Vendée Globe. Sébastien Destremau direction Tasmanie

Photo envoyée depuis le bateau Merci pendant le Vendee Globe, course autour du monde à la voile, le 27 Décembre 2020. (Photo prise par le skipper Sebastien Destremau) Coucher de soleil

Sébastien Destremau navigue sans forcer vers la Tasmanie pour mouiller dans la baie de l’Espérance et réparer les nombreuses avaries qui le plombe depuis des semaines.

« Je me rapproche toujours de la Tasmanie pour m’arrêter dans la baie de l’Espérance afin de réparer, là où je m’étais arrêté il y a quatre ans. J’ai déjà réservé les chambres, les restaurants, le barbecue… la fête quoi !

Pour l’instant, la mer est encore formée et le temps est bruineux : je n’ai plus que 15-18 nœuds de vent. Et je suis toujours sur la bonne trajectoire : je dois empanner d’ici quelques heures pour éviter une bulle anticyclonique qui vient vers moi. Mais je n’irai pas trop Sud, car mon bateau « boîte » un peu : il ne marche que sur deux cylindres… Je devrais refaire totalement un pilote dès que je serai au mouillage : je devrais mettre entre dix et douze jours pour rallier la Tasmanie, vu le petit temps qu’il y a devant moi.

Mais ce qui compte, c’est de se mettre au mouillage et d’attaquer les 48 heures de travaux que j’ai programmées : je dois réparer ma bôme qui est cassée, refaire mon pilote automatique qui ne fonctionne plus très bien, repasser une drisse en tête de mât… Je compte sur ma bonne étoile et sur cette baie de l’Espérance qui m’avait porté chance, pour repartir du mieux possible afin de faire ma deuxième moitié de tour du monde, et ce, sans poser le pied à terre.

J’ai trouvé des pièces manquantes en « cannibalisant » d’autres éléments du bateau : ça devrait être nickel ! Il faut juste dépouiller Paul pour habiller Jacques… Je suis en relation régulière avec mes frangins, en particulier pour résoudre ce problème de capteur d’angle de barre pour que le pilote fonctionne bien. »