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Cinq arrivées en 24 heures

Passage de la porte de Saint-Barth
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Les navigateurs sont unanimes et une vague de plaisir et satisfaction l’emporte bien quand ils coupent la ligne d’arrivée de cette transat pas comme les autres. La première édition, qui touche désormais à sa fin, reste en effet marquée par la dureté des conditions météo, des dépressions et des orages, qu’a rencontré la flotte entre Saint-Nazaire et Progreso. Après plus de 32 jours de mer 13 équipages sur les 14 en course sont désormais arrivés au Mexique.
Derniers sur la route de Progreso, Stephen Card et Shaun Murphey (Orbis) sont attendus ce samedi à partir de 21h, heure française, pour fermer la ligne d’arrivée de la première édition de la Solidaire du Chocolat. Si les conditions leur permettent de progresser conformément aux dernières ETA, les Britanniques peuvent alors en finir à l’heure (14h, heure locale) où les treize équipages déjà à bon port disputeront la Régate du Monde Maya en guise de postlogue.

Le point sur les arrivées du 20 novembre

9è – Plan, les enfants changeront le monde (Denis Lazat-Frédéric Nouel) : 32j 09h 29min 00sec – 5j 16h 54min 00sec d’écart avec le premier (6,44 nœuds de moyenne)
10è – Axa Atout Cœur pour Aides (Erik Nigon-Marc Jouany) : 32j 10h 53min 40sec – 5j 18h 18min 40sec d’écart avec le premier (6,43 nœuds de moyenne)
11è – Keysource (Mike West-Paul Worswick) : 32j 11h 44min 00s – 5j 19h 09min 00s d’écart avec le premier (6,42 nœuds de moyenne)
12è – Crédit Maritime (Patrice Carpentier-Victor Maldonado) : 32j 18h 54min 00s – 6j 02h 19min 00s d’écart avec le premier (6,36 nœuds de moyenne)
13è – Adriatech (David Consorte-Arnaud Aubry) : 32j 20h 09min 00s – 6j 03h 34min 00s (6,35 nœuds de moyenne)

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De superbes conditions de glisse

Safran seul 2009 2
DR

Des conditions idéales, vent portant, puissant, mer presque plate et le bateau qui glisse à plus de 15 noeuds de moyenne sous les étoiles. Au sien de la flotte des IMOCA, le duel Safran – Groupe Bel continue d’entretenir le suspense. Marc Guillemot et Charles Caudrelier continuent de tenir la corde, mais Kito de Pavant et François Gabart ne lâchent rien. Après le passage de l’arc antillais, l’écart entre les deux bateaux s’est à nouveau stabilisé aux alentours des soixante à soixante-dix milles. Un gouffre dans des conditions de navigation stables, un différentiel ridiculement faible si jamais les conditions météorologiques deviennent tordues.

Chez les Multi50, les écarts entre les bateaux encore en course n’autorisent plus vraiment de coups stratégiques… Alors, on se donne de nouveaux défis : pour Franck-Yves Escoffier et Erwan Le Roux, c’est d’amener leur Crêpes Whaou ! sur la ligne d’arrivée devant l’armada des monocoques. Même dérivatif pour Victorien Erussard et Loïc Féquet (Guyader pour Urgence Climatique) qui se sont fixé comme objectif de parvenir au Costa Rica avant le groupe composé de Veolia Environnement, Aviva et W Hotel… Lesquels doivent surveiller avec beaucoup d’attention, la descente de 1876. Yves Parlier et Pachi Ribero ne se berçaient pourtant guère de beaucoup d’illusions sur leur position très au nord de la flotte. Le fait est que jusque là, ils continuent leur descente à belle allure. L’extra-terrestre, comme l’avait surnommé Michel Desjoyeaux lors d’une Solitaire du Figaro que Yves avait dominée de la tête et des épaules à coups d’options autant radicales qu’audacieuses, serait-il en train de préparer un nouveau tour de magie ?

Ils ont dit :
Marc Guillemot – Safran – 1er au classement de 5h IMOCA
« C’est une bonne nouvelle d’apprendre que l’on maintient l’avance sur nos petits camarades! On a de superbes conditions de glisse ! »

François Gabart – Groupe Bel – 2ème au classement de 5h IMOCA
«On va vite, on a du vent au portant sous spi, ca glisse a toute vitesse… A ce rythme là, on va y arriver vite au Costa Rica ! Non je plaisante, on sait que les conditions de vent vont beaucoup évoluer jusqu’à la fin et il faudra sans doute faire quelques zigzags jusqu’à l’arrivée… Tant mieux d’ailleurs, car cela créera peut-être quelques ouvertures pour aller chercher Safran, mais bon, on ne va pas non plus tenter le diable ! »

Victorien Erussard – Guyader pour Urgence Climatique – 2ème au classement de 5h Multi50
« On a touché l’alizé et on parvient à faire un cap un peu plus rapprochant vers la Barbade, mais ce qui est vraiment intéressant, ce sont les vitesses. On va enfin pouvoir se rapprocher un peu et aller chercher le groupe d’Imoca devant nous. Ca fera un peu de bagarre car, malheureusement, avec les soucis techniques des collègues et l’avance de Crêpes Whaou !, l’enjeu est désormais limité. Cependant l’objectif reste bien de conserver cette deuxième place. »

Classement de 8 heures
Monocoques
1 SAFRAN Marc Guillemot – Charles Caudrelier Benac à 954,9 milles de l’arrivée
2 GROUPE BEL Kito De Pavant – François Gabart à 61 milles
3 MIKE GOLDING YACHT RACING Mike Golding – Javier Sanso à 271,2 milles

Multicoques
1 CRÊPES WHAOU ! Franck Yves Escoffier – Erwan Leroux à 1057 milles
2 GUYADER POUR URGENCE CLIMATIQUE Victorien Erussard – Loic Fecquet à 1450,8 milles
3 REGION AQUITAINE-PORT MEDOC Lalou Roucayrol – Amaiur Alfaro à 1671,3 milles

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Grandes ambitions chez X-Yachts.

Xc 42
Xc 42

La gamme Xc : confort et sécurité maximum sans sacrifier les performances
La gamme Xc définit la nouvelle référence des voiliers de croisière : large autonomie, grands volumes de rangement, aménagements et ébénisteries dans la pure tradition scandinave faite de style et de perfection, mais surtout incomparable plaisir de naviguer. Les Xc bénéficient d’une ergonomie soignée dans chaque détail, de lignes au V légèrement plus profond que la gamme performance procurant volume et passage doux à la mer et une habitabilité impressionnante.
Avec un toucher de barre formidable, doux et précis le Xc 45 est un succès international. La presse ne s’y est pas trompée en le nommant European Yachts of The Year 2009 dans la catégorie Luxury Cruiser.
Les premiers exemplaires du Xc 42 ont touché l’eau au printemps 2009, quelques pieds de moins, mais tout aussi talentueux, le succès est immédiat, bluffant les premiers journalistes à l’essayer par son comportement.

La gamme Xc s’enrichit

Le premier Xc 50 sera mis à l’eau à la fin de cet hiver, et suscite déjà un intérêt important. Grand frère du déjà classique Xc 45, il en reprend les lignes mais utilise son plus grand volume pour offrir la possibilité d’un troisième cabinet de toilette, d’un deuxième coffre dans le tableau arrière, d’espace pour un générateur plus puissant et pour une machine à laver et de nombreux rangements supplémentaires. Début 2011 une nouvelle version proposera une soute à voile équipée d’une bannette et de toilettes pour un marin.
En parallèle le développement du futur Xc 38 avance rapidement, et les premiers moules sont en fabrication. Le Xc 38 s’adressera tout d’abord à un public mûr qui recherche un bateau facile à manoeuvrer seul ou en couple, avec une seule cabine pour invités. Comme sur ses aînés le cockpit est équipé de deux barres à roues, et d’une table fixe abritant le lecteur de cartes, l’ancre reste à poste dans un support qui permet aussi d’amurer un Gennaker.
Le chantier se dit convaincu que le Xc 38 sera le plus populaire de la gamme Xc.

Victoire au RORC
Propriétaire d’un X-312, avec lequel il a beaucoup couru en équipage, puis un X-35, Nicolas de La Fournière s’est orienté vers le X-34 dont les caractéristiques sont plus polyvalentes. Ainsi juste après sa livraison en avril 2008, Nicolas de La Fournière a effectué sur son nouveau X-34 une croisière de plusieurs mois qui l’a conduit de Loctudy en Sardaigne via le Portugal et l’Espagne, avec son épouse et ses enfants. Ayant constaté que les programmes en double commençaient à s’étoffer, notamment au sein du RORC, Nicolas de La Fournière a décidé de former un équipage avec Martin Imbert, a recueilli le parrainage de la banque privée MIRABAUD et a commencé à partir d’octobre l’entraînement en double à La Trinité-sur-Mer. Un jeu de voiles adapté au bateau, à son programme et à son équipage a été conçu avec la Voilerie North Sails.
Arrivés prêts pour la Cervantes (Cowes – Le Havre) Exile/Mirabaud, grâce à une très bonne gestion de sa vitesse, des courants et des angles termine premier toutes classes, IRC2 et 2 Handed. C’était l’entrée en matière d’une saison qui allait enchainer la victoire en 2 handed à la Morgan Cup puis à Cowes Dinard… Il termine 3eme en IRC 2 de ces deux courses.
Puis vint la Rolex Fastnet Race, une course de 5 jours, où la capacité de récupération compte tout autant que la gestion de la météo … Exile/Mirabaud termine la course premier 2 Handed et premier en IRC 2 devant 146 équipages.
Après cette exceptionnelle saison Nicolas parle avec satisfaction de son X-34. Certes, ce n’est pas une coque planante comme certain de ses compétiteurs directs, mais le point fort de ce bateau réside dans ses aptitudes au près et dans les descentes au VMG jusqu’à 18-20 noeuds. Excellent entre 8 et 12 noeuds, c’est aussi un très bon coursier bien équilibré dans la brise.
A noter aussi les vainqueurs du Trophée Atlantique 2009 :
IRC 2 : X-40 Félix à Gilles et Samuel Prietz
IRC 3 : X-34 Team Mordicus à G. Hauser

Comme chaque année, le stand X-Yachts, avec le nouveau Xc42 en vedette, sera situé à l’entrée du Hall 1 du Nautic de Paris qui ouvrira ses portes le 4 décembre prochain.

Source : X-Yachts
www.x-yachts.fr

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La flotte subit les aléas de la météo

Safran duo 2009
DR

Il n’est jamais agréable de sentir son trône vaciller sous l’impulsion de quelques gaillards déterminés. Et de la détermination, les cow-boys rouges en ont. François Gabart et Kito de Pavant ne laisse aucun temps de répit à leurs faux frères gris souris… La fin de course promet donc d’être haletante et sous haute tension pour ces deux équipages. A priori, il ne devrait pas y avoir autant d’incertitude concernant les troisièmes et quatrièmes places qui semble solidement installées sur les porte-bagages de Mike Golding Yacht Racing (Mike Golding – Javier Sanso) et Foncia (Michel Desjoyeaux – Jérémie Beyou). Et pourtant ceux-là pédalent comme s’ils avaient le diable à leurs trousses… Jérémie annonçait à la vacation que Foncia déboulait à 18 noeuds sous grand spi et que dans ces conditions les deux navigateurs se relayaient sans relâche à la barre.

Bagarre de chiffonniers
Pour la cinquième place, c’est plutôt un combat au corps à corps, même si Yves Parlier et Javier Sanso (1876) estimaient qu’ils risquaient de subir la mitraille des trois équipages du sud qui ne sont séparés que par quelques pauvres milles. Roland Jourdain et Jean-Luc Nélias (Veolia environnement) ont d’ailleurs passé quelques heures à naviguer à vue avec Brian Thompson et Dee Caffari (Aviva). Malheureusement, les deux Britanniques envisagent de faire un arrêt express à Sainte-Lucie pour réparer un générateur défaillant… Il restera aux deux compères cornouaillais à contrer aussi les assauts de W Hotel qui, sur une route un peu plus sud, semble bénéficier d’un peu plus de pression. Mais comme le notait Roland Jourdain à la vacation de midi, cette bagarre est, au bout du compte, stimulante et permet de continuer à se sentir pleinement dans le match.

C’est un autre stimulus qui permet à Crêpes Whaou ! de continuer de filer à belle allure vers Purerto Limon. La perspective de couper la ligne les premiers au Costa Rica, est source de motivation pour Franck-Yves Escoffier et Erwan Le Roux qui ont relégué, leur plus proche poursuivant Guyader pour Urgence Climatique à plus de mille milles. Pour d’autres encore, la seule idée de couper la ligne suffit à leur bonheur. Hervé Cléris et Christophe Dietsch (Prince de Bretagne) ont accumulé suffisamment de galères depuis le début de cette Transat Jacques Vabre pour avoir chevillé au corps cette envie toute simple : achever le travail entamé depuis quelques mois…

Ils ont dit :

Marc Guillemot – Safran – 1er au classement de 17h
 IMOCA
« Tout va bien à bord. On est passé tout près de Marie Galante. Ce n’était pas facile avec des grains et les aléas des canaux antillais, On s’est fait tanker par un front nuageux, Maintenant, on en est sorti, on est content. C’est un peu plus confortable. On a perdu un peu de temps et c’est revenu derrière mais ça va, car on craignait encore davantage. C’est dommage, que ça ne s’arrête pas à Pointe à Pitre, ça nous aurait arrangé ! Je plaisante, on est très content d’aller jusqu’au Costa Rica.»

Erwan Le Roux – Crêpes Whaou ! – 1er au classement de 17h Multi50
« On a contourné l’ile de la Barbade en fin de nuit, on s’apprête à passer les Grenadines. Maintenant il va falloir composer avec les grains. Ëtre vigilant ! C’est fatigant mais on est en forme pour attaquer la dernière ligne droite. »

Yves Parlier – 1876 – 5ème au classement de 17h IMOCA
«On est sorti de nos vents d’est et le vent a molli. On s’attend à un passage difficile dans les prochaines 48 heures. Ca devait passer mais là, ça ne passe plus ! On risque de manger un peu notre pain noir. Du coup, on ne regarde pas encore vers la Mer des Caraïbes, on regarde la grosse bulle qui est devant nous. On va quand même essayer de trouver une petite veine de vent. »

Classement à 17 heures :

IMOCA 60
1 Safran (M Guillemot – C Caudrelier) à 1203,8 milles de l’arrivée
2 Groupe Bel (K de Pavant – F Gabart) à 55,9 milles du premier
3 Mike Golding Yacht Racing (M Golding – J Sanso) à 205,3 milles du premier
4 Foncia (M Desjoyeaux – J Beyou) à 459,3 milles du premier
5 1876 (Y Parlier – J Sanso) à 556,3 milles du premier

Multi 50 :
1 Crêpes Whaou ! (FY Escoffier – E Le Roux) à 1269,8 milles de l’arrivée
2 Guyader pour Urgence Climatique (V Erussard – L Féquet) à 1395,5 milles du premier
3 Région Aquitaine Port-Médoc (L Roucayrol – A Alfaro) à 1542,6 milles du premier

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Hong Kong accueille les Extreme 40

Extreme 40 Asian Series
DR

Six courses ont pu être disputées avec un vent de 12 à 15 noeuds avec des rafales de 18 noeuds. En début de journée, le bateau de Shirley Robertson a été heurté par Paul Campbell James sur The Wave, Muscat et la coque sérieusement endommagée. Shirley Robertson explique ce qui s’est passé : « C’est vraiment frustrant car nous avons eu une belle première course et commencions à nous habituer aux conditions. The Wave, Muscat était juste derrière nous, mais ils ont accéléré en nous heurtant de plein fouet. Il y a une fissure dans la coque, non loin de la cadène. Le choc a désolidarisé le winch. Leur tangon a frappé le nôtre et il n’était pas facile de séparer les bateaux. Nous avons dit à notre invité de s’allonger sur le pont, car on avait peur de la suite...” Rumbo Almeria a été sorti de l’eau et une équipe examine les dégâts en ce moment. L’Ecossaise espère être de retour sur l’eau demain.

Pour Thierry Barot, un Français basé à Hong Kong et skipper de China Team, c’est un rêve qui se réalise. « Je suis super content de courir ici entre les ferries, les jonques dans ce magnifique lieu. Le niveau est tellement élevé qu’après la moindre faute, on se retrouve à l’arrière de la flotte. »

Nick Moloney connaît bien les Extreme 40, mais souligne également que les conditions exigent une vigilance accrue. « Cela fait du bien de naviguer dans ce port, mais le plan d’eau est très technique et il faut surveiller de près le vent qui varie énormément en force et en direction car il souffle entre les bâtiments. »

Demain, des courses sont programmées de 10 heures à midi (heure locale) et ensuite pendant l’après-midi les 24 marins seront rejoints par 20 jeunes, qui vont pouvoir découvrir les plaisirs de la glisse devant le Royal Hong Kong Yacht Club.

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Changement de décor pour les leaders

Safran étrave 2009
DR

La Guadeloupe, Marie-Galante, La Barbade… Pour les marins de la neuvième Transat Jacques Vabre, ces îles paradisiaques marquent avant tout le lever de rideau sur la dernière partie d’un programme complet et sélectif. Nullement épargnés par la météo jusqu’à présent, la négociation de l’arc antillais et la navigation dans la mer des Caraïbes ne vont pas non plus se faire sans heurt pour les concurrents. Preuve en est la nuit qui leur est actuellement infligée. Des grains incessants, des oscillations constantes du vent en direction et ces montées en puissance si brusques qu’elles peuvent à elles seules causer des dégâts irrémédiables avec généralement derrière, des zones de calmes, qui engendrent parfois des pertes conséquentes de milles.

Premier duo à avoir fait les frais de ces caprices météorologiques, celui composé par Marc Guillemot et Charles Caudrelier Bénac, leaders installés en tête des Imoca depuis plusieurs jours. N’ayant eu de cesse de creuser l’écart avec leurs poursuivants directs, Kito de Pavant et François Gabart, les hommes de Safran ont vu revenir le souriant Groupe Bel dans la nuit à une cinquantaine de milles. Autant dire que ces phénomènes aussi imprévisibles qu’imparables vont venir pimenter sérieusement le jeu des prochains jours et élargir considérablement le champ des possibles. Pour beaucoup, les espoirs sont donc encore permis de mieux figurer au classement quand pour d’autres, l’angoisse de ternir le tableau d’une conclusion heureuse s’installe.

Plus au Sud, aux abords de La Barbade, marque de parcours obligatoire à contourner pour les multicoques, pointent avec curiosité les trois coques rouges de Franck-Yves Escoffier et Erwan Le Roux. Relégués à plus de 1 200 milles, leurs poursuivants directs, Victorien Erussard et Loïc Fecquet, ne menacent plus le duo de Crêpes Whaou ! depuis longtemps. Mais jamais à cours de défi, le malouin et son acolyte entendent bien damner le pion aux monocoques sur la ligne d’arrivée à Puerto Limon et pour ce faire, de leur côté aussi un mano à mano s’engage avec les grains …

Ils ont dit…
Franck-Yves Escoffier – Crêpes Whaou ! – 1er Multi50 au classement de 5h
« On approche de la Barbade, on est à 45 milles. On y sera dans 3 heures maxi. On a eu des grains cette nuit, donc on s’est un peu sous toilé pour prévoir les bonne voiles quand ça arrivait. Dès qu’on aura passé la Barbade, on tournera à droite, on renverra le gennak et on descendra le long des côtes pour voir la civilisation. On est content d’arriver dans le coin parce que notre dernier bord était vraiment long…. Par contre je connais très mal la zone des Antilles dans laquelle on arrive là, et je connais encore moins le golfe du Mexique, je ne m’y suis jamais rendu. Mais c’est bien de découvrir un peu. »

Kito de Pavant – Groupe Bel – 2ème Imoca au classement de 5h
« On a eu une nuit agitée mais ça va. Ce n’est pas simple la vie dans les Antilles. On pensait être peinard mais ce n’est pas du tout le cas ! Il y a pas mal de grains et de gros nuages noirs qui se promènent. Quand ils passent ces nuages c’est gros coup de vent et pluie…. Hier on était au portant avec spi, grand voile et tout le reste et on s’est pris 30 nœuds d’un coup ! Ca a été le stress pour changer de voile. Actuellement on a du vent de Sud Est entre 15 et 20 nœuds mais ce n’est pas stable du tout ! Il faut être beaucoup sur le pont ».

Charles Caudrelier – Safran – 1er Imoca au classement de 5h
« La nuit a été animée : des grains, de la pluie, du vent, moins de vent, oui, animé c’est le mot ! Mais bon, les grains ça fait partie de l’alizé, c’est normal. Hier on a perdu 15 milles en étant pris dans un grain, on a vraiment été puni, on a carrément été arrêté par un nuage. Ca fait peur parce que finalement, en 2 heures, avec un temps comme ça, tu peux perdre 30 milles d’un coup… Il faudrait juste que ça n’arrive pas trop souvent. S’il n’y avait pas ça, on ne serait pas tant stressé. On subit un peu le truc en fait, parce que là, par exemple, je devais aller dormir, mais un grain est rentré donc il a fallu que je reste dehors pour gérer les changements de voile… C’est désagréable parce que tu ne sais jamais combien de temps tu vas y rester. On s’apprête à slalomer entre toutes les îles qui arrivent là, ça peut être un passage douloureux. On sera content quand elles seront derrière nous ces îles. Moi je connais bien ce coin, j’ai vécu là bas et Marc aussi y a pas mal baroudé donc on connaît pas mal les pièges, je ne suis pas trop inquiet ».

Classement de 8 heures
Monocoques
1 SAFRAN Marc Guillemot – Charles Caudrelier Benac à 1317,3 milles
2 GROUPE BEL Kito De Pavant – François Gabart à 51 milles
3 MIKE GOLDING YACHT RACING Mike Golding – Javier Sanso à 194,2 milles

Multicoques
1 CRÊPES WHAOU ! Franck Yves Escoffier – Erwan Leroux à 1415,2 milles
2 GUYADER POUR URGENCE CLIMATIQUE Victorien Erussard – Loic Fecquet à 1301,5 milles
3 REGION AQUITAINE-PORT MEDOC Lalou Roucayrol – Amaiur Alfaro à 1465,9 milles

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Un avenir brillant pour les radeaux Viking.

Viking
Viking

Les plaisanciers ont de quoi se réjouir avec le lancement innovateur de la nouvelle gamme 2010 des très appréciés radeaux VIKING RescYou™ grâce à un niveau de sécurité et de confort accrus.
Viking propose sa gamme de radeaux RescYouTM 2010 et notamment son radeau RescYouTM autoredressable, reconnu le meilleur dans les tests comparatifs, avec une toile jaune hautement visible.

Nous avons mis à l’épreuve la pensée de l’industrie traditionnelle sur la visibilité des radeaux, ce qui nous a conduit a mener des tests très poussés avec une variété de couleurs et de nuances afin de déterminer avec précision la teinte la plus visible par tout type de temps en mer,” a déclaré le Directeur Commercial et Marketing de chez Viking, Henrik U. Christensen. “Et il s’est avéré qu’une nuance de jaune fluorescent faisait toute la différence."

Alors que c’est tout nouveau pour les radeaux, le jaune fluorescent choisi par Viking est une teinte très utilisée dans de nombreux pays européens pour les ambulances et véhicules de secours. Conforme à la norme EN471 sur la Haute Visibilité dans le domaine de la circulation routière, les tests ont prouvé que la couleur apportait un excellent contraste avec le gris et le bleu profond – nuances de la mer. Elle apporte également la meilleure visibilité dans de mauvaises conditions climatiques et en cas de brouillard.

La toile jaune fluorescent n’est pas l’unique innovation dans le lancement de la nouvelle gamme RescYouTM. Le radeau RescYouTM autoredressable est doté d’une doublure intérieure bleue qui permet de réduire l’anxiété et le mal de mer afin d’améliorer le confort et le bien être du malheureux naufragé. De plus des fenêtres équipées de rideaux offrent une vue à 360° sans avoir besoin d’ouvrir le radeau et de risquer l’hypothermie. Enfin, l’embarquement est plus facile et plus rapide grâce à des poignées positionnées au-delà de la rampe d’embarquement.
Sélectionné comme le meilleur radeau du marché par des sources indépendantes, ce radeau a conquis le marché depuis le début en tant que premier radeau à se redresser automatiquement en quelques secondes. Aujourd’hui, la gamme des radeaux VIKING est considérée par beaucoup comme le choix unique pour tout type de navigation et le plus approprié pour une navigation trans-océanique. La conformité à la norme ISO ainsi que notre réseau global de filiales Viking et stations de révision agréées assure une plus grande tranquilité d’esprit pour le navigateur.

Le lancement de la gamme complète des radeaux VIKING RescYouTM à toile jaune hautement visible se fera lors du salon du METS à Amsterdam, du 17 au 19 Novembre 2009 (stand 11.527).

Source : Viking Life France
www.viking-life.com

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Cammas pense déjà à une nouvelle tentative

Groupama 3
DR

L’équipe technique de Groupama pourra alors commencer le chantier de réparation des cloisons de bras arrière afin de rallier Brest au plus tôt. Franck Cammas a annoncé que l’objectif était désormais de rejoindre Brest vers la mi-décembre, pour être en stand-by pour le début du mois de janvier. Une nouvelle tentative sur le Trophée Jules Verne est donc d’ores et déjà programmée pour l’équipage qui convoiera Groupama 3 début décembre sur les 6 000 milles qui séparent Cape Town de la Bretagne.

Thomas Coville est aussi revenu sur l’ambiance à bord tant avant qu’après l’avarie, marquant son immense déception mais aussi son énorme envie de repartir au plus tôt…

« J‘étais à la barre quand j’ai entendu un bruit étrange : ça n’était pas un grand crac. C’était plutôt un petit cliquetis, et ce moment-là, il faut être capable de le détecter comme étant anormal. Pour moi il n’y avait pas de doute. Sur un bateau, chaque bruit a une signification. Il y a dû en avoir d’autres auparavant, des bruits, mais on ne les a pas remarqués… J’ai demandé à Bruno Jeanjean d’aller voir sur place. Il était attaché parce qu’il était plutôt exposé avec les conditions musclées que nous avions à ce moment-là. Il a détecté une petite fissure qu’on a essayée de consolider, avant de finalement décider d’arrêter l’aventure, ou au moins de la reporter. Maintenant je dois vivre avec ça mais c’est comme quand tu démâtes : ça reste ancré en mémoire…

Le fonctionnement à bord est remarquablement organisé et quand il a fallu décider de l’avenir, Franck Cammas était très présent mais toujours en prenant les avis des équipiers impliqués… On était dans l’action, et quand tu es dans l’action sur un bateau, tu ne penses pas aux conséquences. Ce n’est que quand nous avons réussi à réparer la cloison que la déception nous a envahi : même la fatigue devient beaucoup plus lourde… Il ne faut pas se relâcher dans ces cas-là parce que ça peut devenir dangereux si tu ne fais pas attention ! Mais l’équipage est extrêmement professionnel avec un mental et une cohésion exceptionnels. C’est le très gros point positif du groupe : cette avarie n’a fait que renforcer ce rapport humain. Je suis fier de faire partie de cet équipage… ».

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Safran prend de la marge

Safran double 2009 TJVabre
DR

La progression de Marc Guillemot et Charles Caudrelier procède d’une logique implacable depuis le début de cette Transat Jacques Vabre. Une stratégie incisive et audacieuse, une gestion du mauvais temps, un bateau parfaitement préparé et une vitesse impressionnante ont conduit logiquement le duo de tête aux avant-postes de la course. Même constat pour Kito de Pavant et François Gabart qui restent plus que jamais candidats à la victoire. Mike Golding et Javier Sanso (Mike Golding Yacht Racing), campés solidement en troisième position auraient peut-être pu continuer de briguer une première place qui semble s’éloigner un peu plus chaque jour. Derrière, la flotte est reléguée maintenant à plus d’une journée de mer et chacun sait que, sauf retournements de dernière minute, il va être très difficile d’empêcher l’un des deux plans VPLP/ Verdier de décrocher la timbale.

Mais tous, des premiers poursuivants aux attardés, sont des compétiteurs dans l’âme. Alors, forcément, s’insinue quelque part la tentation d’une option radicale, celle qui a une chance sur mille de rapporter quelques dividendes. On se surprend parfois à détecter un fichier de vent improbable, à dénicher une bulle anticyclonique à contourner au prix d’un détour impensable en conditions normales. Et il faut toute la sagesse de l’expérience pour ne pas se laisser envahir par ces petits démons qui murmureraient à l’oreille de tenter le coup du siècle, d’autant plus que la situation météorologique est relativement stable : a priori, l’alizé semble vouloir s’établir avec une légère composante nord, ce qui favoriserait une trajectoire proche de la route directe…

Autant dire, qu’au vu des informations du jour, les leaders ont un certain nombre d’atouts dans leur manche. Pour autant, la bagarre ne perd pas en intensité… Il existe des objectifs intermédiaires pour lesquels chacun estime que ça vaut le coup de se battre. En quatrième position, Foncia sait qu’il suffit d’un incident de course au sein du trio de tête pour grimper sur le podium… Dans son tableau arrière, le gain de la cinquième place est au prix d’une bataille âpre où quelques milles qui peuvent sembler peccadille à l’échelle d’un océan seront peut-être déterminants devant les jetées de Puerto Limon. Pour l’heure, tous se préparent à traverser l’arc antillais. Hormis Crêpes Whaou ! qui se voit imposer de laisser l’île de la Barbade à tribord, tous les autres concurrents vont avoir le choix. Chacun dit ou feint de ne pas savoir où cette barrière sera franchie. C’est bien évidemment, le positionnement stratégique à venir qui va déterminer le point de passage de chacun…

Ils ont dit :

Jérémie Beyou – Foncia – 4e à 7h
« Je suis assez content car je suis en train de convertir Michel au football. Et c’était l’un de mes objectifs de cette transat. Je plaisante, mais il faut savoir que Michel n’est pas focalisé que sur le bateau et l’on parle de tout. On se marre bien, il y a une bonne complicité et c’est agréable. C’est important car il a y eu des décisions difficiles à prendre et c’est vrai que là, on se retrouve un peu derrière, et on voit aussi comment on réagit dans ces cas-là. Quoiqu’il en soit la course n’est pas finie. On ne sait jamais ce qui peut se passer. Concernant le passage de l’Arc Antillais, Michel a toujours envie de passer voir ses amis à Saint François. (rires.) On a une idée pour le passage de l’Arc mais en même temps on ne sait pas encore trop. Et même si on le savait, je ne suis pas certain que l’on vous le dirait (Rires)».

Samantha Davies – Artemis – 11e à 17h
« Je profite beaucoup de la vie en mer, je suis contente et heureuse d’être là. Même si être à fond c’est fatigant. Comme on a eu quelques soucis, ça complique les choses car le temps que l’on passe à réparer, c’est du temps de perdu sur le sommeil et ça se répercute aussi sur l’analyse de la météo, les réglages, etc… On n’arrête pas d’apprendre des choses sur le bateau. On a un carnet pour noter tous les réglages pour les ré-utiliser dans le futur »

Jean-Luc Nélias – Veolia Environnement– 6e à 17h
« Le vent est très variable et faut être super attentif sur les réglages de voile. Pour l’Arc des Antilles, ce sera au portant dans l‘alizé avec du mollissant en arrivant sur Puerto Limon comme prévu et comme c’est écrit dans le guide du « parfait voyageur de la mer des Antilles » (Rires.) .On fait la course vers le sud pour aller choper un peu plus de pression à partir de demain. Où l’on passera on s’en fiche un peu. Y a des trous partout, de toutes façons c’est un peu une passoire. Concernant le mode furtif, on va sans doute tous l’utiliser le dernier jour, la dernière nuit… ».

Classement à 17 h :
IMOCA 60
1 Safran (M Guillemot – C Caudrelier) à 1510,3 milles de l’arrivée
2 Groupe Bel (K de Pavant – F Gabart) à 75,4 milles du premier
3 Mike Golding Yacht Racing (M Golding – J Sanso) à 183,6 milles du premier
4 Foncia (M Desjoyeaux – J Beyou) à 462,4 milles du premier
5 1876 (Y Parlier– P Rivero ) à 570,5 milles du premier

Multi 50 :
1 Crêpes Whaou ! (FY Escoffier – E Le Roux) à 1704,6 milles de l’arrivée
2 Guyader pour Urgence Climatique (V Erussard – L Féquet) à 1125,7 milles du premier
3 Région Aquitaine Port-Médoc (L Roucayrol – A Alfaro) à 1290,5 milles du premier

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L’écart se creuse en approche des Antilles

Safran 2009 seul en tete
DR

Onze jours de course et plus que 1 600 milles à parcourir, ou encore de longues journées de lutte pour les Imoca… c’est selon. Quoi qu’il en soit, pour les partisans du verre plein ou du verre vide, la course est loin d’avoir livrée son verdict et aujourd’hui plus que jamais, chaque détail aura son importance, chaque mot émanant du large pourra trouver une interprétation définitive pour qui l’entendra. Mais à l’heure où la nuit a pris ses quartiers sur une flotte qui pointe ses étraves vers les Antilles, chacun se réjouit du spectacle d’un ciel étoilé, sans un nuage, bercé par une mer plate et un semblant d’Alizé dont chacun se contente de bon gré.

Mais qu’on ne s’y trompe pas, aucun d’entre eux n’a pour autant posé son mouchoir sur la compétition qui bât son plein sur l’Atlantique. Ainsi, si Charles Caudrelier Bénac, heureux co-skipper du bateau de tête chez les Imoca, prenait la peine de relever le spectacle, c’est surtout qu’il accompagnait en ce jeudi le constat d’une échappée nocturne fructueuse et se soldant par désormais près de 80 milles d’avance sur le duo Kito de Pavant – François Gabart et environ 160 milles sur Mike Golding et l’espagnol Javier Sanso. Heureux ces riches qui s’enrichissent au contact d’une météo favorable. Mais cette situation n’est qu’un instantané du petit jour et ne vient pas pour autant mettre un terme au duel fratricide. En navigateurs d’expérience, le pilote de Safran et le meilleur ami de la Vache savent mieux que quiconque à quel point le chemin vers le Costa Rica est encore semé d’embûches.

Chez les Multi50 aussi on apprécie le spectacle et la palme de la description enchanteresse revient à celui qui truste le haut du pavé depuis l’entrée en scène havraise. Pour Franck-Yves Escoffier, la récompense des rigueurs dépressionnaires endurées la semaine dernière se gagne aujourd’hui dans le spectacle de ces nuits rêvées. Mais n’allons pas imaginer que pour les autres protagonistes de cette pièce atypique, à l’impossibilité matérielle de rivaliser avec le chef de file s’ajoute la privation de tout plaisir visuel et sensoriel. A bord d’un Guyader pour Urgence Climatique aussi on profite du moment et on s’accorde une projection à long terme en rêvant d’une monture à la hauteur de ses ambitions.

Classement de 8 heures
Monocoques
1 SAFRAN Marc Guillemot – Charles Caudrelier Benac à 1658,6 milles
2 GROUPE BEL Kito De Pavant – François Gabart à 80,3 milles
3 MIKE GOLDING YACHT RACING Mike Golding – Javier Sanso à 168,7 milles

Multicoques
1 CRÊPES WHAOU !Franck Yves Escoffier – Erwan Leroux à 1924,4 milles
2 GUYADER POUR URGENCE CLIMATIQUE Victorien Erussard – Loic Fecquet à 1057,1 milles
3 REGION AQUITAINE-PORT MEDOC Lalou Roucayrol – Amaiur Alfaro à 1146,8 milles

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