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Vendée Globe. Arrivée de Sam Goodshild 9e sur Vulnérable 2

Sam Goodchild est arrivé 1h après Justine Mettraux lui qui aurait pu prétendre il y a quelques jours à la 4e place. Il aura mis 76 jours, 02 heures et 01 minute de course. Une belle performance pour le skipper britannique de VULNERABLE, qui a su transcender les attentes.

Dès le départ, il affichait clairement son ambition : bousculer les favoris et se faire une place parmi les meilleurs. Pari réussi pour ce marin talentueux qui s’est imposé comme l’un des acteurs majeurs de cette édition, enchaînant prouesses techniques, choix stratégiques audacieux et une incroyable résilience face aux épreuves. Il a longtemps bataillé pour la 4e place, démontrant une régularité et une combativité impressionnantes. Mais à moins de 1 000 milles de l’arrivée, tout a basculé avec l’explosion de sa grand-voile en pleine dépression dans l’Atlantique Nord. Cet incident majeur aurait pu mettre un terme à ses ambitions, mais loin de se laisser abattre, il a réussi à réparer son bateau dans des conditions extrêmes. Ce coup du sort a évidemment changé la donne, mais il a continué de naviguer avec la même détermination, jusqu’à franchir la ligne d’arrivée.

Une course révélatrice
« Je suis ce que je suis grâce à cette quête de Vendée Globe », confiait Sam Goodchild avant le départ. Une phrase qui résume parfaitement son parcours et sa détermination. Le Britannique a découvert l’épreuve en 2004 et a orienté toute sa carrière pour s’en rapprocher. Avec des expériences variées sur différents supports – Figaro Bénéteau, Class40, Ultim, Ocean Fifty – et des résultats probants tout au long de l’année 2023, il s’était imposé comme un outsider crédible. Après un démâtage lors de la New York Vendée – Les Sables d’Olonne en juin dernier, il avait su rebondir avec panache. Sur ce Vendée Globe, il a démontré tout son pragmatisme et sa résilience face aux épreuves. Problèmes de pilote automatique, souci de safran, perte de voile d’avant, tempêtes… rien ne l’a détourné de son objectif. Et même lorsque sa grand-voile s’est ouverte en deux, le forçant à recourir à des moyens de fortune – dont ses précieuses 14 cartouches de colle –, il a su transformer cette épreuve en une démonstration de persévérance.

Les moments forts de sa course
Le récit de cette première aventure autour du monde en solitaire est à la hauteur de l’événement : des prises de tête au classement dès les premières semaines, des choix audacieux, notamment le passage par le détroit de Le Maire après le cap Horn. Les jours sombres n’ont pas manqué, mais chaque épreuve a été surmontée avec brio et sang-froid. Il termine à une jolie place, récompensant un engagement de plusieurs décennies. Pour Sam, ce Vendée Globe est bien plus qu’une performance sportive : c’est une preuve de son courage et de sa résilience. L’avenir s’annonce prometteur pour ce marin hors du commun qui a confirmé qu’il pouvait rivaliser avec les meilleurs. Une chose est certaine : Sam Goodchild est là pour rester.

Vendée Globe. Arrivée de Justine Mettraux 8e, première femme

La suissesse Justine Mettraux est arrivé ce samedi 25 janvier à 14h38 en 76 jours 01 heure et 36 min. Elle devient la première navigatrice et la première internationale de cette édition. À bord de TeamWork – Team Snef, elle s’offre également la meilleure performance d’une navigatrice dans l’histoire du Vendée Globe, en améliorant le record de Clarisse Crémer (87 jours, 2 heures) de 11 jours ! La navigatrice a réussi une prestation de haute volée tout au long de son tour du monde et s’affirme un peu plus comme une des figures incontournables de la Classe IMOCA.

J’ai pris vraiment du plaisir jusqu’au Cap Horn sur ce Vendée Globe. La remontée de l’Atlantique a été compliquée. C’est chouette d’être revenu avec le paquet de devant.
Une dernière nuit de chaos pour terminer. Comme ses compagnons d’infortune, Justine Mettraux n’a pas été épargnée par les conditions dans ce tour du monde. Si cela a été le cas tout au long de sa course, ça l’a été aussi dans ces dernières heures. En cause ? Un vent très changeant de 10 à 25 nœuds dans les grains, des rafales qui dépassent les 30 nœuds, une mer de 3,5 à 4 mètres et une avarie majeure de grand-voile…

Fidèle à son tempérament, la Suissesse a tenu bon, jusqu’au bout. Dans le Top 10 lors de la descente de l’Atlantique, aux prises avec Clarisse Crémer, Samantha Davies et Benjamin Dutreux dans l’océan Indien, elle parvient à recoller avec le groupe qui la devance au niveau de la Tasmanie. En s’affairant à ne jamais rien lâcher, elle parvient à résister aux avaries – problème de J0, de moteur –, à s’insérer dans le Top 10 et à s’y accrocher. À la veille de l’arrivée, ultime péripétie : Justine doit progresser alors que sa grand-voile s’est déchirée. Ça l’a obligé à naviguer sous trois ris au cœur du golfe de Gascogne entre deux dépressions, une épreuve éreintante pour l’organisme.

« Cette arrivée, c’est un truc de malade  ! » déclarait Justine, un pied sur le ponton noir de monde. « Et ce Vende Globe est exigeant. A un moment donné, on ne se rend même plus compte que c’est bien ça que l’on fait. J’ai pris du plaisir jusqu’au Cap Horn. Après on a eu une remontée de l’Atlantique assez dure. Encore aujourd’hui il a fallu batailler pour réussir à franchir la ligne.  J’ai l’impression d’avoir bien mené ma barque, d’avoir jouée des coups de temps en temps. Le bateau est fatigué, le skipper aussi mais je suis super contente du travail fait par l’équipe »
Dans la foule venue accueillir Justine, on notait quelques grands noms féminins du Vendée Globe comme Catherine Chabaud ou Isabelle Autissier qui n’auraient manqué pour rien au monde d’accueillir la première des six navigatrices engagées sur ce dixième Vendée Globe, conscientes de la performance remarquable de Justine, huitième aux Sables d’Olonne.

Justine n’a jamais esquivé.

Huitième. En terminant toutes ses transats entre la cinquième et la huitième place depuis son entrée sur le circuit IMOCA en 2020, cette belle performance n’est pas une surprise. N’empêche, rien n’était écrit à l’avance et maintenir ce niveau sur le Vendée Globe relevait de la gageure : Avec 40 bateaux dont 17 IMOCA plus récents que celui de Justine, le plateau de cette dixième édition était inédit et n’avait jamais été aussi relevé. Et aussi étonnant que cela puisse paraître, Justine faisait partie des bizuths au départ des Sables d’Olonne. The Ocean Race, remporté en équipage à bord d’Eleventh Hour avait parfait en 2023 sa connaissance des mers du Sud, mais faut-il rappeler qu’avant le départ, la suissesse n’avait jamais passé plus de 22 jours seule en mer ? Et que l’exercice d’un Vendée Globe, ce marathon de 25000 milles où « l’on navigue pendant deux mois et demi avec une épée de Damoclès au dessus de la tête » selon Justine, est si particulier ? 
Certains auraient navigué la tête dans les épaules, attendu de voir. Consciente des forces et des limites de son TeamWork – Team Snef, Justine a toujours cherché à tenir la cadence, n’a jamais esquivé. Au final, seuls des grands champions de la course au large la précèdent au classement. Entre la première et la septième place, on dénombre tout de même huit victoires cumulées dans la Solitaire du Figaro et cinq dans la Route du Rhum, excusez du peu. 
Pour aller chercher cette huitième place, il fallait donc un engagement de tous les instants. Retour en huit moments clés justement, sur un parcours quasi sans faute.

12 novembre : Au large du Portugal, 10ème position
Comme prévu, le 10ème Vendée Globe part sur un rythme « transat » avec un premier test au cap Finisterre. 35-40 noeuds de vent, une mer mauvaise. D’emblée dans le coup, Justine cultive sa différence en prenant l’extérieur du DST pour minimiser les empannages, « éviter la grosse bêtise » comme elle dit. Très peu de perte dans ce crochet, TeamWork-Team Snef tient la cadence des meilleurs.

15 novembre : Panne d’alizés, 6ème position
Dans le match toute la descente l’Atlantique, Justine sait l’alizé mal installé et maintient intelligemment une position intermédiaire, gagnant vers l’Ouest comme les leaders tout en conservant un décalage Sud qui lui vaut même de pointer en troisième position le temps d’un classement ! La progression est pénible.  Multiplication des manoeuvres, brise capricieuse, modèles météo perdus, chaleur étouffante, Justine s’accroche…

27 novembre : J 0, moins un…13ème position
6ème à la sortie du Pot au Noir, Justine peut se réjouir de l’Atlantique Nord qu’elle laisse derrière elle. Ses belles trajectoires ont fait mouche mais elle ne se doute pas qu’après ces finasseries, se prépare une course de vitesse pure comme l’Atlantique Sud n’en offre pas souvent. Jour après jour, la loi des bateaux les plus récents s’impose à TeamWork-Team Snef qui malgré ses foils 2024, ne peut tenir la cadence. La course part par devant. Et comme un malheur n’arrive jamais seul, Justine voit son J0 se déchirer à deux reprises. La deuxième est la bonne, les lambeaux de cette voile clef dans le vent medium sont mis en soute. Justine retient de l’épisode « la dépense d’énergie pour récupérer la voile sans rien casser » mais ne se plaint pas : « A ce stade, chacun commence à avoir ses petits soucis … »

16 décembre : Salut les filles !  11ème position
Les leaders ont fait le trou. Autour de la dixième place, un ménage à quatre s’organise entre trois filles (Sam Davies, Clarisse Crémer, Justine Mettraux) et un garçon (Boris Herrmann). Depuis l’île aux Cochons le 7 décembre, ces quatre-là ne se quittent plus. L’histoire dure suffisamment pour que des fausses jaquettes de « Boris et ses drôles de dames » circulent sur les réseaux sociaux !  Jusqu’au jour, le 16 décembre où une nouvelle dépression déboule dans le sud de la Tasmanie. Justine reste dans la roue de l’allemand et plonge à tangenter la limite des glaces au prix d’une cavalcade pas toujours raisonnable pour rester dans le top ten : « Je n’avais jamais eu l’impression de voir autant souffrir le bateau. J’ai juste fait en sorte de rester en un seul morceau … » 

28 Décembre : Le cap Horn, tout un symbole. 10 ème position
Deuxième Cap Horn, premier en solitaire pour Juju. Ce coup-ci, elle ne verra le rocher que sur son écran d’ordinateur, contrainte de passer 60 milles dans son Sud… Qu’importe, l’essentiel est de boucler ces 26 jours de grand Sud à quasi 100% du potentiel du bateau. Ne manquent à bord qu’une voile et les aériens de tête de mât, cassés au sud de la Nouvelle-Zélande.

10 janvier : Cabo frio, quand tu nous tiens.10ème position
Du près, du près, encore du près. Quel poison cette remontée de l’Atlantique Sud ! Après les dépressions uruguayennes, voici le front brésilien. Tout le groupe entre la quatrième et la treizième place cherche le meilleur chemin pour s’extraire d’un front stationnaire. Justine choisit la côte et reconnait qu’elle « n’a pas été forcément très inspirée » dans ce long tricotage brésilien. Autour d’elle, la malchance des uns et la fatigue des autres offre des opportunités au classement…

25 janvier : Les Sables d’Olonne. 14 h 38 min 52 secondes : Justine Time
A moins de trente milles de Thomas Ruyant, et encore candidate à la septième place vendredi à la mi-journée, Justine déchire sa grand-voile. Les dernières heures sont les plus longues derrière le front qui fait tanguer le golfe de Gascogne entre deux tempêtes. Derrière, Sam Goodchild, ralenti lui aussi par ses soucis de voile depuis plusieurs jours, menace… Et le chronomètre est déclenché pour pouvoir rentrer au port à temps. Un final usant pour les nerfs et le corps. Mais embouquer le mythique chenal des Sables d’Olonne un samedi après-midi, voilà la meilleure parade pour oublier sa fatigue… Que la fête commence !

Le Vendée Globe de Justine Mettraux en chiffres : 
Temps de course : 76 jours, 01 heure, 36 minutes, 52 secondes
Moyenne sur l’orthodromie (23 905, 6 milles)  : 13,1 noeuds
Moyenne sur l’eau (28 101,6 milles réellement parcourus) : 15,4 noeuds

Vendée Globe. Nicolas Lunven : ” Il était temps que j’arrive !”

Nicolas Lunven, 5e de ce Vendée Globe, skipper de Holcim PRB, premières réactions :
” J’ai été handicapé par pas mal de problèmes, des pièces qui ont cassé et qu’il a fallu réparer. Cela a été du temps de perdu et ce n’était pas optimal au niveau performance comme il y a 3 jours avec des histoires de galettes. Je suis très content de ce Vendée Globe. J’ai cassé la galette de J3 qui a fait un trou de 30 à 40 cm. cela aurait pu être plus grave.

La descente de l’Atlantique était super. Les mers du Sud, je connaissais. J’ai beaucoup appris à me servir du bateau. La bagarre avec les autres était stimulante. Je n’ai pas eu d’énormes galères techniques. Une bonne journée, c’est seulement une galère par jour.

Les conditions moins favorables que les premiers ?
On n’a pas été gâtés avec des conditions météo légères et celles de la dernière semaine, qui ont été très violentes. Je n’ai jamais rencontré des conditions aussi difficiles à la fin.

J’ai la tête de mât qui s’est arrachée dans l’Atlantique. J’ai réussi à bricoler pendant 2-3 jours, mais dans des conditions difficiles, sans connaître la force et la direction du vent. Avec Paul, j’ai perdu du temps après que ma galette de J3 a cassé, avec la voile qu’il a fallu récupérer. J’ai perdu du terrain, puis ensuite, j’ai eu à nouveau un problème de galette jeudi matin. J’ai dû sortir la caisse à outils. Paul s’est échappé à ce moment-là, en profitant de meilleures conditions. Je ne suis pas surpris de cette intensité et de cette régate planétaire.

Pour le bateau, je ferai en sorte de ne pas avoir autant d’eau sur le pont. Les nouveaux bateaux gomment un peu cet effet sous-marin, où le bateau plante dans les vagues. Mon bateau est d’entre ces deux générations. J’avais toujours 50 cm d’eau dans le bateau. Une vague est même rentrée dans le cockpit. L’objectif de terminer a un peu pris le pas sur la compétition à la fin.

Vendée Globe. Arrivée de Thomas Ruyant 7e, sur Vulnérable

Thomas Ruyant, le skipper de VULNERABLE est arrivé dans la nuit ce samedi 25 janvier, à 05h49. Il a mis 75 jours, 16 heures et 47 minutes. Le Dunkerquois était l’un des favoris de cette 10e édition mais cette édition ne lui aura pas souri.

Dès les premiers jours, Thomas Ruyant a dû affronter des imprévus. Une voie d’eau détectée à l’avant de son monocoque a perturbé son début de course, l’obligeant à écoper régulièrement avant de pouvoir effectuer une réparation. Malgré ces difficultés, il est resté dans le peloton de tête grâce à une régularité impressionnante et des choix stratégiques payants, notamment dans le Pot au noir où il a brièvement pris la tête de la flotte. Dans les mers du Sud, l’intensité s’est accentuée. Entre tempêtes, black-out électrique et avaries techniques, le skipper de VULNERABLE a dû repousser ses limites. Dans l’Indien, il a privilégié la sécurité, ce qui l’a éloigné des premiers mais lui a permis de franchir des caps mythiques comme celui du cap Horn avec la sérénité et l’expérience d’un marin aguerri. Les défis se sont poursuivis lors de la remontée de l’Atlantique. Des grains violents, dont un à plus de 55 nœuds, ont mis son bateau à rude épreuve, notamment avec une avarie majeure sur son J2 (voile d’avant). Malgré ces coups durs, le Nordiste n’a jamais cessé de se battre, disputant chaque mille avec intensité face à des concurrents tenaces. 

Ce Vendée Globe ne lui a pas offert les honneurs d’une victoire, mais il restera une aventure marquée par une capacité à surmonter les épreuves avec calme, engagement et professionnalisme. Après un abandon en 2016 et des problèmes techniques en 2020 avec à la clé une 6e place, son résultat cette année est le reflet d’un cheminement unique et d’une persévérance à toute épreuve. Thomas Ruyant nous rappelle que le Vendée Globe est bien plus qu’une course : c’est un défi personnel, humain et universel. 

Vendée Globe. Arrivée de Nicolas Lunven 6e sur Holcim-PRB

Nicolas Lunven, le skipper de Holcim – PRB, a franchi la ligne d’arrivée des Sables d’Olonne en 6e position à 20h50 après un tour du monde bouclé en 75 jours, 07 heures et 49 minutes, dans des conditions particulièrement musclées. Les conditions météos étaient dantesques pour cette arrivée de nuit, totalement à l’image des derniers jours de course qui se sont joués dans du vent fort et une mer déchaînée pour Nicolas Lunven. Une fois la ligne franchie, le solitaire a pu souffler et libérer le stress des dernières heures de course. En embarquant une partie de son équipe après la ligne, il mettait ainsi un terme à presque 11 semaines de solitude.

À 42 ans, Nicolas vient de réaliser son rêve d’accomplir un Vendée Globe. Il a mené cette aventure avec une détermination extrême s’engageant sans relâche dans des mano a mano haletants avec Jérémie Beyou ou Paul Meilhat sur la fin de course. Dès le coup d’envoi de ce Vendée Globe, le skipper d’Holcim-PRB a fait une entame remarquée en menant à un rythme effréné son IMOCA. Il a été le premier, le 13 novembre, à ouvrir le bal des records de vitesse sur 24 heures.

Une performance remarquable pour le marin vannetais qui participait pour la première fois au Vendée Globe, concrétisant un rêve qu’il nourrissait depuis toujours. Habitué des grandes épreuves, avec notamment deux victoires sur la Solitaire du Figaro (2009 et 2017) et trois participations à The Ocean Race, Nicolas Lunven avait les qualités pour briller. Pourtant, il a dû attendre septembre 2023 pour que le team Holcim-PRB lui confie les rênes de son IMOCA et lui offre enfin l’occasion de se lancer dans cette aventure mythique. Connue pour sa rigueur et sa capacité à faire aller vite les bateaux, cette figure discrète de la course au large n’a pas déçu.

Une course pleine d’audace et de résilience
Dès les premiers jours de course, Nicolas a confirmé qu’il était prêt à jouer dans la cour des grands. Profitant d’options stratégiques audacieuses, il s’illustre notamment en décrochant le record de distance parcourue en monocoque et en solitaire sur 24 heures, avec 546,6 milles. Si ce dernier a rapidement été surpassé par Yoann Richomme puis Sébastien Simon, il reste un moment marquant de sa course, soulignant sa capacité à exploiter toute la vitesse de son IMOCA. Mais le Vendée Globe ne fait jamais de cadeau. Des soucis techniques, comme une réparation sur une trappe de ballast dans le Pot-au-Noir ou des avaries sur sa grand-voile dans les mers du Sud, ne l’ont pas épargné. Pourtant, il a su, à chaque fois, faire preuve de calme et d’ingéniosité pour continuer à jouer les avant-postes. Son intelligence stratégique, combinée à sa capacité à naviguer proprement dans des conditions dantesques, a notamment été mise en lumière lors de son duel serré avec Jérémie Beyou et Thomas Ruyant dans le Pacifique.

La ténacité face aux imprévus
Les aléas de la course ne l’ont décidément pas ménagé, surtout lors de la remontée de l’Atlantique. La perte de sa tête de mât dans une zone orageuse a été un véritable coup dur, emportant avec elle les capteurs de vent, indispensables pour optimiser la navigation. Faisant preuve d’une agilité remarquable, il a installé un aérien de fortune à l’arrière du bateau pour poursuivre sa route. Malgré cet incident, il a su rester compétitif, grappillant une place au classement dans les derniers jours, notamment dans une dépression particulièrement intense avant les Açores.

Une première participation qui en appelle d’autres
En terminant 6e de cette 10e édition du Vendée Globe, Nicolas Lunven a prouvé qu’il était capable de rivaliser avec les meilleurs, même face aux imprévus. Cette première participation aura été marquée par son calme, sa détermination et son habileté technique. À 42 ans, le skipper de Holcim – PRB conclut cette aventure avec une performance de haut vol, laissant entrevoir d’autres exploits à venir.

Vendée Globe. Paul Meilhat : “La compétition a été un moteur pour moi tout au long de la course !”

Premières réactions de Paul Meilhat : Je suis heureux de revoir tout le monde. Le début de ma course a été compliqué. Le changement de mes foils, que je venais tout juste d’installer, a nécessité une période d’adaptation. J’ai dû naviguer pendant 10 à 14 jours pour trouver les bons réglages, ce qui n’a pas été facile. Cela m’a obligé à naviguer davantage au feeling, en improvisant en permanence les régalages avant de trouver les bons. J’avais également décidé d’amener un spi, une option stratégique qui m’a permis de revenir dans le pot au noir et de me hisser dans le Top 10.

La compétition a été un moteur pour moi tout au long de la course. Mon objectif principal était de terminer devant ceux avec qui je me battais directement. Le niveau sportif sur cette édition était très élevé, ce qui a rendu chaque duel particulièrement intense. D’ailleurs, plus les conditions étaient difficiles, plus cela jouait en ma faveur.

L’importance de l’Ocean Race

Est-ce que l’Ocean Race m’a été utile ? Oui, absolument. C’était un projet à part entière, qui a surtout été bénéfique pour l’équipe sur le plan technique. Cela nous a permis de pousser le bateau et d’apprendre énormément.

Des hauts et des bas

Après le cap Horn, j’ai eu un peu de chance pour passer devant certains concurrents. À ce moment-là, je pensais avoir suffisamment creusé l’écart, mais la météo a finalement joué contre moi. Mon option stratégique s’est révélée mauvaise, ce qui m’a fait perdre du terrain.

Plus tard, j’ai réussi à revenir sur Charal et Vulnérable, mais c’est là que j’ai cassé mon étai. J’ai dû réparer en mer, mais je n’étais pas certain de la solidité de ma réparation. En course au large, on navigue souvent dans l’incertitude, et c’était particulièrement vrai dans cette situation, car je n’avais plus de J2.

Une envie de continuer

Malgré les difficultés, cette expérience n’a fait que renforcer mon envie de continuer.

Vendée Globe. Jérémie Beyou : “Comme une Solitaire du Figaro à l’échelle planétaire!”

Premières réaction de Jérémie Beyou : ” C’est une belle 4ᵉ place. Il y avait trois concurrents devant, qui ont été meilleurs. Sébastien Simon, en particulier, a réalisé une course remarquable, et sa performance a été justement récompensée. C’est fantastique qu’il soit sur le podium. Bravo également à Yoann, et surtout à Charlie Dalin. Cela m’a manqué de ne pas pouvoir me bagarrer avec lui sur cette édition. Charlie a rendu une copie parfaite, 20/20. C’est un régatier XXL, capable de faire les bons choix partout. Il réalise une prestation magistrale.

Les derniers jours ont été éprouvants, à l’image de tout ce Vendée Globe. Rien que de passer le cap Finisterre a été une bataille, et j’ai franchi la ligne sous grand-voile seule. Cela ne m’était jamais arrivé de toute ma carrière. Les phénomènes météo que j’ai rencontrés n’étaient pas faciles à gérer : Ce fut un vrai casse-tête.

Ce qui était motivant, c’était d’avoir des concurrents autour de moi, comme Sam Goodshild, Nicolas Lunven, Thomas Ruyant ou Justine Mettraux. Cela a représenté un vrai challenge, mais aussi une grande fatigue. Parfois, je leur demandais presque qu’ils disparaissent de mon AIS pour me laisser souffler ! Je dormais une heure, et à mon réveil, ils étaient de retour, toujours là. Cela a exigé de remettre du charbon en permanence pendant 1,5 mois. C’était intense.

J’aurais adoré rester dans la bataille avec les trois premiers. Cela aurait été comme une Solitaire du Figaro à l’échelle planétaire.

L’expérience et les défis de la course

Un IMOCA, c’est une caisse de résonance, au sens propre comme au sens figuré. Cela amplifie tout, y compris les émotions. Cette course est avant tout mentale. On est face à soi-même, et il faut apprendre à gérer ses réactions. Parfois, nos émotions sont disproportionnées, mais on vit dans un monde à part, centré sur notre course, pendant deux mois. Cela explique pourquoi certaines vidéos peuvent donner l’impression qu’on vit « la fin du monde ».

Où s’est joué la course ?

Charlie et moi sommes sortis ensemble du pot au noir, mais mon problème au genou ne m’a pas aidé. J’ai perdu des milles à ce moment-là. J’ai réussi à revenir un peu sur lui, après à l’approche de la grosse dépression, nous n’avons pas réussi à attraper la bascule. Nous avons dû la contourner, ce qui nous a fait perdre du temps. Yoann, lui, a réussi à se faufiler, et c’est là que l’écart s’est creusé. Cela s’ets joué à pas grand chose.

Dans le Pacifique, nous avons encore pris du retard, et l’Atlantique n’a pas permis de le rattraper. Cela s’est joué à peu de choses, mais les petits écarts se sont cumulés.

Les problèmes techniques

Dès le départ, j’ai été confronté à des soucis techniques : des capteurs électroniques défaillants, des problèmes d’accastillage… J’ai terminé la course avec une seule girouette fonctionnelle sur quatre. J’ai aussi eu des soucis avec les hooks, les galettes d’enrouleurs, et d’autres pièces mécaniques qui n’étaient sans doute pas dimensionnées correctement.

Ces problèmes m’ont handicapé. Dans les données, on passe peut-être à côté de certains pics de performance. Certaines avaries, causées par des mers croisées, m’ont également ralenti, alors que d’autres concurrents n’ont pas eu à les affronter. Cela fait partie du sport mécanique : il y a des joies, mais aussi des peines.

Le pilote automatique, bien que gérable, représentait une épée de Damoclès permanente. Cela m’empêchait de bien dormir. Pour réussir une performance parfaite, il faut que toutes les planètes s’alignent.

La stratégie

Entre coureurs, on échangeait régulièrement. Nicolas Lunven et moi avons souvent eu des trajectoires similaires. Mais, au large de Cabo Frio, nos options ont divergé. Lui, en tête, s’est fait piéger, tandis que j’ai pu profiter de ma position pour être plus offensif. Cela a souvent été un désavantage d’être leader dans notre groupe, car cela bloquait les possibilités tactiques.

Dans l’Atlantique, mes safrans m’ont permis de faire voler le bateau très vite, ce qui m’a aidé dans les conditions difficiles.

La suite de l’aventure

L’aventure, c’est aussi la confrontation. Ce Vendée Globe est une course planétaire, et chaque édition est unique. L’année prochaine, je me consacrerai à une saison en équipage et en double. Charal est un bateau fantastique, et je serai à son bord en tant que skipper jusqu’à la Route du Rhum. La suite, un prochain Vendée Globe. On verra.

Vendée Globe. Arrivées risquées dans la tempête, Sam Davies met la course en pause

Jérémie Beyou (Charal) et Paul Meilhat (Biotherm) ont franchi la ligne d’arrivée aujourd’hui et vont bientôt entamer leur remontée du chenal, acclamés par une foule enthousiaste. Nicolas Lunven (Holcim-PRB) devrait suivre dans la soirée.

Depuis hier, les conditions sont virulentes à proximité des Sables d’Olonne. Entre 22 et 25 nœuds de vent, des rafales avoisinant les 30 nœuds et des creux de 2,5 à 3 mètres de creux sont attendues. En conséquence, alors que Paul Meilhat (Biotherm) devrait franchir la ligne dans la matinée, les organisateurs ont décidé de mettre en place la « ligne tempête ».

La situation commencera à se compliquer pour Thomas Ruyant, Justine Mettraux et Sam Goodshild dans la nuit de vendredi à samedi, avec des conditions météorologiques qui se détérioreront progressivement. Mais c’est surtout Clarisse Crémer et Benjamin Dutreux qui feront face à des défis majeurs sur leur route vers l’arrivée. Une grosse dépression, accompagnée d’une mer forte avec des vagues atteignant 10 mètres, complique sérieusement leur progression.

Sam Davies, devant ces conditions difficiles attendues, a dû basculer sa course en mode aventure pour préserver son bateau et assurer sa sécurité. ” Cette nuit, j’ai mis le frein à main. Ce qui est frustrant, c’est que je peux naviguer jusqu’à la ligne d’arrivée, mais les conditions après avoir passé la ligne vont être tellement difficile que ça sera impossible de rentrer aux Sables d’Olonne. Les prévisions montrent qu’il pourrait y avoir 40 à 50 noeuds de vent. Si proche de la côte, c’est très dangereux. Je dois décider maintenant car après ça sera dur à faire demi-tour et attendre ici, je sais que c’est plus “safe” même ici ça va secouer ! Je suis tellement déçue de ne pas arriver dimanche, et de rallonger mon temps de course. Mais le sens marin est ma priorité, je dois prendre soin de mon bateau qui a fait quasiment un tour du monde. Je sais qu’être pressé à rentrer à tout prix peut créer les accidents. Maintenant, je dois trouver une autre fenêtre météo pour rallier les Sables d’Olonne en sécurité et ce n’est pas évident. Mardi par exemple, on aura 10 mètres de mer dans le Golfe de Gascogne, ce n’est pas praticable…. En somme : “mode course désactivé, mode aventure activé” !

Thomas Ruyant :

Benjamin Dutreux :




Vendée Globe. Jérémie Beyou termine 4e

Le skipper de Charal a franchi la ligne d’arrivée ce vendredi 24 janvier, à 01h58. Les conditions sur zone étaient particulièrement délicates avec des creux de 2 mètres sur la ligne et près de 25 nœuds de vent. Il boucle son tour du monde à la 4e place en 74 jours, 12 heures, 56 minutes et 54 secondes, pile une semaine après l’arrivée du 3e, Sébastien Simon (Groupe Dubreuil). Il remontera le chenal à midi ce vendredi.

Le skipper de Charal, qui participait à son 5e Vendée Globe, réalise sa 2e meilleure performance sur le plus connu des tours du monde (3e sur l’édition 2016). Après lui, les arrivées vont se succéder puisque Paul Meilhat (Biotherm) et Nicolas Lunven (Holcim-PRB) sont également attendus ce jour.

Jusqu’au bout, il a fallu tenir bon et résister aux caprices d’Éole et de Neptune qui ne l’auront pas épargné. Jérémie Beyou a bouclé son Vendée Globe après plus de 74 jours en mer, franchissant la ligne d’arrivée dans des conditions musclées avec 2 mètres de creux. Dans l’océan Indien, le Pacifique, l’Atlantique Sud puis l’Atlantique Nord, il aura fait face à des situations météos complexes. Malgré plusieurs avaries – casse de son hook de grand-voile (21 décembre) puis de sa tige de vérin de foil tribord (8 janvier) – Jérémie est parvenu à rester au contact du groupe des outsiders qui se sont livrés une bataille de chaque instant. Au niveau des côtes brésiliennes, le skipper de Charal en prend les commandes, les échangeant tour à tour avec Sam Goodchild dans un mano a mano acharné. L’avarie de grand-voile du Britannique et la résistance de Jérémie face à la forte dépression qui a balayé la flotte en début de semaine lui permettent de conserver la tête de ce groupe jusqu’à l’arrivée.

Cette nuit, après le franchissement de la ligne, Jérémie prend encore son mal en patience. La délivrance aura lieu ce vendredi lorsqu’il pourra enfin remonter le chenal et poser pied à terre, normalement en milieu de journée. Le marin de 48 ans, qui disputait son 5e Vendée Globe, est désormais « finisher » sans discontinuer depuis trois éditions (3e en 2016, 13e en 2020, 4e en 2024).

Jérémie Beyou termine à une très belle 4ème place du Vendée Globe après une course intense
Tour du monde bouclé, retour sur terre ! Malgré l’adversité et des situations parfois complexes, le skipper de Charal s’est accroché et appliqué jusqu’au bout pour rendre la meilleure copie possible sur cette édition 2024-2025 du Vendée Globe. Il a franchi la ligne d’arrivée de la plus éprouvante des courses au large ce vendredi à 01h58. Son expérience lui a permis de résister aux avaries, à la répétition des efforts et aux coups du sort. Jérémie a notamment tenu bon dans une violente dépression en début de semaine, tout en prenant la tête du bataillon de skippers poursuivants qui s’est livré à un combat d’une belle intensité. En bouclant son tour du monde en 74 jours, 12 heures et 56 minutes, il achève le Vendée Globe pour la 3e fois de sa carrière et la 2e fois dans le ‘top 5’.

Jérémie Beyou est allé au bout du Vendée Globe, cette course qu’il aime tant, celle qu’il dispute sans discontinuer depuis 2008. L’aventure du Vendée Globe 2024 avait débuté il y a quatre ans, au fil de son dernier tour du monde, quand il s’activait avec son équipe pour concevoir un nouveau bateau.

Un bateau « sain et performant »
Depuis la mise à l’eau de Charal 2 en juillet 2022, toute l’équipe s’est affairée à monter en puissance. Jérémie s’était notamment distingué en multipliant les podiums à la Route du Rhum (3e en 2022), Retour à la Base (2e en 2023), New York Vendée Les Sables d’Olonne (3e en 2024). Un bateau qu’il qualifie de « sain et performant » avant de s’élancer au Vendée Globe.
Après l’émotion du départ, Jérémie est dans le coup, il évolue toujours dans le ‘top 10’ dans la descente de l’Atlantique à haute vitesse. Certes, le marin doit un temps faire face à un genou endolori à cause d’un choc mais il réussit à être positionné dans l’Atlantique Sud dans le peloton de tête. Il franchit le cap de Bonne Espérance avec 8 heures de retard sur le premier, Charlie Dalin.

Des mers du Sud fidèles à leur réputation
Dans les mers du Sud, la bataille redouble d’intensité à l’image de cette forte dépression qui balaie l’océan Indien. Les deux leaders du moment, Charlie Dalin et Sébastien Simon, parviennent à rester à l’avant de cette dépression quand leurs concurrents directs sont obligés de la contourner par le Nord. Jérémie Beyou fait partie de ces poursuivants qui voient s’échapper les premiers.

Fidèle à son tempérament, le skipper Charal n’abdique pas pour autant. Alors il poursuit, s’accroche, bataille. Il fait partie d’un groupe de costauds : Sam Goodchild, Nicolas Lunven, Thomas Ruyant, Paul Meilhat, Justine Mettraux… Le fait d’être constamment au coude-à-coude pousse à ne jamais se relâcher, à toujours chercher le réglage le plus optimal, à rester alerte en permanence.
Ce groupe ne sera jamais vraiment épargné par les conditions. Mer formée, hachée, vent instable, rafales intempestives… Il en faut du cran pour tenir quand la météo aime tant jouer avec les nerfs des skippers. Dans de telles conditions, les bateaux souffrent. Tous les compagnons de route de Jérémie connaissent des pépins techniques plus ou moins importants. Jérémie doit d’ailleurs composer avec la casse de son hook de grand-voile (21 décembre) puis de sa tige de vérin de foil tribord (8 janvier).

Il a tout donné jusqu’au bout
Mais les imprévus ne l’empêchent jamais d’avancer. Dans la périlleuse remontée de l’Atlantique Sud, il prend une option payante en décidant de se rapprocher des côtes brésiliennes. Nicolas Lunven, à ses côtés depuis plusieurs semaines, décide-lui de tenter une route plus au large. En s’accrochant comme toujours, Jérémie parvient à être récompensé. Au coude-à-coude avec Sam Goodchild – l’Anglais le devance de 3 minutes au passage de l’équateur, Jérémie met l’accélérateur et consolide jour après jours la 4e place, malgré la virulente dépression qui a balayé son groupe en début de semaine.
Cette grande régate de plusieurs mois à l’échelle de la planète s’est achevée ce vendredi, à 01h58. Enfin, Jérémie va pouvoir lâcher les commandes de son IMOCA et souffler. Il vient de réaliser une sacrée aventure, de celles qu’on vit en puisant en soi une motivation de chaque instant et des ressources insoupçonnées. Ce nouvel Everest des mers qu’il a disputé avec ses concurrents directs aura été d’une intensité folle. Jérémie Beyou s’affirme un peu plus comme un des marins incontournables de la course au large. Il va au bout de son troisième Vendée Globe et entre pour la deuxième fois dans le ‘top 5’ de ce tour du monde. Il entre encore un peu plus dans l’histoire de la course. Mais l’heure n’est plus à la course mais à l’émotion : Jérémie va pouvoir profiter des chaudes retrouvailles avec ses proches, son équipe et ses partenaires avec la terre, pour vivre un nouveau moment d’exception.

SA COURSE EN CHIFFRES

  • Arrivé le 24 janvier à 01h58 min 54 sec (heure française)
  • Temps de course : 74 jours 12 h 56 min 54 sec
  • Écart avec le 1er : 9 jours 17 h 34 min 05 sec
  • Écart avec le précédent : 7 jours 00 h 31 min 17 sec
  • Distance parcourue : 29 048,9 milles
  • Vitesse moyenne réelle : 16,2 nœuds

Class40. Un tour du monde pour Ian Lipinski à bord de son class40 Crédit Mutuel !

Le programme pour Ian Lipinski et son Class40 Crédit Mutuel s’annonce dense et passionnant. Dès le printemps, l’équipe skipper Crédit Mutuel ira en Méditerranée, puis retrouvera la Manche et la mer d’Irlande avant d’entamer… un tour du monde !

Ian Lipinski participera à la première édition de la CIC Med Channel Race (départ le 27 avril), puis la CIC Normandy Channel Race (départ le 25 mai), avant de prendre le grand large sur la Globe 40 La Grande Route (départ le 31 août), une épopée de huit mois en double avec escales autour du monde !

Pour Daniel Baal, président de Crédit Mutuel Alliance Fédérale, « Ian aborde cette nouvelle année en faisant souffler un vent d’audace et de découverte sur son programme sportif 2025. Notre engagement à ses côtés repose sur cette capacité à écrire de belles histoires sportives et d’entrepreneuriat où l’aventure humaine côtoie l’initiative technologique. Nous avons donc hâte de l’accompagner et de voir les couleurs du Class40 Crédit Mutuel sur différentes mers et océans. Avec un premier rendez-vous en méditerranée dès ce mois d’avril ».

Organisée par la même équipe (Sirius Events) et sur le même format que la CIC Normandy Channel Race, la CIC Med Channel Race accueillera pour la première fois des concurrents au départ de Marseille. Des marques à virer seront positionnées dans les îles du Var, à Calvi, sur la côte est de la Sardaigne et à Palma de Majorque, avant un retour à Marseille. « Je n’ai jamais couru en Méditerranée même si je connais un peu la Corse, s’enthousiasme Ian Lipinski. Il y a des endroits qui font rêver, mais je connais aussi leur réputation due à cette météo qui change très vite. Pour des raisons logistiques, nous courrons avec le Class40 158. Avec la perspective du tour du monde, nous avons trouvé raisonnable de garder le Class40 202 près de notre base pour s’entraîner dessus et le préparer en conséquence ».

Le 25 mai depuis Caen, Ian Lipinski s’élancera à bord du 202 sur la CIC Normandy Channel Race, dans un format entre Manche et mer d’Irlande qui n’a plus de secrets pour lui. Une bonne répétition générale avant le grand départ sur Le Globe 40 La grande route.

« Ian ose aller de l’avant et tenter de nouveaux paris. C’est cette marque de fabrique qui a su nous convaincre il y a de cela 7 ans, et aujourd’hui encore sa capacité à repousser les limites et imaginer de nouveaux horizons sont à la hauteur de nos attentes », souligne Eric Petitgand directeur général de Crédit Mutuel Alliance Fédérale. « Une fois de plus, Ian pourra compter sur l’ensemble des collaborateurs, sociétaires et élus de Crédit Mutuel Alliance Fédérale, pour lui apporter soutiens et encouragements tout au long de ces étapes et de ces défis sur les mers et océans du globe ».

Après un prologue à Lorient le 31 août, la deuxième édition de ce tour du monde partira de Cadix (Espagne) le 14 septembre, direction Mindelo (Cap-Vert). S’ensuivront cinq autres étapes (La Réunion, Sydney, Valparaiso, Recife, Lorient, destination finale).

« Faire un tour du monde n’a jamais été pour moi un impératif de ma vie de marin parce que je ne pense pas trop à ce qui n’est pas décidé, pondère Ian. Ma motivation monte sitôt que j’ai un objectif à remplir. C’est le concret qui me donne envie. La famille va suivre, parce que c’est une formidable occasion de faire sortir les enfants de leur école et de partir à la découverte de la planète. Mais ces étapes longues vont aussi contribuer fortement à la préparation à la Route du Rhum – Destination Guadeloupe 2026, le point d’orgue du programme. On aura tellement travaillé la fiabilité et les performances du bateau ! ».

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