réparer ou à checker, histoire de ne pas se faire surprendre quand la brise va tourner au Sud-Ouest, pile dans le nez avec évidemment des dizaines de nœuds au compteur : un programme annoncé pour le week-end justement ! Mais aussi parce que ce rythme de Figariste est acceptable pendant deux jours, mais pas plus. Un monocoque de 60 pieds n’est pas un monotype de neuf mètres et sur la course Solitaire, il y a des étapes au bout de trois jours ! Ce mercredi, il en reste au moins neuf avant d’atteindre Boston.
Heureusement, la météo a été particulièrement clémente la nuit dernière pour grappiller quelques bonnes heures de repos et se sustenter plus solidement qu’une petite barrette de céréales. Les « accus » à bloc, les solitaires peuvent enfin lâcher la barre et se consacrer à la collecte des informations météo, histoire d’établir une stratégie même si elle n’a rien d’évident comme l’indique Loïck Peyron : « Ca va être le casino ! Il y a des petits ronds bleus (synonyme d’absence totale de vent) un peu partout sur les fichiers. Il faudra être dessus et être très réactif pour ne pas se faire piéger par les calmes ! » Après le coup de pompe du petit matin glauque de ce mercredi (ciel gris, visibilité réduite, température automnale, fort taux d’humidité), il va falloir donner un sacré coup de rein pour s’extraire de cette purée de pois, pour ne pas s’enliser dans ce marais atmosphérique.

Ils ont dit

Loïck Peyron (Gitana Eighty) ce mercredi matin
« C’est calme : mer plate, nuit noire, vent irrégulier et beaucoup de boulot sur le pont ! Ce n’est pas facile de trouver les bons réglages du pilote dans des vents aussi variables. C’est vraiment un travail constant. J’ai peu de visibilité et tout est assez gris, ce n’est pas très joli à vrai dire ! Je ne me suis pas encore beaucoup alimenté et j’ai peu dormi. C’est le seul petit problème pour l’instant. Le passage de la dorsale, ça va être le casino. Ca va mollir, mollir puis mollir encore. Il faudra être attentif ! Tout le problème est de savoir où et comment on va passer cette dorsale ! »

Marc Guillemot (Safran) ce mercredi matin
« J’ai encore hyper mal aux côtes et c’est évidemment très douloureux surtout dans les manœuvres. J’ai pris la décision de continuer et je ne vais pas me plaindre, même si je sais que je vais devoir jongler jusqu’à Boston. J’essaye d’économiser les manœuvres et je ne suis pas très performant dans la rapidité d’exécution mais l’essentiel, c’est d’arriver à les faire et de continuer ! »

Michel Desjoyeaux (Foncia) ce mercredi midi
« J’ai bien dormi cette nuit et ce matin. En Figaro, je n’aurais pas dormi autant. On a vraiment intérêt à barrer quand on est au portant, mais au vent de travers, on peut laisser faire le pilote et j’en profite. La flotte est homogène, il y a une bonne bagarre, c’est très bien comme ça ! Concernant la météo, après la dorsale, on devrait avoir un peu plus de vent, et puis encore une autre zone sans vent. C’est compliqué, mais pour l’éviter, il faudrait descendre jusqu’aux Açores et ce n’est pas vraiment l’objectif ! »

Yann Eliès (Generali) ce mercredi midi
« Je trouve que le début de la course est très satisfaisant pour moi : j’apprends un peu tous les jours, notamment dans des situations extrêmes comme hier mardi, alors qu’on était sous spi avec trente nœuds de vent. On se dépasse, moi et le bateau. C’est top, je prends confiance. »

Sébastien Josse (BT)
« Aujourd’hui, ça va mieux qu’hier ! Je me suis reposé ce matin et j’ai fait des erreurs, mais c’est reparti ! J’étais un peu trop enthousiaste : j’ai envoyé le spi, mais il n’aurait pas fallu. Le temps d’affaler, j’ai perdu au moins cinq milles, et surtout j’ai dépensé de l’énergie pour pas grand chose… Mais j’en ai à revendre ! »

Arnaud Boissières (Akena Vérandas)
« J’ai dormi un peu ce mercredi matin, et là je fais du rangement. Les premiers arrivent à s’échapper avec du vent. Pour nous avec Sam, ce n’est pas évident. Le vent va mollir et adonner à l’avant de la flotte, mais on devrait garder un peu de pression. On pourra peut-être revenir un peu sur eux, mais ils ont déjà 140 milles d’avance… »

Classement du mercredi 14 mai à 16h00 (heure française)
1- Michel Desjoyeaux (Foncia) à 2 053,4 milles de l’arrivée
2- Yann Eliès (Generali) à 8 milles du premier
3- Sébastien Josse (BT) à 9 milles
4- Loïck Peyron (Gitana Eighty) à 12 milles
5- Vincent Riou (PRB) à 13 milles
6- Armel Le Cléac’h (Brit Air) à 38 milles
7- Samantha Davies (Roxy) à 142 milles
8- Arnaud Boissières (Akena Vérandas) à 179 milles
9- Marc Guillemot (Safran) à 184 milles
10- Steve White (Spirit of Weymouth) à 217 milles
11- Yannick Bestaven (Cervin EnR) à 220 milles
12- Dee Caffari (Aviva) à 246 milles
13- Unai Basurko (Pakea Biskaia 2009) à 280 milles

Météo : un large éventail de brises

Les conditions anticycloniques ont tendance à se renforcer par le Sud de la zone avec une dorsale s’installant progressivement le long du 40°W jusqu’à la hauteur du 46°N, ainsi que par le Nord de la zone avec une dorsale s’installant le long du 30°W jusqu’au 45°N. Un flux de Nord-Est à Sud-Est 10 à 15kt d’Est en Ouest de la zone devient progressivement variable faible la nuit prochaine. Puis jeudi, le vent s’établira progressivement au secteur Sud à Sud-Ouest faible par l’Ouest de la zone. Mais après le franchissement de cette dorsale, la situation semble confuse avec très peu de gradient de pression et ce, jusqu’à l’arrivée d’une perturbation venant de Terre-Neuve samedi. Le petit temps est donc au programme, puis des vents contraires modérés qui devraient se renforcer en arrivant sur la porte des glaces, probablement lundi soir.

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La suite des arrivées à Gustavia

arrivee Financo st barth
DR

Arriver un peu tardivement ne comporte pas que des désavantages… On ne risque pas la bousculade sur le ponton, les retrouvailles avec les proches sont immédiates, sans chichis ni fioritures. On n’est pas obligé, alors qu’on est happé par le protocole de lancer des regards désespérés à sa belle du style : « T’as de beaux yeux, tu sais… » C’est peut-être le Quai des Brumes, mais ce sont celles d’une dernière nuit qui n’en finissait pas de finir, celles de l’adrénaline dont le taux commence à baisser dangereusement. Les compagnons de meilleure fortune ont l’élégance de ne pas rajouter sur les frustrations légitimes qu’on peut éprouver. « Bravo les garçons, la prochaine fois la chance tournera pour vous. Le nord était difficile cette année ! » Une fois pied à terre, les déceptions sont vite oubliées. La capacité d’oubli des marins, une fois franchi la limite de la laisse de haute mer, fait encore partie des mystères de l’évolution de l’espèce.

Et des déçus, il y en avait ce matin sur les quais de Gustavia. A commencer par l’équipage des Mousquetaires où Bertrand de Broc avouait qu’il allait être bien obligé d’y revenir car : « on ne va quand même pas arrêter l’histoire sur cette note », tout en reconnaissant qu’il prenait toujours autant de plaisir à être en mer . La course au large, si elle n’est pas chienne, pourrait bien lui rendre une part de la passion qu’il lui porte. Une autre règle d’or dans le petit monde fermé de la course au large est de savoir faire, contre mauvaise fortune, bon cœur. Règle appliquée à la lettre par le tandem Nicolas Troussel – Christopher Pratt sur Financo, passé de la position de leader incontestable pendant plus des deux tiers de la course, à une situation beaucoup moins enviable dans le ventre mou du classement. On a beau se consoler en se disant qu’on est les premiers de la route du nord, il en a sûrement fallu des milles pour se faire à l’idée que le doigt de la chance s’était détourné sur d’autres. Pour se dire aussi que d’autres courses vont venir, qu’il y aura encore des coups de navigation à tenter, des heures à rester rivé à la barre, des longs bords de près, des surfs sous spi trop courts…

Les arrivées de course sont ainsi faites : on trouve, autour des quais de Gustavia, des vainqueurs encore tout étonnés de leur bonne fortune qui déambulent au hasard des sollicitations, des modestes tout surpris d’avoir pu laisser derrière eux quelques uns des ténors de la série Figaro, des ambitieux qui ont du en rabattre… Qu’importe au final : tous sont conscients qu’ils ont le privilège de vivre une des dernières aventures où la liberté de choix existe encore, où le temps n’est pas dicté par autre chose que les lois que la mer impose. S’ils peuvent parfois sembler un peu distants, voire déconnectés, ils restent avant tout « des fils de la chimère, des assoiffés d’azur, des poètes, des fous… »

Ils ont dit

SNEF & Cliptol Sport, Jean-Paul Mouren et Laurent Pellecuer, 1er au classement général
– Laurent Pellecuer : « Enorme ! Un grand bonheur. Les vainqueurs de course nous ont toujours fait rêver et là c’est à notre tour de le vivre. Je ne suis pas sûr d’être encore dans la réalité. Nous avons fonctionné comme un vieux couple qui s’engueule pour un coup d’éponge et se retrouve dans des grosses glissades sous spi. »

– Jean-Paul Mouren : «  Merci Saint Barth ! On jouit d’un privilège fantastique.  On a eu de la réussite, à présent nous avons un peu de champagne et nous sommes accueillis par le sourire de nos amis. J’ai l’impression d’être sur un petit nuage. Dix ans après notre première participation ensemble où nous avions terminé 3è, on peut dire que nous avons bien vieilli, nous sommes confiants sur notre maturité.»

FINANCO, Nicolas Troussel et Christopher Pratt, 13ème au classement général
Nicolas Troussel : « On a fait se que l’on croyait être le meilleur et on a perdu. Mais on a navigué du mieux qu’on pouvait. Au moins, là-haut on avait de l’action. On ne s’est pas désuni et on a réussi à rester en tête du paquet qui a eu tout faux… »
Christopher Pratt : « A naviguer avec Nico, j’ai vraiment énormément appris. C’est quelqu’un de généreux qui partage tout de ce qu’il connaît. C’était très riche… »

LES MOUSQUETAIRES, Bertrand de Broc et Gwen Riou, 12ème au classement général
Bertrand de Broc : « On a essayé de se battre pour approcher des dix premiers. Il y des moments comme ça, où il n’y a qu’une route. On ne s’est pas démobilisé. On a le sentiment d’avoir fait ce qu’il fallait. »

SABLIERES PALVADEAU, Aymeric Belloir et Pierre Dombre, 11ème au classement général
Aymeric Belloir  : « C’était ma huitième Transat. On avait tout prévu en matière de nourriture et d’eau. Sur un convoyage, tu peux être très contemplatif. Là tu ne vois pas le temps passer, tu règles, tu règles… Bien sûr, le résultat est un peu frustrant, mais bon.»

 

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Les 12mJ démarrent leur programme à Porquerolles

Semaine de Porquerolles
DR

Ces voiliers construits pour certains au début du siècle dernier ont, à l’occasion de la 32ème Coupe de l’America disputée pour la première fois en Europe l’été dernier à Valence, connu un véritable bain de jouvence. Rénovés, bichonnés, ils trépignent dorénavant à l’idée d’en découdre au sortir d’un long hivernage. Leur championnat du monde disputé à Cannes l’an passé a aussi permis de raviver aux yeux des amoureux de beaux voiliers toute la magie de ces cathédrales de toile en régate. Elégants, racés, ces bateaux sont aussi d’authentiques bêtes de course capables de s’accommoder du moindre souffle d’air pour glisser et manoeuvrer avec souplesse. Les 17 ou 18 hommes d’équipage sont encore aujourd’hui recrutés parmi les marins les plus adroits. Les manoeuvres se déclenchent au quart de seconde et la réactivité, notamment lors des régates en flotte compacte, est souvent la clé du succès.

L’ambition du Yacht Club de Porquerolles est à la mesure du cadre paradisiaque et de l’ambiance insulaire unique qu’il propose aux marins de ces unités exceptionnelles ; un rendez vous annuel, pérennisé par la certitude de vivre sur l’eau comme sur terre les moments magiques des plus belles heures du yachting. 5 voiliers feront dès cette année le spectacle. A très court terme, Porquerolles peut devenir le jardin secret d’une flotte de "12 meter "hors du temps.

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Comme un nouveau départ, Foncia en tête

foncia
DR

Toujours dans du vent portant mais nettement plus mou (10-12 nœuds) et sur une mer beaucoup plus lisse, les treize monocoques Imoca continuent de faire route directe vers les bancs de Terre-Neuve, Marc Guillemot (Safran) ayant décidé de continuer malgré la douleur aux côtes : « J’ai encore hyper mal aux côtes et c’est évidemment très douloureux surtout dans les manœuvres. J’ai pris la décision de continuer et je ne vais pas me plaindre, même si je sais que je vais devoir jongler jusqu’à Boston. J’essaye d’économiser les manœuvres et je ne suis pas très performant dans la rapidité d’exécution mais l’essentiel, c’est d’arriver à les faire et de continuer ! » A 150 milles du nouveau leader Michel Desjoyeaux (Foncia), Marc Guillemot a infléchi sa route pour revenir dans le sillage des six premiers.

Car devant, il devient bien difficile de déterminer qui prend l’ascendant sur les autres ! A peine dix milles d’écart par rapport au but pour les cinq premiers et Armel Le Cléac’h (Brit Air) n’est qu’à 25 milles… Une peccadille à ce stade de The Artemis Transat mais ce qui est intéressant, c’est le décalage latéral qui atteint 80 milles entre Michel Desjoyeaux et Yann Eliès (Generali) placés plus au Nord, par rapport à Sébastien Josse (BT) le plus au Sud. L’objectif est désormais de franchir une zone de faible gradient isobarique et si les vitesses ont chutées ce mercredi matin à une douzaine de nœuds, il pourrait bien y avoir quelques « arrêts buffet » en ce quatrième jour de course en raison de petites bulles imprévisibles qui vont pouvoir redistribuer les cartes. Cette journée s’annonce assez stressante pour le mental car il risque d’y avoir des accélérations suivies de ralentissements, un coup au Sud, un autre au Nord…

Compression par derrière ?
Pour le peloton qui est paradoxalement beaucoup plus dispersé que les leaders, le vent est plus faible en ce mercredi matin mais le ralentissement attendu par devant, pourrait bien relancer le match : à moins de 200 milles du groupe de tête, cinq solitaires peuvent encore espérer trouver une voie divergente et revenir au contact. C’est bien toute la subtilité de la navigation océanique qui offre l’opportunité de se démarquer et d’observer la progression des leaders pour changer de cap et éviter les pièges. Et des pièges, il y en aura pour les deux jours à venir qui annoncent des vents variables, tant en force qu’en direction, et qui avec un décalage Est-Ouest ou Nord-Sud de quelques dizaines de milles, peuvent modifier très sensiblement la vitesse moyenne…
Sur le même cap que les leaders, Samantha Davies (Roxy) et Arnaud Boissières (Akena Vérandas) sont en position d’observateurs attentifs des options en tête, tandis que Marc Guillemot et Yannick Bestaven (Cervin EnR), près de cent milles plus au Sud, peuvent espérer trouver un couloir de vent plus favorable, sachant qu’une fois ce marais barométrique franchi, il va bien falloir gagner vers le Sud-Ouest pour aller chercher la porte des glaces ! Quant à Steve White (Spirit of Weymouth) sa route très au Nord s’incurve depuis ce mercredi matin pour rejoindre le pack central, ce qui devrait lui permettre de croiser devant Dee Caffari (Aviva) qui semble avoir résolu ses problèmes de charge électrique, et le Basque Unai Basurko (Pakea Bizkaia). Sous spinnaker, ils devraient refaire une partie de leur retard ces prochaines heures puisqu’ils sont encore sous l’influence de la dépression qui se décale vers le golfe de Gascogne.

Ils ont dit:

Arnaud Boissières (Akena Vérandas) :
"J’ai dormi un peu ce matin, là je fais du rangement. Les premiers arrivent à s’échapper avec du vent. Pour nous avec Sam, ce n’est pas évident. Le vent va mollir et adonner à l’avant de la flotte, mais on devrait garder un peu de vent. On pourra peut-être revenir un peu sur eux, mais ils sont déjà à 140 milles d’avance…"

Michel Desjoyeaux (FONCIA) :
"J’ai bien dormi cette nuit et ce matin. En Figaro je n’aurais pas dormi autant. On a vraiment intérêt à barrer quand on est au portant, mais au travers on peut laisser faire le pilote, j’en profite. La flotte est homogène, il y a une bonne bagarre, c’est très bien comme ça! Concernant la météo, après la dorsale, on devrait avoir un peu plus de vent, et puis encore une autre zone sans vent. C’est compliqué, mais pour l’éviter il faudrait descendre jusqu’aux Açores et ce n’est pas vraiment l’objectif !"

Armel Le Cleac’h (Brit Air) :
"Au début j’étais parti sur une route plus nord, et puis au vu de mes routages, j’ai finalement choisi de partir plus sud pour passer la dorsale. Il faut être dans la régate, les concurrents devant ne lâchent pas grand chose, c’est une belle bataille depuis le début !"

Yann Eliès (Générali) :
"Je trouve que le début de la course est très satisfaisant pour moi, j’apprends un peu tous les jours, notamment dans des situations extrêmes comme hier, alors qu’on était sous spi avec 30 nœuds de vent. On se dépasse, moi et le bateau. C’est top, je prends confiance dans mon bateau."

Seb Josse (BT) :
" Aujourd’hui ça va mieux qu’hier, je me suis reposé ce matin, j’ai fait des conneries, mais c’est reparti! Je me suis enflammé ce matin, j’ai envoyé le spi, mais il n’aurait pas fallu. Le temps d’affaler, j’ai perdu au moins 5 milles, et surtout j’ai dépensé de l’énergie pour pas grand chose… Mais j’en ai à revendre !"

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Un 9,50 sans compromis !

BatKare - Sabrosa 9
BatKare - Sabrosa 9

Conçu en mousse PVC / verre / époxy, la carène de ce 9,50 est large – 3.70m – à bouchains évolutifs, typique des dernières générations de bateaux Open, permettant de générer une carène avec une largeur limitée à la flottaison (performante dans le petit temps) qui trouve dès 10° de gite une très forte raideur de formes. Le bouchain apporte également un léger gain en dérive. Les formes avant en U s’approchent du concave vers l’étrave, elles permettent d’affiner les lignes d’eau et de garder suffisamment de volume au livet pour une sécurité accrue au portant appuyé. Egalement tendue, la ligne de quille présente un rocker marqué pour améliorer les performances au près dans le petit temps et sécuriser les surfs dans une mer formée.

Optimisées par le bureau d’ingénierie Rougier et renforcées par des simulations CFD réalisées à l’ENSTA section « mécanique des fluides », trois carènes de base et des variantes sont testées et une attention toute particulière est portée sur la phase de "départ planning" et sur la résistance à l’enfournement au planning.

Le plan de pont privilégie les courses en solitaire et/ou en équipage réduit. La principale originalité se situe au niveau du poste de barre assez avancé pour lequel un travail important a été fait au niveau ergonomique pour permettre au barreur d’œuvrer dans le sens de la marche avec les winchs à portée de main. Un cale pied réglable est prévu pour une position confortable à la gite. Le roof est dessiné au minimum de la jauge (3,70m3) pour limiter le fardage, un espace de veille est prévu sous la casquette.

A l’arrière, le cockpit, étudié pour des séquences de manœuvres sécurisées en solitaire, est fermé par un rail circulaire de GV qui permettra un contrôle optimal de celle-ci. Les écoutes de génois et de spi peuvent être ramenées au vent, le winch central se trouve à une hauteur parfaite pour la manœuvre des drisses. Le réglage du Solent est prévu à la mode 3D. A noter que la cloison de rail faisant ainsi office de cloison étanche permet de minimiser le poids aux extrémités en éliminant toutes les structures superflues.

Le plan de voilure est au maximum de la jauge. Le mât, relativement reculé, combiné à un premier étage de barres de flèche boomerang, permet un meilleur centrage des poids et l’utilisation de voiles d’avant importantes en surface, signe de performances dans le petit temps. Le bateau reste équilibré et pensé pour naviguer en équipage réduit. Plusieurs solutions sont envisagées pour le bout dehors, la solution retenue dépendant bien souvent d’un choix du skipper, la version orientable type mini présentant bien sûr un léger avantage aux allures abattues.

Toujours en collaboration avec le bureau d’ingénierie Rougier, quatre candidats respectant la jauge ont été étudiés afin de valider les conséquences du placement du mât et du fractionnement. Cette analyse se fait avec des données issues de la voilerie Le Bihan dans la continuité des travaux déjà entrepris sur ce type de gréements.

Les safrans ont un allongement assez important pour un contrôle optimal de cette puissante carène. Ils sont relevables pour diminuer la trainée de la pelle au vent et limiter les risques de casse. La quille présente une surface et une corde moyenne qui ne sacrifie pas les performances dans le petit temps au près.

A l’intérieur, même ligne de conception «course». Légèreté, raideur et fiabilité sont les maîtres mots. La facilité de matossage a été prise en compte, avec une zone sans entrave relativement large derrière le siège de la table à carte. Celle-ci est centrale juste derrière la cloison de mât avec le parc batterie intégré pour des raisons évidentes de centrage des poids. Les bannettes cadres sont positionnées au niveau des ballasts. Une grande soute se trouve en avant de la cloison de mât pour faciliter le matossage en fonction des allures…plus en avant on trouve une partie de l’insubmersibilité et la cloison étanche réglementaire.

Le système de ballast a été pensé dans un souci de simplicité et de fiabilité. Deux schnorkels excentrés et couplés à une pompe permettent, sans se soucier de la gîte, de remplir rapidement les 475L. Les bordés droits permettent d’écarter au maximum le CG des ballasts qui participent au mieux à la raideur. Une séparation avant/arrière est envisagée et sera laissée à l’appréciation du skipper.

Toutes les études menées sur ce Class9.50 Racing, que plusieurs chantiers sont prêts à construire en version prototype, devraient aboutir à une version course/croisière en vue d’une production en petite série…

Caractéristiques techniques :
Longueur HT         : 11.50 m    
Longueur WL        : 9.50 m   
Bau maxi                : 3.70 m   
Tirant d’eau            : 2.40 m    
Déplacement         : jauge 9.50    
Ballasts                   : 475L       
Surf. Max au près  : 80 m2     
Puissance moteur : 13Kw        
Bi safran                    
Mât Carbone                
Catégorie CE         : A          
Bureaux d’étude : Batkaré-hf Sarl et Sabrosa Yacht Design
Collaboration ingénierie : François Rougier Ingénierie

Source : Batkaré-hf Sarl et Sabrosa Yacht Design
www.batkare-hf.com
www.sabrosayachtdesign.com

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Le duel Alinghi-Oracle aura lieu en mars 2009

Alinghi a 1 point de la Cup
DR

Les Américains en avance
Les Américains ont pris de l’avance dans la construction aux Etats-Unis de leur multicoque pour ce duel, qui devrait être prêt cet été, alors que celui d’Alinghi ne sera pas assemblé en Suisse avant le début 2009.
Le juge Herman Cahn de la Cour Suprême de l’Etat de New York, dans sa décision, estime qu’il serait "injuste" de priver Alinghi d’une période pleine de dix mois pour préparer son multicoque. Il précise que le duel doit en principe être organisé dans dix mois, mais invite les deux syndicats à se mettre d’accord sur une date appropriée, suggérant que le duel pourrait avoir lieu à Valence, ou tout autre lieu choisi et annoncé par Alinghi avec un préavis de six mois.
Alinghi s’est déclaré lundi soir "satisfait" que le juge américain ait statué "en sa faveur". "C’est un grand soulagement et un encouragement", a ajouté une source proche du syndicat suisse. Dans un bref communiqué, Tom Ehman, porte-parole d’Oracle s’est pour sa part dit "satisfait que le juge ait fait avancer la procédure et demandé à Alinghi de confirmer le lieu" du duel, lequel "devrait se dérouler en mars". "Nous allons maintenant examiner la décision de la Cour pour décider ce que nous allons faire", a-t-il ajouté, laissant prévoir de possibles recours.

Source AFP

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Yann Eliès prend le pouvoir, Marc Guillemot blessé

Elies Generali Artemis Transat 2008
DR

Le passage septentrional d’une perturbation qui se déplace lentement vers le golfe de Gascogne, a été plus musclé que prévu ! Au lieu de la vingtaine de nœuds annoncés, ce sont presque trente nœuds qui ont soufflé la nuit dernière et les monocoques ont pu allonger allégrement la foulée pour aligner près de 370 milles ces 24 dernières heures, soit 15,4 nœuds de moyenne… Mais pour Marc Guillemot (Safran), ce renforcement l’a mis en difficulté : « En fin de journée de lundi, j’ai croisé sous spinnaker Loïck Peyron et Yann Eliès puis le vent a commencé à forcir dans la soirée : j’ai affalé parce que cela devenait un peu chaud avec près de 25 nœuds de vent réel… J’ai envoyé le foc Solent et je suis allé me reposer à l’intérieur. A un moment, Safran a accéléré brutalement et je suis sorti de ma bannette pour aller au cockpit : le bateau a buté dans une vague et il a empanné ! Je me suis retrouvé couché, le mât dans l’eau à l’horizontal… Un beau vrac ! Cela m’a pris du temps pour tout remettre en ordre et au bout d’une demie heure au moins, j’ai refait route sans dommage. Mais quand je me suis refroidi, je me suis aperçu que j’avais une énorme douleur aux côtes : ça me fait très mal et soit il y a une petite fracture, soit c’est un gros choc. Je sais qu’il n’y a rien à faire. Depuis minuit, j’avance donc à vitesse réduite parce que je n’ai pas trop les capacités physiques d’intervenir. Si la douleur s’estompe un peu, je remettrais de la toile mais je n’envisage pas pour l’instant, d’arrêter la course ! »
Depuis cet incident, Safran suit une route plus « sage » en s’étant décalé vers le Sud-Ouest afin de subir moins de vent et de mer. Certes Marc Guillemot a ralenti mais au vu de sa trajectoire ce mardi après-midi, il semble bien qu’il ait choisi de continuer : le Breton est un « dur au mal » et s’il estime que la douleur est supportable, il retrouvera rapidement son potentiel à 100%.

Hiérarchie bousculée

En deux jours, il y a eu pas moins de six leaders successifs ! Loïck Peyron (Gitana Eighty), Armel Le Cléac’h (Brit Air), Vincent Riou (PRB), Sébastien Josse (BT), Michel Desjoyeaux (Foncia) et Yann Eliès (Generali)… Et comme par hasard, ces six solitaires sont encore à touche-touche et ne se lâchent pas d’une étrave, même si certains ont parfois choisi des chemins de traverse pour arriver au même point ! A l’image de Michel Desjoyeaux qui a surpris tout le monde la nuit dernière en fonçant à bride abattue vers le Nord-Ouest sous solent et grand voile à un ris, pour redescendre sous spinnaker ce mardi, histoire de se recaler sur le groupe leader…
Toutefois, si les écarts en latitude restent étonnamment réduits après deux jours de mer, du moins entre les six premiers, qu’en sera-t-il d’ici 24 heures ? Car devant les étraves se glisse une zone de vents faibles et variables, un marais barométrique où il ne faut pas s’enliser… Et les petits décalages Nord-Sud peuvent prendre beaucoup plus d’importance qu’un écart Ouest-Est. Au fil des classements, les solitaires réactualisent leur stratégie car à ce stade de The Artemis Transat, il semble que personne ne désire trop quitter le groupe : phase d’attente pour ne pas risquer de s’enferrer dans une voie sans issue quand les prévisionnistes annoncent des vents plus mous et une situation encore confuse pour le passage de la porte des glaces au large de Terre-Neuve.
Seule certitude : il y aura une perturbation à négocier en entrant dans le Gulf Stream mais il reste à savoir comment elle va se déplacer pour se positionner plus au moins dans son Sud. Du vent contraire est prévu, mais sera-t-il Sud-Ouest ou Sud ? Cela change considérablement l’approche des bancs de Terre-Neuve…

Rien n’est acquis

Ainsi, le nouveau leader Yann Eliès ne se pose pas trop de questions : la route la plus directe est souvent la meilleure quand l’avenir est encore flou. Il y aura encore la possibilité de changer son fusil d’épaule s’il s’avérait que la voie un peu plus Sud prise par Sébastien Josse se révélait plus efficace : il n’y a pour l’instant que quarante milles de décalage latéral…
En revanche, les poursuivants des six leaders sont moins « disciplinés » ! Ils se sont déjà dispersés depuis le lendemain du départ, avec un cavalier seul du Britannique Steve White (Spirit of Weymouth) sur une route très Nord, puis Yannick Bestaven (Cervin EnR), Dee Caffari (Aviva) et Unai Basurko (Pakea Bizkaia) ont plongé vers le Sud-Ouest. Seuls Samantha Davies (Roxy) et Arnaud Boissières (Akena Vérandas) persistent sur la même voie que les leaders. Et si ces deux solitaires ne peuvent pas suivre le rythme imposé par les monocoques de la nouvelle génération, ils se maintiennent en position de chasseur, sans trop perdre de terrain.
Méfiance, car si les premiers tombent dans un trou de vent, ils auront l’opportunité de contourner le danger et de revenir jouer les trouble-fêtes ! A 1 250 milles de la porte des glaces de Terre-Neuve, il y a fort à parier que les divergences de point de vue vont s’exprimer la nuit prochaine, quand le black-out nocturne (de 20h00 à 8h00 heure française) permet de prendre une option sans que ses concurrents ne s’en aperçoivent…

Ils ont dit

Yann Eliès (Generali) ce mardi midi
« Ce fut une nuit sportive ! Il y a eu plus de vent que prévu avec environ 28-30 nœuds : j’avais projeté de passer la nuit sous grand voile haute et grand spi, mais vers 2h00 TU, j’ai affalé parce qu’il y avait trop d’air. Là, je viens de prendre un ris. Depuis lundi après-midi, je suis resté collé à la barre : j’ai vu PRB devant… Je l’ai doublé dans la nuit et j’attends le classement pour savoir où j’en suis. J’ai dormi un peu lundi matin : il va falloir trouver un moment pour se reposer… Au petit matin, au vu de l’état de la mer, j’ai bien fait de réduire et on fait des surfs à 20-23 nœuds ! »

Armel Le Cléac’h (Brit Air) ce mardi matin
« La nuit n’est pas encore finie et le vent est rentré pas mal avant minuit et là, il y a encore 27-28 nœuds. Même sans spinnaker, ça avance assez vite et j’en profite pour ranger… Je n’ai pas pu dormir car j’ai beaucoup barré. C’est un peu rodéo ce matin… Ce n’est pas ce qu’il y a de plus reposant ! J’ai empanné hier en fin d’après-midi et je vais bien voir ce que cela donne au classement mais l’important pour moi, c’est d’arriver à Boston pour me qualifier pour le Vendée Globe. »

Arnaud Boissières (Akena Vérandas) ce mardi matin
« Il commence à faire un peu froid, mais cela doit venir du fait que je n’ai pas dormi du tout et c’est la fin de la nuit… je viens de changer de voile et il va y avoir encore des manœuvres à faire. Un bon couscous au poulet cette nuit, ça te requinque ! Il y a une zone de molle à contourner et je vais faire un petit empannage… »

Michel Desjoyeaux (Foncia) ce mardi midi
« Ca marche encore bien même si ça donne des signes de mollissement… Car dans le milieu de la nuit, le vent est bien rentré ! Raisonnablement toutefois, mais comme nous naviguons avec un angle qui nous fait aller vite, j’ai rentré le spinnaker en début de nuit et je suis passé tout de suite sous foc solent. Maintenant, je suis avec un ris dans la grand voile et la trinquette, sur un cap assez lofé : ça se passe bien. Le jour s’est levé depuis 7h00 (heure française) car les nuits sont courtes ; c’est sympa et en plus, dans quelques jours, il y aura la pleine lune ! Depuis que j’ai affalé le spi, j’en ai profité pour bien me reposer, manger et faire un petit rangement dans le bateau parce que Foncia est vraiment sain à cette allure : toute la journée de lundi, je suis resté rivé à la barre alors il y avait un peu de ménage à faire… »

Classement du mardi 13 mai à 16h00 (heure française)
1- Yann Eliès (Generali) à 2 337,6 milles de l’arrivée
2- Sébastien Josse (BT) à 11milles du premier
3- Vincent Riou (PRB) à 12 milles
4- Michel Desjoyeaux (Foncia) à 17 milles
5- Loïck Peyron (Gitana Eighty) à 18 milles
6- Armel Le Cléac’h (Brit Air) à 41 milles
7- Samantha Davies (Roxy) à 85 milles
8- Arnaud Boissières (Akena Vérandas) à 94 milles
9- Marc Guillemot (Safran) à 126 milles
10- Yannick Bestaven (Cervin EnR) à 165 milles
11- Steve White (Spirit of Weymouth) à 168 milles
12- Dee Caffari (Aviva) à 190 milles
13- Unai Basurko (Pakea Biskaia 2009) à 215 milles

Météo : un marais à négocier
Le vent d’Est à Nord-Est 12 à 17 nœuds de la journée de mardi se renforce jusqu’à 20 à 25 nœuds en se rapprochant du centre de la dépression. Mais le vent va de toutes façons diminuer dans la nuit pour ne plus atteindre que 10 à 15 nœuds de secteur Est à Est-Nord Est. De la pluie et des averses orageuses sont prévues au Sud du 50°30 Nord. A suivre, la brise devrait tourner au secteur Nord-Est puis au Nord en ne dépassant pas une dizaine de nœuds. Entre les deux dépressions atlantiques (à l’Ouest, celle qui vient d’être négociée, à l’Est celle qui vient de Terre-Neuve) et un anticyclone des Açores qui pousse une métastase vers le Nord, c’est un marais barométrique, une zone de faible gradient isobarique qui se présente : des vents faibles sont donc très probables sur la route de Boston dès demain mercredi…

(source : The Artemis Transat)

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Mouren et Pellecuer gagnent la Transat ag2r

Vainqueurs officels de la transat AG2R 2008
DR

La victoire
Laurent Pellecuer : « Enorme ! Un grand bonheur. Les vainqueurs de course nous ont toujours fait rêver et là c’est à notre tour de le vivre. Je ne suis pas sûr d’être encore dans la réalité."
Jean-Paul Mouren : « Merci Saint Barth ! On jouit d’un privilège fantastique. On a eu de la réussite, à présent nous avons un peu de champagne et nous sommes accueillis par le sourire de nos amis. J’ai l’impression d’être sur un petit nuage. Dix ans après notre première participation ensemble où nous avions terminé 3è, on peut dire que nous avons bien vieilli, nous sommes confiants sur notre maternité.
Nous gagnons le 13 et nous avons choisi de courir sur mon bateau, le N°13»

L’option Sud
J.P.M : « L’option Sud nous a semblé naturelle, plus logique que d’aller à contre courant sur la route retour de Christophe Colomb. Nous sommes allés chercher l’alizé qui reste une matière première qui fonctionne. A Porto Santo, nous étions 7è et quand on est parti seul sur cette option Sud, on s’est dit qu’il fallait serrer les fesses. On a joué gros, on a eu un peu de bonheur, ça nous donne raison. »

Le duo
L.P. : « Nous avons fonctionné comme un vieux couple qui s’engueule pour un coup d’éponge et se retrouve dans des grosses glissades sous spi. »
J.P.M. : « le secret de la réussite, c’est effectivement de ne rien se pardonner. Il est important d’évacuer, de dire à tout moment ce que l’on pense. Nous nous sommes très bien gérés, toujours dans un sens positif pour le bateau, la speed, le bon cap… »

L’autre
J.P.M : « Laurent est une boule d’énergie à la limite de la fusion nucléaire. Il est bourré de talent, mais il faut le canaliser. Il fallait par moments que je me fasse tout petit dans mon bateau, mais Laurent propose beaucoup de choses et raisonne bien.
Son défaut ? Il laisse un peu trop traîner ses affaires dans le bateau. 23 jours de mer dans un espace aussi confiné, c’est parfois agaçant.»

L.P. : « Jean-Paul ne connaît pas tous les détails de mes réflexions et de mes angoisses. Lui, il est plutôt en altitude. Moi, j’ai plutôt la tête dans la colle et le nez dans l’ordinateur.
Son défaut ? Il peut être terriblement embêtant sur des aspects techniques, c’est agaçant aussi… il laisse traîner des choses qui ne sont pas réglées. »

Les échanges
L.P. : « Jean-Paul a réussi à me faire aller plus vite sous spi. Il va plus loin sur les côtés, il agrandit le cadre et il garde une bonne conduite du bateau. J’ai été impressionné par sa vitesse et je m’en suis inspiré dans mes quarts. »

J.P.M : « Laurent est beaucoup plus calé en matière d’informatique et sur les questions techniques. Je préfère marcher à l’instinct, Laurent fonctionne plus au tangible. Je voudrais faire l’effort d’aller plus dans ce sens, du côté du tangible. »

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Fash arrivée : Snef Cliptol Sport a coupé la ligne

Victoir de SNEF transat ag2r
DR

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