Certaines épreuves ont tendance à se ressembler, et certains malheurs à se répéter… Matador est décidément victime de l’infortune dans le Circuit Audi MedCup 2009. Comme dans les côtiers de Marseille et de Cagliari, les Argentins fléchissent avant la ligne d’arrivée alors qu’ils menaient facilement la flotte. La première moitié de la course le long des côtes de l’Algarve est marquée par la domination de Matador qui contrôle ses adversaires et creuse l’écart à chaque bouée. Mais alors que les TP52 viennent de passer l’avant-dernière marque, plusieurs bateaux envoient le spi asymétrique et Matador tarde à envoyer le sien. Problème technique ? Hésitation dans le choix des voiles ? Il n’en faudra pas plus en tout cas à Artemis et à Emirates Team New Zealand pour s’envoler devant les Argentins. L’équipe de Grant Dalton perd donc sa première place du classement provisoire, mais ne s’en sort pas si mal compte tenu de son départ et de son début de course assez moyens. En terminant second du côtier, Emirates Team New Zealand n’est qu’à 1,5 point d’Artemis.
On croyait Islas Canarias bien parti pour imposer sa loi dans ce Trophée du Portugal, mais chez les GP42, les jours se suivent et ne se ressemblent pas. Le leader espagnol termine cinquième des deux manches du jour ce vendredi et rétrograde illico à la troisième place du classement général. Le grand gagnant était Caser-Endesa. En cinq manches, l’équipe de Juan Luis Paez n’est jamais descendu du podium. Une performance qui lui vaut de prendre la tête du provisoire. Dans la deuxième manche du jour, le vent un peu plus faible et plus instable en direction redistribue plusieurs fois les cartes au passage des marques. Si c’est finalement Endesa qui s’impose, l’équipe de Turismo Madrid, assistée cette semaine du Français Philippe Presti à la tactique, tire son épingle du jeu et franchit la ligne en seconde position. De quoi redonner le moral aux hommes de Jose Maria van der Ploeg, qui grâce à leurs deux podiums ce vendredi remontent d’une place au général. Aujourd’hui, avant-dernière journée de la semaine portugaise, les flottes des TP52 et les GP42 auront à courir chacune deux manches.
TP52 Classement général – Jour 3 1. Artemis (SWE), 16,5 points 2. Emirates Team New Zealand (NZL), 18 points 3. Quantum Racing (USA), 23 points 4. Bigamist (POR), 27,5 points 5. Matador (ARG), 35,5 points …
GP42 Classement général – Jour 2 1. Caser Endesa (ESP), 10 points 2. Roma (ITA), 11 points 3. Islas Canarias Puerto Calero (ESP), 15 points 4. Turismo Madrid (ESP), 18 points 5. Airis (ITA), 21 points
Franck-Yves Escoffier s’est débarrassé du trimaran de Victorien Erussard sur le tout dernier bord. « Après un excellent départ, nous avons été surpris de nous retrouver en tête, bord à bord avec Crêpes Whaou ! à la première marque, commente le skipper de Laiterie de Saint-Malo. Franck-Yves s’est ensuite échappé, mais nous sommes revenus au contact en fin de course grâce à une option au large payante. » A nouveau bord à bord sous le Fort-la-Latte, le trimaran rouge a dû se démener pour s’échapper sur le dernier bord de près. Crêpes Whaou ! termine avec cinq petites minutes d’avance sur Laiterie de Saint-Malo après trois heures de course. Pierre Hinguant, Inizmé, complète le podium.
En revanche, pour la deuxième course qui ramenait la flotte à Saint-Malo, dans du vent mollissant, le duel entre les deux trimarans malouins a tourné court en fin de parcours, au profit de Crêpes Whaou !, tout juste mis à l’eau il y a huit jours. « Le bateau est bien né !, confirme Franck-Yves Escoffier. Dans le petit temps nous allons deux nœuds plus vite que Laiterie de Saint-Malo. »
Dérives relevées, dans deux mètres d’eau, au milieu des pêcheurs à pieds, c’est Pierre Hinguant le troisième malouin, sur Inizmé, le premier Crêpes Whaou !, un trimaran de 20 ans, qui vient voler la politesse à un Victorien Erussard un peu dépité. « Nous avons été en tête durant les trois quarts de la course ! Nous avons pris un excellent départ, nos manœuvres étaient nickel, mais quand le vent est tombé en dessous de 5 nœuds nous nous sommes arrêtés net. Rien à faire dans ces conditions. D’acteur on devient spectateur. Quasi arrêtés, nous avons donc assisté à une remontée d’Inizmé, un trimaran plus lourd que nous mais qui dans ce type de conditions glisse parfaitement sur son inertie. C’est frustrant, car cela ne reflète pas du tout la course de cet après-midi. »
Dans le bassin Vauban, c’est mission remplit pour les Formule 18. Au petit jeu de l’élimination directe, les petites bombes ont fait le spectacle et joué le jeu. Empannages à raser les quais, passages de marques en flotte sous spi sur une coque, les catamarans de sports ont hypnotisé un public aussi ravi que bouche bée. Mitch Booth, Thibault Vauchel-Camus, Jérémie Lagarrigue, Moana Vaireau, Romain Petit et Arnaud Jarlegan ou François Morvan ont croisé les étraves jusqu’à la finale. Une finale de petit temps qui a opposé le Wild Cat de Mitch Booth et François Filippi à celui de Moana Vaireau et Romain Petit. Une véritable leçon de voile pour de vrai, avec marquage, réglages et manœuvres au millimètres. Un duel de haut vol palpitant remporté par Mitch Booth et François Filippi. Mais le mieux dans tout cela, c’est que le spectacle recommence dès demain …
Le mois dernier, les propriétaires et le Directeur de la Classe TP52 se sont réunis à Cagliari pour la troisième épreuve du Circuit Audi MedCup. Ils ont alors décidé de moderniser la box-rule qui régit le design des bateaux avant 2011. Le principal objectif étant d’aboutir à des bateaux plus rapides, plus faciles à manoeuvrer, tout en réduisant les coûts des campagnes et en conservant l’intérêt suscité par ces monocoques de 52 pieds.
Parmi les principaux changements à cette nouvelle jauge, la réduction du poids de l’équipage à 1.100 kilos au lieu de 1.273 kilos, autrement dit le passage de 15 à 13 équipiers, la suppression du ballast interne, ainsi que plusieurs petites corrections qui permettront de faire baisser le déplacement du bateau à 7.400 kilos. Le Trophée du Portugal a réunit les protagonistes de la Classe TP52 qui ont décidé des améliorations à apporter en 2010. Le but est de réduire les coûts et d’assurer la transition entre les actuels bateaux et la jauge de 2011. D’un point de vue budgétaire, ces changements visent à réduire d’un tiers le coûts des campagnes et de limiter les dépenses destinées à la modification des bateaux.
La décision a donc été prise aujourd’hui à Portimão de remplacer le tangon de spi par un bout-dehors (permettant ainsi l’utilisation de plus grands spinnakers en facilitant les manoeuvres), de remplacer la grand-voile classique par une grand-voile à corne, d’opter pour des bastaques et d’augmenter le poids du bulbe de quille de 150 kilos.
Nacho Postigo (ESP), Directeur Technique du Circuit Audi MedCup pense que ces modifications sont positives pour la flotte et donc pour le Circuit. "La réaction des propriétaires est très positive et tous ont hâte de régater l’année prochaine mais ces mesures attireront également les nouvelles équipes, qui intégreront le circuit avec trois équipiers et quatre voiles de moins et verront le nombre de journées d’entraînement à chaque épreuve limité . Réduire les frais tout en conservant la philosophie du circuit est une bonne solution pour attirer de nouveaux participants".
“En tant qu’organisateurs du Circuit Audi MedCup, nous travaillons sur une série de nouvelles règles pour la saison 2010 basées sur ces modifications et notre projet est de limiter les dépenses des équipes. Nous annoncerons ces règles prochainement et nous espérons que cela encouragera de nouveaux propriétaires à rejoindre le circuit"
Nacho Postigo, qui est lui-même équipier en TP52, accueille ces changements très positivement : "je pense que pour les marins, les bateaux seront plus simples et plus faciles à mener. Ils seront aussi plus rapides. Cela ne veut pas dire qu’ils seront moins intéressants. Dès que vous abandonnez le tangon (de spi), vous commencez à pousser davantage le bateau et à faire des choses différentes. Si le bateau devient plus simple à manoeuvrer, il est également plus facile de repousser ses limites. Il sera intéressant de voir les nouvelles techniques que vont développer les équipes. Dans les manches côtières, il faudra maintenant quasiment utiliser l’inventaire des parcours bananes. Le gennaker sera 15 mètres carrés plus grand et les bateaux seront plus rapides au portant, peut-être pas en vitesse de pointe, mais en accélération après les empannages. Si vous comparez un TP52 2009 et un TP52 2010, il y aura 10 ans de différence en termes de performances, mais avec seulement deux modifications : le bout-dehors et la grand-voile à corne".
Autre annonce aujourd’hui, celle concernant les dates de l’Audi MedCup 2010. "Nous avons remarqué que les équipes préféraient un calendrier à cinq épreuves", déclare Ignacio Triay, Directeur du Circuit Audi MedCup. "Le format que nous proposons pour 2010 est basé sur l’idée que la flotte doit être réunie dans le port dès le samedi pour permettre au public de venir voir les bateaux. Les équipes commencent l’entraînement le dimanche, et les TP52 courent leur manche d’entraînement officielle le mardi, avec ensuite 5 jours de régate dans cette série et quatre en GP42. Grâce à ce format, nous offrons au public deux week-ends complets d’Audi MedCup".
Calendrier Audi MedCup 2010 – Audi MedCup – Épreuve 1, du 11 au 16 mai – Audi MedCup – Épreuve 2, du 15 au 20 juin – Audi MedCup – Épreuve 3, du 20 au 25 juillet – Audi MedCup – Épreuve 4, du 24 au 29 août – Audi MedCup – Épreuve 5, du 13 au 18 septembre
Loin d’être en difficulté depuis le début de cette semaine portugaise – ils se trouvaient quand même deux fois sur le podium en trois manches mercredi – les hommes de Dean Barker n’avaient pas encore conclu par une victoire. Ils pointaient même hier matin à la cinquième place du classement. Suffisamment étonnant pour le grand favori de l’Audi MedCup 2009 mais tout cela fait maintenant parti du passé : le bataillon de Grant Dalton reprend la partie en main. Mais attention aux apparences, si elle figure en tête du tableau grâce à sa victoire hier, l’équipe néo-zélandaise est à égalité de points avec Artemis, qui n’a pas gagné de manche mais brille par sa régularité. Depuis Cagliari, Torbjorn Torqvist et ses hommes sont épaulés par Paul Cayard à la tactique et la sauce a l’air de prendre entre l’Américain et le skipper suédois. Même en difficulté sur la ligne de départ, Artemis parvient toujours à remonter la flotte et en cinq manches, leur plus ‘mauvais’ résultat est une quatrième place. Quantum Racing, grand vainqueur de la première journée, a commis hier une erreur de parcours qui lui a coûté la place de leader, mais l’équipe américaine navigue bien et reste un des plus sérieux prétendants à la victoire ici à Portimão.
Cette deuxième journée en TP52 Series a fait aussi des déçus. Les Portugais de Bigamist, auteurs d’une nouvelle victoire à domicile en début d’après-midi, se montrent trop impatients dans le second départ. Ils mordent la ligne et se voient rappelés par le comité de course. Une faiblesse qui les recale à la huitième place pour cette manche. Les résultats en dents de scie pénalisent également Bribon. Si brillante mercredi, l’équipe de Thierry Peponnet paraîssait beaucoup moins à l’aise dans sa lecture du plan d’eau hier. Elle termine deux fois septième.
Dans les GP42 Series, la journée est marquée par la domination de l’actuel leader du circuit, Islas Canarias. L’équipe espagnole décroche deux victoires en trois manches grâce à un travail d’équipe impeccable et à un bon contrôle sur ses adversaires. Les Italiens de Roma sont toujours à l’attaque, mais ne parviennent pas à s’imposer. Ils doivent à chaque fois se contenter de la seconde place. Aujourd’hui les dix TP52 s’affronteront sur un parcours côtier et les GP42 courront deux nouvelles manches.
TP52 Classement général – Jour 2 1. Emirates Team New Zealand (NZL), 2+3+6+3+1= 15 points 2. Artemis (SWE), 3+4+2+2+4= 15 points 3. Quantum Racing (USA), 1+1+4+8+3= 17 points 4. Bigamist (POR), 5+5+1+1+8= 20 points 5. Bribón (ESP), 6+2+3+7+7= 25 points …
GP42 Classement général – Jour 1 1. Islas Canarias Puerto Calero (ESP), 1+3+1= 5 points 2. Roma (ITA), 2+2+2= 6 points 3. Caser Endesa (ESP), 3+1+3= 7 points 4. Turismo Madrid (ESP), 4+5+4= 13 points 5. Airis (ITA), 5+4+5= 14 points
Alain Gautier interrogé à propos de cette 6ème manche du Challenge Julius Baer :
Pouvez-vous nous présenter l’Open de Nyon et son programme ? C’est un Grand Prix classique, le samedi et le dimanche nous régatons sur des parcours bananes sur le Lac Léman. Ces trois dernières années, les conditions ont toujours été belles et idéales. Le classement du Grand Prix se fait sur les résultats de ces deux journées.
Quelles pourraient être les conditions météo ? Il faut s’attendre à des conditions aléatoires. En D35, on ne se soucie pas trop de la météo, contrairement à une transat, ou à une étape de la Solitaire. Nous prendrons ce qu’il y aura, et nous nous adapterons. On sait que l’on est en plein été, qu’il peut donc y avoir du thermique, mais ce n’est pas aussi simple que sur les côtes avec la mer, donc nous verrons…
Le D35 FONCIA a réalisé une superbe remontée au classement général du challenge Julius Baer. C’est la dernière ligne droite pour la course au titre ? Nous n’avons qu’un point de retard sur le leader Alinghi, il reste encore trois Grand Prix, donc tout est envisageable jusqu’à la dernière manche, le Grand Prix du Beau Rivage, qui aura lieu en septembre. Sauf contre-performance d’un des trois bateaux de tête, Alinghi, Okalys et FONCIA, on sait que cela se jouera entre nous trois, puisque nous nous tenons en un point. Il faut donc essayer de faire les meilleures places possibles sur chaque Grand Prix, à commencer par celui-ci, où nous voulons continuer sur notre lancée du Bol d’Or et du Grand Prix Romandie.com Act II pour essayer de « grappiller » encore quelques points.
Qu’est ce qui peut faire la différence ? La tactique ? C’est vrai que sur le Grand Prix de Versoix nous avons très bien géré la tactique, nous avions aussi une nouvelle grand-voile qui nous a donné satisfaction tout de suite, avec très peu de modifications à faire dessus, donc on était très bien. Maintenant sur le Grand Prix de Nyon, on sait qu’Alinghi va récupérer une nouvelle grand voile, la même que la notre. Cela sera donc très serré. Il ne faut pas prendre « le melon » parce que l’on a gagné quatre manches sur cinq à Versoix. Cela ne veut pas dire que ce sera pareil ici, il faut rester très vigilant et ne surtout pas faire comme au Grand Prix de Corum : laisser filer quelques points bêtement.
Le championnat D35 a opéré une coupure d’environ 2 mois. Comment avez-vous mis à profit votre été ? Personnellement, je n’ai pas eu beaucoup de vacances, puisque depuis la fin du Grand Prix de Versoix, je travaille avec Alinghi en vue de la prochaine America’s Cup. J’apporte à cette équipe mon expertise du multicoque acquise avec FONCIA. Il y a eu la fin de la conception du bateau, puis la mise à l’eau et enfin les premiers tests. Mais ce fut deux mois durant lesquels j’ai pu naviguer sur le Lac, deux mois vraiment intenses et passionnants au niveau personnel. En effet, barrer Alinghi V pour sa 1ère sortie sur le lac Léman, avec ses magnifiques paysages reste un très grand souvenir ! Cette période se révèle vraiment incroyable : côtoyer cette équipe m’apporte aussi beaucoup de choses !
Avez-vous suivi l’actualité voile du moment, avec la Solitaire du Figaro ? Bien évidemment, j’ai suivi la Solitaire du Figaro de manière assidue, j’ai suivi l’arrivée à Dingle qui était assez incroyable. J’ai bien sûr regardé les performances de Michel Desjoyeaux, mais aussi de Nicolas Lunven, le vainqueur, qui portait les couleurs de FONCIA l’année dernière. On s’aperçoit aujourd’hui que notre choix de l’année dernière n’était pas mauvais. J’ai également suivi avec passion l’arrivée à Dieppe. La Solitaire reste pour moi la plus belle course à la voile.
Classement général du Challenge Julius Baer : 1. Alinghi 5 pts 2. Foncia 6 pts 3. Okalys-Corum 6 pts 4. Julius Baer 14 pts 5. Alinghi 6 15 pts 6. Smart Home 17 pts 7. Zebra 7 18 pts 8. Zen Too 19 pts 9. Banque Populaire 21 pts 10. Veltigroup 26 pts 11. Ladycat 27 pts 12. Romandie.com 33 pts
Composition du Team FONCIA pour l’Open de Nyon : Skipper – barreur : Alain GAUTIER Tacticien : Jean-Christophe MOURNIAC Régleur : Christophe LASSEGUE Performer : Jacques GUICHARD Piano : Frédéric LE MAISTRE N°1 : Jérôme TEILLET
Cette mise à l’eau représente pour Yves Le Blevec la fin d’un acte dans lequel la dimension humaine avait une place importante : « La mise à l’eau n’est jamais un moment neutre, c’est beaucoup d’émotion, beaucoup de boulot, c’est la fin d’un cycle, d’un morceau qui a duré un an et demi entre le lancement du projet et la mise à l’eau. Le chantier a pris plus de temps que ce que nous avions envisagé. Nous avons démarré la construction en octobre 2008 avec de petites équipes. Tout le monde y a mis beaucoup d’énergie. Nous avons collaboré avec des gens compétents qui avaient à cœur leur travail. Le côté passion a beaucoup joué dans la construction. Ce n’était pas qu’une aventure technique, la dimension humaine a pris une part importante. Nous avions à nos côtés à des gens passionnés.»
Les premières impressions «Ça flotte ! L’assiette du bateau est conforme à ce que l’on attendait. Nous n’avons pas de mauvaises surprises. Tout marche bien. Nous attendons les premières navigations pour valider le comportement du bateau. Nous devons aussi tester les voiles et calibrer l’électronique. »
Une nouvelle phase commence « L’urgence du moment est de mettre le bateau à sa place à la Trinité et de nous réorganiser en mode navigation. Pour les premières navigations, Jean-Baptiste Le Vaillant de la voilerie Incidences La Rochelle sera présent pour valider et affiner les derniers détails au niveau des voiles. Nous avons passé beaucoup de temps au chantier mais maintenant nous sommes prêts à naviguer. Nous allons préparer les deux prochains Grands Prix, partir en qualification pour la Transat Jacques Vabre avec Jean Le Cam. L’expertise et le regard de Jean m’attirent beaucoup. C’est quelqu’un qui a un sacré vécu de ce genre de bateau. Nous devons bien préparer la Transat Jacques Vabre pour prendre le départ dans de bonnes conditions. »
Pour Samuel Tual, Directeur général du Groupe ACTUAL, cette mise a l’eau fût un moment comparable à une naissance : « C’est un moment très intense et émouvant un peu comme une naissance. Il y a eu neuf mois de préparation du bateau et enfin la mise à l’eau, c’est un grand mélange de sentiments entre la joie, un moment unique. C’est le début d’une nouvelle aventure avec plein d’espoirs, d’incertitude et un peu d’inquiétude. Nous attendons de valider les performances du bateau sur l’eau.»
Lorient, jeudi 30 juillet. Spectacle magnifique sous le soleil dans les courreaux de Groix pour le départ de cette 40e Solitaire du Figaro déjà historique : sur les 52 marins en lice, on compte pas moins de six anciens vainqueurs et ils sont une bonne trentaine au total à pouvoir rêver de victoire. Parmi eux, on trouve entre autres les deux premiers du Vendée Globe, Michel Desjoyeaux (Foncia) et Armel le Cléac’h (Brit Air). Mais comme un joli clin d’œil à l’histoire, c’est le doyen de la course Jean-Paul Mouren (M@rseillEntreprises), 56 ans et 23 participations, qui passe la première bouée en tête. Mais Yann Eliès (Generali) est un mort de faim. Sept mois après son grave accident dans le Vendée Globe, il veut prouver qu’il est revenu à son meilleur niveau. La première nuit est consacrée à négocier les vents très faibles d’une bulle anticyclonique. On enchaîne avec un passage de front dans le golfe de Gascogne qui donne quasiment lieu à un nouveau départ. Et les leaders se succèdent, à des longitudes très différentes. Le ton est donné : cette étape très complexe, très complète, est de toute beauté. A La Corogne, Yann Eliès tire les marrons du feu et signe une victoire enthousiasmante. Il a déjà gagné son pari de revenir en un temps record dans la cour des grands. Armel Le Cléac’h (Brit Air) est troisième. Entre eux s’intercale un jeune outsider : c’est Nicolas Lunven (CGPI), qui ne concède que 15 minutes. Les écarts sont très faibles : les quatre premiers en 30 minutes et les 20 premiers en une heure ! Premier constat : les places dans le Top 20 seront chères, très chères cette année…
L’avis de Nicolas Lunven sur l’étape 1 : «On plante le décor. Tout de suite, on voit qui sont les coureurs qui sont dans le coup. Certains – je pense à Gildas Mahé ou Gérald Veniard- vont prendre d’entrée un retard qui va leur coûter cher pour le reste de La Solitaire. On s’aperçoit dès cette première étape que ça va être dur, que ça ne va pas rigoler car les écarts sont faibles à l’arrivée. »
Etape 2- La Corogne – Saint Gilles Croix de Vie /365 milles
Transgascogne express pour Beyou
Cette deuxième étape sous forme de ticket retour vers les côtes françaises s’est soldée en une grande diagonale au près, bâbord, à travers le golfe de Gascogne. Le tout dans des conditions fort peu estivales : bruines et brouillard, atmosphère ‘grisouille’, mer désordonnée et vent de nord-ouest fraîchissant jusqu’à 22 nœuds. Ce fut aussi une régate biblique où les derniers sont arrivés premiers ! Jérémie Beyou, voleur de départ dans les petits airs espagnols, doit repasser la ligne dans le sillage de ses petits camarades et ferme la marche au moment d’entamer les 365 milles de course. C’est pourtant lui qui s’impose dans le port Vendéen au terme de 76 heures 21 minutes et 37 secondes passées pour une grande part sur la tranche…. Pour remporter la mise à Saint Gilles, il fallait s’affranchir de trois difficultés principales : s’extirper des calmes galiciens qui ont sévi juste après le coup de canon, trouver la bonne veine de vent à gauche d’une grande ligne de 7,5 milles où la flotte s’était étalée et enfin ne pas faillir en vitesse. Quatre marins vont se partager les honneurs sur un tracé qui emmenait la flotte vers l’embouchure de la Loire, au large de Saint-Nazaire, avant de redescendre sous spi vers la Vendée, via une marque à respecter devant l’île d’Yeu (La Sablaire). D’abord Armel Tripon (Gedimat) qui enroule en tête la bouée de dégagement Radio France en baie de la Corogne puis Laurent Pellecuer (Arnolfini.fr) et Charles Caudrelier Benac (Bostik) après la première nuit en mer et enfin Jérémie Beyou. Le skipper de Bernard Paoli prend les commandes le lendemain du départ et ne les lâchera plus. C’est une très jolie victoire d’étape pour Jérémie qui faisait son retour – sans sponsor- sur La Solitaire après trois années d’absence et un Vendée Globe avorté au large de Brésil. Thierry Chabagny (Suzuki Automobiles) et Nicolas Lunven (CGPI) lui emboîtent le pas et c’est ce dernier qui prend, à 26 ans, la tête du classement général provisoire.
L’avis de Nicolas Lunven sur l’étape 2 : « Après un départ compliqué à la Corogne, ce sera un tout droit, sans grande possibilité de se recaler. D’emblée, dès la sortie des côtes Espagnoles, le placement dans le long bord pour traverser le golfe de Gascogne sera primordial. De mon côté, je sors du lot en faisant la différence au niveau vitesse. »
Etape 3 : Saint Gilles Croix de Vie Dingle / 485 milles
Une étape à rebondissements pour un final hallucinant en Irlande
Ce troisième acte complexe en direction de l’Irlande promettait d’être celui des grands écarts. Celui qui remettrait un ordre clair et peut-être définitif dans la hiérarchie. Avec une entame très côtière à zigzaguer entre les îles bretonnes, le passage d’un petit front, puis la négociation de deux dorsales anticycloniques, il y avait de quoi remuer les méninges et faire quelques dégâts à l’arrivée. Finalement, la montagne a accouché d’une souris en baie de Dingle, à 16 milles du finish ! Cette étape à rebondissements a connu huit leaders différents. Il y eut d’abord Frédéric Duthil (Bbox Bouygues Telecom), en tête à la bouée Radio France quelques poignées de minutes après le coup d’envoi à Saint Gilles Croix de Vie. Puis ce fut le tour de Gérald Veniard (Macif) de s’illustrer à la bouée de La Sablaire à quelques dizaines de mètres des plages de l’île d’Yeu. Le 11 août, au terme d’une première nuit de slalom entre les îles (Belle Ile, les Glénan) Michel Desjoyeaux prend les rênes et enroule en tête cap Caval (Grand Prix GMF Assistance), devant la pointe de Penmarc’h, dernière marque de ce parcours de 485 milles. Jusqu’au 12 août au matin, après le franchissement de la dorsale anticyclonique qui verra les solitaires entamer un long bord de près bâbord, le skipper de Foncia s’échange la vedette avec Charles Caudrelier Benac (Bostik). Mais au moment d’entrer dans les eaux anglaises de la Manche, Armel Tripon (Gedimat) prend le relais, avant de céder sa place en fin de journée à Antoine Koch. Armel Le Cléac’h (Brit Air) ne le remplacera que le temps d’un classement. A la barre de Sopra Group, Antoine Koch ouvrait toujours la route le long des magnifiques côtes Irlandaises, à moins de 20 milles de l’arrivée. Mais tout a basculé dans la baie de Dingle où le vent s’est écroulé brutalement, créant un regroupement général de la flotte ! Pendant plusieurs heures, dans la nuit irlandaise, une quarantaine de feux rouges et verts dansent dans la baie. L’incertitude est totale jusqu’à 23h46, lorsque le spi blanc de Bernard Paoli perce l’obscurité. Deuxième victoire consécutive pour Jérémie Beyou après presque 4 jours de course, devant Thierry Chabagny (Suzuki Automobiles) et Eric Peron (Skipper Macif). Le leader du général provisoire Nicolas Lunven (CGPI), pourtant dans le groupe des meneurs, termine 33e. Mais les écarts sont infimes en Irlande puisque 47 skippers en terminent en l’espace de 40 minutes….
L’avis de Nicolas Lunven sur l’étape 3 : « On attaquait les choses sérieuses. Beaucoup de diversité sur ce parcours et dans les manières de naviguer. Et puis une arrivée à la loterie à Dingle où finalement, peu d’écarts se font. Nous étions un groupe de cinq bateaux au mauvais endroit, au mauvais moment. »
Etape 4 Dingle – Dieppe / 511 milles
Nicolas Lunven triomphe au bout du suspense
Tout va donc se jouer sur cette dernière étape marathon, la plus longue de cette Solitaire. Le suspense va forcément être énorme : le podium provisoire tient en 10 minutes, les 10 premiers en 30 minutes et avec la météo sournoise qui se profile, 25 bateaux peuvent encore espérer gagner. Le départ au près dans la baie de Dingle est absolument sublime sous les falaises irlandaises, le passage au Fastnet ne l’est pas moins. Après une traversée de la mer Celtique au portant, la côte sud anglaise promet du jeu, des mistoufles, des coups à jouer. Frédéric Duthil (Bbox Bouygues Telecom) est admirable de vitesse, tout comme Charles Caudrelier Bénac (Bostik), Michel Desjoyeaux (Foncia) et Yann Eliès (Generali) qui passent en tête la marque de parcours Fairway of Needles à l’île de Wight. Tout va donc se jouer dans la traversée de la Manche, où on attend une panne de vent. Celle-ci intervient bien mais ne change pas vraiment la donne à part dans le ventre du pointage. Les attaques fusent de partout, mais à 30 milles de l’arrivée on pense que ce groupe pré-cité des quatre leaders va l’emporter et que parmi eux il y a le grand vainqueur au général, Nicolas Lunven étant très légèrement distancé. Le matin de l’arrivée, on croit que la victoire au général va revenir soit à Frédéric Duthil, soit à Yann Eliès qui naviguent à quelques longueurs l’un de l’autre. Mais à 20 milles de la ligne, coup de théâtre : le vent thermique rentre par le nord-est alors que beaucoup – dont les leaders – attendaient du sud-ouest. Redistribution générale ! Antoine Koch (Sopra Group), Nicolas Troussel (Crédit Mutuel de Bretagne) et Thomas Rouxel (Défi Mousquetaires) finissent par couper la ligne d’arrivée à Dieppe… immédiatement suivis de Nicolas Lunven, qui s’est admirablement recadré via un petit bord à 90 degrés de la route. En prenant la 4e place devant tous ses principaux adversaires au général, le skipper de CGPI remporte cette extraordinaire 40e édition, où le suspense a tenu jusqu’aux tout derniers milles. A 26 ans, pour sa troisième participation, « Lulu » entre dans la cour des grands. Yann Eliès et Frédéric Duthil complètent dans l’ordre un podium qui ne tient qu’en 26 minutes. Chez les bizuths, le suspense a tenu jusqu’au bout aussi entre le vainqueur Fabien Delahaye (Port de Caen Ouistreham) et son dauphin Paul Meilhat (Domino’s Pizza) qui termine à 11 minutes seulement, devant un autre valeureux rookie : Joseph Brault (Samsung Mobile).
L’avis de Nicolas Lunven sur l’étape 4 : « Il en fallait bien une de décisive sur ce Figaro et ce sera la dernière. Le classement général va se dessiner dans les 20 derniers milles de course. Ceux qui étaient en tête, dessous, se sont retrouvés trop proches du dévent des falaises et ce sont ceux du dessus qui sont passés. Ce n’était pas un finish comme à Dingle, il fallait exploiter la bascule du vent au nord-est. »
Côté Français, on a cherché à anticiper au mieux ces conditions toniques puisque les ténors de l’équipe nationale n’ont repris la compétition qu’à la fin de l’hiver. Ainsi, le sélectionné aux derniers JO, Jean-Baptiste Bernaz a choisi de s’entraîner au Portugal, dans le vent fort, après avoir remporté les Jeux Méditerranéens dans de tous petits airs. Félix Pruvot pour sa part était pendant ce temps-là engagé sur le championnat d’Europe où il a terminé 21ème. Les Espoirs ne sont pas en reste, ainsi le Nantais Rodrigue Cabaz, 18ème européen est engagé au même titre que le breton Jean-Baptiste Gellée. Sur le plan international, c’est l’Australien Tom Slinsgy, spécialiste de ces conditions et double champion du monde, qui fait office de grand favori.
Interview de Lionel Pellegrino, entraineur : « A chaque fois, les championnats du monde sont durs et assez typés avec des conditions musclées comme on devrait en rencontrer à Halifax. Jean-Baptiste a eu une saison courte puisqu’il a repris en février seulement. Il s’est d’abord préparé pour les conditions de petit temps des Jeux Méditerranéens. Il a donc fait l’impasse sur le championnat d’Europe en juillet pour naviguer au Portugal dans du vent fort et se préparer pour le mondial. Félix a terminé 21ème du championnat d’Europe ce qui n’est pas une bonne performance même si c’était difficile de faire mieux puisqu’il n’a repris lui aussi qu’en février après une interruption d’un an. L’objectif pour eux est de rentrer dans les 12. »
Interview de Jean-Baptiste Bernaz : « Cette année, je me suis préparé en début de saison pour les conditions de petit temps des Jeux Méditerranéens. J’ai donc navigué à Cascaïs pendant le championnat d’Europe mais maintenant, je suis rodé. Avec la victoire sur les Jeux Méd’, j’ai rempli une partie de mes objectifs. Cela dit, même s’il y a une moitié du travail de fait, c’est la deuxième moitié qui est la plus dure. »
Interview de Félix Pruvot : «Je suis arrivé à Halifax il y a 4 jours. J’ai pu tester les conditions du mondial : un bon thermique qui se lève jusqu’à 15-16 noeuds avec une mer assez plate. Comme attendu, on risque d’avoir une compétition bien physique. Les manches commencent à 14h (soit 19h en France) à partir de jeudi et pour 7 jours. Mon objectif ici est de terminer dans les 10. Et à mon grand regret je n’ai toujours pas vu de caribous… mais mon séjour au Canada n’est pas fini ! »
Français engagés :
Equipe de France : Félix Pruvot (CN Fouesnant Cornouailles / Equipe de France Militaire) Jean-Baptiste Bernaz (COYC Hyères)
« C’est incroyable, je pense qu’on n’a jamais vu ça sur La Solitaire du Figaro : le vent a refusé et est tombé, mais il y en a davantage dans l’Ouest. Ceux qui étaient derrière et dans l’ouest vont plus vite et sont donc probablement en train de faire un joli coup. Je pense que le classement peut exploser. Et si les leaders ne s’en sont peut-être pas encore rendu compte, si ça continue, ça peut faire très mal. » Jacques Caraës, directeur de course, annonce la couleur à 4h30 ce matin : les 50 derniers milles vers Dieppe vont être insoutenables. Pour résumer : rien ne va plus mais les jeux sont loin, très loin d’être faits ! Les attaques fusent et il n’y a plus aucune certitude… rien que des doutes au menu.
Diabolique En bordure d’une petite cellule anticyclonique, le vent est en effet complètement tombé vers 3h cette nuit, au beau milieu de la Manche. Les vitesses des bateaux ont chuté de manière vertigineuse : le groupe de tête par exemple n’avance plus qu’à 2 noeuds de moyenne. Surtout, certains ont déjà viré pour se décaler dans l’ouest… et ils vont au moins un nœud plus vite comme Laurent Pellecuer (Arnolfini.fr), Corentin Douguet (E.Leclerc Mobile) ou encore Eric Drouglazet (Luisina), entre autres. De plus ceux-là, à l’inverse du groupe de tête – toujours composé dans l’ordre de Frédéric Duthil (Bbox Bouygues Telecom), Charles Caudrelier Benac (Bostik 2e à 0,8 mille), Michel Desjoyeaux (Foncia, 3e à 1,3 milles), Yann Eliès (Generali, 4e à 1,5 milles) et Nicolas Lunven (CGPI, 5e à 2,3 milles) – espéraient éviter d’avoir à virer pour parer le DST, le rail des cargos qui est marque de parcours. « On n’est pas loin de remettre les compteurs à zéro et de refaire comme un nouveau départ pour les 50 derniers milles vers Dieppe », estime encore Jacques Caraës… Si dehors c’est la pétole au milieu du trafic des cargos, sous les crânes des marins, c’est donc une violente tempête qui commence à s’agiter. « Pour l’instant, on ne passe pas le DST », juge très directement Michel Desjoyeaux, « il va peut être y avoir des bords à tirer pour aller vers Dieppe et ça risque de semer la zizanie dans le bazar ; ça va être drôle… » Bien malin dans ces conditions qui pourra donner le podium de cette dernière manche et a fortiori le classement général final de cette 40e édition d’une Solitaire décidément diabolique. L’adjectif « drôle » employé par Michel Desjoyeaux risque fort de ne pas être partagé par tous… Il faudra en tous cas surveiller de très près l’évolution des pointages ce matin et bien plus encore les trajectoires des bateaux. Les premières arrivées sont plutôt prévues en tout début d’après-midi, mais là encore, prudence… il est urgent d’attendre. Une seule chose est certaine : tout va se jouer dans cette dernière matinée de course. Cardiaques s’abstenir.
Jusqu’aux derniers milles, la bataille aura été indécise. Mais Antoine Koch, skipper du Figaro Bénéteau 2 Sopra Group, a finalement mis tout le monde d’accord. Il a mis 3 jours 00 heures 58 minutes et 48 secondes pour parcourir les 511 milles de cette étape incroyable entre Dingle et le port normand de Dieppe, à la vitesse moyenne de 7,00 nœuds.
Nicolas Troussel (Crédit Mutuel de Bretagne), tenant du titre, s’offre à l’occasion de cette dernière étape son premier podium sur cette Solitaire 2009. Il a coupé la ligne 2 minutes et 18 secondes derrière Antoine Koch.
Thomas Rouxel (Défi Mousquetaires) monte pour la première fois de sa carrière sur un podium de La Solitaire. Il a coupé la ligne 2 minutes et 44 secondes derrière Antoine Koch… et 26 secondes seulement après Nicolas Troussel !
Nicolas Lunven (CGPI), 26 ans, est le grand vainqueur de cette 40e édition de La Solitaire du Figaro. Il a coupé la ligne, à 14h18’32’’, soit seulement 5 minutes et 44 secondes après Antoine Koch, mais ses principaux adversaires au classement général sont tous derrière lui, notamment Yann Eliès (Generali), Frédéric Duthil (Bbox Bouygues Telecom), Jérémie Beyou (Bernard Paoli) et Armel Le Cléac’h (Brit Air).