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groupe Bel
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Annoncé depuis près d’un an, l’European Pro Tour a  failli dérailler il y a peu, victime d’un faible nombre de participants et d’une crise ayant affectée bien des budgets. Cependant, grâce aux efforts conjugués d’Olay Nautic, de la classe IMOCA et de certains coureurs particulièrement attachés à cette première course de l’Europe réservée aux monocoques, l’European Pro Tour rassemblera des équipages de talent avec, à leurs têtes, des marins de haut niveau comme Michel Desjoyeaux, Roland Jourdain, Kito de Pavant, Jean-Pierre Dick, Guillermo Altadill, Alex Pella, Marc Thiercelin ou Dee Cafari soit à ce jour huit participants représentant  trois nationalités.
Les navigateurs vont pouvoir exploiter à fond le potentiel de leurs monocoques : «  Il va être intéressant de voir, dans ces conditions, si l’on retrouve la même hiérarchie qu’en solitaire. Si c’est à nouveau un plan Farr qui va l’emporter ou un VPLP Verdier ou encore un plan Lombard » précise le directeur de course qui poursuit : « Les conditions de mer et de vent risquent également d’être très diverses entre la mer Egée, la mer Méditerranéenne et enfin l’Atlantique. Pour l’emporter, il faudra tirer les bons bords, comme d’habitude, mais aussi bien gérer les phases de transition ».
Dominique Wavre, Président de l’IMOCA : « L’European Pro Tour est une compétition importante du calendrier IMOCA qui s’internationalise. Elle doit se courir tous les deux ans. Il n’est jamais facile de créer une nouvelle épreuve. Nous voyons pourtant que, malgré la conjoncture économique difficile, de nombreux teams ont répondu présent. C’est encourageant pour le futur. Nous sommes aux côtés de l’organisateur, Olay Nautic et nous serons attentifs au bon déroulement de l’épreuve »
Quant au double vainqueur du Vendée Globe, Michel Desjoyeaux, il ajoute : « Ca me plaît bien d’aller là-bas car je n’ai jamais navigué dans les Cyclades. Ca va être une bonne occasion d’y aller même si ce n’est pas pour de faire du tourisme. Ce qui me plaît également dans l’European Pro Tour, c’est de naviguer car je trouve que nous ne régatons pas assez sur ces beaux bateaux. Alors, quand en plus on peut en faire profiter les équipiers, c’est super ».
Dans le Sud de la France, Kito de Pavant ne cache pas son bonheur : « Je suis très heureux de voir l’European Pro Tour  naître. C’est toujours difficile de créer une nouvelle course, de développer des synergies. Dès le départ, les villes d’Istanbul, de Nice, de Barcelone ou de Brest se sont impliquées. Par respect pour elles, il fallait faire la course ».

Les pré-inscrits au 21 avril 2009 :
1.    Foncia / Michel Desjoyeaux
2.    Groupe Bel / Kito de Pavant
3.    Veolia / Roland Jourdain
4.    DCNS / Marc Thiercelin
5.    Paprec-Virbac / Jean-Pierre Dick
6.    Estrella Dam / Guillermo Altadill
7.    Gaes / Albert Bargues
8.    Aviva / Dee Caffari (tbc)

Les villes étapes
1.    Istanbul
Arrivée des concurrents le 22 août, Trophée du Bosphore le 28 et départ de la première étape le 29
2.    Nice
Arrivée des concurrents le 4 septembre, Trophée de Nice le 7 et départ de la deuxième étape le 8
3.    Barcelone
Arrivée des concurrents le 10 septembre, Trophée de Barcelone le 12 et départ de la troisième étape le 14
4.    Portsmouth
Arrivée des concurrents le 22 septembre, Trophée de Portsmouth le 26 et départ de la dernière étape le 27 septembre
5.    Brest
Arrivée des concurrents le 30 septembre, Trophée de Brest le 3 octobre et remise des Prix le 4

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Morvan tient tête à Tabarly

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Cinquante milles d’écart latéral entre Cercle vert et Athema. Moins d’un degré de latitude et pourtant un monde les sépare. Au nord, Gildas Morvan, solide leader depuis plusieurs jours voit sa suprématie contestée par deux gloutons qui dévorent avec avidité les milles à plus de dix noeuds de moyenne. Erwan Tabarly, d’usage tout en retenue, ne cachait pas son plaisir, à la vacation de ce matin, d’entendre la quille qui sifflait dans la nuit noire pendant que le bateau surfait sur les vagues. Plus au nord, Gildas Morvan ne pouvait masquer une légère pointe d’appréhension en observant le retour des embusqués… Car vingt-quatre heures plus tôt, c’est encore près de 50 milles que le skipper d’Athema se devait de rattraper pour espérer encore l’emporter.
 
Pain blanc, pain noir
 
Mais Erwan Tabarly reste suffisamment lucide pour savoir que rien n’est joué. La journée de mercredi devrait encore lui être favorable et l’écart entre les deux bateaux devrait continuer de se réduire. Est-ce que, malgré tout, ce sera suffisant pour prétendre à la victoire? Rien n’est moins sûr, car de l’avis même des deux navigateurs engagés dans cette bagarre, les dernières heures devraient être à nouveau plus favorables à Gildas Morvan. Un retour des vents à l’est devrait ainsi permettre à Cercle Vert de se recaler sur la route, de même que les écarts de vitesse devraient aussi se stabiliser. Il faudra aussi surveiller la bataille de chiffonniers que risquent de se livrer pour le podium, Nicolas Troussel (Financo) et Gérald Veniard (Macif) au nord et le jeune François Gabart (Espoir Région Bretagne) au sud. Il n’est pas certain d’ailleurs que la déférence souhaitée envers les anciens de la classe soit totalement respectée dans cette affaire. Dans ces duels à distance, l’humour ne perd pas ses droits : ainsi Gildas regrettait d’avoir eu pitié de son pote Erwan au départ de Belle-Île-en-Mer et de lui avoir offert une de ses boites de foie gras. De l’influence du gavage des oies et des canards sur la performance des carènes, voilà un sujet de thèse qui mérite d’être exploré…
 
 
Ils ont dit :
 
Gildas Morvan – Cercle Vert – 1er au classement de 5h
« Erwan a toujours un petit peu plus de vent dessous. Ce n’est pas facile de savoir ce qu’il va se passer; l’alizé n’est pas régulier et pas forcément comme sur les modèles. Le mieux c’est de continuer comme çà. Au final normalement, le vent devrait tourner un peu plus à l’est, donc ça devrait être un peu plus avantageux pour moi. C’est un peu plus tendu que d’habitude évidemment, mais j’essaie de naviguer proprement, je suis tout le temps sur le bateau. On a un ciel étoilé mais il n’y a pas de lune encore. Ce n’est pas facile de barrer car il n’y a pas beaucoup de repères. En plus ça va assez  vite donc il faut rester concentré. Pour le reste tout va bien, hier je me suis fait un petit foie gras et un parmentier de canard c’était délicieux. D’ailleurs j’ai donné du foie gras à Erwan avant le départ, je n’aurai pas dû, c’est ça qui le fait avancer comme un avion ! »
 
Erwan Tabarly – Athema – 2ème au classement de 5h
« J’ai la pêche. Ça déboule, je suis beaucoup à la barre, ça va vite donc il faut être là. Le bateau avance bien, avec un angle assez sympa par rapport au vent, c’est super. Gildas est 26 milles devant et je vais quasiment un nœud plus vite que lui. Il faudra qu’il descende un peu à un moment ou un autre, je n’ai pas encore fait mes analyses mais comme on attend une bascule sur la fin il pourrait être mieux placé que moi, je ne sais pas, tout dépend des milles que je pourrais grappiller aujourd’hui. C’est intéressant car il y a trois jours j’avais 50 milles de retard, je pensais que c’était plié, donc quand je vois la situation maintenant, j’ai vraiment un espoir.
Ça surfe, le bateau n’est jamais en dessous de 10 nœuds en ce moment, c’est un vrai bonheur. C’est la dernière ligne droite, c’est course de vitesse jusqu’à la ligne d’arrivée.»

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J+3 : Bilan tricolore positif à Hyères

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Trois Français sont donc en tête : Damien Seguin en 2.4, Xavier Rohart et Pierre-Alexis Ponsot en Star (vainqueurs de 2 manches sur 3 aujourd’hui) et Julien Bontemps en Planche à Voile. La bagarre est extrêmement serrée dans cette dernière série où l’israélien Shahar Zubari vainqueur des deux manches du jour devant Julien Bontemps justement, n’a qu’un point de retard sur le Français.
La mi-course sonne aussi l’heure des comptes dans les séries qui naviguent en groupe puisque dès demain elles seront réparties hiérarchiquement pour le reste de l’épreuve (en Gold, Silver et même jusqu’à Bronze pour les Laser qui sont classés en trois groupes). Chacune des séries concernées verra des Français naviguer dans le meilleur des groupes et souvent en nombre.
C’est le cas en RS :X hommes où 11 français entrent dans le groupe Gold dont, en dehors de Julien Bontemps, Samuel Launay, 6ème,  qui l’accompagne dans le  Top Ten. En Laser, où l’on sait les membres de l’équipe de France absents, seul le calédonien Malo Leseigneur, 17ème, y parvient dans une série où le britannique Paul Goodison s’est installé en maître avec deux nouvelles manches dans sa musette. On compte sept équipages en 470 hommes dont évidemment le duo Nicolas Charbonnier/Baptiste Meyer Dieu auteur d’une belle journée (2ème et 5ème des deux manches) qui les grimpe à la 4ème place du général (voir article ci-dessous). A noter que la belle victoire de manche de Pierre Leboucher et Vincent Garos a malheureusement été assombrie par une OCS dans la deuxième manche du jour. Dix points séparent Charbonnier/Meyer Dieu des suisses Mathias Buhler et Félix Steiger pas si inattendus que cela à cette place puisque le premier, possédant la double nationalité, a bien failli représenter l’Argentine aux derniers JO et que son équipier était lui en Chine pour son pays. Enfin, on remarquera la performance d’ensemble des 49er français qui placent quatre équipages dans les dix premiers avec Axel Silvy et Ulysse Hoffmann, 4ème et Julien d’Ortoli/Noe Delpech, Morgan Lagravière/Yann Rocherieux, vainqueurs d’une manche aujourd’hui, et Manu Dyen/Stéphane Christidis qui se suivent aux 8, 9 et 10ème places ! On n’oubliera pas pour autant de pointer le beau parcours des italiens Pietro et Gianfranco Sibello qui poursuivent la course en tête.
Si dans les autres séries, les tricolores sont plus éloignés des podiums provisoires, toutes, à l’exception des Laser féminin, laissent les espoirs entiers pour l’entrée dans les Medal race vendredi. Ils profiteront pour cela demain d’une journée plus ventée et ensoleillée…

Charbonnier/Meyer dieu montent en puissance

Equipage nouvellement constitué, on pourrait dire de Nicolas Charbonnier et Baptiste Meyer Dieu qu’ils sont toujours en rodage après une prometteuse victoire à la Semaine de Palma. Disons alors que ce « rodage » s’engage, comme le réclame l’exercice, sur une dynamique régulière et positive : 17ème à l’issue de la première journée, 9ème hier soir et 4ème ce mardi à l’issue des phases de qualification… Notre médaillé de bronze à Pékin analyse avec lucidité cette première moitié de SOF : « nous avons navigué moins proprement les deux premières journées qu’à Palma. Le plan d’eau est plus difficile et pour une jeune association comme la notre, c’est encore plus ardue. Mais il faut un an pour que nous puissions exploiter tout notre potentiel donc c’est normal ». Baptiste conserve le recul que lui confère son récent passé d’entraîneur : « sur la SOF, nous sommes arrivés dans une situation différente qu’à Palma : Nico était malade et fatigué. Dès le début, nous étions moins fluides et cela ne pardonne pas ». Il était du coup intéressant de savoir comment l’ancien entraîneur et l’ancien entraîné réagissaient à la fin d’une journée jugée moyenne. Les réponses confirment l’impression de maturité laissée par cette association atypique : « Cela se passe comme entre des coureurs mais du fait que l’on se connait bien, nous disposons d’une liberté de parole et d’écoute qui est un atout » juge Baptiste. Sur l’eau, Nicolas apprécie le calme de son équipier quand les choses ne vont pas aussi bien que voulu : « Baptiste ne change pas, il est zen et moi je monte toujours aussi vite dans les tours. C’est bien d’avoir à côté de soi quelqu’un qui me calme car si je faisais équipe avec quelqu’un comme moi, on ne finirait pas les régates » s’amuse Nicolas. Nul besoin ce soir de la « zénitude attitude » de Baptiste car avant les finales, le duo a fait fort : « déjà avec ces conditions de petit temps, on va vite. Dans la première manche, on prend un départ pas terrible mais on revient 10 grâce à un bon bord de près et ensuite, on va vite. Dans la seconde, c’est l’inverse, on part bien, on choisit la droite ce qui ne s’avère pas terrible car à la première marque au vent, on est loin mais on revient bien grâce à notre vitesse ». Bilan : deux places de  2 et 5 dans les manches du jour ! Avant l’entrée dans les phases finales, le bilan est du coup positif : « nous ne sommes pas pleinement satisfaits et pourtant nous sommes 4èmes au général, donc on est dans le coup. Dans les phases de qualification, il faut surtout chercher à ne pas perdre la régate ». On aura compris que ce soir Nicolas et Baptiste sont loin d’avoir perdu… Oui, vraiment, on a connu pire comme période de rodage…

Bontemps : la gagne en tête

Pour Julien Bontemps, la SOF constitue son vrai retour à la compétition après les JO. Il livre une interview d’où ressort une véritable plénitude. Et une envie de vaincre plus forte que jamais.
Cette première moitié de SOF : « Je sentais avant de venir que je n’étais pas trop mal. J’avais des bonnes sensations mais on ne sait pas trop qui est en forme. Et à la SOF même si tout le monde n’est pas encore dans une forme olympique, il y a du beau monde… On retrouve la plupart de ceux qui étaient sur l’ancienne P.O et ils veulent conserver leur hiérarchie. C’est ma première épreuve à objectif depuis les JO donc ma place me satisfait. Je voudrais bien avoir un peu plus de vent pour voir où j’en suis dans des conditions de planning ».
Depuis ta médaille, ton statut a-t-il changé dans la flotte ? « Non, mais les gens paraissent contents pour moi après l’échec des JO d’Athènes. »
Et toi te sens-tu différent ? « Oui  car je relativise davantage. Ma médaille, on ne me l’enlèvera pas donc désormais tout est du bonus. On court avec moins de pression dans les compétitions comme celles-ci, tu gagnes en lucidité. »
Par rapport à l’équipe ?  « Je ne me sens pas un leader mais j’ai envie de partager mon expérience notamment avec les jeunes qui arrivent.  C’est bien dans l’esprit de cette équipe ».
On court après quoi quand on a eu une médaille ? « Je repars avec envie. J’ai pris des vacances avant la SOF et en réalité, je ne l’avais pas fait depuis la Chine. Cela m’a fait du bien. Ce qui me fait avancer ? L’envie de gagner ! Je m’en aperçois même aujourd’hui quand je finis deux fois 2ème derrière l’Israélien, je cherche à comprendre davantage »
L’objectif de l’année « Le mondial qui se disputera en septembre sur le plan d’eau des JO. Mais je compte bien gagner dès maintenant la SOF ».

Rohart/Ponsot prennent leur marque et virent en tête

La SOF est la deuxième régate après la Semaine de Palma pour Xavier Rohart et Pierre-Alexis Ponsot. Pour le retour des Star sur l’épreuve, ce nouveau duo monte en puissance. Avec l’envie assumée de remporter la SOF.
Xavier Rohart, ce retour des Star sur la SOF se passe bien ? « Pour le moment ça va mais à Palma comme à Hyères les vents sont oscillants et il y a donc beaucoup à faire en terme de stratégie. De ce point de vue, on se complète bien avec Pierre-Alexis. Il faut évidemment faire marcher le bateau. Pour le moment, c’était un  peu sur moi que cela reposait mais le travail avec Bertrand Dumortier et les autres entraîneurs commence à payer et Pierre-Alexis prend ses marques. »
La SOF c’est un objectif ? « C’est une belle journée avec deux victoires. Nous voulons gagner cette épreuve même si cela manque un peu d’adversaires. On se donne vraiment à fond »   
Quel genre d’équipier est Pierre-Alexis ? « Un peu le même type d’équipier que Pascal Rambeau. Il m’apporte ce que je ne sais pas faire. En plus, on est bien copains maintenant ».
Pierre-Alexis comment se passe cette adaptation au Star ? « C’est un bateau mythique, un peu la série des mes rêves. Et en  plus, j’ai la chance de naviguer avec un grand champion. Cela me change un peu du Finn mais physiquement, ce n’est pas très différent »
Ton entente avec Xavier « On a déjà des rapports vraiment cordiaux sur l’eau. Xavier est un barreur intuitif doté d’une grosse expérience. Je suis à son écoute pour emmagasiner le maximum d’expérience ».      

Classement 21/07/09

470 Hommes (après 6 manches)
1: Matias Buhler / Felix Steiger  (Suisse) 16 points 
2: Gabrio Zandona / Edoardo Mancinelli  (Italie) 17 points 
3: Stuart Mcnay / Graham Biehl  (Etats Unis D’am) 20 points 
4: Nicolas Charbonnier / Baptiste Meyer Dieu  (YC Antibes/CN Nice) 25 points 
5: Harada Ryunosuke / Yoshida Yugo  (Japon) 26 points 
6: Nic Asher / Elliot Willis  (Grande-Bretagne) 27 points 
7: Onan Barreiros / Aaron Sarmiento  (Espagne) 34 points 
8: Lucas Zellmer / Heiko Seelig  (Allemagne) 40 points 
9: Patryk Piasecki / Marcin Mickiewicz  (Pologne) 45 points 
10: Pablo Santurde de / Alejandro Ramos  (Espagne) 46 points 
12: Pierre Leboucher / Vincent Garos  (ASPTT Nantes/SNO Nantes) 49 points 
14: Sofian Bouvet / Jérémie Mion  (YC Antibes/Cergy Voile 95) 54 points 
15: Loic le Bacquer / Tristan le Brun  (YC Toulon/VGA St Maur Voile) 55.7 points 

Français qualifiés pour les finales en 470 (avant jury) : Nicolas Charbonnier / Baptiste Meyer , Pierre Leboucher / Vincent Garos, Sofian Bouvet / Jérémie Mion, Loic Le Bacquer / Tristan Le Brun, Vianney Guilbaud / Thomas Haddouche, Alexandre Rossignol / David Boudgourd

470 Femmes  (après 6 manches)
1: Sylvia Vogl / Carolina Flatscher  (Autriche) 22 points 
2: Henriette Koch / Lene Sommer  (Danemark) 26 points 
3: Margriet Fokkema / Marieke Jongens  (Hollande) 28 points 
4: Mandy Mulder / Merel Witteveen  (Hollande) 31 points 
5: Hanna Saari / Mikaela Wulff  (Finlande) 40 points
6: Gil Cohen / Dana Mamriev  (Israel) 42 points
7: Marjaliisa Umb / Elise Umb  (Estonie) 46 points
8: Molly Carapiet / Molly O Bryan Van  (Etats Unis D’am) 46 points 
9: Annina Wagner / Marlene Steinherr  (Allemagne) 46 points 
10: Tara Pacheco / Berta Betanzos  (Espagne) 47 points 

12: Ingrid Petitjean / Nadège Douroux  (SN Marseille / SN Marseille) 50 points 
24: Camille Lecointre / Mathilde Geron  (SR Brest / CN Plérin) 89 points 

Star (après 9 manches)
1: Xavier Rohart / Pierre Alex Ponsot  (CNautique La Pelle / SNO Nantes)
2: Andrew Macdonald / Brian Fatih  (Etats Unis D’am) 16 points 
3: Aimilios Papathanasi / Akis Karnoutsos  (Grece) 16 points
4: John Gimson / Ed Greig  (Grande-Bretagne) 22 points 
5: Paul Mckenzie / Phillip Toth  (Australie) 24 points 
6: Andrey Berezhnoy / Sergey Masalov  (Russie) 40 points 

2. 4 (après 6 manches)
1: Damien Seguin (SNO Nantes) 9 points 
2: Helena Lucas (Grande-Bretagne) 12 points 
3: Paul Tingley (Canada) 17 points 
4: Thierry Schmitter (Hollande) 20 points 
5: Andre Rademaker (Hollande) 21 points
6: Megan Pascoe (Grande-Bretagne) 22 points
7: Barend Kol (Hollande) 29 points 
8: Hervé Tourneux (SR Vannes) 37 points 
9: Alexander Sadilek (Republique Tche) 44 points 
10: Jean-Marie Vennin (Y C de L’ile de France) 45 points
11: Daniel Bina (Republique Tche) 45 points 
12: Janick le Moal (Association Lmv Centre Nautique de Mouli) 54 points
13: Mathieu Carpier (Sport Nautique de L’ouest Nantes) 60 points 


RS :X Women (après 5 manches)
1: Maayan Davidovich (Israel) 8 points 
2: Blanca Manchon (Espagne) 14 points 
3: Flavia Tartaglini (Italie) 16 points 
4: Peina Chen (Chine) 20 points 
5: Laura Linares (Italie) 21 points 
6: Bryony Shaw (Grande-Bretagne) 24 points 
7: Malgorzata Bialecka (Pologne) 29 points 
8: Agata Brygola (Pologne) 33 points 
9: Eugenie Ricard (Yacht Club de Mauguio Carnon) 35 points 
10: Marina Alabau (Espagne) 38 points 
15: Pauline Perrin (CV Mayenne) 47 points 
17: Marine Rambaud (C N Fouesnant Cornouaille) 50 points 

RS :X Men (après 5 courses)
1: Julien Bontemps (A S P T T Nantes) 8 points 
2: Shahar Zubari (Israel) 9 points
3: Piotr Myszka (Pologne) 10 points
4: Nick Dempsey (Grande-Bretagne) 15 points
5: Lukasz Grodzicki (Pologne) 18 points 
6: Samuel Launay (Ass Caledonienne P.A.V) 20 points
7: Joao Rodrigues (Portugal) 22 points 
8: Zhennan Fang (Chine) 24 points 
9: Ricardo Santos (Bresil) 26 points 
10: King Yin Chan (Hong-Kong) 27 points 
15: Alexandre Guyader (Centre Nautique D’angoulins) 32 points 
23: Antoine Cordonnier (A S P T T Nantes) 38 points
26: Fabrice Hassen (Y C de la Pointe Rouge) 41 points 
27: Quentin Henry (C N de Rennes) 41 points 
 

Français qualifiés pour la finale avant jury en RS:x Hommes : Julien Bontemps, Samuel Launay, Alexandre Guyader, Antoine Cordonnier, Fabrice Hassen, Quentin Henry, Etienne Saiz, Juliano Congar Scal, Nicolas Le Gal, Benjamin Tillier, Martin Gaveriaux


49er (après 9 manches)
1: Pietro Sibello / Gianfranco Sibello  (Italy) 19 points 
2: Nico Luca M Delle Karth / Nikolaus le Resch  (Austria) 34 points 
3: Federico Alonso / Arturo Alonso  (Spain) 36 points 
4: Axel Silvy / Ulysse Hoffmann  (CN La Pelle / YC Mauguio Carnon) 40 points 
5: Stevie Morrison / Ben Rhodes  (Great Britain) 42 points
6: Lennart Briesenick- / Morten Massmann  (Germany) 43 points 
7: Chris Draper / Peter Greenhalgh  (Great Britain) 44 points 
8: Julien Dortoli / Noe Delpech  (Y C Pointe Rouge / YC Pointe Rouge) 47 points 
9: Morgan Lagraviere / Yann Rocherieux  (Y C Pointe Rouge / CN Sciez) 48 points 
10: Manu Dyen / Stéphane Christidis  (CN Voile Aix les Bains / EV Cagnes sur Mer-Equipe de France Militaire) 49 points

Français qualifiés pour les finales en 49er : Axel Silvy / Ulysse Hoffmann, Julien d’Ortoli/Noe Delpech, Morgan Lagraviere / Yann Rocherieux, Manu Dyen / Stéphane Christidis

Laser Radial (après 5 manches)
1: Veronika Fenclova (Republique Tche) 6 points 
2: Anna Tunnicliffe (Etats Unis D’am) 21 points 
3: Susana Romero (Espagne) 26 points 
4: Marit Bouwmeester (Hollande) 27 points 
5: Evi Van Acker (Belgique) 29 points 
6: Katarzyna Deberny (Pologne) 30 points 
7: Tuula Tenkanen (Finlande) 46 points 
8: Tina Mihelic (Croatie) 46 points 
9: Francesca Clapcich (Italie) 47 points 
10: Ausra Mileviciute (Lituanie) 47 points 
22: Charlotte Abadie (Sport Nautique de L’ouest Nantes) 72 points 
26: Helene Viazzo (Cercle Org Yachting Competition Hyerois) 90 points 
 
Laser (après 6 manches)
1: Paul Goodison (Grande-Bretagne) 11 points 
2: Luka Radelic (Croatie) 20 points 
3: Tonci Stipanovic (Croatie) 20 points 
4: Maxim Semerkhanov (Russie) 21 points 
5: Tobias Schadewaldt (Allemagne) 22 points 
6: Josh Junior (Nouvelle Zeland) 23 points 
7: Daniel Mihelic (Croatie) 28 points 
8: Nick Thompson (Grande-Bretagne) 30 points 
9: Kristian Ruth (Norvege) 34 points
10: Philipp Buhl (Allemagne) 34 points 
17: Malo Leseigneur (Ste des Regates Caledonienne) 43 points 

Français sélectionnés pour la finale en Laser (avant jury) : Malo Leseigneur  
 
Finn  (après 6 manches)
1: Ivan Kljakovic G (Croatie) 11 points
2: Gasper Vincec (Slovenie) 20 points 
3: Giles Scott (Grande-Bretagne) 22 points 
4: Marin Misura (Croatie) 23 points 
5: Edward Wright (Grande-Bretagne) 25 points 
6: Eduard Skornyakov (Russie) 34 points 
7: Michael Maier (Republique Tche) 40 points 
8: Peer Moberg (Norvege) 56 points 
9: Jonathan Lobert (Sport Nautique de L’ouest Nantes) 69 points 
10: Andrew Mills (Grande-Bretagne) 70 points 
11: Thomas le Breton (Societe des Regates de Brest – Equipe de France Militaire) 75 points 
 

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Quarante-huit heures d’attente

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Deux jours pendant lesquels les concurrents vont converger vers Marie-Galante avant d’engager la bataille pour les derniers milles. Un final qui risque d’être sous haute tension dans un alizé très inconstant, en force comme en direction. Avec des écarts qui devraient rester minimes jusqu’à l’arrivée, la lucidité, la fraicheur physique et mentale seront des atouts déterminants pour prétendre postuler à la victoire. Gildas Morvan (Cercle Vert), en tête depuis plus de trois jours, constamment aux avant-postes, aurait sûrement aimé pouvoir creuser un peu plus l’écart avec ses poursuivants. Disposer d’un bas de laine permet d’envisager l’avenir avec un peu plus de sérénité. A contrario, Erwan Tabarly, dans la peau du « manant » qui peut encore espérer dépouiller de leurs économies quelques « croquants », retrouve des couleurs à chaque classement. Pointé, en moyenne, à près d’un nœud de mieux que ses adversaires directs, le skipper d’Athema peut encore se dire qu’il n’est rien d’irrémédiable… Même si l’homme refuse de se départir de son habituelle prudence ; pour lui, à chaque jour suffit sa peine : la cible première est Nicolas Troussel (Financo). Il sera toujours temps ensuite d’envisager la traque au « géant vert ». Autre homme du sud à recouvrer un mental gaillard : François Gabart. Le jeune skipper d’Espoir Région Bretagne qui pouvait enfin remettre du vent dans les voiles, repartait à la chasse de plus belle…

Fluctuat nec mergitur

Plus à l’arrière, la course n’a pas forcément le même sens. Gérald Veniard (Macif), même s’il conserve la même veine incisive, reconnaissait ne pas être dans la situation la plus enviable pour passer à l’attaque. Bien calé dans le sillage de Nicolas Troussel, le Savoyard se trouvait plus en situation de défendre sa quatrième place que d’attaquer les postulants au podium. Néanmoins, on connaît suffisamment le tempérament généreux du skipper de Macif pour savoir qu’il mettra tout en œuvre pour venir chatouiller les moustaches du trio de tête. Armel Tripon (Gedimat), s’il n’est pas non plus dans la situation la plus enviable, conserve néanmoins, lui aussi, une belle énergie. S’il en fallait une preuve, il suffirait de considérer les deux cent six milles avalés dans les dernières vingt-quatre heures, au nez et à la barbe de tous les autres concurrents… Une performance qui permet au navigateur nantais de réaliser la meilleure performance de la journée. Le type de consolation qui permet de consolider son moral à l’approche des îles caraïbes. Car tous finissent par l’avouer : la fatigue commence à peser : les privations de sommeil plus ou moins fortes, la longueur d’une navigation en solitaire de plus de deux semaines, la vigilance incessante pour régler le bateau sont autant de facteurs qui finissent par attaquer les résistances des marins. Et il faut toute la combativité, voire la pugnacité d’un Adrien Hardy, pour continuer de se battre contre vents et marées, alors qu’on sait que ce qu’on était venu chercher, la possibilité d’une victoire, s’est effacée. De même, Isabelle Joschke (Synergie) n’aurait pas à rougir de lâcher un peu la bride de l’indolence, quand elle se retrouve condamnée à barrer près de vingt heures par jour et doit puiser dans ses réserves pour lutter contre le sommeil… Ce serait oublier que les quatorze solitaires embarqués dans l’Atlantique sont taillés dans un autre bois que celui dont on fait les flûtes.

Le mot du jour : usure
A quelques jours de l’arrivée, tous les solitaires veillent scrupuleusement à surveiller l’état de leur matériel. Les longues navigations aux allures portantes sont particulièrement éprouvantes pour les spinnakers qui s’enroulent régulièrement autour de l’étai de même que pour les drisses qui subissent des frottements incessants autour des poulies de réas. Pour ce faire, beaucoup de navigateurs procèdent à une inspection régulière du gréement, soit à l’aide d’une paire de jumelles, soit en se hissant dans le mât.

Ils ont dit :
Gérald Veniard – Macif – 4ème au classement de 15h
« Je fatigue, bien sûr, mais ca n’altère pas du tout le bonhomme et la motivation ! Pour le podium tout est encore possible mais pour la victoire ça semble un peu compromis… Un coup du sort peut arriver, mais je n’y pense pas trop pour l’instant. Nico (Troussel) je ne m’en occupe pas vraiment, j’essaie de faire ma route, cette nuit le vent a pivoté plus tôt que prévu et comme par enchantement, au pointage de 4h, tout le monde avait déjà empanné. Moi je me trouve dans la roue de Gildas et Nico, c’est à la fois prudent et pas très ambitieux : un coup, c’est le nord qui a le vent avec Thierry Chabagny et un autre, c’est le sud avec Erwan (Tabarly). Moi je ramasse les miettes ! Mais je ne peux pas faire autrement maintenant. »

Armel Tripon – Gedimat – 7ème au classement de 15h
« Je suis bien en phase avec le bateau. Avec les différences de latitude et de vent il reste encore pas mal de possibilités de jeu. Je n’ai pas eu le temps de trop me divertir, j’ai de quoi tenir avec ce que j’ai. Je ne me projette pas à l’arrivée, c’est beaucoup trop loin, pour le moment c’est encore au jour le jour, j’essaie de gagner des places. Pour moi il y a clairement eu un nouveau départ, comme si on faisait une grosse étape de la Solitaire du Figaro. Je suis à l’affût de tout ce qui est à prendre et qui peut me faire gagner quelques milles. »

Adrien Hardy – Agir recouvrement – 10ème au classement de 15h
« La vie à bord va bien, le soleil vient de se lever c’est agréable. La nuit a été un peu longue avec pas mal d’empannages à faire. Hier j’étais assez content de ma journée, mais ça ne va pas être facile, il va falloir que je m’accroche, d’autant que les fichiers de ce matin annoncent plus de vent dans le sud. Mon objectif c’est de prendre 10 milles par jour, j’essaie de m’y tenir. Thierry Chabagny ne doit pas être très content de son classement non plus, c’est difficile au nord. On est en vent arrière là, il faut empanner pour gagner vers le but. Mais il y a beaucoup de variations donc on est un peu hésitant à y aller ou non… »

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Yann Eliès de retour sur l’eau

retour Ellies
DR

Yann s’en était fait la promesse dès sa sortie de la salle d’opération du Royal Perth Hospital où son fémur cassé, ses 5 vertèbres et son bassin brisés venaient d’être réparés. Non seulement il re-naviguerait au terme des 6 mois de rééducation et de rétablissement anticipés, mais il s’alignerait au départ de la grande classique de la course au large en Solitaire. Il s’est depuis jeté à corps perdu dans un travail ingrat et fondamental de rééducation fonctionnelle. Son voilier a, pendant ce temps été confié à l’expertise de Philippe Laot, directeur technique du Team Generali et spécialiste, entre autre, du Figaro. C’est donc un monotype totalement revu, rénové, réaménagé et repeint aux couleurs de Generali qui a retrouvé l’élément marin aujourd’hui, à la base des sous-marins de Lorient.

Entre récit de son aventure et musculation
Yann Eliès a profité de ses nombreux séjours aux centres de rééducation de Trestel dans les Côtes d’Armor, puis de Kerpape près de Lorient, pour se lancer dans le récit de son aventure lors du dernier Vendée Globe. La sortie en librairie de ce livre est prévue fin mai prochain. D’ici-là, Yann entame depuis quelques jours un travail autonome de musculation. Le skipper Briochin a dû réapprendre à marcher, redonner souplesse et force à sa jambe gauche brisée. Un travail que cinq vertèbres aux apophyses cassées, et une fracture au bassin, n’a pas facilité. Fauteuil à roulettes, double béquille, simple béquille, cannes, ne sont plus qu’un lointain souvenir. Yann qui marche désormais normalement, a déjà refoulé le pont d’un voilier, à l’occasion d’une sortie pour le plaisir. Il envisage de naviguer très prochainement et de manière plus sportive en double, puis, dès qu’il se sentira suffisamment prêt, en solitaire.
Il a, dans cette perspective, réintégré le centre "Finistère course au large" de Port la Forêt. Son programme, certes toujours hypothétique, comprend des participations aux courses d’avant Solitaire du Figaro, Solo Concarneau, Solo Quiberon et Transmanche.

Un Generali tout beau tout neuf
Philippe Laot, ancien préparateur de Jean Le Cam en Figaro durant près de 10 ans, a vite retrouvé ses réflexes et son savoir faire pour redonner au voilier de Yann une nouvelle jeunesse. Nouvelle carène, nouvelle peinture, nouveau moteur, nouveau mât, renforts de safrans, nouvelles voiles…. tout cela donnent à Yann Eliès l’assurance d’aborder cette saison du renouveau et de la reconstruction dans les meilleures conditions possibles.
Le chemin vers la performance est encore long pour le "survivant des mers du sud". Douleurs, frustrations et handicap sont relégués au rang des souvenirs formateurs qu’on oublie pas. Yann le sait, il lui reste à redevenir un athlète de haut niveau capable d’endurer les rigueurs de la pratique de la course au large en solitaire. Le reste est, parait-il, une question de talent…

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Compression de la flotte

ericsson boston 09
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À 8h30 ce matin, les écarts entre Telefonica Blue et le premier groupe de chasse, composé d’Ericsson 4, Ericsson 3 et Puma n’était plus que d’une petite quarantaine de milles. Pour cause, ce matin le vent bascule vers le nord-est et ne souffle plus qu’à une douzaine de nœuds en tête de la flotte.Tom Addis, le navigateur d’Ericsson 4, avait prévu une compression mais seulement à partir de la fin d’après-midi
aujourd’hui. Cette compression s’effectue sous la chaleur des tropiques et fait grimper les niveaux de stress à bord du bateau bleu. Bien que très proches sur les relevés de positions, les deux Ericsson et Puma  occupent en fait des positions assez distinctes sur l’eau. Ericsson 4 et Ericsson 3 ont pris le parti de naviguer un peu dans l’est de la route de Telefonica Blue alors que Puma s’est un peu détaché dans l’ouest en prenant une position d’attaque différente. La décision d’Andrew Cape sur Puma de prendre une route à l’est des autres à la sortie du Pot au Noir a porté ses fruits ce week-end. Personne ne sait encore si les Américains ont eu raison d’avoir choisi cette option, mais le skipper Ken Read semble confiant et surtout satisfait de n’avoir plus la pression de naviguer à vue des redoutables vikings.
Précisons néanmoins qu’avec la nouvelle bascule du vent, Puma a aujourd’hui un angle de vent moins favorable que ceux évoluant plus à l’ouest.
De plus, à vingt milles du tableau arrière de Puma, Telefonica Black semble accélérer après une journée difficile hier. Telefonica Black est le seul bateau à connaître quelques fortunes de mer. Le second bateau espagnol a en effet déclaré hier avoir percuté une baleine juste après avoir endommagé son gennaker dans une rafale particulièrement violente. Deux incidents stressant en quelques heures pour l’équipage qui s’en sort cependant avec quelques contusions mineures et un bateau indemne.
Cette collision, qui a désolé l’équipage, rappelle que l’organisation, très sensible à la protection des animaux marins, a délimité une zone d’exclusion de navigation à l’approche de Boston afin de prévenir ce
type d’accident dans une région où les grands cétacés vivent en paix dans des eaux farouchement protégées du Stellwagen Bank National Marine Sanctuary.
Fernando Echavarri et ses hommes sont désormais engagés dans un duel avec Delta Lloyd et l’écart entre les deux s’est réduit à 3 milles.
Cependant, selon les dernières prévisions, toute la flotte fera face aux mêmes conditions de vent dès cette nuit et l’hémorragie de milles devrait s’arrêter pour les leaders. Le vent risque de basculer au sud par la suite obligeant les VO70 de s’éloigner de la route directe et d’empanner jeudi afin de profiter d’une brise de sud-ouest pour mettre le cap sur Boston bâbord amures pour le sprint final.

Classement de 12h (heure française)
Telefonica Blue à 1724 milles de l’arrivée
Ericsson 4 à 30 milles
Ericsson 3 à 36 milles
PUMA à 41 milles
Telefonica Black à 61 milles
Delta Lloyd à 64 milles
Green Dragon à 99 milles

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Domination française en Star

SOF 09
DR

On n’oubliera également pas les progressions d’Ingrid Petitjean et Nadège Douroux en 470, 3ème d’une série où les danoises Henriette Koch et Lene Sommer dominent pour le moment leur sujet, de Jonathan Lobert en Finn (7ème) et du jeune Calédonien Malo Leseigneur en Laser qui entre dans un Top Ten dominé par l’inévitable Paul Goodison (voir article ci-dessous).
Plus dure a été la journée de nos équipages de 470 hommes : Nicolas Charbonnier et Baptiste Meyer (8ème) tout comme Pierre Leboucher et Vincent Garos (14ème) reculent au classement.   Chez les femmes, aucune de nos représentantes n’entre ce soir dans le Top ten, la jeune Eugénie Ricard pointant à la 12ème place. Mais seules trois manches sont pu être courues dans cette série. Demain, le soleil est attendu sur le plan d’eau de Hyères et la brise thermique devrait reprendre ses droits.  

 
Souffle nouveau sur le 49er français

L’an dernier, à la SOF, les deux équipages phares du 49er français étaient en pleine période de sélection. Manu Dyen et Yann Rocherieux d’une part, Morgan Lagravière et Stéphane Christidis d’autre part, concourraient en vue des JO. C’est finalement les deux premiers qui acquièrent le privilège de défendre nos couleurs à Qin Dao avec à la clef une Xème place. Un an après, les quatre sont toujours là, embarqués pour une nouvelle olympiade avec Londres en ligne de mire. Rien n’aurait changé ? Au contraire tout a changé… Yann Rocherieux raconte : « Après les JO nous avons tiré un double constat avec Manu : d’une part nous n’arrivions plus à nous enrichir mutuellement et à progresser au-delà des 10/15 meilleurs mondiaux, d’autre part nous voulions poursuivre l’aventure olympique ». Guillaume Chiellino, l’un des 5 coachs manager de l’équipe de France et qui entraîne plus spécifiquement les 49er avec Nicolas Huguet, poursuit : «Dès lors, Manu et Stéphane qui se connaissaient depuis très longtemps, se respectaient et s’appréciaient, ont manifesté leur volonté de s’associer. Morgan et Yann se retrouvaient seuls. Des formules ont été tentées mais c’est finalement leur association qui a paru la plus riche de promesse ». Ce type de chassé-croisé, rare dans la voile, a-t-il laissé des traces ? « Au début nous avons été un peu dans l’interrogation mais finalement cela s’est vite mis en place car on se connait tous très bien – commente Manu Dyen – et il y a une bonne synergie dans le groupe. Avec Stéphane on s’affronte depuis qu’on a 15 ans, un coup c’est lui qui se sélectionne, un coup c’est moi. Nous avions voulu déjà nous associer mais on s’était toujours raté ! ». Tous espèrent en tous les cas beaucoup de ces changements. Un nouvel élan en tous les cas nécessaire que Yann Rocherieux analyse avec lucidité : « Nous sommes pratiquement le même groupe depuis 8 ans à part Morgan qui est arrivé un peu plus tardivement et on doit constater que notre progression n’a pas été suffisante. Les gens qui nous font confiance attendent à juste titre plus de nous. Chacun va peut-être mieux se compléter avec l’autre car, si je prends notre équipage, Morgan est plus impulsif et expressif que Manu ce qui transforme mes habitudes de communication à bord. On se donne la saison pour bien s’adapter mais déjà le Mondial cet été sera un test important ». Guillaume Chiellino voit lui « une petite période d’adaptation qui devrait entraîner les résultats à la baisse » mais estime ce chassé croisé bénéfique : « chacun des équipages va notamment pouvoir bénéficier de l’expérience et des informations tirées de leur ancienne association ».  On peut donc parler de souffle nouveau pour le 49er français, d’autant que deux équipages espoirs frappent aussi à la porte : Axel Silvy/Ulysse Hoffman et Julien D’Ortoli/Noé Delpech. « Il y a eu un travail conséquent avec eux sur la dernière année et ils bénéficient désormais d’un meilleur encadrement. Comme ils ont le potentiel, les résultats suivent. Cela donne quatre équipages entre qui l’émulation peut jouer à plein ! »

Axel et Ulysse : objectif les JO.

A Palma, les deux équipages espoirs ont donné raison à leur coach en terminant 11ème (D’Ortoli/Delpech) et 16ème (Silvy/Hoffman). Ils paraissent poursuivre à Hyères sur le même rythme avec la palme pour le moment à Axel et Ulysse, 2ème ce soir au général. Curieusement, ces deux équipages ont vécu en décembre 2007 un chassé croisé comparable à celui de leurs aînés : « les deux équipages marchent bien mieux comme cela » analyse Ulysse. L’autre événement, c’est la formation de ce collectif France-Espoirs et leur prise en main par l’ancien planchiste Nicolas Huguet : « Nico nous met sans arrêt sur l’eau et cela porte ses fruits aussi bien pour Julien et Noé que pour nous » se réjouit Axel. Le barreur confirme « un bon potentiel de vitesse qui vient peut-être de mon passé en Hobie 16 et puis on s’est vite trouvé avec Ulysse ». Au départ, ils ne venaient pas à la SOF dans l’espoir d’un grand résultat : « en 49er, les mâts sont désormais en carbone, plus haut et plus léger, et la grand voile est à cordes. Nous venons de toucher le nouveau matériel donc nous étions venus à la SOF pour le prendre en main. Au début, on espérait rentrer en Medal race, là les choses peuvent changer » sourit-il… Mais l’objectif des deux Méditerranéens, c’est d’abord le Mondial l’été prochain : « on espère terminer dans les 20 ». Et les JO c’est pour 2016 ? « 2012 ! » rectifie immédiatement Axel. « Et pour l’or !» ose Ulysse qui manifestement n’est pas du genre à faire un voyage pour rien… Et de rire malgré tout de sa spontanéité : « non, ne le dit peut-être pas »…    

Pruvot forfait, Leseigneur se révèle

En Laser, on savait les filles de l’équipe de France absentes pour cause d’examen, le forfait du local de l’étape Jean-Baptiste Bernaz pour une fracture du bras insuffisamment consolidée, c’est maintenant Félix Pruvot qui a du abdiquer en raison d’une bronchite aggravée d’une gastro-entérite ! Aucun membre de l’équipe de France ne défendra donc ses chances sur la SOF en Laser. En conséquence, c’est sur les jeunes que vont reposer les espoirs tricolores à Hyères. On pense évidemment aux membres du collectif « France-Espoirs » chez les hommes. Un concept qu’Yves Léger, coach-manager des séries en solitaire, voit comme un « ascenseur sportif » : « il y a trois titulaires chez les hommes en Laser qui peuvent très bien intégrer l’équipe de France au cours de l’olympiade. Et de la même manière, il existe ce que j’appellerai des coureurs potentiels qui peuvent, eux,  intégrer les espoirs. C’est le cas de Malo ». Malo Leseigneur, 23 ans, licencié à la Société des Régates Calédoniennes où il habite depuis 15 ans, est pour le moment le meilleur français. Ce soir, il pointe même à la dixième place du général. Ce talent « brut » avoue manquer de repères malgré quelques performances en Optimist et Laser radial (en 2008, il a terminé 9ème du Mondial Radial hommes). De ce manque de repères, il  ne se formalise pas : « je ne veux pas me fixer d’objectif ici, pas me mettre la pression, je régate au jour le jour et on verra à la fin. J’ai une bonne vitesse dans les conditions d’aujourd’hui mais jusqu’à maintenant j’avais du mal à me situer sur les départs et dans le premier bord de près ». Son intégration cette année au Pôle de Brest où il est entraîné par René Baget s’avère bénéfique : « c’est évidemment un bonus car je naviguais tout seul en Nouvelle-Calédonie ». Yves Léger suit Malo avec attention : « c’est quelqu’un au parcours atypique. En moins d’un an, il est déjà devenu le leader des jeunes Laséristes du Pôle de Brest par son talent. C’est typiquement le genre de jeune régatier que nous devons suivre pour leur permettre de progresser avec les Pôles ». L’étudiant en première année de Fac de droit à Rennes ne veut pas pour le moment s’embarrasser des appellations officielles. Il s’autorise juste à penser à la sélection pour le prochain Mondial de Laser. Yves Léger n’en sourit pas moins : «il a terminé 42ème à Palma, s’il poursuit ainsi son entrée dans le collectif France-Espoirs pourrait venir tout seul… »

Classement :

2.4 après 4 manches
1: Helena Lucas (Grande-Bretagne) 11 points 
2: Damien Seguin (SNO Nantes) 12 points 
3: Megan Pascoe (Grande-Bretagne) 17 points 

Finn après 4 manches
1: Ivan Kljakovic G (Croatie) 9 points 
2: Gasper Vincec (Slovenie) 14 points 
3: Marin Misura (Croatie) 21 points 
7: Jonathan Lobert (SNO Nantes) 52 points 

Star après 6 manches
1: Xavier Rohart / Pierre Alex Ponsot  (YC La Pelle / SNO Nantes) 9 points
2: Andrew Macdonald / Brian Fatih  (Etats Unis D’am) 9 points 
3: Aimilios Papathanasi / Akis Karnoutsos  (Grece) 12 points 

Laser après 4 manches
1: Paul Goodison (Grande-Bretagne) 15 points 
2: Luka Radelic (Croatie) 18 points 
3: Daniel Mihelic (Croatie) 20 points 
10: Malo Leseigneur (SRegates Caledonienne) 41 points 

49er après 6 manches
1: Pietro Sibello / Gianfranco Sibello  (Italy) 14 points 
2: Axel Silvy / Ulysse Hoffmann  (CN La Pelle / YC Mauguio Carnon) 16 points 
3: Stevie Morrison / Ben Rhodes  (Great Britain) 18 points 
7: Julien Dortoli / Noe Delpech  (YC Pointe Rouge / YC Pointe Rouge) 27 points 
8: Manu Dyen / Stéphane Christidis  (CNV Aix les Bains / EV Cagnes sur Mer – Equipe de France Militaire) 28 points 

470 Hommes après 4 manches
1: Stuart Mcnay / Graham Biehl  (Etats Unis D’am) 14 points 
2: Matias Buhler / Felix Steiger  (Suisse) 16 points 
3: Harada Ryunosuke / Yoshida Yugo  (Japon) 18 points 
8: Nicolas Charbonnier / Baptiste Meyer Dieu  (YC Antibes/ CN Nice) 37 points 

470 Femmes après 4 manches
1: Henriette Koch / Lene Sommer  (Danemark) 7 points 
2: Tara Pacheco / Berta Betanzos  (Espagne) 29 points 
3: Ingrid Petitjean / Nadège Douroux  (SN Marseille / SN Marseille) 36 points 

Laser Radial après 4 manches
1: Veronika Fenclova (Republique Tche) 7 points 
2: Katarzyna Deberny (Pologne) 22 points 
3: Evi Van Acker (Belgique) 36 points 
27: Helene Viazzo (Cercle Org Yachting Competition Hyerois) 100 points 

RS :X Hommes après 3 manches
1: Piotr Myszka (Pologne) 5 points 
2: Julien Bontemps (A S P T T Nantes) 7 points 
3: Andreas Cariolou (Chypre) 10 points 
5: Samuel Launay (Ass Caledonienne P.A.V) 14 points 

RS :X Femmes après 3 manches
1: Maayan Davidovich (Israel) 7 points  (Détail courses : 1,4,2,)
2: Peina Chen (Chine) 8 points  (Détail courses : 5,2,1,)
3: Laura Linares (Italie) 15 points  (Détail courses : 9,1,5,)
12: Eugenie Ricard (Yacht Club de Mauguio Carnon) 38 points  (Détail courses : 16,9,13,)

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Gildas Morvan 24 milles devant

Gildas Morvan - Cercle Vert
DR

Qu’ils vont être tendus ces derniers jours de course dans la Transat BPE 2009. Que la bataille promet d’être âpre et d’aller puiser dans les dernières réserves des marins. Plusieurs raisons à cela et d’abord la météo qui met une ultime fois ses victimes préférées à l’épreuve. Une baisse de l’alizé, des nuages qui scotchent littéralement les marins pendant plusieurs heures à l’instar de la mésaventure subie par Gildas Morvan hier et une mer désordonnée qui rend le travail du pilote bien moins fiable qu’en d’autres temps. Les figaristes se seraient volontiers passés des conditions de navigations rencontrées depuis hier après midi. Ajoutons à cela une fatigue qui s’est logiquement installée et qui forcément change la donne. Les hommes ont besoin de repos et perdent un peu leurs repères en matière de sommeil. Il suffit parfois d’une nuit longue comme une sieste pour que le réveil soit brutal et dominé par une sensation d’ailleurs. Pas facile dans ces conditions de se reconstituer, mais le groupe des prétendants à la victoire trouve dans ce rassemblement l’énergie nécessaire à la conclusion.

Toujours bien campé sur sa position de leader de la flotte, Gildas Morvan semble avoir pris la poudre d’escampette. Le garçon sait ce qu’il veut et gardera sa concentration au plus haut jusqu’à l’arrivée, observant la concurrence, se méfiant s’il y a lieu. Aligné sur la route du skipper de Cercle Vert et par voie de conséquence sur l’arrivée, Nicolas Troussel (Financo) fait de la résistance et garde le cap même s’il a concédé quelques milles supplémentaires au leader la nuit dernière.  Dans son sillage, Gérald Veniard le bienheureux, fait un retour opportun dans le match, à la faveur d’un décalage au Sud opéré hier après midi.  Mais ces trois là savent bien qu’ils ne seront pas seuls à décider de l’issue et que le podium ne se jouera pas forcément entre eux. Estampillé danger immédiat par la concurrence, Erwan Tabarly (Athema) est surveillé comme le lait sur le feu. Toujours sur la voie sudiste, c’est à ce dernier et à son acolyte François Gabart (Espoir Région Bretagne) qu’Eole devrait accorder ses faveurs. Le skipper d’Athema est annoncé par les trois centristes comme le plus rapide dans les prochaines heures et forcément comme une menace sur l’ordre établi. L’intéressé appréciera…

Classement du mardi 21 avril – 7h30

1 – CERCLE VERT – Gildas Morvan
2 – FINANCO – Nicolas – Troussel à 24 milles
3 – MACIF – Gérald Véniard à 41.9 milles
4 – ATHEMA – Erwan Tabarly à 42.1 milles
5 – SUZUKI Automobiles – Thierry Chabagny à  46.3 milles
6 – ESPOIR REGION BRETAGNE – François Gabart à  70.1 milles
7 – GEDIMAT – Armel Tripon à 144.2 milles
8 – LENZE – Franck Le Gal à 146.5 milles
9 – SYNERGIE – Isabelle Joschke à 155.8 milles
10 – AGIR Recouvrement – Adrien Hardy à  215.0 milles

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Parajumpers se mouille !

Parajumpers
Parajumpers

La marque italienne Parajumpers s’intéresse depuis peu au monde du nautisme et propose, parmi quelques lignes d’inspiration nautique plus "fashion", la collection Windbreaker. Une gamme ultra-résistante puisque le tissu est composé de 8% de métal, les produits étant malgré tout légers et imperméables.

Cette collection Windbreaker est composée, outre les 8% de métal, permettant la forte résistance des tissus, de 66% de nylon, 26% de polyester pour un poids total de 110 gr / mq.
Sa matière en fait donc un coupe vent très efficace.

La veste M-Crew ici présentée dispose de grandes poches devant à l’intérieur desquelles se trouvent d’autres emplacements ainsi que d’une capuche enveloppante. Au dos de cette veste, un grand zip permet de la plier en boule.
Et les zips sont, bien entendu, étanches.

Source : Parajumpers
www.parajumpers.it

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Moins de vent dans les prochaines 24h

tabarly 09
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Le temps des aventuriers est-il révolu ? Dans leur quête de l’île au trésor, les solitaires de la Transat BPE n’ont plus guère d’incertitudes sur leur position. Le bon vieux sextant est, comme le loch à poisson, rangé depuis longtemps aux oubliettes de l’histoire de la course au large. Le pendule du professeur Tournesol peut toujours indiquer l’ouest, qu’on ne compte pas non plus sur nos navigateurs pour lire dans les entrailles d’un poisson volant, les augures d’une victoire espérée. Plus prosaïquement, les skippers d’aujourd’hui risquent de passer plus de temps penchés sur les écrans d’ordinateurs que le nez au vent, en train de humer les variations de l’air. Quoique… quand un François Gabart (Espoir Région Bretagne) annonce, quelque peu dépité, avoir perdu quelques dizaines de milles, englué dans une bulle sans vent, on se dit que parfois dame nature sait encore réserver quelques coup de pied de l’âne à tous ces mathématiciens de la course au large, capable de couper les barbules des fichiers grib en quatre, pour trouver la meilleure stratégie possible pour relier la ligne d’arrivée. Comme si la météo aimait à jouer avec les nerfs et les certitudes des navigateurs… et mettre à mal les stratégies élaborées tout au long de la gigantesque partie d’échecs qui se trame sur l’Atlantique. Dans une moindre mesure, tous les hommes du sud qui attendaient avec impatience leur heure, ont vu, tout au moins provisoirement, leurs plans contrariés. Une aubaine pour Gérald Veniard (Macif) et Thierry Chabagny (Suzuki Automobiles) qui se retrouvent relancés dans la course au podium. Gildas Morvan (Cercle Vert) continue quant à lui de baliser la route, mais il sent toujours dans son tableau arrière le souffle chaud de l’étrave de Nicolas Troussel qui ne lâche rien. Le skipper de Financo, malgré l’impossibilité de se servir de son pilote en mode vent, résiste à coups de siestes écourtées, d’heures de barre sous le soleil et de coquetiers imparables, quand le bateau fonce dans la nuit noire, que le vent tourne sans que le pilote ne suive et que le navigateur n’en puisse mais.

Grosse fatigue

Pour d’autres, les heures de veille accumulées commencent à se faire sentir. Chacun essaye comme il peut de ne pas trop tirer sur les réserves sachant que l’arrivée sur Marie-Galante peut être complexe. Certains usent de petits artifices pour recharger leurs batteries : utiliser une part des réserves d’eau douce comme Thierry Chabagny pour se laver à grandes eaux, surveiller du coin de l’œil la route d’un concurrent proche au classement général, adapter son sommeil aux heures les moins chaudes… Mais il arrive parfois que la routine immuable subisse quelques accrocs ; Franck Le Gal (Lenze) en a fait l’amère expérience. Parti se reposer quelques instants, le navigateur solitaire n’a pas branché correctement son alarme de réveil. Au final, un gros dodo de cinq heures qui s’est traduit par une route à rebours de la volonté de son navigateur… Mais qui sait si ce ne sera pas au bout du compte, un mal pour un bien. Dans l’affaire, le skipper de Lenze estimait avoir perdu une bonne dizaine de milles. Mais qu’est-ce que dix milles au regard d’une lucidité et d’une énergie retrouvée ? Car c’est bien le paradoxe de ces Transatlantiques des temps modernes : appareils de navigation sophistiqués, pilotes automatiques élaborés, informatique de pointe cohabitent avec des habitudes ancestrales : manger dans une gamelle, trouver du plaisir dans un rasage à l’eau douce, se cacher du soleil aux heures les plus chaudes, dormir par bribes… Tintin vit encore.

Le mot du jour : hygiène
Pour les concurrents de la Transat BPE, la navigation sous le soleil est aussi l’occasion de s’entretenir, de prendre soin de soi. Pouvoir enfiler un tee-shirt propre, prendre une douche à grande eau est à la fois indispensable pour l’hygiène, mais aussi un excellent antidote contre les petits maux du corps et de l’âme. Au point que certains navigateurs se font un devoir de se raser quasiment tous les jours et de maintenir une hygiène de vie irréprochable. Pour certains la performance est à ce prix…

Ils ont dit :

Gildas Morvan – Cercle Vert – 1er au classement de 15h
« Les dernières 24 heures ont été un peu dures car les conditions étaient très changeantes, mais cette nuit j’ai réussi à récupérer, donc ce matin j’ai la forme. En plus on a du vent et des vagues donc on s’amuse bien. J’ai le pouvoir et ne comptez pas sur moi pour le rendre aux autres concurrents ! Je me demandais cette nuit comment ça se fait qu’on s’amuse autant! Ca ressemble à une Solitaire du Figaro : on est tout le temps dessus, on n’a pas le temps de s’ennuyer. La nuit on essaie de trouver un réglage pilote, car tous les débuts de nuit en ce moment, on nous coupe la lumière ! C’est le black out total, c’est quasiment impossible de barrer ! Dans ces cas-là, le pilote navigue beaucoup mieux, je le laisse faire et je vais me reposer jusqu’à ce que le jour se lève. Avec un partenaire comme Cercle Vert, je suis gâté niveau nourriture ; à bord, j’ai du foie gras et plein d’autres bonnes choses à manger, c’est génial d’avoir un sponsor dans l’alimentaire ! Tous les bateaux sont assez groupés ; ça se joue vraiment sur des petites bascules, un petit coup à droite, un petit coup à gauche… C’est fou, j’ai l‘impression d’être parti il y a trois jours, c’est incroyable d’en être déjà à un nombre à trois chiffres de l’arrivée ! »

Franck Le Gal – Lenze – 8ème au classement de 15h
« Ce fut une mauvaise nuit pour moi, j’ai fait une bêtise, j’ai mis mon réveil en oubliant l’interrupteur, donc j’ai navigué cinq heures sur le mauvais bord… La bonne nouvelle, c’est que je suis reposé, mais la mauvaise, c’est que je suis allé là où je ne voulais pas. L’alizé a molli un peu mais ça reste des conditions supportables. Je pense que j’ai accusé la fatigue, je paye peut être l’addition de tous ces efforts. C’est une bêtise mais ça arrive, ça aurait pu être pire. J’essaie de rester positif. Il y a une bataille sympa à trois, avec Synergie et Gedimat, ce n’est pas mal. Hier on s’est bien amusé avec Armel, on était à la VHF toute la journée. Et là je suis proche d’Isabelle, mais je ne peux pas la joindre car elle n’a pas assez d’énergie je crois. De ce côté-là je ne suis pas inquiet, pourtant je ne suis pas du tout économe depuis le départ ! Je suis aussi assez large en eau, donc je vais sans doute reprendre une douche en fin de journée. Côté nourriture, c’est la caverne d’Ali Baba dans le bateau ! Je n’ai pas envie de jeter, donc j’aurai pas mal de choses à l’arrivée. J’ai de l’excellent jambon Serrano et de la viande des grisons, ça peut faire un bon apéro à Marie-Galante… »

Nicolas Troussel – Financo – 2ème au classement de 15h
« La journée et la nuit prochaine devraient être assez déterminantes pour la suite des événements. Je ne barre pas la nuit, j’y suis toute la journée. La nuit, je suis sous pilote en mode compas avec la télécommande dans les mains. Si les conditions sont très changeantes, je fonctionne avec des siestes d’1/4 d’heure à l’intérieur du bateau, par terre avec une petite mousse, comme ça je suis prêt à sortir en cas de problème. Je sais que je me réveille si le spi claque ou s’il y a un souci sur le bateau, qu’il ralentit ou que le vent tourne. Je récupère bien comme ça. Je mets tout de même les réveils pour être sûr d’être prêt en cas de problème. Il faut vraiment être à l’affut. Je me bagarre pour rester au contact des autres. La course ressemble effectivement à une Solitaire du Figaro mais la différence c’est qu’on a intérêt à dormir beaucoup plus que sur une Solitaire ! Moi je dors en moyenne quatre heures par nuit. Je fais en fonction du bateau. Je n’ai pas fait d’images, je n’ai pas le temps, je préfère me concentrer sur la barre. »

Classement
1- Morvan Gildas à 920milles de l’arrivée
2- Troussel Nicolas à 18,9 milles du leader
3- Chabagny Thierry à  29,7,milles du leader
4- Véniard Gérald à 43,5 milles du leader
5- Tabarly Erwan  46,6 milles du leader
6- Gabart François  76,8 milles du leader
7- Joschke Isabelle  135,7  milles du leader
8-  Le Gal Franck 151,3 milles du leader
9-  Tripon Armel 164 milles du leader
10- Hardy Adrien 217,7 milles du leader

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