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Puma remporte l’in Port de Galway

Puma victoire
DR

Telefonica Blue s’est imposé  avec maestria dans une première manche très serrée, qu’une forte bascule de vent est venue perturber à mi-course. La brise s’est essoufflée lentement alors que le soleil se voilait, laissant les Volvo Open 70 terminer ce premier parcours à vitesse réduite.
 
Il aura fallu attendre 1h et 20 minutes avant que le coup d’envoi de la seconde manche puisse être donné alors que la brise et le soleil revenaient sur le devant de la scène.  Puma a occupé les avant postes de ce 2ème round, uniquement menacé dans les 15 dernières minutes par le retour surprise d’Ericsson 3 qui devait enlever la 2ème place de cette manche.
 
Telefonica Blue et Puma se sont donc retrouvés à égalité pour le résultat final de cet In Port mais le tie-break donnant l’avantage au mieux placé de la 2ème manche, c’est Puma qui accède ce soir à la plus haute marche du podium. Une grande première pour l’équipage américain depuis le début de la course, partie d’Alicante en Octobre 2008.
 
Grand perdant de cette confrontation irlandaise, Green Dragon qui jouait devant son public. A croire que cette position de local de l’étape ne sied guerre aux équipages concernés, quand on se souvient que Ericsson 4, barré par le héro national brésilien Torben Grael avait fini 4ème de l’In Port de Rio et que Puma et son skipper Ken Read, doublement locaux dans les eaux bostoniennes, avaient fini 6ème de la régate In Port américaine.
 
Après cette 13ème manche du programme 2008-2009 de la Volvo Ocean Race, il ne reste plus que 4 opportunités aux 7 concurrents de la course pour se répartir les places du classement général qui reste encore très ouvert. Quatre épreuves, dont 3 étapes de large, avec Göteborg, Stockholm, et St Petersburg  pour escale et une régate In Port, à Stockholm.
 
Prochain rendez-vous, samedi 6 juin pour le départ de la troisième des dernières manches de large, Galway-Göteborg. 950 milles de course avec un passage par le nord de l’Ecosse, soit 4 jours de mer.
 
Classement général Provisoire après 13 manches (sur 17)
1-      Ericsson 4 – 94 points
2-      Telefonica Blue – 81 points
3-      Puma – 80 points
4-      Ericsson 3 – 62,5  points
5-      Green Dragon – 53 points
6-       Telefonica Black –39 points
7-       Delta Lloyd – 31 points
8-       Team Russia –10,5 points

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Premières arrivées de la Transmanche

Yann Elies Transmanche 2009
DR

Imoca 60′ : Seb Josse
Les 3 monocoques qui couraient pour le record de la Transmanche ( Manche aller-retour soit 220 milles) ont battu les records détenus auparavant en monocoque et en multicoque. L’imoca 60 BT skippé par Sébastien Josse et Jean-François Cuzon a établi le meilleur chrono en 13 heures 14 minutes et 30 secondes, soit 3 heures de mieux que le record monocoque référent. Brit Air skippé par Gaël Le Cléac’h et Nicolas Troussel a mis 3 petites minutes et 20 secondes (13h 17’ 50 ») de plus que BT .

Class40′ : un premier duo aux couleurs de l’Italie.
Ils ont le sourire les 2 skippers qui se sont rencontrés il y a plusieurs années sur le circuit multicoque Orma alors que Karine était sponsorisée par une marque italienne, Sergio Tacchini. Bruno Jourdren et Jacques Caraës sur Le Pal.com se sont emparés de la deuxième place, 22 minutes après Telecom Italia. Bruno Jourdren a remporté notamment la Transat AG2R en 1998(avec Marc Guessard) et la médaille d’argent aux JO 2008 en voile paralympique. Jacques Caraës a remporté The Race sur Club Med et est co-détenteur du Trophée Jules Verne sur Orange 2.

Figaro Bénéteau II : Yann Eliès
Yann Eliès sur Generali remporte la Transmanche en Figaro. Yann avait déjà remporté la première course qualificative de la saison, la Solo Concarneau. Il confirme sa parfaite forme sur la Transmanche. Blessé dans le Vendée Globe, Yann prouve une fois de plus qu’il faudra compter avec lui sur la Solitaire du Figaro. Il a été suivi par Thomas Rouxel (Défi Mousquetaires), Jérémie Beyou (Never surrender), puis  Armel Le Cléac’h (Brit Air)

Commentaires de skippers  

Halvard Mabire, 40 degrees : "C’était des conditions idéales pour faire un speed test pas très tactique ! C’était des super belles conditions, la nuit était magnifique avec la lune au début et les étoiles à la fin. Nous avons terminé à fond la caisse sous spi au soleil, on ne peut pas rêver mieux !"

Yann Eliès, Generali : "Nous avons traversé la Manche avec du vent sans avoir à changer de voile d’avant, ça ne m’a pas handicapé. C’était des conditions extraordinaires !"

Jérémie Beyou, Never surrender : "Avec Yann et Thomas, nous étions au contact. Dommage j’ai attrapé une énorme algue à 30 milles de l’arrivée et j’ai mis 20 milles avant de m’en débarrasser !!! C’était indispensable de faire cette course avant la Solitaire. On repère les concurrents qui ont la carbu avec et sans voile neuve. On observe les conséquences des légères différences de trajectoires, à 2 degrés près, ça peut être terrible …"

Gildas Mahé, Banque Populaire : "J’avais de vieilles voiles, le vent passait au travers du spi !!!!!"

Armel le Cléac’h, Brit Air : "Oui j’ai croisé mon 60 pieds cette nuit. J’étais encore à 30 milles de Plymouth qu’il était déjà en train de redescendre. Je termine à 2 mètres de Jérémie comme au bon vieux temps ! C’est sympa de faire la course en moins de 24 heures.Nous étions7 ou 8 assez proches, c’était une belle bagarre."

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Bruni et Richard déjà au top

Mathieu Richard
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La brise s’est renforcée pendant la journée mais les 24 duels qui étaient programmés ont pu être disputés.  Cette étape du World Match Racing Tour marque l’arrivée dans le circuit de l’Italien Francesco Bruni et il était évident qu’il voulait laisser une bonne impression. C’est chose faite car il termine la journée avec trois victoires de ses trois rencontres, y compris celle face à Sébastien Col. Réaction du nouveau venu: "Nous sommes très contents d’avoir réalisé un tel score au terme de notre première journée.  Certes il reste beaucoup de chemin à parcourir et nous avons bien les pieds sur terre! On prendra les matches un par un. Je traverse une période très positive dans ma vie et nous avons réalisé une bonne série de résultats car je viens d’arriver de la Med Cup où je travaillais au poste de tacticien sur le vainqueur Matador. Nous étions en seconde place lors de la Congressional Cup et quatrième dans la Louis Vuitton Pacific Series avec Team Italia. Et puis il ya cinq jours je suis devenu père d’une petite fille dont je suis très fier. La vie est belle!"  La journée était belle aussi pour Mathieu Richard avec quatre victoires sur cinq rencontres.
Déception cependant du côté du Suédois, Bjorn Hansen, qui a pris quatre excellents départs mais n’a réussi à terminer en tête qu’à deux reprises. Mais le marin le plus déçu après cette première journée risque d’être le Britannique, Ben Ainslie, qui malgré ses grandes ambitions avec Team Origin n’a remporté qu’une seule de ses cinq rencontres.    
 
Resultats de la première journée

Mathieu Richard (FRA) French Team                          4-1
Francesco Bruni (ITA) Team Joe Fly                           3-0
Ian Williams (GBR) Bahrain Team Pindar                   3-2
Peter Gilmour (AUS) Yanmar Racing Team                3-2
Sebastien Col (FRA) French Team/K-Challenge         2-1
Torvar Mirsky (AUS) Mirsky Racing Team                    2-1
Adam Minoprio (NZL) ETNZ/BlackMatch Racing         2-3
Bjorn Hansen (SWE) Team Onboard                           2-3
Damien Iehl (FRA) French Team                                 1-2
Eric Monnin (SUI) Team Search.ch                              1-2
Ben Ainslie (GBR) Team Origin                                    1-4
Carsten Kemmling (GER)                                             0-3

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Team Aqua remporte les match races

Cagliari 2009
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Après une victoire face à No Way Back Aqua a remporté les honneurs en battant Paul Cayard et Team Ceeref. Malgré une pénalité après un mauvais départ les hommes de Cameron Appleton sont revenus en force lors du bord de portant et ont profité d’une bascule du vent pour prendre la tête de la course.  L’équipage sur Aqua a ensuite parfaitement exécuté la pénalité sur la ligne pour terminer avec quelques secondes d’avance sur Ceeref. A ce moment-là il y avait encore mathématiquement la possibilité d’une victoire de BMW ORACLE Racing, voire d’Organika, mais les Américains ont perdu la phase de pré-départ face aux Polonais en volant le départ dans leur rencontre. Une nouvelle victoire d’Aqua a scellé l’affaire et ensuite les Polonais allaient être battus par No Way Back dans un match qui était néanmoins chaudement contesté. Bien que peu habitués aux conditions lacustres les Espagnols de Puerto Calero ont eu du succès aussi en obtenant des victoires face à Organika, BMW ORACLE Racing et Team Austria, mais ces résultats n’ont pas suffi et l’équipe termine huitième au classement.
Pas une seule victoire pour l’équipe locale, Team Austria, mais ce résultat ne reflète pas le potentiel de ces nouveaux venus. La journée de vendredi sera consacrée aux courses en flotte et devraient offrir plus d’occasions à ces équipes peu expérimentées.  
 
 
Résultats du match racing

1) Team Aqua, Cameron Appleton, 7 points
2) Team Organika, Karol Jablonski, 5 points
3) Artemis, Dean Barker, 5 points
4) Ceeref, Paul Cayard, 5 points
5) BMW ORACLE Racing, Rod Davis, 4 points
6) No Way Back, Pieter Heerema, 4 points
7) Team Sea Dubai, Markus Wieser, 3 points
8) Puerto Calero Islas Canarias, José Maria Ponce, 3 points
9) Team Austria, Christian Binder, 0 point

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Une saison sur fond de crise

adrien Hardy BPE 09
DR

Transmanche et Quiberon Solo

Les coureurs de la Classe Figaro se tiennent prêts à disputer les prochains grands rendez-vous de la saison, à commencer par la Transmanche, au départ de l’Aber Wrac’h ce vendredi 29 mai (course de 220 milles – aller-retour entre les Abers et Plymouth), suivie de la Quiberon Solo (régates côtières) du 14 au 20 juin. Parmi les coureurs du CEM, Nicolas Bérenger participera à ces deux épreuves qui sont de parfaits galops d’essai pour la Solitaire du Figaro de juillet prochain. « La Quiberon Solo, mais surtout la Transmanche dont le format est semblable à une étape de la Solitaire, me donneront un aperçu du niveau de la concurrence qui ne sera pas des moindres cette année sur le Figaro,» confie Nicolas qui court depuis 2005 sous les couleurs de KONE Elevators. En effet, pour la 40ème édition de cette course mythique, le plateau accueillera entre autres, Michel Desjoyeaux, le double vainqueur du Vendée Globe, ainsi qu’Armel Le Cléac’h, Jérémie Beyou ou encore Yann Elies : autant dire des pointures.

Quant à Matthieu Girolet, dont c’est la seconde saison en Figaro, il retrouvera Nicolas sur la Quiberon Solo : « Ces premières régates seront avant tout pour moi un moyen de prendre mes repères après avoir énormément travaillé cet hiver ». En effet, comme Frank Citeau, son coach au CEM, le souligne : « Matthieu s’investit totalement dans son projet Figaro. Il est travailleur, rationnel et on le sent heureux en mer.» Matthieu espère d’autant plus tirer son épingle du jeu sur sa première épreuve de l’année puisqu’il cherche toujours un partenaire en vue de la Solitaire. Début juillet, celui-ci naviguera en équipage sur le Tour de France à la Voile aux côtés de Jimmy Pahun à bord de Région Ile-de-France.

Retrousser ses manches

La crise n’épargne personne et encore moins nos figaristes en quête de sponsors. Malgré des palmarès impressionnants comme celui de Bertrand Pacé avec 6 coupes de l’America à son actif, en passant par Laurent Pellecuer, vainqueur de la Transat Ag2r 2008, les démarches restent pour l’instant ardues. « Je me suis entraîné avec le CEM tout l’hiver mais aujourd’hui je me concentre à 100% sur ma recherche de partenaire, » explique Laurent. « La Solitaire reste mon objectif et je me donne jusqu’au 10 juillet pour trouver un financement. » De son côté, Marc Emig, pourtant lui aussi expert du circuit, peine à embarquer des sponsors pour sa saison mais ne se laisse pas abattre pour autant. « J’ai une autre activité professionnelle en parallèle de ma vie de skipper. Je continue malgré tout à m’entraîner en Figaro comme à prospecter les entreprises et j’envisage également de naviguer sur d’autres supports, notamment en 60 pieds. » Tout comme Bertrand Pacé qui, lui, régate toute la saison sur le circuit Farr 40.

Les jeunes talents cherchent, eux aussi, les moyens de s’exprimer en Figaro Bénéteau II. Comme Paul Meilhat, nouveau venu au CEM. « Pour moi, Paul a de l’or entre les mains, » assure Frank Citeau. « Il a été Champion de France Espoir de Laser et il a beau débuter en Figaro, on le sent inspiré et promis à de belles performances. » Nous le retrouverons peut-être dès cette année en tant que bizuth sur la Solitaire. Hugo de Pavant a également rejoint le CEM avec la volonté de régater à haut niveau. "Fils de", Hugo a bien l’intention de se faire un prénom sur le circuit Figaro. « Je prépare le Challenge Espoir Région Bretagne de l’automne prochain qui subventionne le vainqueur pour deux ans sur le circuit Figaro. Et je courrai en septembre le Tour de Bretagne avec Guy (Mercadier). »

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Team Aqua mène la Coupe d’Autriche

RC 44 aux Canaries Cup 2009
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Ces conditions fluctuantes ont posé de nombreux problèmes aux équipages. Lors de la première rencontre de la journée Organika avait une grande avance sur Team Puerto Calero mais c’était l’équipe espagnole qui a fini par gagner. Ce genre de surprise avec des rebondissements spectaculaires se répétait le long de la journée comme dans le duel entre Team Ceeref avec Paul Cayard et le No Way Back de Pieter Heerema.  Juste au moment où l’on pensait que c’était terminé et que le favori était hors de portée la situation a basculé et l’Américain a fini par perdre le duel grâce largement à une risée favorable vers la fin du parcours. Même Dean Barker et Artemis, qui n’ont pas été battus depuis mars, se sont inclinés face à l’Organika de Karol Jablonski.
Dean Barker, le barreur d’Artemis, résume bien la journée de son équipage: “Nous n’avons pas eu beaucoup de chance aujourd’hui. Par exemple lors de notre match contre Aqua nous avons eu une forte avance mais ils sont revenus de nulle part avec une risée pour nous dépasser. Les conditions étaient assez typiques de la voile sur les lacs et j’avais parfois l’impression que ce n’était pas du match racing aujourd’hui. Il fallait nous battre contre le temps et non pas contre l’adversaire.”
Aucune victoire pour l’équipe locale malgré des efforts vaillants. Le duel de la journée a été celui entre Organika et Ceeref, quand les deux équipes se sont engagées dans une confrontation qui a vu le numéro un d’Organika tomber à l’eau. Le jury a imposé deux pénalités sur les Polonais et même s’ils ont perdu la rencontre, ils se sont bagarrés jusqu’au bout.    

Classement provisoire
1) Team Aqua, Cameron Appleton, 4 points
2) Ceeref, Paul Cayard, 3 points
2) Artemis, Dean Barker, 3 points
2) Team Organika, Karol Jablonski, 3 points

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Début des hostilités sur le Lac de Constance

Mathieu Richard finale MIMR 2009
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Le coup de tabac a laissé une scène cauchemardesque sur les campings au bord du lac où des pointes supérieures à 100 nœuds ont été enregistrées. Chaque année c’est une grande fête populaire qui s’organise sur les rives du lac et des dizaines de milliers de spectateurs s’y amassent pour suivre les duels entre les ténors de la discipline. La France sera représentée par trois équipes cette semaine: le numéro un au classement actuel de l’ISAF, Sébastien Col, le vainqueur à Langenargen de 2008, Damien Iehl et Mathieu Richard. Ils auront fort à faire face au leader actuel du circuit, Adam Minoprio, le Champion du monde en titre, Ian Williams, le vétéran Peter Gilmour et l’Olympien, Ben Ainslie. L’épreuve se disputera sur des Bavaria Match 35 avec 50 000 dollars en jeu. On arrive à un moment fort du circuit avec quatre étapes à disputer au cours des six semaines à venir. Ce sera dès 9 heures ce matin que le Round Robin se disputera et selon les dernières prévisions, le vent restera faible au cours des jours à venir avec seulement 10-15 noeuds de vent. Après un passage pluvieux aujourd’hui, le soleil fera son apparition demain et le temps devrait être agréable pour ce long week-end de la Pentecôte.

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Première sortie pour Dee Caffari et ses co-équipières

Aviva
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En présence du coach Tanguy Leglatin, elle a effectué des manoeuvres avec Alex Sizer, Miranda Merron et Isabelle Joschke. Le cinquième membre de l’équipage, Sam Davies devrait les rejoindre dès aujourd’hui. Le vent a soufflé plus fort que prévu au large de Portsmouth et très rapidement elles ont dû prendre un deuxième ris. Plus au large, passé l’île de Wight, un troisième s’est avéré nécessaire avec des rafales de 40 nœuds en Manche. En somme, une journée musclée et peu confortable mais néanmoins idéale pour s’habituer à un travail d’équipe. Si la météo le permet, le départ pour tenter de battre le record sera donné dès mercredi prochain. 
Devant l’étrave un parcours de 1787 milles nautiques avec sûrement des conditions extrêmement variées au programme. Le vent, les courants et les effets locaux seront à bien négocier si elles veulent battre le record actuel de  7 jours, 4 heures, 46 minutes et 22 secondes détenu par le 60 pieds de J-P. Chomette, Solune, depuis 2004. 
Sam Davies et Miranda Merron faisaient déjà partie de l’équipage qui détient le record pour un équipage féminin, avec un temps de référence de 10 jours et 16 heures établi en 2007.
Quant au record absolu, il appartient au regretté, Steve Fossett, qui a effectué le tour des Îles en seulement 4 jours, 16 heures et 9 minutes sur son PlayStation en 2004. 

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Kito de Pavant embarque François Gabart

kito de pavant et françois gabart
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Une bien jolie histoire que celle de ces deux marins. Une histoire de complicité naturelle et de respect mutuel : l’un pour l’expérience et la personnalité de son aîné, l’autre pour la fougue et le talent évident de son cadet.

Donner sa chance…
« Chez François, j’apprécie sa volonté, sa passion, son intelligence et sa grande capacité d’apprendre vite et bien. Il appartient à cette nouvelle génération de coureurs qui ont l’envie et la méthode, » explique le skipper de Groupe Bel qui aime donner sa chance à des jeunes marins, peu familiers du circuit IMOCA mais dotés d’un solide potentiel. Exactement comme il l’avait fait sur la Transat Jacques Vabre 2007 en embarquant Sébastien Col dont c’était la première transatlantique. « La transmission m’intéresse, sportivement et humainement. François sait défendre ses idées et mène sa barque comme j’aurais aimé le faire à son âge. »

Leur première rencontre date de 2005. François sort alors d’une préparation olympique en Tornado (catamaran de sport) avec la ferme envie de débuter la course au large. Il s’inscrit au Centre d’Entraînement Méditerranée où Kito navigue en Figaro. « Je sentais qu’il était capable de bien faire. Après la Solitaire 2006 où je courais déjà sous les couleurs du Groupe Bel, je lui ai prêté mon bateau pour la Course des Falaises. François a régaté pour la première fois en Figaro avec une Vache qui rit® dans la grand voile, prémonitoire non ? »

L’année suivante, Kito demande à François de « router » Groupe Bel sur la Transat Jacques Vabre avec le météorologue Hervé Perrin. « Malgré son peu d’expérience au large, son approche d’ingénieur et de régatier nous a impressionnés, » ajoute le méditerranéen qui court cette année sa 5e Transat Jacques Vabre et la seconde à la barre de Groupe Bel. « Si j’apporte l’expérience, François amène sa fraîcheur et sa motivation. Notre association est une histoire que j’ai envie de vivre et de raconter. »

…et la saisir
Sa chevelure décolorée par le soleil et les embruns couronne un visage d’ange mais ne vous y trompez pas, sur un plan d’eau, François Gabart sait jouer des coudes et son tableau de chasse force déjà le respect. Champion de France d’Optimist à 14 ans, champion de France de Moth Europe à 17 et 4e au Championnat d’Europe à 18, il est aussi Champion du Monde Jeune de Tornado et lauréat 2008 du Challenge Espoir Région Bretagne en Figaro.

« Kito m’a tout de suite fait confiance, » confie-t-il. « Je le respecte sportivement mais aussi en tant qu’homme. Pour sa gentillesse et sa capacité à faire des choix, à les assumer et à se donner à 100% dans ce qu’il fait. Il est un marin au sens large du terme. Avant la compétition, Kito a énormément navigué et cela influe sur sa manière de courir et de mener ses projets. »

Premier bizuth sur la Solitaire l’an dernier, François vient de terminer 3e de la Transat BPE, une sacrée performance pour sa première transatlantique en solitaire. « Avant, j’avais l’intuition que ce métier était pour moi mais après cette transat, j’ai la certitude de me sentir vraiment bien en mer et d’être dans le coup. Je rêve d’autant plus d’avoir mon propre projet 60 pieds dans l’avenir, » poursuit-il. « Kito m’offre aujourd’hui l’opportunité de progresser à ses côtés et à bord d’un bateau aussi performant qu’abouti. Nous sommes complémentaires et nous nous entendons très bien, deux atouts essentiels à la réussite. Je ne me mets pas la pression. Comme lui, je suis un compétiteur et j’ai surtout envie de me donner à fond. »

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Yann Eliès publie son livre : Survivant des mers du sud

Livre Yann Eliès
DR

Son enfance heureuse à Saint-Brieuc et ses débuts de marin, l’épopée de son père, le drame de son frère, ses débuts dans la course au large et ses premiers tours du monde à la voile. Puis enfin, ce bateau pour le Vendée Globe. Ce grand voilier de course tant rêvé, mais à bord duquel un certain 18 décembre au beau milieu de l’océan Indien, il va frôler la mort, puis souffrir le martyr durant 48 heures, avant d’être évacué par une frégate de la Marine australienne.
Extrait : «Comme mû par un gigantesque coup de pied, le bateau accélère et se cabre. Je sens la vague qui se dérobe sous l’étrave, se creuse et disparaît comme avalée par les 9 tonnes de carbone du voilier parti en surf dans une vague géante. Mon regard plonge dans l’horreur d’un mur d’écume, d’une montagne liquide qui m’attend au sortir de la glissade. Impuissance totale, absolue. Je suis la tête de proue figée d’un galion de carbone qui se précipite à plus de 18 noeuds sur un mur de béton. Je ne pense plus. D’instinct, je me recule et m’accroche de toutes mes forces au bout-dehors. Yeux fermés, tel un Poilu au fond de sa tranchée, j’attends l’impact».

L’extrême dureté des éléments lors du Vendée Globe 2008-2009, fera que sur les 30 engagés, seuls 11 voiliers termineront la course. Dans la litanie des avaries et des abandons, le grand public et les médias retiendront leur souffle en vivant l’aventure incroyable de Yann Eliès à bord de son monocoque Generali.

SURVIVANT DES MERS DU SUD
Préface de Patrick Poivre d’Arvor
Co-écrit avec Denis van den Brink
Editions Mer & Découverte
204 pages dont 16 pages photos – 20 euros

COMMANDEZ LE LIVRE SUR : www.meretdecouverte.com

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