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Lancement du Class 2M.

Class 2M
Class 2M

Son cockpit spacieux et dégagé et ses grandes qualités nautiques font de ce day-boat un choix idéal pour les promenades seul ou en famille. Sa carène contemporaine aux entrées d’eau fines, allie une voilure généreuse et puissante.
 
Le Class 2M possède une quille relevable, véritable innovation sur un quillard de ce type, elle permet de le mettre à l’eau et de le transporter facilement, facilitant ainsi les régates entre club. Le matage est également simple grâce à un système prévu dès son origine.
 
Le design du Class 2M est caractérisé par des lignes sobres et tendues où la notion de forme est étroitement liée à sa fonction. Le minimalisme peut également définir ce projet où la volonté d’épurer les lignes sert son aspect intemporel.
 
Ses performances de haut niveau ont été vérifiées lors de plusieurs régates courues contre des bateaux référence comme le « Star ».
 
Caractéristiques techniques :
Longueur : 7.2 m, Maître bau : 1.5 m
Tirant d’eau : 1.5 m / 0.42m
Tirant d’air maxi : 9.2 m
Déplacement : 450kg pour un lest de 220kg
Construction composite sandwich verre polyester
Pont en contre plaqué protégé époxy
Formule monotype
Surf voile : 24 m2
Foc : 7.3 m2
Grand voile : 16.7 m2
Equipage : 1 à 3
Mise à l’eau : sur une cale ou par grutage

Le bateau sera fabriqué par le chantier Naval force 3 à La Rochelle. Le lancement des outillages est en cours, pour une fabrication en vinylester réalisé en infusion sous vide, finition gel coat (peinture en option) et pont en bambou vernis. Cette fabrication de haut de gamme permettra de contrôler le devis de poids, de limiter l’impact sur l’environnement et d’assurer une monotypie stricte. Les finitions de premier ordre et son design résolument contemporain seront naturellement à l’image du prototype que vous avez apprécié.
 
L’accastillage de pont en inox sera réalisé sur mesure, il intègrera cadènes et poulies avec ce souci de l’élégance et du détail qui caractérisent le Class 2M.
 
Le prix de lancement de ce bijou de 7,2 m, est fixé à 35 000 € pour les trois premiers bateaux commandés. La livraison est prévue en juin pour la première unité dans le cas d’une commande rapide, quelques semaines plus tard pour les bateaux suivants.
 

Source : Fritsch et associés
www.fritsch-associes.com
 

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Nouvelles antennes radar de Marine Electronic Services.

Marine Electronic Services
Marine Electronic Services

La réputation des lecteurs de cartes CP180, CP300 et CP500 de Standard Horizon n’est plus à faire. Ils vous permettent maintenant d’intégrer la fonction radar. Marine Electronic Services Ltd vous propose une gamme de quatre antennes selon vos besoins :  les 12 et 20 pouces ont une puissance de 2kw tandis que deux modèles existent à 4kw : un radôme de 24 pouces ou une poutre radar de 4 pouces, qui convient mieux aux bateaux à moteur.

Leur fonctionnement radar est optimisé par la norme haut débit des ports sur les lecteurs  Standard Horizon. Tous les lecteurs récents de la marque sont compatibles avec ces nouvelles antennes et le logiciel d’installation inclus permet la compatibilité avec les anciens modèles.  L’utilisateur peut alors choisir l’affichage radar uniquement sur leur lecteur, séparer l’écran en deux de manière à obtenir simultanément les données de navigations ainsi que les informations radar ou encore les superposer sur une carte C-Map.

Les cibles AIS peuvent également s’afficher sur l’image radar et vous pouvez sélectionner l’orientation Cap en haut, Nord en haut ou Route en haut, représenter les mouvements vrais et relatifs. De nouvelles fonctions sont disponibles à l’instar de l’alarme de surveillance de zone, l’extension de cibles, de même que les traditionnels EBL (ligne de repère électronique) et VRM (mesure des distance entre votre navire et les autres cibles).

Les radômes 2kw offrent une vitesse de retransmission de 30 scan-rpm, ce qui restitue les images à l’écran très rapidement avec une portée de 24 NM.  Le radôme 4kw a une portée maximale de 36 NM ainsi qu’un angle d’ouverture exceptionnel de 4 degrés ; quant à la poutre radar, son angle d’ouverture est de 2.4 degrés et sa portée maximum de 48NM.
Tous les radômes fonctionnent dans un périmètre minimum de 1/8 NM pour des navigations en zones restreintes.
Ces antennes radar sont à l’origine fabriquées par la marque américaine Si-Tex mais ont été adaptées par Marine Electronic Services afin que la sortie pour les données en haute fréquence soit utilisable avec un lecteur Standard Horizon.

Source : Marine Electronic Services
www.mesltd.co.uk

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Moment décisif dans la Portimao Global Ocean Race

Beluga Racer Hermann
DR

A 6h20 TU ce matin, les duos s’étendent sur 83 milles avec les Chiliens, Felipe Cubillos et José Muñoz sur Desafio Cabo de Hornos qui creusent l’écart sur Boris Herrmann et Felix Oehme sur Beluga Racer à 36 milles avec les Britanniques, Jeremy Salvesen et David Thomson à 47 milles des Allemands. Maîtrisant son bateau parfaitement, le seul solitaire en lice, Michel Kleinjans est désormais à 59 milles du dernier duo.

Les Chiliens au top

Depuis hier matin, Desafio Cabo de Hornos a creusé son écart de 23 milles, ce qui n’est pas énorme à l’échelle des courses autour du monde, mais marque néanmoins un changement dans cette étape de la Portimão Global Ocean Race, où les bateaux ont tendance à rester bien groupés depuis le départ.  Pour les Chiliens, cela s’explique par les bons choix tactiques à l’approche de la Porte des Glaces.  “Nos données météorologiques indiquaient hier que la brise d’ouest allait basculer vers le sud et c’est pour cela il nous était important d’être au vent des Allemands”, explique Cubillos.  Cependant au moment crucial, les instruments sur Desafio Cabo de Hornos ont arrêté de fonctionner et la seule solution pour le duo chilien était de passer beaucoup de temps devant l’écran à la table à cartes.  A 19h hier soir que la décision d’empanner a été prise.  A cause d’une mer agitée avec une forte houle, Cubillos précise que le duo a été obligé de rester à la barre, car les pilotes ne sont pas très efficaces sous de telles conditions. En ce moment, Cubillos et Muñoz progressent à une moyenne d’un peu moins de 12 nœuds, soit deux nœuds de plus que les Allemands.

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Plongée vers le Cap Horn

Ericsson 3
DR

Sans surprise, les premiers milles vers le sud n’ont pas été des plus rapides pour Ericsson 3 car un anticyclone est positionné sur la porte des glaces et hier Ericsson 4 a réduit l’écart à moins de 100 milles.  Cependant ce ralentissement n’était que passager et la vitesse des leaders remontent de nouveau ce matin.  Les dernières prévisions annoncent que le Horn va offrir un passage agité aux premiers bateaux. 

Il semblerait que peu de choix tactiques soient offerts dans cette descente vers le Cap Dur et ce matin les deux poursuivants, Ericsson 4 et Puma suivent la trajectoire vers le sud-est d’Ericsson 3 avec un vent de sud-ouest d’une vingtaine de nœuds.  Derrière, Green Dragon remontent toujours vers le nord-est pour passer la dernière porte des glaces, tandis que loin derrière, Telefonica Blue se retrouve dans un autre système météo avec un vent de nord qui lui permet de progresser lentement vers l’est, comme l’explique Bouwe Bekking, “Encore 24 heures où il fallait nous battre dans cet anticyclone.  La brise est tombée  à 4 nœuds et le bateau ne s’avance plus qu’à 3,5 nœuds.  Qu’est-ce qu’on a fait pour mériter cela?” 

Pour Green Dragon, il y aura éventuellement une option tactique à tenter pour essayer de rattraper les leaders et on constate déjà ce matin que le bateau ne vise plus l’ouest de la porte des glaces.  En effet, il y aura la possibilité de ne pas suivre dans le sillage des trois premiers, mais plutôt d’oser effectuer une route plus près des côtes sud-américaines.  Certes, ce serait un choix inhabituel, mais on a déjà vu dans cette étape avec l’option d’Ericsson 3 que de telles stratégies peuvent parfois s’avérer très intéressantes.  Réponse d’ici demain…

Classement de 11h (heure française)

Ericsson 3 à 4101 milles de l’arrivée

Ericsson 4 à 116 milles

PUMA à 146 milles

Green Dragon à 411 milles

Telefonica Blue à 768 milles

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Paolo Cian et Ed Baird déjà au top à Marseille

Paolo Cian MIMR
DR

Les jours se suivent et ne se ressemblent pas …. Alors qu´hier les 30 nœuds affichés empêchaient toute rencontre sur l´eau, aujourd´hui le vent a tardé à rentrer. Avec seulement 6 nœuds de vent de secteur nord-ouest établis, le premier duel n´a pu être lancé que vers 11h00. Ce sont les équipages de Mathieu Richard et Ian Ainslie qui ont ouvert le bal…

 

7 flights lancés dans la journée, une belle reprise pour les équipages qui étaient dans les starting-blocks depuis 2 jours à Marseille.

 

Résultats de la journée

(dans l’ordre du classement mondial des skippers)

. Sébastien Col – FRA : 2 points sur 4 matchs

. Ian Williams – GBR : 2 points sur 5 matchs

. Mathieu Richard – FRA : 4 points sur 6 matchs

. Paolo Cian – ITA : 7 points sur 7 matchs

. Torvar Mirsky – AUS : 2 points sur 5 matchs

. Philippe Presti – FRA : 4 points sur 6 matchs

. Damien Iehl – FRA : 1 point sur 5 matchs

. Bjorn Hansen – SWE : 1 point sur 6 matchs

. Adam Minoprio – NZL : 2 points sur 5 matchs

. Ian Ainslie – RSA : 1 point sur 5 matchs

. Pierre-Antoine Morvan – FRA : 2 points sur 4 matchs

. Ed Baird – USA (Wild Card): 3 points sur 3 matchs.

Ils ont dit :

 

Paolo CIAN

En remportant les 7 matches que son équipage a joué aujourd´hui, l´italien est revenu a quai avec dans les yeux une certaine satisfaction. Mais qu´est ce qui a fait la différence ?

«Il y des jours où tout se passe tranquillement et logiquement.

Les conditions météorologiques de ce jour nous laissaient le temps de bien préparer chaque course et d´appréhender le terrain. Notre tacticien a excellé aujourd´hui, il a su nous communiquer les bonnes informations au bon moment et naturellement tout suivait son cours.

Je suis ravi par nos résultats, qui sont, je le souhaite prometteurs pour le restant de la compétition… »

 

Ed BAIRD

« Je suis très heureux de retrouver Marseille, pour cette première étape du World Tour. Je félicite Paolo Cian et son équipage pour leur belle performance. Nous avons, nous aussi, remporté la totalité de nos matches, mais nous n´avons couru que sur 3 flights.

Nous avons bien navigué mais nous avons dû nous battre. Pour moi un beau match, c´est un bon départ en pôle position, une bonne tactique, une belle navigation qui creuse toujours plus l´écart avec notre adversaire…. et une ligne d´arrivée franchie haut la main ! »

 

Ian Williams

Une journée aux résultats mitigés pour le Champion du Monde en titre.

« Nous avons manqué de réussite aujourd´hui. Nous nous sommes toujours bien engagés dans les matchs, mais nous n´avons pas toujours fait les bons choix tactiques par rapport au vent. »

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Ericsson 3 creuse l’écart

Ericsson
DR

En regardant la progression des rookies  scandinaves (certes menés par le vieux briscard, Magnus Olsson), depuis leur  passage,  il y a exactement une semaine, de la porte à points située au nord de la Nouvelle Zélande, on pense à la chanson de Guy Béart : « Ma petite est comme l´eau, elle est comme l´eau vive,… Courrez, courrez, vite, si vous le pouvez… Jamais, Jamais, vous ne la rattraperez… ».

Les gros bras d´Ericsson 4 et de Puma ont en effet bien du mal à tenir la cadence et ne réussissent qu´au prix d´efforts musclés à contrôler tant bien que mal l´équipage inspiré sur cette 5ème étape.

271 milles d’avance 

Ce mercredi matin, Ericsson 4 accuse 271 milles de retard sur son « petit » frère et Puma, 40 de mieux ; soit plus de 100 milles perdus en deux jours sur l´«Eau Vive » par ces deux concurrents peu habitués à un tel affront depuis le coup d´envoi de la course en octobre dernier, d´Espagne.

Ces trois concurrents sont entrain d´arriver sur la seconde et dernière Ice Gate avant le Horn. Positionnés entre le 43° et le 44° Sud, tous ont renoué depuis plus de 48 heures avec les vitesses échevelées du grand Sud, avec près de 22 nœuds  de moyenne soit 530 milles avalés par 24h.

De son côté, Green Dragon, le concurrent sino-irlandais qui accuse 576 milles de retard sur Ericsson 3, n´en démord pas de sa position extrême sud. Il poursuit sa route également à grande vitesse, mais sur le 50° sud, soit 360 milles sous la route de Puma, relevé le plus au nord.

 

Ce matin, Telefonica Blue était le seul Volvo Open 70 à progresser à moins de 18 nœuds. 11,3 nœuds au compteur pour les hommes de Bouwe Bekking pointés à près de 770 milles du leader. Mais pour les Espagnols, l´heure n´est pas tant à la recherche à tout prix de la performance mais plutôt à faire le dos rond en cherchant les vents arrières pour soulager l´étai de fortune que l´équipage à mis en place il y a 5 jours après que cette pièce maîtresse du gréement ne se casse, fragilisant le mât.

Là où il est, c’est-à-dire au milieu de rien, l´équipage de Telefonica Blue sait qu´en cas de démâtage, toute opération de secours serait très délicate à monter. L´idée maîtresse est donc de préserver le gréement au maximum et d´arriver entier en Atlantique. Après on verra. Peut-être un pit stop à Ushuaïa pour changer l´étai et tenter un coup de Trafalgar sur le reste de la flotte en rusant avec le passage des Falklands.

 

 

Positions ce  mercredi 11 mars à 8h30:

1 – Ericsson 3 à 4 412 milles de Rio

2 – Ericsson 4 à 271 milles

3 – Puma à 312 milles

4 – Green Dragon à 576 milles

5 – Telefonica Blue à 769 milles

Delta Lloyd – DNS

Telefonica Black – DNS

Team Russia – DNS

 

VOLVO OCEAN RACE 2008-2009

 

Classement général Provisoire après 7 manches (sur 17)

 

1-Ericsson 4 -53 points

2-Telefonica Blue – 44,5 points

3-Puma -44 points

4-Ericsson 3 -32,5 points

5-Green Dragon -32 points

6-Telefonica Black -21points

7-Delta Lloyd – 12 points

8-Team Russia -10,5 points

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Dinelli et Sedlacek attendus ce week-end

Sedlacek Nauticsport-Kapsch
DR

Au pointage de 11h ce mercredi, alors que s´achève le 122e jour de course, Raphaël Dinelli n’est plus qu’à 416 milles de la ligne d’arrivée aux Sables d’Olonne. Son Fondation Ocean Vital est à la latitude du port vendéen et marche à un peu plus de 9 noeuds de moyenne efficace sur la route (9,3 exactement). Si les conditions de vent portant se maintenaient, Raphaël pourrait donc en terminer en deux jours et couper ainsi la ligne dès vendredi. Mais il y a un risque de pétole sur la fin de parcours qui pourrait différer légèrement son arrivée, plus probable samedi dans ce cas. Raphaël Dinelli bouclera ainsi son tour du monde à une 10e place inespérée pour lui au départ.

Le 11e et dernier, l’Autrichien Norbert Sedlacek, est également dans ce cas de toucher du doigt un classement qu´il n´imaginait pas voilà quatre mois. Norbert tente actuellement de prendre le wagon du flux de Sud-Ouest au très grand large du cap Finisterre. Mais il lui reste encore 821 milles à couvrir et sa moyenne journalière actuelle tourne aux environs de 255 milles. Son Nauticsport-Kapsch ne devrait donc pas arriver aux Sables d’Olonne avant dimanche ou lundi, pour mettre un point final à ce Vendée Globe 2008/2009.

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Rich Wilson est arrivé aux Sables d’Olonne

Rich Wilson Great America III
DR

Son temps de parcours est de 121 jours 00 heures 41 minutes et 19 secondes, sa vitesse moyenne de 8,55 nœuds. Soit 36 jours et 21 heures de plus que le vainqueur Michel Desjoyeaux, arrivé le dimanche 1er février. Les deux prochains et derniers concurrents, Raphaël Dinelli (Fondation Ocean Vital) et Norbert Sedlacek (Nauticsport Kapsch), devraient en finir ce week-end.


Le ciel est gris, la mer est forte, le vent d’ouest souffle encore à plus de 25 nœuds mais, comme d’habitude, le doyen de cette édition aura eu droit à son entrée triomphante. Beaucoup de bateaux sont venus à sa rencontre, avec sur l’un d’eux l’anglaise Samantha Davies (4ème). Pour cet Américain de 58 ans, haut diplômé de Harvard et résidant à Rockport dans le Massachusetts, ce Vendée Globe est l’aboutissement d’une carrière de navigateur amateur démarrée en 1980 avec une victoire dans la course Newport – Les Bermudes. Il vient de boucler avec panache son premier tour du monde en solitaire.

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L’Equipe de France à pied d’oeuvre à Marseille

Sébastien Col équipage 2008
DR

C´est demain que débutent les premières régates du MIMR (Marseille International Match Racing). Cette classique du match racing international revêt cette année une importance particulière puisqu´elle va ouvrir le circuit mondial de la discipline, le World Match Racing Tour. L´épreuve marseillaise, organisée par le Yacht Club de la Pointe Rouge, a en effet le privilège de devenir la première étape française de ce championnat du monde de la discipline qui se dispute sur dix événements. L´équipe de France y sera largement représentée avec pas moins de cinq équipages. Ceux de Sébastien Col, vice-champion du monde 2008, et de Mathieu Richard,vainqueur du MIMR en 2008 et 3ème du dernier World Tour, arrivent à Marseille avec une ambition affirmée : remporter le titre mondial à l´issue de l´année. Dans l´incertitude sur le nombre d´épreuves du World Tour qu´ils auront la possibilité de disputer cette année, Philippe Presti, Damien Iehl et Pierre-Antoine Morvan espèrent déjà décrocher le maximum de qualifications pour montrer ce dont ils sont capables. On sait que les deux premiers peuvent légitimement ambitionner de remporter un « world tour Event » à commencer par le MIMR, et on y suivra avec attention la progression de l´équipage de « PAM » (Pierre-Antoine Morvan) qui a obtenu le droit d´y disputer ses chances en remportant récemment l´Y´s Cup. Pour sa rentrée dans « ses eaux », l´équipe de France aura fort à faire puisque les principaux animateurs du World Tour sont présents dont l´italien Paolo Cian, l´australien Torvar Mirsky et bien sûr le double champion du monde 2007 et 2008, le britannique Ian Williams… Les premières régates des Round Robin devraient se disputer demain dans du Mistral, des conditions que les J80, monotypes sur lesquels se disputent le MIMR, avaient déjà dû affronter en 2008. On connaîtra dimanche le nom du vainqueur du MIMR 2009 et donc le premier leader du World Match Racing Tour 2009.

Rappel : Le World Match Racing Tour

Le circuit mondial de match racing est composé en 2009 de dix épreuves réparties à travers le monde. Sauf exception, seule une douzaine de skippers sont invités et les mieux placés marquent des points pour le « leaderboard », c´est-à-dire le classement mondial. Le champion du monde est sacré à l´issue de la dernière étape : La Monsoon Cup qui s´achèvera le 6 décembre en Malaisie.

 

Le support du MIMR : le J80 est un monotype de 8,50 mètres de long et 2,5 mètres de large mené par quatre hommes d´équipage. Rappelons que c´est l´organisateur qui met à disposition les bateaux.

 

 

Les barreurs de l´équipe de France présents au MIMR :

. Sébastien Col (Yacht Club de la Pointe Rouge – Team K-Challenge), 1er  de la ranking list ISAF, vice-champion du monde 2008 (à noter l´arrivée dans l´équipage de Pascal Rambeau, médaillé de bronze en Star aux JO 2004)

. Damien Iehl (APCC Voile Sportive), 7ème de la ranking list Isaf, vainqueur du match race Germany en 2008

. Pierre-Antoine Morvan (SR Vannes) 13ème de la rannking list, vainqueur de l´Y´s Cup 2009

 . Philippe Presti ( CV Arcachon – Team French Spirit), 6ème de la ranking list ISAF

. Mathieu Richard ( APCC Voile Sportive – Team French Spirit), 3ème de la ranking list Isaf, 3ème du World Tour 2008, vice-champion du monde 2007, vainqueur du MIMR 2008

 

 

Ils ont dit  :

Sébastien Col : « On s´est entrainé 2 jours avec une partie de l´équipe de France (Pierre-Antoine Morvan et Philippe Presti) sur Marseille. Pour nous c´est le début d´une nouvelle équipe avec Pascal Rambeau. On a insisté sur la communication à bord et les nouvelles règles de course et leur application tactique. Le MIMR va nous servir pour nous situer par rapport aux autres équipes du World Tour et orienter le travail à effectuer lors de la Congressional cup fin mars et un stage Equipe de France début mai pour préparer la deuxième étape du WDT en Allemagne fin mai. »

 

Mathieu Richard : « Je suis tout d´abord très content que le MIMR fasse partie du World tour. C´est une très bonne chose pour le Y.C.P.R  bien sûr, mais aussi pour l´équipe de France de match race. On attendait depuis quelques années d´avoir une épreuve du WDT en France, c´est chose faite et tant mieux ! Concernant mon équipage et notre manière d´aborder l´épreuve, disons que ça fait un peu bizarre de commencer la saison directement avec un « world tour event ». Comme tous les ans on a fait une longue trêve hivernale, et Marseille est notre régate de reprise. D´habitude c´est l´occasion de se remettre dans le bain avec un grade 1 de haut niveau, mais sans pression particulière. Cette année c´est un World tour donc on sait pour quoi on y va : pour mettre des points ! J´espère donc que nous ne serons pas un peu à court d´entrainement par rapport aux équipages qui se sont entrainés cet hiver et qui devraient être plus affutés que nous. Ceci dit on y va avec de l´ambition, on se souvient que l´an dernier on avait très bien navigué malgré une longue coupure hivernale, donc tout est possible. »

 

Damien Iehl : « On sait maintenant qu´on a le niveau pour jouer la place de champion du monde mais on ne pourra pas jouer le titre car nous ne serons pas invités sur toutes les épreuves du World Tour. C´est donc un peu une nouvelle année de construction avec l´objectif d´être bien placés en fin de saison pour se qualifier l´année prochaine »

L´objectif 2009 de Philippe Presti : “Gagner notre place sur les Qualifier events pour disputer le maximum d´épreuves du World Match Racing Tour et progresser à la ranking liste de l´ISAF”

L´objectif 2009 de Pierre-Antoine Morvan : “Etre champion d´Europe et revenir dans le Top 10 mondial”.. 
 

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Rich Wilson 9e en 121 jours

Rich Wilson arrivee
DR

Drapeau américain à la main, larmes aux yeux, l’émotion était palpable lorsque Rich Wilson a rejoint le ponton du Vendée Globe sous les vivas d’une foule toujours aussi nombreuse. ” Je viens de vivre une incroyable expérience. Merci à Thierry Dubois d’avoir construit si solidement Great American III. La question n’est pas de savoir pourquoi les bateaux ont cassé, mais plutôt de savoir comment ils font pour survivre. Même pour les marins que nous sommes, c’est impossible de décrire, de faire partager tout ce qu’ils encaissent “.
Rich Wilson n’est pas le premier Américain à avoir bouclé un Vendée Globe (Bruce Schwab en 2004/2005), ni le plus vieux (Jose de Ugarte, 62 ans, en 1992-1993), mais Rich n’avait rien à faire de ses ” premières “. A 58 ans, ce haut diplômé d’Harvard, du MIT, a réussi son pari de ramener à bon port l’ancien bateau de Thierry Dubois, mis à l’eau en 1999.
Rich connaissait déjà les navigations au long cours en équipage (72 jours entre Hong Kong et New York en 2003 à bord de Great American II, trimaran de 50 pieds), mais là, en solitaire, pendant plus de 120 jours, la donne était beaucoup plus salée.

Extraits d’une conférence de presse où ce haut professeur de mathématiques avait mille et une histoire à raconter, mélangeant sans cesse le français et l’anglais

Il a dit : 

Rich Wilson : ” J’ai vécu deux Vendée Globe. Le premier, très dur, très difficile en mer. Le deuxième s’est passé à terre et je crois que c’est celui là que je retiendrai au final. Cette course dégage entre tous les acteurs une amitié, un respect incroyable. Je voudrais particulièrement remercier Michel Desjoyeaux. L’hiver avant le départ, on a beaucoup échangé par mails, je lui posais plein de questions que je rédigeais en français et lui, 24 heures après, il me répondait mais en anglais. J’étais content qu’il gagne “.

” Les bons souvenirs, c’est quand je suis monté dans le mât et que j’en suis redescendu indemne. C’est aussi, pas plus tard que hier soir, lorsque les dauphins sont venus jouer avec moi au coucher du soleil. Ces moments me manqueront forcément “

” Franchir la ligne aujourd’hui, c’est un soulagement, un immense bonheur car tu n’es jamais sûr de finir. Tout le temps, 24 heures sur 24, tu te demandes ce qui va pouvoir t’arriver. Il n’y a pas si longtemps, j’étais au large de l’Argentine quand mes pilotes automatiques sont tombés en panne. J’étais à la barre, il faisait nuit noire et je me disais : et maintenant, comment je fais ? “

” Je souffre de l’asthme depuis l’âge de 1 an. Pendant les 20 premières années de ma vie, il n’y avait pas de médicaments efficaces et je luttais pour tout simplement respirer. Cela m’a rendu tenace. Je n’ai jamais songé un instant à abandonner. “

” Avec Jonny Malbon, on a vécu ensemble de très grosses tempêtes. On se soutenait l’un l’autre. J’ai été très déçu pour lui quand il s’est retiré de la course. Avec Mike Golding, c’est le seul anglo-saxon à n’avoir pas terminé la course. Tous les autres ont fini, c’est bien pour la course, pour la classe IMOCA. Mais ce sont les français qui imposent le rythme, qui mènent la danse. Ils vont incroyablement vite. Je suis fier d’avoir pu les côtoyer. “

” Mon moteur, ma motivation, c’est tout le programme scolaire que l’on a construit autour de ce Vendée Globe. J’ai eu des bas, des moments d’immense fatigue mais je n’ai jamais eu d’hallucination. J’ai fait juste une fois un drôle de rêve. Je n’arrivais pas à charger, via mon ordinateur, un câble pouvant soulever 20 tonnes. Il devait hélitreuiller le bateau. On était en pleine tempête, avec l’anémomètre qui était monté jusqu’à 85 nœuds. “

” Avant la course, je suis allé chez le médecin pour me vacciner contre la grippe. Il m’a dit : si vous finissez la course, vous serez vainqueur… “

Les deux prochains et derniers concurrents, Raphaël Dinelli (Fondation Ocean Vital) et Norbert Sedlacek (Nauticsport Kapsch), respectivement à 600 et 1000 milles de l’arrivée sont attendus ce week-end.

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