Vendée Globe. Thomas Ruyant : « Il n’y aura pas beaucoup de fenêtres pour se rapprocher »

Thomas Ruyant s'entraine à bord de LinkedOut pour le Vendee Globe au large de Groix, France, le 1 Juin 2020. (Photo Pierre Bouras / TR Racing

Thomas Ruyant navigue bord à bord avec Charlie Dalin. Il va devoir monter à nouveau à son mât pour réparer son aérien. Il est content de revenir dans le match.

Empreint à des problèmes d’aérien, Thomas Ruyant va être contraint de monter au mât pour la 5ème fois depuis le début de la course. Il se réjouit de naviguer au contact de Charlie Dalin et nous parle de l’impressionnante course que dispute le leader Yannick Bestaven à la vacation de ce vendredi 8 janvier.

« Je n’ai pas beaucoup dormi cette nuit. Il fallait être sur les réglages car j’ai assez peu d’infos de vent sur le bateau en ce moment… Il me manque deux, trois trucs. Ça me demande beaucoup de veille et d’attention. Ça fait naviguer un peu plus au feeling, c’est un mode un peu différent. J’ai de quoi résoudre le problème, pas tout de suite mais bientôt.

J’ai une petite grimpette au mât à faire, mais maintenant, à force, c’est une formalité ! Ce sera la 5ème montée. Je plaisante, ce n’est pas du tout une formalité, ce n’est jamais une formalité de monter au mât.

Je suis bien content d’être revenu au contact de Charlie (Dalin). Ça fait du bien quand les choses vont dans le bon sens. C’est stimulant ce petit speed test avec un bateau assez proche en termes de performance. Ça va nous stimuler pour rejoindre Yannick (Bestaven), même si ce sera très très compliqué. Mais dès qu’il y a une opportunité de faire quelque chose, vous pouvez compter sur moi ! Je ne sais pas s’il y aura d’autres opportunités d’options. Yannick est en grande forme, tout lui réussit ! Il va vite, il fait un Vendée Globe incroyable. Il doit avoir une confiance en lui et en son bateau importante en ce moment.

Même si on ne lâche rien, il faut quand même des situations météo propices pour recoller. C’est maintenant et jusqu’à la latitude de Salvador de Bahia puis après en Atlantique Nord sur la dernière semaine qu’on peut espérer faire quelque chose. Ça ne laisse pas beaucoup de fenêtres de tir.

J’étais assez confiant pour la bouffe, je ne vais pas mourir de faim mais il va me manquer des trucs, petits déjeuners, petits trucs sucrés… J’ai pris 80 jours de nourriture, heureusement que j’ai eu un peu de mal à manger au début et que j’ai mis de côté ! »