Accueil Blog Page 1520

Martin Defline change d’adresse.

Defline - Imagine 53
Defline - Imagine 53

L’architecte naval Martin Defline, qui dirige Defline Yacht Architecture et qui s’est récemment illustré avec l’Imagine 53 à double quille pivotante, nous signale son changement d’adresse. Pour cause d’agrandissement ! Vous pourrez désormais le trouver au :

8 rue Traversière – 17139 Chagnolet
et toujours : contact@defline.com.

www.defline.com

- Publicité -

Au front pour la deuxième fois

Cheminées Poujoulat
DR

Les équipages ont de nouveau dû mener un combat d’une sauvage intensité dans des vents contraires. Après une nuit sous haute tension, le pire est désormais derrière pour l’ensemble de la flotte. Groggy, les marins ont fait le dos rond. Les nouvelles reçues depuis le large des côtes portugaises sont rassurantes, même si on peut deviner à la lecture des messages envoyés dans la nuit, que la dépression à l’œuvre ces dernières heures, rapide et musclée, a de nouveau généré son lot de stress et de sueurs froides à des Class’40 mis à très rude épreuve.

Sur les atlantiques révoltées, les équipages ne s’en positionnent pas moins en direction des Açores et de l’île de Flores qu’ils doivent laisser à tribord. Le gros des troupes, à l’image des imperturbables trois premiers bateaux, Cheminées Poujoulat, Pôle Elior Santé et Novedia-Group poursuivent dans leur élan au nord-ouest, sur une route qui les oblige à tricoter au près dans des conditions proches d’une transat nord !
Dans ce petit tir groupé à trois, Tanguy de Lamotte et Adrien Hardy se distinguent néanmoins par un léger décaler sud, ils campent sur une position qui pourrait se révéler intéressante dans quelques jours. En
tout cas, un nouveau venu, et pas des moindres, pointe le bout de son étrave dans ces quartiers, un certain Telecom Italia. Giovanni Soldini et Pietro d’Ali ont fait cap à l’ouest cette nuit. Ils accusent désormais 70 milles de retard. Néanmoins on peut leur faire confiance pour rapidement combler ce petit écart à l’échelle des 4500 milles qu’il reste à parcourir pour rallier Progreso. La route est longue, elle est surtout semée de pièges et d’embûches…

- Publicité -

Thomas Ruyant vainqueur à Bahia

Thomas Ruyant
DR

Son temps de retard sur Bertrand Delesne (Entreprendre durablement) à Funchal était de 3h 00 mn 35 sec. Au top arrivée à Salvador de Bahia, Thomas compte 43 milles d’avance sur Bertrand Delesne. On peut estimer, avant l’arrivée de ce dernier, que Thomas Ruyant est le vainqueur de La Charente-Maritime/Bahia Transat 6,50 2009.
Son temps cumulé sur les deux étapes est 24 jours 23 heures et 38 minutes à la vitesse moyenne de 7,14 nœuds.
 
Premières déclarations de Thomas Ruyant

Quelques petits sauts de cabri, un chapeau du carnaval de Dunkerque sur le crâne, en larmes, Thomas Ruyant (Faber France) a fait une entrée remarquée dans la Marina de Bahia. Devant la meute de journalistes dans un grand sourire il a commencé : « Je n’aime pas trop et ne sais pas parler dans ces moments là. Ce fut une immense émotion quand j’ai franchi la ligne d’arrivée. Un grand moment de bonheur ».
Une caïpirinha plus tard, Thomas toujours ému racontait sa course : « La différence ça fait deux ans qu’elle se fait. Deux ans de travail pour arriver à ce résultat. Nous sommes restés au contact avec Schipman et Delesne, ce fut vraiment sympa. On se parlait à la VHF. Mais qu’elle est dure cette transat. Traverser l’Atlantique sur de pareilles cagettes ce n’est vraiment pas évident ».
Et de confier : « Je parlais tous les jours à mon bateau. Je connaissais ses qualités et ses défauts. Il a répondu à toutes mes attentes. Je me suis vraiment mis dans le rouge dans le pot au Noir. J’étais sans cesse à la barre en me disant, après il y aura du près tu pourras te reposer. Je n’ai vraiment rien lâché. Je mettais parfois même sous les grains le spi. C’est là que petit à petit j’ai creusé l’écart. Ensuite, j’ai fait de la vitesse en barrant un maximum ».
On lui apporte fruits et « caï ». Il déguste : « C’est ça qui manque. La nourriture. Que c’est bon. Là tout de suite j’ai envie de bien manger de retrouver la famille, les amis et… de dormir sur le ventre ».
 

- Publicité -

Joyon a retrouvé l’alizé

Francis Joyon - Idec
DR

« Je passe au grand large du banc d’Arguin, en Mauritanie, où la pêche ne se pratique qu’à la voile, où la ressource est préservée. C’est un endroit extraordinaire, sans doute un des mieux préservés de la planète. J’aime bien penser à ces pêcheurs… à chaque fois je me dis que j’aimerais m’arrêter ici un jour ». Francis Joyon est ainsi fait : dans sa tête il y a la voile, le bateau, la vitesse, le record… mais aussi et surtout l’environnement, la nature, ses rêves de voyageur planétaire. Il y a encore « ces poissons volants qui jaillissent en flux continu sur le bateau, à tel point qu’il faudrait presque que je mette un casque, ou bien encore en faire mon petit déjeuner même si je suis très classique de ce côté : café, tartines ! » Il y a encore « ce ciel typique des alizés, cumulus et petits nuages blancs, très agréable…»

Au Cap Vert dès ce soir
Alizés ? « Oui, c’est reparti ! La bulle anticyclonique a été un peu plus longue que prévue à franchir, mais c’est fait : après une nuit dans 8 noeuds de vent où il était bien difficile de faire avancer le bateau, j’ai désormais 14 à 15 noeuds d’Est-Nord-Est bien établis et ça change tout : le bateau file à 22, 23 noeuds maintenant… cette première difficulté est surmontée ».

Surmontée aussi la péripétie d’un sac plastique coincé dans le safran qui a obligé Francis à rouler le gennaker, se mettre face au vent et faire plusieurs marches arrière pour se débarrasser de ce corps étranger qui freinait la progression. Maintenant, il faut songer aux difficultés suivantes, à savoir le passage du Cap Vert dès cette nuit – « sans me faire déventer comme cela a failli m’arriver à Madère » – et ensuite évidemment le pot au noir. Le passage de l’équateur est prévu pour ce week-end, après environ 7 jours de mer donc… comme annoncé au départ samedi dernier.

L’équateur en une semaine
Côté stratégie, « pour passer le pot au noir, que j’entamerai samedi matin, voire dès la nuit de vendredi à samedi, je vais viser un point entre 25 et 27° ouest », explique le skipper d’IDEC. « Cela rallonge un peu la route, mais la zone de transition y est moins épaisse et moins active qu’à l’est ; et ce choix s’avère très souvent payant au final ». Et puis, comme le veut la coutume du bord pour ne pas casser la ligne de démarcation des hémisphères et que le monde se délite comme un rôti dont on couperait les ficelles – selon l’histoire racontée par Francis pour faire rêver ses enfants – Joyon a promis de relever les appendices d’IDEC au passage de l’équateur. Il aura alors « la tête en bas » et s’attaquera avec délice à l’Atlantique Sud, cap sur Bonne Espérance. Par quels chemins détournés ? Tout dépendra de la position de l’anticyclone de Sainte Hélène, comme de coutume là encore. Mais n’anticipons pas. Pour l’heure, un marin heureux file au grand large de la Mauritanie. A fond.

- Publicité -

Réaction d’Hervé Cléris suite à l’avarie importante subie par Prince de Bretagne

Avarie Prince de Bretagne
DR

L’avarie ?
On était en navigation. Il y avait de la mer, de la houle avec un vent autour des 15-18 nœuds mais c’était des conditions tout à fait maniables. On a entendu un gros crac qui s’est prolongé pendant environ 10 secondes et l’on a vu le flotteur tribord. qui se désolidarisait des bras. J’ai eu tout de suite le réflexe de lofer et de choquer les voiles sinon, on chavirait n’ayant plus d’appui sous le vent. On a réussi à rester bout au vent en démarrant le moteur pour assurer le mat. Dès que tout était assuré on a lancé un « mayday » qui a été relayé par le Cross. On a été récupéré très près de la côte par la SNSM de Camaret. J’en profite pour remercier toutes les personnes  qui sont intervenues pour nous sortir de ce mauvais pas.

Le remorquage ?
Très délicat car il y avait le flotteur qui était simplement retenu par le filet. Il venait cogner dans la coque centrale. Il y avait quand même environ 4 mètres de creux… C’était chaud ! On ne pouvait remorquer qu’à 2 ou 3 nœuds. On a réussi à gérer et surtout on a tout ramené au port de Camaret.

Les causes ?
C’est évidemment trop tôt pour le dire. On a réuni l’équipe. On va travailler pour connaître les causes. Le bateau est neuf c’est certain mais l’on avait fait notre qualif (pour la Jacques Vabre) dans des conditions musclées dans le Golfe de Gascogne pour justement tester le bateau. Il n’y a eu aucun signe avant-coureur.

La Transat Jacques Vabre ?
Forcément, notre participation n’est pour l’instant plus d’actualité avec ce bateau car il ne s’agit pas juste de recoller les morceaux. Il faut comprendre ce qui s’est passé. Un gros chantier nous attend.

Le moral  ?
Ca fait un an qu’on travaille tous d’arrache-pied pour ce projet. On touchait à une  première récompense de ces efforts. C’est très décevant car nous voilà de nouveau en chantier. Mais on va se serrer les coudes. Et puis l’on va faire ce qu’il faut pour revenir.

- Publicité -

Resserrement en tête

Elior Santé - Solidaire du Chocolat
DR

Les skippers ont beau appeler de tous leurs vœux l’anticyclone des Açores pour qu’il serve enfin un flux salvateur de portant dans leurs voiles, ce système de hautes pressions qui gouverne la météo sur l’Atlantique s’est affaissé. Il a dû céder la place à un système dépressionnaire qui génère une succession de fronts et des conditions, non pas anormales mais suffisamment exceptionnelles, pour franchement changer la donne et surtout rendre la navigation des bateaux complexe et difficile. Dans ce contexte perturbé, la plupart des équipages se sont donc résolus à tracer leur sillon sur une route au nord-ouest loin des clichés de glisse, de beau temps et de belle mer, qui s’accrochent à l’imaginaire des transatlantiques.

Dans des conditions ingrates et rugueuses, au gré des fronts, les 18 duos font donc le dos rond. Ils progressent laborieusement face au vent dans l’attente des jours meilleurs. Après une nouvelle tempête qu’ils ont traversée avec succès, la course n’en a pas moins repris ses droits comme en témoigne le dernier classement. A 14 heures, les écarts se resserrent très nettement en tête. Calés sur des trajectoires similaires, les duos Jourdren – Stamm (Cheminées Poujoulat) et Bouchard – Krauss (Mistral Loisirs-Pôle Santé Elior) livrent, au près débridé et dans des conditions plus maniables, un duel d’une belle intensité : moins de 6 milles les séparent désormais. Quant à la paire De Lamotte – Hardy (Initiatives-Novedia), légèrement décalée au sud, elle va vite et ne cesse de réduire l’écart : la voilà à moins de 15 milles du chef de file. Dans ce petit groupe aux avant-postes progressent aussi les redoutables Soldini et D’Ali. Après s’être recalés à l’ouest en pleine tempête, les Italiens accusent près de 60 milles de retard, mais n’ont certainement pas fini de faire parler l’écume…

De l’autre côté, deux bateaux jouent une autre carte, une autre option. Les tandems Nigon – Jouany (Axa Atout Cœur pour Aides) et Consorte – Aubry (Adriatech) ont en effet clairement misé sur les alizés. Ils s’éloignent de la route directe et  plongent dans le classement le long du Portugal. Pas question de perdre le sud ! N’en déplaisent aux leaders, ils progressent désormais sous spi et sous le soleil. A 200 milles de la tête de flotte, ils ont encore toutes les raisons d’espérer qu’une porte s’ouvre et leur serve ce flux de vent salvateur qui répond encore aux abonnés absents. Leur route est encore longue. Elle l’est aussi pour les deux complices de Vale Inco-Nouvelle Calédonie. Après s’être arrêtés pour réparer leur grand-voile en lambeaux, Yves Ecarlat et Lionel Régnier ont repris le fil de la course. Ils accusent 335 milles de retard sur les premiers. Eux aussi peuvent rêver d’alizés…

- Publicité -

Le Wave Finder sur la Solidaire du Chocolat.

Wavefinder
Wavefinder

Le Wave Finder, système de détection d’homme à la mer (MOB) développé par Kannad, a été sélectionné sur « La Solidaire du Chocolat », première transatlantique entre la France et le Mexique qui a pris le départ de Saint Nazaire le 18 Octobre dernier.
Le Wave Finder est le seul MOB à proposer une fonction de suivi, pour ne jamais perdre la trace de la personne tombée à l’eau, et ce jusqu’à ce qu’elle soit secourue. Le Wave Finder, équipement de sécurité indispensable, est adapté à la plaisance comme à la course, et permet d’organiser les recherches et le sauvetage d’une personne tombée à la mer.

En cas de chute à la mer, dans une eau à 15°C, le temps de survie n’excède pas une heure, chaque minute est donc comptée et les premiers à porter secours au naufragé sont les membres de l’équipage. Grâce au Wave Finder, l’équipage est immédiatement alerté de la chute d’un homme à la mer et peut connaître sa position en temps réel afin de le sauver.
Le système Wave Finder équipe une partie de la flotte de La Solidaire du Chocolat pour mieux garantir la sécurité des équipages.
Kannad est leader mondial dans la conception de systèmes de positionnement en environnement sévère.

Source : Kannad
www.kannad.com

- Publicité -

L’équipage de Groupama 3 est choisi

Equipage Groupama 3 2009 TJVerne
DR

De retour d’une session de préparation de sept jours dans le massif du Mont Blanc sous la direction d’Eric Loizeau, l’équipage de Franck Cammas a fait escale au PC Presse Groupama, dans le 8ème arrondissement de la capitale. Habitué des lieux, le skipper de Groupama 3 y a présenté un à un ses équipiers, au rang desquels on retrouve des champions de renommée internationale comme Stan Honey, Stève Ravussin, Lionel Lemonchois ou encore Thomas Coville : « j’ai constitué mon équipage en privilégiant la compétence bien sûr mais aussi la performance et la motivation. De ces trois qualités dépend la capacité à vivre ensemble pendant une cinquantaine de jours dans un espace réduit et dans un univers assez hostile. La réussite de notre tentative passe d’abord par là » analyse Franck Cammas.

Quatre "nouveaux" à bord

Le skipper de Groupama poursuit : "par rapport à notre précédente tentative, quatre nouveaux équipiers nous ont rejoints. Stan Honey remplace Yves Parlier à la navigation, Bruno Jeanjean remplace Yann Dekker qui est à bord d’Alinghi, tout comme Franck Proffit qui est remplacé par Lionel Lemonchois et Sébastien Audigane par Thomas Coville. Sur le papier mais surtout à bord lors de nos entraînements, c’est un équipage de rêve. Les six autres, que l’on pourrait qualifier d’anciens, sont sur Groupama 3 depuis sa mise à l’eau en 2006 : Stève Ravussin, Fred Le Peutrec, Loïc Le Mignon, Ronan Le Goff  et Jacques Caraës ». Avec, en moyenne, deux tours du monde victorieux par équipier, exception faite de Cammas, Ravussin et Jeanjean, l’équipage de Groupama 3 peut être qualifié d’expérimenté. Trois d’entre eux sont encore détenteurs de ce Trophée Jules Verne, trois ont également remporté la Route du Rhum, l’un la Volvo Ocean Race.. et ils ont ensemble battu le record de la traversée de la Méditerranée cette année…

Stand-by dans 10 jours

Reste deux choses à faire pour décrocher le Graal : bénéficier de conditions météorologiques favorables pour s’élancer d’Ouessant et doubler les trois caps mais aussi préserver Groupama 3 pour l’emmener jusqu’à l’arrivée après plus de 40.000 kilomètres de navigation à haute vitesse dans des mers souvent difficiles, parfois à la limite des glaces, loin de toute terre habitée : « Par rapport à notre première tentative autour du monde, nous avons beaucoup progressé. En renforçant significativement les flotteurs de Groupama 3 mais aussi en parcourant beaucoup de milles avec deux objectifs : tester la structure pour gagner en confiance et mieux connaître le bateau pour aller plus vite » poursuit Franck Cammas. A dix jours du début du stand-by fixé au 1er novembre, le skipper de Groupama 3 peut compter sur Sylvain Mondon, expert à Météo France, pour analyser quotidiennement les prévisions et détecter suffisamment tôt une bonne fenêtre afin de laisser le temps à l’équipage de rejoindre le bord : « Pour s’élancer dans de bonnes conditions, il faut un vent de nord-est de 20 à 25 nœuds qui nous permette d’atteindre l’équateur en cinq à six jours. On ne peut malheureusement pas anticiper davantage, notamment sur la position de l’anticyclone de Sainte Hélène. Mais la règle est la même pour tous les challengers ».

Grâce au système des codes couleurs mis en place (rouge, orange, jaune et vert), l’équipage ne reste pas à attendre à Lorient ou à Brest l’heure fatidique. Basés aux Etats-Unis, au Brésil, en Suisse et en France, les équipiers sont prévenus au moins 72 heures à l’avance d’un probable départ. Avec l’obligation d’être à bord 24 heures avant le départ du quai pour le passage de la ligne à Ouessant. Une organisation qui fait dire à Franck Cammas : « Par expérience, les périodes de stand by sont délicates à vivre car on ne peut rien projeter, rien organiser sur plus de trois jours. Analyser les prévisions météo, c’est bien, mais nous préférons l’action. Alors, si une bonne fenêtre se présente rapidement, nous serons tous les dix très heureux de nous élancer dans cette difficile mais extraordinaire aventure qu’est un tour du monde à la voile. Nous avons, avec Groupama 3, un bateau exceptionnel. À nous d’en tirer le meilleur pour battre le record établi par Orange 2 et Bruno Peyron il y a quatre ans ».

L’équipage et l’organisation à bord de Groupama 3 :
•    Quart n° 1 : Franck Cammas / Loïc Le Mignon / Jacques Caraës
•    Quart n° 2 : Stève Ravussin / Thomas Coville / Bruno Jeanjean
•    Quart n° 3 : Fred Le Peutrec / Lionel Lemonchois / Ronan Le Goff
•    Navigateur hors quart : Stan Honey monte sur le pont pendant les manoeuvres
•    Chaque quart dure trois heures
•    Un quart sur le pont, un quart en stand-by prêt à manœuvrer, un quart de repos total

Le record à battre
Détenu depuis 2005 par Bruno Peyron sur Orange 2 en 50 jours 16 heures 20 minutes à 17,89 nœuds de moyenne. Étaient à bord : Lionel Lemonchois, Ronan Le Goff et Jacques Caraës.

- Publicité -

Après la tempête, la stratégie

Telecom Italia
DR

Pour la flotte de la Solidaire du Chocolat, le cap Finisterre représente un passage important. Aux portes
des grands espaces océaniques, il symbolise la sortie du golfe de Gascogne. Après un début de course sous le signe de la tempête, le laisser dans son sillage est certainement source de soulagement comme le suggère l’Espagnol Gonzalo Botin à bord de Tales : "  Nous sommes par le travers du cap Finisterre, le premier passage important de la régate. Même si ce qui nous attend prochainement sera tout aussi compliqué, le golfe de Gascogne est désormais derrière ".

Jourdren-Stamm d’un côté, Soldini-D’Ali de l’autre…

Aux abords du cap Finisterre, après une nuit plutôt calme, la course reprend ses droits sur fond de grandes options stratégiques. Ce matin, les honneurs du classement reviennent toujours à l’imperturbable duo Jourdren-Stamm. Bien accroché en tête,  à près de 9 nœuds de moyenne, il creuse les écarts avec ses poursuivants immédiats, comme avec le reste de la flotte. Le plus rapide ne fait certainement pas mentir son statut de favori dans ces quartiers hauturiers proches de la route directe.

Pas plus que le tandem italien Solidini-D’Ali d’ailleurs, qui a paré le cap Finisterre non loin des côtes et qui met désormais un soupçon d’ouest dans sa route. Revenu en force dans le classement, en 7è position, il concède 60 milles sur les leaders. Pour autant, les Transalpins affichent surtout un écart latéral de 76 milles. Ils continuent de progresser sur une position qui pourrait leur sourire à moyen terme, en sortie de système dépressionnaire. Beaucoup d’équipages, à l’image des Espagnols de Tales (Botin-De la Plaza), des complices d’Axa Atout Cœur pour Aides (Nigon-Jouany), des Britanniques de 40 Degrees (Harding-Merron) ou encore des Chiliens de Desafio Cabo de Hornos (Cubillos-Bravo Silva), ne s’y trompent pas : ils les suivent vaille que vaille sur cette voie sud, réputée pour déboucher, le long des côtes espagnoles, sur l’autoroute des alizés.

De leur côté Yves Ecarlat et Lionel Régnier ont rejoint la Corogne sur les coups de 5h45, heure française. Les deux compères de Vale Inco-Nouvelle Calédonie espèrent réparer leur grand voile au plus vite, avant de reprendre les chemins de cette grande traversée océanique pour le moins tonique. Et partir en chasse
des 18 équipages encore en course, qui profitent d’une relative accalmie avant l’arrivée d’un nouveau front, annoncé rapide et musclé. « Si les routes continuent de diverger, les équipages progressent ce matin tous sur la même trajectoire dans pas trop de pression. Le vent doit revenir aujourd’hui par l’ouest, par le large, avec nouveau front en fin de journée qu’il faudra négocier », précise  Bernard Duval, directeur de course.

- Publicité -

IDEC est dans les temps

idec
DR

Comme prévu, Francis Joyon est ralenti depuis une douzaine d’heures : la moyenne d’IDEC a chuté de 25 à 15 noeuds, alors que le maxi trimaran rouge évolue ce mercredi après-midi à 240 milles dans le sud-ouest de l’archipel des Canaries. En cause : une bulle anticyclonique qui se déplace vers l’est et contraint Joyon à opter pour une descente en escalier vers le sud. Son routeur Jean-Yves Bernot explique : « Francis doit faire tantôt de l’ouest tantôt du sud pour ‘descendre’ et ainsi passer sous l’anticyclone avant de retrouver un alizé bien établi et de pouvoir de nouveau accélérer ».

L’équateur ce week-end ?

Dans ces conditions, la quatrième journée de ce nouveau record entre France et Ile Maurice – qui s’est achevée ce mercredi midi – n’a évidemment pas été des plus rapides : 373 milles parcourus, contre 500 milles la veille et respectivement 442 et 338 milles lors des deux premiers jours de course. Rien d’alarmant non plus : à 413 milles de moyenne par jour soit 17,2 noeuds depuis le départ, Joyon est toujours parfaitement dans les temps pour ne pas avoir à utiliser l’intégralité des 25 jours de vivres qu’il a prévu pour tenir jusqu’à l’île Maurice.
« Francis devrait toucher l’alizé dès demain jeudi », estime Jean-Yves Bernot qui table toujours sur un passage de l’équateur ce week-end. Soit là encore dans le timing d’ « environ une semaine » qu’envisageait le skipper d’IDEC avant son départ de Port-Louis samedi dernier.

- Publicité -
- Publicité -