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Ruyant gagne en proto, Beaudart en série

Davy Beaudart
DR

Au final après une manche éprouvante placée sous le signe du petit temps et d’une traversée du Golfe de Gascogne éprouvante pour les nerfs et par sa fatigue, c’est Thomas Ruyant (Faber France) qui coupe le premier la ligne d’arrivée suivi par Nicolas Boidevezi (G.D.E) et Bertrand Delesne (Raging Bull). Côté série, c’est Antoine Debled (Régionsjob.com) qui l’emporte devant Fabien Sellier (Surfrider Foundation) et Davy Beaudart (Port à Sec Guy Beaudart).

Au temps cumulé des deux étapes, c’est Thomas Ruyant (Faber France) en catégorie prototypes qui arrache cette belle victoire, lui qui avait terminé 5e de l’étape La Rochelle/Gijon. Un Thomas joyeux et heureux qui signe avec le Mini Pavois sa deuxième victoire consécutive en ce début de saison 2009. De bonne augure pour le rendez-vous de septembre, La Charente-Maritime/Bahia Transat 6,50. Il est suivi au général par Bertrand Delesne (Raging Bull) venu de Méditerranée avec son proto Manuard flambant neuf. Un beau début de saison Atlantique pour Bertrand qui signe une place de 2e à Gijon et une place de 3e aux Birvideaux. 3e, l’étonnant et sympathique Rémi Aubrun (AT Children Project). 3e à Gijon et 4e aux Birvideaux.

Côté série, la victoire revient à Davy Beaudart (Port à sec Guy Beaudart) qui l’emporte après avoir gagné la première étape de Gijon et qui arrache une belle troisième place aux Birvideaux. Mal placé à la marque Karek Greiz, Davy a cravaché dur pour revenir au contact et sauvé sa petite demi-heure d’avance. C’est fait, Davy emporte brillamment ce Mini Pavois 2009. On trouve dans sa jupe Fabien Sellier (Surfrider Foundation) qui termine 2e de l’étape après avoir terminé 4e à Gijon. Chapeau bas à Fabien qui termine sur la 2e marche du podium et qui a coupé la ligne d’arrivée avec un magnifique bar pêché en mer… Régatier et pêcheur vont de paire… Enfin, en troisième position, on trouve Pierre-Yves Lautrou (Altaïde Moovement) qui, après sa belle 2e place à Gijon, termine 7e aux Birvideaux. Il termine 2 heures devant Antoine Debled (Régionsjob.com).

Si à 17h00, il restait encore quelques bateaux en mer, tous devraient avoir ralliés la terre ferme avant ce soir. Le fort du coup de vent est attendu pour cette nuit et demain.

Les déclarations
Thomas Ruyant (Faber France) vainqueur du Mini Pavois en proto :
« C’est énorme ! Une de plus car j’ai déjà remporté cette année la Pornichet Select 6.50. Je suis satisfait de cette belle performance même si cette seconde étape du Mini-Pavois a été difficile pour les nerfs car pendant au moins 48 heures, nous étions au contact, tout le temps à vue ce qui n’est pas facile mentalement. Cette traversée du golfe de Gascogne, je m’en souviendrais ! Je suis resté toujours un peu plus à l’Est que mes adversaires et j’ai joué « gagne petit » en prenant toutes les bascules du vent et toutes les risées. Il fallait vraiment prendre ce qu’on avait car il n’y avait vraiment pas beaucoup de vent. Ensuite avec l’arrivée d’une petite brise instable hier soir, j’ai réussi à prendre de l’avance jusqu’à la victoire ce matin. Cette saison sur le circuit des Mini 6.50 est intéressante car de nombreux voiliers vont vite. Je trouve que le niveau est assez homogène. Le travail effectué en janvier et février est en train de payer. C’est la première fois que je gère aussi bien mon sommeil et mon alimentation. Je suis moins fatigué que d’habitude et puis je connais parfaitement mon bateau ».

Davy Beaudart  (Port à sec Guy Beaudart) :
« C’était une étape de la mort ! Cette étape a été extrêmement difficile et il ne fallait rien lâcher. Il fallait gagner le moindre mètre et lorsque j’ai vu qu’à Karek Greiz j’avais pris un caramel, il a fallu s’arracher pour revenir. Je n’ai pas dormi la nuit dernière une fois de plus… J’ai vraiment dû cravacher sévère ! Au final, je suis super content. Je n’avais qu’une demi-heure de rab et à un moment je n’y croyais plus. Je ne croyais pas non plus que leur option dans l’ouest allait marcher comme cela… En plus, j’arrive à la maison, c’est top !"

Classements Prototypes 2e Etape Gijon / Birvideaux :
1      667      RUYANT Thomas (Faber France) 2j 19h 12m 55s
2     719     BOIDEVEZI Nicolas (G.D.E.) 2j 20h 2m 29s
3     754     DELESNE Bertrand (Raging Bull) 2j 20h 3m 31s

Classements Série 2e Etape Gijon / Birvideaux :
1      455      DEBLED Antoine (Régions Job.com) 2j 20h 43m 33s
2     483     SELLIER Fabien (Surf Rider Foundation) 2j 21h 3m 40s     
3     674     BEAUDART Davy (Port à sec Guy Beaudart) 2j 22h 27m 29s

Classement général Prototypes Mini Pavois 2009 (52 classés)
1     667      RUYANT Thomas (Faber France) 4j 13h 56m 57s
2     754     DELESNE Bertrand (Raging Bull) 4j 14h 16m 49s     
3     630     AUBRUN Rémi (AT Children Project) 4j 14h 23m 0s     
4     679     LE DIRAISON Stéphane (Cultisol-Marins sans frontière) 4j 14h 39m 7s
5     419     TRAUTMAN Matt (Vroon Express) 4j 15h 46m 27s…

Classement général Série Mini Pavois 2009 (50 classés)
1      674      BEAUDART Davy (Port à sec Guy Beaudart)    4j 18h 13m 1s     
2     483     SELLIER Fabien (Surf Rider Foundation) 4j 18h 50m 48s     
3     579     LAUTROU Pierre-Yves (Altaïde Moovement) 4j 19h 43m 16s     0
4     455     DEBLED Antoine (Régions Job.com) 4j 21h 45m 39s
5     426     APOLLONI Riccardo (MaVie pour Mapei) 4j 22h 20m 50s…

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Top départ pour Groupama 3

Groupama 3
DR

Grains et visibilité réduite accompagnaient le passage de ligne située par le travers du phare de Pomègues (43° 15,7′ N- 005° 17,4′ E), à la sortie de la rade de Marseille, sur les îles du Frioul.

Franck Cammas et ses 6 équipiers sont partis avec 2 ris dans la grand voile, trinquette et genaker à poste. L’ambiance à bord était à la concentration car les conditions attendues tout au long du parcours (458 milles) seront assurément musclées. Groupama 3 tire son premier bord tribord amure vers le sud dans une tramontane fraîchissant et une mer qui commence à se former.

Le premier empannage est prévu  aux alentours de 12H TU entre 50 et 70 milles dans le nord est des Baléares. A ce niveau, les creux atteindront 4 à 4,5 mètres et le vent soufflera entre 30 et 35 nœuds avec des rafales à 40 nœuds !

A la sortie de la rade de Marseille, la vitesse cible de 32 nœuds était atteinte! C’est donc parti pour le large, du vent dans les voiles et  le mors aux dents…

L’équipage de Groupama 3
1) Franck Cammas
2) Frédéric Le Peutrec
3) Stève Ravussin
4) Loïc Le Mignon
5) Ronan Le Goff
6) Lionel Lemonchois
7) Thomas Coville (Le skipper de Sodebo est actuellement en stand-by pour le record de la route de la découverte. Aucune fenêtre ne se présentant, Thomas sera à bord de Groupama3)
A terre :  Sylvain Mondon (conseiller météo)

Mémo :

•    Le trimaran Groupama 3 en stand-by  depuis le 6 mai à Marseille, au port de l’Estaque
•    Le temps à battre : 17 heures 56 minutes 33 secondes
•    Le précédent détenteur : Bruno Peyron à bord du catamaran Orange II le 25 septembre 2004 (vitesse moyenne : 25,53 nœuds)
•    Le nombre de milles nautiques : 458 milles

La ligne de départ se situe par le travers du phare de Pomègues (43° 15,7′ N- 005° 17,4′ E), situé à la sortie de la rade de Marseille, sur les îles du Frioul. La route logique vers le golfe de Tunis fait laisser à bâbord la Corse et la Sardaigne.
La ligne d’arrivée est positionnée par le travers du phare de Ras Quartajamah, sur le cap Carthage, près de Sidi Bou Saïd (36° 52,3′ N- 10° 20,9′ E).

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Les meilleurs temps
1988 : Saab Turbo (FRA), catamaran 22,80 mètres (François Boucher) : 1 jour 02h
1990 : Jet Services V (FRA), catamaran de 22,80 mètres (Serge Madec)
1991 : RMO (FRA), trimaran de 18,28 mètres (Laurent Bourgnon) : 22h 09m 11s
1991 : Pierre 1er (FRA), trimaran de 18,28 mètres (Florence Arthaud) : 22h 08m 26s
Mai 2002 : PlayStation (USA), catamaran 37,90 mètres (Steve Fossett) : 18h 46m 48s
25 septembre 2004 : Orange II (FRA), catamaran de 36,80 mètres (Bruno Peyron) = 17h 56m 33s

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Les 6.50, une nouvelle classe très dynamique

Open 6
DR

Manu Guedon, à l’initiative de la classe 6.50 :
« Il y avait un intérêt à regrouper les 3 flottes afin d’initier une nouvelle dynamique pendant les entraînements et de créer une émulation autour de ces nouveaux sportboats. Pour officialiser les choses, nous avons rédigé un règlement commun pour les trois flottes comprenant un classement en temps réel, un nombre d’équipiers d’un minimum de 3 personnes et ne dépassant pas 5 personnes à bord et une limitation de poids total d’équipiers à 320kg. De plus, nous ne lançons pas de manches au-delà de 25 nœuds. C’est une année test, nous verrons les résultats de ce regroupement au début de la saison prochaine. Nous espérons attirer de nouveaux adeptes et augmenter le nombre de bateaux dans chaque série. »

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Les leaders attendus ce week-end

Grand Prix de Portimao
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Le duo allemand progresse à 11,5 nœuds, trois nœuds de plus que les Chiliens, Felipe Cubillos et José Muñoz, handicapés par la casse d’un safran depuis la collision avec un OFNI mardi dernier.  Malgré ce ralentissement Cubillos s’est dit content de voir que le déficit par rapport au leader n’est pas aussi important qu’il craiganait.

Cependant la bascule du vent qu’ils attendent avec impatience sur Desafio Cabo de Hornos n’est toujours pas au rendez-vous ce qui signifie que le duo reste prudent afin d’éviter une perte de contrôle du bateau. La bonne nouvelle pour les Chiliens est qu’un nouveau safran est en route de la France à Charleston et qu’un donateur anonyme va également leur offrir un nouveau spinnaker à l’arrivée de cette étape.  En profitant à leur tour des alizés à 120 milles au nord-est de Puerto Rico les Britanniques sur Team Mowgli, Jeremy Salvesen et David Thomson, ont réduit l’écart et sont désormais à 400 milles du bateau chilien.
En réalisant des vitesses supérieures à 12 nœuds et avec des pointes de 18,5 nœuds Team Mowgli est par ailleurs le bateau le plus rapide de la flotte depuis 24 heures.  Le solitaire belge Michel Kleinjans continue de respecter le rythme imposé par les équipages en double et son Open 40, Roaring Forty n’est qu’à 240 milles de Desafio Cabo de Hornos.  

Classement de 5h20

Beluga Racer à 601 milles de l’arrivée
Desafio Cabo de Hornos à 159 milles  
Team Mowgli à 559 milles
Solitaire
Roaring Forty à 1001 milles de l’arrivée

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11ème Semaine de Porquerolles

Semaine Porquerolles 2008
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Ce succès, que même la pire crise économique de l’ère contemporaine n’est pas parvenue à démentir tient en quelques recettes simples que Georges Keller et toute son équipe d’organisation du Yacht Club de Porquerolles, associée pour la circonstance à l’International Yacht Club de Hyères, veille à respecter et à renouveler année après année ; entrevue :

Intransigeance sur l’eau, convivialité à terre…
Georges Keller : "Nous bénéficions de l’un des plus beau plan d’eau de Méditerranée, et là réside sans doute une des clés de la forte attractivité de notre événement. Mais nous nous sommes attachés dès la première édition en 1999 à offrir aux régatiers une organisation sans faille dans la présentation de nos courses. C’est notre rigueur sur l’eau, dans le respect des procédures et l’ordonnancement de nos courses qui séduisent skippers et équipages en quête de compétition et de sport. A cette intransigeance maritime, nous avons assez naturellement souhaité associer une grande convivialité, une grande libéralité à terre qui est l’apanage de notre île. A Porquerolles, on régate avec sérieux, sous l’intransigeante autorité d’un comité de course irréprochable, et on s’amuse à terre dans la plus parfaite tradition des grands événements nautiques où l’on refait à terre, dans l’amitié et la cordialité, les courses et les affrontements du jour."

Le nautisme au service de l’insularité
"La petite île de Porquerolles connait et jouit d’une renommée que nous n’avons pas la prétention de refaire. Cet attrait s’exprime principalement lors des mois d’été et il nous a très tôt semblé qu’un événement nautique en amont de la saison touristique était approprié pour lancer l’effervescence estivale. Autour des 70 bateaux engagés à la Semaine de Porquerolles, nous estimons à près d’un millier, équipiers, assistants, encadrements, organisateurs et familles, le nombre de personnes qui, quatre jours durant, vont vivre sur l’île. C’est un impact économique très appréciable pour la communauté Porquerollaise, impact qui se prolonge aussi plus tard dans la saison tant il est vrai que la découverte de la magie de notre île est une expérience que les régatiers aiment à renouveler et à partager auprès d’autres amoureux de la mer…"

Des ambitions mesurées et cohérentes
"Nous recherchons la qualité plutôt que la quantité. Qualité des régatiers et des équipages, et qualité bien entendu des unités engagées. Cette édition 2009, pour des raisons de conjoncture, ne met à l’honneur aucune Classe Invitée particulière. Cette tradition reprendra dès l’année prochaine, et les projecteurs éclaireront de nouveau une série particulière et attirante pour les amateurs de beaux voiliers. Nous ne serons dans cette attente point en reste, puisque Porquerolles ouvre cette année ses portes et ses attraits aux fabuleux 12 m JI, Classe support de la Coupe de l’America jusqu’en 1987, et qui viendront ici disputer dans le cadre de nos régates, la "Twelve à Porquerolles". Internationaliser davantage encore nos joutes est un objectif avoué. Nous souhaitons faire découvrir toujours et encore notre magnifique plan d’eau, non seulement aux Anglais, Belges et Italiens qui ont déjà grand plaisir à venir ici, mais aussi à d’autres régatiers Méditerranéens et d’Europe du Nord."

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Le team Groupama sur tous les fronts

Groupama 3
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En veille météo depuis une semaine, Franck Cammas, skipper de Groupama 3, et Sylvain Mondon de Météo France viennent de confirmer la présence d’une fenêtre météo favorable pour s’attaquer record de la traversée de la Méditerranée détenu par Bruno Peyron depuis cinq ans en 17 heures et 56 minutes sur Orange II. Amarré au port de l’Estaque à Marseille, Groupama 3 est paré et les sept membres d’équipage convergent vers la cité phocéenne pour un départ vendredi matin vers Carthage, distante de 458 milles nautiques.

Un bateau rapide et des conditions météo favorables :

« Pour avoir une chance de traverser plus vite que Bruno Peyron et son équipage (25,53 nœuds de moyenne), il faut que les conditions météo soient favorables tout au long du parcours, ce qui semble bien être le cas même si nous devrons tirer des bords sous genaker et donc nous rallonger la route. Nous avons optimisé Groupama 3 en ne gardant que le matériel indispensable et en naviguant à sept équipiers au lieu des dix habituels. La durée du record (17h56) nous permet en effet de tout faire d’une traite, sans avoir besoin de dormir. Notre équipage est excellent avec, notamment, l’arrivée de Lionel Lemonchois et celle de Thomas Coville. » déclare Franck Cammas.

Côté météo, Sylvain Mondon précise : « Pour vendredi, on note un changement de flux avec de la tramontane qui s’établit. Groupama 3 partira au tout début de ce nord-ouest afin de bénéficier du vent portant et d’une mer encore calme. Ce flux doit tenir jusqu’en Tunisie. Le créneau est court mais suffisant. L’angle du vent n’est pas optimal ; ce qui signifie qu’il y aura beaucoup de manœuvres. Groupama 3 devra tirer des bords. Mais la force du vent devrait être suffisante pour battre le record. Les routages actuels donnent un temps autour de 16h00. »

L’équipage de Groupama 3
Franck Cammas
Frédéric Le Peutrec
Stève Ravussin
Loïc Le Mignon
Ronan Le Goff
Lionel Lemonchois
Thomas Coville (Le skipper de Sodebo est actuellement en stand-by pour le record de la route de la découverte. Aucune fenêtre ne se présentant, Thomas sera à bord de Groupama3)
A terre :  Sylvain Mondon (conseiller météo)

Le parcours du temps,  de Marseille à Carthage : 458 milles
La ligne de départ se situe par le travers du phare de Pomègues situé à la sortie de la rade de Marseille, sur les îles du Frioul. La route logique vers le golfe de Tunis fait laisser à bâbord la Corse et la Sardaigne.
La ligne d’arrivée est positionnée par le travers du phare de Ras Quartajamah, sur le cap Carthage, près de Sidi Bou Saïd.
           

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Un départ unique

Depart Prologue
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« Plusieurs éléments et constatations nous ont conduits à faire évoluer les habitudes. On sait d’expérience qu’un seul départ est toujours plus lisible, à la fois sur le plan sportif, mais aussi sur le plan médiatique. C’est une réelle simplification pour le suivi de la course. Nous pouvons le faire sur cette édition parce que nous disposerons d’une flotte plus homogène et divisée en deux catégories.  Puis, nous avons également constaté, en collaboration avec la ville du Havre, que le samedi, veille du départ, constituait l’un des moments forts en termes de fréquentation et qu’il était dommage qu’il ne reste que les multicoques dans le bassin après le départ des monocoques. Ce départ unique, c’est donc à mon sens, un vrai « plus » qui lancera de la plus belle des manières cette transat légendaire. »
Pierre Bojic, Pen Duick
 
Le Trophée Paul Vatine-Ville du Havre : Un prologue inédit
« Nous avons souhaité avec Pen Duick et Jacques Vabre, proposer quelque chose de neuf à l’occasion du départ de cette 9ème édition de la Transat Jacques Vabre. Plusieurs raisons nous ont poussés à faire évoluer le format du prologue. Dans un premier temps, il y a derrière cette volonté de changement, une dimension symbolique. Cette année marquera le 10ème anniversaire de la disparition de Paul Vatine et nous souhaitions lui rendre hommage à travers un challenge qui portera son nom. Il fallait donc proposer une épreuve à la hauteur de ce challenge. De là est née l’idée d’organiser une régate originale sous la forme d’un match-racing opposant tous les concurrents sur un même support. Ce prologue sera aussi l’occasion d’offrir aux visiteurs un véritable spectacle vélique. Ils pourront en effet, assister depuis les quais à une véritable compétition opposant les plus grands champions, le tout commenté en direct comme dans un véritable stade. Cette grande proximité entre les skippers et le public devrait constituer l’un des moments forts des animations proposées». Agnès Firmin Le Bodo, Mairie du Havre
 

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Victoire de Thomas Ruyant

victoire Ruyant 2009
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Cinquième lors de la première étape entre La Rochelle et Gijon, Thomas était à 26 minutes du premier. Il fallait donc qu’il comble ce retard ces derniers jours entre Gijon et les Birvideaux. C’est chose faite et avec la manière.
Dans des conditions difficiles car le vent était pratiquement aux abonnés absents depuis le départ de ce parcours lundi après-midi, le navigateur nordiste a réussi en se décalant de la route directe, à trouver les ressources mentales et physiques, régler sa petite fusée des mers au millimètre, pour grappiller des milles à ses adversaires directes Rémi Aubrun, Stéphane Le Diraison ou encore Bertrand Delesne. Une bonne maîtrise affichée par Ruyant qui, dès hier après-midi, a enfin touché une petite brise salvatrice capable de l’emmener vers la victoire aux Birvideaux suite à une réduction du parcours.
Thomas Ruyant : « C’est énorme ! Une de plus car j’ai déjà remporté cette année la Pornichet Select 6.50. Je suis satisfait de cette belle performance même si cette seconde étape du Mini-Pavois a été difficile pour les nerfs car pendant au moins 48 heures, nous étions au contact, tout le temps à vue ce qui n’est pas facile mentalement. Cette traversée du golfe de Gascogne, je m’en souviendrais ! Je suis resté toujours un peu plus à l’Est que mes adversaires et j’ai joué « gagne petit » en prenant toutes les bascules du vent et toutes les risées. Il fallait vraiment prendre ce qu’on avait car il n’y avait vraiment pas beaucoup de vent. Ensuite avec l’arrivée d’une petite brise instable hier soir, j’ai réussi à prendre de l’avance jusqu’à la victoire ce matin. Cette saison sur le circuit des Mini 6.50 est intéressante car de nombreux voiliers vont vite. Je trouve que le niveau est assez homogène. Le travail effectué en janvier et février est en train de payer. C’est la première fois que je gère aussi bien mon sommeil et mon alimentation. Je suis moins fatigué que d’habitude et puis je connais parfaitement mon bateau ».
 

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Derniers préparatifs à Capri

circuit rolex
DR

Il devra faire face à une concurrence sérieuse de la part de Giovanni Maspero sur Joe Fly qui cherchera sa revanche après sa défaite à Miami l’année dernière. Avec sa victoire au début de la saison à Porto Rotondo Alessandro Barnaba sur Fiamma avec Tommaso Chieffi au poste de tacticien, a déjà montré qu’il faut également compter sur lui cette saison.
Le Nerone de Massimo Mezzaroma avec Vasco Vascotto à son bord a également brillé le mois dernier.  Cependant les Farr 40 ne sont pas réservés uniquement aux Italiens et cette année à côté de deux bateaux américains le Barking Mad de Jim Richardson et le Goombay Smash de William Douglass, on retrouve des équipes venant de l’Allemagne, du Danemark,  de la Suisse et de la Grande Bretagne.
Quant aux Swan 45, cette épreuve figure également sur leur calendrier officiel 2009 et là aussi le champion du monde actuel sera présent. Earlybird avait par ailleurs réalisé une performance remarquable ici l’année dernière jusqu’à la dernière journée où il a dû se contenter de la troisième place.  

En Club Swan 42, le président de la classe Leonardo Ferragamo (Cuordileone) va chercher à répéter le succès qu’il a eu lors de la SNIM à Marseille le mois dernier. Enfin  les Comet sont également mis à l’honneur cette année à Capri. L’année dernière Libertine a remporté une large victoire grâce sans doute à la présence de Francesco De Angelis dans la cellule arrière. Cette année le bateau sera barré par Marco Paolucci qui avait mené à la victoire un autre Comet lors de la Giraglia Rolex Cup 2009. 

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Des Français au départ

Départ de l´OSTAR 2005
DR

Depuis cette édition, l’OSTAR est réservé aux amateurs mais cette année encore on note la participation de plusieurs Français. 
Jacques Bouchacourt âgé de 48 ans s’est intéressé à la voile après avoir vu une émission à la télé sur l’OSTAR 1976, avant d’y participer lui-même en 1992. Il y termine second en Classe 4 monocoque et remporte cette classe en 1996 . 
Cette fois il sera de retour sur son 50 pieds, Okami, à bord duquel il avait participé à la Transat 2004  mais avoue volontiers que certains 40 pieds seront plus rapides. 
Anne Caseneuve a grandi en Afrique, mais dès sa première enfance a passé ses vacances sur l’île aux Moines. C’est ainsi qu’elle a découvert les plaisirs de la voile dans les eaux autour de Houat, Houëdic, Belle-île et Groix. Elle a effectué sa première transat  à l’âge de 18 ans et a décidé de faire de la voile sa profession en créant sa société, Anne Caseneuve Croisières.
A partir de 1998, elle a développé une passion pour les multicoques de 50 pieds.  Elle sera justement à bord d’un de ces multis qui porte le nom de sa société pour cette édition de l’OSTAR. Avec une société basée à Guadeloupe, Anne a déjà eu l’occasion d’effectuer une trentaine de transats en course ou en convoyage. 
Christian Chalandre est également un marin expérimenté  avec 40 ans de navigation dans l’Atlantique de l’Ecosse aux Canaries et des Antilles aux Açores.  Dès 1975, il a participé aux épreuves organisées par le RORC, fait la Fastnet ainsi que la Transmanche de Cowes-Dinard. 
En 1992, il a acheté son S&S 34, Olbia, un ex-champion du circuit RORC . Bateau qui n’est autre que le sistership du fameux Morning Cloud du premier ministre britannique Sir Edward Heath qui avait remporté la Sydney-Hobart 1969. 
Il y a 10 ans Chalandre a participé à la première édition de la Transquadra, une épreuve qu’il allait refaire en 2003.  Il avait l’intention de faire l’OSTAR 2005 mais son bateau n’a pas pu sortir du chantier à temps. S’aligner au départ de l’OSTAR 2009 dans 11 jours est donc un rêve de longue date qui se réalise. 

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