Les conditions météo du départ de la Transgascogne étaient propices à la concentration. Les 51 Mini engagés sur l’épreuve se sont élancés à 12h02, au ralenti. La brise s’est essouflée juste après le coup de canon pour revenir doucement mais sûrement par le Nord Ouest quelques minutes plus tard. Sébastien Rogues (Eole Génération – GDF Suez) a profité de ce court passage à vide pour s’échapper et prendre les commandes de la course. En bateau de série, c’est Jonas Gerckens (Liège Expo 2017) qui enroule la bouée de dégagement le premier.
En file indienne, au près, sous un ciel gris et une petite bruine, les concurrents de la Transgascogne ont mis cap au nord, à la mi-journée, ce dimanche. Cap vers Belle île, point de passage obligatoire avant leur traversée du Golfe vers la Galice. Les conditions météo de cette première étape ne vont pas laisser beaucoup de place à la stratégie. Après leur petit parcours en baie, les concurrents vont négocier un long bord de près vers Belle île. « Il y aura quelques recalages à faire mais pas de réelles options tactiques sur cette remontée », confirme le directeur de course Denis Hugues.
Le vent de Nord-Ouest va en revanche prendre progressivement du coffre dans la journée de ce dimanche pour se stabiliser autour de 15-20 noeuds en soirée. Les premiers seront alors en approche de Belle île, qu’ils devraient enrouler la nuit prochaine.
Ensuite, la traversée proprement dite du Golfe de Gascogne va se traduire par un autre long bord de vitesse. Les concurrents ouvriront un peu les voiles, les Minis accéléreront sensiblement et les skippers, le sourire retrouvé, vont alors s’ingénier à tirer le meilleur de leurs machines tout du long de ces 30 à 36 heures de trans-golfe. Les premiers routages tablent sur une arrivée des premiers coureurs dès mardi à Ribadeo en Galice.









