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Richardson et Onorato mènent la danse

Mondial Farr 40 2007
DR

Le bateau américain, Barking Mad, se trouve au sommet du classement au terme de cette première journée avec trois points d’avance sur les équipes italiennes de Mascalzone Latino et de Joe Fly.  

Trois courses ont été disputées avec des victoires pour Barking Mad, Nerone et les Australiens sur Transfusion. Une chose est certaine, la moindre erreur peut coûter cher et seulement quatre équipes peuvent se vanter d’avoir terminé dans les six premiers dans toutes les courses. L’Américain, Jim Richardson et l’Australien, Guido Belgiorno-Nettis peuvent être très satisfaits de leur journée et même si le résultat final est loin d’être catastrophique, Massimo Mezzaroma va sûrement regretter sa treizième place sur Nerone lors de la troisième course. Le champion du monde en titre, Vincenzo Onorato sur Mascalzone Latino, a donc fait le nécessaire avec deux places de second et une dixième place.  

Le vent d’ouest soufflait entre 16 et 22 nœuds pour les trois courses mais un bon départ comptait vraiment ce mercredi car ceux qui étaient en tête évitaient les soucis de ceux derrière. Pour Giovanni Maspero sur Joe Fly, ce Championnat est sa première épreuve majeure de la saison et après trois courses classé dans les cinq premiers, l’Italien devrait également être assez content de sa journée mais en regardant les sourires sur les visages après les courses, il semblerait que ce soit l’équipe australienne derrière Belgiorno-Nettis, qui a le plus à fêter notamment car il s’agit d’une équipe qui vient de faire son entrée dans le circuit bien qu’elle puisse se vanter des talents de l’Olympien Tom Slingsby au poste de tacticien. 

Répondant à une question concernant son expérience, Slingsby a répondu: "Parfois mon rôle sur le Farr 40 n’est pas si différent de ce que je faisais en Laser. La vitesse des bateaux est similaire et j’aime bien choisir les tactiques en anticipant les bascules du vent car il faut se frayer un passage au milieu de la flotte sans avoir recours uniquement à la vitesse."
Cependant, il y a une différence de taille entre le Laser et le Farr 40: "Je n’ai pas l’habitude de ces départs avec le compte à rebours. En Laser on attend. Il faut être patient et puis on part mais avec les vagues ici il faut être prêt en accélérant avant la ligne, ce qui est un défi pour moi. Aux marques il faut également éviter d’endommager les autres tandis que le Laser est un peu comme les auto-tamponneuses. (…) Il est donc bien plus important de respecter les règles."  Suite de l’épreuve ce jeudi matin à partir de 11 heures.

Classement après 3 courses

1. BARKING MAD Jim Richardson USA, 11.00 pts
2. MASCALZONE LATINO Vincenzo Onorato ITA, 14.00 pts
3. JOE FLY Giovanni Maspero ITA, 14.00 pts
4. TRANSFUSION Guido Belgiorno-Nettis AUS, 17.00 pts
5. NERONE Massimo Mezzaroma ITA, 19.00 pts
6. GOOMBAY SMASH William Douglass USA, 21.00 pts
7. FIAMMA Alessandro Barnaba ITA, 22.00 pts
8. FLASH GORDON Helmut Jahn USA, 27.00 pts
9. TWT Marco Rodolfi ITA, 29.00 pts
10. ENFANT TERRIBLE Alberto Rossi, ITA, 34.00 pts

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Sept 60 pieds sur l’Artemis Challenge

Depart Vendee Globe 2008
DR

Pour l’édition 2009, une flotte de sept bateaux est déjà inscrite avec cinq skippers britanniques, un bateau français et un espagnol et d’autres inscriptions attendues au cours des semaines à venir. Cette course de 50 milles autour de Wight est organisée par Artemis afin d’offrir 10 000 livres sterling à une organisation caritative choisie par le vainqueur. Ce sera une occasion aussi pour les équipes d’accueillir à bord des monocoques des vedettes et offre également une opportunité aux skippers de s’entraîner avant la Fastnet Race.  
Pour Sébastien Josse, skipper de BT: “L’Artemis Challenge est une merveilleuse épreuve où il faut jouer avec les courants, dont les effets peuvent coûter cher! Ce n’est pas un jeu auquel on est habitué à bord de nos bateaux qui sont conçus pour la course au large. C’est une bonne occasion de tester BT et de se mesurer contre les autres suite aux chantiers qui ont suivi le Vendée Globe et juste avant la Fastnet Race.  Cette année une équipe française viendra participer à l’épreuve. (Boissières et Riou – NDLR). Cela fait toujours plaisir de participer à l’Artemis Challenge et à la Semaine de Cowes. Sur l’eau le trafic est fou et à terre l’ambiance est toujours super.”

En 2008, huit IMOCA 60 ont pris le départ de ce challenge avec au programme un vent fort et de la pluie.  Après avoir remporté la course en 4 heures et 14 minutes à bord de Pindar le skipper britannique, Brian Thompson, a choisi d’offrir le prix à l’organisation écologique Earthwatch.  

Inscriptions:

Akena Verandas: Arnaud Boissieres et Vincent Riou
Artemis Ocean Racing I: Simon Clay
Artemis Ocean Racing II: nc
Aviva: Dee Caffari
BT: Sébastien Josse
Pakea Bizkaia: Unai Basurko
Toe in the Water: Steve White

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Les favoris aux avant-postes

porto cervo farr 40
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Au final, Jim Richardson sur Barking Mad occupe provisoirement la tête du classement, devant le triple Champion du Monde, Vincenzo Onorato sur Mascalzone Latino et Giovanni Maspero sur Joe Fly. Avec 37 points et la 13e place, Erik Maris sur Twins débute timidement sa campagne 2009.

Courir en monotypie exige des équipages une concentration maximale car l’issue de la course est incertaine jusqu’à l’analyse des résultats. En effet, un équipage peut remporter un Championnat du Monde sans s’imposer une seule fois dans une manche. La régularité est donc de mise sur ce type d’épreuve, le Champion du Monde en titre l’a bien compris.

Avec deux places de second et une place de 10e, Onorato occupe provisoirement la seconde place du classement général après 3 manches. De son côté, Jim Richardson, avec 11 points, devance ses deux poursuivants directs de 3 points. Quant à Giovanni Maspero sur Joe Fly, il effectue ici, à Porto Cervo, sa première sortie de la saison en Farr 40. Avec 14 points au total, Maspero se place ainsi dans le top 5, prouvant à ses adversaires qu’ils devront compter avec lui.

Désormais propriétaire et barreur d’un Extreme 40 baptisé Luna, Erik Maris fait son retour sur Farr 40 en signant une journée moyenne. Avec 37 points, il occupe la 13e place du classement et devra faire attention à la concurrence. Tour à tour 19e en 2008, 10e en 2007, 18e en 2006, 15e en 2005 et 10e en 2004, l’équipage de Twins connaît bien cette épreuve et a plus souvent brillé lors des Pré-Worlds que pendant la compétition officielle. Seuls 20 points séparent Maris de la 4e place du classement. Néanmoins, à ce niveau de compétition, les journées se suivant mais ne se ressemblant pas toujours, chaque journée doit par conséquent être abordée avec modestie.

Les manches de jeudi seront primordiales pour les participants de ce Rolex Farr 40 World Championship 2009. Avec 5 ou 6 manches au total dès jeudi soir, les écarts devraient déjà être plus significatifs et le podium pourrait commencer à se dessiner. Cette deuxième journée pourrait bien être décisive : « Il y a beaucoup de bateaux proches de la tête du classement général et jeudi sera une journée où les concurrents commenceront à faire leur place. Tout le monde est encore capable de l’emporter », nous confiait Geoff Stagg du comité de Management de la Classe Farr 40.

Le premier coup de canon sera donné à 11h00.

Classement général provisoire après 3 manches:

1. BARKING MAD Jim Richardson USA, 1-6-4-11.00
2. MASCALZONE LATINO Vincenzo Onorato ITA, 2-10-2-14.00
3. JOE FLY Giovanni Maspero ITA, 4-5-5-14.00
5. TRANSFUSION Guido Belgiorno-Nettis AUS, 9-7-1-17.00
6. NERONE Massimo Mezzaroma ITA, 5-1-13-19.00
7. GOOMBAY SMASH William Douglass USA, 7-2-12-21.00
8. FIAMMA Alessandro Barnaba ITA, 3-12-7-22.00
9. FLASH GORDON Helmut Jahn USA, 20-4-3-27.00
10. TWT Marco Rodolfi ITA, 6-9-14-29.00

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Hyères se prépare à accueillir L’iShares Cup

iShare Cup 2007 Extreme 40
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La seconde étape de l’iShares Cup se déroulera du 03 au 05 Juillet dans la cité méditerranéenne bien connue pour ses coups de Mistral. Tous les yeux seront tournés vers le leader au classement provisoire, Gitana Extreme – Groupe LCF Rothschild… L’équipe, à 100% française, s’est classé première ou seconde de 12 courses sur 17 et ont logiquement remporté l’événement. Mais les conditions attendues à Hyères seront radicalement différentes et seront-ils capable de réitérer leur performances?

Yann Guichard explique: "À Hyères, on peut attendre toutes les conditions possibles ! A cette époque de l’année, nous pouvons espérer des vents soutenus sur la zone et peut être avec un thermique qui se lève en milieu de journée. Je connais bien la zone de course, de même que Pierre Pennec, parce que nous avons participé de nombreuses fois à la Semaine Olympique Française. Cette fois sera tout de même différente car nous allons naviguer au plus près de la digue et cela peut changer beaucoup de chose.

Notre victoire à Venise nous a vraiment rassuré, cependant, nous gardons la tête froide et nous recommencerons de zéro à Hyères car ce sera une manche très difficile ! Selon moi, il y a au moins 5 équipes qui sortent du lot et elles peuvent toutes remporter l’événement d’Hyères. Si je devais nommer une équipe en particulier, je citerais le second de Venise, BMW ORACLE Racing. James Spithill et ses hommes sont très fort et si les trois jours se courent dans des conditions ventées, ils seront sans aucun doute aux avant-postes."

James Spithill, skipper de BMW RACLE Racing, commente: "Nous n’avons entendu que de bonnes choses du plan d’eau d’Hyères, donc nous sommes impatients de retrouver des conditions plus musclées, bien qu’avec les Extreme 40 nous avons découvert que nous n’avons pas besoin de beaucoup de vent pour lever une coque. Ce sera notre première navigation à Hyères, donc un vrai challenge."

Derrière les deux leaders, il y a huit équipes talentueuses capables de créer la surprise. Les 3 autres skippers français, Franck Cammas à bord de Groupama 40, Erik Maris sur LUNA, Loick Peyron sur Oman Sail Renaissance rêvent également d’une victoire "à la maison". Ne pas oublier Oman Sail Masirah qui a pris la troisième place à Venise ou encore BT, iShares et Holmatro qui se sont beaucoup entraîné à Venise. Un autre spécialiste du catamaran rejoint BT pour l’étape d’Hyères – TPM… En effet, le co-fondateur de la Classe Extreme 40 prendra la barre de BT puisque le barreur officiel, Darren Bundock est blessé. Le skipper Nick Moloney explique: "C’est un coup dur pour l’équipe mais l’état de Darren est bien évidemment notre première préoccupation. Darren est irremplaçable à la vue des connaissances et du travail que nous avons effectué tous ensemble ces deux dernières années mais Mitch est la solution parfaite pour son remplacement. Nous avons absolument besoin d’un bon résultat à Hyères si nous voulons effectuer un bon résultat sur la saison,"

Hyères est célèbre pour son Mistral, ce vent de nord soutenu qui indéniablement met du piment dans les régates. L’édition 2008 de l’iShares Cup a offert les images les plus spectaculaires de la saison, avec de furieux bords disputés sur une patte… et quelques chavirages ou autres situations "limite" ! Après les calmes et le décor grandiose de Venise, les Extreme 40 s’apprêtent désormais à affronter des conditions potentiellement musclées sur le plan d’eau ouvert de la magnifique baie d’Hyères.

"Cette année, nous rapprochons encore davantage l’action pour le public, et les catamarans viendront raser la jetée", explique Gilles Chiorri, Directeur des Evénements. "L’iShares Cup est une compétition de haut niveau offrant également de grandes qualités en termes de spectacle, et nous mettons l’accent sur les animations et l’interaction avec le public."

L’iShares Cup revient à Hyères-TPM pour la seconde saison consécutive, passant cette année la vitesse supérieure en adoptant le statut de Site d’Accueil Partenaire. Hubert Falco, Président de la Communauté d’Agglomération TPM (Toulon Provence Méditerranée), commente : "Nous sommes enchantés d’accueillir l’iShares Cup et son plateau international pour ouvrir la saison estivale. Cet événement offre une chance exceptionnelle à nos concitoyens de découvrir ces Formule 1 de la mer de près, avec nos magnifiques îles d’Hyères comme toile de fond. Cette manifestation nautique tournée vers le public s’inscrit parfaitement dans notre démarche dont le but est de combiner tourisme et activité économique dans un souci de développement durable et de qualité. C’est donc très chaleureusement que nous souhaitons la bienvenue aux équipes, tout en attendant avec impatience le début des régates."

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Dernière manche Stockholm-Saint Petersbourg

volvo ocean race team russia
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On connait depuis Marstrand le vainqueur de la course, Ericsson 4, qui a conquis son Everest avec, entre autre, 5 victoires d’étape, 2 victoires In Port, et 3 places d’honneur aux différents points de passage à points… et pour l’Histoire, un record du monde de vitesse en monocoque sur 24h avec : 596,6 milles à 24,85 nœuds de moyenne.
Les deux autres marches du podium sont pratiquement gravées dans le marbre, sauf événement exceptionnel, avec Puma en dauphin de l’équipage de Torben Grael, et Telefonica Blue, troisième. Les autres places sont également connues, sauf coups de théâtre peu probables sur 400 milles, quoique Telefonica Bleu ait fait la preuve du contraire au départ de Marstrand il y a 15 jours. On retrouve Ericsson 3, 4ème, suivi par Green Dragon, 5ème, puis par Telefonica Black, 6ème, Delta Lloyd 7ème et enfin Team Russia 8ème.
 
Au départ de cette dernière manche, longue, ou plutôt courte de 400 milles en Mer Baltique puis dans le Golfe de Finlande, la flotte pourrait être rejointe par Team Russia, qui avait disputé les trois premières manches, mais avait dû déclarer forfait à Singapour faute de budget.
 
Les discussions sont toujours en cours pour savoir si le règlement autorise ce retour in extremis, d’un syndicat qui aimerait avoir la possibilité d’achever sa route à domicile.
 
 
Les Français dans cette étape
 
A bord des autres bateaux, on retrouve deux Français. Laurent Pagès qui achève sur Telefonica Blue un tour du monde presque complet, puisque le Rochelais avait dû débarquer sur blessure à l’épaule à l’arrivée en Inde, pour revenir après une longue rééducation au départ de l’étape Rio-Boston.
 
L’autre Français fait partie de ceux qui planchent, avec Roland Jourdain, sur un possible projet tricolore pour la prochaine édition. Jean-Luc Nélias sera navigateur sur Green Dragon, le bateau sino-irandais. C’est pour le Breton la deuxième manche qu’il dispute sur Volvo Open 70, après l’In-Port de Stockholm, avec le même équipage. Une excellente façon de prendre la mesure de ces puissants monocoques qui signent des prestations parfois dignes de certains multicoques.
 
 
Classement général Provisoire après 16 manches (sur 17)
 
1-      Ericsson 4 – 110,5 points
2-      Puma – 98,5 points
3-      Telefonica Blue – 92 points
4-      Ericsson 3 – 73,5  points
5-      Green Dragon – 64 points
6-       Telefonica Black –50 points
7-       Delta Lloyd – 39,5 points
8-       Team Russia –10,5 points
 

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Mitch Booth à la barre de l’Extreme 40 BT

extreme 40
DR

Élu marin Australien de l’année à deux reprises, Mitch est également double médaillé Olympique, de bronze à Barcelone en 1992 et d’argent à Atlanta en 1996. Il a participé à 64 championnats du monde et a remporté le titre suprême à 10 reprises en Tornado, Hobbie et Formula 18. Mitch est également recordman du monde sur Club Med et Playstation et a également participé à l’America’s Cup, en tant que manager en 1995. Mais ce qui intéresse le plus l’équipe de l’extreme 40 BT, bien qu’ils ne possèdent pas eux-mêmes un tel CV (!) est le fait que Mitch est co-fondateur de la classe Extreme 40. "Mitch a été un maillon clé dans le design et la conception de ces bateaux et c’est super de le retrouver au coeur de la classe de nouveau. Il a une connaissance unique des raisons qui ont entraîné la réalisation particulière des différentes pièces… donc nous nous sentons très chanceux d’avoir l’opportunité de lui poser ces centaines de questions qui sont toujours restées sans réponse." Explique Nick.

L’origine de l’Extreme 40 est le Tornado, bateau olympique. Mitch s’est associé an 2003 avec Herbert Dercksen et Yves Loday, tous deux également coureurs en Tornado afin de créer un nouveau produit. Yves Loday finalisait le design du futur Extreme 40 tandis que l’entreprise de Dercksen, Tornado Sport en supervisait sa construction. Mitch et Dercksen furent les premiers à naviguer dessus et donc à faire évoluer le design.

Darren est donc retourné en Australie pour se soigner : "C’est un coup dur pour l’équipe mais l’état de Darren est bien évidemment notre première préoccupation. Darren est irremplaçable à la vue des connaissances et du travail que nous avons effectué tous ensemble ces deux dernières années mais Mitch est la solution parfaite pour son remplacement. Nous avons absolument besoin d’un bon résultat à Hyères si nous voulons effectuer un bon résultat sur la saison", conclut Nick

Après le premier événement de l’iShares Cup à Venise, BT se trouve actuellement 6ème au classement général de l’iShares Cup.

Autant surprenant que cela puisse paraître, les skippers de BT Team Ellen n’ont pas participé à un même événement depuis Cowes Week l’année dernière à cause de leurs agendas extrêmement chargée, que ce soit sur l’eau ou à terre. Lors de l’iShares Cup Hyères TPM, Ellen, Seb et Nick seront tous présents: "Je naviguerais à bord d’un Moth," explique Seb, "Ces bateaux à foils de moins de 40 kilos sont vraiment la dernière tendance du monde de la voile et tout le monde veut les essayer! Pour la première fois depuis très longtemps, Ellen, Nick et moi serons rassemblés. Ellen a un programme très chargé avec nos sponsors, mais bien sûr nous seront tous les deux là pour encourager Nick et son équipe !"

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Rumeurs sur le théâtre des opérations

Trimaran BMW ORACLE Racing - Russell Coutts
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Le bateau suisse devrait être mis à l’eau au cours de la deuxième semaine de juillet (lire le magazine Course Au Large N°36) et, selon nos confrères suisses plusieurs cérémonies seront organisées cet été dont notamment le baptême le 1er août prochain, lors de la fête nationale helvète.
Un hélicoptère russe aurait été loué pour transporter le multicoque au large du Bouveret où il va être amarré pendant la phase d’essais. Seconde révélation ce matin : le Defender aimerait écarter l’idée d’une épreuve à Valence et plusieurs autres lieux auraient été considérés dont des plans d’eau à Dubaï, en Oman, et en Turquie. Ceci expliquerait l’envoi du dernier courrier du GGYC la semaine dernière insistant sur le choix de Valence ou éventuellement des négociations avec les Américains dans tous les autres cas.

Toujours selon ces sources suisses le lieu devrait être annoncé par Alinghi le 7 ou 8 août prochain. Enfin on apprend aussi que BMW Oracle et Alinghi devraient se retrouver d’ici quelques jours pour une nouvelle réunion bien que le porte parole du GGYC, Tom Ehman, refuse de confirmer cela pour le moment.
Encore une fois cela offre un terrain propice à toute sorte de rumeurs concernant le lieu de la 33ème édition de la Coupe.

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Nuée d´arrivées, ruée vers le Record

record SNSM départ st Nazaire
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Mieux, elle fait merveille pour cette 5ème édition qui connaît un dénouement à la hauteur du plateau haut en couleur réuni pour saluer les sauveteurs en mers… Superbe !

Et les vainqueurs sont : Corsair Marine (Aymeric de Chezelles) chez les Multi 2000, Cheminées Poujoulat chez les Class 40 (Jourdren-Stamm), Laiterie de Saint-Malo (Victorien Erussard) dans le camp des multicoques de 50 pieds, Solano (Frédéric Rialland) du côté des HN et Safran (Marc Guillemot) pour les monocoques de 60 pieds ! N’en jetez plus et il faut bien se frotter les yeux, et se pincer même, pour croire au spectacle qui se déroule au large de Saint-Nazaire dans la lumière dorée du petit jour alors que des voiliers de tout type, de tout poil, apparaissent un à un des quatre coins de l’horizon.

La distribution n’a oublié personne : tous les représentants des catégories sur les rangs – après l’arrivée dans la nuit de La Baule-Nautic pour les IRC – sont bien réunis ici à l’heure de converger vers une ligne mouillée sous haute tension. Ils sont tous là pour conclure en beauté une édition d’un Record SNSM imaginée comme une grande fête de la voile.
Petits et grands sur une ou trois coques s’étaient élancés tous ensemble, dimanche sur les coups de 18 heures, pour emprunter l’un des trois parcours dessinés entre Saint-Nazaire et Sainte Marine par la Direction de Course. Et voilà qu’ils se bousculent sur la ligne, ce mardi matin, les plus petits se piquant au jeu et volant la vedette aux plus costauds.

Décidément la magie du Record SNSM, épreuve de course au large atypique réputé pour sa convivialité, n’a pas son pareil pour célébrer les gens de mer. Les sauveteurs sont aux premières loges pour accueillir les marins, coureurs ou plaisanciers, tous acteurs d’une édition qui restera sans nul doute gravée dans les mémoires iodées. Difficile en effet d’oublier le festival d’arrivées inauguré, ce matin, à 8h12 minutes et 29 secondes par le petit trimaran Corsair Marine, lancé dans un duel au couteau face au Class 40 Cheminée Poujoulat… Une heure plus tard, dix équipages en ont également terminé, jouant des coudes et des étraves vers la ligne. Vive la voile !

Les arrivées

La Baule Nautic (Nicolas Groleau) : à 01h08min57’’
Corsair Marine (Aymeric de Chezelles) à 8h12min29’’
Cheminées Poujoulat (Bruno Jourdren) à 8h12min42’’
Laiterie de Saint-Malo (Victorien Erussard) à 8h15min00’’
Solano (Frédéric Rialland) à 08h24min34’’
Safran (Marc Guillemot) à 08h26min40’’
CGMer (Willfrid Clerton) à 08h26min48’’
KeySource (Mike West) à 08h42min47’’
Foncia (Michel Desjoyeaux) à 09h04min10’’
Restabern (Jean-Christophe Lair) à 09h11min52’’
Brit Air (Armel Le Cléac’h) à 09h13min58’’
Cargill MTTM (Damien Seguin) à 09h16min17’’

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Safran remporte le Record SNSM

Safran leader Vende Globe
DR

Marc Guillemot n’a jamais caché son attachement pour la Société Nationale de Sauvetage en Mer (SNSM). Sa victoire, acquise de belle façon, en est le meilleur témoignage. « Les podiums, on connaissait mais c’est la première fois que Safran monte sur la plus haute marche depuis sa naissance, il y a maintenant deux ans. Cette course est la première d’un nouveau cycle qui nous mènera jusqu’au prochain Vendée Globe. On ne peut qu’être contents, surtout qu’il y a eu l’art et la manière. On a été en tête dès le départ et derrière nous il y avait du beau monde. On a vécu dans la bonne humeur mais sous haute pression. On était les premiers à tomber dans les molles, impuissants à voir les autres revenir sur nous. Et puis cette nuit, au niveau de Sainte-Marine, notre dérive s’est prise dans un casier. On a redémarré juste quand Foncia revenait à notre hauteur ». Foncia que Safran a devancé de 38 minutes sur la ligne d’arrivée…
 
Huit hommes dans un bateau

Beau temps, mer belle et nuit étoilée, voilà pour la carte postale. Reste qu’à cette époque de l’année, quand les conditions sont anticycloniques comme c’était le cas, le vent aime faire la girouette tout au long de la journée. L’installation des brises thermiques vient perturber le flux synoptique (flux général) de secteur nord-est, alors le vent fait le « yoyo », grimpe dans les tours pour finir comme il avait commencé, en calme plat. « La valeur intrinsèque de Safran dans le petit temps-médium n’est plus à démontrer. Mais pour s’imposer, il fallait être bon à la manœuvre, bien anticiper les incessantes bascules de vent. On n’a pas arrêté, tout le monde a fait un super boulot et on n’était pas trop de huit à bord », raconte le skipper.
 
Un été studieux

Dès demain Safran va retrouver son port d’attache de La Trinité-sur-Mer. Si le chantier d’hiver vient d’être couronné de la plus belle des façons, pas question pour autant de chômer. Le programme de développement va se poursuivre tout l’été, jusqu’au départ en novembre prochain de la Transat Jacques Vabre. Au menu du Safran Sailing Team : un travail de fond sur les pilotes automatiques et sur les hydrogénérateurs, développés par Yannick Bestaven et fiabilisés par le groupe Safran, qui remplaceront les éoliennes. « Deux sujets primordiaux pour l’avenir, explique Marc. Nos bateaux vont de plus en plus vite, nous les poussons de plus en plus loin, mais il faut bien dormir. Le pilote doit être capable de faire aussi bien que nous et cela dans toutes les conditions. Pour alimenter tous nos appareils informatiques, qui sont eux aussi de plus en plus indispensables, il faut de l’énergie, propre et légère si possible. C’est un plaisir de travailler avec tous les ingénieurs de Safran sur ces axes déterminants. L’été va donc être studieux et passionnant à vivre ».
 
L’équipage de Safran

Marc Guillemot, Charles Caudrelier Benac, Thierry Brault et Loïc Lingois (Safran Sailing Team) ; Yannick Bestaven (skipper Imoca 60’) ; Gurvan Bontemps (spécialiste F18 / catamarans de sport) ; Jean-Baptiste Le Vaillant et Anatole Modaï (voilerie Incidences).

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Le rouleau compresseur Emirates Team New Zealand

GP42 Marseille trophée
DR

La seule étape française du Circuit Audi MedCup,

a été riche en tout point. Mais avant l’heure des bilans comptables,

Marseille laisse déjà le souvenir d’une épreuve exceptionnelle. Une

météo idéale a permis de lancer un maximum de manches et chacune des

séries a pu s’exprimer dans  des conditions très variées, allant des

petits airs à la brise, avec deux journées  sportives disputées dans

20/25 nœuds de nord-ouest. La beauté du site n’a ensuite laissé

personne indifférent, notamment lors de la grande course côtière qui

emmenait les onze TP52 le long des Calanques de Marseille et Cassis. Un

spectacle époustouflant par la splendeur du paysage mais aussi pour

l’âpreté de la bagarre.
Un cran au dessus
Côté

sportif, la donne a légèrement changé par rapport à Alicante. En

Espagne, sept équipages différents s’étaient partagés les neuf

victoires des manches. A Marseille, Emirates Team New Zealand a survolé

les débats et largement surclassé ses adversaires. Dean Barker et son

groupe signent en effet quatre régates victorieuses, laissant les

« miettes » à Quantum, Synergy, Matador, Bigamist et Bribón. Outre

leurs premières places, les Kiwis ont toujours réussi à terminer dans

le tiercé de tête, à deux exceptions près. Mais leurs seules

(relatives) contreperformances – deux places de 6e- sont aussi le

résultat de remontées spectaculaires après des passages en 10e position

à la marque au vent… Bref difficile de résister au rouleau compresseur

de l’hémisphère sud !

Interrogé le dernier jour de l’événement, Grant Dalton révélait

quelques-uns des points forts de son équipe, soudée depuis plusieurs

années d’America’s Cup. Un travail sur les voiles (nouvelle

grand-voile, spis et génois recoupés) a été effectué entre les deux

premières épreuves, des débriefings systématiques, aussi longs que

détaillés, sont réalisés à l’issue de chaque journée de régate, un

effort constant est opéré sur la communication du bord. Mais ce qui

fait probablement la réussite de ce groupe est sa faculté étonnante à

ne jamais se laisser affecter par les chutes de performance et sa

capacité à garder le contrôle, quelle que soit la situation.

Confirmations, révélations, déceptions
D’autres équipages ont néanmoins montré qu’il fallait compter sur eux. Les grands favoris Quantum (tenant du titre 2008) et Matador

(malheureusement victimes de leur étai dans la course côtière) ont été

à la hauteur de la réputation, tandis que les Portugais de Bigamist et

les Russes de Synergy constituent une des révélations de cette étape française. Les Espagnols de Bribón, avec Thierry Peponnet

à la barre, ont tenu l’objectif qu’ils s’étaient fixé: rectifier le tir

après la déception d’Alicante. Pari gagné puisqu’ils terminent 5e à

Marseille. La petite déception vient de la prestation des Suédois d’Artemis (Torbjorn Tornqvist, Russell Coutts) qui sont apparus comme déstabilisés par les airs changeants de la rade Sud.

Roma au top
Du côté des GP42, les Italiens de Roma ont tenu la dragée haute à leurs adversaires.Paulo Cian et

son équipe ont remporté quatre régates et ont toujours terminé dans le

tiercé de tête. Il faut dire que leur principal rival (et compatriote) Airis

a connu des déboires lors du premier jour de course, un pataras cassé

les obligeant à abandonner deux manches. Toujours très régulier,

l’équipage d’Islas Canarias Puerto Calero (Jose María Ponce

à la barre et Gustavo Martinez Doreste à la tactique) termine 2e à

Marseille, une place qu’il occupe aussi au classement général

provisoire.

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