Solitaire du Figaro. Achille Nebout bien armé pour sa 3e participation

Photo Robin Christol.

Achille Nebout, skipper du Figaro Bénéteau 3 Primeo Energie – Amarris, s’alignera aux côtés de 33 sérieux concurrents sur le départ de la première étape de la Solitaire du Figaro 2021 prêt et dispose de bonnes armes pour sa troisième participation.

La confiance règne à bord du Figaro Primeo Energie – Amarris ! Et cela s’explique par le très joli palmarès de cette année 2021. En terminant 8e de la Solo Maître CoQ, 5e de la Sardinha Cup et 3e du Tour de Bretagne à la Voile (avec, de plus, une 2e place sur la Normandy Channel Race en Class40 avec Luke Berry), le skipper doit profiter d’une belle dynamique. Il a gagné en expérience et cela lui permet de s’engager sur une course telle que la Solitaire plus sereinement. « Je vais l’aborder avec confiance et sérieux, tout en étant le plus décontracté possible. C’est ma troisième Solitaire du Figaro, je sais maintenant à quel point cette course est dure, imprévisible et cruelle par moments. Il y a eu peu d’occasion pendant l’année de s’entrainer en format Solitaire, c’est-à-dire 4 nuits d’affilées en mer en solo. Pour progresser, il faut y participer. Je vais naviguer avec envie et jouer ma carte à fond, en donnant mon maximum jusqu’au passage de la dernière ligne d’arrivée et faire les comptes à la fin. » explique Achille.

Pour cette troisième participation sur la Solitaire du Figaro, l’objectif du marin sera le même que celui qu’il s’est fixé tout au long de l’avant-saison : intégrer le top 10 de l’épreuve. « Cela fait trois ans que je me suis lancé en course au large, je suis vraiment satisfait de mes résultats et de mon évolution depuis 2019, que j’ai envie de concrétiser en 2021. J’arrive dans de meilleures conditions, avec des partenaires très engagés à mes côtés et une motivation décuplée ! Aujourd’hui, de nombreuses personnes gravitent autour du projet, sponsors, partenaires, proches et artistes, et c’est une grande satisfaction de les embarquer tous à mes côtés ! » constate Achille.

La Solitaire du Figaro, une course qui s’anticipe et se prépare

Entre la gestion du projet, les entrainements à Lorient Grand Large avec Bertrand Pacé, les courses d’avant-saison, les chantiers sur le bateau, les séances de kiné et de préparation mentale, les rendez-vous avec les médias et partenaires, tout est question d’organisation et d’anticipation. Achille s’est donc bien préparé et entouré d’une équipe de qualité toute l’année, profitant de l’enrichissement apporté par ses co-skippers lors des courses d’avant-saison, pour prendre part à cette course de légende dans les meilleures dispositions possibles.
« La Solitaire du Figaro, c’est l’objectif de la saison. C’est pour cela que l’on s’entraine tout l’hiver et intensément pour moi depuis 3 ans. Les courses d’avant-saison sont très importantes et permettent d’arriver avec des certitudes pour la Solitaire : certitudes techniques sur les choix et réglages de mât et voiles, aisance et fluidité dans les manœuvres, approfondissement des systèmes météos et navigations répétées dans les lieux où courants et vents ajoutent une grande complexité aux décisions. Pendant cette course, la charge émotionnelle est forte, il s’agit donc d’anticiper pour arriver sur la ligne de départ le 22 août en maitrisant le maximum de paramètres, car une fois en course, tout est beaucoup plus compliqué. » explique Achille.

Le parcours le plus long de l’histoire de la Solitaire du Figaro

Le parcours de cette mythique course réservera évidemment cette année bien des surprises. Au programme, quatre longues étapes d’environ 600 milles nautiques (Saint-Nazaire – Lorient / Lorient – Fécamp / Fécamp – Roscoff / Roscoff – Saint – Nazaire), avec quelques nouveautés pour Achille « On revient à un parcours assez classique pour une Solitaire, avec cette étape qui descend jusqu’en Espagne, qui sera pour moi une première traversée en solitaire du Golfe de Gascogne. C’est un terrain de jeu différent des parcours en Bretagne ou en Manche, où l’on reste généralement proche des côtes. Là, avec un bord de 300 milles pour aller à la bouée devant La Corogne, le jeu sera très ouvert en options ! » et puis quelques redoutables pièges vont venir pimenter les trajectoires des concurrents « Les trois autres étapes sont aussi très techniques, avec le contournement de la pointe bretonne, des passages en Manche, le long des îles anglo-normandes et de l’Angleterre, le contournement du Fastnet, avec à chaque fois des cailloux, du courant et des algues : le trio infernal de ces coins-là ! » complète le figariste.

Le rythme s’annonce effréné et c’est ce qu’il va bien falloir gérer tout au long de ce mois de course, à l’intensité folle qui fait sa réputation. Entre chaque étape, le marin n’aura que quelques jours pour rattraper le déficit de sommeil accumulé et préparer la prochaine navigation. « Cela s’annonce costaud, nous allons passer 3-4 jours en mer à chaque fois, cela veut dire peu de sommeil et peu de récupération. Il va falloir bien gérer tout ça dès le début, ne pas se mettre dans le rouge dès la première étape pour arriver sur la dernière, avec ce retour du Fastnet, le plus frais possible. » annonce le skipper Primeo Energie – Amarris.

Achille attaque donc cette dernière ligne droite avec beaucoup d’ambition et de détermination. Il va tenter de naviguer l’esprit libre, en donnant son maximum sur l’eau tout en poursuivant son apprentissage. Le beau Figaro Primeo Energie – Amarris devrait partir en convoyage en fin de nuit prochaine pour arriver dans le bassin de Saint-Nazaire en milieu de journée, où il restera jusqu’au départ de l’étape 1. D’ici là, le marin va continuer à recharger les batteries, répondre aux sollicitations médiatiques et de l’organisation, assister aux briefings et finir de préparer les moindres détails !
Rendez-vous dimanche 22 août à 17h45, date et heure du départ tant attendu de la 1ère étape !