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Interview de Francis Joyon marin de l’annee 2008

Francis Joyon Marin de l annee 2008
DR

Francis, Marin de l’année 2008, c’est une belle récompense. Ta réaction avec quelques heures de recul ?
Une belle joie et honnêtement une belle surprise. Je pensais qu’en cette année olympique, les médaillés de Pékin seraient honorés en priorité par la Fédération Française de Voile. Et puis, je ne connaissais ni cette cérémonie, ni ce théâtre. C’était une première pour moi à plus d’un titre, donc.

Succéder à d’autres grands marins comme Michel Desjoyeaux, Lionel Lemonchois ou Vincent Riou représente quelque chose de particulier pour toi qui dit souvent ne pas être « du sérail » ?
En tous cas, j’en vois beaucoup parmi mes prédécesseurs à ce titre de Marin de l’année qui sont en mer en ce moment, par exemple dans le Vendée Globe. Comme quoi la vocation des marins c’est probablement d’être sur l’eau et de toujours retourner sur la mer où on est plus à l’aise que sous les dorures des salons. Mais c’est une très belle reconnaissance, oui… Quant à ne pas être du sérail c’est vrai que je suis né en Eure-et-Loir, où il y a effectivement assez peu de bateaux, mais si je cherche bien dans mon ascendance, je vais bien trouver quelque part un arrière-grand-père marin breton ou quelque chose comme ça ! (rires).

Si tu devais ne garder qu’une seule image de cette incroyable année 2008 pour toi ?
(sans hésiter) Une seule image, ce serait la rencontre de mon premier iceberg, pendant le Tour du monde. Le jour se levait, il devait être 4h du matin, et là, un mille dans l’axe du bateau, un énorme glaçon de 150 mètres de long et plusieurs milliers de tonnes… Une île de glace posée là, dans la mer. Pour moi, c’est assurément l’image la plus forte de cette année 2008. Un mélange de fascination et de peur qui te fait encore prendre conscience si besoin était de l’incroyable puissance des forces de la nature. J’ai changé de cap vite fait pour ne pas lui rentrer dedans, car avec nos bateaux dont la coque mesure moins d’un millimètre d’épaisseur, on ne fait pas vraiment le poids en cas de collision… »

Le programme de Francis Joyon et d’IDEC, maintenant ?
IDEC est au sec depuis la semaine dernière et va bénéficier de son premier vrai grand chantier. On refait la carène et on vérifie tout pour une remise à l’eau prévue au printemps, en mars. Ensuite, je m’attaquerai au record de l’Atlantique et à celui des 24 heures. A ce propos, j’ai vu que Thomas (Coville) l’avait encore amélioré à 628 milles : il a placé la barre très haut, l’animal ! C’était déjà difficile d’aller le chercher ce chrono, ça va l’être encore plus…

Les records établis en 2008 par Francis Joyon à bord du maxi-trimaran IDEC
 – Record du tour du monde absolu en solitaire, en 57 jours 13 heures 34 minutes et 6 secondes
 – Record des 24 heures en solitaire : 616,07 milles parcourus (amélioré depuis par Thomas Coville)
 – Record sur la Route de la Découverte en 9 jours, 20 heures, 35 minutes et 3 secondes.

Cinq autres marins nominés étaient en lice pour le titre de Marin de l’Année :
 – Antoine Albeau : Champion du monde de Slalom : Record du monde de vitesse à la voile (49,09 nœuds)
 – Julien Bontemps : Médaillé d’Argent aux Jeux Olympiques de Pékin en Planche à Voile (RS :X)
 – Nicolas Charbonnier et Olivier Bausset : Médaillés de bronze aux Jeux Olympiques de Pékin en Dériveur Double Masculin (470)
 – Guillaume Florent : Médaillé de Bronze aux Jeux Olympiques de Pékin en dériveur solitaire masculin (Finn)
 – Sarah Steyaert : Championne du monde de Laser

Rappel des Marins de l’année depuis 2007 :
 – 2007 : Michel Desjoyeaux : Vainqueur de la Transat Jacques Vabre et de la Solitaire du Figaro.
 – 2006 : Lionel Lemonchois : Vainqueur de la Route du Rhum La Banque Postale
 – 2005 : Vincent Riou : Vainqueur du Vendée Globe en 87 jours, 10 heures, 47 minutes et 55 secondes.
 – 2004 : Faustine Merret : Championne olympique de Mistral à Athènes
 – 2003 : Xavier Rohart et Pascal Rambeau : Champions du monde de Star (premier titre en Star pour la voile française)
 – 2002 : Olivier Backes et Laurent Voiron : Vice champions du monde et champions d’Europe en Tornado

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BMW Oracle refuse de s’inscrire à la “Coupe d’Alinghi” !

Luna Rossa Challenge Vs BMW Oracle Racing
DR

Voici – en attendant l’inévitable réaction d’Alinghi – la lettre intégrale du Président Young à Pierre-Yves Firmenich, Commodore de la Société Nautique de Genève :

"Cher Président Firmenich,

 Cette lettre a pour objectif de vous annoncer officiellement que le Golden Gate Yacht Club et le team BMW ORACLE Racing ne vont pas s´inscrire au 15 décembre à la régate organisée par la SNG, que nous ne considérons pas comme une America´s Cup légitime.

A la place, nous allons désormais nous consacrer pleinement à l´action en justice auprès de la Cour d´Appel de l´Etat de New York – clairement la seule route en vue d´un match basé sur des règles justes et qui préservent l´intégrité, le prestige et la tradition de la plus importante compétition de voile, selon les termes contenus dans l´acte de donation de l´America´s Cup.

Comme vous le savez, la Cour a planifié une défense orale le 10 février et une décision est prévue pour la fin du mois de mars. Compte tenu des enjeux importants pour l´avenir de l´America´s Cup, nous ne pensons pas que quelques mois de plus constituent un obstacle déraisonnable.

En réalité, nous trouvons particulièrement étrange que la SNG ait décidé de façon arbitraire de clore les inscriptions le 15 décembre, si près de la date du jugement. En effet, le planning pour les préparations en vue de la régate, initié immédiatement après que le GGYC ait publié ses arguments auprès de la Cour, démontre de façon claire votre volonté d´influencer la Cour. Nous étions – en dépit de cela – prêts à nous inscrire à condition que la SNG nous montre le Protocole et nous permette de le comparer aux dix points de discussion que nous avons suggéré en vue d´une régate honnête. Hélas, la SNG n´a pas accédé à cette demande raisonnable. Durant ces derniers 17 mois, nous avons fait de nombreuses propositions raisonnables, destinées à résoudre le conflit hors du cadre de la justice et à remettre l´America´s Cup sur les rails. Or, la SNG et votre système de défense ont systématiquement refusé de négocier avec nous en bonne foi. A la place :

– La SNG a créé un club de complaisance destiné à lui permettre d´établir, en connivence avec lui, ses propres règles en vue de l´AC 33 ; des règles qui ont immédiatement été condamnées par sept yacht clubs et qualifiées de « pire texte de l´histoire de l´America´s Cup ».

– La SNG a secrètement transmis le formulaire d´inscription de votre challenger de complaisance au panel d´arbitrage – sélectionné par vos soins – dans le but d´éliminer le Golden Gate Yacht Club ; un club sérieux, indépendant et expérimenté.

– Avant même la tenue du procès en novembre 2007, la SNG a unilatéralement annulé l´America´s Cup 2009 ; raison pour laquelle Team New Zealand a intenté contre elle une action en justice.

-Lorsque la décision en justice du mois de novembre 2007 s´est avérée en notre faveur, la SNG a refusé de négocier les termes d´une America´s Cup ouverte à tous les challengers et disputée sur des voiliers qui auraient permis de courir en 2009, sur le principe du consentement mutuel.

Le système de défense de la SNG exclut les compétiteurs qui constituent pour lui une réelle menace. Récemment, votre processus de préparation n´est pas parvenu à susciter beaucoup d´intérêt auprès des compétiteurs. Nous avons été exclus des dernières réunions, tous comme les challengers qui ont refusé de signer une clause de confidentialité, développant une conspiration du silence autour d´un meeting destiné à parler des règles de la prochaine America´s Cup ; un événement sans précédent dans l´histoire de l´America´s Cup.  

Ceci n´est pas le processus inclusif, ouvert, transparent et démocratique requis pour développer un Protocole qui garantira la participation des grandes équipes sur la base de règles justes pour tous.

Les conseillers juridiques de la SNG ont propagé la fausse idée selon laquelle vous avez fait des concessions sur certains points de contention du Protocole. Pour autant que nous sachions, vous persistez à vouloir imposer des règles injustes, qui vous donnent par exemple le droit de changer n´importe quelle règle en tout temps, et de participer à la plupart des régates qualificatives des challengers sans être d´aucune façon affecté au niveau des points.

Pourquoi devrions-nous nous inscrire aveuglément à la régate que vous avez créée en compagnie de votre équipe pour l´America´s Cup, en vous montrant indigne de confiance et craintifs à l´idée d´accepter une compétition juste.

Comme nous l´avons déjà annoncé, en cas de victoire devant la justice, nous essayerons en tant que Challenger of Record de négocier les termes d´une régate traditionnelle, ouverte à tous les challengers, basée sur des règles justes et égalitaires comparables à celles utilisées lors d´AC 32 et qui ont donné lieu à l´une des meilleures America´s Cup de l´histoire.

Comme les derniers documents que nous avons mis à la disposition de la justice le précisent, « L´America´s Cup est un événement particulier dans le monde du sport car il ne s´agit pas d´une compétition récurrente entre équipes selon des règles immuables. Il s´agit d´une compétition de challengers qui doit se réinventer à chaque cycle, lorsqu´un yacht club expérimenté réclame le droit de défier le détenteur du trophée et de tester ses capacités sportives sur l´eau, selon des règles négociées sur le principe du consentement mutuel ou sur la base d´un match de Deed of Gift en cas d´échec des négociations. Un Challenger of Record qualifié, fort, indépendant, est essential à la structure de la compétition envisagée par le Deed. »

"La SNG et le CNEV peuvent organiser une régate différente s´ils le souhaitent. Mais sans la présence des principales équipes et des partenaires principaux de l´événement ; sans règles justes et sans égards envers les 157 ans d´histoire de l´America´s Cup ; enfin, avec votre mépris persistant pour le Deed of Gift, il ne s´agira pas d´une America´s Cup.

Ce sera simplement une Alinghi Cup et nous ne voyons pas de bonne raison d´y participer."

 

Sincèrement,

GOLDEN GATE YACHT CLUB

Marcus Young

Commodore

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Accalmie au 30e jour de course

Roland Jourdain - Veolia Environnement
DR

Océan Indien, acte premier, scène finale… Les acteurs ont joué leur rôle à la perfection : Jean-Pierre Dick endosse celui de la divine surprise qui démontre qu’il n’a plus grand-chose à envier aux monstres sacrés de la course au large. Michel Desjoyeaux (Foncia) s’est mis dans la peau du chasseur de prime dont on ne sait s’il faut admirer ou craindre le savoir-faire. Sébastien Josse (BT), Roland Jourdain (Veolia Environnement) ou Loïck Peyron (Gitana Eighty) nous jouent la partition des enfants terribles que rien ne sépare et qui ne cessent de se chamailler. Un peu plus en retrait, Yann Elies (Generali), Vincent Riou (PRB) ou bien encore Jean Le Cam (VM Matériaux) se verraient bien dans le rôle de la cavalerie dont on a craint qu’elle ne manque et qui, comme dans les bons westerns, arrive toujours à temps. Rattrapés par la dorsale qui étendait ses ramifications sur l’arrière de la flotte, les leaders marquent aussi un temps de pause. Pour affoler les compteurs, il faudra attendre des jours meilleurs.

Nettoyage et balisage
Pour autant, il serait étonnant que ce mardi soit décrété férié à bord des bateaux. Car c’est un des paradoxes de la course au large. Que le vent vienne à mollir et voilà que ressurgissent quelques tâches annexes : nettoyer le grand bazar qu’ont souvent laissé quelques jours à la limite du raisonnable, réparer les ineffables bobos, combler le déficit de sommeil et d’ores et déjà se projeter vers le deuxième acte. Dans les coulisses, on s’active pour essayer de se positionner au mieux dans l’attente de la nouvelle dépression qui les emportera : les modèles météos tournent à plein sur les ordinateurs, car chacun sait que ces quelques heures de répit sont peut-être celles qui vont permettre d’optimiser les routes à venir. D’autant que venant du fond de la scène, les poursuivants ont déjà repris leur route avec fifres et tambours. Bernard Stamm (Cheminées Poujoulat) et Marc Guillemot (Safran) étaient ainsi crédités de la meilleure progression de cette nuit quand Sam Davies(Roxy) empochait la meilleure moyenne sur la dernière heure de course. 
A l’avant Jean-Pierre Dick se préparait à abandonner ” Joséphine ” dans l’Océan Indien. ” Joséphine ” est la première des balises Argos qui seront jetées à la mer dans le cadre du projet Argonautica qui permettra de recueillir des informations sur les courants circumpolaires. Cette opération menée par le CNES servira de support pédagogique à destination d’enfants d’une cinquantaine de classes dans toute la France. Arnaud Boissières (Akena Vérandas), puis Dominique Wavre (Temenos) devraient répéter l’opération, pour le premier au large des Kerguelen et pour le second, après le passage du Cap Horn. Entre la longue route de Bernard Moitessier et les coureurs d’océans du Vendée Globe 2008, les liens sont peut-être moins ténus qu’on ne l’imagine.

Classement à 5h00 :
1- Jean-Pierre Dick (Paprec-Virbac 2) à 16411,5 milles de l’arrivée
2- Sébastien Josse (BT) à 37,9 milles du premier 
3- Roland Jourdain (Veolia Environnement) à 40,5 milles du premier
4- Loïck Peyron (Gitana Eighty) à 66,3 milles du premier
5- Mike Golding (Ecover) à 99,5 milles du premier

Sélection internationale :
12- Dominique Wavre (Temenos II) à 373,6 milles du premier
13- Brian Thompson (Bahrain Team Pindar) à 605,8 milles du premier
14- Sam Davies (Roxy) à 651,5 milles du premier

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FRANCIS JOYON ELU MARIN DE L´ANNEE 2008

Victoire de Francis Joyon
DR

Les records établis en 2008 par Francis Joyon
– Record du tour du monde absolu en solitaire, en 57 jours 13 heures 34 minutes et 6 secondes
– Record des 24 heures en solitaire : 616,07 milles parcourus (amélioré depuis par Thomas Coville)
– Record sur la Route de la Découverte en 9 jours, 20 heures, 35 minutes et 3 secondes.
 
Cinq autres marins nominés étaient en lice pour le titre de Marin de l’Année :
– Antoine Albeau : Champion du monde de Slalom : Record du monde de vitesse à la voile (49,09 nœuds)
– Julien Bontemps : Médaillé d’Argent aux Jeux Olympiques de Pékin en Planche à Voile (RS :X)
– Nicolas Charbonnier et Olivier Bausset : Médaillés de bronze aux Jeux Olympiques de Pékin en Dériveur Double Masculin (470)
– Guillaume Florent : Médaillé de Bronze aux Jeux Olympiques de Pékin en dériveur solitaire masculin (Finn)
– Sarah Steyaert : Championne du monde de Laser

Rappel des Marins de l’année depuis 2007 :
– 2007 : Michel Desjoyeaux : Vainqueur de la Transat Jacques Vabre et de la Solitaire du Figaro à bord de Foncia.
– 2006 : Lionel Lemonchois : Vainqueur de la Route du Rhum La Banque Postale
– 2005 : Vincent Riou : Vainqueur du Vendée Globe en 87 jours, 10 heures, 47 minutes et 55 secondes.
– 2004 : Faustine Merret : Championne olympique de Mistral à Athènes
– 2003 : Xavier Rohart et Pascal Rambeau : Champions du monde de Star (premier titre en Star pour la voile française)
– 2002 : Olivier Backes et Laurent Voiron : Vice champions du monde et champions d’Europe en Tornado
– 2001 : Michel Desjoyeaux : Vainqueur du Vendée Globe en 93 jours, 3 heures et 57 minutes

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La Semaine de Porquerolles ouvrira la saison en Méditerranée

Semaine Porquerolles 2008
DR

L’organisation de ce qu’il convient d’appeler l’incontournable rendez vous du nautisme Méditerranéen, invite de nouveau régatiers amateurs ou éclairés à ce subtil mélange de compétition de haut niveau et de convivialité maritime, sur fond d’îles aux charmes envoûtants, et sur cet exceptionnel plan d’eau Hyérois. En 11 années d’existence, la Semaine de Porquerolles n’a cessé de se structurer et figure désormais parmi les rendez-vous les plus prisés du début de saison en Méditerranée.

Le secret de cette réussite est basé sur un concept simple : allier une régate de haut niveau dans un cadre unique, la baie d’Hyères, à une ambiance chaleureuse et festive sur une île de rêve. “La Semaine” s’est rapidement imposée comme lieu d’affrontement privilégié des meilleurs équipages méditerranéens, mais fait également recette auprès de coureurs internationaux habitués des plans d’eau de l’America’s Cup ou des séries olympiques, sans oublier les “Figaristes” et autres coureurs au large qui prennent un indicible plaisir à venir exercer leur sens marin et leur talent de régatier face à des conditions de course réputées pour leur technicité.

La semaine de Porquerolles est également un lieu de prédilection pour les premières sorties en compétition de nouvelles unités des grands chantiers européens. Unanimement appréciées des régatiers pour leur pédagogie à terre comme sur mer, les équipes de la Présidente du Comité de course Nathalie Pébérel officieront cette année encore sur le plan d’eau Varois.

Les 60 participants attendus régateront quatre jours durant sous l’égide des règles IRC, et seront ainsi répartis en 4 classes uniformes.

La jauge IRC :

L’IRC, pour “International Rule Club”, est une jauge qui s’applique aux voiliers habitables de course ou de croisière. Elle a remplacé en 1999 le CHS, pour Channel Handicap System. Elle est conçue pour donner satisfaction et équité sportive au plus grand nombre de monocoques de croisière ou de course

La jauge IRC permet de faire courir côte à côte des bateaux de tailles et de conceptions différentes, auxquels sont attribués des handicaps ou “rating”. Le rating est calculé par l’autorité de rating en fonction des informations fournies par le propriétaire du bateau, et d’après une formule tenue secrète. Il permet de convertir le temps réel (temps écoulé entre le départ et l’arrivée) en temps compensé (qui tient compte du Handicap). Une fois le rating attribué, le calcul est assez simple car il n’y a qu’un seul coefficient correcteur.

Avec 5500 certificats dans le monde dont un millier en France, l’IRC est omniprésente en Angleterre et en Irlande, nos proches voisins maritimes.

Les épreuves majeures de la côte atlantique (Spi Ouest, Obélix Trophy à Benodet, semaine de La Rochelle, Grand Prix du Crouesty, Atlantique Télégramme à Lorient) sont en IRC.

Les Courses du RORC (Cervantès, Fastnet, Cowes-Dinard, etc…), la semaine de Cowes, la semaine de Cork sont également en IRC.

Programme 2009

Mercredi 20 mai 2009

10h00 à 18h00 Confirmation des inscriptions à Porquerolles (clôture définitive à 18h).

En soirée: Cérémonie d´ouverture officielle

Jeudi 21 mai 2009

11h00 Mise à disposition en mer

En soirée: Cocktail des sponsors

Vendredi 22 mai 2009

11h00 Mise à disposition en mer

En soirée: Apéritif*

Samedi 23 mai 2009

11h00 Mise à disposition en mer

En soirée: Repas des Vignerons*

Dimanche 24 mai 2009

11h00 Mise à disposition en mer

Remise des prix après les courses du jour

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Avantage… devant !

Paprec-Virbac 2
DR

Pas le temps de se reposer sur ses lauriers, au contraire ! C’est lors de ces phases de transition entre le passage des perturbations de l’Océan Indien que les leaders peuvent faire le break en profitant encore d’un flux soutenu d’Ouest pendant que les chasseurs doivent prendre leur mal en patience dans un régime anticyclonique nettement plus mou. Et en ce lundi après-midi, les vitesses sur l’eau indiquent bien que le différentiel est conséquent (près de 30% !) entre la tête de flotte à plus de quinze nœuds et le ” ventre mou ” du peloton à une dizaine de nœuds… Et la situation est pire pour les trois derniers, Norbert Sedlacek (Nauticsport-Kapsch), Raphaël Dinelli (Fondation Océan Vital) et Derek Hatfield (Algimouss-Spirit of Canada), à sept ou huit nœuds !

Cent fois sur le métier…

Cette ” pause météorologique ” est paradoxalement un moment capital pour les solitaires selon leur position sur l’eau : il est toujours plus aisé de prendre un ris que de le renvoyer, de rouler le gennaker que de hisser le spinnaker ! Or c’est bien cette réactivité qui fait toute la différence : garder du jus quand on a passé un week-end à se faire rincer en permanence à plus de dix-huit nœuds de moyenne, mais sous voilure réduite, pour passer à une configuration plus pointue sous grand voile haute et plus de 450 m2 de spinnaker, n’est pas facile… Surtout quand il reste encore des grains et de mauvais cumulonimbus qui traînent encore à l’horizon. C’est le moment pour les leaders de s’échapper pour ne plus être dans le même système météo que leurs poursuivants.

Savoir aussi trouver sa voie en approche de l’archipel des Kerguelen, réputé pour provoquer bien des chaos sur une mer déjà bien ondulée : l’air de rien, ces îles australes prennent de la place sur l’échiquier et vont au fil des deux jours à venir, limiter les possibilités tactiques. Jean-Pierre Dick (Paprec-Virbac 2) et Roland Jourdain (Veolia Environnement) emmènent un pack au Sud du 48° Sud mais doivent faire plus attention à la présence de glaces dérivantes sur le 53° Sud, avant l’île Heard. Sébastien Josse (BT), pourchassé par Yann Eliès (Generali), préfère ne pas se poser cette question et reste calé sur le 46° Sud, soit à plus de cent milles sur la même longitude. Dans l’immédiat, cela ne porte pas à conséquence puisque tout le groupe de tête naviguent dans des brises similaires, mais cela pourrait bien changer la donne quand les hautes pressions vont progressivement s’installer dès la nuit prochaine…

Les gains d’Espérance

Le passage à la longitude du cap de Bonne Espérance, ce week-end et ce lundi, établit une nouvelle hiérarchie et surtout donne une idée plus précise des écarts en temps entre la tête de la flotte et les chasseurs. Surtout, il en ressort que Bernard Stamm (Cheminées Poujoulat) a été le plus rapide avec 12j 04h 50′ pour rallier la pointe africaine après l’équateur, soit beaucoup mieux que Vincent Riou en 2004 (13j 14h 05′). Et seul Michel Desjoyeaux (Foncia) descend aussi sous ce temps de référence avec 13j 08h 53′ ! L’anticyclone de Sainte-Hélène a fait des dégâts…

Autre information donnée par ce passage à la longitude du cap de Bonne Espérance : Bernard Stamm est le solitaire qui a gagné le plus de temps depuis son passage de l’équateur (2j05h40′), alors que Michel Desjoyeaux grappille 1j01h47′, Marc Guillemot (Safran) 8h31′ et Jean Le Cam (VM Matériaux) 4h57′. Quant aux pertes, ce sont les Britanniques Samantha Davies (Roxy) et Brian Thompson (Bahrain Team Pindar) qui ont été le plus pénalisés par ce contournement anticyclonique de l’Atlantique Sud : la jeune navigatrice cumule un débours de 16h57′ alors que l’Anglais encaisse 14h30′ ! Prochain ” pointage ” déterminant : la longitude du cap Leeuwin que le vainqueur de l’édition 2004 avait franchi après 36 jours 11 heures 48 minutes…

Voix du large…

Jean Pierre Dick (Paprec-Virbac 2) 1er : « Mon option Sud s’est révélée payante. J’ai pu faire route directe quand tout le monde a dû empanner. Il ne faut pas oublier que l’Océan Indien est sauvage. Ici, on est toléré mais pas vraiment souhaité »

Loic Peyron (Gitana Eighty) 3ème à 52,9 milles du leader : « On est bien au frais. Ça roule pas mal, une petite transition intéressante dans la journée, qui permet de se reposer. Petit à petit, je trouve mon rythme. Avec Gitana Eighty, j’avais rarement fait du portant dans la brise. Peu à peu j’apprends »

Sebastien Josse (BT) 4ème à 57,3 milles : « La nuit m’a bien secoué les puces. La mer a été impressionnante avec 30-35 nœuds de vent moyen. C’est la fin de la dépression : ça va favoriser ceux qui sont devant, mais il y en a une autre qui arrive et personne ne va prendre 300 milles en une journée »

Arnaud Boissière (Akena Vérandas) 17ème à 832 milles : « J’ai fêté mon passage (du cap de Bonne Espérance) avec des rillettes et du pain grillé. Je ne suis pas encore totalement à l’aise, et naviguer dans cette zone est une vraie découverte. Les mers du Sud sont plutôt réjouissantes »

Michel Desjoyeaux (Foncia) 6ème à 88,5 milles : « Tant que ça ne casse pas, je continue. Le matériel, il est fait pour ça. On a des chances de casser quand on fait des pirouettes, or je n’en fais pas. Ça me paraît raisonnable pour le moment… »

Marc Guillemot (Safran) 11ème à 329,1 milles : « J’essaye de fonctionner en prenant soin de mon bateau. Il doit être toilé correctement. J’ai des vitesses de vent intéressantes. Je garde ma façon de naviguer intelligemment et j’évite de prendre des risques inutiles. »

Classement du lundi 8 décembre à 16h00 : 
1- Jean Pierre Dick (Paprec-Virbac 2) à 16576 milles de l´arrivée
2- Roland Jourdain (Veolia Environnement) à 35 milles du leader
3- Loïck Peyron (Gitana Eighty) à 52,9 milles
4- Sébastien Josse (BT) à 57,3 milles
5- Mike Golding (Ecover 3) à 73,9 milles

séléction internationale : 
12- Dominique Wavre (Temenos II) à 404,1 milles
13- Brian Thompson (Bahrain Team Pindar) à 637,6 milles
14- Samantha Davies (Roxy) à 678,4 milles
15- Bernard Stamm (Cheminées Poujoulat) à 717,4 milles
16- Dee Caffari (Aviva) à 825,7 milles

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Sodeb’O : 628,5 milles en 24 heures !

Sodebo
DR

Le trimaran Sodeb’O progresse vent de travers dans un flux de Nord-Nord Ouest entre 22 et 26 nœuds, avec 4 mètres de creux. Il vient de battre son précédent record, établi le 6 janvier dernier dans la même zone. Il avait alors parcouru 619 milles à 25,80 nœuds. Le vent forcit. Le record va donc continuer d’augmenter dans les prochaines heures.
Ce nouveau record reste bien évidemment en attente d’homologation de la part du WSSRC.
Sodeb’0 accuse cependant ce lundi matin près de 1200 milles de retard sur le tableaux de marche qu’avait imprimé Francis Joyon l’hiver dernier sur le record du tour du monde en solitaire.

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Jean-Pierre Dick se maintient en tête du Globe

Virbac paprec jp dick
DR

Il y a deux manières de considérer une course par élimination. La première, la plus insidieuse, consiste à observer petit à petit les candidats à la victoire finale se laisser distancer à la faveur d’une option mal négociée, d’une baisse de rythme, de soucis techniques mineurs. La seconde, nettement plus brutale, relève de la casse qui, au mieux vous laisse sur le flanc pendant quelques jours, au pire vous contraint à l’abandon. Après quatre semaines de course, force est de constater que l’écrémage continue. A la lecture des classements, il apparait que pour la majorité des concurrents, un écart de plus de cent milles sur la tête de course constitue une sorte de point de non-retour. Le rythme de la course est si dense, que faire l’effort de revenir dans le match se paye de plus en plus difficilement. Insensiblement, certaines têtes de série ont perdu pied avec la tête de course : on a ainsi vu à la défaveur d’une option mal négociée ou d’une baisse de régime, certains favoris décrocher tels Dee Caffari (Aviva), Brian Thompson (Bahrain Team Pindar) ou bien encore Marc Guillemot (Safran). Dans le groupe des dix, Armel Le Cléac’h (Brit Air) ne semble plus donner la même assurance tranquille depuis qu’il est entré dans les mers du sud : le baptême du feu peut-être… Quant à Jean Le Cam (VM Matériaux) ou Vincent Riou (PRB), les deux navigateurs ne semblent pas tout à fait dans le même tempo que leurs prédécesseurs. Gestion personnelle d’un rythme de navigation ou pause contrainte, les prochaines heures devraient amener des éléments de réponse. Derrière, les écarts continuent de se creuser : Dominique Wavre (Temenos 2) ou bien encore Brian Thompson, décalés d’un système météo ne bénéficient plus des mêmes régimes de vent. Le plus pénalisé par cette distorsion est sans aucun doute Bernard Stamm (Cheminées Poujoulat) qui voit tous ses efforts pour revenir sur la tête de flotte freinés, tout au moins provisoirement.

Vérité d’aujourd’hui, mensonge de demain ?
A bord de Foncia, Michel Desjoyeaux ne semble pas s’émouvoir de ces considérations. Comme un métronome, le navigateur de Port-la-Forêt, continue de mener la cadence sur un rythme constamment plus élevé que les autres. Et bien évidemment, la question que tout le monde se pose est de savoir qui aura, au final, raison. Le Cap Horn sera bien évidemment un premier juge de paix, mais il ne faut pas oublier que la remontée de l’Atlantique Sud est longue et particulièrement éprouvante pour les bateaux et les hommes. Il reste alors encore un tiers de la course à parcourir et les précédentes éditions ont montré que c’est bien souvent là que surviennent de nombreuses avaries qui handicapent parfois gravement la marche du bateau. Des deux côtés, on joue un jeu dangereux : ceux qui lèvent le pied en invoquant la mémoire du matériel ne voient certainement pas d’un très bon œil la cavalcade de certains et prennent le risque de laisser s’échapper définitivement des adversaires. Mais les autres, qui impriment un tempo d’enfer, doivent aussi se souvenir qu’à force de monter vers le soleil, Icare avait fini par se brûler les ailes.

Classement à 5h00 :

1- Jean-Pierre Dick (Paprec-Virbac 2) à 16732,9 milles de l’arrivée

2- Roland Jourdain (Veolia Environnement) à 43,7 milles du premier

3- Sébastien Josse (BT) à 47,7 milles du premier

4- Loïck Peyron (Gitana Eighty) à 62,8 milles du premier

5- Mike Golding (Ecover) à 68,3 milles du premier

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Dick devant, Basurko s’en va

Paprec-Virbac 2
DR

Ce n’est pas la première apparition de Jean-Pierre Dick (Paprec-Virbac 2) en tête du classement depuis le départ. Mais celle-ci, au 28e jour de course et à l’entrée de l’Océan Indien, doit avoir encore plus de saveur pour le skipper niçois que les deux premières deux jours après le coup de canon. Elle confirme que le gentleman skipper – comme le surnomme Loïck Peyron – a définitivement gagné ses galons de course au large. Marin professionnel depuis seulement six ans, Jean-Pierre Dick a remisé son costume de vétérinaire/chef d’entreprise et taillé depuis sa place au milieu des vieux loups de mer. Aujourd’hui, dans le Vendée Globe le plus disputé de l’histoire, il rivalise avec les meilleurs marins de course au large. Son option sud de vendredi a porté ses fruits. Idem pour Mike Golding (Ecover), remonté en 24h de la 8e à la 5e place, grâce à son décalage sud.

Desjoyeaux, l’incroyable retour
Roland Jourdain (Veolia Environnement), en troisième position, mène le groupe du milieu à vive allure. Au pointage de 16h, Jourdain était flashé à 20,4 nœuds de moyenne sur une heure ! Dans ce groupe compact, Michel Desjoyeaux (Foncia) poursuit son incroyable retour. Mich’ Desj’ a doublé aujourd’hui Vincent Riou (PRB) et Yann Eliès (Generali) et pointe désormais en 7e place… Plus rien ne semble l’arrêter ! Tout ce petit monde a franchi ce dimanche la deuxième porte des glaces, dans l’ouest des îles du Prince Edward. La prochaine marque de parcours s’appelle l’île Heard, au sud des Kerguelen à 1700 milles devant leurs étraves (environ 4-5 jours de mer), et qu’ils devront laisser à tribord.

Abandon d’Unai Basurko
Victime jeudi matin d’une avarie de boîtier de safran tribord (fixation entre le safran et le bateau), le Basque Unai Basurko (Pakea Bizkaia) a annoncé dimanche à 13h34 sa décision d’abandonner le Vendée Globe. Il n’est pas en mesure de réparer lui-même l’avarie. Le skipper espagnol a fait demi-tour sans préciser sa nouvelle destination. C’est le sixième abandon de ce Vendée Globe après Pavant, Bestaven, Thiercelin, Thomson et Beyou.

Les 5 premiers au pointage de 16h00
1- Jean-Pierre Dick (Paprec-Virbac 2) à 16947 milles de l’arrivée
2- Sébastien Josse (BT) à 25,2 milles du premier
3- Roland Jourdain (Veolia Environnement) à 38,3 milles
4- Loïck Peyron (Gitana Eighty) à 50,8 milles
5- Mike Golding (Ecover) à 56,5 milles

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Jean-Pierre Dick prend les commande et repique au sud

Paprec-Virbac 2
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Deuxième porte
Trois concurrents ont passé cette nuit la deuxième porte de sécurité glaces (BT, Paprec-Virbac et Generali). Comme le pressentaient hier Loïck Peyron ou encore Dominique Wavre, l’option sud entre le cap de Bonne Espérance et cette deuxième porte dite des Kerguelen, a été la meilleure, ses partisans profitant d’un angle de vent plus favorable à la vitesse.

Jean-Pierre Dick, premier de la meute à plonger hier dans les basses latitudes, a donc été récompensé : il a grignoté 21 milles cette nuit et pris les commande devant BT. Ce matin, Dick persiste et signe : à peine respecté le deuxième segment de sécurité, son plan Farr fait à nouveau cap au sud. Autres lauréats de la nuit : Mike Golding (Ecover) qui a gagné trois places et se voit propulsé au 4e rang, sa meilleure position depuis le départ du Vendée Globe ; mais aussi Roland Jourdain (Veolia Environnement) qui fait une incursion sur le podium après avoir " mangé " les nordistes Eliès et Peyron. Le skipper de Generali est ce matin le plus haut sur la cartographie, il naviguait en effet à 150 milles au nord de Dick.

Foncia plus rapide sur une heure
Quant aux vitesses de progression, elles restent relativement stables : entre 15 et 18 nœuds pour les leaders. Ce matin, Jean Le Cam (VM Matériaux) et Michel Desjoyeaux (Foncia) étaient les plus rapides, crédités respectivement de 17,8 et 18,5 nœuds de moyenne sur une heure. Mich’ Desj’ a remis du charbon aux premières lueurs du jour – par 45 sud, la nuit commence à s’estomper vers 2 heures du matin- et vise désormais Vincent Riou (PRB).

Cette 28e journée devrait perdurer sur ce rythme avec encore beaucoup de jeu dans les options et quelques empannages à la clé pour ceux qui souhaiteraient gagner dans le sud.

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