Accueil Blog Page 1566

Najad ouvre un bureau méditerranéen.

Najad 570
Najad 570

Le chantier suèdois Najad annonce l’ouverture d’un bureau méditérranéen qui sera basé à Barcelone.

 Alfred van Wincoop, propriétaire du chantier : “Les différentes cultures et les différents marchés ont besoin de différentes approches. Historiquement, Najad est très fort sur le marché Europe du Nord mais un autre marché important d’expansion pour Najad se trouve être la Méditerranée. D’où notre décision d’investir dans cette région, plus près du marché et des clients afin d’établir une nouvelle stratégie pour la Méditerranée. Nous aurons une présence plus importante sur des Salons Nautiques, créerons une nouvelle approche pour la publicité et la vente, et améliorerons sensiblement notre service.

Wilan van den Berg, le nouveau manager de “Najad Méditerranée” : "Nous sommes extrêmement excités par ce mouvement en avant. Contrôler la totalité de l’Europe avec un haut niveau de service n’est simplement pas possible. Les clients et les prospects de Najad sont très exigeants et ont le droit de l’être, par conséquent nous sommes sûrs de notre décision d’ouvrir “Najad Méditerranée". Les premières réactions des clients sont très positives et les premières commandes sont prises !"

Najad, basé Orust en Suède, produit des yachts de 35 à 57 pieds. De plus grands yachts font partie de la future stratégie produit du chantier.

Source : Najad
www.najad.com

- Publicité -

Départ samedi pour Marstrand

Puma victoire
DR

Jules Salter, le navigateur sur Ericsson 4 et le météorologue de l’équipe, Chris Bedford ont souligné les difficultés de ce parcours, de Galway à Marstrand. Après une courte descente le long des côtes sud-ouest de l’Irlande, la flotte effectuera la traversée de la Mer Celtique pour débuter une longue remontée des côtes sud de l’Angleterre. Chris Bedford: "Il y aura un petit peu de navigation au large mais la plupart du temps il va falloir négocier les brises associées avec le relief, afin de profiter des brises thermiques et les courants importants. Il y aura certes beaucoup de difficultés au niveau de la navigation."

Des difficultés qui sont confirmées par Jules Salter,
   "On aura beaucoup de boulot à faire! On peut gagner ou perdre trois ou quatre heures devant les caps et les pointes à cause des marées. J’ai sorti mes almanachs pour la Manche, le Pas de Calais et les côtes néerlandaises pour étudier tout cela. Parce que le temps n’est pas très stable pour le moment, on ne sait pas encore quels caps on va doubler de près ni à quelle heure. Il faut ainsi envisager toutes les possibilités. Il faut connaître la situation au large des îles Anglo Normandes et le long des côtes françaises, juste au cas où on finit par remonter la Manche de ce côté-là. Ou on pourrait se retrouver juste au sud de Wight."

 En tout cas des incertitudes règnent sur cette étape et il est difficile d’en faire des prévisions. Pour Salter, elle pourrait durer entre 4 et 6 jours car tout dépendra du chronométrage du passage à certains endroits réputés difficiles et notamment un passage obligatoire au large de Rotterdam qui pourrait devenir très compliqué en l’absence de vent près des côtes. Les prévisions restent peu fiables pour certains endroits à cause de la présence d’effets locaux et l’instabilité générale des conditions météorologiques. L’équipe d’Ericsson envisage du portant, du près, un vent faible et un vent modéré pendant cette étape et Salter imagine bien un bord à bord sur une grande partie du parcours.  

 

- Publicité -

Le nouveau Course Au Large est en kiosques

Course Au Large N°36
DR

Enfin ! On sait que la Coupe de l’America sera bel et bien une épreuve à seulement deux participants : un DoG Match entre Suisses et Américains, en multicoques, en février 2010. Alors que nous avions choisi  jusqu’ici de ne pas participer à la guéguerre des communiqués avant une décision ferme – que tout le monde attendait depuis près de deux ans – Course Au Large décrypte logiquement aujourd’hui cette information essentielle. Avec au passage deux interviews exclusifs des monstres sacrés que sont Russell Coutts et Brad Butterworth. Tout sur la Coupe, donc, au sommaire de ce numéro 36.

A lire également dans ce nouveau numéro de Course Au Large, le récit des deux dernières étapes de la Volvo Ocean Race et l’interview de Jean-Luc Nélias qui explique pourquoi les grands skippers français s’intéressent de près à la prochaine édition en 2011. Celle-ci pourrait donc bien voir le retour d’une équipe de l’hexagone sur le tour du monde en équipages, après de longues années d’absence.

Autre grand dossier, celui de la réforme en cours de la jauge IMOCA, pour comprendre quelles contraintes auront désormais skippers et architectes lorsqu’ils se lanceront dans un projet de nouveau bateau pour le Vendée Globe. Les nouvelles règles, en cours d’écriture, font déjà beaucoup parler d’elles dans le milieu de la voile de compétition : jamais elles n’ont été aussi strictes. Instructif…

A lire encore : un entretien sans concessions avec Alain Gautier, un retour sur la Transat BPE en Figaro, le récit du premier tour du monde à l’envers, un ensemble sur le Spi Ouest dans le cahier IRC… et toujours vos rubriques habituelles : Ils ont dit, Actualités, Nouveautés, Equipements, Ecrits du Large, etc. Le tout comme toujours illustré des plus belles images de voile des deux mois qui viennent de s’écouler.

Bonne lecture

La rédaction.

- Publicité -

73 minis ont pris le départ du Trophée MAP

départ 6ième trophée MAP
DR

Michel Quintric, le président du comité de course, a tonné le coup de canon de départ à 11h30 ce jeudi matin. Aussitôt, les 72 solitaires se sont engagés sur la ligne pour la franchir vers l’Est en direction de la bouée de dégagement. Le vent était faible en baie de Douarnenez, mais suffisant pour propulser les mini 650 vers la première marque de parcours. À celle-ci, Laurent Bourguès sur le prototype n°346 « Adrénaline » envoie en premier son spinnaker et s’engage pour une grande descente vers la pointe du Raz. Il est suivi par Henri Paul Schipman à la barre de « Maisons de l’Avenir – Urbatis ». Le premier bateau de série, pointé dans le top 5 à la bouée de dégagement, est Antoine Debled sur « Regionsjob.com » suivi à quelques longueurs par Davy Beaudart, le vainqueur de l’édition 2008 sur son Pogo 2 « Port à sec Guy Beaudart ».

À noter qu’il manquait deux concurrents sur la ligne de départ. Le Hollandais Alfred Djis a préféré se retirer de la course. Il y a trois ans, il s’était échoué sur l’île aux Moutons. Une expérience qu’il n’a pas voulu revivre cette année dans le petit temps. Quant à l’architecte naval Pierre Rolland, retenu par des obligations professionnelles, il n’est arrivé à Tréboul qu’après le coup de canon du départ. Pour respecter les deux heures de pénalité, il n’a quitté le port qu’après 13h30, soit deux heures après les autres concurrents. Il a alors entamé une course-poursuite derrière la flotte qui s’est divisée en trois pour sortir de la baie de Douarnenez. Une partie a longé les falaises au Sud de la baie quand d’autres sont remontés vers Crozon et que le dernier groupe l’a joué centriste. Une option intermédiaire qui s’est retrouvée bloquée dans un trou d’air. Mais au vu des prévisions de vent jusqu’à samedi, ce ne sera pas le premier…

« Le constat est rapide » expliquait Stéphane Le Diraison, un des grands favoris en prototype, avant de larguer les amarres de Tréboul. « Ce sera mou de chez mou ! Et qui dit mou, dit compliqué. Comme on va naviguer à proximité des côtes, il y aura des effets de courant et de thermique à jouer jusqu’au bout. Il pourra donc se passer plein de chose jusqu’à la ligne d’arrivée. » Une ligne d’arrivée que les premiers concurrents devraient franchir, au plus tôt, samedi à l’aube.

Bonne nouvelle dans la catégorie série : le Dingo 2, produit par le chantier Marée Haute à Trégunc rejoint officiellement la catégorie des bateaux de série. Si son architecte, le Brestois Pierre Rolland a raté de peu le départ de la course. Mais ce n’est pas le cas des cinq autres D2 engagés sur Trophée MAP. Comme un des bateaux a validé ses milles en course et en qualification et de plus, comme ce mini 650 a été lancé à plus de dix unités, il est donc désormais officiellement mini de série. Tous les skippers des Dingo 2 seront donc classés dans cette division de la Classe Mini qui sépare prototypes de bateaux de série. Le Dingo 2 rejoint donc le prestigieux Pogo 2 du chantier Structures au rang des références du circuit série. Le prochain bateau de série attendu devrait être le Nacira 650 dont 6 exemplaires ont été commandés…

- Publicité -

79 solitaires au départ de Douarnenez

départ du Mini Pavois 2009
DR

« À Douarnenez, c’est l’effervescence ! » explique Philippe Coatmeur, le directeur de la course organisée par le Winches Club. « Il y a ce soir 79 concurrents confirmés. Nous en sommes pour le moment aux contrôles de sécurité et aux confirmations d’inscriptions.Les coureurs s’affairent donc, comme les nombreux bénévoles du club. En plus, il fait super beau. Cela se présente bien ! »

Dans un peu plus de trois mois, ils seront 84 à l’élancer de La Rochelle pour une nouvelle édition de la Transat 650. Ils sont donc nombreux à s’être donné rendez-vous dans le port de Tréboul afin de parfaire leur préparation en vue de leur « Mini-Transat ». Jeudi, les hostilités entre marins vont commencer par 22 milles en solitaire. Et le week-end prochain, nombre d’entre eux seront encore présents à Douarnenez pour la Mini-Fastnet, la classique en double du circuit mini 650.

Pour un peu plus de la moitié des marins, dont 7 jeunes femmes, la course va se disputer à bord d’un bateau de série. Pour les autres, il s’agira de mener au mieux un prototype. Et si le vent est de la partie, c’est dans cette catégorie que l’on devrait retrouver le vainqueur en temps réel qui devrait revenir à Douarnenez samedi au lever du jour.

Podiums des courses en solitaire en Atlantique en 2009

Mini-Pavois (La Rochelle – Gijon – Lorient)

Prototypes
 1. Thomas Ruyant – Faber France – 667
 2. Bertrand Delesne – Racing Bull – 754
 3. Rémi Aubrun – AT Children Project – 630

Séries
 1. Davy Beaudart – Port A sec Guy Beaudart – 674
 2. Fabien Sellier – Surfrider Foundation – 483
 3. Pierre-Yves Lautrou – Altaïde moovement – 579

Pornichet Select 650

Prototypes
 1. Thomas Ruyant – Faber France – 667
 2. Henri-Paul Schipman – Maisons de l’Avenir Urbatys – 716
 3. Olivier Avram – Cap Monde 2 – 618

Séries
 1. Xavier Macaire – Masoco Bay – 472
 2. Ricardo Applloni – Ma vie pour Mapei – 426
 3. Amaury François – Groupe Qualitel – 697

Podiums 3e Trophée MAP en 2008

Prototypes
 1. Erwan Leroux – Dephémérid’Trois – 621
 2. Thomas Ruyant – Faber France – 667
 3. Stéphane Le Diraison – Cultisol Institut Curie – 679

Séries
 1. Davy Beaudart – Port A sec Guy Beaudart – 674
 2. Francisco Lobato – BPI – 607
 3. Bertrand Castelnerac – No War – 514

- Publicité -

Top départ de Groupe Bel

Depart Marseille Kito de Pavant
DR

Pour battre le record détenu depuis mars 2008 par Michel Kleinjans à bord de Roaring Forty (40 pieds/12m) en 1 journée, 21 heures et 24 minutes, Groupe Bel doit arriver à Carthage avant jeudi 4 juin à 17 heures et 21 minutes.

Pour la première fois depuis le Vendée Globe, Kito de Pavant renoue avec la navigation en solitaire à bord de Groupe Bel. Si la fenêtre météo avec laquelle il s’élance aujourd’hui n’est pas exceptionnelle, elle offre un sérieux avantage : celui de tenter une traversée sans empannage, manœuvre très coûteuse en temps et en énergie. En effet, le vent d’Ouest-Nord-Ouest devrait virer plein Ouest au Sud de la Sardaigne et accompagner ainsi la trajectoire de Groupe Bel jusqu’aux côtes tunisiennes. Évidemment, comme toujours en Méditerranée, la pratique peut chambouler la théorie mais Kito estime sa traversée à une trentaine d’heures….Inch allah !

Cet après-midi, quelques minutes avant de quitter le Vieux Port sous le cagnard marseillais, le skipper affichait sa mine des grands jours :

« L’exercice du record en solitaire à bord de Groupe Bel est totalement nouveau pour moi et c’est ce qui m’amuse. Pour une fois, mon adversaire est le chrono et comme je suis le seul concurrent sur la ligne, je suis au moins sûr de ne pas voler le départ (rires) ! Plus sérieusement, cette traversée va me permettre de reprendre confiance avec le bateau en solitaire et de tester Groupe Bel dans sa version 2009. Je passe presque en mode Solitaire du Figaro, c’est à dire que je me prépare à ne pas fermer l’œil pendant quasiment trente heures. C’est aussi très excitant de devoir tirer le meilleur parti de la situation météo et de s’adapter seul aux moindres variations du vent. Les prévisions n’annoncent pas un vent très fort mais particulièrement bien orienté sur l’ensemble du parcours. Je devrais pouvoir effectuer un virage bien serré au Sud de la Sardaigne et raccourcir ainsi au maximum la route vers Carthage. Après, nous sommes en Méditerranée et entre ce que disent les ordinateurs et ce que je peux vivre en mer, les surprises, bonnes ou moins bonnes, sont possibles ! »

Les records maritimes sont enregistrés et homologués dans le monde entier par le WSSRC (World Sailing Speed Record Council) qui détache un chronométreur officiel au départ comme à l’arrivée de chaque tentative. Un commissaire du WSSRC a donc déclenché le chrono ce soir depuis le phare de Pomègues et un second attendra Groupe Bel au Cap Carthage dans la nuit de mercredi à jeudi.

RECORDS EXISTANTS :

Multicoque en équipage :
Groupama 3 de Franck Cammas (16/05/09) en 17h, 8m, 23s (26,72 nds)

Monocoque en équipage :
Stealth de Giovanni Agnelli (sept.98) en 1j, 5h, 2m, 6s (15,77 nds)

Monocoque en solitaire :
Roaring Forty de Michel Kleinjans (mars 08) en 1j, 21h, 24m (10 nds)

- Publicité -

Début de la Coupe de Corée

Mathieu Richard finale MIMR 2009
DR

Ce matin pour le début de l’épreuve le vent ne soufflait plus qu’à 8 nœuds et avait tendance à faiblir tandis qu’un épais brouillard enveloppait les participants. Sur un petit parcours tout près du môle du port de plaisance de Jeongok seulement quatre manches ont pu être organisées.

Un soulagement pour les skippers qui venaient de disputer le match race d’Allemagne sur le Lac de Constance, comme Ian Williams, "Nous nous sommes dits dès l’arrivée du calendrier que cela allait être dur car le décalage horaire ne pouvait guère être pire. Nous avons déjà vu que le déplacement en Malaisie ou ici est une véritable épreuve pour le corps. Je me sens extrêmement fatigué et demain ce sera aussi dur.”  

Au terme de cette première journée les deux équipes britanniques derrière Ben Ainslie et Ian Williams peuvent se vanter de deux victoires. Quant à l’Australien, Peter Gilmour, il attend une décision du Jury car lors du pré-départ de son match face à Mathieu Richard une vedette lui a coupé la route. Encore une fois le vétéran australien s’est montré très agressif et a reçu une pénalité mais malgré cela il  a terminé devant le Français.

Ben Ainslie est aussi revenu d’une pénalité dans son duel face à Torvar Mirsky et a dû batailler dur face à Paolo Cian lorsque le vent a faibli. Parmi les surprises de la journée on note la défaite de Sébastien Col face à Adam Minoprio mais encore plus surprenant, pendant la plupart de sa course jusqu’au dernier bord face à Byeong-Ki Park, c’était le jeune Coréen qui a dominé. Park s’est dit très satisfait de sa performance "Je ne suis pas bien classé et c’est pour cela que je suis très content."
 
Resultats
Ben Ainslie (GBR) Team Origin                                      2-0
Ian Williams (GBR) Bahrain Team Pindar                      2-0
Peter Gilmour (AUS) YANMAR Racing                          2-0
Sebastien Col (FRA) French Team/K-Challenge            1-1
Mathieu Richard (FRA) French Match Racing Team      1-1
Adam Minoprio (NZL) ETNZ/BlackMatch Racing           1-1
Bjorn Hansen (SWE) Team Onboard                             1-1
Torvar Mirsky (AUS) Mirsky Racing Team                      1-1
Paolo Cian (ITA) Team Shosholoza                                1-1
Philippe Presti (FRA) French Match Racing Team         0-2
Laurie Jury (NZL)                                                            0-2
Byeong Ki Park (KOR)                                                    0-2

- Publicité -

Sorti de sauvegarde pour Poncin Yachts.

Poncin - Catana 50
Poncin - Catana 50

L’homologation de ce plan intervient après une procédure d’une durée légale d’un an et qui avait été ouverte le 30 mai 2008 pour favoriser la mise en place d’une restructuration profonde ainsi qu’une renégociation de sa dette, principalement bancaire, et ce consécutivement à la forte chute des ventes de  monocoques de grandes séries HARMONY au cours de l’exercice 2007/2008. Cette baisse des ventes était intervenue suite à la première crise financière de fin 2007 et avait eu pour effet une forte dégradation  de la trésorerie du fait de l’augmentation des stocks.

Un accord bancaire a pu être négocié dans un climat serein et un parfait esprit de coopération, indispensable pour qu’une entreprise puisse faire face à une crise exceptionnelle.. L’accord, obtenu avec l’aide du mandataire de justice et du Médiateur Délégué du Crédit, est équilibré et tient compte, de la façon la plus équitable possible, des intérêts de toutes les parties en cause. Cet accord prévoit notamment une réduction significative de la dette avec le pool bancaire avec un paiement étalé sur 7 ans dont les échéances des deux premières années sont allégés pour tenir compte du contexte probablement toujours difficile du secteur du nautisme dans les deux prochaines années.
Au terme de cette procédure d’un an, le groupe peut compter désormais sur les effets d’une profonde restructuration, quasiment achevée. Le fait d’avoir démarré cette restructuration bien avant le plus gros de la crise du secteur est finalement devenu un atout précieux pour l’entreprise. En effet, dans un souci de préservation de la trésorerie et d’une prise en compte des signes inquiétants donnés par le marché de la plaisance et ce bien avant l’aggravation de la crise financière intervenue en octobre 2008, le groupe a pu rapidement rompre avec une stratégie de volumes et de fabrications d’avance, consommatrice de BFR, pour passer à un modèle de production à la commande.

Ce cap stratégique autours des niches haut de gamme a donc été fixé en s’adossant aux marques fortes et légitimes CATANA (catamarans), LOCWIND (monocoques), WHITE SHARK et SEA HAWK (bateaux moteurs et semi rigides), renforcé par un effort considérable de renouvellement de ces gammes au cours de ces trois dernières années.
Après l’arrêt de la fabrication en série de la gamme HARMONY, l’usine très robotisée de Marans (17) a pu réorienter son modèle industriel vers la fabrication du nouveau CATANA 41 et celle du nouveau monocoque haut de gamme LOCWIND 16 mètres tous les deux présentés au dernier salon nautique de Paris en décembre dernier. Cette usine développe aussi depuis peu une stratégie de diversification, rendue possible par un équipement et un savoir faire exceptionnel, en offrant des prestations de sous traitance dans l’usinage, le modelage et la fabrication de pièces polyester dans des secteurs hors plaisance tel que le ferroviaire. Le site de Marans a également considérablement réduit son point mort notamment en établissant ses frais de structure à 3.5 M€ contre 13 M€ au terme de l’année 2007 et en passant son effectif sur la période de 220 à 68 personnes ( arrêt des intérimaires, arrêt des CDD, non remplacement des départs et une cinquantaine de licenciements économiques).

Bien qu’ayant été très bénéfique pour mener à bien toutes ces restructurations, la procédure de sauvegarde a en revanche été très pénalisante sur le plan commercial compte tenu de son assimilation fréquente au redressement judiciaire.
Désormais reconfiguré et beaucoup moins endetté, le groupe va pouvoir renouer avec une dynamique commerciale sereine, des gammes totalement renouvelées et bénéficier de nouveautés tel que le nouveau CATANA 47 (bateau très attendu, cette taille ayant été la plus vendue de l’histoire de CATANA).
La clientèle haut de gamme étant également en recherche d’un service irréprochable, le groupe pourra compter plus que jamais sur sa société de service PORT PIN ROLLAND, qui, outre son savoir faire exceptionnel, demeure une société rentable.

Source : Groupe Poncin
www.poncinyachts.com

- Publicité -

Yann Eliès : deux courses, deux victoires !

Yann Elies
DR

« Désormais, aucun autre marin n’aura autant que moi envie de naviguer et de gagner » affirmait Yan Eliès, quelques semaines  après l’accident qui avait bien failli lui coûter la vie dans le Vendée Globe, fémur et bassin brisés dans le grand sud de l’Australie. En 15 jours, le skipper de Generali prouve que la phrase n’était pas une simple bravade pour se rassurer : deux courses, deux victoires, 100% de réussite ! S’il boîte encore à terre, ce n’est vraiment pas le cas en mer… Quinze jours après avoir remporté la Solo-PortsdeFrance (aller-retour de 400 milles au départ et à l’arrivée de Concarneau), Yann Eliès a donc de nouveau fait parler la poudre à bord de son Figaro, ce dernier week-end de mai . Hier samedi à l’Aber Wrac’h, il a remporté la Transmanche devant deux ténors de la classe : Thomas Rouxel et Jérémie Beyou ! Devant aussi un certain Armel Le Cléac’h, troisième du Vendée Globe. En somme, Eliès retrouve avec bonheur ses adversaires préférés.

De convalescent… à favori

Partie vendredi de l’Aber Wrac’h vers Plymouth et retour, la course a offert des conditions idéales : vent soutenu et navigation sous solent pour l’aller vers l’Angleterre, retour plus technique sous spi vers la Bretagne Nord, si chère à la famille Eliès. Menacé tour à tour par Thomas Rouxel, Adrien Hardy et Jérémie Beyou – entre autres – Yann a tenu bon et emporté la décision finale dans les derniers milles, en 23 heures et 33 minutes. « Le Figaro, c’est comme le vélo.. ça ne s’oublie pas » s’amuse celui qui devient maintenant, de fait, un des grands favoris de la 40e Solitaire du Figaro. Celle-ci se disputera cet été en quatre étapes entre Lorient et Dieppe, via La Corogne (Espagne), St Gilles Croix de Vie et Dingle (Irlande). Voilà quatre mois, de sa chambre d’hôpital, Yann s’était mis en tête de disputer cette Solitaire, comme un défi à une rééducation qu’on estimait alors impossible en moins de 6 mois. Mais il n’était alors question, au mieux, que d’une simple participation pour s’étalonner. Et voilà que maintenant, il s’impose de main de maître dans deux courses où évoluaient des ténors de la classe Figaro et qu’il lui reste encore deux mois pour parfaire sa préparation… Autant dire que ce n’est pas en simple participant, mais bien en prétendant à la victoire que le « Survivant des mers du sud » (1) se présentera au départ de la grande classique du mois d’août. Déjà un exploit en soi… Et pour faire bonne mesure, quoi de mieux qu’une Transatlantique à fond la caisse dans l’intervalle ? Yann Eliès sera donc de l’équipage du maxi trimaran Banque Populaire V qui va tenter le record de l’Atlantique Nord à la fin du mois… Moral gonflé à bloc !

 (1) « Survivant des mers du Sud », titre du livre que Yann Eliès vient tout juste de publier aux éditions Mer & Découverte.

Quatre questions à Yann Eliès / « J’irai à la Solitaire pour la gagne »

Quelques heures après son arrivée victorieuse à l’Aber Wrac’h, Yann Eliès revient sur sa course et explique que ses ambitions sur la Solitaire vont  croissant.

Yann, raconte nous cette Transmanche victorieuse…

J’appréhendais un peu car le vent était annoncé soutenu. La sortie de l’Aber Wrac’h dans 20/25 nœuds et à marée basse a été chaude, au ras des cailloux. J’ai fait toute la traversée en tête, au près/travers, sous solent. Thomas Rouxel m’a doublé juste avant le brise-lames de Plymouth,  mais j’ai réussi à le reprendre sur le retour au portant où on a eu droit à quelques manœuvres de spi, des bons surfs à 14-15 nœuds… bref, c’était parfait, des conditions idéales ! Je me suis juste économisé un changement de voile d’avant à l’aller, qui est la manœuvre que je redoute encore forcément un peu. Mais je n’ai pas souffert vraiment et j’ai pris du plaisir.

Deux sorties en Figaro et deux victoires, ça paraît incroyable 5 mois après ton accident… En es-tu surpris toi-même ?
Oui et non. J’ai une telle envie d’y retourner et j’ai tellement de plaisir sur l’eau… Mais c’est vrai que je ne m’attendais pas à pouvoir jouer la gagne à ce point-là, à la bagarre avec des gros bras comme Jérémie (Beyou) ou Armel (Le Cléac’h) et les petits jeunes qui montent comme Thomas Rouxel ou Gildas Mahé.

Il y a quelques semaines tu disais encore que la Solitaire ce serait probablement juste pour participer. Objectifs revus à la hausse, alors ?
C’est clair. J’irai à la Solitaire pour la gagne ! Maintenant, je ne fais plus de courses en Figaro d’ici le départ de la Solitaire et le bateau est au top, super bien préparé par mon équipe. Il ne faut surtout pas y toucher d’ici le départ, je vais vite et bien comme ça !

Fin juin, tu vas tenter le record de l’Atlantique Nord avec Pascal Bidégorry à bord du maxi trimaran Banque Populaire V?
Oui, mais j’ai prévenu que j’allais poser mon derrière au fond du bateau et juste barrer quand ce serait mon tour. Maintenant, i

- Publicité -

Michel Desjoyaux remporte la Seychelles Regatta

seychelles regatta
DR

Cette régate n’avait rien d’un Vendée Globe, mais le double vainqueur de la course autour du monde en solitaire sans escales a navigué en expert dans les eaux chaudes et turquoises des Seychelles et a mené son équipage à la victoire.

Ce fut une semaine de bonheur parfait et de compétition alors que la flotte des skippers de renommée internationale accompagnés de skippers seychellois frayaient son chemin parmi les îles intérieures des Seychelles. Ce faisant, les équipages ont pu admirer la beauté des archipels et nager dans des baies et des criques parmi les plus belles au monde. La course haute en couleurs a vu sur sa ligne de départ, non seulement Michel Desjoyeaux mais aussi certains des plus grands noms de la voile parmi lesquels Dee Caffari, Armel Le Cléac’h, Romain Attanasio et Samantha Davies. Devant rejoindre les Sables d’Olonne pour la remise des prix du Vendée Globe, Michel Desjoyeaux, Dee Caffari, Armel Le Cléac’h et Samantha Davies n’ont pu assister à la soirée de clôture de la Seychelles Regatta. Mais le Vice-président Mr Joseph Belmont a pu couronner l’équipage du double vainqueur du Vendée Globe sous les applaudissements et l’enthousiasme des participants.

La première place avait été sécurisée après la septième course, et les co-équipiers de Michel Desjoyeaux à bord de Nicolas Feuillatte sont arrivés neuvièmes et derniers de la huitième et dernière régate de la semaine après cinq victoires. Ils ont terminé avec 10 points à bord de leur catamaran Leopard 43 et ont remporté le Trophée sponsorisé par le Seychelles Tourism Board ainsi qu’une semaine au Hilton Northolme Resort et Spa pour deux personnes. Skippé par la britannique Sam Davies, CPR Décoration a confortablement décroché la place de dauphin avec 18 points. Ils ont couronné leur voyage avec une victoire sur la dernière régate et après avoir remporté deux précédentes courses. L’équipage gagne un week-end pour deux au Hilton Northolme Resort et Spa et une bouteille de champagne.
Heureux de les rejoindre sur le podium, Romain Attanasio a mené l’équipe de Keneos Aubriet à la troisième place avec 26 points et remporte un Trophée et une bouteille de champagne.
Le concours de pêche au gros a été remporté par ROME Team emmené par Armel Le Cléac’h et le Trophée du Fair-Play a été gagné par l’équipage de Lady Anja avec à sa tête, Dee Caffari.
La soirée de remise des prix a été honorée de la présence de Miss Seychelles, Elena Angione, et la fin du classement se répartit comme suit : Chagneau, 4ème avec 29 points, Lady Anja/Eden Island, 5ème avec 30 points, Rome Team 6ème avec 31 points, C-Team 7ème avec 42 points, Air Seychelles 8ème avec 50 points et Ter Cognita 9ème avec 53 points.  

Remerciant les skippers pour avoir animé l’une des meilleures compétitions jamais organisées aux Seychelles, le Directeur Marketing de l’Office du Tourisme des Seychelles, Mr Alain Saint-Ange a confirmé que les îles étaient faites pour les navigateurs.
« Comme vous avez pu constater, la voile est une partie intégrante de la vie des Seychellois. » A-t-il déclaré.
« Cet événement a permis aux navigateurs de non seulement naviguer au milieu des belles îles seychelloises mais aussi de passer assez de temps à terre pour découvrir deux des sites de l’UNESCO World Heritage, la Vallée de Mai et les îles éternelles de La Digue et Silhouette. »
 

Mr Saint-Ange a recommandé aux skippers de ramener de très bons souvenirs des Seychelles et de raconter leur émerveillement à leurs amis et à leurs familles pour les inciter à venir à leur tour « déguster » les Seychelles.

L’événement était organisé par Blue Ocean Events, basé à Bruxelles en Belgique avec Régis Elhaouel et Olivier Le Grelle à la tête de l’organisation.

- Publicité -
- Publicité -