Actuellement en tête du championnat de France des équipages 2009, le Farr 30 « Courrier Dunkerque », champion de France en titre et vainqueur du Tour de France à la voile 2008, se présentera au départ de la grande boucle nautique comme un favori. Daniel Souben et son équipe ont frappé fort en ce début de saison et font désormais figure d’épouvantail sur le circuit des Farr 30.
Force est de constater que Daniel Souben mène bien sa « barque ». Arrivé dans l’équipage dunkerquois en 2005 au côté du Lillois Géry Trentesaux, Daniel a pris les rênes du bateau en 2006. La suite est connue. En deux ans, l’expérimenté barreur, skipper, tacticien, manager a réussi à créer un groupe et retenir ses meilleurs éléments à bord. Il a même attiré cette année trois nouveaux équipiers de haut niveau avec Pierre-Loic Berthet, certainement le meilleur spécialiste mondial du Farr 30, Nicolas Pauchet, membre de l’équipe de France militaire, champion de match racing et Eric Le Jollife, un numéro 1 hors pair. Et puis, il ne faut pas non plus oublier la présence sur le prochain Tour de France de Thomas Ruyant, la figure montante de la voile dunkerquoise.
« C’est vrai que nos résultats sont excellents. Nous réalisons une belle série » déclarait Daniel Souben. « Nous marquons des points importants pour le titre de Champion de France des équipages 2009 et puis nous devons commencer à fatiguer nos adversaires psychologiquement. Sur l’eau, quoiqu’il arrive nous nous en sortons depuis le début de saison. C’est lié à une bonne préparation, un voilier qui va vite et surtout une grosse équipe… Nous avons changé régulièrement de configuration d’équipage et ça marche. Sportivement, nous avons montré que nous étions forts. Une partie de nos objectifs sont remplis avant le départ du Tour de France. La concurrence sera de toute façon au rendez-vous ».
L’équipage à Deauville :
Morvan Pierre Antoine : Barre
Berthet Pierre-Loic : Tactique et Nav
Pauchet Nicolas : GV
Renault Mathieu : Embraque
Doré Nicolas : Embraque
Patou Christophe : Piano et skipper
Le Joliff Eric : N°1
Quasi sans-faute des dunkerquois !
Une journée calme pour effectuer des réparations
Les Chiliens sur Desafio Cabo de Hornos ont pu néanmoins creuser leur avance en tête de la flotte hier et ce matin 62 milles les séparent des poursuivants, Boris Herrmann et Felix Oehme sur Beluga Racer. L’écart est encore plus important derrière, avec Team Mowgli à 187 milles des leaders, mais la très légère brise pourrait permettre aux britanniques et également au solitaire, Michel Kleinjans, de réduire l’écart aujourd’hui.
En tout cas ces calmes offrent une occasion à Team Mowgli et à Kleinjans d’effectuer des contrôles et des réparations. Le solitaire se méfie toujours des réparations effectuées à Charleston suite à sa collision avec un porte-conteneurs. Il a constaté des infiltrations au niveau des ballasts côté bâbord mais la structure reste solide. Cependant samedi soir la fixation de la sous-barbe s’est cassée et sa réparation nécessite des conditions calmes. En tout cas Kleinjans avoue qu’il est assez fatigué après les complications de l’escale américaine.
Sur Team Mowgli samedi soir lorsque le 40 pieds progressait sous spinnaker, le pilote automatique a cessé de fonctionner et les barres se sont bloquées. Jeremy Salvesen a découvert que le vérin s’était arraché de sa base. Il fallait donc le remplacer avec le pilote de secours mais à ce moment là, l’équipage a découvert que ce pilote ne marchait pas non plus. Jeremy Salvesen: "On n’avait pas d’autres choix que de rester à la barre toute la nuit en attendant le lever du soleil. Avec quelques plaques de fibre de verre, nous avons fabriqués une fixation et après avoir percé des trous, nous avons pu la coller sur la base de l’ancien pilote. En début d’après-midi, nous étions de nouveau en course." Le duo britannique avait également des réparations de voile à effectuer car bien que réparée à Charleston, la GV continue de se délaminer.
En tête de la flotte Felipe Cubillos et Jose Munoz sont conscients que leur avance semble importante mais qu’elle reste fragile étant donné l’absence de vent ce lundi. Pour le moment ils progressent à un nœud de plus que les Allemands et comptent franchir la porte à points ce jeudi. Et cela malgré l’absence de données sur le vent car ils continuent de naviguer "à l’ancienne" sans instrument.
Naviguant à 600 milles des côtes américaines, les leaders sont en train de croiser beaucoup de trafic maritime et les équipages ont pu également discuter avec des croisières et une goélette. Mais ces conditions calmes offrent aussi un moment de réflexion et de contemplation. Pour Felipe Cubillos, il y avait aussi la réalisation que la journée d’hier était son avant dernier dimanche en mer et il plongeait dans ses souvenirs de ce tour du monde avec toutes ses émotions.
Classement de 8h20
Desafio Cabo de Hornos à 2466 milles de l’arrivée
Beluga Racer à 62 milles
Team Mowgli à 187 milles
Solitaire
Roaring Forty à 2724 milles de l’arrivée
Un plateau de légende pour la 40e édition
Plus que jamais, il faudra jouer de tactique, de détermination et d’audace pour se démarquer des concurrents tous plus talentueux les uns que les autres. Du sport, de belles histoires de marins à terre comme en mer, tout est réuni pour célébrer comme il se doit la 40ème édition de La Solitaire du Figaro, créée en 1970 par Jean-Michel Barrault et Jean-Louis Guillemard.
Jacques Caraës, directeur de course : « Pour ses 40 bougies, la belle dame qu’est La Solitaire se porte bien et elle se jouera a guichet fermé avec un plateau de grande exception. Au rendez-vous, 6 vainqueurs d’éditions, il faudra bien évidemment compter sur eux dans la bataille navale. Il y en a bien d’autres capables de monter sur le podium : Gildas Morvan récemment vainqueur de la transat BPE, à la seconde place l’an dernier dans La Solitaire ne laissera pas sa part aux autres.
Sans aucun doute, la 40ème édition de La Solitaire est marquée par la qualité sportive de ses concurrents. Un mélange d’anciens briscards, toujours aux avants postes à l’image de Yann Elies qui signe 2 victoires de course en avant saison.
Les plus jeunes cette année ont les dents longues, après un entrainement sans relâche dans leurs centres d’entrainement respectifs il faudra compter sur eux sans oublier de nombreux bizuths impatients de se confronter. Alors à qui le panache pour ce bel anniversaire de La Solitaire ?
Potentiellement, plus de la moitié des concurrents peut prétendre à monter sur le podium. »
Le retour des grands hommes
Incroyable plateau que nous offre là cette édition anniversaire. Six anciens vainqueurs et cinq Vendée-globiste, toutes les pointures de la voile se sont données rendez-vous cet été. Michel Desjoyeaux (Foncia) tout d’abord, triple vainqueur de La Solitaire revient avec un seul objectif : se faire plaisir ! Armel Le Cléac’h (Brit Air) et Jérémie Beyou, vainqueurs respectivement des éditions 2003 et 2005, ne font eux pas de mystère : la 40ème, ils veulent la gagner. Tout comme Nicolas Troussel (Crédit Mutuel de Bretagne), qui tentera d’entrer dans la légende en réalisant le triplé.
Mais ce sera sans compter sur Yann Eliès (Generali) qui depuis quelques semaines, effectue un retour en fanfare sur le circuit Figaro, La Solitaire , il ne l’a jamais gagné (2e en 2004). Le briochin mettra tout en œuvre pour décrocher le titre ultime. Aux avant-postes également, Charles Caudrelier Benac (Bostik), vainqueur en 2004, qui réalise un joli début de saison. Quant à Eric Drouglazet (Luisina), avec 16 participations et une victoire en 2001, il n’a pas encore dit son dernier mot !
Les figaristes confirmés
Les fidèles du circuit Figaro Bénéteau ne manqueront pas à l’appel, Gildas Morvan (Cercle Vert) – 2e en 2008, Frédéric Duthil (BBox Bouygues Telecom) – 2e en 2007, Erwan Tabarly (Athema), Gildas Mahé (Banque Populaire), Gérald Véniard (Macif), Nicolas Bérenger (Kone Elevators), Thierry Chabagny (Suzuki Automobiles), Armel Tripon (Gedimat) et l’indétrônable Jean-Paul Mouren (M@rseillentreprises) qui participera à sa 23e Solitaire, tous tenteront d’accrocher leur nom au prestigieux palmarès !
Les jeunes talents de la Classe
Il ne fait aucun doute que la relève est assurée ! Les Thomas Rouxel (Défi Mousquetaires), Nicolas Lunven (CGPI), Ronan Treussart, François Gabart (Espoir Région Bretagne), Adrien Hardy (Agir Recouvrement) et autres feront une nouvelle fois preuve de détermination et de talents pour marquer cette 40ème édition qui promet déjà d’être riche en rebondissement.
Côté fille, Isabelle Joschke (Synergie) sera la seule représentante de la classe féminine mais face à ses concurrents la jeune franco-allemande saura faire sa place lors de sa 2ème Solitaire.
Les bizuths, nouveaux venus
Toujours plus de talents à découvrir sur La Solitaire , avec 15 bizuths. Citons notamment, l’anglais Jonny Malbon (Artemis Ocean Racing) Vendée-Globiste qui fera ses premiers bords sur La Solitaire cet été. Sans oublier, Fabien Delahaye (Port de Caen Ouistreham), Matthieu Girolet, Christophe Espagnon (Groupe Legris Industries) et Louis Duc, chacun a déjà brillé dans leur domaine respectif.
Les amateurs passionnés
Thibaut Houéry (Viria LCN), Christophe Rateau (Suadeo), et Patrice Bougard (Kogane) qui revient pour sa 7e Solitaire, sont amateurs et viennent vivre leur rêve sur la course. Se dépasser, se confronter aux meilleurs le temps d’un été, c’est aussi cela l’esprit de La Solitaire.
Que du beau monde sur cette édition qui s’annonce d’ores et déjà exceptionnelle ! Le plateau de La Solitaire aura rarement était aussi ouvert. Avec plus d’un quinzaine de vainqueurs potentiels, bien malin celui qui se risquerait à pronostiquer le podium de La 40ème édition de La Solitaire du Figaro. Rendez-vous le 28 juillet à Lorient pour le Prologue Suzuki qui réunira sur l’eau les prestigieux acteurs de la classique estivale.
Les grandes dates de La Solitaire du Figaro 2009
LORIENT
Ouverture du village : jeudi 23 juillet
Prologue Suzuki : mardi 28 juillet
Départ de la 1ère étape : jeudi 30 juillet
LA COROGNE (345 milles)
Arrivée de l’organisation: vendredi 31 juillet
Arrivée prévue des bateaux : samedi 1er août
Départ de la 2ème étape : mardi 4 août
SAINT GILLES CROIX DE VIE (365 milles)
Arrivée de l’organisation : mercredi 5 août
Arrivée prévue des bateaux : vendredi 7 août
Départ de la 3ème étape : lundi 10 août
DINGLE (485 milles)
Arrivée de l’organisation: mardi 11 août
Arrivée prévue des bateaux : jeudi 13 août
Départ de la 4ème étape : dimanche 16 août
DIEPPE (511 milles)
Arrivée de l’organisation : lundi 17 août
Arrivée prévue des bateaux : mercredi 19 août
Régate de Clôture : samedi 22 août
Avantage Nicolas Bérenger
Intense cette Deauville International Week ! Du vent, du clapot, du courant, du soleil, de la pluie aussi… et 10 manches superbes, difficiles. Nicolas Bérenger (Kone Monospace) et son équipe l’emportent à l’issu d’une bagarre très serrée avec, notamment, les Suisses menés par le skipper « amateur » Eckhard Kaller sur Brokerline 3 qui terminent 2nd. Nicolas Bérenger reprend la tête du circuit européen des Longtze devant Luc Gellusseau (Lufthansa).
Régate après régate, le jeu s’aiguise sur le Longtze European Tour. À chaque course, les équipages maîtrisent un peu mieux leur monture. Les repères se confirment. La découverte a désormais fait place à l’optimisation.
« Physique, mais super ! »
La Manche n’a pas été tendre avec les équipages des Longtze Premier lors de cette Deauville International Week. Le vent, souvent fort et changeant, la mer clapoteuse, les courants n’ont cependant pas empêché les neufs teams engagés de disputer 10 belles manches. Ils ont tout donné : « on a eu de tout comme conditions, le clapot de la baie de Seine nous a fait découvrir encore un nouvel aspect du Longtze Premier : j’ai retrouvé des sensations vraiment très proches du dériveur pour parvenir à négocier cette mer courte », explique Nicolas Bérenger (Kone Monospace).
« Nous étions un peu surtoilé le premier jour, c’était physique », reconnaissait Ariane Provost, barreuse du Longtze de l’Ecole Navale.
Pros et amateurs : même combat
« Je suis un peu crevée, mais c’était super ! », confirme Thérésa, n°1 sur « Broker Line 3 », barré par Eckhard Kaller. Cet équipage suisse constitué d’amateurs aussi passionnés qu’éclairés a fait preuve d’une belle régularité qui le mène à la seconde place de cette Deauville International Week. « Le Longtze est un bateau extrêmement plaisant ! » confirme Eckhard. « Il y a pas mal de courant ici, nous ne sommes pas très habitués à cela sur le lac de Constance ! Nous ne sommes pas des marins professionnels mais nous naviguons beaucoup et commençons à trouver nos marques à bord du Longtze. Notre équipage est harmonieux, ça compte… »
Un constat confirmé par le vainqueur de cette épreuve normande : « chaque détail compte en Longtze, la fluidité de l’équipage est primordiale. »
Envie de partager et de construire
Mais que l’on ne s’y trompe pas, si la compétition est bien sûr le ciment passionnant du Longtze European Tour, ciment grâce auquel il se construit régate après régate, l’ambiance entre les équipages reste très amicale. Pour les acteurs de ce tout nouveau circuit, l’esprit pionnier, enthousiaste et volontaire, prime. Ils ont envie de partager et de construire. Envie de régater bientôt à 30 ou 40 Longtze Premier…
Le Longtze European Tour va marquer une pause estivale. La 4ème étape se jouera en septembre prochain, à Zeebrugge, sur la « Light Vessel Race » (4 – 6 sept). Ce sera la première fois que des sportboats participeront à cette épreuve jusqu’ici essentiellement dédiée aux IRC.
18 à 19 Longtze Premier pour le final
Le point avec Pierre Mas, à mi-parcours de ce premier Longtze European Tour :
« Les conditions météo ont été très variées sur ces trois premières épreuves. On a eu du petit temps comme de la brise, avec 28 nœuds à Monaco et une mer trés formée à Deauville. Techniquement, le bateau passe super bien dans toutes ces conditions. C’est très satisfaisant.
Le niveau technique des équipages ne cesse de monter tout en restant très homogène. Rien n’est jamais acquis : le premier au classement peut faire dernier à la manche suivante. Même au cours d’une manche les écarts ne sont jamais significatifs. Les Longtze ont une forte capacité d’accélération, il y a fréquemment des retournements de situation impressionnants…
Du coup c’est du grand spectacle ! Les partenaires qui nous accompagnent aujourd’hui sont très heureux de l’évolution du Longtze European Tour. On espère encore plus de bateaux pour la prochaine épreuve à Zeebrugge et nous devrions avoir une flotte de 18 à 19 Longtze Premier pour le final sur le Lac de Constance. »
En rangs serrés dans le Pas de Calais
Après avoir été particulièrement secoués dans les premières 24 heures de course, le décor a quelque peu changé avec un vent qui se fait rare et des vitesses qui ont chuté pour cette flotte encadrée par les deux concurrents espagnols, Telefonica Black volant cette fois-ci la vedette à son alter ego, Telefonica Blue.
Si les pièges de la navigation en Manche sont parfaitement identifiés : rail des cargos, marées, courants, brise chaotique etc… la bonne connaissance du terrain n’empêche pas de faire certains faux pas, motifs de revirements spectaculaires.
Hier encore, Telefonica Black qui était en queue de flotte se retrouve cet après-midi aux commandes des opérations avec Green Dragon après que les deux bateaux aient tenté une option payante à la pointe sud de l’Angleterre.
Roger Nilson – Navigateur sur Telefonica Black : “Les Blackies sont en tête grâce à un super travail d’équipe et à un très bon bord tactique au passage des Scilly. Notre option de passer dans le sud de l’archipel, avec Green Dragon, a porté ses fruits, alors que le reste de la flotte qui est passé au nord s’est trouvé en manque de vent ce qui nous a placé en tête de la flotte en entrée de la Manche.… "
Le jeu est donc très tactique et particulièrement tendu entre les équipages qui s’attendent à de nouveaux revirements jusqu’à la ligne d’arrivée à Maastrand/Goteborg, à partir de jeudi dans la soirée.
D’autant que sur leur route, les concurrents devront se livrer demain à une figure imposée devant Rotterdam. Un Speed Test organisé par ce port qui s’était porté candidat pour être ville escale de cette édition 2008-2009 mais qui n’avait pu obtenir satisfaction. Ce parcours de 5 milles en forme de grand 8 sera ouvert pendant plusieurs jours aux quelques 500 concurrents qui viennent de disputer la Northsea Regatta – Scheveningen et qui voudront se mesurer au temps de référence des Volvo Open 70.
Cette épreuve de chrono sur le parcours de 950 milles qui séparent Galway de Maastrand ne fait pas l’objet d’attribution de points, mais représente un événement important pour les Hollandais qui suivent avec beaucoup d’attention le tour du monde de Delta Lloyd, l’ancien ABN AMRO One, vainqueur de l’édition précédente qui naviguait lui-aussi sous pavillon hollandais.
Positions – ce lundi 8 juin – 15h
1 – Telefonica Black à 708 milles de l’arrivée
2 – Green Dragon à 3 milles du 1er
3 – Ericsson 3 à 7 milles
4 – Ericsson 4 à 8 milles
5 – Puma à 9 milles
6 – Delta Lloyd à 11 milles
7 – Telefonica Blue à 12 milles
Classement général Provisoire après 13 manches (sur 17)
1- Ericsson 4 – 94 points
2- Telefonica Blue – 81 points
3- Puma – 80 points
4- Ericsson 3 – 62,5 points
5- Green Dragon – 53 points
6- Telefonica Black –39 points
7- Delta Lloyd – 31 points
8- Team Russia –10,5 points
Bernard Stamm naviguera en Class40 en 2009
Une conjugaison de talent
Bernard Stamm navigue depuis longtemps avec Bruno Jourdren, l’un rendant l’invitation à l’autre à tour de rôle. Souvent Stamm a rejoint ‘Nono’ pour participer à des rendez-vous figaristes en équipage, quant à Nono, il ne s’est jamais fait prier pour naviguer aux côtés de son ami sur le 60 pieds Cheminées Poujoulat, aussitôt que l’occasion se présentait. Quelque soit la monture, le duo a toujours su s’illustrer. Stamm et Jourdren s’entendent à merveille pour conjuguer leur talent. « Nous nous complétons » affirme Bernard, « et, quand Bruno, qui cherchait un partenaire pour la saison, m’a demandé de le rejoindre, son 40 pieds étant en plus un excellent bateau, je me suis rapproché de mon partenaire, Cheminées Poujoulat, qui a accepté de s’engager dans cette aventure. La question de mon 60 pieds n’est pas encore réglée, nous ne pouvons donc pas prendre de décision importante pour le moment. Pour autant, le travail avec mes partenaires continue pour construire un projet solide pour le Vendée Globe 2012. L’opportunité de participer à de belles épreuves, sur un bateau qui marche bien avec quelqu’un comme Nono, c’est intéressant et plutôt cohérent comme programme de substitution. Les pièces du puzzle se sont bien mises en place et c’est dans cette optique que Cheminées Poujoulat a adhéré à ce projet de Class40».
Trois courses au programme
Le circuit Class40 s’étoffe au fil des saisons et, pour 2009, une partie de la flotte a ouvert la saison avec le Grand Prix Petit Navire début mai. Le programme va se poursuivre avec la semaine du record SNSM qui débute le 19 juin, les 1000 milles de la Brittany Ferries à partir du 4 septembre et la transat Solidaire du Chocolat le 18 octobre. Sur ces trois courses à venir, Bernard Stamm naviguera sur le Class40 de Bruno Jourdren, son fidèle complice de Carantec, médaillé d’argent aux jeux paralympiques 2008. Et c’est d’ailleurs à bord de ce 40 pieds que Jourdren, en équipage avec de Pavant, avait remporté la dernière édition des 1000 milles de la Brittany Ferries.
Repères
SEMAINE DU RECORD SNSM
Départ de St Nazaire le 19 juin
1000 MILLES BRITTANY FERRIES
Départ de Saint Malo le 04 septembre
LA SOLIDAIRE DU CHOCOLAT (France/Mexique)
Départ de St Nazaire le 18 octobre
Kito de Pavant bat le record de 3 minutes et 31 secondes
Après une matinée de « pétole » au large de la Tunisie, le vent s’est enfin levé à 14 heures et depuis, Kito n’a rien lâché pour exploiter au mieux ce flux d’Est-Nord-Est qui s’est rapidement établi autour des 12 nœuds. Il empoche d’une poignée de minutes ce record en monocoque et en solitaire et établi ainsi le premier de temps de référence pour les 60 pieds IMOCA.
La météo n’a vraiment pas été tendre avec les nerfs de notre skipper. Si la fenêtre n’annonçait pas un vent à décorner les …vaches, les fichiers prévoyaient en revanche un minimum de 15 nœuds sur la traversée avec un très bon angle pour une trajectoire directe vers Carthage. Une fois encore, la Méditerranée s’est montrée imprévisible et les conditions météo n’ont pas été conformes aux attentes. Même s’il espérait réaliser un meilleur temps sur ce record, Kito ouvre la voie pour la Classe IMOCA et espère ainsi motiver ses concurrents à s’y attaquer prochainement. De son côté, Kito n’exclut pas de se représenter à nouveau sur la ligne de départ dans les prochains mois.
« C’était dingue, je suis resté 3 heures complètement scotché avant de passer la dernière pointe et ensuite, le vent est rentré d’un seul coup et ça l’a fait. Juste mais ça l’a fait !
Sur toute la traversée, nous avons eu moins de vent que prévu. Nous attendions plus de 20 nœuds la première nuit, puis une moyenne de 15 nœuds entre la Sardaigne et la Tunisie mais la fenêtre était courte et le vent n’a pas cessé de mollir. En revanche, il était bien orienté.
Même si j’espérais bien évidemment réaliser un meilleur temps je suis satisfait d’avoir inauguré ce premier record en 60 pieds. Nous avons fait bouger beaucoup de monde autour de ce record, notamment à Marseille et en Tunisie où nous avons eu un super accueil. J’espère que cela annonce une belle série de tentatives de mes camarades du circuit IMOCA. Peut-être même que nous nous élancerons à nouveau, dès que notre programme nous le permettra.
Je suis un peu fatigué. Je n’ai pratiquement pas dormi de toute la traversée. C’est beaucoup de travail pour faire avancer ce type de bateau dans les petits airs. Les voiles sont immenses et lourdes à manier.
En tout cas, quel plaisir de naviguer à nouveau en solitaire sur ce bateau ! »
A noter que Kito a déjà repris la mer ce soir en direction de Port Camargue avec deux membres de son équipe.
Belle entame pour la Semaine de Deauville
« Il y avait du courant, beaucoup de courant ! Du coup, à la bouée en vent, c’était la Berezina totale ! » Fabien Delahaye, Tacticien à bord du Farr 30 Manche Basse-normandie.
Nicolas Doré, embraqueur à bord du Farr 30 Courrier Dunkerque, témoigne également : « C’était surprenant ! Nous, on n’a pas l’habitude de subir autant de jus. Mais sinon, c’était top ! »
Contrairement aux nordistes, Vincent Biarnes, originaire de Bretagne, n’est pas étonné : « Moi, je viens des Côtes d’Armor alors le courant ça ne m’effraie plus ! »
Comme à l’accoutumée pendant la Deauville Internationale Week, le soleil brille au dessus des têtes. Côté anémomètre, le vent léger, en début d’après-midi, s’affirme peu à peu pour finalement atteindre les 20 nœuds. Ces conditions idéales, ont permis aux comités de course de valider 4 manches pour les Farr 30 et les IRC, 3 pour le rond Sportboat.
Dunkerque s’impose, Elcimaï s’incline
Peu de régularité du côté des Farr 30. Chaque manche réserve son lot de surprises et il est difficile d’annoncer le nom des leaders. Malgré tout, aujourd’hui, Daniel Souben et son équipage tirent leur épingle du jeu grâce à leur régularité. Derrière, le classement est serré… très serré ! 8 bateaux sont à un points les uns des autres. La journée de demain permettra sûrement aux concurrents de creuser l’écart.
A noter, l’incident du jour. Un choc entre Elcimaï et Nouvelle Calédonie qui leur coûte respectivement, la seconde et troisième place au classement général provisoire.
Du sportif pour les sportboats
Journée très musclée pour les Longtze et les K6.50. Le clapot de la Baie de Seine est intraitable avec ces bêtes de courses qui ont battu quelques records de vitesse.
« Se sont des conditions assez hard pour nous, plus hard que d’habitude. C’était physique mais le plan d’eau est magnifique, ça aide ! » Erwan Tabarly, skipper du Longtze Athema.
« Il faut absolument tenir le rythme. Si tu lâches, la sanction est immédiate mais au près, nous ne sommes pas trop à la rue et sous spi, on enquille des surfs de malades ! C’est que du bonheur. » Marin Clausin, skipper du K6.50 Kalvados.
Demain, une belle journée attend les régatiers. Des conditions qui permettront certainement de bousculer les hiérarchies…
Huit victoires en 9 duels pour Adam Minoprio
Pendant que la semaine avait bien commencé pour Peter Gilmour avec deux journées de bons résultats dans la Coupe de Corée de match racing, la troisième journée était celle d’Adam Minoprio qui a signé huit victoires dans ses neuf duels.
Le Néo-Zélandais semblait très content de sa performance à la fin de la journée, "Aujourd’hui tout semblait bien fonctionner. Nous étions très à l’aise dans le bateau et les gars ont trouvé les bonnes options. En termes de vitesse et de positionnement, nous étions parfaits. Donc on peut dire que c’était une excellente journée pour nous." A la fin des derniers matches du Round Robin, ces victoires de Minoprio l’ont hissé au sommet du classement, ex-aequo avec Ben Ainslie, Ian Williams et Bjorn Hansen, mais classé premier après un calcul savant.
Lors des discussions sur le choix d’adversaire, Minoprio a décidé de rencontrer Paolo Cian, tandis que Williams a opté pour Torvar Mirsky, laissant Peter Gilmour face à Bjorn Hansen et Ben Ainslie face à Mathieu Richard, après l’élimination notamment de Sebastien Col et Philippe Presti.
A la fin de la journée le Néo-Zélandais, qui est le seul à marquer deux victoires, semble en route pour la demi-finale car c’est le premier à remporter trois courses qui se qualifiera. Il a confirmé que les KM36 construits en Corée semblent rapides et conviennent parfaitement à ce genre de course. Bjorn Hansen peut aussi se féliciter de son succès jusqu’ici. N’ayant pas été invité à toutes les épreuves du circuit il n’a reçu son invitation qu’il y a 15 jours mais cela ne l’a pas arrêté d’être la seule personne à battre Minoprio ici en Corée.
Parmi les incidents de la journée, l’Australien, Torvar Mirsky ne pouvait pas empêcher son bateau de heurter la coque d’Ian Williams ce qui a provoqué une collision spectaculaire. Quant à Mathieu Richard il a réussi à obtenir son billet pour le quart de finale grâce à une victoire face à ce même jeune diable australien et avoue qu’il a fait des erreurs cette semaine. Cela a été le cas lorsque le Français s’est écopé d’une pénalité en entrant dans une zone d’exclusion lors de sa rencontre avec Minoprio. Demain il se retrouvera pour ses matches en quart de finale face à Ben Ainslie.
Quarts de finale
Minoprio – Cian 2-0
Williams – Mirsky 1-1
Gilmour – Hansen 1-1
Ainslie – Richard 0-0
Steve Ravussin remet son titre en jeu
Genève-Rolle-Genève est la première grande classique de la saison. Son parcours d’une soixantaine de kilomètres, son aspect historique – cette année on fête la 45ème édition – et le grand nombre de bateaux de toutes catégories qui y participent, en font le tour d’essai du Bol d’Or Mirabaud qui a lieu une semaine plus tard exactement. En effet, 250 bateaux sont attendus sur la ligne de départ demain et ce sont bien sûr les D35 qui seront les stars du spectacle.
Stève Ravussin avait gagné la course l’année dernière en 8h52min06sec dans des conditions de vent très faibles, alors qu’on sait que le record de la course, datant de 1990, est de 2h19min31sec.
Les prévisions météo pour la Genève-Rolle-Genève cette année sont intéressantes. Même si l’on annonce de la pluie, il semble que le vent sera également au rendez-vous : « On annonce du vent pour demain, et j’aime les conditions plus musclées. Il faudra réagir vite à la barre et nous concentrer sur les réglages. Nous sommes prêts.» lance Stève Ravussin.
L’équipage du navigateur vaudois est composé de son complice de toujours Frank David à la tactique, médaillé d’or aux J.O. de Barcelone en planche à voile, de Marco Simeoni, propriétaire du D35 et PDG de Veltigroup, au chariot de grand voile, de Boris Lerch, régleur de grand voile et doté d’un palmarès impressionnant sur le lac, de Sébastien Ravussin, no1, le cadet des frères Ravussin, et d’Andreas Schuler, régleur des voiles d’avant.
Rendez-vous demain à 14 heures au départ de cette première course classique de la saison.


















