Mobimo remporte le Bol d’Or, TBS premier en monocoque

@ LORIS VON SIEBENTHAL

Le Décision 35 Mobimo, barré par Christian Wahl, a brillamment remporté cette 80e édition du Bol d’Or Mirabaud après 14h14’02 de navigation où patience et tactique ont été les maîtres mots d’une course qui s’est déroulée sur un lac d’huile. Le premier monocoque du Bol d’Or Mirabaud 2018 a franchi la ligne d’arrivée à 03.30 dimanche matin, après 17 heures 30 minutes et 57 secondes d’un véritable pensum entre brises légères et absence de vent. Il s’agit de TBS, skippé par François Thorens

La 80e édition du Bol d’Or Mirabaud a été remportée sur le fil par Mobimo, ce dimanche 10 juin peu après minuit. Christian Wahl et son équipe ont effectué une remontée fantastique de toute la flotte à partir de l’entrée du Petit Lac. Pour finir dans un mouchoir de poche et coiffer littéralement Okalys Youth Project au poteau.

A 22 heures samedi soir, au large de Nernier, pas moins de cinq bateaux D35 et M1 pouvaient encore prétendre à la victoire alors qu’il restait encore une distance d’à peu près 18 miles nautiques à parcourir dans des airs toujours évanescents et difficiles à négocier. A quelques encablures de l’arrivée, on a alors assisté à une lutte sans merci entre Ylliam Comptoir Immobilier, Okalys Youth Projet et Alinghi. Avec un Bertarelli affuté revenant à plus de 8 nœuds sur Ylliam Comptoir Immobilier, la chasse était engagée pour la lutte finale et la première place sur le podium.

C’était sans compter avec une silhouette qui se profilait dans le noir, Mobimo, déboulant de la côte suisse, et coiffant au poteau tous les prétendants au titre. Christian Wahl aux commandes, du pur sorcier du Léman dans ses plus belles œuvres.

Le secret de cette remontée fantastique c’est d’avoir de la réussite, d’être patient. On a géré les moments clés sereinement. On a su trouver les bonnes veines et puis bien se positionner par rapport aux autres bateaux. On a toujours dit que pour gagner le Bol d’Or Mirabaud, il fallait avoir un peu de réussite. Mais ce n’est pas que de la chance non plus, il y a aussi un peu de technique” expliquait au ponton d’honneur le skipper genevois. Un barreur évidemment heureux de cette très belle victoire et, cerise sur le gâteau, qui fêtait ce matin son anniversaire.

Christian Wahl, aux côtés de sa jeune équipe de navigateurs, parmi lesquels Victor Casas, Bryan Mettraux, Cédric Schmidt, Corentin Horeau et Tim Lapauw, remporte son 7e Bol d’Or, et rejoint ainsi Philippe Durr, Philippe Stern et Pierre-Yves Jorand dans le quatuor des détenteurs de sept victoires.

Juste derrière, à trois minutes d’écart, c’est Okalys Youth Project barré par le jeune Arnaud Grange avec Loïck Peyron à bord qui termine deuxième, suivi par Ylliam Comptoir Immobilier et Alinghi, le vainqueur 2017.

Le premier M2 Swiss Medical Network de Didier Pfister boucle le parcours en 14 heures 47 minutes et 7 secondes.

Toujours en course, les monocoques ont une longue nuit qui les attend ! A 2h00, seuls 179 bateaux avaient passé la marque du Bouveret. Sur les 543 partants ce samedi 9 juin à 10h, il s’agit de près de deux tiers des concurrents qui doivent encore passer la marque de mi-parcours. L’heure limite pour passer la ligne d’arrivée dans les temps étant fixée à 17h00 aujourd’hui (dimanche), espérons que des airs se lèvent pour la fin de la course !

– Le premier monocoque du Bol d’Or Mirabaud 2018 a franchi la ligne d’arrivée à 03.30 dimanche matin, après 17 heures 30 minutes et 57 secondes d’un véritable pensum entre brises légères et absence de vent.

Il s’agit de TBS, skippé par François Thorens, qui a réussi un coup de maître en prenant la direction des opérations au large d’Hermance. Après avoir mené à l’aller et au retour, le Libera hongrois Taxiphone Premium Raffica, skippé par Zsolt Kiraly, s’est fait brûler la politesse par le psaros 40 TBS à l’entrée du Petit Lac. Elle termine plus de dix minutes après François Thorens et son équipage.

« On a eu un bon moment sur le retour où nous sommes bien rentrés sur Raffica, puis avons eu un petit moment de chance », raconte François Thorens, vainqueur et protagoniste de cette bagarre homérique en fin de course. « C’était à l’entrée du Petit Lac, nous sommes revenus plusieurs fois très proches. A Yvoire, il nous a remis un bon kilomètre mais on est de nouveau remonté. Ces régates, ce n’est jamais fini ! Tant que nous n’avons pas passé la ligne, il faut y croire !»

Au moment où TBS franchissait la ligne d’arrivée, à 3h30 ce matin, 222 bateaux – multicoques et monocoques confondus- avaient passé la bouée du Bouveret. Soit moins de la moitié de la flotte ! La régate des monocoques a été aussi passionnante que celle des multi. Bien que longue, laborieuse et difficile en raison des vents faibles régnants sur pratiquement tout le parcours. Bandalarga (Piero Refraschini) complète le podium des monocoques.

Les Surprises, attendus dimanche matin, sont menés par G. Hominal et ses fils à 8h. Nicolas Anklin, vainqueur l’an dernier à bord de Mirabaud 1, fera-t-il le doublé ? La réponse dans quelques heures à la Société Nautique de Genève. Il est suivi de Cocaine et Pile ou Face.

Du côté des Grand Surprises, c’est Little Nemo 2, qui montrait la voie entre Hermance et Anières à 8h, suivi de Flash et Mea Una.