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Cata. Henri Demesmaeker et Rasmus Rosengren vainqueurs de la Saint Barth Cata Cup 2025

Prix Super U & U Express Oasis

Après 4 jours de navigation sous le soleil de St Barth, Henri Demesmaeker et Rasmus Rosengren (97 TP Services) se sont imposés devant les 47 autres équipages de F18. Tout s’est joué le dernier jour. Tim Mourniac et Pierre-Yves Durand (Segeco) terminent 2e. Brett Burvill et Max Puttman complètent le podium.

La première manche du jour entraîne les 48 équipages de Saint-Jean jusqu’à la somptueuse plage des Salines, où l’arrivée est jugée. Un parcours tout en finesse, majoritairement au près, dans un vent instable qui exige lucidité, précision et sang-froid. Ici, la hiérarchie peut basculer en un souffle : lecture du plan d’eau, flair des risées, réglages millimétrés… un vrai casse-tête tactique.
Implacables depuis la veille, Tim Mourniac et Pierre-Yves Durand (Segeco) confirment leur retour en forme en décrochant une nouvelle victoire. Derrière eux, les leaders du général, Henri Demesmaeker et Rasmus Rosengren (97 TP Services) assurent une solide deuxième place. Jean-Christophe Mourniac et Benjamin Amiot (Gypsea) complètent le podium : “ On fait troisième sur cette manche, c’est top ! On se fait doubler au portant par Tim puis à Colombier par Henri : ils sont vraiment intouchables ces derniers jours”, souligne Benjamin Amiot. “On a bien bataillé, c’est génial. Tous les ans, le niveau est incroyable ici, on prend énormément de plaisir sur la St Barth Cata Cup”

Un podium inédit pour la deuxième manche du jour
Aussitôt arrivés, aussitôt repartis, le comité de course enchaîne avec la deuxième manche du jour. Un retour typé portant cette fois-ci, depuis les Salines pour rejoindre Gustavia et la plage de Public.
Sur cette ultime bataille, l’inévitable duo Demesmaeker / Rosengren (97 TP Services) s’offre une sixième victoire sur huit courses — un rythme de métronome.
Juste derrière, superbe performance des Argentins Cruz Gonzales Smith et Mariano Heuser (Bacchus Équipements), auteurs d’une option lointaine au large particulièrement inspirée. “La course était super courte et super rapide ! On était 6e à l’île Coco, et on a choisi de partir loin au large où il y avait plus de pression : c’était la bonne stratégie “, se réjouit Mariano Heuser.
La troisième place revient sur cette course aux américains Gavin Parker et Dan Brown (Sibarth Real Estate)
Henri Demesmaeker & Rasmus Rosengren sacrés sur le Prix Super U & U Express Oasis
Avec ses places de 2 et 1 lors des deux régates dominicales, Henri Demesmaeker et Rasmus Rosengren (97 TP Services) décrochent brillamment le Prix Super U & U Express Oasis, ajoutant une nouvelle ligne à leur palmarès de la semaine déjà impressionnant. Ils devancent Brett Burvill/Max Puttman (le Barthélemy Hôtel) et Cruz Gonzales Smith et Mariano Heuser (Bacchus Equipements).

HENRI DEMESMAEKER ET RASMUS ROSENGREN (97 TP SERVICES), SACRES VAINQUEURS DE LA SAINT BARTH CATA CUP 2025 !

« À mon avis, la course se jouera sur la régularité », confiait Henri en début de semaine.
Le jeune skipper belge de 24 ans ne s’était pas trompé : il a appliqué sa stratégie avec une précision chirurgicale. Avec six podiums en huit courses, une constance impressionnante et une cinquième place — la seule contre-performance, déductible — le duo Demesmaeker / Rosengren a dominé cette 17ᵉ édition avec une maîtrise remarquable. À ses côtés, Rasmus Rosengren, Champion du monde F18 2023 et skipper du bateau suédois sur la Youth America’s Cup, a brillé par son talent multiforme.
“On est super contents. Rasmus a fait un excellent job aujourd’hui encore. On n’est pas restés loin de Tim, on les a toujours gardés dans notre viseur. On a fait ce qu’on sait faire de mieux : faire avancer le bateau vite ! “, souligne Henri.
La paire belge-suédoise, qui courait ensemble pour la première fois, a immédiatement trouvé ses repères. “On manquait un peu de vitesse au près au tout début de la semaine, mais on a su monter en puissance, affiner les réglages et rester réguliers. Rasmus est super polyvalent, très attentif aux détails. C’est un navigateur complet, pas seulement fort en cata mais aussi dans la compréhension du plan d’eau et de la gestion de course “, poursuit-il.
Pour Rasmus, cette victoire a une saveur toute particulière : “C’est ma cinquième participation ici à St Barth, mais ma première victoire.. Je suis très heureux… et un peu soulagé aussi ! Il a fallu se battre pour gagner et on a vraiment pris du plaisir à affronter les meilleurs.”

Mourniac / Durand (Segeco) : un retour en grâce, mais insuffisant
Handicapés par la casse de leur drisse de spi sur la toute première manche de la Saint Barth Cata Cup, Tim Mourniac et Pierre-Yves Durand (Segeco) ont mis du temps à retrouver le mojo qui les caractérise. La dernière fois qu’il sont venus ici, ils avaient survolé la compétition en signant un grand chelem. Leur 15 années de compétition commune ont fini par parler : hier, les deux compères ont retrouvé tous leurs automatismes et ce petit truc en plus qui fait toute la différence. Leur trois victoires en fin de semaine leur permettent de se refaire la cerise. Pas suffisant cependant pour revenir sur les leaders : “On finit très logiquement à la deuxième place après une semaine chaotique, reconnaît Tim Mourniac. On a été beaucoup trop irréguliers face à Henri et Rasmus qui ont été très consistants. On n’a pas réellement navigué au meilleur de notre niveau mais on s’est fait plaisir sur quelques manches.”

Duel Australien pour la troisième place : un final au couteau
Le suspens a duré jusqu’au bout pour la troisième marche du podium, avec, à la bagarre, deux équipages Australiens à égalité de points avant la dernière manche. Ce sont finalement Brett Burvill et Max Puttman qui s’emparent du bronze.
“Le finish était incroyable, s’enthousiasme Brett Burvil. C’est génial de monter sur le podium après une telle bagarre. Hier sur le même parcours, on avait fait pas mal d’erreurs. Cela nous a servi de leçon. On a appris de ce qu’on a vu hier. Chaque jour est un jour d’apprentissage. On est ravis de ce résultat ! L’organisation est incroyable : faire venir tous ces bateaux, ces concurrents, gérer nos hébergements dans cet endroit magique, c’est dingue ! Je leur tire mon chapeau. On va parler de cet événement partout en Australie”.

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Globe40. Départ de la 3e étape La Réunion-Sydney

Photo Jean-Marie Liot

La flotte de la Globe40 a repris la mer ce samedi depuis la baie de Saint Paul sur l’île de la Réunion en direction de Sydney, soit 5 120 milles à parcourir dans l’océan Indien, qui s’annonce comme l’une des étapes les plus exigeantes de ce parcours autour du monde qui devrait durer 3 semaines. La bataille s’annonce intense, autant pour les Class40 à étrave ronde que pour les scows. L’équipage de Crédit Mutuel, troisième au classement général, voudra prendre sa revanche, et le record de distance parcourue en 24 h par un Class40 pourrait à nouveau être battu.

Après une pause méritée de 20 jours pour les premiers et de 10 jours pour les suivants, les huit équipages de la Globe40 avaient hâte de reprendre la mer ce samedi et de poursuivre leur grande aventure autour du monde. L’escale à La Réunion leur aura permis de souffler et de passer de bons moments avec leurs proches tout en découvrant l’île au meilleur moment de la saison. Une île qui ne manque pas d’attraits, entre montagne, volcan, cirques et littoral avec son lagon.

Pour l’équipage Free Dom de Thibaut Lefevère, local de l’étape, charpentier et chef d’entreprise à La Réunion, cette escale avait une saveur toute particulière. Son équipe Free Dom a reçu un formidable accueil et suscité un bel engouement. Elle a été un excellent support pour promouvoir la voile et la course au large à La Réunion, où, à travers le village installé au Port, de nombreux enfants et visiteurs sont venus découvrir les bateaux et encourager les marins.

Lors de cette étape, nous avons eu l’occasion de rencontrer l’ensemble des équipages et l’organisation de Sirius Events, qui capitalise sur les enseignements de sa première édition réussie. À l’arrivée à La Réunion, les bateaux présentaient peu de problèmes techniques : un filet de pêche avait cisaillé de quelques centimètres le voile d’équipe du bateau belge, une fuite était à colmater sur un ballast, et une perche d’aérien devait être refixée sur le bateau canadien. Le bateau brésilien a eu un léger travail de composite à effectuer sur la coque après un choc sans gravité avec un OFNI. Dans l’ensemble, les bateaux sont beaucoup mieux préparés. Tous disposent désormais de voiles bien plus adaptées, chacune pesant presque le double d’une voile utilisée sur une transat classique, avec davantage de matière. Chaque bateau embarque 12 voiles et dispose de 4 jokers. Il est interdit de changer de grand-voile sans pénalité. À noter que Crédit Mutuel est le seul à disposer d’un mât à ralingue, tandis que les autres scows ont opté pour un chariot de GV. Pour François Angoulvant, mesureur de la Class40 et directeur technique de la course, les bateaux sont clairement mieux préparés.

Côté sportif, il y a deux classements, dont celui des bateaux à étrave ronde. Le match s’annonce serré entre trois bateaux. L’équipe belge de Jonas Gerkens (Belgium Ocean Racing – Curium) est en tête après avoir remporté magnifiquement la 2e étape de quelques minutes. À son bord, Renaud Dehareng et Benoit Hantzperg ont signé un exploit remarquable. Le premier, amateur et chef d’entreprise, s’est montré à la hauteur du défi, et le second a confirmé tout son talent et sa détermination, malgré des problèmes d’énergie à bord. L’équipe a même battu le record de distance parcourue en 24 h en Class40. Avec son LiftV2 et le retour de Jonas Gerkens, l’équipe part favorite de cette 3e étape.

Deuxième au classement général, le jeune équipage allemand Next Generation Boating Around the World, composé de Melvin Fink et Lennart Burkke, avait impressionné par son retour lors de la 2e étape. Melvin Fink s’est fait connaître sur la Mini Transat 2021 en terminant seul en série lorsque tout le monde avait dû s’arrêter sur la première étape ; il terminera 3e en série. Avec son équipier, ils ont monté un chantier à Hambourg et se sont engagés dans la course un peu sur un coup de tête, mais avec toute la rigueur germanique dans leur préparation. Ils seront les arbitres du duel entre les Belges et l’équipage de Crédit Mutuel, 3e au général. L’équipe, que l’on pensait dominatrice sur ce tour du monde, va devoir défendre son rang sur cette 3e étape. Le nouveau plan Raison a de nombreux atouts, mais Ian Lipinski et Amélie Grassi vont devoir s’arracher pour contenir le LiftV2, très rapide aux allures portantes et au reaching dans la mer formée.

Ian Lipinski nous confiait progresser encore dans les réglages de ce bateau plus complexe que son précédent, n’ayant jamais fait de transat avec pour l’éprouver : « 8 300 milles parcourus en réel sur une étape, ce n’est pas rien pour un Class40. C’est la première unité d’un nouveau plan qui n’a pas fait de transatlantique — occasion rêvée pour tester la fiabilité d’un bateau. On s’est beaucoup entraîné, on a pas mal régaté… et le bateau est intègre. Mais, forcément, il y a de l’usure. » L’heure est à la reconquête. « On est bien énervés, Ian et moi, assène Amélie Grassi. Nous voyons bien les enjeux de cette étape : nous sommes chauds et motivés ! »

Quant aux quatre points de retard sur Belgium Ocean Racing – Curium et au demi-point concédé aux Allemands de Next Generation Boating Around the World, ils ne changent pas la philosophie du skipper : « Je préfère envisager l’étape comme une nouvelle course, avec la volonté de la gagner, comme à chaque fois. Je n’ai pas envie d’adopter la posture du joueur qui a perdu au casino et qui mise plus fort pour rattraper ses pertes. J’ai le sentiment que, sauf problèmes techniques, la hiérarchie fait qu’il y a devant l’équipage belge et nous, et les Allemands juste derrière. Ils pourraient jouer devant, mais j’ai l’impression que ce n’est pas si simple pour eux de tenir les vitesses moyennes que nous affichons. Le Class40 Belgium Ocean Racing – Curium est un très beau bateau, très bien mené. Nous avons le potentiel pour être devant. Il n’y a pas quarante bateaux à surveiller sur cette course, mais il suffit d’un bon adversaire pour nous pousser à élever le niveau. »

La flotte progressera par le contournement de l’Australie via les mers du Sud. « L’objectif premier sera sans doute de faire du sud pour aller chercher les vents du sud, résume Ian Lipinski. Nous sommes bien au nord des systèmes de dépressions du grand sud. On aura probablement d’abord des conditions anticycloniques qu’il faudra traverser pour récupérer ces dépressions qui circulent autour de l’Antarctique. » En théorie, Crédit Mutuel et ses rivaux ont 5 120 milles nautiques à parcourir, soit 9 482 kilomètres : environ trois semaines de mer. « Cela représente plus de temps en mer que les transats que l’on dispute chaque année, souligne Amélie Grassi. Il va falloir trouver un rythme et affronter le froid, puisque la limite de la zone des glaces descend très bas, jusqu’au 48°S. C’est excitant, car cela va nous mener à des endroits où je ne suis jamais allée : traverser l’océan Indien, passer le cap Leeuwin, glisser sous l’Australie… C’est stimulant ! »

Pour cette deuxième édition, l’organisation a imposé le chauffage à bord pour des raisons de sécurité. Miranda Meron, directrice de course, table sur trois semaines de course. Elle sera en veille permanente avant d’être rejointe par Pierre Hays pour la seconder. Après avoir fait le Vendée Globe, l’Anglaise, qui imaginait participer à la course, s’est finalement retrouvée directrice de l’épreuve, un rôle qui lui va bien. Elle sait parfaitement se mettre à la place des marins lorsque c’est nécessaire, et échanger avec eux en anglais.

Côté Class40 à étrave pointue, les Brésiliens de Barco Brasil, avec José Caldas et Luiz Bolina, seront difficiles à aller chercher. Le chirurgien José Caldas aura été impressionnant sur les deux premières étapes, devant l’étonnante Autrichienne Liza Berger qui embarque sur Wilson Around the World avec son compagnon Jade Edwards-Leaney. Ce dernier, qui possède son chantier en Écosse, a quasiment remis à neuf leur Class40 n°93. Ils devancent au classement général le bateau Freedom, qui embarque sur cette étape les Réunionnais Noé Delpech et Maxime Bourcier. Les Anglais Richard Palmer et Rupert Holmes, sur Jacanda, s’offrent le tour du monde d’une vie après avoir longtemps couru en IRC dans le Solent. Enfin, la Canadienne Melodie Schaffer, présente sur la 1re édition, est revenue avec encore plus de détermination. Elle repart sur cette 3e étape avec Colin Campbell à bord de Whiskey Jack.

La flotte devra dans les prochains jours faire route toujours vers le sud en évitant les pièges de l’anticyclone des Mascareignes si nombreux à l’aller , et ce afin de rallier les grands flux de vent d’ouest dans les latitudes les plus basses vers les quarantièmes. Le parcours impose une limite sud à 46° dans sa première partie puis 48° sous l’Australie. A ce jour les prévisions donnent au moins une dizaine de jours de course sous l’influence de dépressions très actives, annonçant une étape à la fois très rapide et à nouveau assez dure pour les machines et pour les marins. Aprés 3000 milles entre la Reunion et les abords du continent australien il faudra remonter dans la grande baie du même nom pour passer le détroit de Baas à la réputation difficile ( même si la possibilité théorique de passer au sud de la Tasmanie reste ouverte) pour remonter ensuite vers Sydney ; avec une arrivée qui promet là-aussi d’être mythique à l’intérieur même de la baie sur une ligne située entre Shark Island ( oups.. ) et la côte au sud, à vue du célèbre opéra de Sydney et l’Harbour Bridge, points de repère emblématique de la célèbre cité australienne; les deux prestigieux clubs le Royal Sydney Yacht Squadron ( RSYS) et le Cruising Yacht of Australia ( CYCA ) accueilleront successivement la GLOBE40, qui pourra être aux premières loges pour le départ de Sydney-Hobart le 26 décembre prochain, une des courses les plus célèbres au monde. A ce jour il faudra environ 18 à 19 jours pour atteindre Sydney après les premières arrivées imaginées vers le 11/12 décembre.

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Global Yacht Technology dévoile ANAHITA : premier trimaran de croisière de 100 pieds

Global Yacht Technology a dévoilé ANAHITA, son trimaran de croisière de 100 pieds, le tout premier de cette catégorie. L’événement s’est tenu au Metstrade en présence de Loïck Peyron, navigateur et conseiller stratégique de CDK Technologies, Yann Prummel, designer extérieur chez VPLP Design, ainsi que Lucien Boyer, CEO de CDK Group.

Premier trimaran de croisière de 100 pieds au monde, ANAHITA ouvre une nouvelle ère dans l’univers du yachting d’exception. Conçue au cœur de la Sailing Valley en Bretagne, elle cristallise l’excellence du savoir-faire français. Élaborée avec un mix de carbone pré-imprégné et infusé selon des procédés hérités de la course au large, elle incarne l’alliance subtile entre haute précision, fluidité et élégance.
Avec un déplacement exceptionnel de seulement 35 tonnes lège, près de 60 % plus léger qu’un yacht traditionnel de même longueur, elle repousse les limites de la performance tout en offrant une stabilité remarquable dans toutes les conditions. Une création audacieuse qui réinvente la croisière au long cours.

ANAHITA n’est pas seulement un yacht, mais une vision. Elle ouvre un horizon de navigation élargi, où vitesse, autonomie et sérénité cohabitent harmonieusement. Capable de naviguer à 25 nœuds en croisière et de traverser l’Atlantique en six jours, elle offre une liberté de mouvement inédite pour un yacht de 31 mètres. Son tirant d’eau réduit lui permet d’accéder à des mouillages rares et préservés, élargissant les possibilités de navigation vers des territoires habituellement inaccessibles à des yachts de cette dimension.

Les lignes d’ANAHITA, signées VPLP Design, redéfinissent l’esthétique des grands yachts de croisière. Sculptées, architecturales et aériennes, elles associent légèreté, équilibre et sophistication. À l’intérieur, les espaces offrent 123 m² de surfaces entièrement personnalisables. La suite propriétaire de 12 m², trait d’union privilégié avec la mer, propose des vues panoramiques et un accès direct au pont. Le cockpit de 25 m², les vastes zones extérieures baignées de lumière et les 160 m² de trampolines avant composent une expérience rare où chaque mouvement se fait avec fluidité.



« Le point de départ d’ANAHITA, c’était une feuille blanche et l’envie de créer un trimaran de 100 pieds capable de réunir l’exigence de la course et le confort de la croisière. Pour trouver son essence, nous nous sommes inspirés du water strider, un insecte dont le mouvement combine vitesse, stabilité et précision. Transposer cette idée à un yacht a été un véritable travail d’interprétation : comprendre, simplifier, intégrer, résoudre. Il s’agissait de transformer un rêve en un objet existant et fonctionnel. ANAHITA est pensée comme un bateau porté par le vent, taillé pour couper les vagues avec une tension et une fluidité proches d’un fuselage inspiré de la Formule 1 ou de l’aviation. L’un de nos grands défis a été de maîtriser la masse du flotteur central et d’en trouver les proportions idéales pour harmoniser les volumes intérieurs et extérieurs, sans jamais donner l’impression d’un bateau lourd. Au final, ANAHITA trouve le juste équilibre entre la pureté d’un yacht de course et le confort d’un yacht de croisière, avec une identité qui lui est totalement propre » précise Yann Prummel, Designer extérieur chez VPLP Design.

ANAHITA est l’expression d’un savoir-faire technique d’exception. Construite à partir de technologies d’avant-garde, elle s’inscrit dans la lignée directe des grandes unités de course au large. « Le trimaran s’est imposé comme une évidence : plus stable, plus puissant et plus sûr qu’un catamaran, mais aussi plus marin, plus rapide et plus équilibré. Cette architecture nous permet d’atteindre un niveau de performance et de confort jusqu’ici inaccessible dans la grande plaisance » décrit Ronan Guérin, co-fondateur de Global Yacht Technology.

La réalisation d’ANAHITA réunit les plus grandes signatures de la filière française. VPLP Design a assuré l’architecture navale, le design extérieur et les calculs structurels. CDK Technologies a pris en charge la construction de la plateforme composite, tandis que GSea Design a réalisé les calculs du mât. Mer Forte a développé les systèmes d’appendices, MerConcept a signé la construction du roof, Christophe Chedal Anglay a imaginé un intérieur d’une grande sensibilité et Lorima a conçu le mât carbone. Chaque détail du trimaran est le résultat de cette synergie unique entre ingénieurs, architectes et artisans d’exception.
« Être au Metstrade est essentiel : c’est ici que se retrouvent la plupart des prescripteurs et professionnels du secteur. Présenter ANAHITA dans ce cadre permet de positionner GYT à la hauteur du superyachting international. Ce projet est le fruit d’une équipe aux compétences complémentaires, réunies ici de manière très naturelle. Et ce lancement n’est qu’un début » déclare Lucien Boyer, CEO de CDK Group.

À l’origine de Global Yacht Technology, trois personnalités complémentaires : Ronan Guérin, athlète de haut niveau et expert en construction navale ; Ulysse Harin, spécialiste reconnu de projets complexes au sein de chantiers internationaux de premier plan ; et Gwenaël Bardou, ingénieur issu de l’aéronautique, expert des composites et de la qualité industrielle. Ensemble, ils partagent une ambition commune : réinventer le yachting par la liberté, l’innovation et la performance.

À bord d’ANAHITA, tout est conçu pour magnifier l’expérience du voyage. Les circulations sont naturelles, les volumes généreux, les mouvements fluides et le silence omniprésent grâce à une conception énergétique autonome.
Elle offre la sensation rare d’une maison au bord de la terre, un espace où la performance exalte le confort et où chaque mile parcouru devient un moment de pure liberté. Naviguer à son bord, c’est ressentir une nouvelle forme d’audace : aller plus vite, s’aventurer plus près et vivre la mer plus intensément, en totale sécurité.

Première mise à l’eau prévue en 2027
Le premier exemplaire d’ANAHITA, déjà vendu, est en construction en Bretagne. Sa mise à l’eau est prévue pour 2027.

Global Yacht Technology est une société d’ingénierie nautique bretonne dédiée à la création de yachts d’exception. À la croisée de la performance et du design, elle imagine une nouvelle ère dans la grande plaisance : plus audacieuse, plus libre, plus visionnaire.
Sa mission est d’offrir aux propriétaires et à leurs invités des expériences exclusives et inoubliables, où chaque navigation devient une aventure singulière. De la conception à la construction, de l’ingénierie structurelle à l’innovation composite, GYT réunit les savoir-faire qui font la force de la Sailing Valley. Avec ANAHITA, le premier trimaran de croisière de 100 pieds, elle entend poser un jalon historique et ouvrir la voie à une nouvelle génération de yachts d’exception, alliant ingénierie d’excellence, raffinement et liberté.

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Mini Transat. Arrivée du dernier concurrent sous gréement de fortune, la dernière pour Denis Hugues !

Arrivée de la 2e étape de La Boulangère Mini Transat 2025 à Saint-François (Guadeloupe / FR)

Le skipper allemand Thiemo Huuk a franchi vendredi la ligne d’arrivée de la seconde étape de La Boulangère Mini Transat. Victime d’un démâtage survenu le 3 novembre, Thiemo a rallié Saint-François après 26 jours de mer. Dernier concurrent classé, il a réussi l’exploit de traverser l’océan Atlantique sous gréement de fortune. Avec cette ultime arrivée, la 25ème édition de La Boulangère Mini Transat se referme. Denis Hugues, directeur de course historique de la Mini Transat tire cette année sa révérence.

Emmanuel Versace, organisateur de l’événement se réjouit : « Les arrivées se suivent mais ne ressemblent pas ! Thiemo Huuk a réalisé un exploit en terminant cette Transat dans des conditions compliquées. Bravo à lui ! ». Avec cette ultime arrivée, la 25ème édition de La Boulangère Mini Transat se referme. Elle restera marquée par l’annulation de la première étape, entre Les Sables d’Olonne et La Palma. L’ouragan Gabrielle, l’un des plus puissants de l’année, terminait alors sa course sur les côtes portugaises, prêt à percuter la flotte des 90 solitaires. Pour Denis Hugues, directeur de course, la décision ne souffrait aucune hésitation : « On voyait que ça allait être un carnage. Tous les fichiers météo nous donnaient 7 à 8 mètres de creux, avec des rafales à 55 nœuds. Pour moi, ce n’était pas possible d’envoyer les skippers là-dedans. » Après cette annulation, la seconde étape, entre La Palma et Saint-François, s’est révélée déterminante.

Sur le plan sportif, cette édition consacre de grands marins. Le Suisse Mathis Bourgnon (934 – ASSOMAST), 28 ans, s’impose in extremis en prototype. Romain Bigot, président de la Classe Mini 6.50, salue cette performance : « La victoire de Mathis a été assez incroyable. Il a fait une course de dingue avec un vieux bateau. Il avait un seul grand spi. Je pense qu’il a été sous pression pendant deux semaines. Il a mis un rythme fou. » Mathis prend en effet la tête à quelques heures de l’arrivée en Guadeloupe, alors que Benoît Marie (1067 – Nicomatic – Petit Bateau), leader depuis le Cap-Vert, accumule les avaries sur un proto qui marquera l’histoire de la course : un bateau ultra-innovant, auteur de pointes de vitesse inédites, avec notamment 350 milles parcourus en 24 heures, une performance jamais vue sur la Mini Transat.
Le podium est complété par Alexandre Demange (1048 – DMG MORI SAILING ACADEMY 2), longtemps englué dans les bancs de sargasses après son option sud.

En série, la victoire revient au Normand Paul Cousin (981 – AFP – Groupe Biocombustibles), qui transforme une première étape contrariée en une seconde manche parfaitement maîtrisée. « Il ne faut pas lâcher le morceau (…) J’ai fait de vraies boulettes lors de la première étape — notamment au portant — que j’ai pu corriger entre La Palma et Saint-François », explique-t-il à son arrivée. Romain Bigot admire sa performance : « Il a mis une intensité phénoménale, et ceux qui ont réussi à monter sur le podium derrière lui ont également dû cravacher. Paul a énormément bossé pour ça. La Mini, c’est pour lui un beau tremplin. » Annoncés parmi les favoris, Quentin Mocudet (986 – Saveurs et Délices) et Amaury Guérin (996 – Groupe Satov) complètent un podium à la fois dense et exigeant.

Au-delà des performances, cette édition est marquée par un taux d’abandon exceptionnellement faible : 87 bateaux sur 90 ont rallié Saint-François en course. Le Japonais Hajime Kokumai (1046 – DMG MORI SAILING ACADEMY 1) a dû abandonner son voilier au large du Portugal en raison d’une voie d’eau. Lors de la seconde étape, Foucauld Malard (621 – l’arche lille & Mare e Vela) a lui aussi été contraint de quitter son Mini 6.50, devenu impossible à diriger en l’absence de safran. Le troisième abandon est celui du Slovène Uros Krasevac (759 – Ashika II), contraint de stopper sa course après une escale au Cap-Vert pour changer un vérin de safran, livré trop tard pour lui permettre de rester dans le classement. Il a tout de même rejoint la Guadeloupe et boucle donc sa deuxième Transat, hors couse cette fois-ci. Enfin, deux concurrents ont réussi à rallier Saint-François sous gréement de fortune, Victor David (1017 – Ich bin en solitaire) et Thiemo Huuk (1003 – Europe), offrant un final à l’image de La Boulangère Mini Transat : engagé, exigeant, profondément humain.

Une aventure humaine incomparable
Au fil des arrivées, une évidence s’impose : chaque skipper porte sa propre histoire. Certains coupent la ligne avec le sourire, d’autres arrivent épuisés, mais tous repartent avec une tranche de vie inoubliable. Cette diversité de récits compose la richesse humaine de La Boulangère Mini Transat. À 50 ans, l’Autrichien Roland Welzig (1079 – PLATYPUS) célèbre son anniversaire en même temps que cette course qui l’a toujours fait rêver « Quand j’ai entendu parler de cette course — en solitaire, à travers l’Atlantique, loin de tout — c’est devenu le plus grand défi possible. Le lac d’Achensee est devenu trop petit. Je voulais une aventure. » L’Espagnol Hugo Ramon (1054 – CRISTALMINA MAJORICA) rappelle, lui, la puissance introspective de l’épreuve : « Cette course me fait devenir la personne que je suis en dehors de la société. Quinze jours sans téléphone… c’est incroyable. Il faut une Mini dans la vie des gens, que tu la fasses ou que tu la suives. » À Saint-François, le Guadeloupéen Robinson Pozzoli (1026 – UOUM), 5ᵉ en proto, laisse éclater son émotion : « Cette course, c’est beaucoup d’abnégation, beaucoup de sacrifices. Il y a deux ans, je ne voulais pas repartir, et finalement je l’ai fait. Que l’arrivée soit ici, chez moi, c’est incroyable. Demain, je retrouve ma famille, je vais aller à la Soufrière… retrouver mes repères d’enfance. C’est ce qui me manque aujourd’hui. »

Photo : V. Olivaud

La dernière pour Denis Hugues

Denis Hugues, directeur de course historique de la Mini Transat tire cette année sa révérence. « Je passe la main. Je vais avoir 67 ans et la Mini, c’est quand même aussi une épreuve usante physiquement et moralement » explique Denis qui prévoit tout de même d’exercer sur d’autres épreuves. Pour la communauté Mini, c’est une figure emblématique qui se retire. Exigeant, Denis a veillé sur la sécurité de centaines de marins au fil des ans. Son handicap – il est en fauteuil roulant depuis ses 20 ans – ne l’a pas arrêté lorsqu’il a décidé de prendre le départ en 1987, 1989 et 1991. Il a ensuite contribué à créer la classe et rédigé la jauge qui est toujours d’actualité aujourd’hui. Romain Bigot, actuel président, salue son prédécesseur : « C’est lui qui a réuni le premier comité d’experts pour écrire la toute première, et actuelle jauge ! Il comprend les enjeux liés à la sécurité des marins en mer, et je pense que ça a toujours été sa ligne de conduite. Denis c’est le devoir d’histoire. Toujours à rappeler le contexte, transmettre les histoires passées pour comprendre le présent. Les coureurs d’aujourd’hui ne savent pas à quel point il a été dévoué, et est toujours amoureux de la Classe Mini. Il suffit de voir son regard aux arrivées en Guadeloupe pour comprendre. » Emmanuel Versace, organisateur de ces deux dernières éditions conclut en soulignant la place tenue par Denis dans la course comme “l’un des gardiens du temple de la Mini Transat”. “Il l’a courue, dirigée, organisée. Il a connu les plus belles heures comme les plus difficiles. Je ne pense pas qu’il y ait une autre personne qui fut autant impliquée dans l’histoire de la Mini. Je pense qu’au-delà des coureurs et de la Classe, c’est le monde de la voile en général qui peut le remercier pour son engagement et son dévouement. »

Bruno de Bourmont, Directeur général de La Boulangère & CO : « Cette 25ᵉ édition a révélé tout ce que La Boulangère Mini Transat sait offrir de plus inspirant : une promesse d’évasion sans moyens de communication, des prouesses techniques qui repoussent les limites et une organisation capable de toujours protéger chaque skipper malgré l’immensité de l’Atlantique. Mathis Bourgnon, stratège remarquable et vainqueur de cette édition, a brillamment dompté la course, tandis que Benoît Marie, avec son foiler fulgurant, a confirmé toute la puissance de l’innovation en mer. Leur détermination, tout comme celle des 88 autres marins engagés, nourrit notre admiration et notre enthousiasme. Rendez-vous le samedi 10 janvier aux Sables d’Olonne pour célébrer ensemble cette grande fête qu’est la Remise des Prix de La Boulangère Mini Transat ! »

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IRC. Les Champions de 2025

La saison IRC 2025 s’achève après une année riche en navigations, marquée par un haut niveau sportif, une participation soutenue et des contrôles de jauge renforcés réalisés par le Centre de calcul IRC du Pôle Course du Yacht Club de France. Les Championnats IRC demeurent une référence pour les coureurs. Le Yacht Club de France célèbrera les champions IRC de l’année lors de la nuit de la course au large, Vendredi 5 décembre 2025.

Championnats IRC 2025 – Atlantique /Manche

IRC Équipage
IRC 0 : Karl Kwok (Beau Idéal)
Ses deux bons résultats à Cowes-Dinard et au Fastnet, les deux seules courses du championnat IRC qu’il a disputées lui valent la plus haute marche du podium devant le Farr 100 Leopard 3. Il manque cruellement de grands IRC de ce côté de l’hexagone.
Classement : IRC 0

IRC 1 : Eric Fries (Fastwave 6)
Eric Fries, présent au meilleur niveau et depuis plusieurs années au championnat IRC déjà remporté l’an dernier et à d’autres reprises. Sa place de 3ème décroché au Fastnet restera un temps fort de la saison.

IRC 2 : Ludovic Menahès (Raphael)
« Gagner la Gascogne 45/5 restera un moment à part. C’est une saison qui récompense la régularité et l’esprit d’équipe. »

IRC 3 : Jean-Michel Hoarau (Hylas)
« Courir le Fastnet sur ce bateau chargé d’histoire était un objectif de longue date. Finir l’année en tête du championnat est une immense satisfaction. »

IRC DOUBLE : Atlantique / Manche
Alban MESNIL, Jean-André HEBEL, Romain GIBON, Jérôme AUBERT (Abracadabra 2)
« Nous avons réussi à bien fonctionner en duo quel que soit l’équipage.
C’est la clé de notre réussite. »

IRC SOLO
Champion 2025 : Alain Duvivier (Hagat / Tagan IV)
« La Cap 300 a été musclée dès le début. Mais franchir la ligne en tête reste un souvenir marquant. »

Championnats IRC 2025 – Méditerranée

IRC DOUBLE : Michel Sastre (Blue 007)
« La Paprec 600 reste pour moi la plus belle épreuve de l’année : exigeante, longue, mais passionnante. »

IRC ÉQUIPAGE

IRC 0 : Julien LLorca (Team Guenifey)
« Une équipe de copains, un bateau mythique. Une saison mémorable. »

IRC 1 – Champion 2025 : Gilles Caminade (Chenapan IV)
« Le plaisir de naviguer vite, entouré d’un équipage professionnel unique. »

IRC 2 – Champion 2025 : Eric Brioist (Andiamo)
« Résister aux bateaux carbones avec un course-croisière, c’est la victoire de l’engagement et de la cohésion. »

IRC 3 – Champion 2025 : Jean Rougnon (Long Nose XI)
« Le bateau a plus de 30 ans, l’équipage dépasse les 60 en moyenne…
et pourtant la passion reste intacte ! »

IRC 4 – Champion 2025 : Jean-Luc Hamon (Raging Bee)
« Une saison engagée sur tous les formats, avec une Paprec 600 inoubliable. »

Club IRC de l’année 2025

1er – CNTL
2e – SNM
3e – SNT

Le Cercle Nautique et Touristique du Lacydon confirme une nouvelle fois son statut de club IRC de référence.

Bateau IRC de l’année – Edition 2025
Cette année, le Prix du Bateau IRC de l’Année revêt un caractère exceptionnel. Alors que la filière française continue de démontrer sa vitalité, deux chantiers nationaux ont réalisé en 2025 un effort remarquable en concevant et produisant des voiliers spécifiquement optimisés pour la jauge IRC et qui ont brillamment confirmé leur potentiel sur les plus grandes scènes internationales. Pour cette raison, et parce qu’il ne serait ni juste ni représentatif de choisir un seul lauréat, le Yacht Club de France et la Classe IRC ont décidé d’attribuer le Prix du Bateau IRC de l’Année à égalité au JPK 10.20 et au Pogo RC.

Le JPK 10.50 est un dessin de Jacques Valer, architecte fidèle du chantier JPK, dont les plans ont façonné certaines des plus belles réussites.
Le bateau confirme en 2025 son statut d’arme redoutable au large, porté par la vision de Jean-Pierre Kelbert et une plateforme parfaitement optimisée pour la régate hauturière en équipage réduit.

Le Pogo RC est un plan Bernard Nivelt, développé en collaboration avec Sam Manuard, figure incontournable de l’architecture navale contemporaine. Pensé pour la performance en Double IRC, il a démontré toute sa pertinence et son potentiel dès sa première saison, culminant avec un titre européen sous l’impulsion de Tanguy Bouroullec et du chantier Structures.

Un double prix qui célèbre à la fois l’innovation, la performance et l’excellence de la construction navale française.

La Nuit de la Course au Large – Vendredi 5 décembre 2025 au Yacht Club de France – Paris.
Un événement dédié aux coureurs, propriétaires, organisateurs et passionnés pour célébrer la saison, remettre des trophées et partager un grand moment de convivialité. Lors de la soirée seront remis les trophées du Yacht Club de France et les prix IRC. Invitée d’honneur : Violette Dorange.
Début de soirée – 19h30. Inscription obligatoire : https://ycf-club.fr/boutique/evenements/nuitcourseaularge051225/

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Figaro. Eliott Coville, Pierrig de Kerdrel et Paul Loiseau qualifiés pour les phases finales de la Filière Région Bretagne – CMB Espoir

À l’issue d’une semaine de sélection exigeante au Pôle Finistère Course au Large de Port-la-Forêt, les trois marins ont décroché leur billet pour les phases finales de la Filière Région Bretagne – CMB Espoir. Les neuf candidats ont bénéficié d’une semaine de navigation dans des conditions météo variées en baie de Concarneau, le tout dans une ambiance franchement hivernale entre petit temps et grains toniques, permettant ainsi de naviguer sur un large panel d’allures.

Ils ont désormais rendez-vous du 1ᵉʳ au 5 décembre pour la deuxième partie de la sélection, qui les verra s’affronter en solitaire sur des parcours côtiers à la barre des monocoques Figaro Bénéteau 3.

Jeanne Grégoire, Directrice du Pôle Finistère Course au Large : « C’était une superbe semaine de sélection, nous avons eu la chance de bénéficier de conditions météo variées. Nous avons pu constater un bon niveau chez les marins, que l’on avait un peu perdu. Je pense que c’est grâce au Tour Voile, qui permet aux jeunes d’évoluer en mer.
Nous avons bénéficié d’un jury de haute qualité tout au long de la semaine : Victor Le Pape, Yann Eliès et Erwan Tabarly pour la partie technique, ainsi que Yohann Richomme, Thomas Rouxel, Christian Ponthieu, Martin Le Pape et Hugo Dhalenne. C’est très important pour nous : leur expérience en Figaro est très précieuse et ils apportent un regard exigeant sur l’ensemble des qualités nécessaires pour évoluer sur le circuit Figaro l’année prochaine. La différence s’est faite sur des détails. On sent les marins plus capables de gérer le bateau, avec une bonne qualité de barre, une bonne vision tactique du plan d’eau et un vrai plaisir d’être sur l’eau. C’est toujours très compliqué de faire une sélection, mais nous avons retenu trois profils qui répondaient le mieux à l’ensemble de nos critères.

Source CP

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Concours. Martina Orsini remporte le concours photo Pantaenius Yacht Racing Image Award 2025

La photographe italienne Martina Orsini est la première femme à remporter la 16e édition de concours avec une photo prise lors de la Foiling Week à Malcesine, désormais dans sa 16ᵉ édition. Elle devance Eugenia Bakunova et Olivier Blanchet, tandis que Suellen Hurling reçoit le Prix du Public basé sur les votes en ligne.

« Remporter l’édition de cette année signifie beaucoup pour moi, » a-t-elle déclaré. « Je suis très fière d’être la première femme à recevoir ce prix, mais en même temps, j’ai toujours pensé que la photographie n’a pas de genre. Ce qui compte vraiment, c’est le travail derrière chaque image — l’engagement, l’instinct, les heures passées à traquer le bon moment sur l’eau. Pour moi, cette reconnaissance est avant tout la célébration de ce parcours : douze années à essayer, apprendre, évoluer et tout donner à ce sport et à cet art. Si ce prix peut aussi inspirer d’autres personnes et les inciter à suivre leur instinct, alors il devient encore plus significatif. Sur un plan plus personnel, c’est comme un rappel que chaque réveil aux aurores, chaque journée froide passée sur un semi-rigide, chaque risque pris pour se rapprocher encore plus des voiliers, et chaque moment de doute en cours de route en valaient la peine. »

Née en 1986, Martina Orsini partage son temps entre Milan et Chypre. Diplômée en philosophie en 2010, elle a obtenu un master en arts visuels avant de commencer sa carrière de photographe de voile en 2012. « Je me considère non seulement comme une photographe, mais aussi comme une conteuse, une globe-trotteuse, une passionnée de mer profondément engagée et une accro à l’adrénaline, cherchant toujours à dépasser mes limites, » explique-t-elle.

« L’image de Martina capture l’essence du foiling : vitesse, innovation et émotion réunies dans un cadre dramatique. La composition n’est pas seulement techniquement remarquable, elle est aussi artistiquement puissante, » a déclaré Niels Klarenbeek, directeur de RAI Maritime Events et membre du jury international.

Eugenia Bakunova a pris la deuxième place avec une magnifique photographie du yacht Lady Anne prise lors des Voiles de Saint-Tropez, tandis qu’Olivier Blanchet (FRA) a terminé troisième avec une image de l’arrivée triomphale de Charlie Dalin dans le Vendée Globe.

Le Prix du Public, basé sur les votes en ligne, a été remporté par la photographe néo-zélandaise Suellen Hurling pour son cliché de Mattias Coutts et George Lee-Rush lors des Championnats du monde de Moth à Auckland, suivie par Sebastiaan Zoomers (NED) et Tom Coehoorn (NED).

Au total, 120 photographes de mer représentant 26 nations ont participé au Pantaenius Yacht Racing Image Award 2025. La cérémonie de remise des prix a eu lieu durant le Yacht Racing Forum à Amsterdam, devant les principales personnalités du monde de la voile.

« La sélection de photos a été exceptionnelle. C’est incroyable de voir le niveau de talent et la diversité des perspectives à travers toutes les images et disciplines de voile. En tant que membre du conseil du Magenta Project, je suis ravie de voir une photographe repartir avec ce prix prestigieux, et avec une image aussi dynamique et émotive, » a déclaré Holly Cova, directrice de Team Malizia et membre du jury international.

Créé en 2010, le Yacht Racing Image Award est le principal concours de photographie dédié à la voile de compétition, récompensant les plus belles images prises chaque année. « Je tiens à exprimer nos sincères remerciements à notre partenaire, la compagnie d’assurance pour yachts et bateaux Pantaenius, qui partage notre passion pour le sport de la voile, » a déclaré Bernard Schopfer, l’organisateur de l’événement.

Martina Orsini: “La photo saisit un moment de pur dynamisme dans l’univers du foil. Le cadrage serré montre l’étrave d’un Moth fendant des gerbes d’eau, tandis que le marin — en partie dissimulé derrière la voile sombre — lutte pour garder le contrôle. La lumière froide et incisive accentue les reflets métalliques de la coque et les gouttelettes en suspension, créant une atmosphère dramatique et intense. La composition en diagonale ajoute une sensation de vertige, transmettant parfaitement la vitesse, la tension et l’instabilité propres au foiling. C’est une image qui parle d’équilibre à la limite, de force et de précision.

  1. Martina Orsini
  2. Eugenia Bakunova
  3. Olivier Blanchet

Public Award

  1. Suellen Hurling
  2. Sebastiaan Zoomers
  3. Tom Coehoorn

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Vendée Globe. Publication de l’Avis de course

Le départ de la 11ᵉ édition sera donné le 12 novembre 2028. Le Vendée Globe célébrera ses 40 ans en présence de Philippe Jeantot. Alain Leboeuf a présenté l’avis de course aux côtés de Nicolas Chénéchaud, le nouveau maire des Sables-d’Olonne, revenant également sur la victoire de Charlie Dalin et en présence d’Antoine Mermod, président de la Classe IMOCA.

Un PC course sera construit en dur aux Sables-d’Olonne et pourrait être prêt en 2028, avec une modification des pontons et une galerie dédiée au Vendée Globe ouverte toute l’année.
« C’est un immense plaisir de parler du Vendée Globe et de ses 40 ans. C’est une aventure humaine pour les skippers, mais aussi pour les bénévoles et le public. Nous allons essayer d’améliorer la mobilité et de développer un véritable pôle de course au large. Nous soutenons les skippers sablais, comme Sébastien Simon. La ville a grandi avec cet événement », déclarait Nicolas Chénéchaud, le nouveau maire des Sables-d’Olonne.

Partenariat renouvelé jusqu’en 2032 avec la Classe IMOCA

Alain Leboeuf : « Nous bâtissons la course avec la Classe IMOCA. Nous le faisons dans la confiance, avec une convention de partenariat renouvelée jusqu’en 2032. Nous essayons de regarder loin. Chacun respecte les compétences de l’autre. Nous partageons la même vision : une course plus innovante, exigeante et responsable. Nous voulons garantir l’équité sportive, la sécurité des bateaux, stimuler l’innovation et assurer la cohérence du calendrier. Cette convention est signée avec un financement de 100 000 € par an. »

Antoine Mermod : « On lance le cycle 2028. C’est une grande fierté d’annoncer ce partenariat avec le Vendée Globe. Avec la période du Covid, on a montré la force de notre association. Nous avons construit ensemble un championnat et une préparation sportive. Cela nous a aidés à structurer notre calendrier et à donner de la visibilité aux skippers. Dans ce premier cycle, nous avons identifié quelques limites. Nous avons donc travaillé avec le Vendée Globe pour l’adapter à l’environnement économique, tout en maintenant l’ADN de l’IMOCA : un haut niveau de performance, l’accessibilité, la mixité et l’internationalisation. Il existe des projets à long terme que nous portons et qui fonctionnent. Nous avons également des ambitions : construire une course vertueuse. Il faut inventer, faire en sorte que les bateaux soient autonomes en énergie. Nous ne sommes pas toujours d’accord, mais nous parvenons à avancer ensemble. »

Le système de qualification et de sélection des skippers

Alain Leboeuf : « Pour le Vendée Globe 2028, nous avons travaillé sur un système de qualification équitable, plus agile que lors de la dernière édition, tout en restant fidèle à l’esprit du Vendée Globe. L’idée est de conserver un cadre sportif cohérent et humain. L’équité, c’est respecter la diversité des profils et des parcours. »

Qualification : Pour disputer le Vendée Globe 2028, chaque skipper devra avoir prouvé son expérience en bouclant au moins une course en solitaire de grade 2 du calendrier IMOCA 2025-2028 sur le bateau avec lequel il disputera le Vendée Globe 2028 et sans dépasser le double du temps du vainqueur. Cette règle vise à s’assurer de la capacité et du niveau de préparation des skippers.A savoir :

  • la Vendée Arctique – Les Sables-d’Olonne, qui partira en 2026,
  • la Route du Rhum 2026,
  • le Retour à La Base 2027,
  • la Transat CIC 2028,
  • et la New York – Les Sables-d’Olonne 2028.

Le plateau du Vendée Globe sera dévoilé en juillet 2028.

Antoine Mermod : « Avant, il fallait valider beaucoup de courses, mais cela avait ses limites : cela mettait une forte pression sur les skippers. Désormais, nous mettons davantage l’accent sur la qualité. Il n’y a plus la pression de devoir commencer très tôt. Nous valorisons la performance. Économiquement, cela donne aussi plus de temps. En 2025, la situation est différente : se projeter à trois ou quatre ans est très difficile, et les contrats sont plus compliqués à signer. Il sera plus difficile d’atteindre 40 bateaux en 2026 ; ce sera sans doute plus progressif. On s’est inspiré du classement ATP dans le tennis. »

Sélection s’il y a plus de 40 candidats inscrits : « nous avons imaginé un classement par points sur le championnat IMOCA 2025-2028. Les points attribués dépendront du résultat sportif, du grade de la course et du format de l’épreuve (double ou équipage). L’idée est de valoriser la performance en solitaire, tout en intégrant la régularité et la performance globale. En double, on marque 50 % des points. Pour ceux qui ne terminent pas la course mais qui auront parcouru au moins 50 % du parcours, ils pourront recevoir 50 % des points du dernier. Ce sont aussi des marins méritants.
Pour The Ocean Race, chaque étape permettra au skipper de rapporter des points. Comme c’est une course de grade 2, elle offre 200 points ; en gagnant une étape, il en gagnera un cinquième.
»

Pour le classement, seules les neuf meilleures performances seront prises en compte, afin de tenir compte de situations particulières comme la maternité ou l’éloignement prolongé des skippers. Cela permet de laisser toutes leurs chances à chacun.
Le plateau sera limité à 40 bateaux. Il devrait y avoir moins de débats à ce sujet sur cette édition, compte tenu du contexte économique. Trois wild cards seront également réservées à l’organisation.

Cette 11ᵉ édition sera très engagée et plus vertueuse. L’organisation va encore accentuer ses efforts pour réduire l’impact environnemental. Il n’y aura pas d’énergie fossile à bord, à l’exception du strict minimum.
« L’idée est de faire le tour du monde sans énergie fossile. Ceux qui n’auront pas fait le maximum seront pénalisés. Techniquement, c’est compliqué. Nous avons trouvé un équilibre avec une quantité minimale — 60 litres — plus 60 litres de sécurité. Tous les bateaux travaillent actuellement sur des solutions alternatives. Le calcul des pénalités reste encore à définir. Il pourrait être pénalisant pour les premiers s’ils utilisent cette réserve supplémentaire de 60 litres. Lors du dernier Vendée Globe, les bateaux embarquaient 240 litres. Il faut également entretenir le moteur durant la course, au cas où il serait nécessaire d’aller secourir un autre skipper. »

Le prize money est passé de 800 000 € à 1 000 000 €, une valorisation qui témoigne de l’évolution de la course. Un prix sera attribué aux dix premiers, puis le reste sera réparti entre les suivants. « J’assume que le Vendée Globe soit devenu accessible. C’est une belle course d’aventuriers. » déclare Alain Leboeuf. La fermeture de la ligne sera le 10 mars 2029 à 13h02.

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Transat Café l’Or. Belle victoire de Guillaume Pirouelle et Cédric Chateau (Seafrigo-Sogestran) 7minutes devant Corentin Douguet et Axel Tréhin

© Jean-Louis Carli / Alea

Guillaume Pirouelle et Cédric Chateau (Seafrigo-Sogestran), remportent la TRANSAT CAFÉ L’OR Le Havre Normandie en catégorie CLASS40 à l’issue d’une course au suspense haletant. Lundi 17 novembre à 15h57 min et 43 secondes (20h57 43s à Paris), Guillaume Pirouelle et Cédric Chateau ont franchi les premiers la ligne d’arrivée des Class40 en baie de Fort-de-France, sur l’étape 2 entre La Corogne et Fort-de-France pour la 17ème édition de la TRANSAT CAFÉ L’OR Le Havre Normandie. Avec un temps de course cumulé de 19j 2h 34mn et 46s, SEAFRIGO – SOGESTEAN remporte la course en Class40.

Le duo normand Guillaume Pirouelle et Cédric Chateau, réguliers dans le groupe de tête dès le départ du Havre, signent une course combative et exemplaire. Deuxième à La Corogne, 21 minutes seulement derrière SNSM FAITES UN DON !, les Havrais choisissent ensuite une route plus au sud dans l’Atlantique. Un pari mesuré mais qui se révèle progressivement gagnant. Mille après mille, ils réduisent l’écart, portés par une belle vitesse dans les alizés. Avec patience, ils finissent par prendre la tête de la flotte à quelques jours de l’arrivée en Martinique. Et s’y accroche jusqu’au bout. La course aura été serrée jusqu’au bout ; ils remportent la TRANSAT CAFÉ L’OR Le Havre Normandie avec un écart de 7 minutes devant les deuxièmes. Cette victoire confirme leur statut de favoris en Class40. Elle témoigne aussi de leur capacité à rebondir : deux ans après leur collision au départ de l’édition 2023, qui les avait contraints à d’importantes réparations avant de terminer quatorzièmes, les Normands signent ici une performance remarquable et pleinement aboutie.

Pour le dernier podium de cette 17e édition de la TRANSAT CAFÉ L’OR Le Havre Normandie, les Class40 ont offert un scénario digne des meilleures séries télé. Épilogue d’une Route du Café aussi épique que disputée chez les petits monocoques et où le chronomètre a été le meilleur ami comme le meilleur ennemi de certains duos.
Il est un peu plus de 15 h, lorsqu’une voile blanche, gonflée par le vent et l’envie, apparait au détour du Cap Salomon. Seafrigo-Sogestran est en approche de la ligne d’arrivée, pourtant rien n’est encore gagné.

21 minutes décisives
A l’entrée de la baie des Flamands, Guillaume Pirouelle et Cédric Chateau le savent : ils doivent franchir la ligne avec le maximum d’avance sur leurs poursuivants, SNSM Faites un don ! Imperturbables, insensibles aux bateaux qui commencent à les escorter, les deux Havrais veulent cette victoire. Mais un chiffre les taraude : 21 min. C’est l’écart qui les sépare de Corentin Douguet et Axel Tréhin au classement général après la première étape depuis La Corogne. Et le redoutable duo est sur leurs talons. Si, à l’arrivée, Guillaume et Cédric les distancent de plus de 21 minutes, le trophée est pour eux. “On a fait de jolis résultats sur toutes les épreuves de la saison”, racontera Cédric Chateau après l’arrivée. “Il nous restait à mettre un point sur l’épreuve majeure qui est la Transat Café L’Or.” Les mains sur les écoutes, Guillaume Pirouelle ne peut s’empêcher de jeter un œil par-dessus son épaule, la concurrence est-elle en vue ? Pas encore. Les deux skippers accélèrent et coupent la ligne à 15 h 57 min 43 sec. Le décompte peut commencer…

“C’était très long, beaucoup plus que 21 minutes”, concède Guillaume Pirouelle. “Autour de la Martinique, on voyait les écarts se faire et se défaire et on pensait que ça pouvait le faire mais tant que la ligne n’était pas passée pour Corentin et Axel, on restait prudents. On sait que ce sont de sacrés adversaires et qu’ils étaient capables de revenir.”

7 minutes maudites
Les minutes s’égrènent et le duo Douguet-Tréhin arrive à son tour pleine balle dans la baie… Mais trop tard. “À l’îlet Cabrit, on a pris un casier et Axel a dû plonger pour aller enlever un casier qui était pris dans la quille”, raconte Corentin. “On s’est dit que ces minutes-là allaient nous coûter cher.” Verdict : 7 minutes, voilà le chiffre maudit pour le duo qui passe la ligne en deuxième position à 16 h 26 min 42 sec. Tandis que Guillaume Pirouelle et Cédric Chateau peuvent exulter sur leur bateau, Corentin et Axel accusent le coup, durement. “Ce ne sont pas les 21 dernières minutes qui étaient compliquées à vivre, ce sont les 7 dernières, les 7 manquantes”, confie Corentin sur le ponton d’honneur. “Quand ça se joue comme ça, à aussi peu sur une transat aussi longue, c’est qu’on n’a pas été assez bons.” Un jugement dur alors que le tandem a brillamment déroulé sa course en choisissant l’option la plus compliquée. “Je pense qu’on peut être fiers de ce qu’on a fait”, veut relativiser Axel Tréhin. “De la même manière que Corentin, j’étais assez surpris quand j’ai vu qu’on était peu nombreux à partir dans l’Ouest, sur une route qui me paraissait être la bonne. On savait que ça allait être dur.”

Sur le ponton d’honneur, les deux bateaux côte à côte se félicitent. Chacun a joué avec talent sa partition. Pour Cédric Chateau, le tandem Douget-Tréhin était “l’équipage à battre” qui n’aura perdu qu’une seule régate cette année : la TRANSAT CAFÉ L’OR. “On est très contents de finir devant eux” poursuit Cédric. “C’est vraiment une équipe ultra forte, très préparée. Je dirais quand même qu’on a flippé un petit peu pendant toute la transat, mais on n’a jamais baissé les bras, on a toujours essayé de trouver des solutions, d’aller de l’avant et de donner le meilleur de nous-mêmes.”

Même respect à bord du bateau mitoyen. “On était loin d’avoir un boulevard”, souligne Corentin Douguet. “Surtout face à des gens comme Cédric et Guillaume qui font marcher leur bateau terriblement bien, qui font très peu d’erreurs et qui ont rendu une copie hyper propre sur la route sud.” Sur le ponton, les vainqueurs comme les dauphins sont fêtés dignement, en particulier par les bénévoles de la SNSM, venus en nombre acclamer le duo du bateau éponyme.

19 jours de bonheur
Quelques heures plus tard, une coque bleu, avec l’inscription Les Invincibles, pointe le bout de son étrave dans la baie de Fort-de-France. Une nuit noire qui laisse à peine entrevoir la ligne d’arrivée. William Mathelin-Moreaux et Pietro Luciani doivent manoeuvrer pour la déceler puis la passer au bon endroit à 22 h 55 min 42 sec. Mais qu’importe, les deux comparses ont déjà allumé les fumigènes, le podium leur est acquis, eux qui, il y a encore deux mois, ne pensaient pas prendre le départ faute de budget. “Ce fut le pire départ de ma vie et c’est aussi la plus belle de mes courses”, exulte Pietro Luciani une fois amarré au ponton d’honneur. “On est très mal partis mais on a bien fini donc c’est contrat rempli”, renchérit William Mathelin-Moreaux. “L’objectif de l’année était cette transat, qui ne nous avait pas réussi il y a deux ans puisque on avait percuté un OFNI la première nuit. On avait vraiment une revanche à prendre.”

Une troisième place qui les honore lorsqu’ils regardent ceux grimpés sur les deux premières marches. “On est content de faire partie de ce groupe de marins de ce niveau-là”, confie Pietro. “Le niveau de ces deux premiers bateaux, tout au long de la course, était un petit cran au-dessus de tout le monde. Partager le podium avec eux c’est vraiment bien.”

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Trophée Jules Verne. Début du Stand-By pour The Famous Project CIC

The Famous Project CIC, le défi de l’équipage 100% féminin concocté par Alexia Barrier pour s’attaquer au record du Trophée Jules Verne, le tour du monde à la voile, en équipage, sans escale et sans assistance, a démarré lundi 17 novembre sa phase de veille météo, son stand-by.

Alexia et ses 7 femmes d’équipage, aidées par la cellule de routage à terre orchestrée par Christian Dumard, vont désormais scruter quasiment d’heure en heure l’évolution des grands systèmes météos non seulement en proche Atlantique Nord, mais aussi au-delà de l’équateur. Des discussions entre météorologistes et navigatrices émergeront, à plus ou moins long terme, une date et une heure fatidiques de départ à l’assaut de la planète mer et du chrono référence établi en 2017 par ce même Maxi trimaran, IDEC SPORT, 40 jours, 23 heures, 30 minutes et 30 secondes.

A la grande différence d’une course océanique où la date et l’heure de départ sont, sauf extraordinaire, gravées dans le marbre longtemps à l’avance, une tentative de record offre à ses protagonistes le privilège de choisir librement sa fenêtre météo « idéale » pour s’élancer dans les meilleures configurations de route possibles, afin de placer d’emblée le défi sur de bonnes bases contre les temps références du parcours.

Comme au casino
« Chercher la fenêtre idéale pour partir en record, c’est comme essayer au casino d’aligner toutes les cerises sur la machine à sous. Cela n’arrive jamais !» s’amuse Alexia Barrier. Une réflexion partagée par Christian Dumard ; « Les planètes ne s’alignent jamais vraiment. Avec le perfectionnement des outils d’analyse météo, les navigateurs, navigatrices, deviennent de plus en plus gourmands, et cherchent des prévisions et possibles choix de route à échéances de plus en plus longues. Nous entrons en réalité dans une phase de discussion, entre cellule de routage et équipage, pour décider du meilleur compromis. Car la décision finale sera forcément un compromis, entre court, moyen et long terme, estimations de route rapides à court, moyen et long terme, état de la mer, évolution des systèmes proches et éloignés…. Un choix dicté par la quête de performance, bien sûr, mais aussi par les impératifs de sécurité pour les femmes et le bateau, et de mise en jambes. Nous allons définir en amont ce que Alexia et ses filles considèrent comme leur fenêtre météo idéale, en prenant en compte le nécessaire amarinage, et l’absolue nécessité de ne pas casser !»

Patience et clairvoyance
« L’exercice du stand-by est nouveau pour moi » avoue Alexia, pourtant forte de plus de 20 ans de course au large sur tous les supports océaniques. « C’est la première fois que je me lance sur un record. Il faudra savoir être patiente. C’est rassurant d’avoir Christian Dumard à nos côtés. Je le connais depuis ma Transat Jacques Vabre 2007. Il va nous soumettre chaque jour une analyse précise des différents scénarios, à court et long terme. Nous en discuterons de manière très collégiale entre membres d’équipage, pour peser les pours et les contres des conditions de vent et de mer, des routes proposées, en regardant le plus loin possible, l’équateur et au-delà. A l’idéal, nous souhaitons naturellement des vents portants, générés par une dépression d’Atlantique Nord et sa rotation au Nord-Ouest qui n’aurait pas encore levé trop de mer, ou un anticyclone et ses vents d’Est, ou encore une dépression centrée très Sud que nous contournerions en sa bordure Nord. Partir avec l’idée, l’envie, l’ambition de parcourir un océan, Atlantique, Indien, Pacifique puis de nouveau Atlantique, tous les 10 jours, soit 40 jours de mer ! Quoi qu’il advienne, nous voulons surtout tracer notre sillon, profiter de chaque mille, et inscrire un temps référence pour un équipage féminin. »

Fermer les derniers dossiers….
« Nous clôturons tous les dossiers techniques cette semaine » poursuit Alexia. « Nous allons naviguer une dernière fois pour d’ultimes vérifications. Mais toute l’équipe à terre, pilotée par Clément Surtel, est en mode opérationnel. Un travail phénoménal a été accompli depuis le début de l’été, dans un temps et avec un budget impartis. L’équipage est incroyablement motivé et impliqué dans la gestion de ce stand-by. Avec l’aide du comité santé-nutrition que nous avons mis en place, nous veillons désormais à nous préserver, afin de partir au mieux de notre forme. »

Pour info….
Le record actuel entre Ouessant et l’équateur dans le cadre du Trophée Jules Verne est de 4 jours 19 heures 57 minutes, établi par le trimaran Spindrift 2 (skippé par Yann Guichard) en janvier 2019. IDEC SPORT (skipper Francis Joyon) avait, lors de sa tentative triomphale en 2017, mis 5 jours 18 heures 59 minutes, couvrant sur ce segment, une distance de 3 556,3 milles à 25,6 noeuds de moyenne.

Source CP

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