En route pour les Açores

Açores
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Que l’on s’apprête à mettre sur le cap sur une traversée de 1 100 milles à bord d’un voilier moderne ou d’un yacht classique, les ambiances à quelques minutes de larguer les amarres restent sensiblement les mêmes. Entre impatience de se retrouver enfin au large et de goûter au bonheur indescriptible du premier coucher de soleil sur l’horizon, et appréhension à l’heure de faire ses adieux à la famille et aux amis, les sentiments étaient partagés sur les pontons du Port Rhu en ce jeudi 14 juillet. 

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Passionnés engagés sur l’Oberthur Atlantic Trophée sur leur temps de vacances, ou skippers professionnels habitués des courses au long cours, tous vivaient à leur manière ce moment si particulier. Premier à quitter le bassin de Douarnenez, Oren Nataf, propriétaire de Gweneven – un Swann 38 à bord duquel cet amoureux des belles choses a appris la navigation il y a trois ans -immortalisait ces instants privilégiés avec son appareil photo, comme pour ne rien oublier de ce grand départ vers les Açores. 

A bord d’Olbia, seul yacht classique mené en double sur cette épreuve, Christian Chalandre affichait un contraste légitime : "On est peu inquiet mais aussi soulagé. On est heureux de retrouver la mer. Mon équipier et moi naviguons ensemble depuis 20 ans. Il n’y a pas d’inconnue, nous savons comment nous allons gérer ça ! Chaque moment en mer est un bon moment à vivre. On attend ça avec impatience".

Un peu plus loin sur le ponton, Bilou Belle, propriété de Jean-Jacques Ollu, président de l’Atlantic Yacht Club, skippé par Yann Salaun et souvent cité parmi les favoris, tirait sur ses amarres, dans la hâte de vivre les premières heures de course : "Nous sommes assez content de partir parce qu’il y a cette effervescence régulière sur les trois quatre jours qui précèdent les départs de course et qui fait qu’à un moment donné, il est temps d’y aller ! Nous attendons avec impatience d’être à ce soir, au raz de Sein. Nous attendons une météo tout à fait favorable qui va nous permettre de faire du chemin assez vite. On table sur moins de dix jours en ce qui nous concerne". 

Savourant leur présence au départ de ce rendez-vous à part, les Basques de Westward of Clynder jouaient sur l’humour, par la voix du propriétaire, Edouard Vichot : "Un bateau c’est comme une maison, on n’est jamais prêt ! Mais disons que globalement nous sommes prêts!". Enfin, pour l’équipage d’Air Mail, l’heure du coup de canon libérateur avait une couleur toute particulière. Seul voilier açoréen engagé, il savourait le plaisir de mettre le cap sur Horta, leur port d’attache.