Le chantier de Spindrift Racing touche à sa fin

Chantier Spindrift Racing 2014
DR

Les opérations de la plateforme ont été réalisées avec CDK à Lorient et celles du mât chez le voisin Lorima. Une mission de trois mois qui a nécessité plus de 8 000 heures de travail par 15 à 20 personnes. « En raison des temps de séchage pour le composite, nous sommes passés en 2/8,» explique le chef d’orchestre, Antoine Carraz qui garde son calme malgré la sortie proche du bateau. « Certaines équipes se sont donc relayées jour et nuit pour tenir le planning. Nous avons été beaucoup mobilisés par les modifications structurelles engendrées par la réduction du mât. En parallèle, il y a aussi l’électronique, la motorisation, l’accastillage, les bouts… puis sur la fin, les retouches de peinture, la pause des logos des partenaires, la finition des appendices et l’assemblage de tout ce qui doit être monté sur le bateau avant que l’on ne soit plus au sec. Sur la fin, on reçoit toutes les pièces qui viennent d’un peu partout. Un partie du gréement arrive des Etats-Unis, idem pour les voiles qui sont ensuite terminées à Vannes, le moteur vient de Suède, certains bouts d’Italie, la dérive a été fabriquée à La Rochelle. Tout doit être assemblé en peu de temps. Il est important que chacun avance ensemble avec une ambiance de travail agréable et c’est le cas. »

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En combinaison blanche, masque sur le nez, Xavier Revil et Nicolas Texier bricolent sur le pont. Ils ont rejoint le team pour cette fin de chantier. Membres de l’équipe navigante de Spindrift racing, ils connaissent déjà bien le bateau pour avoir battu le Record de la Route de la Découverte à bord l’an dernier. « Certains marins viennent en renfort ces jours-ci pour nous aider, » poursuit Antoine. « Par exemple, il faut huit personnes pour mettre en place un foil ou la dérive. Leur présence est bien utile. Ils aident aussi au montage de pas mal d’éléments et gèrent des détails qui font gagner du temps. »

Le maxi-trimaran a intégré l’écurie début 2013 et un premier chantier avait alors été réalisé. C’était surtout de l’entretien et la peinture de la nouvelle décoration Spindrift racing. Ce chantier 2014 est allé beaucoup plus loin. Le bateau a été optimisé pour le programme équipage et solitaire de la saison, notamment pour la Route du Rhum en fin d’année. Plus généralement, l’évolution de Spindrift 2 traduit profondément les aspirations de Dona et Yann, en mettant aussi en application le travail du bureau d’études interne « Cette fois-ci, nous avons pris beaucoup de décisions techniques, issues de l’expérience acquise sur le bateau et de la manière de naviguer de Dona et Yann », confie Antoine. « Humainement, nous avons aussi un groupe qui se connaît mieux et qui a développé ses propres méthodes de travail. J’ai aussi beaucoup appris moi-même sur la gestion d’un tel chantier. Maintenant, il y a le stress mais aussi l’excitation de voir, en navigation, le résultat de nos efforts. »