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Minoprio remporte la Monsoon Cup

Adam Minoprio Monsoon Cup 2009
DR

La journée a mal débuté pour le champion 2009 puisque son bateau a échoué. Mais Adam Minoprio s’est bien rattrapé. Il a en effet pris l’avantage dans le pré-départ de la première course. Minoprio et son adversaire, Ben Ainslie, ont dû revenir après avoir franchi la ligne trop tôt. Profitant du courant, le Néo-Zélandais a creusé l’écart et terminé avec dix longueurs d’avance.

Le résultat du second duel a été encore plus net et le Britannique n’a jamais menacé les jeunes Néo-Zélandais. Minoprio a fait alors part de sa confiance en soulignant qu’il ne restait qu’une seule course pour remporter la finale. Ben Ainslie se montrait quant à lui moins optimiste.

Minoprio a bien anticipé la bascule du vent au départ de la troisième course. Ainslie a voulu profiter du courant sur l’autre côté du plan d’eau, mais le choix du nouveau champion du monde s’est avéré être le bon. Minoprio avait 20 secondes d’avance à la dernière marque et a pu effectuer le dernier bord en profitant du vent et du courant pour signer une troisième victoire d’affilée. Pour Ainslie la journée s’est terminée avec un souci de drisse qui a provoqué la chute du spi. La frustration dans le camp britannique était alors à son comble. Ben Ainslie : « Une journée décevante. Tout ce que nous avons fait était mauvais et la chute du spi sur le dernier bord a été le comble. On est contents pour Adam et les gars. Ils nous ont donné une bonne leçon. Nous avons du travail à faire… »

Classement final de la Monsoon Cup

1 – Adam Minoprio (NZL) ETNZ/BlackMatch Racing
2 – Ben Ainslie (GBR) TeamOrigin
3 – Peter Gilmour (AUS) YANMAR Racing
4 – Sebastien Col (FRA) French Match Racing Team ALL4ONE
5 – Mathieu Richard (FRA) French Match Racing Team
6 – Phil Robertson (NZL) WAKA Racing
7 – Torvar Mirsky (AUS) Mirsky Racing Team
8 – Damien Iehl (FRA) French Match Racing Team
9 – Magnus Holmberg (SWE) Victory Challenge
10 – Francesco Bruni (ITA) Team Azzurra
11 – Ian Williams (GBR) Team Pindar
12 – Hazwan Hazim Dermawan (MAS) Taring Pelangi Team

Classement final du World Match Racing Tour 2009

1. Adam Minoprio – ETNZ BlackMatch Racing – 138 points
2. Torvar Mirsky – Mirsky Racing Team – 97 points
3. Ben Ainslie – TeamOrigin – 95 points
4. Peter Gilmour – YANMAR Racing – 89 points
5. Mathieu Richard – French Match Racing Team – 89 points
6. Ian Williams – Team Pindar – 75 points
7. Sebastien Col – French Match Racing Team ALL4ONE – 59 points
8. Damien Iehl – French Match Racing Team – 54 points

Adam Minoprio Champion 2009

Adam Minoprio
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Mirsky a subi deux défaites face au vétéran Peter Gilmour et était en très mauvaise posture. Mais ensuite il a dû attendre la fin du match entre Minoprio et Mathieu Richard, car Minoprio menait 2-0. Le Néo-Zélandais a pris le meilleur départ et avait deux longueurs d’avance sur le premier bord, mais le Français accélérait et à la marque les deux bateaux étaient bord à bord… et se sont touchés. Minoprio a reçu une pénalité et Richard un drapeau rouge, l’obligeant à exécuter sa pénalité sur le coup. Minoprio a exécuté la sienne et a pris une avance qu’il allait garder jusqu’à l’arrivée.

Mirsky devait absolument gagner son duel face à Gilmour pour garder ses chances. Ce qu’il a réussi à faire, mais sous le score de 1-2, il fallait qu’il enchaîne avec une seconde victoire. La victoire de Gilmour permettrait au vétéran de terminer la saison en seconde place. La tension était palpable, quand Gilmour menait à l’approche de la marque, mais il a reçu une pénalité lors du passage. Sur le troisième bord Gilmour avait une avance de 45 mètres, mais avait encore sa pénalité à faire. Mirsky réduit l’écart obligeant Gilmour à exécuter sa pénalité au dernier moment sur la ligne. Le jeune en profite pour franchir la ligne en tête…mais s’est vu pénalisé pour son agressivité. C’est ainsi que Gilmour remporte le duel, éliminant Mirsky et permettant à Minoprio de prendre le titre 2009.

La Monsoon Cup se poursuivait avec la victoire de Sébastien Col face à Phil Robertson. Le Français sera face à Ben Ainslie en demi-finale, tandis que Peter Gilmour se trouvera face au Champion 2009 Adam Minoprio.

Le film de la course

Départ de la Transat Jacques Vabre 2009
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8 novembre : un petit tour et puis s’en va

Tout avait pourtant bien commencé. Départ dans le petit temps, sous les premiers rayons d’un soleil que tous attendaient depuis une semaine. Chez les IMOCA, la bagarre commençait dès la ligne de départ quand la flotte des Multi50 annonçait la couleur avec un duel au couteau entre Actual (Yves Le Blévec – Jean Le Cam) et Crêpes Whaou ! (Franck-Yves Escoffier – Erwan Leroux). Une confrontation qui allait tourner court cinq heures plus tard avec le chavirage cul par dessus tête du trimaran d’Yves et Jean. Plus de peur que de mal pour les deux navigateurs sains et saufs et qui ont pu remorquer leur bateau jusqu’à Cherbourg grâce notamment à l’aide de l’équipage du canot de sauvetage de Goury… En moins d’une demi-journée, la classe Multi50 a perdu là, l’un de ses principaux animateurs.

9 novembre : une Manche pour rien

A la longitude d’Ouessant, toute la flotte des IMOCA navigue encore groupée. Après 24 heures toniques en diable, il s’agit pour tous les équipages de s’extirper d’une petite dorsale anticyclonique. Mais tous les tandems ont déjà la tête ailleurs : la profonde dépression qui occupe le centre Atlantique occupe déjà les esprits. Affronter des vents qui peuvent atteindre 60 nœuds ou fuir par le sud au risque de décrocher de la tête du classement ? Tel est le dilemme…

10 novembre : l’étoile du sud

Michel Desjoyeaux a choisi. Le skipper de Foncia, en accord total avec son coéquipier Jérémie Beyou a décidé de faire cap au sud alors qu’il était en tête de la flotte des IMOCA. C’est aussi la décision de l’équipage de Crêpes Whaou ! qui annonce préférer allonger substantiellement sa route, pour pouvoir éviter le plus gros du mauvais temps

11 novembre : camps retranchés

Route ouest, route sud, chaque équipage a choisi son camp. Foncia a fait quelques émules, quand un petit groupe continue de faire cap à l’ouest à grande vitesse. Plus au nord encore, Hugo Boss et 1876 tentent une route extrême au plus proche du centre de la dépression.

12 novembre : Brit Air et FenêtréA Cardinal renoncent

Pour ceux qui sont encore en mer, c’est l’attente… Le mauvais temps doit arriver en début de soirée et les heures qui précèdent la tempête sont particulièrement longues. L’équipage de Brit Air a fait escale à Concarneau pour réparer un rail de grand-voile défectueux décide de ne pas repartir. Armel le Cléac’h et Nicolas Troussel ont mesuré les risques inhérents au gros temps à venir dans le golfe de Gascogne et ont estimé que, compte tenu de leur retard, le jeu n’en valait pas la chandelle. Même décision pour l’équipage de FenetreA Cardinal (Alain Maignan – Nicole Harel) aux prises avec des problèmes de structures…

13 novembre : BT en détresse

Comme prévu, la nuit fut rude, très rude… Des vents parfois supérieurs à 60 nœuds, une mer démontée. Alors que le gros de la flotte pensait avoir paré le plus dur, Jean-François Cuzon alerte Jean Maurel le directeur de course : « Le roof est arraché, le bateau rempli d’eau, nous demandons assistance… » Toute la journée, les sauveteurs en liaison constante avec la direction de course et l’équipage en détresse vont mettre en œuvre les moyens nécessaires pour sauver l’équipage. Huit heures plus tard, Sébastien Josse et Jean-François Cuzon seront hélitreuillés dans un appareil de la Marine portugaise.

14 novembre : la série des avaries

La tempête a laissé des traces. DCNS, qui avait pourtant opté pour une option sud, annonce qu’il abandonne : la rotule de quille donne d’inquiétants signes de faiblesse ; aussi Marc Thiercelin et Christopher Pratt préfèrent jouer la carte de la sécurité et décident de faire demi-tour sur Lorient. Dans le même temps, Veolia Environnement décide de faire escale aux Açores pour réparer un rail de grand-voile arraché. Roland Jourdain et Jean-Luc Nélias y perdront là l’opportunité de grimper sur le podium… D’autres voiliers dévoilent aussi des avaries, tels Aviva (Brian Thompson – Dee Caffari) ou Mike Golding Yacht Racing (Mike Golding – Javier Sanso). En tête de course, c’est l’équipage de Safran qui mène maintenant la danse devant Groupe Bel… Ils possèdent plus de 300 milles d’avance sur l’équipage de Foncia qui ouvre la route du sud.

15 novembre : pousser les feux

Pour tous les équipages, une seul obsession dans des vents de nord redevenus maniables : aller au plus vite. C’est valable pour les leaders de la classe IMOCA qui veulent marquer leur territoire respectif. C’est aussi le cas de Franck-Yves Escoffier et Erwan Leroux qui veulent démontrer que leur Multi50 est une sacrée machine et que cette classe mérite de se développer.

16 novembre : l’infortune d’Alex

Décidément, Alex Thomson est poursuivi par la guigne. Après avoir traversé le mauvais temps sans trop d’encombre, Hugo Boss a heurté un objet flottant, provoquant une déchirure sur son flanc tribord. Alex et Ross Daniel sont alors à 500 milles des Açores qu’ils vont rejoindre par leurs propres moyens.

17 novembre : à l’ouest, rien de nouveau

Pour la tête de flotte, c’est le statu quo. Le mano a mano continue entre Safran et Groupe Bel, tandis que Mike Golding et Javier Sanso perdent inexorablement du terrain sur les deux leaders. Pour le couple hispano-britannique, il va s’agir dorénavant avant tout de résister au retour de Michel Desjoyeaux et Jérémie Beyou qui, pour l’heure, affichent les meilleures moyennes de toute la flotte.

18 novembre : le prince trébuche et se relève

Troisième arrêt pour l’équipage de Prince de Bretagne aux prises avec des problèmes récurrents de rail de grand-voile. Après Vigo et une ria de Galice, Hervé Cléris et Christophe Dietsch font escale à Lanzarote aux îles Canaries. Pas question pour autant de renoncer…

19 novembre : la passoire antillaise

Pas de point de passage obligé pour les IMOCA à l’approche de l’arc antillais, si ce n’est de laisser la République Dominicaine à tribord. Les stratégies météos amènent finalement tous les leaders à choisir un passage beaucoup plus au sud… Canal des Saintes, de la Dominique, les moyens d’entrer en mer des Caraïbes sont nombreux. Pendant ce temps, Crêpes Whaou ! continue son équipée vers l’île de Grenade. Il relègue déjà Victorien Erussard et Loïc Féquet (Guyader pour Urgence Climatique) à plus de 1000 milles. Les seconds de la classe Multi50 surveillent, comme le lait sur le feu, la progression de Région Aquitaine Port-Médoc. Lalou Roucayrol et Amaiur Alfaro sont particulièrement contents des modifications apportées à leur bateau et continuent de rêver.

20 novembre : changement de décor

Les premiers monocoques franchissent l’arc antillais. Toujours en tête, l’équipage de Safran n’en passe pas moins une mauvaise nuit dans le canal des Saintes entre grains orageux, rafales et trous de vent.

21 novembre : 1876 perd le nord

Yves Parlier et Pachi Rivero, partis sur une route très nord, avaient jusqu’à ce jour réussi à se maintenir dans le paquet des cinq premiers. Mais les conditions de vent faible qui règnent au nord de l’arc antillais provoquent un coup de frein qui fait dégringoler l’équipage franco-espagnol au classement.

22 novembre : final musclé

Naviguer en mer des Caraïbes ne signifie pas pour autant farniente et bains de soleil… Une petite dépression centrée sur le Venezuela génère en effet des vents d’est puissants qui obligent tous les concurrents à une vigilance de tous les instants. Les derniers milles pèsent d’autant plus sur les organismes.

23 novembre : fin de partie

Final haletant pour la victoire en IMOCA. Les deux leaders ont choisi de finir la course en mode furtif… C’est donc le suspense sur la ligne puisque, conformément aux instructions de course, les positions respectives des deux bateaux, ne sont pas communiquées. A Puerto Limon, on se prépare à accueillir les vainqueurs de la course.

24 novembre : la consécration pour Crêpes Whaou ! et Safran

On attendait Safran et c’est finalement Crêpes Whaou ! qui coupe la ligne le premier à Puerto Limon. Devant plusieurs milliers de personnes et dans une ambiance de liesse indescriptible, Franck-Yves Escoffier et Erwan Le Roux amènent leur joli trimaran rouge au pied de la jetée du port au milieu des flonflons et des feux d’artifice. Le tandem précède Safran de quelques heures : Marc Guillemot et Charles Caudrelier, les traits tirés mais au comble du bonheur peuvent se satisfaire d’avoir réussi leur pari. Ils avaient annoncé venir pour la gagne, ils ont tenu leurs engagements malgré le très haut niveau de la concurrence. Ils seront suivis quelques heures plus tard par le Groupe Bel de Kito de Pavant et François Gabart qui manifestent une telle joie qu’on pourrait se surprendre à penser qu’ils ont gagné…

25 novembre : Mike Golding sur le podium

Mike Golding et Javier Sanso peuvent être fiers de leur parcours. Sur un bateau préparé à la hâte, faute de partenaire, malgré la perte de leur girouette et des soucis récurrents de pilote, les deux navigateurs ont réussi à contenir le retour de Michel Desjoyeaux et Jérémie Beyou.

26 novembre : une cinquième place sous haute tension

Quatre bateaux en lutte pour une place. En tête de file, W Hotels et Veolia Environnement se livrent une lutte intense. A quelques heures de la ligne, Roland Jourdain et Jean-Luc Nélias pensaient avoir fait le plus dur en prenant un avantage de quelque cinq milles. Mais alors qu’ils avançaient tranquillement vers la ligne, les deux compères ont vu surgir derrière eux, à la faveur d’un grain, Alex Pella et Pepe Ribes qui, placés à moins d’un mille à leur vent, bénéficiaient d’un différentiel de vitesse de près de dix nœuds. Les deux bateaux coupaient la ligne en moins de cinq minutes et pour quelques poignées de secondes, l’équipage espagnol pouvait s’enorgueillir de coiffer sur le fil des hommes aussi expérimentés que Roland Jourdain et Jean-Luc Nélias.

27 novembre : Cali et Dee sont dans deux bateaux

Pour la septième place, Arnaud Boissières associé à Vincent Riou, s’est retrouvé bord à bord avec sa complice du Vendée Globe, Dee Caffari qui avait embarqué pour l’occasion Brian Thompson. A l’inverse du tour du monde, c’est cette fois-ci Cali qui l’emportait sur sa congénère britannique. Juste derrière, revenu du diable vauvert, c’est un équipage rayonnant qui s’emparait de la neuvième place. Yves Parlier et Pachi Rivero, malgré un nombre impressionnant de bricolages de fortune, goûtaient leur plaisir d’avoir pu mener à bon port un voilier dont ils n’avaient pris la mesure ensemble qu’une quinzaine de jours avant le départ.

28 novembre : le point d’orgue de Sam et Sidney

Sam Davies et Sidney Gavignet (Artemis) en ont, eux aussi, fini avec leur Transat Jacques Vabre. Malgré nombre d’avaries, toutes repérées en mer, les deux navigateurs ont fait front et ramené leur bateau à bon port. Petite compensation de leur dernière place : un évident plaisir d’avoir navigué ensemble et plus de certitudes pour Sam, quant au style de son prochain bateau pour le Vendée Globe.

30 novembre : le podium des Multi50

Final à rebondissement pour les Multi50. Alors que Victorien Erussard et Loïc Féquet (Guyader pour Urgence Climatique) pensaient avoir course gagnée sur Lalou Rooucayrol et Amaiur Alfaro (Région Aquitaine Port-Médoc), les deux Malouins se trouvaient englués dans des calmes à quelques milles à peine de l’arrivée. Ils finissent par maintenir leur deuxième place, mais d’un souffle devant les deux compères du sud-ouest.

Pendant ce temps, Hervé Cléris et Christophe Dietsch continuent leur bonhomme de chemin. Leur arrivée sur le Costa Rica est prévue aux abords du 8 ou 9 décembre.

Les grands multis de retour au Rhum

Départ de la Route du Rhum 2006
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La Route du Rhum 2010 sera de nouveau ouverte aux grandes unités pour retrouver le vent de liberté qui a longtemps soufflé sur cette course mythique. La classe des grands multicoques de plus de 60 pieds fera sensation au départ à Saint-Malo. Ce qui a fait l’originalité et a contribué à bâtir la légende de cette transat, est de rassembler les différentes classes de bateaux et d’offrir ainsi de belles empoignades sur l’eau et autant de suspense à terre. Pour l’édition 2010, multicoques et monocoques s’élanceront de concert sur une même ligne de départ, comme en 2006.

L’épreuve sera limitée à 75 concurrents, répartis en plusieurs catégories :
– 10 Catégorie Ultime, grands multicoques de 60 pieds et plus laissant toute leur place aux anciens multicoques de la classe ORMA
– 10 Multicoques 50 pieds tels que définis dans les Règles Multi 50, dont 3 multicoques nouveaux construits en 2009 pour cette course
– 20 Monocoques IMOCA tels que définis dans les Règles IMOCA, parmi lesquels nous retrouverons pour une nouvelle confrontation ceux qui se sont illustrés sur le Vendée Globe 2008 et la dernière Transat Jacques Vabre
– 10 Catégorie Rhum, monocoques longueur hors tout comprise entre 39 et 59 pieds, pour rester dans la tradition « du Rhum »
– 25 Class 40′ viendront compléter et animer le plateau des monocoques.

De retour à Gijon et Kinsale

Départ 1ère étape de La Solitaire - Le Figaro
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La ville du Havre accueillera pour la toute première fois La Solitaire du Figaro. Coutumier des départs de courses de grandes envergures, le Bassin Paul Vatine et ses toutes nouvelles infrastructures sauront sans aucun doute créer l’événement du 20 au 27 juillet.

Le 27 juillet, la première étape de cette Solitaire 2010 emmènera les Figaro Bénéteau 2 à Gijón en Espagne au terme d’un marathon de 515 milles nautiques en Manche et en Atlantique. Une première partie technique et côtière, avant d’appréhender la pointe Bretagne. Chenal du Four, Raz de Sein, Archipel de Molène, Ile de Sein et autres, seront autant de marques à contourner que de difficultés à négocier. Vigilance sera donc le maître mot avant de s’attaquer aux 270 milles nautique du golfe de Gascogne. " La première étape de cette 41ème édition est la plus longue du parcours, voire la plus exigeante. Elle sera une entrée en matière corsée pour des Figaristes encore très frais, " explique Jacques Caraës, directeur de course. Gijón est une étape historique de La Solitaire qui y a fait escale à 10 reprises ! La flotte s’offrira quelques jours de repos en Asturies avant de s’élancer le 3 août pour 418 milles vers Brest.

La remontée vers la ville du Ponant ne se fera pas directement. Il faudra négocier un golfe de Gascogne par l’intérieur pour laisser SN1 sur bâbord. Suivra ensuite une belle remontée le long de la côte sud Bretagne en laissant impérativement l’île de Groix sur bâbord avant de rejoindre la pointe Finistère. La dernière partie du parcours sera très stratégique notamment la remontée en baie d’Audierne, avant le passage du Raz de Sein. Une vingtaine de milles qui pourront être pour certains un coup d’accélérateur ou un véritable ralentissement, selon l’heure de passage et l’heure de la marée. " Cette étape se présente comme un véritable sprint dans la zone de Biscay où les embûches se multiplient en fin de parcours, précise Jacques Caraës, elle restera certainement l’étape à suspense. " Quelques jours de répit en Région Bretagne, sur le port du Moulin Blanc et le 9 août, il sera déjà temps de mettre le cap sur Kinsale en Irlande.

Kinsale est la ville historique de La Solitaire puisque c’est la 19ème fois en 41 éditions que La Solitaire y jette l’ancre. Si la course n’est pas revenue depuis 1997, elle demeure à ce jour la ville qui a reçu le plus grand nombre d’étapes de la course. 349 milles nautiques pour cette 3ème étape relativement courte mais qui ne se révélera pas des plus facile. Après avoir quitté la rade de Brest, les Figaro Bénéteau 2 sortiront du Chenal du Four au large des écueils du plateau de Portsall. Les 89 milles en Manche permettront de rejoindre les côtes de Cornouaille symbolisées par le rocher Wolf Rock à laisser impérativement à bâbord. La longue remontée de 165 milles en mer Celtique fera converger la flotte vers le mythique phare du Fastnet qu’il faudra laisser sur tribord avant de mettre de l’Est dans sa route, direction Kinsale.

Enfin, pour clôturer cette édition, la flotte retournera en Basse-Normandie pour franchir la ligne d’arrivée à Cherbourg-Octeville au terme d’une étape de 435 milles. " Les concurrents longeront à nouveau les côtes irlandaises pour venir chercher, 45 milles plus tard, le phare du Fastnet, en le laissant à bâbord. Cette fois, la traversée de la mer Celtique laissera les îles Scilly à bâbord, matérialisées par le phare de Bishop Rock. Il faudra jouer avec les courants traversiers de la Manche sur 100 milles, pour atterrir précisément sur la cardinale Ouest Lizen Ven dans le nord de l’île Vierge. Cette marque, à contourner en la laissant à bâbord, relancera la flotte sur 140 milles vers les îles anglo-normandes " détaille le directeur de course.

Enfin, les derniers milles entre les îles permettront aux skippers de jouer très finement en tactique pour la deuxième fois de cette édition. La navigation sera plus ouverte aux options avant l’atterrissage sur le Cotentin. Mais là encore, les skippers devront rester vigilants : le Raz Blanchard pourrait marquer la dernière sanction et permettra sans doute un large suspense pour départager les meilleurs à quelques milles de l’arrivée. Un finish à Cherbourg-Octeville que La Solitaire retrouve pour la 7ème fois.


La Solitaire du Figaro 2010

LE HAVRE
Départ de la 1ère étape : mardi 27 juillet
GIJON (515 milles)
Arrivée prévue des bateaux : vendredi 30 juillet
Départ de la 2ème étape : mardi 3 août

BREST (418 milles)
Arrivée prévue des bateaux : jeudi 5 août
Départ de la 3ème étape : lundi 9 août

KINSALE (349 milles)
Arrivée prévue des bateaux : mercredi 11 août
Départ de la 4ème étape : lundi 16 août

CHERBOURG-OCTEVILLE (435 milles)
Arrivée prévue des bateaux : jeudi 19 août
Régate de Clôture : dimanche 22 août

Trois Français en quart de finale

Mathieu Richard et Sébastien Col en Malaisie
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Actuellement au sommet du classement du World Match Racing Tour 2009, Adam Minoprio se trouvait en mauvaise posture, car sous le score de 4-6, son duel contre Sébastien Col allait déterminer s’il accédait ou non au quart de finale. Le Français s’est vu pénalisé pendant la phase de pré-départ, tandis que le Néo-Zélandais a pu partir tranquillement. Les deux se sont engagés dans un duel serré avec la victoire revenant à Minoprio, soulagé de rester en lice pour le titre de champion du circuit 2009.

Dans les autres matches importants ce matin, le jeune Australien Torvar Mirsky a battu le vétéran Peter Gilmour, tandis que Mathieu Richard a signé une belle victoire face à Ben Ainslie. Après sa journée catastrophique hier, Ian Williams allait perdre aujourd’hui contre Francesco Bruni (Azzurra). C’est ainsi que les suivants se voient éliminés au terme de ce Round Robin: Magnus Holmberg, Francesco Bruni, Ian Williams et le héros local, Hazwan Hazim.

Pour les quarts de finale le choix d’adversaire revenait à Ben Ainslie, qui a opté pour une rencontre avec Damien Iehl. Ainslie allait vers la gauche et Iehl vers la droite. Le choix du Français semblait être le bon, car il a pu obtenir deux longueurs d’avance. Le Britannique se plaignait des « affreux courants aléatoires » et a décidé de revenir à droite. Une erreur au départ sans doute, mais par la suite, Ainslie a effectué un parcours sans faute pour marquer ce qui allait être une victoire relativement facile.

Dans les autres duels des quarts de finale, Peter Gilmour obtenait sa revanche lors de son match face à Mirsky où tactiquement il a bien joué, ne laissant pas au jeune l’occasion de revenir.

Sous la pression de son adversaire, Adam Minoprio, Mathieu Richard a franchi la ligne de départ trop tôt et a eu du mal pour le rattraper. Peu à peu il a néanmoins réduit l’écart mais ensuite s’est vu pénalisé, permettant au Néo-Zélandais de remporter la course. Minoprio était évidemment très soulagé, car plein de doutes lui traversaient l’esprit jusqu’à la ligne d’arrivée étant donné les incertitudes concernant les courants.
Après sa journée extraordinaire hier, la magie manquait à Phil Robertson lors de sa première course de l’après-midi, qu’il a perdue face à Sebastien Col, mais la joie de ses cinq victoires d’hier l’enthousiasmait encore et il a promis d’être en forme demain.

Quarts de finale
Ben Ainslie -Damien Iehl 1-0
Sebastien Col – Phil Robertson 1-0
Adam Minoprio – Mathieu Richard 1-0
Peter Gilmour -Torvar Mirsky 1-0

Round Robin
Ben Ainslie (GBR) Team Origin 8-3
Sebastien Col (FRA) French Match Racing Team/ALL4ONE 7-4
Mathieu Richard (FRA) French Match Racing Team 7-4
Phil Robertson (NZL) WAKA Racing Team 7-4
Torvar Mirsky (AUS) Mirsky Racing Team 7-4
Peter Gilmour (AUS) YANMAR Racing 6-5
Damien Iehl (FRA) French Match Racing Team 6-5
Adam Minoprio (NZL) Emirates Team New Zealand/BlackMatch Racing 5-6
Magnus Holmberg (SWE) Victory Challenge 5-6
Francesco Bruni (ITA) Team Azzura 4-7
Ian Williams (GBR) Team Pindar 4-7
Hazwan Hazim Dermawan (MAS) Taring Pelangi Team 0-11

Dix étapes et 1000 milles à parcourir

Port Barcares - Marseille
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Pour succéder à Courrier Dunkerque, tenant du titre, les prétendants devront rentrer très tôt dans la course puisqu’une grande partie des points sera attribuée entre la Manche et l’Atlantique. « La première moitié de la course sera très importante stratégiquement, puisqu’elle comprendra au moins deux étapes de coefficient trois » explique William Borel, le directeur de course. Ce sont en effet plus de 500 milles qui seront avalés en seulement trois étapes marathon, ralliant Dieppe, en Seine Maritime, à Talmont Saint Hilaire, en Vendée, avec escales à Pléneuf Val André (Côtes d’Armor) puis Lorient (Morbihan). La Méditerranée, avec seulement deux sauts de puce, de Port Camargue (Gard) à Marseille (Bouche du Rhône) et de Marseille à la Seyne sur Mer (Var), sera davantage caractérisée par des régates au contact. Les organisateurs profiteront en effet de la Grande Bleue pour multiplier les parcours « banane » soit des allers-retours entre la ligne de départ et une bouée située à courte distance.

Le Tour de France à la Voile 2010 s’équilibre entre nouveautés et bonnes habitudes. Escale inédite, Pléneuf Val André en Bretagne Nord est classée « étape de charme » par le directeur de course. Calais fêtera pour sa part ses retrouvailles avec l’épreuve puisque les Ecumes de Mer, bateau officiel à l’époque, s’y étaient arrêtés en 1978. Les autres villes, plus habituées à voir passer l’armada, salueront une dernière fois le Farr 30 qui réalisera cette année son tour d’honneur avant d’être remplacé par le M34. Le nouveau monotype trouve déjà son public : une petite dizaine d’exemplaires a en effet été vendue sur plans et la première unité, attendue au printemps prochain, portera les couleurs du Nexus Dean Barker Team. Le skipper de Team New Zealand, parrain du bateau, a déjà annoncé son intention de participer à l’édition .
Dean Barker: "J’ai découvert le projet M34 au Salon de La Rochelle. J’ai tout de suite été séduit par la stricte monotypie, les caractéristiques du bateau à proprement parler et le programme de navigation qui est très motivant. En juillet 2011, je serais au départ du tour du Tour avec mes amis du "Nexus Dean Barker Team". Team New Zealand a déjà participé a deux éditions du Tour de France à la Voile et nous en gardons de très bons souvenirs."

Parcours et calendrier 2010 :

Dunkerque : du samedi 26 au mardi 29 juin
Course-étape de 25 milles

Calais : du mardi 29 juin au jeudi 1er juillet
Course-étape de 70 milles (minimum)

Dieppe : du vendredi 2 au dimanche 4 juillet
Course-étape de 200 milles

Pléneuf-Val-André : du lundi 5 au mercredi 7 juillet
Course-étape de 200 milles

Lorient : du vendredi 9 au dimanche 11
Course-étape de 105 milles

Talmont-Saint-Hilaire : du lundi 12 au mercredi 14 juillet
Course-étape de 70 milles

Royan : du jeudi 15 au vendredi 17

Transit routier atlantique (683 km)

Port Camargue : du dimanche 18 au mardi 20 juillet
Course-étape de 65 milles

Marseille : du mercredi 21 au vendredi 23 juillet
Course-étape de 40 milles

La Seyne-sur-Mer : du vendredi 23 au dimanche 25 juillet

Le nouveau Course Au Large est en kiosques

Course Au Large N°39
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Le Safran de Marc Guillemot, bateau le plus léger de la flotte IMOCA, vient de prouver sur la Transat Jacques Vabre qu’il était également un bateau marin, capable d’affronter la tempête et de résister au très gros temps en allant vite. Très vite. Un bateau de guerre, en somme. D’où la Une de ce numéro hivernal dans lequel nous revenons sur l’implacable victoire de Marc Guillemot et Charles Caudrelier.

Dossier spécial Trophée Jules Verne
Mais au menu de ce numéro 39 de Course Au Large, on trouve également un dossier spécial très complet sur le Trophée Jules Verne, pour lequel nous avons choisi de donner la parole aux hommes de l’ombre : architectes, barreurs, routeurs, chefs de quart, météorologues… Tout pour décrypter les passionnantes tentatives autour du monde que mènent cet hiver les équipages de Pascal Bidégorry et Franck Cammas, à la poursuite de la barre mythique des 50 jours. En théorie, l’affaire serait jouable en 43 jours…

Bruno Peyron tenté par le Rhum !
La mise en perspective de ce grand ensemble consacré au tour du monde absolu en équipage est assurée par deux autres sujets : un retour passionnant sur l’exploit de Commodore Explorer signé d’une nouvelle plume dans notre magazine – le reporter Philippe Joubin – et un entretien très complet avec le maître en la matière : Bruno Peyron. Un « boss » retrouvé qui donne son avis sur Banque Populaire V et Groupama 3… et en profite pour annoncer sa probable participation à la prochaine Route du Rhum, à bord de son catamaran géant !

A lire également dans ce nouveau numéro de Course Au Large un dossier sur la Volvo Ocean Race, avec un interview de Franck Cammas sur le nouveau défi de Groupama pour les deux prochaines éditions, suivi d’un article sur les précédents équipages français ayant tenté l’aventure. Francis Joyon et son nouveau record vers l’Ile Maurice ne sont pas oubliés, pas plus que les 6.50 et Class40, via des retours sur leurs transats automnales respectives. Les adeptes de match-race, eux, s’intéresseront à un décryptage de la première niçoise du Louis Vuitton Trophy et cette surprenante victoire italienne. Et puis, bien sûr, vous trouverez dans cet opus 39 de Course Au Large vos rubriques habituelles – Actualités, iIs ont dit, Cahiers de l’IRC – agrémentées comme de coutume par les plus belles images de voile du moment.

Bonne lecture.

La rédaction.

Course Au Large au Nautic, Hall 1 Stand K95

N’hésitez pas à venir à la rencontre de votre magazine… où à le découvrir ainsi que toutes les publications de la rédaction sur le Nautic. Course Au Large est en effet présent toute la durée du salon pour répondre à vos questions, suggestions, demandes d’abonnements… Des séances de dédicaces seront également organisées, notamment avec deux des héros du Vendée Globe : Jean Le Cam et Yann Eliès.

Dédicace de Jean Le Cam samedi 5 décembre à 16h

Jean Le Cam sera présent sur le stand de Course Au Large pour signer son tout récent ouvrage « Toutes Voiles Dehors », co-écrit avec le journaliste spécialisé Philippe Joubin.

« La mer, ma mer, n’est que vitesse. Jamais je ne l’ai imaginée en tant que pêcheur ou marin de la marchande. Vitesse, voile compétition. Je n’ai jamais aimé que cela. Je n’ai jamais imaginé la navigation autrement. Je ne pourrais jamais la voir différemment. Et cela reste ma seule passion. »

La mer est sa vie. Un récit au près, haletant précis, incisif et sincère qui relate toutes les navigations et aventures du « Roi Jean ».

Édition Prolongations
176 pages – 19,90 euros

Dédicace de Yann Eliès lundi 7 décembre à 16h

Le « Survivant des mers du sud » – qui a signé son retour de manière éclatante sur la Solitaire du Figaro l’été dernier, sept mois après son terrible accident – viendra lui aussi dédicacer son livre-témoignage sur le stand de Course Au Large.

En partant de son accident dans le Grand Sud voilà un an, de son martyre et de son sauvetage par Marc Guillemot et la Marine australienne, Yann Eliès revient sur son destin de marin, dans un ouvrage qui se dévore comme un roman.

Co-écrit avec Denis van den Brink
Editions Mer et Découverte
208 pages – 20 euros

Extreme 40 : bilans et perspectives

Almeria
DR

Pour les organisateurs la fin de la saison a été marquée par le retrait de son partenaire principal, iShares, mais très rapidement la mise en place de la saison 2010 avait été confirmée et on sait que déjà sept équipes ayant participé au circuit européen en 2009 ont confirmé leur retour pour 2010, et ce avant même la publication de l’avis de course. Les sites seront annoncés au cours des prochains mois, mais les organisateurs ont déjà révélé que la finale aura lieu dans le port d’Almeria, en Andalousie, lors du traditionnel week-end férié de la mi-octobre.

Dans l’immédiat, c’est en Asie que la flotte d’Extreme 40 participe au nouveau circuit. Après la victoire de Pete Cumming sur Masirah à Hong Kong, les six Extreme 40 sont en route pour Singapour, où se disputera la seconde étape du circuit asiatique du 11 au 15 décembre.

2009 en chiffres…

Participants:

BT (EUR) – Nick Moloney (AUS)
Ecover (EUR) – Mike Golding (GBR)
Holmatro (NED) – Carolijn Brouwer (BEL)
iShares (EUR) – Shirley Robertson (GBR)
Gitana Extreme-Groupe LCF Rothschild (FRA) – Yann Guichard (FRA)
Groupama 40 (FRA) – Franck Cammas (FRA)
LUNA (FRA) – Erik Maris (FRA)
Oman Sail Masirah (OMA) – Pete Cumming (GBR)
Oman Sail Renaissance (OMA) – Loïck Peyron (FRA)
BMW ORACLE Racing (USA) – James Spithill (AUS) (Venise / Hyères
uniquement)
WIRSOL Team Germany Kiel Sailing City (GER) – Roland Gabler (GER)
(Kiel uniquement)
Rumbo Almeria – Fernando Echavarri (ESP) (Almería uniquement)

Un joli palmarès
Parmi les 48 marins répartis en 12 équipes:
52 Titres de Champion du Monde
17 Coureurs Olympiques
7 Médaillés Olympique (dont 4 médaillés d’or)
27 Participations à la Coupe de l’America
17 Tour du mondistes
11 Nationalités

Les courses:
Un total de 108 manches courues en 2009: Venise 17; Hyères 19; Cowes 20; Kiel 19; Amsterdam 17; Almería 16

Vainqueurs: Oman Sail Masirah 4 (Hyères, Cowes, Kiel, Almería); Gitana Extreme-Groupe LCF Rothschild 2 (Venice, Amsterdam)

1ère Places: Oman Sail Masirah 36; Gitana Extreme-Groupe LCF Rothschild 19; Oman Sail Renaissance 16 (9 des 12 équipages ont occupé la première place au moins une fois lors de la saison)

Plus grand nombre de victoires par étape : Oman Sail Masirah 11 (Cowes); Oman Sail Renaissance 5 (Kiel, Amsterdam); Gitana Extreme-Groupe LCF Rothschild 5 (Almeria)

6 collisions: Oman Sail Renaissance percute Ecover (Hyères); Team
iShares percute un bateau spectateur (Cowes); Oman Sail Renaissance
percute WIRSOL Team Germany (Kiel) et Gitana Extreme percute WIRSOL
Team Germany (Kiel); Oman Sail Renaissance percute Ecover (Amsterdam,
journée d’entrainement); BT percute Oman Sail Masirah (Amsterdam)

7 disqualifications: Groupama 40 (Venice); Oman Sail Renaissance
(Kiel); Holmatro, Team iShares et BT (Amsterdam); LUNA et Team iShares
(Almeria)

Sébastien Josse : objectif Solitaire

Josse BT
DR

Pour le français, c’est une manière de revenir sur un circuit qu’il affectionne pour sa monotypie et le haut niveau de compétition qui y règne, mais aussi de recommencer à maîtriser de A à Z son projet. Ce qui implique aussi de retrouver un partenaire pour le soutenir. Et les tours du monde ? Sébastien compte bien s’aligner au départ de son 3ème Vendée Globe en novembre 2012 à la barre d’un nouveau bateau. Il faudra pour cela en débuter la construction dans un an. 2010 sera décidément l’année des nouveaux projets pour Seb.

Explications de Sébastien Josse : « Ça fait très longtemps que j’ai envie de refaire une saison Figaro avec une AG2R et une Solitaire du Figaro mais il faut avoir du temps pour pouvoir s’entraîner et faire les choses sérieusement. Avec le projet BT qui prend fin, c’est la bonne année pour se relancer. J’ai commencé par le Figaro et en particulier la Solitaire. C’est une course intéressante car il s’agit de monotypie et le niveau est très homogène avec les quinze premiers qui sont des professionnels investis à plein temps sur le projet. Le plateau est tellement relevé qu’on ne peut pas dire qu’on y va pour la gagne. Sur ce genre de course, il y a deux approches. Soit on joue placé pour avoir sa place dans les 10 premiers ou alors on prend des options et on joue pour la gagne. Je crois que je suis plutôt dans cette deuxième catégorie. »

« L’idée est de faire une saison Figaro pour me relancer en vue du Vendée Globe 2012 et commencer à réfléchir dès maintenant à un nouveau 60 pieds. C’est vrai qu’on regarde dès aujourd’hui les nouveaux bateaux et on commence à cogiter sur les choix d’architecte, de chantier ou encore sur des approches techniques. »

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