Ce produit haute technologie va révolutionner les loisirs aquatiques et transformer l’ambiance de nos plages…. Fini les journées à scruter l’Océan, les lacs Alpin ou Jurassien, la méditerranée un jour de mistral, ou la piscine du jardin, sans oser mettre de pied dans l’eau, grâce aux combinaisons « Vireau» (c’est le nom que Denis Virot, créateur-dirigeant de la société, a donné à son invention), c’est promis, les plus frileux affronterons désormais une eau à 16 degrés, en oubliant toute sensation de froid.
Ce projet a démarré il y a 6 ans à partir d’une observation simple basée sur l’inexistence de solutions ou d’offres adaptées pour se baigner confortablement quand la température de l’eau se situe entre 16 et 22 degrés. En été, ceci est très fréquent le long des côtes françaises, au bord des lacs mais aussi dans les piscines extérieures.
Les combinaisons de bain Vireau apportent une véritable innovation tant au niveau de leur conception que de leur utilisation. La fonction première de ces vêtements de bain est de faciliter la nage en eau fraîche (16 à 20°C) grâce à une protection thermique permettant de gagner de 4° C (réel) à 10° (ressenti, c’est-à-dire selon la sensibilité) dans l’eau. La technicité vient de la composition de la matière mise au point, pour la fabrication des combinaisons Vireau. Elle est constituée d’une couche isotherme thermocollée entre deux couches de polymères indémaillable (tissu maillot de bain). Cette nouvelle matière procure un vrai confort de chaleur mais aussi d’utilisation et de mouvement, car elle est à la fois très légère, agréable au touché, parfaitement souple et imperméable, tel une seconde peau. D’un point de vue esthétique, elle possède un véritable atout puisque étant recouverte d’un tissu de maillot de bain, elle permet de décliner d’innombrables collections, au gré de l’imagination des stylistes qui collaborent avec La compagnie du Bain.
Les « Vireau » sont actuellement proposés à la vente via Internet sur www.la-compagnie-du-bain.com. Ces combinaisons qui ont fait leurs premières apparitions sur les plages de Bretagne en Août 2008, se trouveront en boutiques spécialisées dès le printemps 2009 !
Enfilés en une minute sur la plage, par-dessus le maillot de bain, les Vireau offrent un grand confort de baignade et permettent à chacun de retrouver sans frissons les bienfaits de l’immersion dans l’eau.
Denis Virot : « La compagnie du bain s’inscrit dans une dynamique, un échange, un amour de la mer et une prise de conscience des bienfaits de l’eau. C’est pourquoi, j’ai imaginé le premier maillot de bain seconde peau isotherme et tendance, qui soit un véritable lien entre la plage et la mer. Mon ambition est de révolutionner les loisirs aquatiques et de permettre à tous l’accès à l’eau (entre 16 et 20°C). »
Le pot-au-noir va-t-il faire payer à Desjoyeaux sur la remontée de l’Atlantique la clémence qu’il a eue pour lui dans la descente ? Ce ne serait que justice pourrait soutenir ses adversaires. Un coup de pouce météo qui ferait évidemment les affaires de Roland Jourdain (Veolia Environnement) renvoyé ces derniers jours de 230 à 500 milles de retard à cause d’alizés erratiques. Scotché à 1,1 nœud au pointage de 16h00, Michel Desjoyeaux (Foncia) concède plus de 10 nœuds d’écart avec son premier poursuivant. La faute à un pot-au-noir anormalement sud pour la saison avec les premiers grains dès la latitude 2°S. Mich’ Desj’ qui aurait dû couper l’équateur aujourd’hui devra du coup attendre au mieux demain avant de fêter son retour dans l’hémisphère Nord. Jourdain peut donc croire que la roue tourne. Le meilleur scénario pour lui serait d’ailleurs que le pot-au-noir remonte à sa place habituelle (entre 4°N et 8°N) en accompagnant Desjoyeaux. Ce qui est tout à fait possible… Réponse dans les 48 heures !
Plus au sud, en troisième position, Armel Le Cléac’h (Brit Air) ne profite pas non plus d’alizés bien établis et remonte plein nord à moins de 10 nœuds. Une situation qui pourrait bénéficier non seulement à la quatrième Samantha Davies (Roxy), mais surtout à l’actuelle cinquième, Marc Guillemot. Le skipper de Safran déboule à pleine vitesse dans l’Atlantique Sud et ne pointe plus qu’à 125 milles de la Britannique et 1000 milles de Le Cléac’h. Or, ces trois concurrents ayant obtenu des bonifications de temps pour leur assistance auprès de Yann Eliès ou Jean Le Cam – 82 heures pour Guillemot, 32 heures pour Davies et 11 heures pour Le Cléac’h – l’avance de 1000 milles de Le Cléac’h sur Guillemot le situe à portée de fusil du skipper trinitain. 71 heures d’écart correspondant à peu près à 750 milles sur l’eau. A trois semaines de l’arrivée, Marc Guillemot peut donc légitimement ambitionner le podium final de ce Vendée Globe. Ce qui serait une performance inouïe pour un concurrent ayant fait deux escales pour réparer son rail de mât et qui navigue en permanence avec au mieux deux ris dans sa grand-voile !
Classement de 16h00 : 1- Michel Desjoyeaux (Foncia) à 3337 milles de l’arrivée 2- Roland Jourdain (Veolia Environnement) à 416 milles du premier 3- Armel Le Cléac’h (Brit Air) à 1066 milles 4- Sam Davies (Roxy) à 1883 milles 5- Marc Guillemot (Safran) à 2008 milles 6- Brian Thompson (Bahrain Team Pindar) à 2703 milles 7- Arnaud Boissières (Akena Vérandas) à 2780 milles 8- Dee Caffari (Aviva) à 2792 milles 9- Steve White (Toe in the Water) à 3763 milles 10- Rich Wilson (Great American III) à 5212 milles 11- Raphaël Dinelli (Fondation Océan Vital) à 6916 milles 12- Norbert Sedlacek (Nauticsport-Kapsch) à 6921 milles RDG Vincent Riou (PRB), 3e. (30 concurrents au départ. RDG = réparation accordée par le jury)
Navigant à une dizaine de nœuds en fil indienne dans des vents médium de secteur nord, les concurrents de la Volvo Ocean Race emmenés ce matin par Puma et Ericsson 4 actuellement bord à bord, continuent leur progression au large de l’île de Bornéo, dont la partie nord fait partie du territoire national malaysien à l’exception de la petite enclave de l’état du Brunei.
Ralentis peu après le départ par un sac plastic enroulé autour d’une dérive de leur VO 70 et dont ils se sont débarrassés grâce à la classique manœuvre d’une pseudo marche arrière, les hommes de Telefonica Blue ont rapidement retrouvé de la vitesse et pointent ce matin en troisième position.
Ericsson 3 et Telefonica Black sont relevés actuellement à 4 milles dans le sillage de Telefonica Blue, avec Delta Loyd dans leurs tableaux arrière.
Green Dragon pour une raison encore inexpliquée, semble perdre un peu de terrain au fil des pointages et ferme la marche à 9 milles du leader Puma.
La course est pour l’instant une question de vitesse pure car peu d’options sont encore envisageables à ce stade de cette étape de 2 500 milles entre Singapour et Qingdao en Chine.
Classement ce lundi 19 janvier à 8h Paris : 1 – Puma à 2 251 milles de l’arrivée 2 – Ericsson 4 à 0 mille du leader 3 – Telefonica Blue à 1 mille 4 – Ericsson 3 à 5 milles 5 – Telefonica Black à 5 milles 6 – Delta Lloyd à 6 milles 7 – Green Dragon à 9 milles 8 – Team Russia – DNS
ERRATUM : Ce n’est pas Ericsson 3 qui a reçu en pénalité le retrait de 3 points pour avoir changé ses deux safrans au départ de Singapour, mais Telefónica Black. Le second équipage du team espagnol conserve néanmoins sa 6ème place au général provisoire avec un total de 19 points.
Ils vont bientôt cesser de naviguer la tête en bas, pouvoir regarder les siphons de leur évier se vider dans le sens inverse des aiguilles d’une montre, voir le soleil de midi dans leur sud. Toute une série de détails qu’ils avaient finis par oublier depuis deux mois qu’ils se promènent dans l’hémisphère austral. Le passage de l’équateur, s’il a un caractère symbolique évident annonce surtout l’une des deux dernières difficultés à négocier avant l’arrivée en Vendée. Il y a fort à parier que les navigateurs du Vendée Globe sont plus préoccupés par les caprices du pot-au-noir que par le fait de voir à nouveau les chiffres des latitudes croître à nouveau sur leur compteur. D’autant que celui-ci s’annonce hors norme cette année : positionné usuellement aux abords du 5ème ou 6ème degré nord, il semble s’étendre jusqu’aux limites de l’hémisphère sud et manifeste un caractère anormalement actif aux longitudes de la flotte sur le chemin du retour. Il reste que le matelas que chacun des trois premiers possède sur son poursuivant immédiat devrait leur permettre de gérer ce passage sans trop d’inquiétudes. Il s’agira plutôt d’être prudent, de ne pas se faire piéger par une brusque montée des vents sous un grain, accepter de perdre quelques milles en jouant la sécurité plutôt que la gagne.
Steve White approche du Horn Ce qui disparait peu à peu du quotidien des solitaires, ce sont ces écarts de route forcés qu’ils ont subi dans les mers du sud quand, emporté par une vague un peu plus puissante que les autres, le bateau partait en survitesse et finissait sur la tranche… Les petits écarts de conduite restent dans l’ordre du plus que raisonnable, quand on fait une entorse à son régime ascétique pour s’offrir un verre d’une bonne bouteille où que l’on abandonne les règles monastiques qui président aux journées pour s’offrir une petite douceur, telle la tablette de chocolat retrouvée par hasard au gré d’un rangement du bateau. Restent sûrement quelques écarts de langage quand tombe un classement particulièrement décevant où que l’on a raté une manœuvre pourtant répétée cent fois… La course au large suppose aussi quelques petites contrariétés. Toujours pas d’écarts significatifs en tous les cas, entre Arnaud Boissières (Akena Vérandas), Brian Thompson (Bahrain team Pindar) et Dee Caffari (Aviva). Ces trois-là vont avoir des histoires à se raconter dans les bars de La Chaume et nul doute qu’ils sauront trouver le langage adéquat pour le faire. Steve White (Toe in the water) s’apprête, quant à lui, à faire route vers le nord après le passage du Horn. Enfin, Raphaël Dinelli (Fondation Océan Vital) et Norbert Sedlacek (Nauticsport-Kapsch) ont trouvé la vitesse de croisière qui convient à leur navigation collée-serrée. Pour eux, le Horn est encore loin. Quand ils franchiront le Cap Dur, il y a de fortes chances que le Vendée Globe ait déjà consacré son nouveau roi. Un océan d’écart, c’est parfois un monde.
Classement à 5h00 : 1- Michel Desjoyeaux (Foncia) à 3376,9 milles de l’arrivée 2- Roland Jourdain (Veolia Environnement) à 494,6 milles du premier 3- Armel Le Cléac’h (Brit Air) à 1119,2 milles du premier 4- Sam Davies (Roxy) à 1943,8 milles du premier 5- Marc Guillemot (Safran) à 2100,7 milles du premier 6- Brian Thompson (Bahrain Team Pindar) à 2814,3 milles du premier 7- Arnaud Boissières (Akena Vérandas) à 2873,3 milles du premier 8- Dee Caffari (Aviva) à 2891,8 milles du premier 9- Steve White (Toe in the water) à 3839,6 milles du premier 10- Rich Wilson (Great American III) à 5278,2 milles du premier 11- Raphaël Dinelli (Fondation Océan Vital) à 6971,5 milles du premier 12- Norbert Sedlacek (Nauticsport-Kapsch) à 6976,4 milles du premier
Coup dur pour Roland Jourdain (Veolia Environnement) qui ne cachait pas son moral en baisse à la vacation de dimanche midi. Le deuxième du classement ne peut rien faire pour empêcher Michel Desjoyeaux (Foncia) de creuser une avance de plus en plus confortable. Pendant que Desjoyeaux surfe à vive allure dans les alizés, Jourdain bataille dans une zone de grains et de pétole. En quatre jours, l’avance de Mich’ Desj’ a plus que doublé, passant de 230 à 484 milles. Fataliste, Jourdain garde néanmoins l’espoir. " la chasse au Desjoyeaux reste ouverte jusqu’à début février " ironise-t-il. Façon de dire que la course n’est pas encore finie. Le passage de l’équateur demain, et l’entrée à suivre dans le pot-au-noir peuvent justement inverser la tendance et permettre à Roland Jourdain de réduire son retard. La zone frontalière entre les deux hémisphères est actuellement occupée par un pot-au-noir actif et épais. De son côté, Michel Desjoyeaux se dit ni inquiet ni trop confiant. La météo ne lui paraît pas trop défavorable. Et il verrait d’un très mauvais œil qu’une avarie puisse inverser le cours de ce sixième Vendée Globe qu’il mène depuis 33 jours.
Derrière, les écarts se creusent également, à commencer par Armel Le Cléac’h (Brit Air), troisième et relégué à plus de 1000 milles du leader, contre 700 deux jours plus tôt. Idem pour Sam Davies (Roxy) et Marc Guillemot (Safran), aux prises avec des dépressions orageuses au large de l’Uruguay. Après le trio Brian Thompson (Bahrain Team Pindar), Arnaud Boissières (Akena Vérandas), Dee Caffari (Aviva), qui se tient en moins de 100 milles, le prochain concurrent à revenir dans l’Atlantique sera Steve White (Toe in the Water), la nuit prochaine. Le Britannique, bizuth des mers du sud, mérite ses galons de cap-hornier tant il bataille depuis des semaines pour maintenir son vieux bateau en état. Dernière opération en date, l’affalée de la grand-voile aujourd’hui pendant plusieurs heures pour changer un chariot défaillant.
Les trois derniers solitaires ont encore du mille à courir avant de contourner le continent sud-américain. Rich Wilson (Great American III), le doyen de la course, a vécu 48 heures horribles. Une " punition " avec port du casque obligatoire à l’intérieur pour ne pas se blesser. Au contraire, les conditions sont presque trop clémentes pour les deux derniers qui progressent doucement en bordure d’un anticyclone inhabituel dans les Quarantièmes Sud. Ce soir, ils concèdent près de 7000 milles de retard sur le leader, soit l’équivalent de la distance entre le Cap Horn et l’arrivée…
Voix du large…
Michel Desjoyeaux, Foncia, à la vacation du jour : « Là, je suis plus rapide que Bilou (Jourdain), donc l’écart va encore se creuser un petit peu, puis je vais ralentir en arrivant dans le pot-au-noir. On n’a pas une situation très académique et il sera peut-être un peu meilleur pour Bilou. De ce que j’en comprends, il est très bordélique et pas vraiment de saison. Derrière, il y a les Alizés qui nous attendent et ça risque d’être musclé. On prévoit une arrivée pour le 1er février, on va voir comment ça va se passer. Il y a des choses qu’on ne m’enlèvera pas : notamment, tout ce que j’ai fait jusqu’à présent, mais ce serait bien d’aller jusqu’au bout de la démarche. Après, la vie est faite d’impondérables… »
Roland Jourdain, Veolia Environnement, à la vacation du jour : « C’est dur. Je pensais que je rentrais dans le bon wagon, puis Mich’ est parti et moi je suis resté. Un mauvais dimanche… Enfin, je n’ai pas à me plaindre, on est dans un beau pays. Tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir et j’ai jusqu’à l’arrivée pour aller le plus vite possible. Ce qui sous-entend, aller plus vite que l’autre, mais ça va être dur. Pourtant, le Pot-au noir va être plus éprouvant pour lui que pour moi. La chasse au Desjoyeaux est ouverte jusqu’à février, après on ferme, mais on la fera jusqu’au bout. »
Arnaud Boissières (Akena Verandas) à la vacation du jour : « Là, ça va, le temps est beaucoup plus clément qu’il y a quelques jours. Le fait d’avoir Brian (Thomson) devant et Dee (Caffari) derrière, ça met du piment, même pour eux. Je pense que c’est bien, on a une dynamique à nous. On s’est beaucoup écrit pendant le coup de vent. Brian (Thomson) a été très sympa, il nous a donné les conditions qu’il avait, car il était devant nous…. Sinon, j’ai croisé des pêcheurs hier soir, là où je ne m’y attendais pas, c’était génial. Le ciel est maintenant assez chargé, c’est gris et il pleut un petit peu. Mais j’ai changé mes bottes de légionnaire contre des bottes de danseuse, c’est quand même plus agréable ! »
Classement de 16h00 : 1- Michel Desjoyeaux (Foncia) à 3526 milles de l’arrivée 2- Roland Jourdain (Veolia Environnement) à 484 milles du premier 3- Armel Le Cléac’h (Brit Air) à 1065 milles 4- Sam Davies (Roxy) à 1852 milles 5- Marc Guillemot (Safran) à 2149 milles 6- Brian Thompson (Bahrain Team Pindar) à 2832 milles 7- Arnaud Boissières (Akena Vérandas) à 2889 milles 8- Dee Caffari (Aviva) à 2926 milles 9- Steve White (Toe in the Water) à 3849 milles 10- Rich Wilson (Great American III) à 5225 milles 11- Norbert Sedlacek (Nauticsport-Kapsch) à 6931 milles 12- Raphaël Dinelli (Fondation Océan Vital) à 6936 milles RDG Vincent Riou (PRB), 3e. (30 concurrents au départ. RDG = réparation accordée par le jury)
« Sur cette étape, vous avez besoin d’être rapide et malin, mais plus important, vous devez arriver entier », disait il y a quelques jours Ian Walker, le skipper de Green Dragon. Le ton est donc donné pour ce parcours de 10-11 jours de navigation à haut risque en Mer de Chine.
Après un bref triangle très disputé dans 12-15 noeuds de Nord-Est, la flotte a enroulé la dernière bouée, Ericsson 4 en tête, suivi dans l’ordre et en rangs serrés par Puma, Green Dragon, Ericsson 3, Telefónica Blue puis Black et enfin Delta Lloyd quelque peu distancé. Ce dernier tour de piste achevé, 2 500 milles placés sous haute surveillance attendent les concurrents de la Volvo Ocean Race.
Cette 4ème étape se disputera en effet sur une mer casse-bateaux, avec de forts courants contraires aux vents de près dominants sur ce parcours. L’important trafic maritime sera également à surveiller avec beaucoup de vigilance tout comme de possibles récifs non répertoriés dans des zones encore mal cartographiées, comme au large des Philippines.
En ce début d’étape, Ericsson 4 a tout de suite donné le tempo. Les autres sont prévenus, le leader suédois du classement général après 5 manches ne veut pas laisser rêver trop longtemps ses deux plus proches adversaires, Telefónica Blue et Puma quant à une possible OPA sur son leadership.
Depuis le départ, les équipages s’accordent en à dire que sur le papier, cette étape en Mer de Chine s’annonce la plus brutale de tout ce nouveau parcours 2008-2009. C’est donc de la pugnacité qu’il faudra aux marins pour arriver aux places d’honneur à Qingdao, d’ici une bonne dizaine de jours, mais aussi beaucoup de doigté et un peu de baraka.
A noter qu’Ericsson 3 s’est vu retirer 3 points pour avoir changé ses safrans à Singapour. Le second équipage de l’Ericsson Racing Team garde néanmoins sa 6ème place au général provisoire avec un total de 19 points.
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VOLVO OCEAN RACE 2008-2009 en escale à Singapour
Classement général Provisoire après 5 manches
1- Ericsson 4 – 39 points 2- Telefonica Blue – 33,5 points 3- Puma – 31 points 4- Ericsson 3 – 24 points 5- Green Dragon – 22,5 points 6- Telefonica Black – 19 points – après les 3 points retirés en fin d’escale à Singapour pour avoir changé ses safrans. 7- Team Russia – 10,5 points – s’est retiré provisoirement de la course 8- Delta Lloyd – 10 points
Jean de la Fontaine doit se retourner dans sa tombe : le lièvre Desjoyeaux est en train de manger tout cru les tortues rescapées de ce Vendée Globe 2008-2009. Même si son retour aux Sables d’Olonne n’avait rien d’une partie de campagne dans la luzerne, " Miche " n’a eu de cesse depuis de naviguer un cran au dessus de la concurrence et d’avaler mille après mille jusqu’à prendre le pouvoir dans l’Océan Indien pour ne plus le lâcher par la suite. 421 milles, c’est plus d’une journée de mer, un monde quand tout est sous contrôle, une poussière en cas de pépin. Ses concurrents commencent à en convenir eux-mêmes : seuls des soucis techniques pourraient maintenant faire que leur copain de Port-la-Forêt n’empoche pas la mise aux Sables d’Olonne. Et la question n’est visiblement pas à l’ordre du jour.
Ateliers de réparation Derrière le patron, la flotte s’étale maintenant des côtes du Brésil aux portes du Pacifique. Les plus à l’ouest, Raphaël Dinelli (Fondation Océan Vital) et Norbert Sedlacek (Nauticsport-Kapsch) semblent se tenir à leur pacte de collaboration. Les deux navigateurs sont séparés de 0,7 milles seulement et adaptent visiblement leur vitesse l’un à l’autre. Qui va doucement, va sûrement : une chose est certaine, la navigation en convoi n’est sûrement pas le meilleur aiguillon pour tenir des vitesses élevées. Steve White (Toe in the water) a dû, lui aussi, ralentir aux abords du cap Horn. Le navigateur britannique a quelques soucis de rail de grand-voile et attend une accalmie pour réparer et retrouver des vitesses plus conformes aux impératifs de la course au large. Dee Caffari (Aviva) s’apprête à ravauder sa grand-voile : une opération complexe puisque la navigatrice va devoir affaler de nouveau au quatrième ris, étaler les surfaces endommagées dans son cockpit et coller, par dessus les zones les plus abîmées, des pièces découpées dans une de ses voiles d’avant. Pour finir un Vendée Globe, il faut savoir faire tous les métiers : mécanicien de fortune, maître voilier, technicien composite, électronicien, l’éclectisme est devenu une des vertus cardinales du parfait circumnavigateur…
Classement à 5h00 : 1- Michel Desjoyeaux (Foncia) à 3695,8 milles de l’arrivée 2- Roland Jourdain (Veolia Environnement) à 421 milles du premier 3- Armel Le Cléac’h (Brit Air) à 972,1 milles du premier 4- Sam Davies (Roxy) à 1777,1 milles du premier 5- Marc Guillemot (Safran) à 2124,6 milles du premier 6- Brian Thompson (Bahrain Team Pindar) à 2763,8milles du premier 7- Arnaud Boissières (Akena Vérandas) à 2857,2 milles du premier 8- Dee Caffari (Aviva) à 2905,2 milles du premier 9- Steve White (Toe in the water) à 3773,2 milles du premier 10- Rich Wilson (Great American III) à 5226,9 milles du premier 11- Norbert Sedlacek (Nauticsport – Kapsch) à 6849,8 milles du premier 12- Raphaël Dinelli (Fondation Océan Vital) à 6850,5 milles du premier RDG- Vincent Riou (PRB)- Réparation accordée
Après 28 125 milles autour du monde en solitaire, en trimaran, Thomas Coville amarre son oiseau de 32 m au port de commerce de Brest. « J’ai ramené le bateau, » murmure-t-il, les yeux fermés en serrant fort dans ses bras Joseph Bougro. « Tu as fait davantage que ça, » lui assure le fondateur de Sodeb’O, son sponsor. Sur le voilier, les yeux d’une fillette pétillent. Ils racontent son admiration pour le marin. Pour son papa. Thomas Coville est revenu d’un voyage aussi formidable que terrible. L’émerveillement de l’enfant est celui de tous ceux qui ont suivi son périple.
Les micros se tendent vers le skipper aux yeux rougis par l’épuisement. C’est déjà le moment où il faut livrer ses tripes, résumer en quelques secondes deux mois passés en mer. « J’ai tout donné, je n’ai pas lâché une minute, dit-il avant qu’un nœud n’entrave sa gorge. J’étais parti pour le record et ça, je n’ai pas réussi à le faire. » Il faut déjà répondre à la question suivante. Coule une larme. De ses mains cabossées, le marin finit par l’essuyer. Peut-on lire sur les mains les efforts qu’il a dû consentir ? Simplement une évocation. Quand aux embrassades avec les proches succèdent les poignées de main, Thomas doit s’excuser : ses pognes sont tellement amochées qu’il ne peut pas serrer fort.
Encore des questions. Pour répondre, Thomas ne regarde pas ses congénères mais le ciel et son multicoque. « J’ai vécu quelque chose de fort avec ce bateau, une osmose totale, c’est rare. Il a été exceptionnel dans ses réactions, dans son comportement. C’est inimaginable. Il est hyper sain au portant. J’ai engagé dans l’eau jusqu’à la moitié du trampoline et il est ressorti. Jamais il ne m’a déçu. » Le skipper ne tarit pas d’éloges sur son alter ego et esquive adroitement chaque compliment. « Je suis content de voir le bateau en bon état, observe Benoît Cabaret, l’architecte de Sodeb’O, mais c’est le bonhomme, plus que le bateau qui m’impressionne. » Pourtant, Thomas sait que le trimaran a beaucoup encaissé, qu’il y a des fissures à l’intérieur. « Le bateau est cabossé, moi aussi. » De l’extérieur, on ne devine rien. Jusqu’à la ligne d’arrivée, à l’entrée du chenal de Brest, le skipper est resté concentré. « C’est un endroit dangereux et très compliqué à gérer en solitaire. La dernière nuit est très particulière. J’avais à cœur de rester sous les 60 jours. Je ne pensais pas aller aussi loin. A terre, on se fixe des limites qui n’existent pas. »
Désormais Thomas Coville fait partie des trois seules personnes qui ont bouclé le tour du monde en solitaire à bord d’un multicoque sans escale. En 59 jours, 20 heures, 47 minutes et 43 secondes, il a parcouru 28 125 milles à la vitesse de 19,6 noeuds. Alors, effectivement, il boucle la boucle avec 2 jours, 7 heures et 13 minutes de plus que Francis Joyon, mais ayant parcouru 1725 milles de plus, Thomas Coville a été le plus rapide. « Il faut qu’il en prenne conscience, insiste Patricia Brochard, directrice de Sodeb’O. Ça me fait penser à ces grands explorateurs qui partaient sans savoir ce qu’ils allaient découvrir. »
De retour de son périple, Thomas Coville sait qu’il lui reste des découvertes à faire. Il a déjà sa feuille de route. « Donnez-moi la sérénité d’accepter les choses que je ne peux pas changer, le courage de changer les choses que je peux changer et la sagesse de faire la différence, » confiait Thomas en citant Marc Aurèle. « La sagesse, il va me falloir du temps pour la trouver ».
Jean Le Cam, skipper de VM Matériaux : « Il était 1 heure du matin, le 6 janvier. Je progressais, par 56 degrés sud, en approche du cap Horn et je venais d’empanner à l’endroit le plus sud de la course. Je profitais d’une bascule de vent, j’étais content, je n’avais plus qu’à matosser : la vie était belle. J’ai reçu un appel de Vincent et au cours de notre discussion, j’ai senti un choc : un choc pas banal, un choc grave. Le bateau a commencé à avoir des attitudes bizarres. J’ai donné ma position à Vincent, mais j’ai dû parler dans le vide : la communication était coupée. J’ai alors appelé Michel Ollivier (project manager de l’équipe de Jean) qui a pu prévenir la Direction de Course, puis, en 30 secondes le bateau a chaviré. J’ai réussi à fermer une porte, mais pas la deuxième par laquelle le bateau se remplissait d’eau. Je me suis alors organisé pour la suite. J’ai récupéré dans ce qui flottait tout ce qui était nécessaire pour ma survie : une caisse de nourriture, de l’eau, des vêtements secs dans un sac sous vide et une TPS (combinaison de survie), mon pouf « Igor », une polaire trempée que j’ai essorée. Je suis allé me réfugier dans le compartiment à l’avant du mât. La trappe a cédé et j’ai progressé vers l’étrave… Ma première des priorités a été de lutter contre le froid : si tu as froid, tu pars en hypothermie et tu crèves… »
Vincent Riou, skipper de PRB : « Suite à notre conversation qui a vite tourné court, je ne me suis pas posé de questions… Cela arrive souvent lors des appels téléphoniques par Iridium. Mais j’avais un mauvais pressentiment et quand la Direction de Course m’a contacté pour me donner la position de Jean et me demander de me dérouter, je m’apprêtais à prendre des nouvelles… »
Denis Horeau, Directeur de Course du Vendée Globe : « Michel Ollivier m’a appelé à 1h16 pour me dire que Jean était en train de chavirer. Nous avons demandé à Vincent Riou et Armel Le Cléac’h de se dérouter. Nous nous sommes aussi mis immédiatement en relation avec la Marine et les secours chiliens, qui ont formidablement réagi en évaluant les moyens dont ils disposaient sur la zone du chavirage. Le pétrolier qui l’a rejoint, et qui a permis de guider Vincent et de l’aider à repérer le bateau retourné, a apporté une aide très précieuse. Tous les marins en mer se sont révélés extrêmement réactifs. »
Le sauvetage
Vincent Riou : « Je n’ai aperçu le bateau que quand j’étais à 0,6 mille environ. Cela faisait une demi-heure que j’étais pourtant accroché à mes jumelles… Je ne voyais rien dans ces conditions de mer difficiles. La présence du pétrolier m’a bien aidé et quand j’ai enfin vu VM Matériaux, j’ai rassemblé des trucs (boîtes de conserve, etc…) pour les envoyer sur la coque afin me faire connaître. Nous n’avions aucune nouvelle et la première des priorités était de s’assurer que Jean était bien à bord. J’ai dû m’y reprendre à plusieurs fois, et au 3ème passage, j’ai entendu une voix et surtout j’ai vu le petit spectacle de pyrotechnie de Jean avec la fusée parachute qu’il a envoyée à travers le passe coque ! Il savait à présent que j’étais là et il fallait que je reste à tout prix à côté de lui en multipliant les empannages au plus près. Quand Armel est arrivé, il a pris le relais autour du bateau de Jean afin que je transmette des informations à la Direction de Course. J’ai envoyé des photos pour montrer que la trappe de survie était immergée et que les opérations de secours, l’intervention de plongeurs notamment, seraient difficiles. J’ai de nouveau pris le relais quand Armel a rencontré des soucis de moteur et au bout de 3-4 tours, j’ai vu des caisses sortir du bateau par l’arrière et la trappe de survie qui flottait. Et là, j’ai vu le bonhomme sortir et se hisser sur la coque en bonne position : debout le long du safran. J’ai alors préparé mes armes et fait plusieurs approches. Dès que je le lâchais des yeux, j’étais inquiet. Il fallait que je gère trois paramètres : la trajectoire, la vitesse du bateau et le bout à lancer pour que Jean puisse s’amarrer. J’avais la bonne distance et quand j’ai entendu un « crac », je ne me suis même pas retourné… »
Le cap Horn en double
Jean Le Cam : « Cela reste une histoire exceptionnelle. J’ai même fait un film de notre passage en double du cap Horn à bord de PRB. J’étais le réalisateur et je voulais qu’on le passe au plus près ! Imaginez un peu : je perds mon lest au cap Horn et qui vient me récupérer ? Vincent, celui qui était mon concurrent direct lors de la dernière édition du Vendée Globe. Ensuite, 24 heures après, il y a eu le démâtage de PRB. Je me suis senti pire qu’horriblement gêné : même si en revenant à l’origine des choses et au fait que c’est à cause d’un container ou d’un OFNI que mon bateau a percuté, j’a senti que ce démâtage était de ma faute : en tout cas généré par les manœuvres effectuées par Vincent pour me secourir. »
Ushuaia
Vincent Riou : « PRB est au mouillage à Ushuaia. Nous avons imaginé différentes solutions. Mais vu les conditions il était inimaginable d’installer un gréement pour un retour en convoyage. Il est donc en attente d’un cargo, qui va le ramener en Europe. A priori, il doit être embraqué entre le 20 et le 25 janvier. J’essaye de ne pas penser à la suite de la course et à la remontée de l’Atlantique que j’attendais avec impatience. J’essaye d’oublier cet épisode, même si je n’ai aucun regret. Quand on prend le départ du Vendée Globe, on s’engage totalement. On sait qu’il faut être capable de faire preuve d’autonomie : pour soi et pour le groupe. Nous partons naviguer dans des mers difficiles, cela fait totalement partie du jeu d’être récupéré par un concurrent comme d’aller en sauver un… Avec Jean, nous allons faire un rapport sur tout ce qui s’est passé, mettre à plat nos réflexions pour que le collectif tire le maximum d’informations de ces événements et de cette expérience. Isabelle Autissier doit même écrire l’histoire pour nous… »
La solidarité prime avant tout
Jean Le Cam : « Avant tout, je voulais remercier tout le monde pour tous les messages de soutien que nous avons reçu à la maison et auxquels nous n’avons pu répondre. Ils m’ont beaucoup marqué par leur sincérité et leur profondeur. C’est rassurant de voir que dans ces moments difficiles, on peut croire en l’être humain. Nous avons vécu une aventure humaine incroyable, où la solidarité prime avant tout et sur tout. Pour le reste, j’ai bien l’intention de participer au prochain Vendée Globe. Déjà avant le départ, j’en parlais. Mais avec tous ces événements, il est d’autant plus clair que je ne souhaite pas en rester là … »
Réaction de Jean-Charles Chaigne, … VM Matériaux
« Le 6 janvier, nous avons vécu une journée difficile et nous n’avons été soulagés que quand Jean a été récupéré par Vincent. C’est une histoire incroyable qui s’est écrite et que nous avons vécue en direct, de celles qui font le mythe du Vendée Globe. Tous nos sincères et chaleureux remerciements vont à Armel Le Cléac’h et bien sûr à Vincent Riou, qui n’a pas hésité à mettre son bateau en danger. Nous sommes aussi très reconnaissants envers la Direction de Course, qui s’est montrée très professionnelle dans la gestion des secours, comme dans la communication. Pour le reste, c’est notre 3ème Vendée Globe, nous mesurons pleinement l’image dont bénéficie cette course et nous restons très attachés aux valeurs, notamment la solidarité, véhiculées par la voile. Il serait aussi malvenu de ne pas apprécier les retours et les effets positifs de l’Odyssée de VM Matériaux qui a débuté en 2006 avec Jean Le Cam. Nous sommes ravis de notre participation. »
Il y a les rendez-vous d’affaires, les rendez-vous galants et les rendez-vous au milieu du Pacifique Sud ! Sur ce Vendée Globe, les destins de Raphaël Dinelli (Fondation Océan Vital) et Norbert Sedlacek (Nauticsport-Kapsch) sont liés. Si l’un a un problème, c’est l’autre qui lui viendra en aide le premier. Une solidarité des gens de mer doublée d’une connivence de vivre la même aventure. Et parfois les mêmes galères. En bons voisins courtois qu’ils sont, ils ont donc décidé de se rendre visite. A moins de 70 mètres l’un de l’autre, ils se sont filmés, pris en photos et ont discuté des heures à la VHF. Une rencontre insolite au milieu de nulle part et qui reste pour l’instant, selon le navigateur autrichien, comme la plus belle journée de son Vendée Globe…
Dans l’agenda de Michel Desjoyeaux (Foncia), pas de rendez-vous en vue avec son compère Roland Jourdain (Veolia Environnement). Depuis 32 jours, Desjoyeaux mène cette course de main de maître. Et depuis 32 jours, Jourdain s’accroche dans son sillage avec le secret espoir de revenir à hauteur du leader. Mais en touchant pour de bon les alizés de Sainte-Hélène, Mich’ Desj’ a remis un coup d’accélérateur. Pointé ce matin à 14 nœuds (contre 11,8 pour Jourdain), il a également repris 60 milles d’avance depuis 24 heures (de 270 à 330 milles). Dès que Jourdain touchera à son tour la rotation du vent du nord-est à l’est, il pourra remettre du charbon et stabiliser son retard. Pour lui, la prochaine opportunité météorologique de revenir sur le leader s’appelle le pot-au-noir dans environ trois jours.
Après 24 heures particulièrement difficiles, le trio Brian Thompson (Bahrain Team Pindar), Arnaud Boissières (Akena Vérandas) et Dee Caffari (Aviva) semble sorti d’affaire. Ces trois-là peuvent d’ores et déjà prendre rendez-vous aux Sables d’Olonne pour se raconter comment ils ont chacun vécu – et admirablement négocié – la plus violente tempête de ce Vendée Globe. Le retour en Atlantique est enfin synonyme de soulagement. Arnaud Boissières va pouvoir célébrer dignement aujourd’hui, avec 24h de retard, son premier passage du Cap Horn qui restera à jamais ancré dans sa mémoire comme l’un de ses plus forts souvenirs de mer. " Une journée extraordinaire " a-t-il écrit cette nuit. On veut bien le croire…
Classement à 5h00 : 1- Michel Desjoyeaux (Foncia) à 4048 milles de l’arrivée 2- Roland Jourdain (Veolia Environnement) à 330 milles du premier 3- Armel Le Cléac’h (Brit Air) à 775 milles 4- Sam Davies (Roxy) à 1618 milles 5- Marc Guillemot (Safran) à 1942 milles 6- Brian Thompson (Bahrain Team Pindar) à 2657 milles 7- Arnaud Boissières (Akena Vérandas) à 2775 milles 8- Dee Caffari (Aviva) à 2812 milles 9- Steve White (Toe in the Water) à 3634 milles 10- Rich Wilson (Great American III) à 5114 milles 11- Norbert Sedlacek (Nauticsport-Kapsch) à 6671 milles 12- Raphaël Dinelli (Fondation Océan Vital) à 6672 milles RDG Vincent Riou (PRB), 3e. (30 concurrents au départ. RDG = réparation accordée par le jury)