Emmanuel Le Roch son plus grand défi

Class 40 EDENRED, Skipper Emmanuel Le Roch, à l'entrainement avant sa participation à la Route dru Rhum 2018, en Baie de Quiberon le 19 septembre 2018, photo Jean-Marie LIOT / Edenred

Emmanuel Le Roch, le skipper du Class40 Edenred aborde sereinement ces dernières heures avant de se lancer dans son plus grand défi personnel : traverser l’Atlantique en solitaire. Depuis son arrivée dans la cité corsaire, Emmanuel Le Roch profite de chaque instant, conscient qu’il n’est plus qu’à quelques jours de l’accomplissement de son rêve d’enfant. « L’ambiance est formidable, le public bienveillant. C’est magique de mesurer de l’intérieur l’ampleur de la Route du Rhum et l’engouement qu’elle suscite », explique Emmanuel, qui avait accompagné son copain Laurent Bourgnon lors des éditions 1994 et 1998. A l’époque, 37 bateaux étaient au départ, contre 123 cette année.

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A bord du Class40 Edenred, l’équipe technique s’affaire aux derniers préparatifs, tandis qu’Emmanuel Le Roch entre progressivement dans sa bulle. Depuis quelques jours sur les pontons, le sujet de la météo anime toutes les discussions, puisque du vent fort, voire très fort, est attendu pour ce début de course. « Les conditions sont belles pour le départ, il aurait été compliqué de justifier auprès du grand public de décaler le départ et je soutiens complètement l’organisation dans sa décision de le maintenir à dimanche », indique Emmanuel Le Roch. « En revanche, les conditions météo vont effectivement se corser assez vite notamment au niveau de Cap Finisterre. Je n’ai pas d’appréhension particulière : le vent fort se maîtrise bien en monocoque ». Si le skipper d’Edenred est serein, puisqu’il a récemment changé son gréement et qu’il a pu s’entraîner cet hiver dans du vent soutenu, il a néanmoins effectué quelques petites modifications de dernières minutes à Saint-Malo. « La clé, c’est de bien anticiper ! J’ai donc installé le tourmentin à poste (la plus petite voile d’avant) et j’ai organisé la cellule de vie en conséquence pour que le bateau puisse se faire chahuter dans 40 nœuds de vent sans dommages. C’est juste un mauvais moment à passer, la suite, ça ne sera que du bonheur » assure Emmanuel Le Roch.