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Modifications en vue pour SYZ & CO

Catamaran à foils Syz and Co
DR

A l’issue de cette première phase de tests, l’équipe du projet a identifié, avec les architectes et les ingénieurs, plusieurs modifications possibles pour en améliorer les performances et a décidé de sortir le bateau de l’eau pour l’optimiser en vue de la saison des records.
Depuis près de deux mois, l’équipe du catamaran à foils SYZ & CO a multiplié les sorties dans différentes conditions météo et a accumulé une quantité impressionnante de données à l’aide des enregistreurs de bord. Cette phase initiale a permis de mesurer les efforts supportés par les différents composants et surtout de valider le concept des foils. Non seulement le comportement du bateau en vol est très sain, mais l’équipage a réalisé quelques pointes de vitesse qui ont montré la capacité du catamaran à foils à battre les différents records de vitesse du Léman. Autre source de satisfaction : les différents systèmes hydrauliques de réglages des foils et du mât fonctionnent parfaitement.
L’analyse des données recueillies et les études réalisées par les architectes et ingénieurs ont également identifié plusieurs modifications permettant d’améliorer les performances du bateau, notamment en mode archimédien par petit temps. Par ailleurs, les efforts subis par la structure se sont avérés moins importants que prévu, ce qui permettra des gains de poids supplémentaires.
Les conditions de vent pendant les mois d’été étant généralement très faibles et donc peu propices à la vitesse pure, l’équipe a préféré effectuer ces modifications sans attendre. Le bateau a donc été sorti de l’eau hier et ramené au chantier, afin d’y débuter les transformations rapidement et optimiser ainsi ses performances en vue de la saison des records à la fin de l’été.
En plus de la vitesse de pointe, ces évolutions permettront au catamaran à foils d’être pleinement compétitif pour les régates par vent faible.
« Bien entendu, nous sommes déçus de ne pas pouvoir participer au Bol d’Or Mirabaud cette année avec le catamaran à foils SYZ & CO, mais c’était une éventualité à laquelle nous nous étions préparés, étant donné la complexité du projet » affirme Alex Schneiter. « Il fallait débuter les travaux le plus rapidement possible pour nous lancer à la conquête de nouveaux records de vitesse dès la fin de l’été.»
 
 

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Seb Josse espère un team français sur la future Volvo

Sébastien Josse
DR

Frostad, ancien coureur lui-même, affiche d’autre part, depuis son arrivée aux commandes de la course, sa volonté d’avoir au moins un concurrent français dans l’édition 2011-2012. Depuis, Michel Desjoyeaux, Roland Jourdain, Luc Gellusseau ont fait le déplacement à Boston.  D’autres, comme Franck Cammas sont également attendus à Galway. Et Loïck Peyron à Stockholm.
Sébastien Josse, qui avait signé une très belle prestation dans l’édition 2005-2006 comme skipper d’ABN AMRO Two, est sur le Village Course aujourd’hui et livre ses impressions à 1 mois du dénouement final de l’épreuve, le 27 juin, à St Petersburg.

ITV Sébastien Josse
 
Qu’avez-vous fait depuis le Vendée Globe ?
 
S.J. : Ces derniers mois, après avoir malheureusement abandonné le Vendée Globe, je me suis concentré sur la réparation du bateau et son rapatriement en Europe. On se prépare pour la Transat Jacques Vabre. On sera également présent sur le  Fasnet et le Tour de l’Ile de Wight avec notre 60 pieds et puis après, ce sera la fin de mon partenariat fin 2009. Donc je suis un peu ici pour regarder toutes les courses qu’il est envisageable de faire. Il y a la Volvo, un nouveau Vendée Globe ou la Barcelona World Race. Donc je suis ici à Galway pour discuter avec Knut des évolutions pour la prochaine édition. Pour voir s’il est possible ou pas d’intéresser des sponsors en France ; si c’est réaliste de la faire ou pas par rapport au budget. Je suis là pour me tenir au courant de tout ce qui se passe.
 
Vous connaissez déjà la Volvo Ocean Race pour l’avoir disputée en 2005-2006 sur ABN AMRO Two comme skipper, quel est votre regard sur cette édition qui s’achève ?
 
S.J. : Venir ici, à Galway, cela ne me surprend pas trop car je connais déjà bien le fonctionnement de cette course. C’est à peu près les mêmes personnes. J’ai retrouvé mes marques très rapidement. L’organisation est à peu près la même, les teams et les navigants, également. Je ne viens qu’une journée. Ce n’est pas pour regarder les bateaux, ni me balader. Je viens pour me renseigner sur les évolutions pour la prochaine édition. Ce qu’on voit cependant, ici, c’est que, comme pour la dernière édition, il y a un team dominant et il y a les autres qui essaient de se battre entre eux. Mais je pense que la flotte est actuellement plus homogène que la dernière fois, avec des bateaux comme Puma et Telefonica Blue qui font une réelle compétition. Alors que la dernière fois, il y avait de très gros écarts de designs et donc de vitesse. A l’époque, c’était la première fois qu’il y avait dans cette course des bateaux à quille pivotante. Maintenant, c’est plus rodé.
 
Pour vous, quelle est la raison de la domination d’Ericsson 4 ?
 
S.J. : Une des raisons, c’est que le sponsor a commencé très tôt. Ericsson a tout de suite racheté le bateau qui a gagné la dernière édition (ABN AMRO One). Ils ont également racheté une grande partie des navigants, puisqu’une majorité de l’équipage d’Ericsson 4 naviguait sur ABN AMRO One. C’est aussi un sponsor qui a mis les moyens pour construire deux bateaux neufs et qui a installé sa base d’entraînement dans un endroit où il y avait toujours du vent (note : Lanzarote a été pendant de longs mois la base d’entraînement du Team Ericsson). Je ne pense pas qu’il y ait eu de restrictions de budget. Ils ont fait tout ce qu’il y avait de mieux pour pouvoir dominer cette course. Je pense vraiment qu’une des clés de la réussite, c’est de commencer très tôt pour le budget, pour le bateau, pour l’équipage. Afin de s’installer au plus vite dans un endroit propice et commencer à travailler très tôt. Apparemment cela paye !
 
Vera-ton Sébastien Josse sur la prochaine Volvo Ocean Race, et dans une équipe française ?
 
S.J. : Bien sûr que cela m’intéresse. Dans une équipe française ou pas. C’est quelque chose qui me tient à cœur car je sais que c’est dans mes compétences. J’en ai déjà fait une qui s’est plus tôt pas mal passée. La deuxième pourrait bien se passer aussi. Une équipe française ?  Je pense qu’il y a une telle motivation et un tel intérêt de l’organisation pour avoir un bateau tricolore qu’il y en aura forcément un. Je sais qu’en France, il y a des gens qui s’y intéressent et qui font même plus que s’y intéresser. Donc, c’est sûr, i y aura au moins un team français sur la prochaine Volvo. Je ne sais pas si j’en ferai partie ou pas. Mais il y aura un.
 

Volvo Ocean Race 2008-2009 : Classement général Provisoire après 12 manches (sur 17)
 
1-      Ericsson 4 – 92 points
2-      Telefonica Blue – 77,5 points
3-      Puma – 76 points
4-      Ericsson 3 – 60  points
5-      Green Dragon – 52 points
6-       Telefonica Black –36 points
7-       Delta Lloyd – 29,5 points
8-       Team Russia –10,5 points

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Eric Péron au départ de la Transmanche

eric peron
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On ne le dira jamais assez : ces épreuves qualificatives sont des points de repères clés dans la préparation des solitaires. Les entraînements sont bien sûr intenses et complets mais rien ne peut remplacer les réelles conditions de course.
« La Transmanche est une répétition de plus. C’est important. Une fois encore, il ne faudra rien laisser de côté, se mettre dans le rythme et adopter les automatismes nécessaires… », explique Eric Péron à quelques jours du départ. Comme tous sportifs de haut niveau, arrivé à un certain point de perfectionnement, la progression se réalise dans un travail de fond permanent qui permet d’atteindre un jour l’aisance suffisante pour aller au-delà du haut niveau.
La Transmanche est une épreuve d’autant plus intéressante que son parcours est semé d’embûches météo, de courants à négocier et de rails de cargo à franchir. Et pour ce rendez-vous 2009, de grands noms du Figaro sont à l’affiche : Jérémie Beyou qui fait son retour sur le circuit et Armel Le Cléac’h (2nd du Vendée Globe 2008-09). On note également la présence de sérieux concurrents à l’instar de Nicolas Bérenger (vainqueur de la Cap Istanbul 09), Gildas Mahé (3e du Championnat de France de Course au Large 2007), Thomas Rouxel, Adrien Hardy…
« Je suis prêt, motivé et content de me confronter à nouveau à mes copains figaristes ! » lançait Eric avant de préparer son convoyage vers l’Aber Wrach’, prévu ce mardi. Un convoyage qui se fera en « mode course » : « nous partons à plusieurs et allons d’ores et déjà nous mettre dans des conditions de compétition. »
Le Skipper mettra également ces heures de navigations à profit pour tester de nouvelles voiles.
De son côté, Gérald Veniard, a récupéré cette semaine son Figaro Bénéteau par retour cargo de Marie-Galante. Il a été débarqué à Lorient où il va bénéficier d’une petite vérification technique. Dès le début du mois de juin, les Skippers Macif se retrouveront pour de nouvelles séances d’entraînement en commun.

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2ème rendez-vous pour les français

Mathieu Richard
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L’an dernier, c’est Damien et son équipage qui s’étaient imposés sur la plus haute marche du podium du Match Race Germany. Damien revient à Langernargen avec la « même volonté de percer ». Mathieu Richard avait quant à lui terminé 3ème en 2008 et Sébastien Col, 6ème.
Pour chacun des tricolores, l’enjeu est bien évidemment le même : prendre un maximum de points en Allemagne en vue du classement du World Match Racing Tour.
L’épreuve allemande revêt plusieurs particularités. Tout d’abord, elle se déroule sur un lac « avec des vents très légers et changeants, pas faciles à négocier » selon Mathieu Richard. Autre caractéristique : elle oblige les marins à naviguer sur des Bavaria 35 match, des supports plus adaptés à la croisière en famille ou entre amis que pour des duels de haut niveau sur un lac ! Mais les meilleurs match racers mondiaux ne seront en rien surpris par ses spécificités puisque le rendez-vous d’Outre-Rhin est un événement récurrent du circuit.
Pour ces six jours de compétition, chaque skipper sera entouré de quatre équipiers. Pour Mathieu Richard, pas de changement. Le Nantais naviguera avec son équipage habituel à savoir Greg Evrard, Yannick Simon, Olivier Herledant et Thierry Briend. Damien Iehl s’est entouré de Fred Guilmin, Devan Le Bihan, François Verdier et Philippe Mourniac. L’équipage de Seb Col se composera de Gilles Favennec, Christophe André, Erwan Israël et Christian Scherrer.   
 
Plateau du Match Race Germany 2009 :
Ben Ainslie (GBR)
Francesco Bruni (ITA)
Sébastien Col (FRA / YCPR)
Peter Gilmour (AUS)
Björn Hansen (SWE)
Damien Iehl (FRA / APCC Voile Sportive)
Carsten Kemmling (GER)
Adam Minoprio (NZL)
Torvar Mirsky (AUS)
Eric Monnin (SUI)
Mathieu Richard (FRA / APCC Voile Sportive)
Ian Williams (GBR)
         
 
Interview de Mathieu Richard :  "L’étape allemande du World Tour est assez atypique. D’abord en raison du plan d’eau, le Lac de Constance, sur lequel on trouve toujours des vents très légers et changeants, pas faciles à négocier au niveau tactique. Et ensuite à cause des bateaux utilisés : des Bavaria 35 match, ces bateaux ne sont pas vraiment adaptés au match racing car ils sont peu évolutifs et avec un plan de pont qui convient plus au plaisancier qu’au match racer !
Mais c’est une épreuve qui a son charme et que j’aime bien. On a fait 2ème en 2007 et 3ème en 2008, donc j’espère qu’on va rapporter des points de ce déplacement ! ».

Interview de Damien Iehl : « Nous sommes invités en Allemagne suite à notre victoire l’an dernier. Nous allons naviguer sur des bateaux lourds avec beaucoup d’inertie. Il va falloir essayer de ne pas trop l’arrêter. Les phases de départ seront primordiales. Le plan d’eau est particulier car le vent est très changeant. Dans ces conditions, il faut rester calme et être très attentif. L’année dernière, c’était la première épreuve du World Tour, nous avions une grosse envie de percer. Cette année, nous avons déjà deux épreuves derrière nous. Nous savons que nous avons le niveau pour percer puisque nous avons terminé dans les quatre lors de chaque épreuve précédente. On va donc essayer de bien naviguer et de garder notre façon de faire ! »

Interview de Sébastien Col : « Nous nous sommes entrainés la semaine dernière à Saint Quay Portrieux dans des conditions légères, ce qui est bien car ce sont les mêmes en Allemagne. C’est un nouveau départ pour nous en quelque sorte, car nous avons ressenti le besoin de beaucoup naviguer après Marseille, et nous avons pu effectuer deux stages avec l’équipe de France depuis. Personnellement, je me sens mieux sur les départs et le jeu serré, évidemment il faut maintenant traduire cela en compétition. Cela viendra avec quelques victoires. Notre niveau est revenu en naviguant beaucoup, il faut à présent quelques bons matchs de référence avec des victoires pour se relancer sur cette saison. Les derniers entrainements ont prouvé que cet équipage fonctionne bien, l’objectif va donc être de traduire cela avec la tension de la régate. »

Calendrier du World Match Racing Tour 2009

STAGE  DATE                   EVENT                                   LOCATION

2             27 May-1 June     Match Race Germany            Langenargen, Germany

3             2-7 June               Korea Match Cup                   Gyeonggi, Korea

4            16-21 June            Portugal Match Cup               Troia, Portugal

5             29 June- 5 July     Match Cup Sweden               Marstrand, Sweden

6             1-6 September      St Moritz Match Race            St Moritz, Switzerland

7             9-13 September    Danish Open                          Denmark

8             22-27 September  Brasil Sailing Cup                   Brazil

9             5-11 October         King Edward VII Gold Cup     Hamilton, Bermuda

10           1-6 December       Monsoon Cup                         K.Terengganu, Malaysia

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Début des hostilités sur le Lac Traunsee

RC 44 aux Canaries Cup 2009
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Cette année les RC44 sont de retour mais avec de nouveaux participants, tels Paul Cayard (Ceeref), Ray Davies (No Way Back) et Rod Davis (BMW ORACLE Racing) aux côtés des habitués du circuit comme Dean Barker, Cameron Appleton, Daniel Calero et Markus Wieser.
Pour Barker et Davies, ce lieu offre du dépaysement. Dean Barker: “D’habitude lorsque je vois un tel environnement, il s’agit de l’île sud de la Nouvelle-Zélande et j’y vais pour faire du ski."
Paul Cayard se dit également impressionné par le paysage, "C’est un grand dépaysement. C’est un endroit magnifique et je pourrai bien envisager de déménager par ici!" Barker et l’équipage d’Artemis sont les grands favoris cette semaine après leur victoire à Cagliari le mois dernier bien que Ceeref domine toujours au classement général. C’est Paul Cayard, qui remplace Sébastien Col pour cette épreuve et il espère garder toujours la première place à la fin de la semaine. “Cela fait deux ans depuis mon dernier match et c’est un bon moyen de réapprendre tout cela. La flotte est évidemment d’un niveau très élevé, mais je suis ici pour gagner.”  Christian Binder, le skipper de l’équipe locale Team Austria, admet que son équipe débute seulement. “Nous apprenons tous les jours, mais on travaille bien et au cours de ces dernières semaines, nous avons eu de bonnes séances d’entraînement et nous espérons ainsi obtenir un bon résultat cette semaine." Les prévisionnistes ne sont pas très optimistes pour le moment et annoncent l’arrivée d’une dépression de l’ouest.  
 
Les participants
 
Team Aqua, Chris Bake / Cameron Appleton
Team Ceeref, Igor Lah / Paul Cayard
Sea Dubai, DIMC, Markus Wieser
BMW ORACLE Racing, Russell Coutts / Rod Davies
Team Organika, Maciej Nawrocki / Karol Jablonski
Puerto Calero Islas Canarias, Daniel Calero / Jose Maria Ponce
Artemis, Torbjorn Tornqvist / Dean Barker
No Way Back, Pieter Heerema / Ray Davies
Team Austria, René Mangold / Christian Binder

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Sortie du livre officiel du Vendée Globe 2008-2009

Livre Officiel du Vendee Globe 2008-2009
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Au plus haut niveau du sport et de l’aventure humaine, cette édition du Vendée Globe aura marqué les mémoires, comme l’accident de Yann Eliès dans l’océan Indien, le chavirage au cap Horn de Jean Le Cam ou la course impitoyable de Michel Desjoyeaux qui après avoir fait demitour, remontera l’ensemble de la flotte, s’emparera de la tête de la course puis s’imposera en vainqueur aux Sables-d’Olonne.

Co-écrit par Pierre-François Bonneau, Dominic Bourgeois, Camille El Bèze et Loïc Le Bras, ces quatre rédacteurs à l’agence Mer & Média ont suivi la course au quotidien pour l’organisation et le site Internet officiel. Ayant participé à l’ensemble des vacations radio avec les skippers et aux avant-postes de cet événement mythique, ils ont décrypté le quotidien heureux et parfois malheureux de ces héros solitaires. Ils livrent ici le récit fort, émouvant et parfois douloureux de ce 6e Vendée Globe.

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Erwan Tabarly victorieux au Grand Prix de l´Ecole Navale

Grand Prix de Ecole Navale 2009
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Images superbes pour les spectateurs, régates de haut vol pour les équipages… Erwan Tabarly (Athema), accompagné de Gilles Favennec et Vincent Biarnes, l’emporte, tandis que Luc Gellusseau (Lufthansa) prend la tête du classement provisoire du Longtze European Tour.

Avec ou sans soleil, peu importe, le jeu tactique a été passionnant d’un bout à l’autre de ce Grand Prix de l’Ecole Navale 2009. La flotte des Longtze Premier, d’un niveau toujours aussi homogène, s’est livrée à de belles bagarres : « le jeu est décidément très serré et ouvert en Longtze », commente Ariane Provost, barreuse du Longtze Premier de l’Ecole Navale. « Tout le monde peut gagner dans cette série, mais la moindre erreur est très durement sanctionnée : c’est passionnant ! »
Un constat confirmé par Christophe Espagnon, tout droit venu de l’équipe de France de Tornado et tacticien sur le Longze Premier Lufthansa : « le bateau est nouveau, tout le monde a la capacité de s’exprimer, il n’y a pas encore de gros leader.  Le jeu est ouvert et, comme le bateau est vif, physique et technique, il faut être à 100% tout le temps ! À ce jeu là, Athema a très bien navigué. »

L’équipage a bien fonctionné
Un équipage a effectivement habillement su tirer son épingle de ce jeu de fins stratèges : celui d’Erwan Tabarly, épaulé de Vincent Biarnes et Gilles Favennec (tous deux spécialistes du match-race), de Yannick, le frère d’Erwan et d’Erwan Liees. « Je me suis laissé guidé par Gilles et Vincent », commente modestement Erwan. « L’équipage a bien fonctionné. Je suis super content de cette victoire, ça motive pour la suite ! Le bateau est complexe mais on commence à comprendre un peu mieux comment ça marche, c’est tès satisfaisant. »
Autre belle confirmation de ce grand prix, l’équipage skippé par Guillaume Florent (médaillé de bronze aux JO de Pékin) termine 2nd avec 3 victoires de manche à son actif. Le team Lufthansa mené par Luc Gellusseau monte sur la troisième marche du podium.

De surprises en confirmations…
Au-delà des résultats sportifs, ce Grand Prix laissera un excellent souvenir à tous les concurrents « ce qui est super en Longtze Premier », raconte Ariane Provost, « c’est que le niveau très élevé n’empêche pas d’avoir une super ambiance. Malgré les grosses différences d’âges et de cursus de chacun, il y a beaucoup d’échanges entre nous. »

Classement du Grand Prix de l’Ecole Navale
1. Erwan TABARLY (France) – ATHEMA – FRA 822
2. Guillaume FLORENT (France) – LONGTZE RACING – FRA 806
3. Luc GELLUSSEAU (France) – LUFTHANSA – FRA 818
4. Ariane PROVOST / Stéphane CHRISTIDIS (France) –  ECOLE NAVALE – FRA 805
5. Andreas Beinz (Allemagne) –  BROKER LINE  – SUI 812
6. Eckhard KALLER (Suisse) – BROKER LINE 3 – SUI 815
7. Nicolas BERENGER (France) – KONE Monospace – FRA 820
8. Ronan TREUSSART (France) – LONGTZE RACING
9. Arthur LEVAILLANT (France) – KONE Maxispace – FRA 821
10. Jacques VAN DEN HEUVEL (Hollande) – ANCRE DE CHINE – NED 808

Classement général provisoire du Longtze European Tour après 2 épreuves
1. Luc GELLUSSEAU (France) – LUFTHANSA – 21.00 points
2. Guillaume FLORENT (France) – LONGTZE RACING – 20.00 points
3. Nicolas BERENGER (France) – KONE MONOSPACE – 19.00 points
4. Erwan TABARLY (France) – ATHEMA – 18.00 points
5. Eckhard KALLER (Switzerland) – BROKER LINE 3 – 17.00 points
6. Andreas BIENTZ (Switzerland) – 16.00 points
7. Ariane PROVOST (France) – ECOLE NAVALE – 15.00 points
8. Arthur LE VAILLANT (France) – KONE – 8.00 points
9. Marc EMIG (France) – LONGTZE RACING – 7.00 points
10. Heiko FALCH (Germany) – LA JAUNE – 3.00 points
11. Ivo MARCONI (Monaco) – INCENTIVE CONCEPT – 2.00 points

 

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Les planches se donnent rendez-vous à Dunkerque

planche a voile 2009
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Organisé par l’Olympique Grande Synthe Voile (OGS) en partenariat avec la Fédération Française de Voile, cette épreuve de haut niveau nationale, regroupera plus de 80 coureurs qui en découdront sur des parcours au contact entre deux bouées et le lundi 1 juin par un long parcours le long de la digue de Malo-les-Bains.
Implanté sur le lac du Puythouck, l’OGS Voile est, depuis de nombreuses années, un formidable club générateur de talents en planche à voile et également un véritable centre d’apprentissage de la pratique de cette discipline. Notons par exemple les bons résultats de Nicolas Warenbourg, membre du team Funboard, second du championnat d’Europe Sénior Windsurfing en 2007, Bernard Buren et Gauthier Zunquin, spécialiste « Race Board ».
 
Anthony Rigaut, coordinateur général de l’épreuve, conseiller technique au comité départemental de voile du département du Nord : « La première étape de ce championnat avait lieu à Larmor Plage. Bernard Buren a d’ailleurs bien marché. Nous accueillerons fin mai la seconde étape de la compétition avec on espère 80 planchistes en action. L’OGS est clairement reconnu comme un club capable d’organiser de grandes épreuves de planche à voile. Comme d’habitude, prestation sur l’eau et accueil des concurrents seront au rendez-vous notamment grâce à l’aide de nombreux bénévoles. En parallèle de cette compétition à destination des Seniors (18 ans et plus), une interligue aura lieu pour les jeunes en race board junior et Bic 293 ».
 
Enfin, la planche à voile sera, à nouveau, à l’honneur sur le territoire avec le raid Windsurf Dunes de Flandre les 6 et 7 juin entre Oostende et Dunkerque.
 
Les partenaires : La ligue de voile du Nord-Pas-de-Calais, le syndicat intercommunal des Dunes de Flandre, la Communauté Urbaine de Dunkerque, la région Nord-Pas-de-Calais, le département du Nord, Auchan Flandre Littoral, Decathlon.

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Course contre la montre pour Ericsson 3

Ericsson 3
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La dérive endommagée a pu être remplacée en plein milieu de l’Atlantique mais il était difficile pour l’équipage de voir l’étendue des dégâts concernant la quille. Le navigateur d’Ericsson 3, Aksel Magdahl avait signalé à son arrivée à Galway que des morceaux du bord d’attaque et du bord de fuite du voile de quille semblaient se détacher selon la vitesse du bateau. 
Le coordinateur de l’équipe technique confirme aujourd’hui le diagnostic.
Ben Wright: "La quille est endommagée sur le bord d’attaque et le bord de fuite. Nous avons une pièce préfabriquée pour le bord d’attaque qui devrait être relativement facile à installer. Parce que nous ne connaissions pas l’étendue des dégâts concernant le bord de fuite, nous n’avons pas fabriqué la pièce nécessaire. Nos constructeurs vont ainsi se mettre au travail directement sur la quille.  Ils commenceront par y fixer un support solide avant de remplir le tout avec de la mousse, de la strat et de la colle." 
L’équipe espère remettre le bateau à l’eau dès jeudi afin de pouvoir participer à la course d’entraînement à Galway ce vendredi.  

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Docteur Morgat and Mister Rade

Grand Prix de Ecole Navale 2009
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On attendait un temps orageux et de l’air… Les concurrents furent finalement soumis à un régime de vents faibles et instables qui, s’il souffla régulièrement sur le plan d’eau de Morgat, se révéla beaucoup plus capricieux en rade de Brest. Résultat des courses : quand à Morgat, les Laser SB3 avaient quasiment fini leur journée aux alentours de 14h, à la même heure, les concurrents des ronds Michelin et Thales piaffaient toujours d’impatience de pouvoir enfin se mesurer les uns aux autres.

Laser SB3, série sereine
En baie de Morgat sous la houlette bienveillante mais ferme, de Jean-Paul Vallégant, le Président du Comité de Course, les Laser SB3 ont enquillé les parcours banane dès 9h30, heure prévue du premier départ. Une bonne dose d’opportunisme, une mise en condition des concurrents avec l’envoi, dès le premier départ du pavillon « noir » qui menace de disqualification tout concurrent qui franchirait la ligne prématurément, ont permis à la flotte de cumuler les résultats… A ce petit jeu, l’équipage sud-africain de City of Capetown démontrait toute son aisance dans les petits airs. Départs prudents, vitesse impressionnante, tactique maitrisée, Roger Hudson, son fils Dave et leurs deux équipiers ont dominé cette journée du franc-bord et de l’étrave… Et ce malgré la concurrence d’équipages aussi affutés que 3 Sad Old Blokes barré par Jeremy Hill. Autre équipage régulièrement aux avant-postes, les Irlandais de Team Redman Fisher. Un équipage britannique, un irlandais et un sud-africain comptant dans ses rangs deux noirs, la classe des Laser SB3 donnait un bel exemple de diversité culturelle.
Les deux équipages français engagés dans l’épreuve ne se berçaient pas de trop d’illusions en venant à Morgat. Confrontés au gratin de la série, Sébastien Audigane sur Direct Sailing et Philippe Péron sur Laser Performance, montraient au fil des manches une pugnacité grandissante malgré un manque évident d’expérience de la série. Il reste à espérer que les deux équipages français fassent des émules dans une série qui n’est pas sans rappeler l’état d’esprit qui préside en Dragon, la modernité en plus.

Open 5,70, petits mais impétueux
Est-ce le fait d’avoir attendu longtemps avant de pouvoir libérer leurs ardeurs ? Toujours est-il que les équipages d’Open 5,70 n’ont pas été vraiment raisonnables pour leur première manche du jour. Malgré l’envoi du pavillon noir, suite à un premier rappel général, le comité de course a dû se résoudre à renvoyer une troisième procédure non sans avoir renvoyé à leurs chères études, les huit concurrents qui avaient eu le malheur de se faire prendre… Dans cette série, l’équipage de Petit Moustic, mené par Laurent Iturbide a sérieusement enfoncé le clou d’une domination sans partage. Trois places de premier sur les quatre premières courses, une plus mauvaise place de troisième, on voit difficilement ce qui pourrait inquiéter les Basques, d’autant que leur plus proche adversaire, Olivier Gentric (Technichauffage), faisait justement partie de la charrette concernée par la fameuse règle noire… Il est maintenant sous la menace d’Ecole navale CG29 barré par Thomas le Breton. Les dernières manches risquent de peser lourd pour l’attribution du podium définitif.

J80, Longtzee, Open 7,50, Open 650 : débats houleux
Le rond Thales qui accueillait les J80 et les grands sportboats fut le théâtre de débats autrement plus animés. Positionné dans une veine de courant puissants, soumis à des variations de vents incessantes, les conditions du parcours avaient de quoi faire s’arracher les cheveux du plus placide des présidents de comités. Les concurrents ont dû jongler avec des changements de parcours fréquents, des retournements de situations rocambolesques, des lignes de départ parfois chaotiques et des arrivées dans un mouchoir de poche. A ce petit jeu, certains favoris en J80 y ont perdu une part de leurs illusions tel l’équipage de Gandja, barré par Luc Nadal, auteur d’une manche calamiteuse ou celui de PL Yachting, où des compétiteurs aussi affutés que Dimitri Caudrelier ou Jean Galfione, n’ont pu que constater que le vent est parfois bien imprévisible et le courant bien capricieux.
En Open 650, Yves Le Blevec (Actual) continue de mener les débats dans ce petit temps qui convient si bien à sa monture. En Longtze, les débats semblaient plus équilibrés qu’hier, même si les frères Tabarly, assistés de Vincent Biarnes et Gilles Favennec (Athema) semblent conserver une petite marge d’avance. Une chose est certaine : le Grand Prix de l’Ecole Navale montrait aujourd’hui deux visages, de part et d’autre de la presqu’île de Crozon… Mais l’essentiel est bien qu’au bout du compte, chacun ait eu son comptant d’émotions et d’images à l’issue de la journée.

Ils ont dit :
Sébastien Audigane (Laser SB3)
« C’est un bateau très pointu à faire marcher. De plus, le niveau de ce Grand Prix est très élevé avec quelques concurrents habitués es épreuves internationales. On retrouve un peu l’esprit du Dragon, avec une flotte très compacte et dans le même temps un très grand fair-play des concurrents. En tous les cas, c’est une série qui mérite de connaître un vrai développement, ouverte à tous types d’équipiers. Même si personnellement, j’ai la tentation de me mettre au rappel, position interdite sur la série. »

Sébastien Audigane est un des équipiers les plus recherchés de la planète mer. Son toucher de barre, sa capacité d’adaptation à tous types de supports lui permettent d’embarquer aussi bien à bord du maxi catamaran Orange II et d’être l’un des treize hommes les plus rapides autour du monde en équipage.

Dave Hudson (Laser SB3)
« C’est la première fois que l’on vient naviguer en Bretagne et l’ambiance est extraordinaire. Une très belle organisation, un plan d’eau magnifique et une compétition relevée, on ne pouvait pas rêver mieux. Pour venir, nous en avons profité pour faire un peu de tourisme : le Mont Saint-Michel, Cancale et ses huitres… C’est aussi pour nous l’occasion de découvrir votre pays…»

Tout l’équipage de City of Capetown navigue régulièrement ensemble. Ces quatre Sud-Africains établis à Londres travaillent aussi dans la même entreprise familiale dirigée par le père de Dave.

Yves Le Blevec (Actual, Mach 6,50)
« On peut arriver à avoir quelque chose d’intéressant si on arrive à mettre en commun nos expériences. On ne gagne pas à s’opposer les uns aux autres. Il faut surtout rester sur des coûts raisonnables, faire que les amateurs puissent venir se confronter aux professionnels. C’est une des conditions pour que cette classe soit pérenne. Pour moi, naviguer sur ce bateau, c’est un excellent entrainement en vue de mes navigations sur mon futur trimaran. Je continue de régater au contact, d’être à la recherche de sensations… Comme en plus, on se fait plaisir… »

Yves Le Blevec détient le record du tour du monde en équipage avec Orange II. Vainqueur de la Mini-Transat 2007, il construit un trimaran de 50 pieds avec lequel il devrait être au départ de la prochaine Transat Jacques Vabre.

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