Les Multi50 mettront le cap au nord

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De Saint-Gilles Croix de Vie à Saint-Pétersbourg, les occasions de rencontre ne vont pas manquer. Du porte-conteneurs au vieux caboteur, sans oublier les bateaux de pêche. Les cargos bien évidemment vont aussi jalonner la route des multicoques.

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Pour la quasi-totalité des navigateurs, ce sera l’occasion de découvrir des mers inconnues. Entre Danemark et péninsule scandinave, les rives se resserrent jusqu’à déboucher sur l’Orensund, un étroit passage entre l’île qui abrite Copenhague et la Suède. Ici, le trafic maritime est si intense que les concurrents devront observer une neutralisation sur une partie du parcours, avant de reprendre la course en mer Baltique. Enfin, l’arrivée sur Saint-Pétersbourg devrait rester comme un moment fort dans les mémoires des navigateurs. La Venise du nord s’apprête donc à accueillir la flotte des multicoques, qui aura l’honneur de venir parader la veille de l’étape retour devant la forteresse Pierre & Paul.

Une météo déterminante
Globalement les concurrents vont devoir affronter deux grands systèmes météos qui seront perturbés par nombre d’effets côtiers. Atlantique, Manche et mer du Nord sont soumis au mois de mai au même type de système général. Globalement, c’est la circulation des flux perturbés d’ouest qui rythme le parcours. Les dépressions qui se sont formées sur l’Atlantique ouest finissent leurs courses à des latitudes qui varient entre l’Irlande pour les plus sud et le nord de l’Islande pour les plus septentrionales. La flotte peut donc être entraînée dans un flux général de secteur ouest, sauf si l’anticyclone des Açores monte un peu plus au nord que sa position générale en cette saison. Auquel cas, on peut avoir un régime de vents de bord nord-est en début de parcours.

La flotte entrera ensuite dans une mer fermée, protégée des influences océaniques par les chaines de montagne qui borde la côte ouest de Norvège. Les conditions météorologiques y sont beaucoup plus aléatoires avec des risques de calmes, de vents thermiques, de variations importantes des conditions en très peu de temps.

Effets de brises thermiques, renforcements des vents aux abords des caps, influence du relief, courants de marées sont autant de paramètres à prendre en compte tout au long de ces quelques trois mille milles de navigation à proximité des côtes. Un casse-tête chinois pour les navigateurs qui devront composer avec les paramètres généraux et les variations locales pour établir une stratégie qui pourra être remise en cause à chaque instant.