Accueil Blog Page 1503

Ceeref remporte le Championnat RC44 de match racing

Ceeref à Dubaï
DR

Hier faute de vent les courses n’ont pas pu être disputées. Aujourd’hui c’était avec un vent très faible qu’une partie de l’épreuve a pu être organisée, avec cinq flights mais sans finale. Néanmoins les résultats de la journée ont été comptabilisés et un classement officiel établi.
La journée a mal débuté pour Dean Barker et Artemis avec un souci de gouvernail lors du pré-départ dans le match face à Team Sea Dubai. Markus Wieser, à la barre du bateau de l’équipe locale a profité de la situation en infligeant une pénalité sur son adversaire, ce qui lui a permis de gagner la course, malgré les efforts d’Artemis. En effet, Barker a mis en place une barre de secours qui ne lui permettait pas d’être à l’aise.

Certes l’équipe technique a réparé l’avarie, mais il semble évident qu’Artemis en a souffert toute la journée, car les résultats étaient bien inférieurs à ce que nous avons l’habitude de voir de cette équipe. Ironie du sort, c’était Rod Davis, l’entraîneur d’Artemis, qui prenait exceptionnellement la barre de Ceeref à cause de l’indisponibilité du barreur habituel Sébastien Col. En tout cas sa performance était exceptionnelle avec des moments très forts comme lors de la rencontre avec Team Aqua, lorsqu’il a pu dévoiler tout son talent, et l’équipe a terminé la journée sans avoir perdu un seul match.

La déception était immense aussi du côté de Team Aqua, qui termine cette journée en dernière place, ce qui engendrait une chute au classement final de la saison de la troisième à la septième place. A noter en revanche la bonne prestation de Karol Jablonski (Organika) après sa victoire avec Synergy dans le Louis Vuitton Trophy à Nice.

Demain, place aux courses en flotte. C’est Artemis qui est actuellement en tête avec deux points d’avance sur Team Aqua après sa belle victoire à Portoroz le mois dernier. Mais après les résultats de cette journée, la tension monte sûrement d’un cran chez les leaders…


RC 44 Gold Cup de Dubaï – Match-race
1) CEEREF, Rod Davis, 4 points
2) Islas Canarias Puerto Calero, José Maria Ponce, 3 points
3) Organika, Karol Jablonski, 3 points
4) No Way Back, Ray Davies, 2 points
5) BMW ORACLE Racing, Morgan Larson, 1,5 points (including 0,5 point penalty)
6) Team Katusha, Paul Cayard, 1 point (including 2 points penalty)
7) Team Austria, Christian Binder, 1 point
8) Team Sea Dubai, Markus Wieser, 1 point
9) Artemis, Dean Barker, 1 point
10) Team Aqua, Cameron Appleton, -2 points (including 3 points penalty)


Championnat RC 44 – Match-race:
1) CEEREF, 13 points
2) No Way Back, 20 points
3) Organika, 24 points
4) Artemis, 27 points
5) BMW ORACLE Racing, 28 points
6) Islas Canarias Puerto Calero, 29 points
7) Team Aqua, 32 points
8) Katusha, 45 points
9) Team Sea Dubai, 45 points
10) Team Austria, 51 points
11) Jelik, 65 points

- Publicité -

Alta Sails : une nouvelle voilerie est née.

Alta Sails
Alta Sails

Cette fin d’année 2009 donne naissance à une nouvelle marque de voiles : la voilerie Alta Sails est née de la rencontre de 2 voiliers et d’un coureur. Pascal Allain, voilier à Piriac sur Mer depuis 7 ans, Philippe Guillomet, voilier à Brest depuis 10 ans et Damien Seguin, coureur Paralympique 2 fois médaillé des JO en 2.4 à Athènes puis Pékin.

La voilerie Alta Sails conçoit et fabrique ses voiles pour des propriétaires, des structures sportives et des chantiers aux bateaux personnalisés. Du dériveur au croiseur habitable toute taille, du mono au multicoque, de la régate autour de 3 bouées à la course océanique, de la croisière côtière à la croisière hauturière.
Le positionnement choisi est qualitatif, il répond autant à la demande de voiles classiques à fort rapport qualité/prix, qu’aux voiles techniques réfléchies et spécifiques faisant appel à un savoir-faire et à des technologies de pointe maîtrisées.

Pour la croisière, la Gamme Alta Easy propose des voiles prévues pour une  utilisation côtière, faciles à utiliser, résistantes et économiques. Alta Offshore propose des voiles de croisière prévues pour une utilisation hauturière.
En Racing, la gamme Alta Racing développe des voiles de course pour des parcours de type banane ou pour la course au large, le profil, le choix du tissu et les finitions pensés pour vous faire naviguer plus vite et plus longtemps.
Enfin, la Gamme Alta One Design pour des voiles haute performance de courses exclusivement conçues dans le respect des jauges.
Damien Seguin et Armel Tripon sont d’ailleurs arrivés 4èmes de la Solidaire du Chocolat sur leur Class 40 Cargill MTTM Ville de Guérande avec une Grand Voile Alta Racing en Membrane D4 Kevlar renforcée Alta Offshore.

La voilerie Alta Sails vous convie à son inauguration au Nautic le Dimanche 6 Décembre à 18 heures sur le Stand de la Région Pays de la Loire : Hall 1 Stand R83.

Source : Alta Sails
www.altasails.com

- Publicité -

Nautic : les bateaux arrivent !

Nautic 2009
Nautic 2009

Depuis le début de cette semaine, les bateaux exposés au Nautic envahissent les rues de la capitale. La logistique déployée est toujours aussi impressionnante, notamment pour les grands catamarans, et le parcours traverse tout le sud de Paris.

 Mardi soir vers 22h, le premier convoi entrait dans la capitale par la Porte d’Orléans, puis les boulevards Raspail et Montparnasse avant d’embouquer la rue de Vaugirard…à contre sens.
Les couloirs de bus et de tramway sont devenus de véritables parcours du combattant pour ces grands bateaux, plus conçus pour le grand large que pour la forêt de mobilier urbain. Les catamarans de Fountaine Pajot et de Catana ont donc dû passer par dessus un nombre incalculable de feux rouges, abribus et autres bornes ou sous les décorations de Noël avant de pouvoir accéder au Pavillon 1 de la Porte de Versailles. En tout, le début de semaine plus de 150 convois sont entrés dans la capitale.

Ce sont d’abord les plus gros bateaux à voile qui entrent dans Paris, car ils occuperont le centre du Pavillon 1 durant le Nautic. Puis, les moins gros arriveront à partir de la nuit prochaine, suivis par les plus petits. L’organisation administrative et logistique est très rigoureuse car faire tenir près de 700 bateaux (dont près de 200 nouveautés), venant des quatre coins d’Europe en quelques nuits, dans le parc des expositions est un vrai casse tête chinois.

A bientôt au Nautic…

Source : Le Nautic
www.salonnautiqueparis.com

- Publicité -

Groupe Bel deuxième, les réactions de de Pavant et Gabart

Arrivée Groupe Bel
DR

KITO DE PAVANT :


Le finish : " Le dernier jour a été très difficile avec un grain dans lequel nous sommes restés « scotchés » presque 7 heures. On se disait que les autres arrivaient à fond derrière, qu’ils allaient nous doubler. Vraiment pénible." 


La course : " C’était une transat dure, très dure. Nous avons poussé le bateau comme jamais. On s’est fait mal. On s’est fait peur aussi. Notamment lorsque ce tuyau de ballast s’est déconnecté. J’avais de l’eau jusqu’à la taille. On s’est dit que le bateau avait cassé, que tout était fini."
La lutte avec Safran : " Nous savions que nos bateaux étaient rapides et qu’il fallait les pousser vraiment loin pour faire craquer l’autre. Nous avons été souvent proches de la rupture mais notre leitmotiv est resté : prudence et efficacité. Je suis très content pour Marco et Charles, ils le méritent énormément. Je les félicite. Leur course est admirable."


Le duo : " François, il est incroyable. Il m’a impressionné tous les jours. Sa capacité d’analyse, son énergie, sa bonne humeur permanente. Il a 26 ans et sait tout faire sur le bateau. C’est un super gars. Je peux vous dire que vous entendrez longtemps parler de lui et qu’il a un paquet de Transat Jacques Vabre devant lui. Qu’est ce que j’aurais aimé faire ça à son âge ! " 


Un moment clef : " Le 3e jour, nous étions concentrés sur notre stratégie à long terme et nous avons loupé un coup à court terme qui a permis à Safran et BT de s’échapper. On a toujours des regrets lorsqu’on arrive deuxièmes mais c’est la course et globalement c’est une grande satisfaction."



FRANÇOIS GABART :
« Moi, ça a été 100% de bonheur, 24 heures sur 24. Je ne peux dire que merci. Je sais que Kito est un marin exceptionnel et un homme très généreux. Nous nous sommes vraiment régalés. Ces bateaux dessinés par VPLP et Guillaume Verdier sont extraordinaires. J’ai retrouvé des sensations que j’avais en dériveur ou en Tornado (catamaran de sport). L’humidité permanente fut l’une des choses les plus difficiles à supporter avec la pression de la compétition comme la peur de la casse, des sentiments qui ne te lâchent jamais. Mes plus beaux moments resteront sans aucun doute ces surfs à 20 nœuds dans la grande houle d’alizé. J’ai vraiment pris mon pied. "

- Publicité -

Les Voiles de Saint Barth : nouveau rendez-vous en Caraïbes

Voiles de Saint Barth
DR

Carrefour entre le continent Nord Américain, l’Amérique latine et les îles des Caraïbes, Saint Barthélémy a depuis toujours inscrit la compétition nautique au registre de ses traditions et de son savoir faire. La volonté de créer un événement propre à Saint Barth, soutenue par François Tolède, Membre du Comité du Tourisme de Saint Barth et chargé de l’Evénementiel au Saint Barth Yacht Club, s’inscrit dans la longue histoire colorée du Yachting de l’île, depuis les Loulou’s regatta qui, dans les années 70, rassemblaient jusqu’à 200 voiliers. Fort de son savoir faire dans l’accueil des grands yachts et des voiliers de course, Saint Barth propose une grande semaine de compétition dans le meilleur esprit de la régate aux plus beaux yachts présents en cette partie du globe. "Nous attendons les grands voiliers américains qui naviguent l’hiver dans les Caraïbes" explique Luc Poupon, directeur de course. "Nous nous adressons aux plus beaux voiliers de monde, de type Maxi Yachts, et Racing-Cruiser, et nous ambitionnons pour cette première édition pas moins d’une centaine des plus belles unités Classiques et Modernes."

C’est donc bien le fleuron de la voile régatière haut de gamme et internationale qui se précipitera au début du printemps 2010 vers Gustavia. "80% des marins seront anglo-saxons" précise encore "Lucky" poupon. "Mais les bateaux nous viennent du monde entier, USA bien sûr, mais aussi Mexique, Amérique du Sud, et même des demandes émanent de Pologne et de Hong Kong. Ce sera véritablement l’occasion de découvrir des yachts dont beaucoup ne naviguent pas en Europe."

Convivialité et fête seront au programme à terre, en dehors des régates, avec un village dédié aux coureurs et aux sponsors. "Nous avons prévu de nombreuses animations à terre, afin de favoriser les rencontres ludiques entre ces centaines de marins du monde entier." poursuit François Tolède. "Notre spécificité insulaire fait que nous drainerons des gens motivés qui viendront à Saint Barth pour les charmes de l’île et l’attrait des voiliers en compétition durant toute une semaine."
Des zones de départ adaptées à chaque taille de yachts seront mises en place afin de favoriser l’équité des débats. "Nous disposons, depuis notre zone de départ sous le vent de l’île, d’une grande variété de parcours, devant Gustavia ou autour des îles, qui permettent à chaque Classe de lutter équitablement et dans le meilleur esprit sportif" explique encore Luc Poupon. "Les alizés tendent à faiblir en avril, et on peut raisonnablement espérer une quinzaine de noeuds de vent d’est constant". De quoi lancer de superbes manches sous le soleil.

Les plus beaux voiliers du monde, des yachts Classiques aux Maxi yachts, souvent barrés par d’immenses personnalités de la voile hauturière ou régatière (Peter Holmberg, Russell Coutts….), des parcours ventés, attractifs et spectaculaires à souhait, une ambiance à terre dédiée aux plaisirs de la vie… les Voiles de Saint Barth vont ainsi concentrer, sous le parrainage du grand photographe Patrick Demarchelier, les valeurs de tradition des voiliers Classiques et la spectaculaire modernité des plus récents Racing-Cruiser, pour offrir aux amoureux des belles coques, un rendez-vous que la Collectivité de Saint Barthélémy souhaite pérenniser dans l’agenda du yachting international.

Yachts invités :

Les Super Yachts
Ils sont différents les uns des autres alors difficile de les classer. Un système de temps compensé est mis en place en fonction des caractéristiques comme la taille du bateau, la surface des voiles ou le poids. Certains d’entre eux participent à la Bucket Regatta.

Les Classics
Un bateau classique doit avoir au moins 35 ans et sera répertorié dans différentes classes. Pour les départager, un système de temps compensé est mis en place en fonction des caractéristiques comme la taille du bateau, la surface des voiles ou le poids.

Les Racing
Voiliers de course monocoque construits spécialement pour la régate côtière ou hauturière. Souvent construit en carbone ou autres matériaux dit « exotique », leur surface de voilure est imposante et leur équipage nombreux pour participer au rappel .

Les Racing Cruiser
Le plus souvent ce sont des bateaux de série, armés aussi bien pour la croisière ou la course.

Les Racing Multihulls
Multicoque de régate, trimaran ou catamaran, d’une longueur comprise entre 30 et 60 pieds en moyenne, Ils sont très léger et rapide.

Le Programme de la course 2010

• Mardi 6 avril 2010 : Ouverture officielle du bureau des inscriptions (journée)
Remise du programme officiel
Cérémonie d’ouverture Quai Général de Gaulle
Cocktail au village de la course

• Mercredi 7 avril 2010 : 1er jour de course
Salle de la capitainerie
10H00 Briefing des skippers
11H00 Départ des premières courses
16H00 Retour des participants à terre
17H00 Animation son et lumière Quai Général de Gaulle
Ouverture de l’espace météo : cocktail des sponsors

• Jeudi 8 avril 2010 : 2e jour de course
10H00 Départ des bateaux
11H00 Lunch «ligne de départ» – espace météo
16H00 Retour des participants à terre
17H00 Animation village de la course : son et lumière

• Vendredi 9 avril 2010 : 3e jour de course
10H00 Départ des bateaux
16H00 Retour des participants
17H00 Animation village de la course : son et lumière

• Samedi 10 avril 2010 : Dernier jour de course
10H00 Dernier jour de course : départ des bateaux
17H00 Remise des prix et cocktail
20H00 Grande soirée de clôture des Voiles de St Barth
Diner des sponsors – Espace météo

• Dimanche 11 avril 2010 :
10H00 Départ Régate Colombier
13H00 Grand pique-nique

- Publicité -

Safran : la chronique de la victoire

Victoire Safran
DR

Dimanche 8 novembre

14h30 : le coup de canon libérateur est donné du Havre pour les 14 monocoques engagés dans la Transat Jacques Vabre direction le Costa Rica.

Lundi 9 novembre

La Manche a été avalée d’un trait sous gennaker ou sous solent, par un vent de nord qui a soufflé jusqu’à 30 nœuds. La grande histoire du jour est la traversée d’une dorsale anticyclonique, mais c’est surtout l’heure du premier et plus important choix stratégique de la course. Dans la nuit, Foncia est le leader d’un groupe qui met cap au sud. BT est premier, il choisit une route ouest, tout comme Safran et quelques autres. Le lendemain, la flotte des 14 concurrents est scindée en deux groupes presque égaux.

Jeudi 12 novembre

A la mi-journée, Safran s’empare de la pole position au détriment de BT. Il ne la lâchera plus… Depuis 48 heures, les passages de front se succèdent, l’anémomètre descend rarement en dessous des 30 nœuds, la mer est démontée. Le lendemain matin, Marc et Charles ont accentué leur avance sur l’ensemble de leurs poursuivants alors qu’il y a 55 nœuds établis. Une déferlante aura raison de la solidité de BT, avec un équipage heureusement hélitreuillé rapidement. Lors de la conférence de presse d’arrivée, Marc dira : « Avec Charles, nous avions la maturité suffisante pour aller chercher cette grosse dépression et en Safran, nous avions toute confiance ».

Dimanche 15 novembre

La jonction avec l’alizé est faite, le mauvais temps est derrière, tout comme l’ensemble de la flotte. Les sudistes payent l’addition de leur option : 300 milles de retard pour le premier d’entre eux, Foncia. Ils ne sont plus que deux à s’accrocher au sillage de Safran : Groupe Bel est à 20 milles, Mike Golding Yacht Racing à 30. Après une première semaine passée principalement au près serré, une course de vitesse pure, au portant, commence.

Vendredi 20 novembre

Marc et Charles entrent en mer des Caraïbes après 11 jours et 18 heures alors que le jour n’est pas encore levé de ce côté de l’Atlantique. Le passage dans le canal des Saintes, entre Guadeloupe et Dominique, ne sera pas de tous repos. Empannages et grains puissants compliquent la tâche. Dans la bataille, le grand spi blanc rendra l’âme, ce sera la seule avarie majeure de toute la course. En fin de journée, le bilan reste néanmoins positif : Groupe Bel est toujours relégué à 50 milles. Mike Golding Yacht Racing a depuis longtemps décroché et le clan des sudistes, toujours emmené par Foncia, est à plus de 500 milles.

Lundi 23 novembre

La pointe nord du Venezuela a été contournée à plus de 18 nœuds de moyenne, avec pas moins de six empannages à la clé. A une telle vitesse, la navigation ne peut être reposante et le stress, lié à une possible casse, est permanent. Mais le résultat est là : Groupe Bel pointe au classement de 8 heures à 90 milles de Safran, l’arrivée est à moins de 200 milles. Juste après débute une impitoyable partie de cache-cache alors que l’alizé n’est plus qu’un souffle parsemé de grains sous un ciel zébré d’éclairs. Les deux possibles vainqueurs ont déclenché le mode furtif, histoire de mettre un peu plus les nerfs à rude épreuve.

Mardi 24 novembre

L’attente à terre est longue, en mer, cela tourne presque au supplice. Quand Safran coupe dans la nuit noire la ligne d’arrivée, les premiers mots de Marc résumeront à eux seuls les 15 jours et 19 heures passés en mer. « On est épuisé, je ne me suis jamais autant donné sur une course ». Charles, lui, aura ses mots. « Je savais que Safran était un bateau exceptionnel. On a réussi à être à sa hauteur ».

(source Safransixty)

- Publicité -

Les réactions à chaud de Mike Golding et Javier Sanso

Arrivée Mike Golding
DR

Comme les skippers qui les ont précédés, la tempête dans l’Atlantique est restée un des moments inoubliables de cette transat. Mike Golding : « Sur les fichiers, elle paraissait moins importante mais en fait, nous avons eu 50 nœuds de vent soutenus et les pointes maxi étaient à 67 nœuds avant que nos instruments à vent ne s’envolent. C’était donc très venté. Tu vois des tempêtes comme ça dans le Grand Sud mais tu es au portant alors que là, au près sur ces bateaux, c’est assez fou. Les dégâts subis, les instruments à vent et des trucs comme ça, tu ne peux pas vraiment les éviter. C’était une grosse tempête, très importante et qui a duré longtemps. On a eu l’impression que ça n’allait jamais en finir. Nous étions prêts à tout et avions enfilé les gilets de sauvetage et attaché nos harnais ».

Avec ce passage difficile et la perte des instruments Golding tenait à expliquer cette place qui leur revient sur le podium. « Je pense que c’est la même chose pour les trois premiers bateaux qui sont ici. Nous sommes tous des bateaux du Vendée Globe et pour diverses raisons nous avons tous eu une expérience difficile sur le Vendée Globe alors c’est un bon feeling pour nous d’exorciser ce démon. C’est un bon résultat pour Javier et moi. Notre association s’est vraiment faite à la toute dernière minute et nous nous sommes lancés têtes baissées dans notre préparation pendant les quelques semaines qui restaient avant la course. Donc c’est un bon résultat pour nous deux. Nous n’avons pas eu beaucoup de temps pour nous entraîner. Le bateau n’a pas navigué cet été et l’équipe technique a fait un super boulot de préparation mais nous n’avons pas passé de temps sur l’eau. Si on regarde Groupe Bel et Safran, on voit deux bateaux qui méritent leurs première et seconde places. Ils ont été testés, bons équipages, bons bateaux. Dans d’autres circonstances, on aurait pu faire mieux, mais troisièmes pour nous, c’est un bon résultat. »

Une satisfaction partagée par l’Espagnol, Javier Sanso : « La course a été relativement difficile et nous sommes satisfaits du résultat. C’est sûr que si je regarde en arrière et je nous revoie au Havre en train de regarder le niveau de le compétition avec toutes les rock stars de la classe IMOCA, je suis très satisfait d’être ici et d’être troisième. Oui, c’est un peu frustrant, on a eu nos problèmes qui nous ont ralentis, l’électricité, les batteries et les problèmes de moteur. Mais au final, c’est un bon résultat dont nous pouvons être fiers. »

- Publicité -

Crêpes Whaou premier à Puerto Limon

Arrivée Puerto Limon Crêpes Whaou !
DR

Franck-Yves Escoffier à chaud sur la ligne d’arrivée : « C’est un peu incroyable d’avoir une telle arrivée. On est en pleine forme mais j’avoue qu’on a un peu tiré sur la paillasse comme on dit. Il a fallu cravacher. On s’était donné comme objectif d’arriver les premiers de toute la flotte car sans objectif, on aurait été mauvais. Le bateau est super, il est bien né, c’est un avion. Mais il faut savoir le maîtriser. Avec celui là, on a plus de risques de se mettre sur le toit qu’avec le précédent ! »

Peu après leur arrivée lors d’une conférence de presse Franck-Yves Escoffier et Erwan Le Roux sont revenus sur les temps forts de leur course.

Franck-Yves Escoffier : « On a eu des accueils sympas mais ici à Puerto Limon, entre le feu d’artifice, le monde sur le quai… C’était un grand moment. Le départ est aussi quelque chose d’intéressant. Il y a toujours ce petit taux d’adrénaline qu’il faut avoir quand on est compétiteur. Je crois qu’on a pris le meilleur départ en Multi 50 d’ailleurs. Il y a eu un moment fort hier également, quand on a failli retourner le bateau. Ca n’était pas drôle. J’en souri maintenant mais rétrospectivement je me dis qu’on n’est pas passé loin. Erwan qui est plus jeune que moi a dû me freiner à certains moments. »

Erwan Le Roux : « Le chavirage d’Actual a été un moment fort, particulièrement déstabilisant. Mais je crois que le moment le plus fort a été le bord de reaching qu’on s’est fait sur l’Atlantique. C’était fabuleux, le bateau volait sur l’eau. C’était magique. »

Quant aux regrets, pour Franck-Yves Escoffier en tant que Président de la Classe, la déception concernant la classe est évidente : « On était sur le point de réussir à la faire décoller, avec de nouveaux arrivants. Malheureusement, ces deux nouveaux bateaux ne sont pas à l’arrivée. On a manqué un peu de concurrence mais il ne faut pas oublier Guyader pour Urgence Climatique. Ils n’ont pas encore les finances pour faire un bateau comme Crêpes Whaou ! et je leur souhaite de trouver. J’espère qu’avant que je ne quitte cette classe, il y aura une vraie flotte de bateaux comme le notre. »

Avec la tempête qui a essuyé la flotte, Erwan Le Roux parle aussi ce matin des conditions musclées rencontrées pendant cette Transat : « Il y a eu des moments difficiles pour les passages de perturbations, quand on est allé chercher les fronts à trois reprises. Après un passage de front, la mer est chaotique, énorme. Le bateau souffre beaucoup et on souffre avec lui. Ce sont toujours des moments très difficiles. Le bateau a souffert. Extérieurement il n’y a pas grand-chose, c’est surtout intérieurement. Le moteur n’a pas tenu et c’est le seul gros souci que nous avons rencontré. Dans les grosses dépressions, il s’est désolidarisé de la coque. C’est un gros souci qui aurait pu se terminer très très mal. Pour le reste, ce ne sont que de petites choses » .

- Publicité -

Victoire corsée pour Marc Guillemot et Charles Caudrelier

Safran coupe la ligne Vabre Costa Rica
DR

Quelques instants après leur arrivée à Puerto Limon, Marc Guillemot et Charles Caudrelier Benac ont donné une conférence de presse. En voici quelques extraits.

Marc Guillemot :
.- « C’est une victoire qui s’est faite sans la main de Thierry Henry, ça il faut vraiment le souligner c’est très important ! (rires). Cette victoire est géniale pour tous ceux qui ont passé énormément de temps sur ce projet, les gens de Safran, les architectes et toute mon équipe : tout ce monde qui s’est investit avec beaucoup d’intérêt et beaucoup de passion. Cette victoire est vraiment formidable. C’est génial, on avait dit qu’on reviendrait pour faire mieux qu’en 2007, c’est fait ! Ca n’a pas été facile, c’était un gros travail sur le bateau, ces bateaux sont exigeants, on le sait mais on n’a pas molli, on a fait une bonne paire avec Charles pour maintenir le rythme, on a réussi à maintenir  ceux qui était derrière et ça me fait vraiment plaisir.  On est allé jusqu’au bout du bout, on n’a jamais molli, on en a bavé, on est vraiment content. C’était une grande transat, par sa longueur et par le niveau des compétiteurs, l’acharnement de chacun pour la gagner et donc la victoire sera d’autant plus belle à savourer par la suite.

. – Les moments les plus difficiles c’était aujourd’hui : à chaque fois que nous étions sous les grains, sous les orages, sous la pluie, sans vent, on imaginait Kito et François avec leur Vache qui Rit dévaler les pentes à 25 nœuds alors que nous étions collés à 3 ou 4 nœuds, c’était hyper dur pour le moral. Jusqu’à une heure avant la ligne on était très inquiet. Mais le principal c’est qu’on arrive devant.

.- : « C’était la course la plus difficile de ma carrière. Il y a eu plusieurs moments difficiles notamment au passage de la Guadeloupe, de Marie Galante. On a éclaté un spi et c’était vraiment une voile superbe. On était très inquiet pour la suite car on savait que pendant toute la mer de Caraïbes, on aurait à  l’utiliser. Il y a eu un grand moment d’inquiétude et on s’est dit que la course allait peut être se jouer à ce moment là.

. – On ne pouvait pas donner de coup d’oeil dans le rétroviseur dans la dernière heure dans la mesure où on ne savait pas où il était. La seule chose qu’on savait c’est que toutes les périodes où on n’avançait pas on savait que lui avançait toujours. On n’osait pas imaginer de voir cette course pour laquelle on s’était bien battu nous échapper. A certains moments on la voyait s’échapper sans vraiment pouvoir réagir. C’est dur pour le moral, dans ces moments difficiles il faut rester combatifs et c’est toujours plus facile de rester combatif quand on est deux.

. – Cette course était dure pour plusieurs raisons. La première c’est qu’il y avait beaucoup de bons bateaux au départ, de bons équipages. Les conditions étaient également particulièrement difficiles ainsi que le rythme de la cours et le fait d’être à deux. Avec des duos assez semblables d’un bateau à l’autre, en tous les cas pour ce qui est du bateau qui nous suit. Nous avons le même bateau et à peu près le même équipage ; des skippers qui ont un peu de bouteille et des co-équipiers plus jeunes, issus de milieu figariste. Ca fait des duos intéressants, assez exigeants. Le fait qu’il y ait eu beaucoup de changements météo a entraîné beaucoup de changements de voiles et beaucoup de travail pour essayer de ne rien laisser filer et de garder le bateau en phase avec ses polaires, c’est-à-dire ses vitesses de prédilection. Ca veut dire que c’est exigeant, besogneux. Ca joue sur le repos et forcément sur la fatigue. Quand on sait qu’on joue la gagne ça vaut le coup.

. – A chaque course, tout le monde change évidemment et s’adapte au niveau situation. J’ai fait mon Vendée Globe, il a été particulier pour moi et forcément tout ce qui m’est arrivé sur ce parcours autour du monde m’a appris beaucoup de choses et forcément je suis arrivé sur la Transat Jacques Vabre avec peut être une autre vision des choses que sur la dernière édition. Aujourd’hui je suis certainement différent d’il y a  deux et dans deux ans je dirais certainement la même chose. C’est le cours du temps.

. – Forcément au départ il y avait tellement d’équipages qui non seulement voulaient la gagner mais en étaient aussi capables. On se situait aussi dans les gens qui en avions envie mais on savait que ce serait difficile et exigeant pour tout le monde. Ce qu’il fallait c’était ne pas s’emballer dès le départ et rester serein. Lorsqu ‘on a décidé de partir avec quelques autres dans l’ouest pour aller chercher cette dépression on y est allé serein, en ayant confiance en notre bateau et notre maturité.

Charles Caudrelier Benac :
. _  «  Au passage de la ligne on s’est dit « on a réussi »,  certainement en correspondance avec la deuxième place de la dernière fois. On savait que se venger de la dernière fois serait dur.

. – Le stress m’empêchait de lâcher même épuisé. J’avais tellement envie de gagner cette course. Marc m’a impressionné physiquement. J’arrive à un âge où je commence à sentir que ma force physique peu baisser un peu. Avec 15 ans de plus que moi, Marc m’a vraiment impressionné.

. – Cette course a été dure parce qu’il y avait un inconfort permanent, on était tout le temps trempé. Il y a beaucoup de voiles à bord de ces bateaux et le choix est énorme. La manœuvre de chaque voile est compliquée. C’est la première fois que je me rends compte de l’exigence de ces bateaux et de la difficulté à les mener en solo. Tout ça plus la pression que nous a mis Kito…

. – Kito est capable d’aller très vite. François est hyper brillant ! Pour la première fois ils avaient le même bateau que nous . Pourquoi on est allé plus vite ? Peut être parce qu’on avait la niaque du premier. On les a toujours trouvé trop près et on était obsédé par eux. Ils n’avaient peut-être pas la même énergie que nous. Il faut qu’on discute avec eux. Il y a des moments où on allait plus vite, à d’autre c’était eux. On a fait une belle trajectoire mais on n’a jamais lâché ! »

- Publicité -

Masirah gagne à Hong Kong

Oman Sail Masirah
DR

« Le vent était bien différent de ce que nous avons connu sur le circuit européen et avec deux nouveaux membres dans l’équipage nous sommes contents d’avoir obtenu ce résultat. On ne s’attendait pas à remporter l’épreuve !  Nous avons maintenant hâte de courir à Singapour », a déclaré Pete Cumming à l’issue de cette victoire.
A bord de Masirah, le jeune Omanais Khamis Al Anbouri confiait également sa satisfaction : “Je pense que je suis le premier Omanais à naviguer à Hong Kong depuis Sinbad. Je suis vraiment heureux de participer à cette série professionnelle avec des marins talentueux. C’est une grande expérience pour moi et je crois que désormais je suis un marin pro ! »
Nick Moloney (BT) termine donc second, mais peut se consoler après sa victoire lors du prestigieux tour de l’île le week-end dernier. Le duel au sommet entre Masirah et BT a bien eu lieu. Derrière, une lutte s’est également engagée entre China Team et Rumbo Almeira, skippé par la double médaillée d’or Shirley Robertson. Lors de la dernière course, il fallait que l’équipe chinoise menée par le Français Thierry Barot termine devant Robertson pour obtenir une place sur le podium. En terminant second dans cette course qui comptait double, China Team s’est emparé de la troisième place au classement général.
La prochaine étape de ce nouveau circuit asiatique se disputera à Singapour du 11 au 15 décembre. La troisième et dernière étape aura lieu à Muscat en février.

Classement final
1 Oman Sail – Masirah 104 points
2 BT 93 points
3 China Team 71 points
4 Rumbo Almeira 62 points
5 The Wave, Muscat 57 points
6 Red Bull Extreme Sailing Team 54 points

- Publicité -
- Publicité -