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Vers un final de gros temps!

le cleach-brit air
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Tchou, tchou !
La locomotive de Loïck Peyron file sur des rails en direction de Halifax. Et son « tender », mené par Armel Le Cléac’h, reste bien accroché dans ses roues. Sans compter que le wagon de Yann Eliès joue les express… Les trois compères ont mis du charbon et c’est jusqu’à plus de dix-huit nœuds que les monocoques ont été relevés sur la voie de Boston qui semble dégagée jusqu’aux côtes américaines. Mais il y a un « aiguillage » au large du cap Sable, dans le Sud de la Nouvelle-écosse : le vent va mollir, tourner, changer, redistribuer les cartes et modifier les règles. Vaut-il mieux s’approcher au plus près des rives comme semble le vouloir Gitana Eighty ? Est-il préférable de se décaler au Sud pour friser l’itinéraire le plus court comme le fait Brit Air ? Ou est-il de bon ton de foncer à toute vapeur sur ce tracé vallonné, histoire de rattraper son retard tel Generali ?

Grains… de folie
En tous cas, cela fait près d’une semaine que les solitaires n’ont pas aligné les milles à de telles vitesses. C’était il y a une semaine, au portant après le Fastnet ! Depuis, The Artemis Transat s’était transformée en lascive alternance de coups de mou et de bascules de vent… Mais ce n’est plus le même programme depuis que les trois leaders ont franchi la porte des glaces, dernière « station » avant Boston ! Le vent de secteur Sud est bien rentré, à plus de vingt-cinq nœuds, et il devait progressivement s’orienter au Sud-Ouest dans l’après-midi de ce mercredi, pour se renforcer encore, à plus de trente nœuds avec des grains orageux, de la pluie, des rafales, des coups de tonnerre, des éclairs, des trombes d’eau, une mer dure et pyramidale, des vagues abruptes et percutantes, un ciel chargé, une lune blafarde… Un paysage à la Edgar Poe ! Mais du suspens et des rebondissements, il y en a déjà eu tellement que le scénario pourrait une nouvelle fois être remanié par un coup de Jarnac entre ces « trois mousquetaires ».

Dans ces grains de folie, le vent va monter jusqu’à plus de quarante-cinq nœuds au passage du front, quand la brise va rapidement basculer du Sud-Ouest à l’Ouest vers minuit ce mercredi. Et comme bien souvent, un énorme cumulonimbus noircira une dernière fois le ciel en lançant ses banderilles éclairantes et ses coups de semonce annonçant que la rotation est imminente… Et le vent va s’écrouler en quelques dizaines de minutes ! Après avoir fait le dos rond, préparé minutieusement toutes les manœuvres, amarré tout le matériel à bord, vérifié quinze fois le cheminement des écoutes, checké vingt fois la clarté des drisses, fait tourner trente fois les simulations de route, envoyé le foc de brise ORC et pris trois ris dans la grand voile, la surprise est toujours aussi totale : le changement de décor est tel après ces grondements, ces rugissements, ces hurlements, que le clapot lancinant qui ballotte un monocoque de 60 pieds en devient assourdissant ! Reprendre tout de suite ses esprits et remettre en marche le plus vite possible pour virer de bord et longer les côtes américaines…

Grains… de sable
Mais l’affaire ne sera pas pour autant aussi simple à moins de 400 milles de l’arrivée (soit une grosse journée) pour en finir avec cette transat qui a surpris tout le monde par ses conditions météorologiques inattendues… Loïck Peyron aura-t-il encore de la marge pour contenir la pression de Le Cléac’h et de Eliès qui devraient être très à l’aise dans ces conditions dures de la nuit : leurs plans Finot affectionnent particulièrement la brise contraire ! Même si le Jury lui donne une bonification pour s’être détourné vers PRB afin de prendre Vincent Riou à son bord, Loïck Peyron sera-t-il encore devant pour ce final au décor de Solitaire du Figaro ? Le « chacal » Armel et le « renard » Yann vont-ils se faire la peau du « vieux loup de mer » Loïck ?

Le carrefour de tous les dangers se situe au large du cap Sable, un nom prédestiné pour y glisser un grain, enrayer une mécanique fluide et gripper un engrenage… Les quarante milles d’avance de Gitana Eighty sur Brit Air n’ont que l’épaisseur d’un grain de poussière ! Et même Generali qui fonçait ce mercredi après-midi comme un train fou, n’avait sur la carte qu’un différentiel aussi fin qu’un grain de riz… Gare Loïck ! Le synopsis final n’est pas encore écrit et les faibles airs tournoyants qui sont annoncés pour ces derniers milles auront de quoi moudre tout grain d’espoir…

Grains… de beauté
Autre paysage que celui qui cerne les poursuivants ! A plus de 400 milles du trio leader, c’est presque un nouveau départ qui a été donné ce mercredi après-midi au passage de la porte des glaces… Un vrai miroir aux alouettes : ébloui par la réverbération d’une bulle en formation, le piège s’est refermé sur Marc Guillemot (Safran) qui s’est retrouvé enferré dans de petits airs à plus de 40 milles dans le Nord de cette ligne imaginaire. Obligé de piquer plein Sud-Ouest dans une brise erratique. Samantha Davies (Roxy) a aussi dû composer avec cette petite graine météorologique, une cellule anticyclonique qui a disparue aussi vite qu’elle est arrivée : en quelques heures. Mais des heures qui ont stoppé les élans et regrouper ces cinq solitaires au point que Arnaud Boissières (Akena Vérandas) et Yannick Bestaven (Cervin EnR) ne sont plus à une poignée de milles de la jeune Britannique ! Et Dee Caffari (Aviva) qui a judicieusement plongé vers le Sud mardi, se remet dans le match… Seul Steve White (Spirit of Weymouth) peine au Nord pour glisser vers la porte.

La course entre ces cinq solitaires, même si Marc Guillemot est tout de même en pole position avec de la marge, s’annonce de toute beauté. Car eux aussi vont devoir affronter dès la nuit prochaine ce coup de vent de Sud-Ouest qui sera peut-être un peu moins violent que pour les leaders, mais beaucoup plus long à traverser. Ce groupe devrait concéder une journée à l’arrivée à Boston, arrivée prévue pour le premier, vendredi entre midi et minuit (heure française), mais comme définitivement rien ne se déroule comme d’habitude sur cette treizième édition de The Artemis Transat !

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Zones de turbulences…

Gitana secour prb
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Depuis l’abandon de PRB, Loïck Peyron se maintient en tête de la flotte : Vincent Riou est à bord de Gitana Eighty mais comme passager, il n’a pas le droit d’intervenir sur la marche du bateau. Il peut juste téléphoner avec son Iridium pour organiser la récupération de son monocoque au plus vite. Le Jury de The Artemis Transat est en train d’étudier la bonification en temps qui devrait être accordée à Loïck Peyron suite à son intervention mardi soir. Il ne reste que 700 milles à Gitana Eighty jusqu’à l’arrivée à Boston, une arrivée qui est programmée pour vendredi en milieu de nuit.

Loïck Peyron a aussi franchi la porte Musto (longitude du Cap Race) vers 22h45 UTC mardi. Mais si le leader fait route rapidement vers la Nouvelle-écosse, il semble que son poursuivant immédiat, Armel Le Cléac’h (Brit Air) cherche à se démarquer en piquant sur une route un peu plus Sud. Sachant qu’après le coup de vent annoncé, la brise va devenir beaucoup plus instable en force et en direction pour terminer le parcours, il y a encore des coups à jouer jusqu’à Boston. Et Yann Eliès (Generali) n’est plus si loin du premier puisqu’il ne concède que 125 milles et peut compter sur la puissance de son plan Finot dans la brise.

En effet, une dépression assez creuse se déplace rapidement vers le Nord-Est et va balayer la flotte ce mercredi avec des vents de secteur Sud : des vents de plus de trente nœuds sont annoncés pour ce mercredi soir sur la zone de course. En revanche, une bulle de calmes s’installe sur la porte des glaces, ce qui ralentit très sensiblement le peloton ! Au point que Marc Guillemot (Safran) et Yannick Bestaven (Cervin EnR) ont beaucoup de mal à redescendre vers le 40° Nord pour passer la porte…

Le vent de Nord cinq nœuds est particulièrement variable et cette situation provisoire de la brise pourrait regrouper à quelques dizaines de milles les uns de autres, ce groupe de quatre solitaires, suivi par Dee Caffari (Aviva) qui a judicieusement gagner dans le Sud ces dernières heures… Quant à Michel Desjoyeaux (Foncia), il est arrivé mardi soir à Lorient.

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Salona adapte logo et modèles.

salona
salona

Entre la sortie du Salona 42, dont un exemplaire typé course IRC sera dans les eaux méditerranéennes début juillet, et la sortie attendue du Salona 34 au mois d’août, dont un modèle sera présenté au Festival de la Plaisance de Cannes, le producteur dalmate souhaite renforcer son image de chantier moderne et performant, digne de ses concurrents européens. Après études et investissements, les coques et ponts du S34 sortiront selon le procédé d’infusion, vinylester ou epoxy. Ce process devrait s’imposer tout naturellement aux autres bateaux de la gamme.
Sachez encore que le modèle rajeuni du S45 (faisant le bonheur des compagnies de charter en Adriatique) devrait être présenté courant 2009. Tout cela couplé avec un logo flambant neuf !

Source Salona France
www.salona-france.com

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Class 40 : Soldini toujours en tête

Classe 40 -Telecom Italia-Giovanni Soldini
DR

En 6ème  position, Custo Pol , le plus à l’ouest du groupe du sud a été le premier à rentrer dans cette zone, enregistrant une moyenne de 1.5 noeuds avant l’aube : "Une nuit pas facile" Admet le skipper Halvard Mabire ce matin. "Il faut toujours manoeuvrer, faire des réglages, c’est du boulot de chaque seconde, je n’ai pas beaucoup dormi." Halvard Mabire a fait route vers le sud hier, et parait avoir beaucoup souffert de cette zone peu venté. Custo Pol a perdu 38 milles sur Soldini en 24 heures, et se trouve désormais à 108 milles derrière lui. Le navigateur français  avoue également avoir quelques problèmes électroniques à bord et il reçoit les positions et  les fichiers météo que très irrégulièrement. "Je n’ai pas vraiment eu le temps avant le départ de m’occuper de l’électronique à bord, telles en sont les conséquences, mais l’essentiel c’est que le bateau avance bien !" Havard rajouta  "Je navigue donc un peu à l’instinct comme au bon vieux temps Halvard Mabire (Custo Pol) et Alex Bennett (Fujifilm) se tiennent compagnie dans le sud , et nous ont tous deux confirmés pendant la vacation matinale que le vent remontait, leur permettant de reprendre un peu de vitesse avec une brise sud-ouest de 7 nœuds :  "Nous n’avons jamais vraiment été arrêté mais c’était un vent vraiment très, très léger pendant 12 à 15 heures" expliqua-t-il. Pour Alex Bennett, cette brise légère mais stable a été plutôt positive:  "J’étais vraiment fatigué de la nuit dernière, je suis donc rentré pour faire une sieste et je me suis endormi sur la table à carte pendant 3 heures. Le bateau a continué à aller vers le sud, là où je voulais qu’il aille, donc je n’ai pas perdu beaucoup de terrain." Après une semaine difficile, une compétition acharnée, la fatigue commence à se faire sentir chez les skippers.  "Je me sens physiquement et mentalement en forme, mais je pense que je me rendrai vraiment compte de la fatigue dans 4 ou 5 jours." ajoute le skipper anglais  "C’est l’une des premières courses que je fais où l’on est si proche les uns des autres, et je suis sûr que naviguer comme cela rajoute du stress."

Située dans le groupe central de la flotte, naviguant en 5ème position, Miranda Merron sur 40 Degrees, a senti la brise revenir quelques minutes avant la vacation avec le PC course de The Artemis Transat. "Nous sommes enfin en train de repartir" raconta-t-elle avec un vent de 6 noeuds. "Nous ne  nous sommes jamais réellement arrêtés, il y avait du courant qui nous poussait, mais pendant 2 ou 3 heures nous n’avons pas vraiment bougé. Cette après-midi, 40 Degrees se trouve à 26 milles de Appart’ City, Yvan Noblet, pour le moment à la 4ème place. Tout comme Custo Pol, Miranda a des difficultés pour télécharger les fichiers météo. « La nuit dernière je n’ai pas pu enregistrer le fichier GRIB, et je ne sais pas si je peux le faire maintenant. » raconta Miranda. Quant on lui demande  si la fatigue peut être mise en cause, Miranda Merron répondît que c’était possible. « Je ne me sens pas en morceau, je réponds à mes besoins primaires mais j’imagine que ça peut être le cas." Avec 1400 milles parcouru en 10 jours, la flotte entière ne tardera pas à ressentir la même chose.  "On verra bien qui est le plus fort" ajoute Miranda en riant.

En onzième place, sur Clarke Offshore Racing, Simon Clarke explique que l’épuisement est un facteur vital : "On est actuellement dans la deuxième semaine de course, j’espère maintenant que je vais faire des erreurs stupides comme pendant la première… La fatigue se ressent sur notre raisonnement, et s’endormir trop profondément n’est pas recommandé non plus, c’est un bon moyen de se retrouver à faire des milles supplémentaires…."  Clarke révélait hier que sa girouette et son anémomètre en tête de mât n’étaient pas correctement étalonnés, ce qui lui a fait parcourir un bien plus grand nombre de milles que ses concurrents, puisqu’il avait des difficultés à repérer les changements de direction du vent, et prévoir les moments où il fallait qu’il vire de bord : un problème technique qu’il n’avait pas  détecté plus tôt, à cause de la fatigue.
Clarke et Louis Duc qui est en dixième position sont séparés de seulement 17 milles.

En deuxième position, Thierry Bouchard sur Mistral Loisirs – Pole Sante Elior a choisi une option nord  comme Telecom Italia, et se trouve cet après-midi à 65 milles derrière le leader. "The Artemis Transat c’est comme un marathon, il faut savoir récupérer au bon moment." Tandis que l’équilibre sommeil/navigation semble parfaite à bord, le quotidien a été bouleversé hier par une collision avec une baleine: "Un message pour vous signaler que je viens de heurter une baleine. La collision a eu lieu alors que j’étais à l’intérieur en train de manger. Le bulbe s’est encastré dans le flanc de la baleine. Je suis sorti immédiatement pour voir de quoi il s’agissait et je l’ai vu au milieu d’une mare de sang. Elle s’est dégagée et n’a pas demandé son reste et moi non plus. J’en tremble encore. J’ai effectué un check up complet, je n’ai aucune avarie apparente, pas de varangues décollées etc. J’ai aussi regardé le bulbe par le hublot. Il est toujours là et sans dommage ! Je vais appeler l’architecte du bateau par acquis se conscience, mais tout semble aller."

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Grave avarie à bord de PRB : Vincent Riou contraint d’abandonner son bateau !

PRB Riou Mai 2008
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C’est à 9h15 ce matin que Vincent Riou a appris à son équipe à terre qu’il avait heurté cette nuit un requin pèlerin. Le choc avait été suffisamment rude pour arrêter net son monocoque. La situation n’avait pas alors alarmé outre mesure Vincent qui constatait cependant qu’il n’arrivait plus à vidanger le puits de quille. Le skipper de PRB ne s’en n’alarmait pas outre mesure se félicitant juste de ne pas avoir à trop forcer son bateau dans les heures à venir en raison d’une petite bulle anticyclonique sur la route.
A mi-journée, Vincent pensait même avoir trouvé l’origine du problème : le décollement de l’ogive de quille, sorte de carénage du puits de quille. Son équipe à terre lançait même la fabrication d’une pièce de rechange pour l’installer à Boston une fois la course finie. Rien de grave donc.

Loïck Peyron se porte
à son secours

Mais un peu avant 17 heures la situation était devenue toute autre. Vincent venait en effet de profiter des calmes revenus pour inspecter plus minutieusement son système de vérin. Et là, stupeur, il s’apercevait que la fixation avant de sa quille était cassée. La quille n’était plus retenue que par son axe arrière et par le système de vérin qui la maintenait à ce moment inclinée sur un bord. Qu’il remette la quille droite et elle partirait inévitablement vers l’avant, se posant directement sur la coque avec tous les risques de détérioration rapide de celle-ci que l’on imagine, voir de perte de quille. Impossible pour Vincent d’envisager d’aborder ainsi le coup de vent qui s’annonce dans les 24 heures sans mettre en péril et le bateau et le marin…
C’est pourquoi après avoir prévenu une première fois la direction de course, Vincent confirmait à celle-ci à 17h38 son intention de demander assistance et de quitter son bateau. Situé à 13 milles dans l’axe arrière de Vincent, Loïck Peyron, déjà prévenu, faisait immédiatement route vers PRB qu’il devrait rejoindre vers 18h30/19 heures.
Pour préparer le transbordement sur Gitana Eighty, Vincent a enfilé sa combinaison de survie et prévoyait éventuellement de gonfler son canot de sauvetage. Il a indiqué à la direction de course que la mer était formée, environ 2,50 m de creux mais les conditions semblaient malgré tout maniables en raison du passage dans une bulle anticyclonique. Le skipper profitait également de ces derniers moments à bord pour préparer le mieux possible son PRB à résister à la dépression annoncée car l’idée est évidemment de venir le récupérer au plus vite à partir des côtes nord-américaines.

Vincent à bord de Gitana Eighty

Dernières infos :

A 19h25 mardi soir, Vincent Riou a été embarqué à bord du Gitana Eighty de Loïck Peyron qui a repris sa route vers Boston, juste après que Vincent ait tenté de sécuriser au maximum son bateau avant de le quitter, ballasté à fond.

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Voiliers stars pour Les Régates Royales-Trophée Panerai

Regates Royales de Cannes 2007
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Yachts de tradition, classes métriques, yawls, ketchs à gréements auriques ou encore dragon, Toucan et Super Tofinou arboreront leurs plus belles robes, l’occasion d’admirer la pureté de leurs lignes, leur bois vernis et leurs équipages impeccables qui rivalisent de talents et d’élégance. Tels les plus grandes stars, ils mettront chaque jour les voiles tout près du littoral, visibles de tous, ces voiliers de légende – dont certains sont classés au patrimoine des monuments historiques – vont de nouveau offrir le sublime spectacle de leurs évolutions en mer, faire leur cinéma…

La plus belle scène qu’il soit…
Cette année encore le scénario promet d’être à la hauteur, plus de 100 unités classiques et 70 Dragon n’auront de cesse d’étonner et de ravir les amoureux de la belle régate dans la majestueuse Baie de Cannes. A l’aplomb des grandioses massifs de l’Esterel et du Mercantour, aux abords des Iles de Lérins, la beauté du stade nautique naturel est un écrin de choix pour ces bijoux que sont les yachts de tradition.

Zoom sur 30 d’exception, de rêve et de sport…
1978 – 2008. Les Régates Royales de Cannes furent créer en 1929 par l’International Yacht Club de Cannes afin d’honorer le Roi Christian X du Danemark mais c’est véritablement en 1978 que le Cannois Philippe Monnet relance à la barre de Mykonos, son 8 mJI, cette épreuve. Cannes redevient alors le rendez-vous privilégié des plus beaux voiliers de la planète.

Un défilé de stars…
Parmi les grands noms de ce spectacle exceptionnel, on pourra admirer notamment le sublime Mariette of 1915, l’un des plus belles goélette aurique qu’il soit, le célébrissime Mariquita, mais aussi Moonbeam IV ou Sunshine. Durant cette dernière semaine de septembre, si ce n’est pas pour la palme que ces grandes dames de bois et de toile viendront, c’est bien pour perdurer un art de vivre et partager encore cette passion particulière pour la mer.

Point d’orgue de la saison du circuit méditerranéen, les Régates Royales de Cannes-Trophée Panerai, véritable initiation au rêve, offriront pour sa 30ème édition, un spectacle inoubliable. Du 21 au 28 septembre, prestige, élégance et excellence, écriront de nouveau une belle page d’histoire…

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Une porte qui claque !

Armel le Cleach/ Brit Air
DR

Ca va cogner ! Tous les solitaires se préparent maintenant à affronter un autre paysage, plus tourmenté, plus montagneux, plus humide, plus chaotique, plus fatiguant, plus violent. Trente-cinq nœuds de brise contraire, ça transforme la vie à bord d’un monocoque de 60 pieds qui se fait ballotter dans tous les sens… Quand la mer se combine avec le vent et le courant du Gulf Stream pour générer des vagues pyramidales qui font taper si bruyamment le bateau, le skipper en a mal partout ! Certes il ne reste plus que 1 000 milles à parcourir jusqu’à Boston, mais ce tronçon qui représente le tiers du parcours de The Artemis Transat, ne s’annonce pas de tout repos : après ce coup de vent brutal, ce sont une succession de calmes et de renforcements qui vont ponctuer cette semaine avec à la clé, des bascules et des changements d’état de la mer… Du boulot sur le pont en perspective !

Elastique atlantique
Si lundi soir Vincent Riou (PRB) pouvait commencer à s’inquiéter du retour systématique de Loïck Peyron (Gitana Eighty) et d’Armel Le Cléac’h (Brit Air), il peut être un peu plus serein ce mardi matin : le passage de la porte des glaces n’a pas été de tout repos pour les deux poursuivants qui ont été obligés d’enchaîner deux virements de bord afin de pouvoir la franchir… Avec de nouveau vingt milles d’avance sur son dauphin, le leader peut en sus allonger la foulée dans une brise de secteur Sud-Ouest qui permet de débrider à près de treize nœuds ! Yann Eliès (Generali) est le grand perdant de cette phase du parcours puisqu’il doit encore serrer le vent pour franchir la « ice gate », ce qui va le contraindre aussi à se retrouver plus au Sud que le trio de tête, paradoxe de son choix septentrional d’il y a six jours !

Le groupe des chasseurs a réussi à se sortir du piège de la bulle qui a provoqué un arrêt buffet la nuit dernière : le bilan est donc lourd puisque ce sont plus de cinquante milles qui ont été perdu en une nuit par rapport au leaders… Et désormais relégués à une journée de mer des premiers, l’objectif est d’abord de finir sans problème technique et déjà de se préparer au bon coup de vent qui s’annonce de secteur Sud-Ouest. De fait, la brise va repousser le peloton vers le Nord et il va être difficile d’aller chercher la porte des glaces : les écarts pourraient fort jouer à l’élastique ! Au détriment des poursuivants qui vont voir s’échapper les leaders déjà sur les bancs de Terre-Neuve… Les quatre skippers emmenés par Marc Guillemot (Safran) ne vont pas avoir une journée facile mais il y a des coups à jouer entre Samantha Davies (Roxy) toujours fidèle à sa politique de l’orthodromie, Arnaud Boissières (Akena Vérandas) qui s’est judicieusement glisser vers le Sud et Yannick Bestaven (Cervin EnR) qui privilégie le septentrion…

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J Europe : fin du chantier des ateliers.

J Europe
J Europe

« J Europe », constructeur et distributeur de voiliers « course-croisière » basé à Olonne-sur-Mer vient de terminer le réaménagement de ses ateliers.
 
Ces derniers se sont agrandis de 1 500 m2 afin de disposer de plus de place pour la production des voiliers. Un étage a été ajouté pour rationnaliser la construction et la fabrication des J. Ainsi les techniciens vont pouvoir à la fois travailler sur le pont des bateaux et sur la coque. Simultanément avec un confort de travail notamment en ce qui concerne la manutention des outils et des éléments préfabriqués. Ces nouvelles installations répondent à une demande toujours plus importante de production. Pour preuve, « J Europe » produit actuellement 16 J80 par mois notamment pour la Marine Nationale, les Pays de la Loire ou encore « BMW Racing » en Allemagne. L’organisation du championnat du Monde J80 à Kiel du 1 au 7 juillet accentue par ailleurs la demande dans le nord de l’Europe.
 
Coté compétition, le Grand Prix de l’Ecole navale s’est terminé avec la victoire de l’Equipe de France militaire suivi des équipages de Luc Nadal et Charles Caudrelier. 40 J80 étaient engagés. Le Grand Prix du Crouesty et la semaine Internationale de Deauville fin mai, attendent aussi les J80 pour une Coupe de France de plus en plus prisée des régatiers.  Notons également la victoire d’un J122 et la seconde place d’un J109 tout neuf sur le challenge SCREG, la belle troisième place du J122 de Didier Le Moal à l’Obélix Trophy à seulement un point du vainqueur, la victoire du J122 « Kaya » à Saint-Tropez mi-avril  et l’organisation  du 31 mai au 1 juin d’un grand rassemblement de J autour de l’île de Porquerolles : la J Cup.
 

Source J Europe
www.jeurope.eu.com

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Marinepool très présent aux JO.

Marinepool - JO
Marinepool - JO

La grande échéance des Jeux Olympiques approche à grands pas. Cette fois encore, Marinepool annonce qu’il sera présent aux côtés des meilleurs athlètes mondiaux, puisque près de la moitiés des équipages tricolores sélectionnés sera habillé par la marque !

Ainsi Marinepool sera présent aux côtés de:
– Nicolas Charbonnier et Olivier Bausset en 470
– Sarah Staeyart en Laser F
– Xavier Rohart et Pascal Rambeau en Star
– Xavier Revil et Christophe Espagnin en Tornado
– Jean Baptise Bernaz en Laser H

Bon Vent à tous les athlètes ainsi qu’à leur équipementier !

Source Marinepool
www.marinepool.fr

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Voiles Latines à Saint Tropez…

Voiles Latines St Tropez
Voiles Latines St Tropez

Sur l’eau, c’est la seconde étape et la seule en France du Circuit Méditerranéen de Voile Latine. Créé en 2001, en même temps que le rassemblement de Saint-Tropez, il amène dans le Var les meilleurs régatiers italiens de voile traditionnelle. Ce sont généralement des coureurs de haut niveau qui diversifient leur plaisir. La catégorie «  régate », ouverte aux bateaux à coque de bois et à gréement traditionnel court sous une règle de jauge spécifique, alors que la catégorie « plaisance », réservée aux amateurs ou aux bateaux ‘hors jauge’, permet aux moins aguerris de se familiariser avec la régate sur un parcours plus aisé..
 
Différentes unités à voiles latines, Pointus, Gozzi, Bettes Marseillaises, tartanes, barques catalanes… seront amarrés dans le port de Saint-Tropez. Certaines Yoles venues de loin sont également les bienvenues. Afin de ne pas gêner les voiliers en course, le comité de course de la Société Nautique de Saint-Tropez mettra en place deux parcours distinct, l’un pour la régate et le second pour la plaisance.
 
Culture et festivités :
Le Maire de Chioggia, Monsieur Romano Tiozzo, ainsi que son Attaché Culturel Monsieur Nicola Boscolo, seront reçus par le Maire de Saint-Tropez Monsieur Jean-Pierre Tuveri à l’occasion des Voiles Latines prévues du 23 au 25 mai 2008. En effet, pour cette nouvelle édition, la ville de Saint-Tropez à l’honneur d’accueillir à la troupe du théâtre Piccolo (30 comédiens), venue spécialement de la Ville de Chioggia (Italie) pour une représentation le samedi 24 mai à 18 H 15 à la Ponche, la comédie en trois actes de Carlo Goldoni Le Baruffe Chiozzotte (Le Baroufe à Chioggia.)
 
Rappelons que Carlo Goldoni, auteur de théâtre italien est né à Venise en 1707. Par son talent il fondera la comédie italienne moderne. En 20 ans, Carlo Goldoni a écrit plus de 200 pièces dans différents genres : tragédies, intermèdes, drames, livret d’opéra ou saynètes de Carnaval ; mais ce sont ses comédies, rédigées après 1744, qui assurent  sa célébrité. Carlo Goldoni se définit lui-même comme l’ « homme singulier qui a visé la réforme du théâtre de son pays ».

Les Voiles latines à Saint-Tropez, c’est également un rendez-vous amical et convivial. Les marins pourront, lors du traditionnel pique-nique à la Ponche, partager leur passion de la voile latine mais aussi les plats typiques rapportés de leur région.
Organisé par la Semagest – Port de Saint-Tropez, l’inauguration officielle en présence du Maire de Saint-Tropez, Monsieur Jean-Pierre Tuvéri, et la remise des prix se dérouleront plus près des voiliers.
 
A terre, devant l’annonciade, un espace dédié à la passion de la charpenterie et des nœuds marins…. Une délégation tunisienne, représentée par le chantier naval Dhaouadi, partagera son savoir-faire au public de 10h à 19h.  Installé devant le musée de l’annonciade où seront exposées quatre maquettes du chantier, cet atelier présentera les différentes essences de bois utilisées dans le travail de charpentier de marine en Tunisie.
Le chantier Dhaouadi dévoilera notamment les diverses techniques de charpenterie traditionnelles ; calfatage, fabrication de coque…
Passionné et redoutable dans le domaine du matelotage, Patrick Moreau apprendra aux petits et grands à faire (ou défaire) des nœuds marins et réalisera sous les regards ébahis de belles pièces (bijoux, deco..) avec des bouts de ficelles et des cordages.
 

Source : Voiles Latines
www.velalatinacircuit.it

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