- Publicité -
Accueil Blog Page 1514

Groupama 3 se rapproche de la route directe

Groupama 3
DR

L’équipage était préparé à une phase de transition assez délicate à négocier, certainement la zone la plus exigeante depuis le départ d’Ouessant il y a presque dix jours. Mais si le ralentissement a été sensible, particulièrement en milieu de nuit, Franck Cammas et ses neuf équipiers ont tout de même réussi à limiter les dégâts par rapport au temps de référence : toujours un peu plus de 300 milles dans l’escarcelle… Mais surtout, c’est en termes de cap que le bilan est positif puisque Groupama 3 peut désormais se rapprocher d’une route presque directe vers le cap de Bonne-Espérance.

Un premier empannage avait été enclenché mardi en début d’après-midi pour aller chercher une dépression au large de l’Argentine, mais il fallait d’abord s’extraire du système anticyclonique qui présentait deux cellules de hautes pressions et un passage étroit entre elles. La trajectoire brisée démontre bien que la vigilance était constante pour éviter de se faire prendre dans une bulle sans vent. Et l’alerte a résonné plusieurs fois, en particulier juste après minuit, quand la moyenne s’est écroulée à moins de vingt noeuds… Mais au le lever du jour, Groupama 3 n’était pas encore tout à fait sorti de ces pièges à répétition : il lui faut gagner encore dans le Sud pour toucher enfin les vents d’Ouest des Quarantièmes Rugissants. Encore une journée difficile en perspective pour Franck Cammas et ses hommes ! Il leur faudra composer avec un relief météorologique accidenté pour tracer un chemin au travers de ces hautes pressions mal organisées. Mais la bretelle de sortie est proche avant la grande ligne droite sur l’autoroute dépressionnaire…

« Groupama 3 est engagé sur la route "intérieure" et utilise au mieux le vent de secteur Nord-Ouest pour raccourcir sa trajectoire. L’objectif est de rejoindre le flux perturbé au niveau des 40èmes la nuit de jeudi à vendredi ou vendredi matin. Cela ne va pas être facile, la nuit de mercredi à jeudi et la journée de jeudi vont être assez lentes avec une vitesse parfois inférieure 15 noeuds. Une fois de plus, la porte se fermera juste derrière eux (si tout se passe bien) et la température commencera à chuter dès mercredi soir. L’entrée dans l’océan Indien est attendue pour la nuit de dimanche à lundi ou lundi 15 matin. Un temps difficile à estimer précisément tant que la zone délicate n’est pas traversée complètement, » analysait Sylvain Mondon de Météo France.

- Publicité -

Choix cornélien pour Groupama 3

Stan Honey à la barre de Groupama 3
DR

Il faut d’abord passer un col avant de descendre dans la vallée dépressionnaire ! C’est toute la problématique de ce contournement de l’anticyclone de Sainte-Hélène : Franck Cammas et ses neuf équipiers ont dû empanner en début d’après-midi pour se recaler vers le Sud-Ouest afin de ne pas s’enferrer dans des calmes.

« Ce midi, nous sommes en bordure Sud-Ouest de l’anticyclone de Sainte-Hélène sur une mer plate dans du vent chaud, pas très consistant d’une quinzaine de noeuds. Mais ça glisse très bien… Le bateau ne souffre pas et nous non plus. Nous avons réussi à maintenir notre écart par rapport au temps de référence, mais nous allons en perdre dans les jours qui viennent : nous espérons arriver à la longitude du cap de Bonne-Espérance avec moins d’une demi-journée de retard sur Orange 2, » analysait Frédéric Le Peutrec lors de la vacation radio.

La route n’était pas encore tout à fait tracée en ce mardi car de petites bulles anticycloniques se forment sur la trajectoire idéale. Deux solutions sont envisagées selon le déplacement de ces hautes pressions qui génèrent peu de brise. Soit un long bord tribord amure permettra d’aller chercher un front froid au large du Rio de la Plata, soit les cellules anticyclones obligeront Groupama 3 à enchaîner plusieurs manoeuvres pour se faufiler entre ces zones sans vent.

« Il fait toujours très chaud à l’intérieur du bateau ! Mais on a pu naviguer sous gennaker en incurvant notre route au fur et à mesure que le vent de Nord-Est faisait place à du Nord, et maintenant à du Nord-Ouest. Nous suivons la courbure naturelle de l’anticyclone. D’ici le début de l’après-midi, nous allons effectuer un empannage pour nous recaler afin d’aller chercher un flux plus soutenu que nous essayerons d’atteindre mercredi. Il faut d’abord passer un petit col entre deux centres de hautes pressions : nous serons cette nuit dans de petits airs… Mais à la sortie, nous attraperons le train dépressionnaire ! »

Il est donc déjà acquis que le trimaran géant va voir son avance de 393 milles de ce neuvième jour de mer fondre très sensiblement, mais une fois atteint les Quarantièmes Rugissants, le vent va se stabiliser au secteur Ouest et des distances de plus de 600 milles vont s’enchaîner. Cela ne suffira probablement pas à revenir sur Orange 2, car le détenteur du Trophée Jules Verne avait accumulé de très bonnes journées sur cette belle parabole atlantique. En attendant, Franck Cammas et ses hommes profitent de conditions idéales pour faire une propreté générale.

« On consomme pas mal d’eau en ce moment, entre 50 et 60 litres par jour ! On profite aussi de la température de l’eau de mer pour prendre des douches et on peut même se rincer… Il n’y a pas un embrun sur le pont, mais dans quelques jours, nous allons enchaîner les semaines dans le Grand Sud : on ne pourra plus se déshabiller… »

- Publicité -

Les RC 44 ont le vent en poupe

RC44 Dubaï 2009
DR

La saison 2010 pour les RC 44 débutera dans 15 jours à Dubaï avec le Trophée Al Maktoum du 22 au 27 février. A la fin du mois d’avril la flotte sera de retour en Europe pour disputer la Coupe d’Autriche. Le championnat continue en juin à Copenhague avec un autre rendez-vous à confirmer cet été. Les RC 44 seront de nouveau aux Canaries en octobre avant le dénouement de la saison en décembre. De nouvelles équipes sont attendues, mais les anciennes seront de retour. Comme en 2009, ce sera un plateau d’exception avec parmi d’autres, Ray Davies, Terry Hutchinson, Larry Ellison, Russell Coutts et Paul Cayard.

Parmi les changements majeurs, les épreuves débuteront désormais avec deux journées de match races. Une journée d’entraînement pour la course en flotte est maintenant prévue, qui pourrait servir, au cas échéant à terminer les match races. Ensuite trois journées de courses en flotte figurent au calendrier, mais la longue course côtière ne sera courue que si le parcours est jugé intéressant et n’aura plus un coefficient de deux. Les organisateurs annoncent également la mise en place d’un Championnat du Monde à Lanzarote.

Pour la première épreuve de la saison à Dubaï, neuf des dix équipes qui ont participé ici en 2009 seront présentes. A noter qu’en l’absence de Larry Ellison et Russell Coutts, ce sera Mike Perris et Adam Minoprio, le champion de match racing, qui les remplaceront. Ce sera aussi une première occasion de voir Terry Hutchinson dans cette classe, car désormais il remplace Dean Barker sur Artemis.

Championnat 2010 :
22 – 27 février Dubai
29 avril – 4 mai Lac Traunsee (Autriche)
8 -13 juin Copenhague Danemark
août Reste à confirmer
11 – 16 octobre Puerto Calero, Canaries
7 – 12 décembre Reste à confirmer

- Publicité -

Retour sur la première semaine de mer de Groupama 3

Franck Cammas Groupama 3 février 2010
DR

Groupama 3 s’est élancé dimanche 31 janvier après-midi alors qu’un flux de Nord d’une dizaine de noeuds s’établissait à peine sur Ouessant. Le vent de Nord glacial s’est rapidement renforcé puisque moins d’une heure après leur départ, Franck Cammas et son équipage naviguaient déjà dans vingt noeuds de vent (puis 26/28 nds en début de soirée).

Le temps est compté pour rejoindre le cap Finisterre puisqu’un anticyclone est prévu sur zone lundi matin. C’est sur un seul bord en bâbord amure que Groupama 3 parvient à sortir du golfe de Gascogne quelques heures seulement avant que le passage ne se ferme derrière son sillage. Un empannage en bordure Sud de l’anticyclone lundi matin permet à Franck Cammas et son équipage de ne pas se faire rattraper par les vents très faibles plus au Nord. Plusieurs empannages sont nécessaires (lundi 1er février) au large de la Galice pour rejoindre des vents restés soutenus plus au Sud. C’est une dépression orageuse présente au Sud-Ouest des Canaries depuis de nombreux jours qui produit ces vents d’Est à Nord-Est soutenus (18/24 nds) sur sa bordure Nord.

En exploitant à la fois les vents portants et le mouvement vers le Nord-Est de cette dépression en phase de comblement, Groupama 3 la contourne par l’Ouest. Puis le trimaran géant quitte ce système à la faveur d’un empannage dans des vents de Nord assez forts (25/30nds) au Sud-Ouest de l’île de Madère (mardi 2 février).

Le flux résiduel de secteur Nord permet à Groupama 3 de doubler rapidement les Canaries en se positionnant pour aborder le troisième système à négocier dans l’Atlantique Nord : une dorsale associée à l’anticyclone situé très au Sud des Açores. Cette dorsale s’étend vers l’Afrique et tend à occuper l’espace laissé libre par la dépression que Groupama 3 vient de contourner. L’objectif est de parvenir à rejoindre les alizés présents sur la bordure Sud de la dorsale. Trois empannages seront nécessaires pour réussir (mercredi 3 février), mais l’équipage est largement récompensé des nombreux efforts consentis jusque-là : les alizés assez timides au début se renforcent lentement pour atteindre 17/19nds et permettre au trimaran géant d’atteindre des vitesses moyennes fréquemment au-dessus de 30 noeuds.

La direction des alizés permet à Franck Cammas et son équipage de doubler l’archipel des îles du Cap-Vert (jeudi 4 février) très rapidement et de se positionner ainsi pour aborder (vendredi 5 février) la dernière difficulté de l’Atlantique Nord : la zone de convergence intertropicale. Le Pot au noir fidèle a sa réputation a été capricieux. En effet alors que jusqu’à vendredi après-midi les conditions plutôt clémentes permettaient d’envisager une traversée de cette zone délicate plutôt simple et rapide, il n’en fut rien. Franck Cammas et son équipage entrent dans le Pot au noir vers 4 degrés de longitude Nord où ils subissent leur premier grain. Après deux petites averses et une zone de calmes rapidement (30 minutes) évacuée, les prémices des alizés de Sud-Est se font sentir. Groupama 3 reprend alors de la vitesse et semble tiré d’affaire. Mais la zone de convergence intertropicale qu’il vient de franchir se désorganise puis s’organise à nouveau plus au Sud. Il faudra donc recommencer le franchissement mais cette fois avec des grains beaucoup plus actifs. La sortie ne sera effective que samedi 6 au matin au niveau de l’équateur après un peu plus de 5j et 19 h de mer depuis le départ.

Un long bord vers le Brésil commence alors (dimanche 7 février) et les vitesses varient entre 20 et 30nds au gré des fluctuations des alizés de Sud-Est (12 et 19nds) et de la traversée de plusieurs lignes de grains. Ce bord débute au près au niveau de l’équateur, puis le vent revient lentement à partir de la latitude de Recife pour s’établir Est puis Nord-Est (lundi 8 février) en allant vers le Sud. Le bord s’est prolongé donc au portant le long des côtes brésiliennes dans des vents mollissants.

- Publicité -

Les Italiens de retour en 2011

Italia 70- Elkann
DR

Elkann âgé de 33 ans et vice-président de Fiat a commencé à évoquer une participation italienne à la Volvo Ocean Race lors d’une sortie avec Giovanni Soldini sur le maxi de son grand-père, Gianni Agnelli. Pour Giovanni, connu pour ses exploits en solitaire, ce tour du monde est un rêve depuis son enfance. Quant à Carlo Croce, le fils de Beppe, l’ancien président de l’ISAF, il est lui-même président de la Fédération italienne et Président du Yacht Club Italiano, qui soutient cette nouvelle participation, qui sera effectuée à bord du plan Juan Kouyoumdjian, l’ex-Ericsson 3.

Elkann veut réunir des sociétés italiennes afin de trouver le budget de 15 millions d’euros, mais n’exclut pas d’être à bord pour quelques étapes. Pour Soldini c’est une opportunité de développer la voile en Italie. Soldini et Croce ont ainsi l’intention de créer un centre d’entraînement sous la houlette de la Fédération italienne. Giovanni Soldini : « Dans mon pays, nous n’avons pas beaucoup de marins de la course au large et je crois qu’il faut commencer à former un groupe capable d’effectuer un tour du monde. Ce que l’on recherche en priorité est la passion. » Il revient aussi sur le choix d’Ericsson 3 expliquant que cela permet des économies mais permet aussi à l’équipe de mieux préparer sa campagne.

Pietro d’Ali est également impliqué dans le projet, Italia 70. Un marin très expérimenté, il a participé aux Jeux Olympiques, à la Coupe de l’America et était présent lors de la dernière participation italienne à la Volvo Ocean Race sur Brooksfield. Co-skipper de Soldini lors de la Transat Jacques Vabre 2007 (vainqueur en Class40) et dans la Solidaire du Chocolat 2009 (second), il sera sa main droite dans cette nouvelle campagne, basée à La Spezia, non loin du Yacht Club Italiano.

- Publicité -

Des géants théoriquement proches, à lire dans le nouveau Course Au Large

autopromo proches cal 40
DR

A LIRE DANS COURSE AU LARGE N°40

"THEORIQUEMENT PROCHES"

Mike Kermarec est ingénieur hydrodynamicien. Après l’école de Nantes (ENSM) où il se spécialise dans l’hydrodynamique, il rédige une thèse puis travaille dans un laboratoire du CNRS à Marseille très orienté, lui, sur l’aérodynamique. À partir de 1992, il intègre le team Pajot pour la Coupe de l’America 95 à San Diego, spécialisé en voilerie avec Bertrand Cudennec et Laurent Delage sur la partie calcul et études. Il élabore des voiles jusqu’en 2000 pour Sixième Sens puis, chez Prada Challenge en 2003 et embraye sur l’hydrodynamique (profil des appendices) et les prédictions de performance. Chez Oracle BMW Racing pour la Coupe 2007, il s’occupait plutôt des VPP (prédictions de vitesses théoriques, ndr) et des appendices, ce qu’il a fait cette fois encore pour ce nouveau défi.

Retrouvez la suite de cet article dans le nouveau magazine Course Au Large, N°40, en kiosques actuellement….

Egalement au sommaire de ce numéro 40 de Course Au Large, entre autres :

. ENFIN SUR L’EAU !

. ZOOM SUR LE CLIMAT HIVERNAL DE VALENCIA ET LES REGLES DU DOG MATCH

. AILE RIGIDE : BMW-ORACLE COMME UN AVION ?

. ILS VONT JOUER LA COUPE – QUI SERA A BORD ?

. « SIMPLEMENT RIDICULE », ENTEND-ON AU ROYAL YACHT SQUADRON…

- Publicité -

Pas assez de vent pour le duel, rendez-vous mercredi

les 2 multis rentrent au port
DR

Il était tout juste 6h30 ce lundi, lorsque Alinghi 5 a quitté sa base, au son des cornes de brume et des traditionnelles cloches suisses qui encouragent le team helvète depuis la 31e America’s Cup de Auckland en 2003. A 7h dans le port de commerce, ce fût le tour du trimaran « ailé » des Américains de quitter son mouillage après un show digne d’Hollywood. En pleine nuit : tapis rouge, projecteurs, bannière étoilée, musique à fond, tout y était.

Les multicoques ont ensuite parcouru les 25 milles qui les séparaient du parcours proposé par la direction de course. Peu avant 10h00 – heure prévue du signal d’attention – le comité a été contraint de repousser le départ faute de vent. Une heure et demie plus tard, l’équipe du Directeur de course Harold Bennett a déplacé la zone et positionné la bouée au vent à trois milles des côtes, au Sud de Valence, où un vent de 10 nœuds était alors enregistré. 

Mais le ciel est resté opaque et ce faible vent de secteur Ouest ne s’est jamais vraiment installé. Avec un maximum de 4 nœuds sur la ligne de départ et des variations du vent  de plusieurs dizaines de degrés – jusqu’à 100° – entre le bas et le haut du parcours, la situation ne permettait pas de lancer la course dans de bonnes conditions. La décision d’annuler la manche est survenue à 13h45 et est bien admise par les deux équipes.


Les marins et le public doivent donc s’armer encore d’un peu de patience. La prochaine occasion d’assister au premier duel de cette 33e America’s Cup est programmé mercredi à 10 h.

 


Ils ont dit :


Harold Bennett (NZL), directeur de course, 33e America’s Cup : « C’est évidemment décevant de ne pas avoir trouvé en mer les conditions que nous attendions. J’ai échangé avec les experts météo des deux équipes ainsi qu’avec les marins et nous n’avons eu aucun problème avec cette décision qu’ils considéraient comme la bonne. C’est dommage de ne pas avoir couru mais cela fait partie des règles du jeu et nous devons désormais attendre jusqu’à mercredi. » 



Ernesto Bertarelli (SUI), président et barreur, Alinghi : « C’est la première fois que nous nous rendons de nuit sur la zone de course. Cela a duré deux heures et c’était très spécial. Hier soir et encore ce matin, j’étais convaincu que nous allions régater mais peu avant 10 heures, les météorologues nous ont dit que les chances s’amoindrissaient et que le vent allait tomber, sûrement en raison de la pluie qui a empêché les airs thermiques que nous attendions d’arriver. C’était bien de voir pour la première fois les bateaux côte à côte et donc, rendez-vous mercredi. »



Jack Katzfey (AUS/USA), responsable météo, Alinghi : « Nos prévisions donnaient de 6 à 9 nœuds de vent aujourd’hui mais finalement le vent est resté trop faible pour courir. Le comité de course a eu raison de ne pas lancer la manche. Il y avait 2 nœuds sur la ligne ce qui est vraiment trop peu pour que le vent ne se stabilise. Avec 5 nœuds, vous avez déjà plus de chances d’avoir un flux régulier. »

Matteo Plazzi (ITA), navigateur, BMW ORACLE Racing : « Il y avait différentes cellules de basses pressions sur le plan d’eau avec, à 20 milles, jusqu’à 100° de différence d’angle du vent. Dans ces conditions, la course se serait jouée à la chance et personne ne souhaite jouer un point au hasard alors qu’il en faut deux pour gagner. »



Chris Bedford (USA), responsable météo, BMW ORACLE Racing : « Le comité de course a vraiment bien travaillé mais la configuration météo ne permettait pas de lancer la manche. Du vent venait du large mais il convergeait avec un autre flux de terre qui empêchait finalement l’installation d’un vent stable sur une distance de 20 milles. »

- Publicité -

Le musée portuaire de Dunkerque : unique en France !

Musée Portuaire de Dunkerque
Musée Portuaire de Dunkerque

Outre l’histoire du corsaire Jean Bart qui plane toujours dans l’air iodé du dunkerquois, il existe à Dunkerque un musée de France, le musée portuaire qui bénéficie d’une véritable reconnaissance dans les milieux maritimes.
 
Son musée à quai, blotti dans un ancien entrepôt de tabac, accueille une exposition permanente sur l’histoire et le fonctionnement du grand port de Dunkerque à travers la vie des hommes et des femmes qui y ont travaillé. Alors que son musée à flots, unique en France, présente une collection de bateaux – musées : le trois-mâts Duchesse Anne en est l’étendard mais le bateau-feu Sandettie, la péniche Guilde ou le remorqueur l’Entreprenant valent aussi le détour. En parallèle, toute l’équipe du Musée portuaire organise tout au long de l’année des expositions temporaires.

« Nous avons mis en place des rendez-vous mensuels dénommés les apéros lecture sur des thématiques telles que la tempête ou les ports » déclare Isabelle Roussel Directrice du musée. « Et puis dés maintenant nous consacrons une exposition photographique au travail du danois Jens Fink-Jensen "Voyage, du Danemark à Gibraltar, la côte photographiée par Jens Fink-Jensen". Outre la qualité des photos, cette exposition permet d’évoquer les ressemblances entre les pays côtiers de l’Europe Occidentale. Nous travaillons également sur une exposition sur la voile pour 2011. Le musée portuaire de Dunkerque est un lieu unique en France. Notre musée à flots est un patrimoine maritime d’exception. Au musée, nous évoquons largement l’histoire du port de Dunkerque mais également le fonctionnement des ports du monde entier ».

 
Plus d’informations :
www.museeportuaire.com
www.dunkerque-nautisme.com

- Publicité -

Timing serré pour Groupama 3

Groupama 3 - Franck Cammas
DR

Franck Cammas et ses neuf équipiers étaient un peu dans l’expectative à la lecture des fichiers météo qui ne rendent pas l’entrée dans l’Océan Indien très visible. Les hautes pressions de l’Atlantique Sud forment une barrière au large de l’Argentine et obligent le trimaran géant à faire une route très à l’Ouest, le long des côtes du Brésil. À seulement 150 milles du rivage, Groupama 3 a tout de même bien progressé en cette fin du week-end avant que les alizés ne prennent une composante plus Nord dans la nuit de dimanche à lundi.

« Sur le pont, c’est super agréable avec un grand soleil et une petite brise sous grand gennaker… Mais à l’intérieur, c’est l’étuve ! Nous avons eu du mal à dormir cette nuit parce que c’était étouffant. On fonce enfin vers le Sud puisque le vent tourne doucement vers le Nord-Est. La brise fluctue mais cette nuit, nous avons tout de même été plus rapides que prévu : on marchait régulièrement à plus de trente nœuds. On est donc un peu en avance sur le routage du week-end. On a un peu perdu ce matin, parce que ça se calme : on avance entre vingt et vingt-cinq nœuds. Le vent a commencé à tourner cette nuit entre les nuages. Il va falloir empanner prochainement quand la brise va s’orienter au Nord… » précisait Lionel Lemonchois lors de la vacation radio ce midi.

Rendez-vous avec un front

Au large de Vitoria lundi après-midi, Franck Cammas et ses hommes vont donc devoir patienter encore un jour ou deux avant de pouvoir redresser la barre ! Il n’est pas encore évident qu’ils puissent attraper un front froid qui se forme sur Porto Alegre en se déplaçant vers l’Afrique. Mais si le contact s’effectue au bon moment, la descente vers le cap de Bonne-Espérance va devenir extrêmement rapide. Il y a donc du travail en perspective, tant sur le pont qu’à la table à cartes pour s’extraire au plus vite de cette passe délicate.

« Ce n’est pas pour tout de suite, le virage à gauche ! Il faudra probablement enchaîner plusieurs empannages jusqu’à atteindre quasiment les Quarantièmes avant de faire route vers l’Est… On est parti pour faire un joli détour pour attraper un front dans le Sud, mais si on le rate, ce sera deux jours de perdus au passage du cap Leeuwin ! Il va falloir être dessus. D’un fichier météo à l’autre, la situation change et il est donc encore difficile de savoir quand nous allons franchir le premier cap, Bonne-Espérance. Cela se jouera à très peu de choses… »

Groupama 3 devrait en tout cas passer la barre symbolique des 20 000 milles à parcourir sur ce Trophée Jules Verne, dès mardi midi. Car paradoxalement, le trimaran géant allonge bien la foulée, mais perd du terrain sur le temps de référence : en se voyant contraint de s’écarter de la route directe, les 600 milles de moyenne sur l’eau se transforment en seulement 305 milles en distance de rapprochement.

- Publicité -

Ils jouent la Cup : les équipages dans le nouveau Course Au Large

Equipes Cup 2010
DR

A LIRE DANS COURSE AU LARGE

ILS VONT JOUER LA COUPE

Qui sera à bord des deux multis ? L’info est classée secret défense – comme le nombre de navigants – et ce probablement jusqu’à la veille du match. Via quelques indiscrétions et en se basant sur ceux qui se sont le plus entraîné, voici pourtant les deux « noyaux durs » probables. Côté américain, l’Australien James Spithill devrait tenir la barre, Russel Coutts n’y ayant quasiment pas touché à notre connaissance. Cinq nationalités sont représentées dans le Top Ten de BMW Oracle, dont trois Néo-Zélandais, deux Australiens, deux Italiens et l’inamovible régleur de GV hollandais Dirk de Rider, qui aura la responsabilité de l’aile si celle-ci est effectivement utilisée à Valence.
    
Et si Ernesto Bertarelli défendait lui-même « sa » Coupe de l’America ? Le big boss d’Alinghi est très bon barreur. Il n’est donc pas du tout impossible de le retrouver à ce poste, mais la concurrence est sévère avec les deux Français Loïck Peyron et Alain Gautier, Ed Baird ne faisant plus partie de la « short list ». La décision est prise, bien-sûr, mais elle aussi frappée du sceau du secret…

LIRE LA SUITE ET LES MINI PORTRAITS DES EQUIPIERS DANS COURSE AU LARGE N°40, ACTUELLEMENT EN KIOSQUES...

Egalement au sommaire de ce numéro 40 de Course Au Large, entre autres :

. ZOOM SUR LE CLIMAT HIVERNAL DE VALENCIA ET LES REGLES DU DOG MATCH

. DES PERFORMANCES THEORIQUEMENT PROCHES, PAR MIKE KERMAREC ET BENOIT CABARET

. AILE RIGIDE : BMW-ORACLE COMME UN AVION ?

. « SIMPLEMENT RIDICULE », ENTEND-ON AU ROYAL YACHT SQUADRON…

- Publicité -
- Publicité -