L’Espagnol Gonzalo Botin (Talès), le Français Tanguy de Lamotte (Novedia Group – Set Environnement) et le Britannique Thomas Dawson (Concise) mènent la course dans la course. Ces trois-là sont accrochés au podium et malgré les tentatives de Pascal Doin (Groupe PHR) ou de Mark Smith (Gusilliam) d’intégrer le groupe, rien n’y fait.
Talès, un plan Lombard mis à l’eau cette année, et skippé par Gonzalo Botin, n’avait pas eu l’occasion d’exprimer son potentiel, après un abandon dans la 1000 milles, seule course qu’il ait disputée en 2008. Il était néanmoins très attendu par la concurrence.
Novedia Group –Set Environnement est un plan Rogers. Le bateau mis à l’eau il y a un an a fait 7ème à la Transat jacques Vabre puis 3ème dans la Québec Saint-Malo. Aux mains expérimentées, du « ministe » Tanguy de Lamotte, ce sister-ship de Gusilliam (dans le top ten également) partait clairement parmi les favoris.
Concise, Aquilaria Racing, revient de loin. 22ème dans la dernière Transat Jacques Vabre, ce bateau a été particulièrement optimisé. Les six jeunes anglais qui le mènent avec Thomas Dawson ont depuis hier l’écoute entre les dents. De quoi révéler le potentiel d’un bateau qui n’est pas de dernière génération mais dont on sait que, bien conduit, il accroche facilement les podiums.
A noter également, le comportement de Groupe PHR, un plan Lucas mené par Pascal Doin. 6ème au dernier Morbihan Mondial 40, ce bateau est sans cesse optimisé par son propriétaire qui monte un peu plus haut à chacune de ses courses. Groupe PHR est considéré dans le circuit Class’40 comme un excellent bateau à surveiller de près tant que Pascal continuera d’en améliorer le potentiel.
Les vingt voiliers, toujours en baie de Quiberon à 18 h 30 dans un vent très mollissant, devraient achever la quatrième manche vers 19 h 30. Une réduction de parcours est envisagée par le Comité de Course. Quant au jury, il devra se réunir ce soir pour délibérer sur deux protestations déposées à l’issue de la troisième manche par Damien Grimont (Monbato) et François Angoulvant (Fermiers de Loué – Sarthe).
Classement provisoire de la troisième manche (Tour de Belle-île) 1. Talès (G.Botin) 2. Novedia Group – Set Environnement (T.de Lamotte) 3. Concise (T.Dawson) 4. Groupe PHR (P.Doin) 5. Gusilliam (M.Smith) 6. CG Mer (W.Clerton) 7. Techneau (G.Dutoit) 8. AXA Atout cœur pour AIDES (E.Nigon) 9. Groupe Partouche (C.Coatnoan) 10. Palanad II (JM.Viant) 11. Monbato (D.Grimont) 12. 40 Degrees (P.Harding) 13. Neurodon.fr (C.Chardonnal) 14. Avis Immobilier (H.Bourriaud) 15. IMX (P.Cadoux) 16. Fermiers de Loué / Sarthe (F.Angoulvant) 17. Oceans Eleven (J.Fournier) 18. Shere Khan 3 (T.Derville) 19. Voiles sans frontières (M.Joly) 20. IX FUN (O.Rabine)
Arnaud Godart Philippe, le skipper de Senoble, plus impatient que ces camarades de jeu, a volé le départ ce qui l’a contraint à franchir la ligne une nouvelle fois. Sur le plan d’eau, l’association du thermique et du vent synoptique du large offre un bon flux de d’Ouest de plus de 20 noeuds et augure un début d’étape tonique. Pourtant, le vent devrait très vite mollir à mesure que les 28 solitaires vont progresser sur la route dans les eaux de la mer Ionienne… A la bouée de dégagement, Thomas Rouxel (Défi Mousquetaires) est aux commandes suivi de près par Paul Meilhat (TSR Créteil-Val de Marne), puis de Gildas Morvan (Cercle Vert), Nicolas Bérenger (Kone Elevators) et Eric Peron (Esprit d’équipe)…
Une étape cruciale ?
Sur cette troisième étape entre la Sicile et la Crète, la plus longue étape de la course, les petits airs sont annoncés majoritaires. Mais, en Méditerranée, le doute persiste et une seule certitude l’emporte : la Grande Bleue n’a pas son pareil pour déjouer toutes les prévisions et servir une météo qui vient bouleverser les hiérarchies sur l’eau. Il n’empêche que ce troisième parcours qui emmène les 28 solitaires traverser la mer Ionienne s’annonce long, voire très long. La flotte pourrait mettre 5 jours pour rallier Aghios Nikolaos dans les eaux grecques… Une étape cruciale ? Aucun doute, ce parcours long de 540 milles (1000 km) entre la Sicile et la Crète s’annonce celui de tous les dangers. La flotte est en effet invitée à traverser la mer Ionienne, qui sépare l’Italie et la Grèce. C’est donc avant tout un parcours hauturier, en plein cœur de la Méditerranée dans toute sa splendeur, qui attend les skippers au tournant du Cap Passero à la pointe sud-est de la Sicile.
5 jours de mer devant les étraves
« Arrevaderchi Marzamemi, ciao la Sicile ! » Il est temps pour les navigateurs de quitter la Sicile et les eaux italiennes pour rejoindre les eaux de la méditerranée orientale. Sur les pontons du petit port de pêche, beaucoup de skippers ne font pas mystère de leurs appréhensions à l’heure de larguer les amarres et d’entamer ce « gros morceau », le plat de résistance « à la sauce Grande Bleue ». Beaucoup ont consacré l’essentiel de leur temps à dormir pour récupérer, à l’image de Gildas Morvan (Cercle Vert) qui reconnaît avoir fait ses 35 heures de sommeil sur cette escale sicilienne. Et ce d’autant plus que la prochaine étape s’annonce aussi périlleuse que complexe au regard des prévisions météo – à prendre avec les pincettes de rigueur ! – annoncent du petit temps en mer Ionienne. Pascal Landure, le météorologue embarqué qui officie auprès de la Direction de Course compte 5 jours pour rallier Aghios Nikolaos sur la côte nord de la Crète. Il a planté le décor lors du briefing qui a rassemblé ce midi les 28 navigateurs. « La situation météo se caractérise par une activité orageuse faible. Vous allez partir dans un vent d’ouest dominant de 10-15 nœuds qui va mollir à mesure que vous allez vous éloigner des côtes. » Gare aussi à la pétole qui menace de sévir dans la journée de lundi avant qu’un flux de secteur ouest se reconstitue et se renforce le long des côtes de la Crète. Bref, on l’a compris, les 28 solitaires vont sûrement rencontrer moult situations qui vont taper sur leurs nerfs déjà pas mal éprouvés par l’intensité de la régate qu’ils livrent depuis le départ de Nice.
De l’attaque dans l’air…
5 jours de mer au gré et au tempo des caprices du vent, voilà qui promet de peser gros dans le classement général. Cette étape menace en effet de creuser de gros écarts, de faire le bonheur des uns comme le malheur des autres. Les premiers au classement général n’ont plus qu’à bien se tenir comme le précise volontiers Thierry Chabagny (Suzuki Automobiles) : « Sur une telle étape, rien est joué et j’ai bien l’intention de me battre jusqu’au bout pour grappiller des places. Cette troisième étape s’annonce comme une étape complète, longue, difficile. Elle sera très stressante pour les leaders. De mon côté, à la 12è place au classement général, je suis en position d’attaquant. Ca va être bien ! » Même topo du côté du bizuth Paul Meilhat (Conseil Général du Val de Marne-Ville de Créteil), chez qui la curiosité de la découverte l’emporte sur un soupçon d’inquiétude. À 26 ans, ce fin régatier goûte pour la première fois à la course au large en solitaire sur cette « Capitale Européenne de la Culture-Cap Istanbul » : « J’ai évidemment quelques appréhensions pour ces 540 milles sans portes, sans côtes… sans rien. Mais depuis la deuxième étape, je mesure mieux les premiers signes de la fatigue : c’est en fait très sonore. Quand j’écoute la VHF comme la radio, il est temps que j’aille dormir ! En revanche, je sais que je suis beaucoup plus frais que la plupart de mes concurrents qui terminent leur saison. C’est un avantage évident et j’espère pouvoir en tirer pleinement profit sur cette étape d’envergure qui va beaucoup exiger… » Quant au doyen et Marseillais Jean-Paul Mouren, il ne se laisse pas tromper : « Il n’y a pas de quoi se faire peur. J’ai bien regardé les fichiers et les modèles météo. Mais à dire vrai, je me fie plus à la lecture du ciel qui reste le meilleur indicateur des conditions que l’on va rencontrer. Ici, les molécules de vent sont plus volages qu’en Atlantique et j’ai l’impression qu’on va peut-être pouvoir aller plus vite qu’on peut le croire… » Parole de grand sage méditerranéen !
Dormir, cela commence à être l’obsession des navigateurs de la Cap Istanbul, à terre comme en mer. « On est tous fatigués après cette saison longue et les étapes sont éprouvantes : entre l’alternance de vents forts et de tout petit temps instable, on n’a que très peu de temps pour trouver des plages de repos. Du coup, ça tire sur l’organisme. Je le vois bien : depuis que je suis arrivé, je fais des nuits de plus de 10 heures… » Et encore ! Gildas Morvan a l’avantage d’avoir une très forte motivation sur cette course avec l’obtention possible du titre de Champion de France de Course au Large en Solitaire. « La motivation, c’est quelque chose qui t’aide à tenir. Encore qu’il faut éviter de se mettre dans le rouge. Je pense que sur cette étape, dès que tu auras la possibilité de le faire, il faudra aller dormir. Parce que certaines heures risquent d’être vraiment longues… » En effet, si les conditions devraient être idéales pour partir, la suite risque d’être autrement plus piégeuse. Le vent de nord-ouest modéré qui pourrait propulser la flotte à bonne vitesse pendant les premières vingt-quatre heures risque de s’essouffler rapidement. Et qui dit vent faible, dit navigation sans sommeil.
En position du chasseur
« C’est pour ça qu’il faudra rester lucide. Surtout ne pas trop tirer sur le bonhomme. Mieux vaut perdre deux ou trois places que de faire l’erreur majeure qui te coûte trois ou quatre heures… » Les deux premières étapes le prouvent, la navigation en Méditerranée peut vite générer des écarts impressionnants. Dans cette configuration la position du skipper de Cercle Vert est presque parfaite. Calé en septième position au classement général, Gildas n’est pas sous les feux de la rampe. Il est pourtant à moins d’une heure des deux premiers du classement général et il a pu creuser encore l’écart sur ses deux adversaires directs pour le Championnat de France, Fred Duthil et Erwan Tabarly. « J’essaye de ne pas me mettre de pression inutile. Si je continue de naviguer comme je l’ai fait jusqu’à présent, je devrais limiter les risques. J’ai une bonne vitesse, je ne prends pas d’options radicales, j’essaye de rester opportuniste. Maintenant, on sait qu’ici tout est possible. Je ne serai totalement serein que quand on sera arrivé à Istanbul… » D’ici là, il reste du grain.
Magnifique soleil dans la baie de Quiberon ; 10 à 15 nœuds de vent ; les 20 Class’40 sont sortis tôt ce matin pour profiter au maximum de cette première journée. Ils ont commencé par quelques runs. Chaque équipage pouvait prendre autant de départs qu’il le souhaitait. Le classement était établi sur le meilleur chrono de chacun. C’est le Français Tanguy de Lamotte (Novedia Group – Set environnement) qui partage le meilleur temps avec l’anglais Thomas Dawson (Concise), en 6 minutes et 16 secondes, deux secondes seulement devant l’Espagnol Gonzalo Botin (Talès).
Après un rapide pique-nique au soleil, à terre, les équipages sont repartis pour un parcours côtier de 25 milles, entre Port-Navalo, Houat et le sud de Quiberon. Les trois leaders de la matinée ont conservé les commandes. Tanguy de Lamotte s’est installé en tête et a largement dominé la manche. Derrière lui, les Britanniques de Concise et les Espagnols de Talès se sont bagarrés jusqu’à la ligne d’arrivée. Concise l’a finalement emporté. Ce samedi, les 20 Class’40 quitteront tôt le ponton pour une journée dense : un parcours côtier d’une trentaine de milles suivi du tour de Belle-île.
Classement de la première manche – Runs (avant jury) 1. Novedia Group – Set environnement (T.de Lamotte) 1ex. Concise (T.Dawson) 3. Talès (G.Botin) 4. CG Mer (W.Clerton) 5. Groupe Partouche (C.Coatnoan) 6. AXA Atout cœur pour AIDES (E.Nigon) 7. 40 Degrees (P.Harding) 8. Monbato (D.Grimont) 9. Palanad II (JM.Viant) 10. Groupe PHR (P.Doin) 10ex. Avis Immobilier (H.Bourriaud) 12. Techneau (G.Dutoit) 13. Fermiers de Loué / Sarthe (F.Angoulvant) 14. Neurodon.fr (C.Chardonnal) 15. IX FUN (O.Rabine) 16. IMX (P.Cadoux) 17. Oceans Eleven (J.Fournier) 18. Gusilliam (M.Smith) 19. Voiles sans frontières (M.Joly) 20. Shere Khan 3 (T.Derville)
Classement de la deuxième manche (avant jury) 1. Novedia Group – Set Environnement (T.de Lamotte) 2. Concise (T.Dawson) 3. Talès (G.Botin) 4. Palanad II (JM.Viant) 5. 40 Degrees (P.Harding) 6. Groupe PHR (P.Doin) 7. Gusilliam (M.Smith) 8. CG Mer (W.Clerton) 9. Groupe Partouche (C.Coatnoan) 10. Fermiers de Loué / Sarthe (F.Angoulvant) 11. Monbato (D.Grimont) 12. Neurodon.fr (C.Chardonnal) 13. Techneau (G.Dutoit) 14. IMX (P.Cadoux) 15. Avis Immobilier (H.Bourriaud) 16. IX FUN (O.Rabine) 17. Voiles sans frontières (M.Joly) 18. Shere Khan 3 (T.Derville) 19. Oceans Eleven (J.Fournier) 20. AXA Atout cœur pour AIDES (E.Nigon)
Sur les sept équipes inscrites, cinq ont déjà participé à la Louis Vuitton Cup : Emirates Team New Zealand, BMW Oracle Racing, K-Challenge, Mascalzone Latino et Shosholoza. Une équipe italienne ainsi qu’un autre team disent qu’ils annonceront bientôt leur participation. "Nous sommes ravis d’un aussi fort intérêt" a déclaré Yves Carcelle, le président de Louis Vuitton. "avec une réponse aussi positive, nous travaillons sur de nouvelles idées pour avoir encore plus de teams à Auckland a ajouté la directrice, Christine Belanger. Au total, 23 équipes seraient potentiellement intéressées par l’événément.
"Remettre les teams sur l’eau"
« Voilà exactement 25 ans, le 26 septembre 1983, le 12 m JI Australia II mettait un point final à 132 ans de domination américaine sur le plus vieux Trophée du sportf, après avoir remporté la toute première Louis Vuitton Cup, » explique Bruno Troublé, « à l’occasion de cet anniversaire, nous sommes fier de travailler sur un nouvel événement qui remettra les équipes sur l’eau. » Et il ajoute : "Russel Coutts, le skipper de BMW Oracle m’a confirmé aujourd’hui qu’il reviendra à la maison pour barrer le bateau de son team à la régate". Toutes les équipes qui ont participé aux régates de la dernière Louis Vuitton Cup sont invitées à venir régater à Auckland en Nouvelle-Zélande du 1er au 15 février 2009.
L’envol des Dragon Après un rappel général dans une brise de Sud-Est autour de 5-7 nœuds, les Dragon ont pu s’élancer pour un parcours banane après que le Comité de Course ait envoyé le pavillon noir (black flag), disqualifiant automatiquement tous les bateaux au-dessus de la ligne de départ avant le coup de canon. Le plan d’eau était particulièrement technique avec de petites bascules et d’éphémères renforcements du vent, le ciel dégagé du large se confrontant en altitude avec une masse nuageuse descendue des reliefs cannois. Le Britannique Ivan Bradbury (Elusive) prenait rapidement l’ascendant grâce à un superbe départ côté bateau comité et terminait devant le Russe Anatoly Loginov (Annapurna) et le Suisse Ulli Libor (Tradiston) alors que le grand favori, le Danois Paul Hoj-Jensen (Danish Blue) terminait 25ème…
Un faible zéphyr Les voiliers de Tradition ont régaté ce jeudi après-midi après avoir dû patienter dans le Vieux Port de Cannes que la brise s’installe suffisamment en baie de La Napoule : à partir de 14h00, les départs se sont succédés toutes les dix minutes pour un parcours côtier baigné par un faible souffle inférieur à dix nœuds entre les îles de Lérins et Théoule, soit une vingtaine de milles à parcourir. Mais Eole reprenait de la vigueur et c’est dans des conditions magnifiques que les équipages ont pu envoyer foc, clin foc et flèche contre le vent, puis d’immenses focs ballons pour descendre au portant. Plein les yeux sous une lumière d’un autre monde lorsque le soleil tombait crescendo sur un décor de montagnes plombées par un grain noirâtre…
Mètre par mètre Nouveau duel au coude à coude entre Christian Tréhard (Kookabura III) et William Borel (Challenge Twelve) : les deux 12mJI ont offert un spectacle de toute beauté à quelques mètres l’un de l’autre pendant presque tout ce parcours banane, au bénéfice du dernier-né des voiliers australiens. Du côté des 6mJI, l’entrée en lice du Suédois Claes Ahlin (Gubbröra) a profondément changé la donne car le Scandinave n’a fait qu’une bouchée de ses six concurrents, le Suisse Arthur Keller (Midinette) toujours leader au général, prenant la seconde place devant le Britannique Avia Willment (Blade Runner). Les Toucan ont eux aussi bénéficié de conditions de navigation idéales dans le golfe Juan avec une brise modérée de secteur Sud-Est : Yves Gaussen (Incisif) semble terriblement en forme puisqu’il s’impose encore devant Michaël Foeth (Jambon Beurre) et Luc Munier (Carpe Diem). Enfin pour les Super Tofinou, c’est le seul Britannique de la flotte qui franchit la ligne le premier, David Hutchinson (Cordelia II) devançant Hervé Margolis (Grey One) et Bernard Vilarem (Cambronne).
Dragons russes À l’issue des quatre courses validées depuis l’ouverture des Régates Royales de Cannes, les équipages russes démontrent une nouvelle fois leur aisance sur ce monotype imaginé par Johan Anker en 1929 ! Mais la course de mercredi a coûté cher à plusieurs équipages qui avaient marqué leurs deux premiers affrontements tandis que la manche du jour a été fatale à nombre de leaders à l’image du Danois Paul Hoj-Jensen (Danish Blue), double médaillé olympique en Soling à Montréal et à Tallin, qui rétrograde sensiblement ce jeudi soir. Le Champion du Monde en 2007, l’Allemand Thomas Müller (Sinewave), prend ainsi la tête au classement général provisoire mais avec seulement un point d’avance sur le Russe Mihali Senatorov (Integrity), et deux points sur un autre Russe, Mikhaïl Mouratov (Murka 8) et le Suisse Ulli Libor (Tradiston) à égalité de points. Mais il reste encore deux jours de régate qui s’annoncent plutôt musclés avec une belle brise de secteur Est… De quoi bouleverser la hiérarchie puisque, à partir de la cinquième course validée, les équipages peuvent retirer leur plus mauvais résultat ! Il va y avoir du sport…
Prévisions météorologiques Entre les hautes pressions 1024 hPa sur les Pyrénées et une dépression 1013 hPa sur la mer Tyrrhénienne, un flux de Nord à Nord-Est s’installe autour de la Corse et le long des rivages de la Côte d’Azur. Pour la baie de La Napoule, une brise de secteur Sud-Est d’une douzaine de nœuds en milieu de matinée, s’essoufflait en fin d’après-midi avec l’arrivée par le Nord d’une vaste masse nuageuse. La mer était peu agitée à belle et le ciel dégagé en matinée se couvrait progressivement avec quelques pluies en fin de journée. Pour demain vendredi, le vent de secteur Est va se renforcer jusqu’à plus de vingt nœuds en milieu de journée avec quelques averses et un ciel couvert, mais le beau temps devrait revenir samedi avec la descente de l’anticyclone venu de Suisse.
Les équipages, dont certains viennent d’Espagne ou de Grande-Bretagne, sont prêts à en découdre de nouveau avec les particularités de la Baie de Quiberon, terrain de jeu qu’ils avaient particulièrement apprécié l’année dernière. L’ambiance à J-1 est équivalente à celle de 2007 : sportive et conviviale. Des conditions idéales devraient les cueillir dès demain matin : soleil omniprésent avec un vent de secteur est soufflant de 10 à 15 nœuds. Demain vendredi, les 20 Class’40 attaqueront par quelques runs, puis enchaîneront l’après-midi par des parcours côtiers sous l’œil attentif d’une soixantaine de chefs d’entreprises invités par le Conseil Général du Morbihan. La plupart de ces chefs d’entreprises, issus de la filière nautique du Morbihan, sont ou seront acteurs du formidable développement de la Class’40. Ici des voiles, là un plan de carène, ou encore un élément d’accastillage. Ce vendredi soir, coureurs et chefs d’entreprises seront conviés à la grande soirée des équipages, sous le chapiteau à l’entrée du môle Caradec de La Trinité-sur-Mer. Une soirée volontairement placée sous le signe du Mexique, destination de la prochaine Route du Chocolat, première transat exclusivement dédiée aux Class’40, en octobre 2009. Samedi, les bateaux quitteront le ponton vers 8 h 30 pour un grand tour de Belle-île qui devrait les ramener au port vers 19 h le soir.Dimanche, après un ou deux parcours côtiers, la remise des prix aura lieu à 15 h sur le quai.
La liste des inscrits
Grande Bretagne – Concise: Thomas Dawson – 40 Degrees: Peter Harding – Gusilliam : Mark Wyne Smith
Espagne – Tales: Gonzalo Botin
France – Techneau: Gilles Dutoit – CG Mer: Wilfried Clerton – Neurodon.fr: Christian Chardonnal – Groupe Partouche: Coatnoan Christophe – Fermiers de Loué : Francois Angoulvant – Novedia Group: Tanguy De Lamotte – Monbato: Damien Grimont – Ixfun: Olivier Rabine – Axa Atout Coeur: Erik Nigon – Palanad II: Jimmy Viant – Oceans Eleven: Jean-Edouard Criquioche – Voiles sans Frontières: Marc Joly – Groupe PHR: Pascal Doin – Avis Immobilier : Hervé Bourriaud – Shere Khan: Thibault Derville – IMX: Philippe Cadoux
Après six semaines de mer, la longue remontée vers le célèbre Tower Brigde est appréciée par les dix marins du bord à sa juste valeur. Car plus que la fin d’un long record océanique, l’arrivée de Gitana 13 ce matin dans la cité londonienne marque le point final d’une très belle aventure sportive et humaine, initiée en janvier dernier. Parti à travers les mers du globe durant neuf mois, le maxi-catamaran armé par le Baron Benjamin de Rothschild aura parcouru près de 40 000 milles sans jamais démériter ou décevoir les nombreux marins qui se sont succédés à son bord tout au long de cette campagne de records. Lionel Lemonchois et ses hommes regagnent le vieux continent chargé d’histoires et d’images, mais aussi de performances … Sur sept records tentés autant d’essais transformés ! Les mots sont inutiles, il convient juste de féliciter les acteurs de ces victoires.
Sept records, défi réussi pour Lemonchois
Lionel Lemonchois, nous confiait quelques mots lors de ses premiers pas à terre : « Ce projet était un vrai défi pour moi ! Plutôt solitaire en course, j’attendais avec impatience de mener un équipage comme celui de Gitana 13. Les sept records glanés sont forcément une satisfaction mais ma fierté est la réussite humaine de cette longue campagne de records. Il nous tenait à cœur de remettre au goût du jour des routes maritimes qui ont une vraie légitimé historique. J’espère que les temps établis tout au long de l’année donneront envie à d’autres de renouer avec ces voies chargées d’histoire.»
Lionel a également annoncé qu’il quitterait l’armement Gitana à la fin de l’année (lire en brèves)
Les sept records de Gitana 13 :
Route de l’Or (New York – San Francisco, via le Cap Horn) : en 43 jours 3 minutes 18 secondes (février 2008) Traversée du Pacifique Nord (San Francisco – Yokohama) : en 11 jours 12 minutes 55 secondes (avril 2008) Route du Thé (Hong-Kong – Londres) : 41 jours 21 heures 26 minutes 34 secondes (septembre 2008) Yokohama – Dalian : 3 jours 20 heures 19 minutes et 11 secondes Dalian – Qingdao : 23 heures 50 minutes et 20 secondes Qingdao – Taiwan : 3 jours 52 minutes et 15 secondes Taipei – Hong-Kong : 1 jour 58 minutes 27 secondes
L’équipage de Gitana 13 sur la Route du thé:
Quart n°1 : Lionel Lemonchois (Skipper / chef de quart / barreur) / Olivier Wroczynski (régleur /responsable informatique et énergie) / David Boileau (N°1 responsable accastillage) Quart n°2 : Ludovic Aglaor (chef de quart / barreur) / Laurent Mermod (régleur) / Ronan Le Goff (N°1) Quart n°3 : Pascal Blouin (Chef de quart / barreur) / Ronan Guérin (régleur) / Léopold Lucet (N°1, responsable intendance et médical)
Sidney, vous abordez votre 4ème course autour du monde en équipage. Pouvez-vous dresser un portrait de cette course et de ce qu’elle représente pour vous ?
Sidney. : Pour nous, marins et public français, il y a trois gros événements de voile : l’America’s Cup, le Vendée Globe et la Volvo Ocean Race. C’est donc l’un des trois monstres de la course à la voile.
Laurent, vous êtes un nouveau venu sur ce circuit de la Volvo Ocean Race. Dans votre imaginaire que représente cette course ? Avez-vous suivi la dernière édition ?
Laurent : Oui, j’ai attentivement suivi cette édition 2005-06. C’est une course qui fascine tous les passionnés de voile, que ce soit à travers des magazines ou en étant actif. Je pense que beaucoup de gens ont suivi les exploits de Sidney qui l’a brillamment remportée. C’est, comme l’a très bien résumé Sidney, un événement incontournable dans la voile sportive ou dans la carrière d’un marin professionnel. Je suis très fier de faire partie de l’un des équipages. Sidney : je pense que nous sommes tous les deux très chanceux d’être au départ de cette course et de faire partie de deux très bonnes équipes, Telefónica Blue pour Laurent et Puma pour moi.
Laurent, après 18 mois de préparation intensive passés dans le team Telefónica, quelles sont vos impressions ? Avez-vous des appréhensions ?
Laurent : Je devrais peut-être demander des conseils à Sidney ! Je me sens un peu comme un boxeur avant de monter sur un ring. On a fait beaucoup de choses depuis 18 mois. On a le sentiment d’être prêt même si on a toujours beaucoup de temps devant nous et qu’on espère finaliser notre préparation. Mais il est temps de se mettre en place sur la ligne de départ et de commencer le long chemin.
Sidney, quels conseils donneriez-vous à Laurent?
Sidney : Je n’ai pas de conseil spécial mais sa réponse, lorsqu’il parle de boxeur avant d’entrer sur un ring, est intéressante car dans ma tête, lorsque je pars pour une course, je pars aussi au combat. Ce n’est pas une vraie guerre mais je pars pour me faire mal et pour que ça fasse mal aux autres. On ne part pas pour une croisière autour du monde, on part pour faire notre guerre.
Sidney, vous avez remporté l’édition précédente, pourquoi revenir en 2008 ? Sidney : Pour la regagner.
Laurent, vous êtes loin de votre culture, principalement liée au match racing, et à la régate, qu’est-ce qui vous a amené à accepter cet embarquement au long court ? Laurent : Avec mon expérience qui est assez différente, on ne pense même pas à refuser une telle opportunité. C’est une énorme chance. Il faut surtout bien faire pour ne rien regretter et empêcher Sidney de regagner.
A bord, vous occupez tous les deux le même poste, celui de chef de quart, pouvez vous expliquer les responsabilités de ce poste à bord d’un VO 70 ?
Laurent : En deux mots, l’organisation à bord tourne autour de deux quarts de quatre personnes. Le chef de quart organise la période de 4 à 6 heures, en fonction des moments ; mais cela peut varier un peu d’une équipe à l’autre. Il gère le temps de ces quatre personnes et surtout il s’assure de faire avancer au mieux le bateau avec ces équipiers sur le pont selon la stratégie décidée. Cela représente beaucoup de responsabilités pour moi, c’est ma première épreuve. Je sais que je ferai des erreurs mais je ferai de mon mieux et avec beaucoup de passion.
Comment décririez-vous les 24h types à bord d’un VO Open 70 en course ? On peut imaginer que ces 24h ne sont pas identiques selon qu’on approche du cap Horn, ou que l’on traverse le Pot au Noir…
Sidney : Pour moi, les responsabilités sont toujours les mêmes. La première c’est la sécurité, l’édition précédente nous a rappelé que l’on ne joue pas sur l’eau car des vies peuvent être mises en danger. La seconde responsabilité, c’est la vitesse du bateau, on est responsable du tempo donné à l’équipe qui est sur le pont. Que ce soit dans le petit temps dans le Pot au Noir ou au cap Horn, c’est la même chose. Il faut aller très vite avec du vent, et plus vite que les autres quand il y a moins de vent.
Les régates côtières sont de nouveau au programme de l’édition 2008-2009, pouvez vous nous expliquer quels en sont les enjeux ?
Sidney : Dans ces régates, on navigue au contact les uns des autres, sur un parcours très court et avec un public qui vous voit depuis la terre. Je n’ai aucune appréhension quand j’aborde les régates in shore, hormis celle de partir sur l’eau comme à chaque fois. Les courses in shore sont toujours très fun, contrairement à l’offshore où c’est un effort de la longue haleine, pas toujours très drôle à bord. J’ai de très bons souvenirs des in shore, car lorsque tout marche bien avec l’équipage, on se régale vraiment. Je me souviens d’avoir eu des sourires énormes en pleine régate tellement je m’éclatais. De plus, cette année on peut espérer que les équipages se rencontreront plus souvent ; comme il y a six ans, où les bateaux naviguaient plus au contact les uns des autres.
Pensez-vous que la course côtière du 4 octobre influencera l’atmosphère à bord pour le reste de la campagne ?
Sidney : Sans vouloir mettre de l’huile sur le feu, pour Telefónica en Espagne, il doit y avoir de sacrés enjeux ! Laurent : Tout est déjà très bien en place et la course est très longue. Le 4 octobre, je pense que le fait de rentrer dans la compétition sera extrêmement libératoire, très positif psychologiquement. Peu importe ce qui se passe sur l’eau ce jour-là, tout le monde sera très content de donner le maximum pour gagner.
La course au large est depuis longtemps inscrite dans la tradition maritime française, comment expliquez-vous le fait qu’il n’y ait pas de skipper ou d’équipe française engagés dans cette édition. Est-ce un problème de culture maritime, de budget ?
Sidney : On espère que les choses changeront pour la prochaine édition, car il semble que l’organisation soit bien motivée pour qu’un bateau français y participe et nous en serions bien sûr très heureux. Comme le solitaire est très fort en France, il n’y a que le Vendée Globe et la Route du Rhum qui aient des retombées médias très importantes. De plus, ces courses nécessitent des budgets moins conséquents que ceux de la Volvo Ocean Race. C’est pourquoi il est difficile de trouver des sponsors qui auraient la ‘stature’ d’ouvrir cette fenêtre sur le monde. Maintenant, comme la prochaine édition de la Coupe America n’est pas encore en place, on peut espérer qu’il y ait des transferts de sponsors.
Pensez-vous que votre présence à tous les deux sur cette édition pourrait motiver d’autres marins français à participer à la prochaine Volvo Ocean Race ? Avez-vous parlé à d’autres marins qui seraient éventuellement intéressés ?
Laurent : Je parle souvent avec des amis français qui sont du métier et beaucoup aimeraient être là.
Est-ce que c’est un format de course qui les intéresse a priori ?
Laurent : Tout passionné de voile aimerait participer à la Volvo Ocean Race, même s’il y a beaucoup de souffrance. C’est une des très belles épreuves qui existent dans notre sport. Ce n’est pas par manque de marins qu’il n’y a pas de projet français et un projet français aurait toutes ses chances de bien figurer dans ce genre d’épreuve. Sidney : Ce qu’il y a de particulier dans notre profil, à Laurent et à moi, c’est que nous sommes Français pur souche, pur beurre mais que nous avons aussi un côté anglo-saxon déjà par le fait que nous parlons anglais. Ne pas parler anglais barre la route à de très bons coureurs français, car très souvent les équipes ne les prennent pas à cause de la barrière de la langue. Pour aligner un bateau français sur la ligne de départ de la prochaine, il nous faudrait bien-sûr un sponsor car l’argent est le nerf de la guerre. Le problème ne vient pas du manque de coureurs français car tous rêveraient de participer à la Volvo Ocean Race.
Propos recueillis par Chloé Daycard à Alicante (source Volvo Ocean Race)
Dernières news
Le coup d’envoi de la Volvo Ocean Race est imminent. Il ne reste plus que dix jours aux 8 équipes pour peaufiner à terre et sur l’eau les derniers préparatifs et les derniers réglages. Team Russia a achevé mardi la réparation de son mât endommagé lors de sa livraison à Alicante et Delta Lloyd, le 8ème syndicat inscrit il y a moins d’un mois, poursuit la sélection de son équipage. Il reste encore 6 places à pourvoir sur le bateau battant pavillon hollandais. De jeunes marins, présélectionnés pour leurs expertises accumulées sur des bateaux prestigieux comme ABN AMRO TWO, Brunel, Mean Machine, Alinghi ou bien encore Chieftain sont en ce moment à Alicante pour tenter de décrocher un embarquement. La liste définitive de l’équipage sera annoncée le samedi 4 octobre, à la veille de la régate in shore, première des 17 manches que compte cette édition 2008-2009.
—
L’édition 2008-2009 en quelques chiffres
. 37 000 milles nautiques : la distance totale à couvrir en 17 manches. . 10 étapes, dont 6 avec un point de passage. . 7 régates côtières à Alicante, Singapour, Quingdao, Rio, Boston, Galway et Stockholm, de 2 heures environ, suivies le lendemain d’une régate dite « Pro-Am », de relations publiques, ne comptant pas pour le classement général. . 8 équipages (2 espagnols, 1 russe, 1 sino-irlandais, 2 suédois, 1 hollandais). . 88 marins engagés. . 12 300 milles nautiques : étape la plus longue : Qingdao – Rio de Janeiro . 370 milles nautiques : étape la plus courte : Stockholm – Saint-Pétersbourg. . 127 jours de mer et 161 jours d’escale (estimations) . 11 escales (dont deux escales en Suède : Göteborg/Marstrand et Stockholm) . 10 pays visités : Espagne, Afrique du Sud, Inde, Singapour, Chine, Brésil, Etats Unis, Irlande, Suède, Russie sur 4 continents, l’Afrique, l’Asie, l’Europe et les Amériques. . 11 océans ou mers traversés : Méditerranée, Atlantique, Indien, Mer d’Oman, Golfe du Bengale, Mer de Chine, Mer Jaune, Océan Pacifique, Mer du Nord, Mer Baltique, Golfe de Finlande. . 1 000 personnes voyageant autour du monde avec la course : journalistes, membres d’équipage, familles, invités, sponsors, bateaux et équipements de rechange sans oublier les équipes à terre et de logistique.
Les huit concurrents de l’édition 2008-2009.
Pavillons suédois ERICSSON 4 Surnom : International Crew Skipper: Torben Grael (Brésil) Navigateur: Jules Salter (Grande Bretagne) Architecte : Juan Kouyoumdjian (France -Argentine) – Constructeur : Killian Bushe (Suède) ERICSSON 3 Surnom : Nordic Team Skipper: Anders Lewander (Suède) Navigateur: Aksel Magdahl (Norvège) Architecte: Juan Kouyoumdjian (France-Argentine) – Constructeur: Killian Bushe (Suède)
Pavillon chinois et irlandais GREEN DRAGON TEAM Skipper: Ian Walker (GB) Navigateur: Ian Moore (GB) Architecte : Reichel Puch (USA) – Constructeur : McConaghy Boats (Chine)
Pavillons espagnols, avec Laurent Pagès (France), chef de quart sur l’un des deux bateaux. TELEFONICA BLACK Skipper : Fernando Echávarri (Espagne) Navigateur : Roger Nilson (Suède) Architectes : Farr Yacht Desing (USA) – Constructeur: Southerm Ocean Marine (N. Zélande)
TELEFONICA BLUE Skipper: Bouwe Bekking (Pays Bas) Navigateur: Simon Fisher (GB) Architectes : Farr Yacht Design (USA) – Constructeur : King Marine (Espagne)
Pavillon russe TEAM RUSSIA Surnom : Kosatka Skipper: Andreas Hanakamp (Autriche) Navigateur: Wouter Verbraak (Norvège) Architectes : Humphreys Yacht Design (UK) – Constructeur : Green Marine (GB)
Pavillon américain PUMA OCEAN RACING Surnom : Il Mostro Skipper: Ken Read (USA) Navigateur: Andrew Cape (Australie) Chef de quart : Sidney Gavignet (France) Architecte : Botin Carkeek (Espagne) – Constructeur : Goëtz Custom Boats (USA)
Pavillon hollandais DELTA LLOYD Skipper: Ger O’Rourke (Irlande) Navigateur: TBC Architecte : Juan Kouyoumdjian (F-ARG)
Christian Michel et son équipage sont prêts à repartir à l’assaut du record le plus prestigieux du lac Léman : le Ruban Bleu, qui se dispute sur le parcours du Bol d’Or Mirabaud entre Genève et le Bouveret. La puissante Bise qui souffle actuellement sur le bassin lémanique permettra-t-elle d’établir un nouveau temps de référence ? « Je pense que ça va être très dififcile », commente Christian Michel. « La bise souffle assez fort mais il y a pas mal de vagues et elle n’est pour l’instant pas établie sur tout le lac. Nous sommes néanmoins déterminés à tenter notre chance. »
Faire mieux que 4h53’19”
L’an passé, Smart Home avait été le premier à battre le record historique de Peter Leuenberger et Triga IV, établi en 1994. Or, seize secondes plus tard, le catamaran Julius Baer avait amélioré ce record et c’est ce dernier qui le détient désormais en 4h53’19’’. L’équipage de Smart Home est composé de Christophe Péclard (barre), Dominique Girardet (tactique), Samuel Vionet (grand-voile), Lionel Dufour (no1), Alexandre Quiblier (no1), Jérôme Clerc (chariot de GV), Emmanuel Leigenner (embraque) et Christian Michel (embraque).
Le départ de la tentative devrait avoir lieu aux alentours de 10h00 au large de la SNG. L’arrivée pourrait donc avoir lieu dès 14 h 30.