Fastnet Race : duel pour deux géants !

Skandia Wild Thing
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Tout juste auréolé de sa victoire lors du centenaire du record de la traversée de l’Atlantique, le Rolex Transatlantic Challenge, le 100 pieds Maximus devra contenir les assauts de Skandia Wild Thing. La Rolex Fastnet est, pour ce dernier, le premier grand test depuis son avarie de quille pendulaire et la perte de celle-ci au cours de la dernière édition de la Rolex Sydney Hobart, fin 2004. Grâce à une opération de sauvetage mise en œuvre par Grant Wharington, le monocoque a été sauvé et les problèmes de quille ont été résolus. C’est un voilier quasi neuf et performant qui va s’élancer le 7 août prochain de Cowes.
Le duel est attendu de part et d´autre. Charles St Clair Brown et Bill Buckley sur Maximux, semblent impatients de se mesurer à ce voilier des antipodes dont le potentiel dans les courses offshores semble élevé. Mais l’expérience acquise lors de la joute nautique avec Mari-cha IV dans le Rolex Transatlantic Challenge assure aux hommes de Maximus une bonne expérience dans ce type de confrontation.

Les avancées technologiques ont changé la donne depuis le record de Ross Field en 1999 à bord de son maxi de 80 pieds, Maxi RF Yachting. Les 2 jours, 5 heures et 8 minutes du record de Field risquent bien de tomber si les conditions le permettent. Mais les vents rencontrés sur le parcours sont le plus souvent faibles et instables. Les équipages visent donc davantage la victoire que le record lui-même.
Outre les deux Maxis, quelques Volvo 70 feront le déplacement à Cowes pour se mesurer les uns aux autres avant le grand départ de la course autour du monde en équipage et avec escales, la Volvo Ocean Race, en novembre prochain.

D’une longueur inférieure de 30 pieds aux Maxis, les Volvo 70 ont prouvé leurs capacités à participer à des courses offshores, à l’image du Team Telefonica Movistar qui, en début d’année, a battu le record de la plus grande distance jamais parcourue par un monocoque, soit 535 milles. Architectes et navigateurs s’accordent à dire que la barre des 600 milles est à portée de main et devrait, dans un proche avenir, être franchi.
Mais naviguer sur ce parcours n’est pas chose facile. Cependant, la complexité des éléments fait du parcours de 608 milles de la Rolex Fastnet Race un véritable piège. La sortie du Solent sera l´une des premières difficultés rencontrées par les participants avant d’entamer la navigation le long des côtes du sud de l’Angleterre, aux courants et au trafic incessants. La mer d’Irlande accueille ensuite les concurrents pour une remontée vers le rocher du Fastnet, souvent périlleuse.