Accueil Blog Page 1690

TLB : un nouveau 35 pieds IRC.

TLB 35
TLB 35

Ce nouveau TLB 35 est dessiné par Tanguy Le Bihan lui-même, à qui on doit déjà l’Aphena 8,50 mais aussi le dessin de l’année 2007 en Classe 40 dans Yachting World.
Construit à Pleumeur Bodou (22) par le chantier RLM, créé par l’ancienne équipe de JUMBO COMPOSITE, le bateau sera distribué par la société HDI Ltd basée à Guernesey.
 
Radicalement novateur avec une étrave semi swathique, des bouchains évolutifs très marqués sur l’arrière, une coque capable de partir au planning dès 17 noeuds de vent réel, un bout dehors fixe, ce bateau est beaucoup plus dans l’esprit anglo-saxon qui vient de confirmer son bien fondé lors de la Commodore’s Cup.
 
Le moteur in board électrique permet un gros gain dans le positionnement des poids mais également en volume intérieur et autorise donc des solutions originales dans l’agencement. Le confort est également à la clé grâce à l’absence de vibrations et de bruit.
 
La coque et le pont seront réalisés en sandwich mousse/verre avec une résine vinylester. L’emploi d’une laque en finition permet non seulement un gain de poids dans les hauts mais surtout une décoration très personnalisée.
 
Le TLB 35 est livré de série avec un mât carbone, une bôme en aluminium laquée, tout l’accastillage et le gréement ainsi que l’électronique. Restera à choirsir la voilerie qui lui fera la plus jolie garde robe.
 
Il est prévu une petite série d’une dizaine de bateaux et le premier sera mis à l’eau à Brest courant février 2009 pour le compte d’un client brestois pour un programme axé sur les courses du RORC.
 

Caractéristiques techniques :
Longueur :                 10m58
Largeur :                     3m47
Tirant d’eau :               2m20
Poids :                       4100 kg
Lest :                         2000 kg
GV:                             37m²
GN:                            30m²
Spi:                            102m²
 

Source TLB
Site web: www.tlb35.com

- Publicité -

Le bon coup d’Antonio Pedro Da Cruz

Baiko Pedro Da Cruz
DR

La nuit de dimanche à lundi fut comme on les aime. Temps calme, ciel étoilé, mer belle. Une de ces nuits dont rêvent tous les plaisanciers… Et pourtant, ce ne fut pas une nuit de tout repos pour nos solitaires embarqués sur cette deuxième étape. Car pour aller au plus vite, il faut accepter de régler, être sur le qui-vive, ne jamais rien lâcher. Tout au long des 120 milles entre Sardaigne et Sicile, sous spinnaker, les navigateurs n’ont finalement consacré que peu de temps à dormir, chacun essayant de se placer au mieux pour négocier le passage de la pointe occidentale de la Sicile. Il y a ceux qui ont choisi de privilégier la vitesse sous spi, quitte à monter légèrement au nord de la route. C’est le cas de Thomas Rouxel (Défi Mousquetaires), de Christopher Pratt (DCNS 97) voire dans une moindre mesure d’Erwan Tabarly (Athema). Il y a ceux qui ont choisi la voie du compromis comme Fred Duthil (Distinxion Automobile) en pointe de la flotte ou bien encore Robert Nagy (Théolia) ou Eric Drouglazet (Luisina Design). Il y a enfin ceux qui ont délibérément opté pour une route sous le vent tel Gildas Morvan (Cercle Vert) ou Thierry Chabagny (Suzuki Automobiles).

180 milles à parcourir lundi soir

S’il en est un qui se soucie comme d’une guigne de ces subtiles considérations tactiques, c’est bien Antonio Pedro da Cruz. Le navigateur cap-verdien qui affiche au compteur un nombre impressionnant de traversées transocéaniques navigue avant tout pour son plaisir. Ne comptez pas sur lui pour faire sa route à partir de l’analyse des positions des autres concurrents. Le skipper de Baïko a, sans aucun doute, navigué comme il savait le faire : dans le petit temps, il a fait marcher le bateau, se souciant peu des écarts par rapport à la route directe. Résultat des courses, le skipper profitait de sa position extrême pour passer largement en tête au pied de l’île de Marittimo… Derrière, la course se regroupait derrière Fred Duthil en chef de bande à la poursuite du franc-tireur.

Autre facteur essentiel pour la suite de la course : l’état de fatigue des navigateurs. Pour rester dans le paquet de tête, plusieurs marins avouaient ce matin n’avoir pas dormi. Or la navigation le long des côtes de Sicile peut vite se révéler piégeuses du fait des influences du relief, des possibles brises thermiques côtières. Par expérience, les navigateurs solitaires savent que dans ces parcours en vue de côte, des écarts importants peuvent se créer rapidement. Arrivé frais et lucide avant d’aborder cette deuxième partie peut être un atout décisif pour la suite de l’étape. D’autant que de la pointe ouest de la Sicile jusqu’au port de Marzamemi, terme de l’étape, plus de 180 milles restent à parcourir.

Ils ont dit :

Antonio Pedro da Cruz (ce soir au large de la Sicile) , skipper de Baïko :
« C’est une première pour moi, j’ai envie d’en profiter au maximum, mais ce ne sera pas facile avec les copains derrière qui ne vont sûrement pas se laisser faire. Maintenant je suis content de ma navigation, je n’ai pas hésité à traverser la flotte avec comme seule idée d’aller vite. Résultat, ça a payé… Je n’ai pas dormi du tout, mais je suis quand même en forme, j’avais emmagasiné du sommeil en rab à Cagliari. »

Fred Duthil (ce matin), skipper de Distinxion Automobile :
« Je suis content de ma nuit, je pense avoir trouvé le bon compromis entre cap et vitesse. En tous les cas, ma position me satisfait bien. Seule chose : je n’ai as beaucoup dormi, il va falloir que je le fasse aujourd’hui. »

Gildas Morvan (ce matin), skipper de Cercle Vert :
« Tout va bien, je ne me trouve pas trop mal placé. Maintenant, ma position au sud de la flotte peut rapporter gros comme elle peut être un peu casse-gueule. Il va falloir voir comment évoluent les vents. »

- Publicité -

Gitana 13 attendu mercredi ou jeudi à Londres

Gitana 13 Route du The 03
DR

Le passage du Cap Finisterre, à la pointe Nord-Ouest de l’Espagne, n’a pas été une mince affaire pour les dix marins du Gitana Team : « Nous avons du tirer des bords tout le long de la pointe de Galice : au total près de vingt-trois virements ! Un rythme vraiment intense qui a énormément sollicité l’équipage.» Depuis ses bureaux toulousains, Sylvain Mondon, qui ne se déconnecte que très rarement de son ordinateur, nous expliquait cet enchaînement de manœuvres : « Gitana 13 a longé les côtes de Galice pour s’abriter de la houle et du vent plus défavorable au large. En effet, "à terre" le flux de Nord-Est soufflait entre 25 et 30 nœuds (contre 35 à 40 nœuds en rafales au large) et a permis de gagner suffisamment dans l’Est avant de débuter la traversée du Golfe de Gascogne. Ce décalage a nécessité de très nombreuses manœuvres au ras des cailloux tout l’après-midi de dimanche et une bonne partie de la nuit. Mais la récompense pour l’équipage de Gitana 13 est d’effectuer la traversée au près en tribord amure dans des vents d’Est-Nord-Est, compris entre 20 et 25 nœuds, et dans une mer avec des creux de 2 à 3 mètres. Ces conditions rendent la progression pénible mais beaucoup moins que si la traversée avait été tentée plus à l’Ouest, dans des vents plus forts et plus refusants.»

Mer courte

Malgré tout, la vie à bord du maxi-catamaran armé par le Baron Benjamin de Rothschild demeure compliquée : « La mer n’est pas très grosse, mais elle est plutôt courte et Gitana 13 plante très régulièrement dans les vagues. Nous avons droit à un arrêt buffet toutes les trois minutes, ce qui peut donner quelques figures de styles de certains équipiers. Dans ces conditions, dormir est quasiment un exploit ! » Le bruit de fond de la courte conversation du jour avec Léopold Lucet confirme largement cela. Ce flux de Nord-Est musclé que Lionel Lemonchois et son équipage exploitent au mieux depuis 24 heures, accompagnera le maxi-catamaran de 33 mètres pour toute la traversée du Golfe de Gascogne puis pour la remontée de La Manche. Le retour à des conditions de vents portants soutenus, plus favorables à Gitana 13, ne sera que pour les dernières heures du parcours, entre le Pas-de-Calais et l’arrivée dans la Tamise. L’ETA (Estimated Time Arrival) est toujours prévue entre le 24 fin de journée et le 25 septembre au matin.

Rappel :
Gitana 13 a quitté Hong-Kong le jeudi 14 août à 9h55’32’’ (heure française)
Lundi 22 septembre à 9h45 (heure française), Gitana 13 navigue par 44°15.97 N /07°10.80 W

- Publicité -

Foncia remporte le Grand Prix Romandie.com Act II

Foncia D35
DR

Samedi, la puissance du vent (25 nœuds) avait obligé le comité de course à annuler les régates, les conditions étant trop risquées. Dimanche matin, la bise encore plus puissante qu’hier a poussé les équipiers du Challenge Julius Baer à s’armer de patience, le premier départ prévu à 9h30 a du être repoussé de trois bonnes heures. Ce n’est donc que vers 12h30 que la première manche a pu être lancée, avec une bise de 18-20 nœuds environ. Deux autres manches ont pu suivre et ont permis à Foncia de ressortir vainqueur de ce Grand Prix Romandie.com Act II. A noter que le D 35 d’Alain Gautier, vainqueur au cumul des deux Acts, est reparti avec un certificat attestant la plantation en Amazonie de 250 arbres en son nom. Romandie.com, sponsor de ce Grand Prix, entend ainsi soutenir l’action de l’Association Aquaverde, dans le souci de préserver la nature et d’offrir aux prochaines générations un véritable « Bol d’Air ».
Foncia a remporté les deux premières manches de la journée, lui permettant de se rapprocher d’Alinghi au classement général :« C’était vraiment top ! On ne voulait pas prendre de risques, mais surtout on voulait rester au contact d’Alinghi. C’est le premier Grand Prix que l’on gagne et on est contents, ça nous démangeait ! Nous voulons maintenir la pression sur Alinghi. Ce sera dur à Lausanne, mais on ne sait jamais », explique Alain Gautier, skipper de SUI 5.
La troisième manche a été remportée par Zen Too devant Alinghi et Foncia. Le bateau de Guy de Picciotto était barré pour l’occasion par Franck Cammas.

Quant à Alinghi,ils ont fini respectivement deuxième, sixième, et second, se maintenant ainsi en tête du classement général.
A noter aussi la belle performance de Ladycat qui a terminé en deuxième position de la seconde manche : «Nous avons pris un bon départ, c’est ça la clé et on s’en sort pas trop mal » commente Dona Bertarelli Spaeth, propriétaire. SUI 10 remonte ainsi de la septième à la sixième place au classement général.
Belle remontée également pour Julius Baer de Philippe Cardis, qui passe de la huitième à la septième place au classement général.
Après la victoire de Foncia, Alinghi reste premier au classement généralFoncia se maintient à la seconde place, mais se rapproche du bateau rouge et noir. Quant à Zen Too, il creuse son avance sur Okalys de Nicolas Grange, qui n’était qu’à un petit point de SUI 4.
Il ne reste qu’une régate pour déterminer qui sera le vainqueur de l’édition 2008 du Challenge Julius Baer. Si la première place semble scellée et que Foncia s’est bien envolé, c’est la troisième place qui se jouera lors du Grand Prix Beau-Rivage et les Décision 35 donneront tout pour grappiller encore quelques points au classement général.

Rendez-vous à Lausanne, les 3, 4 et 5 octobre prochain pour le mythique Grand Prix Beau-Rivage, qui viendra clore la saison du Challenge Julius Baer.

- Publicité -

Tilt remporte le Grand Prix M2 de Genève et le Championnat 2008

Tilt AM2
DR

Ce week-end, ce fut donc au tour de la Yachting Léger de Société Nautique de Genève d’accueillir les petites Formule 1 du lac. La huitième et dernière étape du SAFRAM M2 Speed Tour s’annonçait tendue car seulement 4 petits points séparaient le trio de tête ; Team Parmigiani, Tilt et ksrsoudage.ch. Suivait de près les français de Magic Karma-Coficap, au pied du podium et menacé par cinq équipages au classement général. Rodolphe Gautier, président de l’AM2 (Association des propriétaires de M2) et chef d’orchestre du circuit avait prévenu : « il faudra être dans le coup dès le départ pour prendre l’ascendant psychologique sur ses adversaires ».
 
Samedi, chaque M2 s’élançait dans la rade de Genève avec son propre objectif en tête : victoire d’étape ou de championnat, bon classement ou simplement ne pas casser dans ces conditions musclées. Une véritable guerre allait se jouer. Tilt remporte la première journée et maintient son cap sur la victoire finale, devenant plus menaçant pour Team Parmigiani auteur d’une timide journée.
 
Dimanche, Tilt continue sur sa lancée avec Star Logistique et ksrsoudage.ch qui confirme leur bonne forme du moment, tout comme Rhône Gestion avec le genevois Arnaud qui s’adjuge les deux dernières manches. Banque Héritage n’a pas pu partir pour cause de casse, mais promet de revenir l’année prochaine. Au final d’un week-end haletant, c’est finalement Tilt qui remporte le Grand Prix de Genève… et s’adjuge le SAFRAM M2 Speed Tour 2008 !

- Publicité -

Alinghi remporte l’iShares Cup 2008

Extreme 40 Alinghi
DR

"C’est formidable de terminer par une victoire comme celle-ci, a déclaré le barreur Ed Baird à l’issue de cette dernière journée. Ce fut une très bonne année d’apprentissage. Chaque jour passé sur l’eau fut consacré à essayer de trouver ce qui fonctionne le mieux et ce qui rend le bateau plus rapide. Je remercie tout particulièrement mon équipe qui m’a vraiment soutenu tout au long de l’année. Ils ont toujours su mener le bateau de façon sûre et rapide".
 
L’iShares Cup fait partie d’un programme d’apprentissage en multicoque bien plus large pour le Defender de l’America’s Cup Alinghi, qui a participé à de nombreuses épreuves cet été. Le Defender se prépare en effet à l’éventualité d’un Deed of Gift Match, que recherche actuellement le challenger américain BMW Oracle Racing devant la Cour d’Appel de New York. "Ces six derniers mois, nous avons beaucoup appris sur les multicoques et sur la façon dont ces bateaux fonctionnent, explique Ed Baird. Mais nous savons également que nous ne sommes pas encore rodés et qu’il reste de nombreuses choses à apprendre, notamment sur les très gros multicoques, avec lesquels nous devrions probablement régater pour l’America’s Cup dans le cas d’un Deed of Gift Match. Nous nous posons toujours beaucoup de questions. Certaines paraissent très simples pour les gens qui naviguent depuis longtemps sur ces bateaux. Mais nous voulons simplement être sûrs de maîtriser toutes les bases".
 
Alinghi poursuit la construction de son bateau pour le Deed of Gift Match en Suisse et continue de développer ses compétences en multicoque avec les Décision 35 sur le Lac Léman (où l’équipe est actuellement en tête du Challenge Julius Baer, à une épreuve de la fin) et avec le 41 pieds ‘Alinghi Black’ à Valencia. Parallèlement à cela, le team ne néglige pas l’entraînement en monocoque et régate sur le Vrolijk IRC66 Numbers et sur le maxi Alfa Romeo. Le skipper de l’équipe Alinghi, Brad Butterworth, organise en outre des réunions avec les challengers cet automne, pour préparer l’avenir en vue d’une America’s Cup ouverte à plusieurs défis.

- Publicité -

Homme à la mer dans Cap Istanbul

Christophe Le Bas
DR

Il faut toujours respecter le pari de Pascal qui disait que même si il existe une chance sur un million de réussir, cette chance doit être tentée. Christophe Bouvet, tombé à la mer dans un grain particulièrement violent, a été repêché un peu plus de deux heures plus tard par Paul Meilhat, un des concurrents de la course qui s’était dérouté pour partir à sa recherche. Histoire d’une belle chaîne de solidarité.

« Direction de course d’Entreprendre Laffont Presse », la voix de Mathieu Girolet laisse transparaître une réelle inquiétude. La flotte qui déboulait gentiment sous spi vient de se prendre un méchant grain avec des claques à plus de 45 nœuds. Et Mathieu vient de passer à côté de SIRMA, le bateau de Christophe Bouvet. Le voilier est en vrac et personne ne donne de signe de vie à bord. Immédiatement Christian Goût tente de joindre Christophe, sans réponse… Même si personne ne veut se le dire, il n’y a pas une seconde à perdre. Les bateaux les plus proches sont immédiatement déroutés vers la position du bateau de Christophe. Jeanne Grégoire, Gildas Mahé, Mathieu Girolet, Paul Meilhat font route vers la position de Sirma, identifié par sa VHF.  Les secours sont alertés et les coasts guards de Cagliari commencent à mettre en œuvre le dispositif de détresse.

La flotte fait corps
Devant la gravité de la situation, les coureurs décident spontanément, les uns après les autres d’abandonner la course et de faire route au moteur vers la position de Christophe. Mathieu Girolet qui le rejoint le premier confirme la nouvelle ; le bateau dérive toutes  voiles dehors et personne n’est sur le pont. La nuit est tombée et tous convergent vers la zone. Pendant que les premiers bateaux sur zone commencent leur recherche au vent de la position de Sirma, la direction de course arrive sur place. Philippe Chapel embarque sur l’annexe du catamaran et monte à bord. Il n’y a personne. Gérald Véniard, fort de sa parfaite maîtrise des outils de navigation prend l’initiative : on peut reconstituer sur le traceur de Sirma la mémoire de la route de Christophe. Conseillé par Gildas Mahé resté à proximité immédiate, Philippe Chapel peut alors rapidement donner  par VHF à l’ensemble de la flotte la position estimée de la chute de Christophe. L’attente est interminable. Les concurrents improvisés sauveteurs sillonnent la zone en éclairant de leurs projecteurs la mer, par une nuit d’encre. A la demandede la  direction de course, plusieurs fusées de détresse sont tirées pouréclairer le plan d’eau et signaler à Christophe que les recherches sont en cours.Malgré l’inquiétude, les coureurs gardent leur sang-froid. Les minutes s’égrènent, cela fait déjà deux heures que les recherches ont commencé, quand Paul Meilhat annonce à la VHF qu’il vient de récupérer Christophe Bouvet à son bord. Christophe va bien, il est complètement lucide. La course qui avait été neutralisée ne repartira pas tout de suite. Les concurrents rentrent sur Cagliari… Les retrouvailles promettent d’être belles. Demain est un autre jour

- Publicité -

Quantum Racing remporte la Med Cup 2008

Quantum
DR

Après la seule course de la journée ce vendredi à Portimao au Portugal. En effet, lorsque les organisateurs ont signalé l’annulation de la seconde course, avec une avance de 52,2 points sur Bribon au classement général, Quantum Racing ne peut plus être rattrapé, car il ne reste que trois courses à se disputer ce samedi.
Au cours de la saison 2008, Hutchinson et Quantum Racing ont remporté le Trophée de Sardaigne et la Breitling Regatta à Majorque. Actuellement, en seconde place au Portugal, les américains,
Terry Hutchinson, Morgan Larson, et Mark Mendelblatt avec le Britannique, Ian Moore à la navigation, sont en deuxième place à quatre points de Matador pour le trophée du Portugal.

Réaction de Terry Hutchinson, "C’est incroyable! Nous avons si bien travaillé cette saison et voilà  le résultat de nos efforts. Les deux dernières régates ont été les plus dures, car nous défendons une forte avance au classement général et à ce moment là on se dit toujours que l’on peut faire une ou deux erreurs et perdre beaucoup de points. Je ne peux pas exprimer mon soulagement d’avoir obtenu ce résultat avec encore une journée de course devant nous. "

Tandis que la victoire n’est plus à disputer, la bagarre pour la seconde place se poursuit, car Matador
n’a plus que 15,8 points de retard sur Bribon, tandis que plus bas dans le classement, Platoon est en train de menacer la position d’Artemis, car avec la victoire des Allemands derrière Jochen Schuemannn ce vendredi, Platoon n’a que 17 points de retard sur Artemis à la quatrième place.

- Publicité -

Une deuxième étape à la poursuite de Drouglazet

Cap Istanbul départ etape 2 2008
DR

« Le vent se lève… Il faut tenter de vivre » Ce vers du Cimetière Marin de Paul Valéry est finalement doublement d’actualité pour le départ de cette deuxième étape. D’une part, parce que d’évidence le vent devrait enfler au fur et à mesure de la descente vers la Sicile, mais aussi parce que c’est l’épitaphe gravée sur la tombe d’un monstre sacré du cinéma italien, l’acteur Gian Maria Volonte, Sarde de cœur, enterré dans l’archipel de la Maddalena.
La Sardaigne est maintenant dans le sillage des solitaires de la « Capitale Européenne de la culture – Cap Istanbul ». Les spis sont montés et le rythme de la course s’accélère sensiblement au fur et à mesure que la flotte gagne la haute mer. Le vent d’ouest modéré constaté au départ devrait rapidement s’orienter au nord-ouest et forcir jusqu’à 25 nœuds. Des conditions a priori idéales pour les navigateurs qui devraient débouler rapidement sur la pointe occidentale de Sicile. Ensuite, le jeu devrait se compliquer un peu plus en raison des effets de côte et des perturbations liées au relief.

Des leaders sereins

Ces conditions relativement stables plaisent bien à Eric Drouglazet, leader de la course, comme à Gildas Morvan qui voit là l’occasion de contrôler plus facilement ses adversaires pour le titre de Champion de France. « A première vue, c’est une étape qui ne réserve pas de gros coups tactiques » analysait le skipper de Cercle Vert. « On devrait avoir un empannage à négocier, le tout sera de trouver le bon timing pour le faire… » A bord de Luisina, Eric Drouglazet ne pensait pas autrement : « On ne va pas jouer des gros coups à toutes les étapes. Il va s’agir surtout de faire marcher le bateau… » La horde de Méditerranéens qui le suit au classement général ne devrait pas penser autre chose.

Rêves de revanche

S’il en est qui rêveraient de mettre en pièces cette analyse, c’est bien les recalés de la première étape. Les sociétaires du centre d’Entraînement de Port la Forêt, Chabagny, Troussel, Tabarly et autres Gildas Mahé étudiaient ainsi scrupuleusement leurs fichiers météo pour détecter un éventuel coup à jouer. Déjà la bouée de dégagement, certains qui avaient pu apparaître en demi-teinte lors de la première étape montraient déjà un bel appétit à l’instar de Fred Duthil, auteur d’un départ canon qui virait en tête la bouée de dégagement, une demi-longueur devant Gildas Morvan. Thomas Rouxel, brillant troisième dans le sillage immédiat des deux leaders montrait lui aussi qu’il n’avait pas encore digéré sa performance en demi-teinte de la première étape.
Nicolas Bérenger, tenant du titre, vainqueur du prologue et second à l’énergie de la première étape n’est pas plus troublé que ça par ces ambitions revanchardes : « Je me sens bien sur cette course. Je suis dans le même état d’esprit que l’an dernier où je me dis que rien ne peut m’arriver. Kone Elevators, mon sponsor, est ravi entre les opérations de relations publiques menées à Nice, les résultats et les images de la première étape. Et personnellement je ne me suis jamais senti aussi serein. Cette course, elle est pour moi, je le sens. » Voilà une profession de foi qui, si elle balaye certaines prudences, a le mérite de la sincérité.

(source Cap Istanbul)

- Publicité -

Vents favorables pour Gitana 13

Gitana 13 bat record Pacifique Nord 2
DR

Hier soir jeudi, l’équipage de Gitana 13 se préparait à une nouvelle nuit pénible dans des vents très faibles, mais la météo en a décidé autrement…. cette fois pour le plus grand bonheur de nos dix marins : « Le vent est enfin dans le bon sens ! Nous avons envoyé le gennaker et nous sommes donc au portant depuis le début de la matinée. Nous nous attendions à une nuit épique dans la pétole avec une absence totale de vent durant de longues heures. Mais finalement, nous avons été à l’arrêt une petite heure entre 4h30 et 5h30, au lieu des six heures attendues » nous racontait un Dominic Vittet enthousiasmé par ces conditions plus propices à une tentative de record.

Orages et vigilance

Mais cette navigation au portant, au goût de récompense, est le fruit de nombreux efforts : « Toute la journée d’hier et toute la nuit, nous avons navigué sous les orages. Du coup, nous avons passé notre temps à rouler les voiles, les affaler, virer de bord … entre molles et rafales, ça manœuvrait dans tous les sens et tous les bras étaient réquisitionnés » expliquait le navigateur embarqué, avant de décrire la féérie du spectacle occasionné par les orages : « C’était assez incroyable, ça tonnait dans tous les sens et les éclairs tombaient un peu partout autour de nous en illuminant l’horizon ! Un vrai bel orage de mer … » Bien que ce matin le ciel semble s’être dégagé pour Gitana 13, la vigilance reste de mise. En effet, les images satellites montrent de nombreuses masses orageuses qui circulent encore dans les alentours.
La nuit de vendredi à samedi, le maxi-catamaran aux couleurs du Groupe LCF Rothschild croisera dans l’Ouest immédiat de Madère, distante de 167 milles ce matin, avant de négocier un nouvel empannage. Une énième manœuvre qui permettra à Lionel Lemonchois et à ses hommes de faire route directe vers le cap Finisterre. Ce matin, Gitana 13 pointait encore à 880 milles de la pointe Nord-Ouest de l’Espagne, qu’il espère doubler au mieux dans la nuit du 20 au 21 septembre.

Rappel :
Gitana 13 a quitté Hong-Kong le jeudi 14 août à 9h55’32’’

- Publicité -
- Publicité -