Accueil Blog Page 1512

Alinghi ok pour la Coupe à Valence en février !

Première navigation pour Alinghi 5
DR

Suite aux discussions infructueuses ce week-end, la Société Nautique de Genève – donc le Defender suisse Alinghi- a confirmé aujourd’hui dans un courrier adressé à la Juge Kornreich de la Cour Suprême de New York que le Defender est prêt à disputer le DoG match avec le Golden Gate Yacht Club à Valence en février 2010, ce qui correspond au souhait du club américain et de son sociétaire BMW Oracle.  La SNG accepte également de publier rapidement son Avis de Course pour la 33ème Coupe de l’America.

Pour rappel, suite au rejet par la justice américaine du premier choix de la SNG, qui portait sur Ras Al Khaimah aux Emirats Arabes, le Defender avait proposé deux lieux dans l’hémisphère sud: Proserpine/Airlie Beach et Townsville en Australie, estimant que les conditions en février convenaient bien à la Coupe.  Tout en acceptant Valence, les Suisses soulignent qu’ils sont prêts jusqu’au 13 novembre à accepter l’idée d’une rencontre en Australie mais exigent que les Américains mettent fin à toutes leurs actions devant la justice new-yorkaise.

En février 2010
 
La SNG confirme la ville de Valencia comme site d’accueil de la 33e America’s Cup en février 2010, mais la proposition faite au GGYC pour un plan d’eau australien reste sur la table jusqu’au… 13 novembre 2009, dans deux jours donc.

Le skipper d’Alinghi, Brad Butterworth, qui a participé aux discussions à New York, n’a pas caché sa déception : "nous y sommes allés de bonne foi, prêts à faire des concessions pour que la Coupe se dispute enfin sur l’eau en février dans un duel entre deux multicoques ultra-modernes. Malheureusement, Oracle a une fois de plus adopté une attitude de prise de pouvoir. Cette fois leur priorité est de retarder la course car ils ne sont pas prêts. À l’origine, ils ont tout fait pour que l’épreuve ait lieu en février car à l’époque cela les avantageait. Maintenant ils doivent assumer leur choix. Je pense parler au nom de toute la communauté quand je dis que nous voulons voir la Coupe se résoudre sur l’eau le plus vite possible".

Extrait de la lettre de la SNG adressée à la Juge Kornreich envoyée le 10 novembre :

 
“À ce jour, après avoir proposé plusieurs lieux au GGYC, la SNG pense que la 33e America’s Cup doit se disputer en février 2010, sur l’eau plutôt que dans les Tribunaux de l’État de New York. En publiant l’Avis de Course pour des épreuves à Valencia en février 2010, la SNG se conforme avec (a) l’Ordonnance de la Cour, réaffirmée par la décision de la Cour d’Appel du 2 avril 2009, pour que les deux parties s’affrontent en février 2010 et autorisant Valencia comme site possible pour la 33e America’s Cup, et (b) l’instruction de Votre Honneur précisant que la SNG () organise la course, comme le veut l’ordonnance de la Cour d’Appel et du Juge Cahn en février."

- Publicité -

Le suspense reste entier

Initiatives-Novedia
DR

Autant dire qu’il y a autant d’agitation dans l’air que dans les classements aux détours des îles qui jalonnent le parcours long de 1 500 milles (2 780 km) entre Saint Barthélemy et Progreso. Les dernières 24 heures ont en effet été pour le moins mouvementées en tête de flotte alors que le rythme s’accélère dans des vents de secteur Est qui se renforcent globalement dans un régime perturbé par l’évacuation d’une dépression tropicale par le Nord-Ouest. Ça bouge, ça change et ça va vite alors que les quatre premiers équipages, passés en mode régate usent de tous les coups tactiques au fil des îles, au gré des effets de site, au tempo des phénomènes tropicaux.

De la Jamaïque à Cuba
Cette nuit, les complices de Cargill-MTTM, le moral regonflé à bloc après leur escale technique pour résoudre des problèmes de recharge d’énergie, ont navigué à 17 nœuds de moyenne pendant plusieurs heures. Au petit matin, les duettistes de Telecom Italia et de Cheminées Poujoulat avaient profité d’un bon couloir de vent en approche de la Jamaïque laissée à bâbord pour réduire de moitié leur écart de plus de 100 milles. Mais c’était sans compter avec la nouvelle échappée des solides leaders d’Initiatives-Novedia, parfaitement dans le tempo, à pleine vitesse à 15 nœuds de moyenne au large des côtes sud de Cuba, pour contenir la révolution qui gronde dans leur sillage. Au dernier classement, les voilà de nouveau crédités d’une avance de 143 milles face au duo italien et de 148 milles face au tandem helvetico-breton. Et dire que ces deux derniers se tenaient aussi en moins d’un mille il y a encore 24 heures !

L’incertitude l’emporte toujours et laisse la porte grande ouverte à de nouveaux rebondissements alors que la traîne de la dépression tropicale « IDA » promet encore de semer son lot de bulles sans vent sur la route du Yucatan. Tous les équipages doivent redoubler de vigilance et de prudence pour ne pas prendre le risque de se brûler les voiles si près du but, et tomber en panne d’air.

Nouveau départ en mer des Caraïbes
Cette régate d’une haute intensité aux avant-postes cache mal celle qui oppose plus en arrière deux autres équipages. Depuis qu’ils ont laissé l’Atlantique dans leur tableau arrière, 40 Degrees (Harding-Merron) et Desafio Cabo de Hornos (Cubillos-Bravo Silva) progressent à leur tour collés-serrés. Même topo : les voilà réunis en moins d’un mille au large de Puerto Rico. A 1 200 milles de l’arrivée, ils ont comme pris un nouveau départ en mer des Caraïbes. Ces duos britanniques et chiliens doivent néanmoins se méfier d’un possible retour du joyeux binôme de Groupe Picoty très en forme depuis qu’il a rejoint ces contrées maritimes propices à de croustillants actes de pirateries. Gageons en tout cas que les sept bateaux qui progressent encore sur les grands océaniques tardent aussi de s’y essayer. Et d’y goûter !
Mauvaise nouvelle cependant pour l’équipage de Vale Inco Nouvelle Calédonie qui déplore la perte de leur second spi.

Classement de 17 H (HF)

1 Initiatives – Novedia Tanguy De Lamotte • Adrien Hardy à 679.54milles de l’arrivée
2 Telecom Italia Giovanni Soldini • Pietro D’Ali à 143.28 milles
3 Cheminées Poujoulat Bruno Jourdren • Bernard Stamm à 148.66 milles
4 Cargill-MTTM Damien Seguin • Armel Tripon à 260.19 milles
5 Palanad 2 Tim Wright • Nicko Brennan à 355.9 milles

- Publicité -

Vents violents et mer en furie au programme

hugo boss
DR

Ils en ont goûté les premiers signes dès midi : le plafond de nuage qui descend progressivement, les premières pluies après une accalmie, le baromètre qui perd insidieusement quelques millibars et surtout le vent qui s’oriente au sud-ouest. Bien sûr, il n’est pas encore très puissant, mais les coureurs de la Transat Jacques Vabre ne s’y trompent pas. Tous ont suffisamment d’expérience du large pour savoir qu’ils y vont. Et personne ne saute de joie à l’idée de devoir affronter une mer en furie, de redouter l’avarie qui mettrait à bas des semaines de préparation, de troquer le mode régate pour celui de la survie. Faire le dos rond est parfois nécessaire, mais c’est le plus souvent aux prix d’une révision à la baisse des ambitions sportives. Quand on danse sur le dos du diable, on évite de fanfaronner.

Jouer la fuite?

Il y a un temps pour tout. C’est ce qu’ont du se dire, tant Michel Desjoyeaux et Jérémie Beyou en IMOCA, que Franck-Yves Escoffier et Erwan Leroux en Multi50. Comme un seul homme, les deux ténors de leurs séries respectives ont déclaré choisir faire route au sud pour tenter d’échapper au plus gros du fort coup de vent qui les attend. Cet allongement de route n’aura peut-être pas de conséquences pour les deux navigateurs de Crêpes Whaou !, compte tenu, d’une part de l’avance dont ils disposent déjà et d’autre part du potentiel de leur trimaran flambant neuf. Pour les hommes de Foncia, le pari est autrement plus risqué d’autant que le tandem n’avançait qu’à onze nœuds au dernier pointage de 17 heures quand le reste de la flotte fonçait à près de quinze, plein ouest dans la gueule du loup . Trou de vent passager ou petit souci que l’on ne tient pas à dévoiler?

1876 en mode furtif

Un autre concurrent est peut-être en train de tenter un coup stratégique d’envergure. Yves Parlier, qui avait reçu de ses années de la Solitaire du Figaro le surnom d’extra-terrestre, de par sa capacité à prendre des options radicales, a choisi le premier le mode furtif, avec son skipper associé Pachi Rivero. Bien évidemment, l’équipage se montrait assez peu disert sur ses intentions et sa stratégie et se réjouissait plutôt de l’incertitude qu’il jetait sur la flotte. Il reste que pour l’heure, tant les intentions avouées de Foncia que le coup de bluff de 1876 n’avaient guère l’air d’émouvoir outre mesure le reste de la flotte. Mais, ce premier passage en mode furtif montre que l’exercice devra être utilisé à bon escient. Yves et Pachi ont ainsi choisi d’utiliser cette arme rapidement à l’heure où la flotte était encore resserrée et où certains choix stratégiques pouvaient avoir des conséquences importantes.

Avaries pour Brit Air et Prince de Bretagne

Pour d’autres, l’heure n’est plus aux supputations. Armel Le Cléac’h et Nicolas Troussel tentent de faire route au plus vite vers Concarneau où toute l’équipe de Brit Air doit déjà être mobilisée pour effectuer une réparation express. Grand-voile bloquée au deuxième ris suite à l’arrachement du rail dans un empannage, les deux navigateurs tentent de rallier le port cornouaillais dans les meilleurs délais de manière à savoir s’ils peuvent encore espérer revenir dans la course où s’il vaut mieux jeter l’éponge. Même motif, même punition pour Hervé Cléris et Christophe Dietsch (Prince de Bretagne) qui se dirigent vers le port de La Corogne. Pour ces deux équipages, le temps de réparation comptera autant que la virulence de la dépression qui frappera la flotte. On a  déjà vu, par le passé, des escales techniques se révéler rentables. Un certain Michel Desjoyeaux, sur la Route du Rhum en 2002 et le Vendée Globe en 2008, ne démentira pas.

(Source Transat Jacques Vabre)

Ils ont dit :

Michel Desjoyeaux – Foncia –
« On a préparé les voiles de tempête et on a rangé le bateau. On va essayer de passer en faisant le dos rond. Il faut manager au mieux le bateau pour sortir en bon état de cette dépression hargneuse. Au sud il n’est pas évident que Michel (Desjoyeaux) ait des vents plus faibles. Il aura quand même 40  à 45 nœuds et une mer de face, comme nous. On contourne la dépression différemment mais les conditions sont à peu près les mêmes. Il y a plein de solutions mais je ne pense pas qu’il y en ait une qui soit plus évidente que les autres. On regarde tout le monde : les extrémistes et ceux qui font comme nous. »

Yves Parlier – 1876 –  en mode furtif
« Le mode furtif va nous permettre d’être plus osé dans nos options. Je ne pense pas que ça va nous  apporter énormément, mais pendant 14 heures on pourra disparaître des écrans de nos concurrents. Je trouve ça intéressant et je pense qu’il vaut mieux l’utiliser en début de course tant que les bateaux sont très proches. On savait qu’on utiliserait ce mode furtif assez rapidement. On va essayer de prendre une route gagnante si possible ! On y réfléchit beaucoup à cette route. Je pense que cette Jacques Vabre sera gagnée par quelqu’un qui aura bien navigué. La situation est très complexe avec la grosse dépression qui va envahir tout l’Atlantique. On ne voit pas encore comment on peut aller attraper les alizés, pour l’instant nous sommes encore en début de course, il va y avoir beaucoup de jeu, et beaucoup de redistribution des cartes. »

Erwan Le Roux, Crêpes Whaou !, 1er au clasesment Multi50 de 17h
« Ça va bien. Oui on est plein gaz vers le sud, on essaie d’éviter la dépression et pour avoir le moins de mer possible. On commence à toucher le début de la dépression, on a 20 nœuds de vent et déjà 4 mètres de creux dans une mer un peu formée. On commence à entrer dans le dur. On essaie de s’alimenter correctement mais entre la mer et l’émotion du départ ce n’est pas évident. On n’a pas encore trouvé le rythme mais on y travaille. On est amariné maintenant donc ça devrait aller. Et on s’est bien reposé la nuit dernière aussi, on a fait de grosses siestes avec Franck-Yves donc ça devrait bien se passer. Si l’orientation de la mer reste avec une houle d’ouest, ca devrait le faire, si ça change, cela risque de devenir compliqué. Le matériel est prêt pour affronter de plus rudes conditions. »

Pointage de 17h mardi :

IMOCA
1. BT à 4095 milles du but
2. GROUPE BEL à 1,9 milles du leader
3. SAFRAN à 6,3 milles du leader

MULTI 50
1. CREPES WHAOU ! à 4477 milles du but
2. REGION AQUITAINE-PORT MEDOC à 26,1 milles du leader
3. GUYADER POUR URGENCE CLIMATIQUE à 52 milles du leader

- Publicité -

Mastervolt rachète Bellmann.

Mastervolt - Bellman
Mastervolt - Bellman

Les produits comprennent des propulsions allant de 1kW à 20kW avec arbres et hélices, avec panneaux de contrôle et système de commutation. L’expérience et l’expertise de Marien Schoonen et Fred Bellis sont bien connues dans le monde du bateau électrique en Europe.

Les innovations de Bellmann combinées à celles de Mastervolt permettent de proposer un package complet pour le marché du bateau. Mastervolt est spécialisée dans les systèmes de gestion de puissance, vitaux pour une parfaite utilisation et efficacité des systèmes électriques et hybrides. Mastervolt a également conçu la célèbre batterie marine Lithium-Ion 24V.
Les systèmes de propulsion Bellmann seront intégrés immédiatement dans le programme dynamique de Mastervolt, qui vient de réviser toute sa gamme de chargeurs, groupes électrogènes et systèmes Masterbus afin qu’elle soit totalement compatible hybride.

Pour de nombreux chantiers, il est logique d’avancer vers la propulsion électrique,’ indique Paul Kenninck, PDG de Mastervolt. ‘Certains chantiers se lancent dans les nouvelles technologies, mais n’ont pas forcément toutes les connaissances techniques requises et ne savent pas vers qui se tourner. La stratégie de Mastervolt a toujours été de proposer des solutions complètes. Grâce à l’acquisition de Bellmann, nous pouvons proposer tout le matériel nécessaire pour des systèmes hybrides complets ou pour des systèmes électriques dédiés, quelle que soit leur configuration.

Ces configurations peuvent aller d’une simple propulsion électrique alimentée par batterie rechargée par l’alimentation principale, à un système hybride complet pouvant être rechargé par un système de propulsion pendant la navigation. Certains chantiers testent actuellement despropulseurs électriques ‘pod’ alimentés par un groupe électroqène, pouvant être installé n’importe où à bord, offrant plus de liberté aux architectes au niveau du design.

Lorsqu’il parle de l’avenir de la propulsion électrique, Paul Kenninck déclare, ‘Tout comme le marché des voitures hybrides, le marché des bateaux électriques va sans aucun doute décoller, et les enjeux sont importants pour l’industrie nautique. La grande question est la suivante : combien de temps cela va-t-il prendre ? Des années ou des décennies? Chez Mastervolt, nous pensons que cela prendra quelques années seulement, grâce à l’intérêt croissant des clients et aux innovations permettant d’importantes réductions des coûts. Avec l’acquisition de Bellmann, nous serons à la pointe des systèmes de puissance intégrés afin de rendre la propulsion électrique aussi efficace que possible, que ce soit en terme d’installation ou d’utilisation.’

Source : Mastervolt France
www.mastervolt.fr

- Publicité -

Conditions musclées pour la sortie de la Manche

Départ de la Transat Jacques Vabre 2009
DR

Comme pour signifier à tous que la route qui mène au Costa Rica n’aura rien d’un long fleuve tranquille, la mer a rappelé à l’ordre le duo Le Blevec-Le Cam. Chaviré quelques heures après le coup de canon, le trimaran Actual est actuellement en remorque vers Cherbourg. En tête de la flotte, Franck-Yves Escoffier et Erwan Le Roux tiennent leur rang chez les Multi50. Michel Desjoyeaux et Jérémie Beyou ont pris quant à eux le leadership chez les Imoca.

Le plateau engagé sur la neuvième édition de la Transat Jacques Vabre laissait entrevoir une bataille rangée dès les premières heures de course et au petit matin du premier jour, il ne déçoit pas. Dans les petits airs normands, les duos avait hier largement trouvé de quoi croiser le fer sitôt le coup de canon tiré. Sur un mode assez différent, la nuit leur a elle aussi permis une première démonstration de force. Abandonnant pour un temps les conditions légères du départ, la parenthèse nocturne a fermement accueilli la flotte dans ses filets. Attendant que les derniers spectateurs s’en soient retournés vers le port pour agir, voire sévir, elle n’a pas laissé aux femmes et hommes du large le temps d’enfiler avec un certain confort leur ciré de marin et de remiser pour un temps leur statut de terrien. Sous un ciel teinté à l’encre de chine, dans une mer très formée et des vents soutenus, la Transat a bizuté ses protégés. La porte de sortie de la Manche s’est gagnée à la force du poignet, à coup de lance à incendie, cueillant à froid les duos prenant leurs marques dans une certaine forme d’urgence.

Remorquage vers Cherbourg
Une fois les règles du jeu rappelées à tous, l’accalmie est revenue, laissant la possibilité de faire les comptes d’une bousculade nocturne et d’une entrée en matière qui laissera chez beaucoup un goût amer. Impossible en effet de ne pas penser ce matin à Yves Le Blévec et Jean Le Cam qui, récupérés dans la nuit par une vedette SNSM, tractent la plateforme d’Actual vers Cherbourg. Comment ne pas imaginer l’immense déception chez ceux qui faisaient définitivement figure de favoris dans la classe Multi50. Sain et sauf, ce duo détonnant, attachant et performant, vient donc de faire les frais de cet avant-propos un peu brusque et c’est sans eux que la course s’engage en ce lundi.

A bord des dix-neuf bateaux lancés sur l’Atlantique, la vie va peu à peu s’organiser et chacun va trouver ses marques. Les heures qui viennent promettent un générique riche et varié avec le retour des petits airs dans un premier temps et la négociation d’une dorsale anticyclonique. Derrière, la dépression annoncée depuis quelques jours semble au rendez-vous et ne se privera pas de solliciter les hommes et les machines. Autant dire qu’en cette première matinée, la priorité est donnée à la navigation et à une sortie de Manche soignée certes, mais aussi au ménagement, à la récupération et à la prise de marques pour chacun. La course est lancée et les concurrents ne sont désormais plus tout à fait terriens et bientôt complètement marins…

Classement de 8 heures

Monocoques
1-FONCIA Michel Desjoyeaux – Jérémie Beyou
2-GROUPE BEL Kito De Pavant – François Gabart
3-AVIVA Dee Caffari – Brian Thompson
Multicoques
1-CRÊPES WHAOU ! Franck Yves Escoffier – Erwan Leroux
2-REGION AQUITAINE-PORT MEDOC Lalou Roucayrol – Amaiur Alfaro
3-GUYADER POUR URGENCE CLIMATIQUE Victorien Erussard – Loic Fecquet

- Publicité -

Cheminées Poujoulat et Telecom Italia au coude à coude

Cheminées Poujoulat
DR

Derrière le trio de tête, les écarts se creusent. Groupe Picoty (Fournier-Criquioche), le 8è bateau en lice pour laisser l’Atlantique dans son tableau arrière est attendu en fin d’après-midi au large du Pain de Sucre.

La flotte de la Solitaire du Chocolat affiche ce lundi 22 jours de mer et révèle à l’aune du passage de la porte de Saint-Barth toute sa singularité : après la traversée de l’Atlantique, la course n’est pas finie. Mieux, elle continue de plus belle sur des grands espaces maritimes teintés d’exotisme : place à l’aventure sur fond d’intense compétition et de décor de rêve. Devant, tout va bien à bord d’Initiatives-Novedia qui ne boude pas son plaisir d’avoir la primeur de tracer son sillon dans ces contrées bleutées-iodées. Bientôt sous la barre des 1 000 milles avant l’arrivée à Progreso, Tanguy de Lamotte et Adrien Hardy, ont attrapé le vent de la réussite dans leurs voiles et tiennent tête depuis une semaine. Mieux, à 10 nœuds de moyenne, ils se payent le luxe de tenir la distance face à leurs deux poursuivants qui progressent – latitudes antillaises obligent ! – collés-serrés.

Duel au sommet
Incroyable mais pourtant vrai, les deux grands favoris de la course, les équipages de Telecom Italia et de Cheminée Poujoulat, très proches dans les dernières longueurs de l’Atlantique, ne se lâchent plus depuis qu’ils ont rejoint la mer des Caraïbes. Au large de la République Dominicaine, ils naviguent comme s’ils régataient en baie ! Un coup à toi, un coup à moi : ce matin, honneurs aux Italiens qui affichent moins de 2 milles d’avance. Trois semaines de course, six dépressions essuyées, un océan traversé, 3 600 milles parcourus et ils luttent comme s’ils étaient partis hier. Preuve s’il en est que les Transalpins, tout comme le duo helvetico-breton tiennent leur rang de favoris. Au sommet de leur art, gageons qu’ils saisiront la première occasion qui voudra bien se présenter devant leur étrave pour revenir sur les deux jeunes insolents pirates de la mer des Caraïbes.
Dans les sillages de ces trois premiers, les écarts se creusent : Damien Seguin et Armel Tripon (Cargill-MTTM) accusent désormais près de 300 milles de retard. Force est de constater que les riches s’enrichissent en mer des Caraïbes où le vent de nord-est a tendance à se renforcer par l’ouest avec quelques petites accélérations aux détours des côtes et des caps qui jalonnent le parcours au sud des îles. Résultat : depuis le passage de la porte de Saint-Barth, les vitesses de progression augmentent en même temps qu’on remonte dans les lignes du classement. Aux prises avec des petits airs, Sail4Cancer (Wright-Brennan), Desafio Cabo de Hornos (Cubillos-Bravo Silva) et 40 Degrees (Harding-Merron) voient les autres s’échapper et allonger la foulée alors qu’ils peinent à accélérer : depuis l’entrée des leaders en mer des Caraïbes, ils accusent un débours de près de 100 milles de plus.

Orages, oh espoirs…
Du côté de l’Atlantique, les joyeux drilles de Groupe Picoty, Jacques Fournier et Jean-Edouard Criquioche se rapprochent de la porte de Saint-Barth à 9 nœuds de moyenne. Ils ont désormais bien pris l’ascendant sur leurs plus proches poursuivants, Denis Lazat et Frédéric Nouel (Plan, les enfants changeront le monde), les plus décalés au sud du petit groupe de bateaux en approche de l’arc antillais. Des grains, des éclairs, des violentes bourrasques, des coups de pétole : les conditions de navigation décrites au passage d’une zone orageuse sont dignes du pot au noir et mettent les équipages à pied d’œuvre et à la manœuvre. De quoi semer un peu le trouble et la zizanie dans la progression des bateaux. De quoi aussi peut-être bientôt faire le bonheur d’Erik Nigon et Marc Jouany sur Axa Atout Cœur pour Aides puisqu’ils pointent désormais à 13 milles de la 9è place. Orages, oh espoirs !
Plus en arrière, la nuit dernière reste marquée par le nouveau tour de passe-passe entre le duo britannique de Keysource (West-Worswick) et le tandem franco-mexicain de Crédit Maritime (Carpentier-Maldonado). Ces derniers, campés sur leur route nord, connaissent des heures difficiles dans des petits airs. Ils doivent désormais plonger plein sud pour passer la porte de Saint-Barth…

Classement du 05/11/09 à 8h (UTC)
1. Tanguy De Lamotte-Adrien Hardy (Initiatives-Novedia), à 984.67 milles de l’arrivée
2. Bruno Jourdren-Bernard Stamm (Cheminées Poujoulat), à 113.5 milles
3. Giovanni Soldini-Pietro D’Ali (Telecom Italia), à 115.82 milles
4. Damien Seguin-Armel Tripon (Cargill-MTM), à 298.91 milles
5. Tim Wright-Nicko Brennan (Palanad 2), à 371.23 milles

- Publicité -

Arrivée d’IDEC programmée jeudi au plus tôt

Start Idec
DR

Jeudi à l’île Maurice… dans le meilleur des cas
Un peu stressé par l’impitoyable égrainage du temps, Francis s’est démené avec l’énergie que lui seul sait déployer sur le pont d’un multicoque, pour secouer l’inertie de son maxi-trimaran et tenter de maintenir un semblant de mouvement. "J’avais envisagé une arrivée en ce tout début de semaine" explique-t’il, "en me basant sur l’observation statistique de la météo du secteur sur les 10 dernières années. Je dois constater que je suis arrivé au plus mauvais moment, dans une année exceptionnelle puisque cet anticyclone s’est développé en plein sur ma route à une latitude inhabituelle." En permanence à 100% du potentiel du bateau, Francis Joyon envisage toujours une arrivée jeudi prochain. Une vingtaine d’heures de navigation favorable, en route directe au portant dans un régime de sud-est va lui permettre de grimper vers de plus hospitalières latitudes. Mais l’atterrissage sur l’île Maurice peut encore lui réserver quelques désagréments, avec le développement d’une dépression "sur laquelle il va me falloir rebondir". Le "tricotage" entre zones de calme et centre dépressionnaire continue, alors que le grand trimaran rouge a déjà parcouru plus de 9 000 milles. Il s’agit toujours et encore pour Francis de se faufiler dans les rares petits "trous de souris" favorables essaimés dans l’océan Indien.

Une météo très… tranchée
"Au dessous du 40ème parallèle, j’ai eu vraiment froid. Il me fallait garder cirés et 3 à 4 couches de polaire." Fidèle à la philosophie "minimaliste" qui a présidé à la conception de son trimaran, Francis navigue toujours sans chauffage, et les heures passées à toute petite vitesse sous de telles latitudes n’en ont été que plus pénibles. "Très rapidement, au dessus de 40° sud, la température est remontée et est à présent tout à fait supportable". Les tribulations de sa course sont aussi fortement adoucies par l’extraordinaire spectacle que la nature réserve en ces régions inhospitalières aux téméraires venus les découvrir, et Francis de s’extasier sur les lumières du sud, ces levers de lune à nul autre pareil. Propulsé par un léger vent de secteur est sud-est, il a calé son trimaran cap au nord, optimisant franchement sa route afin de réduire significativement la distance qui le sépare de son but. Une stratégie de course des plus paisible qui va lui permettre enfin, de grappiller quelque repos.

- Publicité -

Groupama 3 accroît son avance

Groupama 3
DR

Groupama 3 est en avance sur son programme ! Le week-end a été positif avec près de 1 200 milles parcourus en 44 heures… Ces 27 nœuds de moyenne ont ainsi inversé la tendance : de 115 milles de retard au cap Finisterre par rapport au record de Bruno Peyron, l’écart était de près de 450 milles lundi après-midi à l’avantage de Franck Cammas et ses hommes. Plus d’un jour d’avance ! Et la suite du parcours s’annonce aussi positive puisque le Pot au Noir est déjà pratiquement en vue : il semble se positionner sur le 8° Nord sans être trop actif à l’exception de gros nuages pendant moins de cent milles. Et le vent d’Est d’une douzaine de nœuds ne devrait pas franchement faiblir, si ce n’est passagèrement sous les nuages.

Un bon déroulé

Les vents contraires et musclés du premier jour de mer sont déjà loin : chaleur tropicale, vent portant, mer apaisée, bonne glisse, font de cette journée de lundi une petite phase de récupération après les vitesses supersoniques du week-end et avant la traversée du Pot au Noir. Mais il faut rester attentif aux variations de vent et aux grains…
« Ce midi, nous sommes à quelques encablures d’un grain qui vient vers nous… Nous sommes sous grand gennaker, trinquette et grand voile haute. Mais on manœuvre pas mal depuis l’empannage de Madère : on reste sur le même cap et on adapte en permanence la voilure. Nous faisons toutes les manœuvres à six ou sept selon les voiles à changer, afin que le quart de repos soit préservé. La préparation que nous avons faite depuis le printemps dernier porte ses fruits : c’est fluide et rapide. Ça se passe très bien dans une ambiance de confiance mutuelle parfaite. Seule difficulté, toute relative : s’endormir tant il fait chaud. » indiquait Frédéric Le Peutrec à la vacation radio de midi.  

Poissons volants

Depuis le passage au large de l’archipel du Cap-Vert, le vent de Nord-Est a légèrement faibli (autour de 16-20 nœuds), mais la vitesse moyenne de Groupama 3 reste calée au-dessus de 25 nœuds. Il devrait en être de même jusqu’au 8° Nord, c’est-à-dire jusqu’en fin de nuit puisque les alizés vont refuser (devenir plus Est que Nord-Est) : vent de travers, le trimaran géant pourra ainsi maintenir sa vitesse avant d’aborder les alizés de l’hémisphère Sud qui tourneront au Sud-Est.
« Notre navigateur va beaucoup mieux ce matin et a beaucoup de travail pour suivre les évolutions météorologiques : ça nous rassure parce les premières heures après le départ, il n’était vraiment pas bien. On pensait que c’était la mise en route violente, mais c’était autre chose : après migraine et fièvre, il est en forme maintenant… Le point d’impact avec le Pot au Noir, il y travaille déjà depuis deux jours avec Sylvain Mondon, notre routeur à terre, mais nous devons nous adapter à la direction et la force du vent. On espère qu’il sera quasiment inexistant ! » ajoutait le chef de quart de Groupama 3. En attendant, c’est une nuée de poissons volants qui atterrit dans les filets du multicoque : « Mais ils sont trop petits pour songer à les préparer avec un jus de citron et un filet d’huile d’olive » concluait Fred.

- Publicité -

Nicolas Lunven et Yann Eliès, skippers Generali en 2010

Yann Elies - GENERALI (2ème)
DR

Nicolas Lunven, 26 ans, sera le nouveau skipper Generali en Figaro à compter de la saison 2010. Le récent vainqueur de la 40e Solitaire du Figaro va ainsi reprendre le flambeau de Yann Eliès… qui fera néanmoins sa 13e saison lui aussi sous les couleurs de Generali. Il y aura donc deux Figaro Generali en 2010… menés par les deux premiers de la dernière Solitaire ! L’explication est on ne peut plus simple : Generali ne veut s’aligner au départ du prochain Vendée Globe mais souhaite rester dans le monde de la voile et de la course au large (le groupe a inventé les assurances pour la plaisance en 1951 et est sponsor de la voile depuis 35 ans !). Les chemins de Yann Eliès et de son fidèle partenaire étaient donc amenés à se séparer, puisque Yann veut repartir sur un deuxième Vendée Globe tandis que Generali souhaite se recentrer sur le Figaro.

« Il n’était pas question d’abandonner Yann après son accident dans le Vendée Globe », précise Marie-Christine Lanne, directrice de la communication de Generali France. « Voilà pourquoi, pour lui permettre de se reconstruire, de revenir à son meilleur niveau et d’être dans de bonnes conditions pour trouver un nouveau partenaire en soixante pieds, Generali a décidé de lui accorder deux années de budget supplémentaires en Figaro, en 2009 et 2010. Notre histoire avec Yann a été très riche, très belle, mais les belles histoires ont aussi une fin quand les projets du marin et du sponsor ne sont plus en adéquation. Yann veut continuer de naviguer autour du monde, ce qu’il s’apprête à faire sur le maxi-trimaran de Pascal Bidégorry, encore un navigateur célèbre parmi nos anciens skippers. »

Le choix de Nicolas Lunven – qui a eu pour sponsor CGPI lors de la dernière Solitaire sur les conseils de Generali – est dans la droite ligne de la fidélité aux marins de Generali. « Nous connaissions Nicolas bien avant son exploit de cet été », explique Marie-Christine Lanne, « son père, Bruno Lunven, a été le premier navigateur sponsorisé par notre groupe en 1975, de la même manière que Patrick Eliès, le père de Yann, avait porté nos couleurs dans les années 80. Generali soutient donc une nouvelle fois sa deuxième génération de marins ! Nicolas est très talentueux, mais il dit lui même qu’il veut encore progresser dans la série Figaro, donc y rester quelques années. Et comme notre choix est de continuer à investir dans cette série aux budgets plus modérés que les soixante pieds, c’est en toute logique que nous avons décidé de l’accompagner. »

Nicolas Lunven : « Je suis fier de courir à partir de l’année prochaine sous les couleurs de Generali. Après ma victoire dans la dernière Solitaire du Figaro, je ne pouvais pas rêver mieux. Generali va me permettre d’envisager sereinement la suite de ma carrière sur le circuit Figaro qui est très exigeant sportivement. Et puis c’est un partenaire emblématique de la course au large  qui avait notamment épaulé mon père dans les années 70 avec La Concorde. Je vais faire mon maximum en 2010 pour représenter les valeurs de Generali aussi bien sur l’eau qu’à terre ».

Yann Eliès : « Mon objectif prioritaire est bien d’être au départ du Vendée Globe en novembre 2012. Comprenant que Generali ne partageait pas ce projet, nos routes ne pouvaient que se séparer à l’issue de notre contrat. Mais je bénéficie désormais de temps et de tous les moyens mis à ma disposition par Generali pour rechercher un nouveau partenaire ce qui est confortable pour moi et me permettra, en plus d’être au départ en 2010 de ma 13e Solitaire du Figaro ».

- Publicité -

Actual : le récit du chavirage

chavirage actual
DR

Yves le Blevec : « Le bateau naviguait au portant, très abattus, sous gennaker à une vitesse de 20 nœuds dans 20 à 25 nœuds de vent dans une mer un peu formée." A 18h45 heure française, le Multi50 Actual se retourne très brusquement par l’avant. Jean le Cam est alors dans le cockpit, Yves le Blevec est à la barre.

Yves le Blevec : « Il y a eu un bruit puis un coup sec, un coup de frein phénoménal. Le bateau s’est redressé puis s’est retourné brutalement par l’avant. Je me suis dit « Ce n’est pas possible, on ne va pas y aller !!! » C’était d’une brutalité extrême, ça s’est passé en une à deux secondes. Jean n’a pas pu choquer l’écoute, il s’est fait emmener sur l’avant du bateau comme dans un accident de voiture. A ce moment là il n’y a plus rien à faire car moi j’étais en train de tomber. Je ne savais pas où j’allais tomber. Jean pendant ce temps était en train de plonger à l’intérieur. Et je me suis retrouvé dans l’eau. Je me suis senti rassuré de me retrouver dans l’eau. Et j’ai eu un nouveau un moment de frayeur en voyant le bateau me tomber dessus. Je me suis dit que la situation commençait à être critique. Le contact avec le bateau est revenu rapidement, pas de façon amicale car c’était tout le filet qui me tombait dessus. Par miracle le bateau s’est décalé et en une brassée ou deux j’ai pu attraper le filet et remonter sur le bateau sans me faire emprisonner. Je n’ai pas été très longtemps dans l’eau. A ce moment il y a eu un petit moment de flottement, Jean était à l’intérieur mais il ne savait pas où j’étais. Je suis remonté sur le bateau, j’ai appelé Jean, il m’a répondu. On s’appelait et on était inquiet pour l’autre. Rapidement nous avons ouvert la trappe qui nous a permis de communiquer et là on s’est dit « C’est dingue, qu’est ce qui s’est passé ? ! » On s’est dit tout va bien, on est tous les deux sains et saufs. Il fallait éviter l’accident car nous n’étions pas loin de la zone des cargos et nous étions pile sur la trajectoire des autres concurrents. Très vite Jean a enfilé sa combinaison de survie TPS et il est sorti sur la coque avec les flashlights et une VHF. »

Aucune balise de détresse n’est déclenchée. Le Cross Jobourg lance immédiatement un avis à tous les navires sur zone pour éviter la collision.

Le témoignage de Jean le Cam : "On était tranquille puis d’un coup poum paf en 3 secondes je n’ai jamais vu quelque-chose d’aussi brutal ! Hallucinant ! L’état de la mer était habituel au large de Cherbourg dans 25 noeuds de vent. Nous nous sommes retrouvés les fesses en l’air rapidement et après, le cul par terre, trois quatre secondes plus tard, l’étrave cassée. C’est le facteur classique quand cela freine en bas et accélère en haut, comme freiner avec une roue avant de vélo. C’était impressionnant, tu n’as pas le temps de respirer. Pour moi c’était facile car j’étais en train de sortir du poste de veille. Je n’ai pas eu le temps de tendre le bras que nous étions déjà à l’envers. Par-contre l’inquiétude était pour Yves qui pouvait rester sous le filet en mauvaise posture. Yves ne savait pas où j’étais et moi je ne savais pas où il était. Il fallait réagir très vite et s’il était sous le filet il fallait vite dégainer. Ce sont des moments qui ne durent pas très longtemps mais qui sont très intenses. Tu te dis qu’il est arrivé quelque chose à l’autre. Le reste c’est rien. On sait réagir et on sait ce que l’on a à faire. L’équipage de la SNSM a été extraordinaire. Avec une mer formée, ils ont réussi à beacher le semi-rigide sur le filet et le moteur a à peine touché le bras arrière. Deux hommes d’équipage sont montés à bord pour passer la patte d’oie et nous remorquer. Ce n’est pas facile à faire et ils sont très professionnels. Ce sont vraiment des personnes d’expérience. Nous sommes restés à bord jusqu’à ce que le bateau soit en remorque. Puis nous sommes montés à bord de la vedette. Nous avons enlevé le mât puis nous l’avons remorqué dans la rade avant de retourner chercher le bateau. Le mât est entier, c’est complètement incroyable."

Yves le Blevec légèrement blessé
Jean le Cam prenait en main les opérations de démâtage sous-marines alors qu’Yves le Blevec était rapatrié à terre à 10h30. Le SMUR de Cherbourg ne déplorait qu’une luxation du pouce de la main droite qui nécessitait toutefois un plâtrage.
Impossible de déterminer la cause de ce chavirage. Yves le Blevec et Jean le Cam, devant la violence du choc, n’excluent aucune hypothèse. Yves le Blevec : " Nous avons peut-être heurté un objet non identifié. Nous n’avons aucune idée de ce qui a pu se passer. Nous allons prendre le recul nécessaire pour mesurer la casse et l’analyser. Nous le ferons bien évidemment en concertation avec l’architecte Guillaume Verdier, et le constructeur, Nicolas Groleau."

- Publicité -
- Publicité -