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Vendée Globe. Manuel Cousin en approche, Denis Van Weynbergh pourrait figurer hors classement

(Photo par Marin Le Roux / Polaryse)

Ils sont encore 3 skippers en course sur ce Vendée Globe. Manuel Cousin sur Coup de pouce est désormais à moins de 200 mn de l’arrivée dont l’ETA est prévue entre le 28 et le 1er mars. Fabrice Amédéo devrait arriver le 3 mars. Cela se corse en revanche pour le belge Denis Van Weynbergh, skipper de l’IMOCA D’Ieteren Group qui rêve d’être le premier Belge à boucler l’Everest des mers mais qui doit arriver avant la fermeture de la ligne le 7 mars à 8h.

Depuis son passage du Cap Horn le 23 janvier dernier, Denis Van Weynbergh fait face à des conditions météorologiques instables qui l’obligent à s’adapter et à manoeuvrer régulièrement. “Le vent oscille avec 30-40 degrés de différence et passe de 15 km/heure à 50 km/heure. Je dois faire beaucoup de réglages et d’ajustements au niveau de ma trajectoire.” expliquait-il début février.
Mais fort d’une patience et d’une détermination à toute épreuve, il fait preuve d’une résilience remarquable depuis le début de sa course.

Chaque marque de parcours le rapproche un peu plus de l’accomplissement de son rêve. Depuis 6 ans, Denis partage sa vie entre la Belgique et Les Sables d’Olonne (où son projet est basé) pour se consacrer pleinement à la réussite de son projet Vendée Globe.
Entouré de son équipe de bénévoles dévoués, celui qui n’a pas pu prendre le départ de l’édition 2020 fait désormais route vers son objectif ultime : terminer le Vendée Globe.

Depuis la Belgique, de nombreux supporters suivent l’aventure du marin et s’apprêtent à se rendre aux Sables d’Olonne pour l’accueillir.
Pour le moment, l’ETA (Estimated Time Arrival) était fixée en début de semaine au 2 mars mais à cause de son souci de drisse depuis le début de semaine, le Belge a progressé sans grand-voile. Une mésaventure qui retarde fortement son arrivée aux Sables d’Olonne, prévue après la fermeture de ligne qui aura lieu vendredi 7 mars à 8 heures. Denis pourrait donc boucler son tour du monde sans figurer au classement mais en étant hors course.

Lanterne rouge de ce Vendée Globe, Denis Van Weynbergh (D’Ieteren Group) ne s’attendait pas à une fin de course aussi complexe et harassante. Lundi, il a dû faire face à la casse de son loop de grand-voile. Dans la foulée, le Belge a « réussi à renvoyer jusqu’au 2e ris grâce à la drisse de spi ». Mardi, il est parvenu à monter en haut du mât pour « passer une poulie avec la drisse ». Exténué par la fatigue et la répétition des efforts, Denis semblait satisfait de l’opération. Mais hier soir, dans un court message vocal, il a assuré que sa drisse est « de nouveau cassée ». En somme, le marin avance sans grand-voile mais seulement avec une voile d’avant.

« Je suis sous J3 et pour l’instant j’avance comme ça, dit-il alors qu’il progresse à 6 nœuds. Je vais voir comment la situation évolue pour continuer sous voile d’avant ». Et le marin d’assurer : « pour le reste, le bateau et moi sommes en sécurité. Il n’y a pas de problème pour le moment ». « Pour l’instant, Denis surveille la situation et continue de progresser vers l’Est », souligne le directeur de course, Hubert Lemonnier. En revanche, le marin est fortement ralenti ce qui compromet une arrivée avant la fermeture de ligne qui aura lieu vendredi prochain à 8 heures. En somme, cela signifie qu’après ce délai, Denis ne sera plus classé mais considéré comme hors course. Il est désormais attendu le weekend du 9/10 mars, avec une probabilité pour que cela se décale encore dans le temps.

Ultim. Charles Caudrelier, un an déjà depuis sa victoire

© E.Stichelbaut / polaRYSE / GITANA S.A

L’éclatante victoire de Charles Caudrelier et du Maxi Edmond de Rothschild sur l’Arkea Ultim Challenge – Brest fut célébrée il y a un an déjà au large de Brest. Au terme d’un parcours épique de près de 29 000 milles sur les plus grands océans de la planète, le marin de tout juste cinquante ans devenait le premier : le premier solitaire à accomplir un tour du monde à bord d’un multicoque volant. La saison 3 de la série documentaire du Gitana Team, « Flying Offshore » revient sur cette épopée de 50 jours et nous plonge dans l’intimité de Charles Caudrelier et de son équipe tout au long de l’aventure.

Annoncée depuis de nombreuses semaines, la vente de Gitana 17 au Team Actual est effective depuis mardi dernier. En effet, les membres de l’équipe technique ont transféré le géant aux cinq flèches non loin de leur base, pour le confier définitivement aux bons soins des hommes d’Anthony Marchand. Ultime clin d’œil : Gitana 17 recevra ses nouvelles couleurs à seulement quelques mètres de son successeur, Gitana 18, actuellement en construction chez CDK Technologies à Lorient. Un chapitre se ferme, non sans émotion, mais le suivant, qui s’annonce tout aussi exaltant, est déjà bien en marche.

Flying Offshore est la signature du Maxi Edmond de Rothschild depuis sa naissance, le 17 juillet 2017. Car dès le lancement du projet, l’ambition d’Ariane et de Benjamin de Rothschild et du Gitana Team, est bien de construire et de mettre au point le premier maxi-trimaran volant de course au large, capable de réaliser cet incroyable défi technologique autour de la planète. C’est assez naturellement que ce nom s’est imposé pour incarner la série documentaire du Gitana Team.

Un 3e opus au cœur de l’Arkea Ultim Challenge !
Flying Offshore est de retour et pour sa saison 3, qui sera la dernière tant la série est indissociablement liée à Gitana 17, l’action se déroule durant les saisons 2023 et 2024 avec comme point d’orgue l’Arkea Ultim Challenge. De la préparation de cette course pionnière, qui ne fut pas un long fleuve tranquille, aux 50 jours de mer ponctués par des problèmes techniques quasi quotidiens, des moments gravés dans les mémoires comme le passage du cap Horn, le tout premier pour un bateau volant, à la consécration brestoise qui s’est fait attendre car la météo a donné du fil à retordre à nos solitaires… Cette ultime saison ouvre plus que jamais les portes du Gitana Team et vous invite dans les joies et les difficultés de la course au large.

Épisode 1 : un rendez-vous avec l’histoire
Le 7 janvier 2024, pour la première fois de l’histoire de la course au large, est donné le départ d’une course autour du monde en solitaire réservée aux ULTIM : L’Arkea Ultim Challenge s’élance de Brest ! C’est une grande première et ce qui se fait de plus exigeant et engagé en termes de navigation à la voile en solitaire.

Six pionniers sont au rendez-vous dont cinq à la barre d’un maxi-trimaran géant de 32 mètres volant. Dans ce plateau de très haut niveau, Charles Caudrelier fait figure de favori.
Malgré une troisième place sur la Transat Jacques Vabre quelques semaines auparavant, le marin compte clairement parmi les prétendants à la victoire. Bizuth du tour du monde en solitaire, Charles est cependant rompu à l’exercice en équipage grâce à ses trois participations à la Volvo Ocean Race et il bénéficie d’une machine aboutie, fiabilisée par des années de minutieuse mise au point et qui demeure la référence avec un palmarès unique depuis sa mise à l’eau.

Au-delà d’une régate que ce compétiteur-né vient immanquablement chercher, Charles Caudrelier rêve d’une aventure planétaire.

Dans ce premier volet de la saison 3, le skipper du Maxi Edmond de Rothschild nous confie ses doutes et les écueils qui ont jalonné la préparation de ce tour du monde, qu’ils soient sportifs ou plus personnels. Mais aussi sa joie et l’envie qui le conduit à mener Gitana 17 en solitaire sur le parcours Ultim qu’est la planète : les trois grands caps mythiques, les mers du Sud et plus de 24 000 milles nautiques devant les étraves.
Nous découvrons également le défi technique dans lequel se sont lancés les membres du Gitana Team devant enchaîner en tout juste deux mois la préparation du Maxi pour une grande transatlantique et un départ de tour du monde en solitaire. Un challenge magnifiquement relevé par toute l’équipe mais toujours impressionnant quand on mesure la complexité technique d’un prototype tel que le Maxi Edmond de Rothschild.

Épisode 2 : duel dans la descente de l’Atlantique

Dès les premières heures de course, le rythme donné par les marins impressionne. De l’avis de tous, ce début de tour du monde a plus des allures de sprint transatlantique que de navigation au long cours autour de la planète. Tous veulent marquer les esprits et dans des conditions pourtant instables, qui réclament de longues heures de barre et de veille aux solitaires, les géants allongent la foulée et avalent les premiers milles à hautes vitesses et tous dans un mouchoir de poche. Le match planétaire est lancé et s’annonce haletant.

Ce deuxième épisode de la saison 3 retrace le premier quart de l’Arkea Ultim Challenge. Durant ces premiers jours de course, Charles Caudrelier aurait pu voir ses rêves du tour du monde en solitaire s’arrêter brutalement sur une casse matérielle. Mais dans le plus grand secret de la concurrence, guidé par les membres de l’équipe technique Gitana, il démontrera ses talents de bricoleur stratifieur ; des qualités indispensables pour un tel exercice, où l’adaptation et l’autonomie sont le lot quotidien de ces sportifs hors norme.

Nous découvrons également le duel passionnant qui a opposé le skipper du Maxi Edmond de Rothschild et Tom Laperche dans cette descente de l’Atlantique. Le benjamin de l’épreuve s’est en effet révélé être un redoutable adversaire de Brest aux abords des quarantièmes. Si sa course s’est malheureusement achevée prématurément en Afrique du Sud, il a incontestablement animé les débats et stimulé l’instinct de régatier et de compétiteur de Charles Caudrelier. Le marin du Trimaran SVR-Lazartigue est le témoin exceptionnel de ce deuxième volet.

Épisode 3 : Au cœur du réacteur

Durant les courses en solitaire, à terre, 24h/24, 7j/7, l’équipe technique de Gitana veille et anticipe les problèmes que Charles Caudrelier pourrait rencontrer. Mais ce que l’on sait moins, c’est qu’une autre cellule, celle du routage météo, est tout aussi connectée aux évolutions et aux datas du bord afin d’aider le skipper du Maxi Edmond de Rothschild à tracer la meilleure route possible à travers les aléas météos. Interdit lors des régates en équipage, ce dispositif est autorisé en solitaire, et ce, essentiellement pour des aspects sécuritaires.

Ce troisième épisode est consacré aux coulisses du travail d’Erwan Israël, Benjamin Schwartz et de Julien Villion ; un trio tout aussi essentiel à la performance quotidienne qu’au résultat final. Durant les cinquante jours de course, depuis la maison spécialement louée pour l’occasion à proximité de la Base Gitana, ces experts de l’analyse météorologique ont vécu au rythme de Charles Caudrelier. Il se sont relayés, à l’image d’un équipage en se répartissant des quarts de veille, pour l’accompagner tout au long de son tour du monde.

Au-delà des histoires de trajectoires et de jolis coups météos, ce troisième volet nous permet de découvrir un peu plus la personnalité de Charles Caudrelier, un marin travailleur, très exigeant et dur avec lui-même quand il mène le Maxi Edmond de Rothschild. Il nous démontre aussi combien la relation de confiance tissée entre la cellule routage et le marin est un élément clé de la réussite. Derrière tout exploit sportif individuel il y a toujours une réussite collective et cette plongée au sein de la cellule routage, au cœur du réacteur, le souligne parfaitement.

Retrouvez l’intégralité des épisodes sur la chaîne Youtube du Gitana Team
Episode 5 disponible ce jour à 18h

Source CP

Vendée Globe. Maître CoQ ne reconduit pas son partenariat dans la voile

Prise de vue en hélicoptère de l'IMOCA Maître Coq V en vue dU Vendée-globe 2024 ©Christophe Breschi

Depuis 1992, Maître CoQ entretient un lien privilégié avec l’univers de la voile. En accompagnant des skippers de renom tels que Thierry Arnaud, Jean-Luc Van Den Heede, Bertrand de Broc, Jérémie Beyou et Yannick Bestaven, la marque a vogué sur les plus grandes courses au large, notamment le Vendée Globe, la Route du Rhum et la Transat Jacques Vabre. Implantée en Vendée, cette aventure collective a su mobiliser les équipes en interne tout en renforçant la notoriété et l’image de l’entreprise. La victoire de Yannick Bestaven lors du Vendée Globe 2020-2021 demeure un moment historique pour l’ensemble des collaborateurs.

Après trois décennies d’engagement passionné, Maître CoQ a décidé de ne pas renouveler son partenariat souhaitant orienter ses investissements vers d’autres axes de communication. Toutefois, soucieux d’accompagner Yannick Bestaven dans ses projets à court et moyen terme, la marque continuera de soutenir financièrement le team YB Sailing jusqu’à fin 2025, notamment pour sa participation à l’Ocean Race et la transmission de son expérience à une nouvelle génération de skippers en vue du Vendée Globe 2028.

Depuis 2018, Maître CoQ et Yannick Bestaven ont partagé des valeurs fortes telles que l’innovation, l’esprit d’entreprise, le dépassement de soi et la passion du challenge. Aux commandes de l’IMOCA Maître CoQ IV, le skipper rochelais a pris le départ des plus grandes courses, jusqu’à sa victoire éclatante sur le Vendée Globe 2020-2021. Avec son nouveau bateau, Maître CoQ V, mis à l’eau en août 2022, il a bouclé son troisième Vendée Globe (hors course) le 2 février 2025, surmontant de nombreux obstacles. Cette dernière aventure en solitaire a illustré une fois encore son incroyable résilience et sa détermination.

Marin aguerri, ingénieur et entrepreneur, Yannick Bestaven accueille cette nouvelle étape comme un défi supplémentaire. Entouré de son équipe chevronnée, il mettra toute son énergie à la recherche de nouveaux partenaires pour l’accompagner sur l’Ocean Race et dans son projet de transmission, avec en ligne de mire le Vendée Globe 2028.

DÉCLARATIONS
Roland Tonarelli, Directeur Général Maître CoQ: “ Depuis 30 ans l’entreprise soutient des marins de grande valeur. Avec Yannick, nous sommes allés au maximum de ce que nous pouvions espérer, et nous lui en sommes infiniment reconnaissants. Mais une page va se tourner car la marque a décidé de flécher différemment ses investissements en communication.
Avec l’ensemble des collaborateurs de Maître CoQ, je tiens à remercier le team Voile qui, en plus de faire leur métier avec enthousiasme et engagement, a toujours su refléter la marque Maître CoQ en véhiculant nos valeurs, sur les pontons et en dehors.


Yannick Bestaven : “ Avec Maître CoQ nous avons vécu des moments forts et inoubliables. Nous avons terminé deux Vendée Globe, un, gagné en 2021 et la dernière édition, certes hors course, mais une aventure qui me laissera des souvenirs merveilleux… Je me suis toujours senti soutenu par les équipes Maître CoQ, même dans les moments les plus difficiles. Je comprends bien la fin de ce partenariat historique avec la Voile, je suis un entrepreneur, j’ai donc pleinement conscience des choix auxquels une entreprise doit faire face. Ce ne sont pas toujours des décisions simples à prendre mais il faut avancer, construire de nouveaux projets et y mettre toute son énergie. Du côté de mon équipe YBSailing, nous avons l’esprit et le goût du challenge, nous rassemblons toutes les compétences pour construire des projets solides de course au large avec de nouveaux partenaires.

Source CP

Imoca. Cole Brauer, nouveau co-skipper de l’équipe Malizia

Cole Brauer joins Team Malizia as co-skipper ©️ Dani Devine / Team Malizia

La navigatrice américaine Cole Brauer s’est fait connaître sur la Solo Global Challenge en terminant 2e du tour du monde. Elle rejoint l’équipe Malizia avec de nouveaux défis à l’horizon, dont The Ocean Race Europe.

Cole Brauer rejoint l’équipe Malizia en tant que co-skipper aux côtés du skipper Boris Herrmann et du co-skipper Will Harris. Cole Brauer est entrée dans l’histoire en devenant la première Américaine à faire le tour du monde en solitaire sans escale, terminant deuxième du Global Solo Challenge 2023-2024 à bord de son Class40 First Light. Son voyage n’était pas seulement un exploit d’endurance et d’habileté, mais elle a également captivé le public, faisant découvrir l’aventure et les défis de la course au large en solitaire à un nouveau public. Ses réalisations ont redéfini ce qui est possible dans ce sport, inspiré d’innombrables marins et fans dans le monde entier, et lui ont valu le prestigieux prix Rolex de la navigatrice de l’année 2024. Au cours des derniers mois, Cole Brauer a été encadrée par Boris Herrmann dans le cadre du projet Magenta.

« Faire partie de l’équipe Malizia est vraiment un rêve devenu réalité », déclare Cole Brauer. « Aujourd’hui est en fait mon dernier jour sur First Light, que j’ai vendu, et cela marque également le début d’un nouveau chapitre en tant que co-skipper avec cette formidable équipe que j’ai appris à connaître au cours de l’année écoulée. La première fois que j’ai fait l’expérience du foiling sur Malizia – Seaexplorer, c’était à New York l’année dernière. La sensation était incroyable ! Maintenant, je vais pouvoir courir sur ce bateau incroyable, apporter ma propre expérience à l’équipe et rejoindre pleinement la famille Malizia. Je suis très enthousiaste à l’idée d’apprendre de ce groupe de personnes remarquables et de participer aux courses passionnantes du circuit IMOCA. »

« Cole est une navigatrice vraiment talentueuse et son parcours s’aligne parfaitement avec notre mission qui est de repousser les limites et d’inspirer les gens », commente Boris Herrmann. « Faire le tour du monde en solitaire sur un vieux Class40 est une prouesse incroyable. Elle est inspirante, déterminée et apporte une nouvelle perspective à notre équipe. J’ai eu la chance de la guider, mais en réalité, c’est moi qui ai beaucoup appris d’elle. Je suis impatient de courir aux côtés de Cole et Will cette année et de relever de nouveaux défis ensemble ! »

De nouvelles courses en perspective

Avec ce nouvel équipage, le Team Malizia est heureux d’annoncer sa participation à la Course des Caps, une nouvelle épreuve du circuit IMOCA avec départ et arrivée à Boulogne-sur-Mer. La course, qui se déroulera le 29 juin 2025 avec un équipage mixte, dont un reporter embarqué, comptera pour le championnat IMOCA Globe Series. Les concurrents parcourront près de 2 000 milles nautiques autour des îles Britanniques sur une période de 5 à 8 jours. Cette course marquera le début de la saison des courses en équipage et sera la première course à bord de Malizia – Seaexplorer depuis le Vendée Globe, l’équipage devant être confirmé dans les prochains mois.

Peu après avoir contourné les îles britanniques, les marins du Yacht Club de Monaco (YCM) et de l’équipe Malizia s’engageront dans une première historique de l’Admiral’s Cup. Organisée par le Royal Ocean Racing Club (RORC), l’Admiral’s Cup est l’une des compétitions de voile les plus prestigieuses au monde. De retour après plus de vingt ans d’absence, la course se déroulera du 17 juillet au 1er août 2025, à Cowes, sur l’île de Wight. La compétition attire l’élite mondiale de la voile pour une série exigeante de courses côtières et au large, dont la légendaire Rolex Fastnet Race. Le Yacht Club de Monaco va écrire un nouveau chapitre de son histoire sportive en participant pour la première fois à l’événement, avec le Team Malizia qui jouera un rôle clé dans ce défi. L’équipe monégasque alignera deux bateaux : le TP52 Jolt 3, skippé par Peter Harrison, membre du YCM, dans la catégorie IRC Big Boat, et le Carkeek 40 Jolt 6, barré par Pierre Casiraghi, fondateur de Team Malizia et vice-président du Club. Boris Herrmann, Will Harris, Cole Brauer et Oakley Marsh, membres de l’équipe Malizia, feront partie de l’équipage de Monaco.

The Ocean Race Europe

Alors que cet été s’annonce comme l’un des plus riches en premières, l’équipe Malizia est particulièrement ravie de participer pour la première fois à The Ocean Race Europe. Après son expérience dans la course autour du monde en 2023, l’équipe se réjouit de participer à une course plus courte dans les eaux européennes. La deuxième édition de The Ocean Race Europe partira de Kiel le 10 août 2025 et s’achèvera six semaines plus tard dans la baie de Kotor, au Monténégro. Sous la bannière « Connecting Europe », la flotte de bateaux IMOCA naviguera de la mer Baltique à l’Atlantique en passant par la mer du Nord et la Manche, puis de l’Atlantique à la Méditerranée et enfin de la Méditerranée à l’Adriatique.

Boris Herrmann déclare : « Je suis vraiment enthousiaste à l’idée de participer à The Ocean Race Europe 2025. Bien que j’adore le défi que représente la course en solitaire, il y a quelque chose de vraiment spécial à courir avec un équipage. J’ai hâte de retrouver à bord de Malizia – Seaexplorer une équipe formidable, dont chaque membre apporte ses propres forces et nous motive à nous améliorer et à repousser nos limites. » Il ajoute : « Je serai le skipper de notre formidable bateau et lorsque je ne serai pas à bord pour certaines étapes, Will Harris prendra le relais, comme il l’a fait lors de deux étapes de The Ocean Race. C’est un marin talentueux, un leader fort, et il connaît ce bateau comme sa poche. Il fera un travail remarquable en poussant à la fois le bateau et l’équipage. Cole Brauer en tant que co-skipper est un atout particulièrement intéressant. Quant au reste de l’équipage, y compris les marins et le ou la responsable des relations avec les médias, nous avons des candidats prometteurs en vue, que nous annoncerons ce printemps. »

Pour Boris Herrmann, le succès retentissant de Fly-By à Kiel lors de l’avant-dernière étape de The Ocean Race 2022-23 a été un moment spécial. Alors qu’ils s’apprêtaient à franchir la marque de virage dans le fjord de Kiel, Boris Herrmann et son équipe Malizia ont été escortés par un nombre incroyable de bateaux de spectateurs et des dizaines de milliers de personnes les acclamant depuis le rivage. Le skipper allemand a eu la chance de courir pour la première fois dans son pays natal à bord de son nouveau voilier de course IMOCA. À l’époque, il avait comparé les émotions suscitées par le Fly-By de Kiel au passage du cap Horn.

« Nous sommes tous très heureux et enthousiastes à l’idée que The Ocean Race Europe démarre à Kiel cette année ! », déclare le marin allemand. « Kiel est comme une deuxième maison pour moi et j’y ai grandi en naviguant au fil des ans. C’est aussi là que se trouvent Geomar et nos partenaires scientifiques. Ce sera une occasion incroyable pour le public de venir rencontrer l’équipe, voir le bateau et découvrir notre programme éducatif My Ocean Challenge en 2025. Pour moi, notre équipe et nos partenaires, ce sera sans aucun doute un moment fort et nous sommes impatients de participer à la course ! »

Allier voile, science et éducation

Tout en s’efforçant constamment de donner le meilleur d’elle-même sur l’eau, l’équipe Malizia s’attache également à sensibiliser le public à l’océan et au changement climatique à travers sa mission A Race We Must Win – Climate Action Now ! Leur programme éducatif My Ocean Challenge a touché plus de 80 000 enfants dans le monde entier, suscitant leur curiosité pour l’océan, la vie marine et son rôle vital dans le système climatique mondial à travers l’aventure de la voile. Grâce au soutien de la Fondation Prince Albert II et de la Fondation Dorit et Alexander Otto, toutes les ressources éducatives, y compris une brochure, une newsletter et une série YouTube, sont disponibles gratuitement et dans de nombreuses langues pour les étudiants et les éducateurs.

Grande nouvelle : l’équipe Malizia s’associe à l’UNICEF pour promouvoir les droits de l’enfant et la protection de l’environnement à travers un cours numérique organisé à l’occasion de la Journée mondiale de l’océan de cette année. Le 18 juin 2025, les élèves sont invités à participer en personne ou virtuellement à un événement spécial pour les enfants au musée d’art Deichtorhallen de Hambourg, diffusé en direct sur Zoom. Destiné aux enfants de 8 à 12 ans, l’événement se déroulera en allemand. De plus amples informations sur les horaires, les inscriptions et la participation seront bientôt annoncées.

La mission « Une course que nous devons gagner – Agissons pour le climat maintenant ! » de l’équipe Malizia n’est possible que grâce à l’engagement fort et durable de ses sept principaux partenaires : Schütz, le Yacht Club de Monaco, EFG International, Zurich Group Germany, Kuehne+Nagel, MSC Mediterranean Shipping Company et Hapag-Lloyd. Ces partenaires se sont ralliés à Team Malizia pour soutenir sa campagne, chacun d’entre eux travaillant sur des projets dans son propre domaine pour innover autour des solutions climatiques.

Imoca. Elodie Bonafous met à l’eau son Imoca Horizon 29

Mise à l'eau de l'Imoca Horizon 29 - Skipper : Elodie Bonafous - Concarneau le 18/02/2025 Mise à l’eau du nouvel IMOCA Horizon 29 © Alexis Courcoux / Horizon 29

Elodie Bonafous a pris de l’avance pour le Vendée Globe 2028. Elle a mis à l’eau son nouvel IMOCA, un plan Verdier, sister-ship du MACIF de Charlie Dalin construit également par Mer Concept.

Fruit du savoir-faire des équipes de MerConcept, l’IMOCA Horizon 29 a été construit avec les mêmes bases que l’IMOCA Macif Santé Prévoyance de Charlie Dalin. « Le Vendée Globe 2024 a montré que l’excellence et la technologie étaient primordiales pour la performance sportive. Se lancer sur une campagne Vendée Globe 2028 ne pouvait se faire pour moi qu’accompagné d’experts dans les différents domaines de compétences afin de donner à Elodie le maximum de chance de performer sur les prochaines courses », explique Bertrand Queguiner, Team Manager d’Horizon 29.

Née au bord de la mer et bercée par les vents de la Baie de Morlaix, Elodie Bonafous incarne la nouvelle génération des marins bretons. Repérée très tôt par la Filière d’excellence Bretagne CMB et formée au Pôle Finistère Course au Large, elle a su, au fil des années, forger son expérience en compétition sur le circuit exigeant des Figaro Beneteau, où elle a brillé par sa détermination et son instinct stratégique. Aujourd’hui, elle franchit un cap décisif avec son entrée dans la classe IMOCA. Armée de son talent et de son envie de repousser ses limites, elle se lance dans cette aventure avec toute la maturité acquise lors de ses précédentes campagnes. Soutenue par une équipe de renom, elle se prépare à affronter les grandes étapes qui mèneront au Vendée Globe. « C’est un moment très fort pour toute l’équipe. Voir ce bateau toucher l’eau après des mois de travail est une grande émotion. Maintenant, place à la navigation et à la montée en puissance ! », confie Elodie Bonafous qui se projette déjà vers les défis à venir.

Un partenariat stratégique avec le Groupe Queguiner
Pilier de la course au large depuis 2012, le Groupe Quéguiner renforce son engagement en devenant partenaire du projet Horizon 29. Sa collaboration avec Elodie Bonafous s’inscrit dans la continuité de celui établi en Figaro depuis plus de 3 ans. « Nous sommes très fiers de soutenir Elodie Bonafous dans cette nouvelle aventure exceptionnelle. Son talent, son engagement et sa détermination sont en parfaite adéquation avec les valeurs du Groupe Queguiner. Nul doute qu’elle saura fédérer un grand nombre autour de ce projet. Nous avons hâte de suivre son parcours et de l’accompagner vers le Vendée Globe 2028 », déclare Clément Quéguiner, Président du Groupe Quéguiner. Ce partenariat s’affirme comme un levier important pour garantir les moyens nécessaires au succès de ce projet ambitieux.

Une équipe d’experts pour accompagner la performance
Le succès dans la classe IMOCA repose sur la combinaison de la technologie et du facteur humain. Autour d’Elodie Bonafous et au coeur de Port-la-Forêt, Horizon 29 a rassemblé un collectif d’experts, chacun jouant un rôle stratégique dans l’optimisation du bateau et la préparation de la skipper aux défis à venir :
Goulven Le Clech, responsable technique
Jimmy Le Baut, Boat Captain
Régine Bornens, responsable logistique
Eliott Auffret, responsable électronique et informatique embarqué
Gildas Le Peutrec, responsable bureau d’études
Gaspard Gru, responsable composite
Ensemble, ils forment une équipe cohérente et complémentaire, prête à relever les défis des grandes courses transatlantiques à venir, notamment la Transat Café L’Or 2025 et la Route du Rhum – Destination Guadeloupe 2026, avant le rendez-vous ultime du Vendée Globe 2028.

Un voyage vers l’excellence
Ce projet Horizon 29 incarne la quête perpétuelle de dépassement de soi, d’innovation et de passion qui caractérise la course au large. Avec un bateau de dernière génération basé à Port-la-Forêt, une navigatrice déterminée et une équipe de spécialistes unie, toutes les conditions sont réunies pour écrire une histoire riche en exploits et en émotions. Les prochains mois seront cruciaux, faits d’entraînements intensifs et de compétitions où chaque mille parcouru comptera. Mais une chose est déjà certaine : Elodie Bonafous et Horizon 29 naviguent avec une vision claire, un cap fixé vers l’avenir et une volonté inébranlable d’inscrire leur nom dans l’histoire du Vendée Globe.

Vendée Globe. Jingkun Xu, 30e, premier chinois à terminer le Vendée Globe

Le skipper chinois Jingkun Xu a franchi la ligne d’arrivée du Vendée Globe ce mardi 18 février après 99 jours, 20 heures et 06 minutes de mer. Il nous aura partagé son aventure avec à chaque instant un émerveillement. Exténué, mais habité par une joie profonde, il savoure ce moment unique, conscient d’avoir vécu une expérience inoubliable. Il entre dans l’histoire en devenant le premier skipper chinois à terminer l’épreuve mythique.

La trajectoire de Jingkun Xu est celle d’un homme qui n’a jamais cessé d’avancer malgré les obstacles. Amputé de la main gauche après un accident dans son enfance, il découvre la voile en intégrant l’équipe nationale chinoise en 2005. Jeux Paralympiques, Mini Transat, tour du monde, il multiplie les défis et devient une référence dans son pays. Aujourd’hui âgé de 35 ans, il réalise son rêve ultime en achevant le Vendée Globe. « J’ai mis 18 ans de travail pour être ici. Plus de 6 000 jours et nuits à me préparer. Transformer ce que beaucoup pensaient être de la folie en réalité est un sentiment indescriptible. »
Un Vendée Globe riche en émotions

Dès les premiers jours, Jingkun Xu fait face aux rigueurs de la course. Une cheville douloureuse au large du cap Finisterre, une épaule qui le fait souffrir et complique le moindre geste, des réparations délicates en solitaire… Chaque jour est un combat. Mais il s’accroche. Passionné, il s’émerveille à chaque instant : les dauphins qui l’accompagnent, les vœux de ses supporters qu’il lit en franchissant le cap de Bonne Espérance, ou encore son passage du cap Horn. Son aventure est marquée par des moments difficiles. Une panne électronique, un spi tombé à l’eau, des montées périlleuses au mât pour tenter de réparer un hook récalcitrant… L’épuisement le guette, la douleur devient lancinante. Et puis, il y a ces instants de vie qui rappellent son humanité : célébrer le Nouvel An chinois à bord, préparer des raviolis pour marquer l’année du Serpent, se couper les cheveux en signe de renouveau. Une manière de garder le lien avec ses racines, même au cœur de l’immensité océanique.


Un message d’espoir

À travers son périple, Jingkun Xu porte un message fort. Il cite volontiers Paulo Coelho : “Quand on veut une chose, tout l’Univers conspire à nous permettre de réaliser notre rêve.” Son histoire en est la preuve vivante. Il espère que son parcours inspirera d’autres jeunes, en Chine et ailleurs, à oser rêver grand. Ce 18 février, à son arrivée aux Sables d’Olonne, il lève les bras au ciel. Il a bouclé son tour du monde. Et avec lui, il emmène l’histoire d’un homme qui n’a jamais cessé de croire en l’impossible.

Vendée Globe. Arrivée d’Oliver Heer, 29e

Oliver Heer est arrivé ce lundi après 99 jours, 05 heures et 27 minutes de navigation. Il est le premier Suisse-allemand à terminer la course. Le Vendée Globe n’était pas seulement une course pour lui mais la réalisation du rêve de toute une vie.

Dès les premiers jours, la mer lui a rappelé que le Vendée Globe n’était pas un rêve d’enfant, mais une guerre d’usure. Un bon départ, puis un long calvaire dans les zones sans vent, laissant filer les concurrents devant lui. Un passage de l’équateur en fond de classement, une pénalité de deux heures pour une voile débarquée sans autorisation… Le Suisse allemand aurait pu perdre pied, il a serré les dents. En Atlantique Sud, premiers gros pépins. Un moteur inondé, sa grand-voile abîmée, un vérin de quille récalcitrant. Il s’adapte, répare et continue. En franchissant le cap de Bonne Espérance, il célèbre le moment avec un cigare et une gorgée de whisky, savourant ce premier vrai jalon. L’océan Indien, lui, n’a rien d’une invitation à la détente. Violent, imprévisible, épuisant, il bouscule Tut Gut., son bateau, qui accuse le poids des ans. Mais il ne lâche rien et, malgré les vagues hostiles, il progresse. Plus tard, au cœur du Pacifique, il aperçoit un iceberg au passage du point Némo. Seul au monde, au point le plus isolé de la planète, il comprend la démesure de ce qu’il est en train d’accomplir. Puis vient le cap Horn, le Graal. Celui dont il rêvait depuis ses navigations en Optimist sur le lac de Zurich. À cet instant, il n’est plus un simple marin en quête d’un défi. Il est un Homme qui touche à son destin.
Un rêve construit sur la résilience

Le parcours d’Oliver Heer est marqué par un tournant personnel. Après une brève carrière dans le commerce en Extrême-Orient, le décès prématuré de son père, lui-même passionné de voile, le pousse à tout quitter. Il rejoint l’équipe d’Alex Thomson, apprend, grimpe les échelons et devient boat-captain du célèbre skipper britannique. L’idée de faire son propre Vendée Globe l’obsède, jusqu’à ce que Thomson, après son propre abandon en 2020, l’encourage à franchir le pas. Son projet se monte avec les moyens du bord, un bateau de 2007 et un budget serré. Pas de foils révolutionnaires, pas de préparation millimétrée, juste de la détermination et une foi inébranlable. À l’approche du but, le vent, complice ou bourreau selon les jours, décide de ralentir la cadence. L’attente devient son dernier adversaire. Frustrant, rageant, mais le marin suisse-allemand en a vu d’autres. Chaque mille gagné est un pas de plus vers la délivrance. Et ce lundi, après plus de 99 jours de mer, il met pied à terre en Homme accompli.

Aujourd’hui, le navigateur suisse-allemand Oliver Heer, 36 ans, a inscrit son nom dans l’histoire de la voile en terminant le Vendée Globe, la course la plus éprouvante et la plus prestigieuse de la course au large. Il a bouclé son tour du monde en solitaire et sans escale dès sa première tentative, devenant ainsi le premier navigateur suisse-allemand à inscrire son nom au palmarès de la course.

Un rêve réalisé

Pour Oliver Heer, le Vendée Globe n’était pas seulement une course, c’était la réalisation du rêve de toute une vie. Ayant grandi sur les rives du lac de Zurich, Oliver Heer a appris à naviguer avec son père, mais c’est après le décès prématuré de ce dernier qu’il a décidé de poursuivre sa véritable passion : la course au large. Laissant derrière lui une carrière d’entreprise traditionnelle, le parcours de Heer l’a vu faire équipe avec le navigateur britannique Alex Thomson pour la campagne du Vendée Globe 2020, qui s’est avérée être l’inspiration pour Heer de franchir le pas et de créer sa propre campagne du Vendée Globe.
En 2024, avec une petite équipe, un budget modeste et une énorme quantité de travail et de dévouement, Oliver est parti à la conquête du Vendée Globe à bord de Tut gut. Plus qu’un simple défi personnel, cette course a marqué un tournant pour la voile hauturière germano-suisse.

La volonté de le terminer

La course d’Ollie n’a pas été sans obstacles. Au début de l’épreuve, une panne de moteur l’a privé de puissance et un dysfonctionnement de la quille a affecté ses performances pendant la majeure partie de la course. Pourtant, il a relevé chaque défi avec la positivité et la détermination qui le caractérisent.
Oliver a déclaré : « C’était un de mes rêves d’enfant, et je n’arrive toujours pas à croire que j’y suis arrivé ! Les adieux d’il y a 99 jours resteront inoubliables, mais franchir la ligne d’arrivée aujourd’hui a été extraordinaire. Je n’arrive toujours pas à y croire ».

Un exploit historique

L’achèvement du Vendée Globe par Oliver Heer n’est pas seulement une victoire personnelle, mais un moment décisif pour la voile suisse-allemande. Comme moins de 150 personnes n’ont jamais terminé cette course extrême, son exploit le place dans un groupe d’élite de marins qui ont relevé le défi le plus difficile du monde en solitaire.
Tout au long de la course, Oliver a tenu ses fans informés par des mises à jour quotidiennes, partageant ses aventures à bord de Tut gut et montrant son attitude positive inébranlable, même face aux tempêtes, aux dommages causés aux voiles et aux trous de vent frustrants. Sa personnalité attachante et son sourire contagieux ont conquis le cœur de milliers de supporters à travers le monde.

Après avoir terminé le Vendée Globe, Oliver se concentre désormais sur le prochain chapitre de sa carrière.
« Après de courtes vacances avec ma femme, je vais travailler dur pour trouver des partenaires et des sponsors pour les années à venir. Mon objectif ultime est de participer à The Ocean Race et de revenir pour le Vendée Globe 2028. Le voyage ne s’arrête pas là, je suis plus motivé que jamais pour continuer à repousser les limites ! »
Oliver Heer n’est pas seulement entré dans l’histoire, il ne fait que la commencer !

Grand Prix de l’École Navale. Rendez-vous du 29 au 31 mai!

Copyright : Manon Le Guen / GPEN 2024

17 classes de bateaux sont attendues sur les 6 zones de courses mises en place par l’organisation du Grand Prix de l’École navale. Parmi celles-ci, les J80 et les Open 570 font figure de fidèles, avec toujours des flottes historiquement importantes. À leurs côtés, les Muscadets sont attendus également en nombre. Ce monotype lancé en 1963, connait toujours une belle dynamique, et de nombreux membres de cette classe pourraient faire le déplacement. Cela sera aussi le cas pour les équipiers et les propriétaires des classes Corsaires, Open 500, Seascape 18, Diam 24 OD, Mach 650 et ceux des Open 750. Des flottes de bateaux, habituées de l’épreuve, qui, pour certaines, découvriront cette année de nouvelles zones de course.

Autre nouveauté 2025, l’accueil d’une flotte Intersérie Quillards de Sport. Planifiée dans la magnifique baie de Crozon-Morgat, cette zone de course, ouverte à tous les quillards de sport (Aile, Flying Fifteen,Tempest, Vent d’Ouest, Olympic 21, Seascape 18, Open 500…), devrait offrir de jolis clichés aux photographes de l’épreuve et de belles régates aux équipages qui feront le déplacement.

L’accessibilité et l’inclusivité au cœur de l’événement
La zone de Brest, fidèle à son engagement, accueillera une fois de plus les classes Handisports (MiniJi, Hansa 303 et Neo495) au port du Moulin Blanc. Grâce à des infrastructures adaptées, cet espace offrira des conditions optimales pour les compétiteurs à mobilité réduite, garantissant une expérience sportive de qualité pour tous.

Des séries volantes et de la course au large au programme
A l’image des valeurs d’innovation de la Marine nationale, le Grand Prix de l’Ecole Navale accueille depuis 2022 des séries volantes. C’est notamment le cas des Waszp et des Birdy Fish. Deux classes qui seront rejointes, cette année, par les impressionnants Easy to Fly (ETF 26). Ces catamarans volants de 8 mètres de long, tout carbone, à trois équipiers, procurent des sensations extraordinaires et devraient offrir un véritable spectacle à couper le souffle juste devant la place d’armes de l’École navale.
La marine nationale étant présente sur tous les océans, il était donc naturel que le Grand Prix de l’Ecole Navale propose, aux côtés de la Fédération Française de Voile, des épreuves hauturières. Après le succès de l’année dernière, la Classe Figaro sera de nouveau présente à Camaret, à l’ouvert de la mer d’Iroise. Une préparation, en équipage, idéale pour le Tour Voile qui se déroulera du 25 juin au 13 juillet.

Un territoire toujours fortement engagé
Cette année encore, le Grand Prix de l’École Navale bénéficiera du soutien des collectivités locales et de leurs clubs de voile. Les communes de Brest, Crozon-Morgat, Roscanvel, Lanvéoc et Camaret accompagneront, à nouveau, l’événement, contribuant à son organisation, son rayonnement et plus largement au développement du nautisme pour tous. Des partenariats qui sont essentiels pour garantir un accueil de qualité et insuffler l’esprit unique de cette compétition et dont l’inscription sera possible à partir du mois de mars sur le site agpen.fr

Ultim. Nouvel épisode de la série Flying Offshore

L’écurie Gitana sort le premier épisode saison 3 de sa série Flying Offshore sur l’histoire et les coulisses de Charles Caudrelier et de l’équipe sur le tour du monde en solitaire, avec des images inédites encore superbes de Yann Riou et de Polaryse.

La saison 1 était axée sur le Jules Verne (l’équipage et la préparation) et la 2ème saison sur la prise en main du bateau par Charles en solitaire et la Route du Rhum. Gitana a lancé Flying Offshore il y a 3 an. Cette série dévoile les coulisses du Gitana Team et de ses skippers (Charles Caudrelier et Franck Cammas entre 2019 et 2021 puis depuis 2022 Charles Caudrelier) en amont et lors des grandes courses auxquelles ils ont pris part. Nous découvrons les préparatifs, le fonctionnement du Team, les doutes de chacun, la vie du/des marin(s) en mer mais aussi celle de l’équipe à terre… Avec de nombreuses images inédites, conservées exclusivement pour la série.
Épisode 2 : mardi 18/02
Épisode 3 : jeudi 20/02
Épisode 4 : mardi 25/02
Épisode 5 : jeudi 27/02

Le 7 janvier 2024, pour la première fois de l’histoire de la course au large, est donné le départ d’une course autour du monde en solitaire réservée aux ULTIM : L’Arkea Ultim Challenge s’élance de Brest ! C’est une grande première et ce qui se fait de plus exigeant et engagé en termes de navigation à la voile en solitaire. Six pionniers sont au rendez-vous dont cinq à la barre d’un maxi-trimaran géant de 32 mètres volant. Dans ce plateau de très haut niveau, Charles Caudrelier fait figure de favori. Malgré une troisième place sur la Transat Jacques Vabre quelques semaines auparavant, le marin compte clairement parmi les prétendants à la victoire. Bizuth du tour du monde en solitaire, Charles est cependant rompu à l’exercice en équipage grâce à ses trois participations à la Volvo Ocean Race et il bénéficie d’une machine aboutie, fiabilisée par des années de minutieuse mise au point et qui demeure la référence avec un palmarès unique depuis sa mise à l’eau. Au-delà d’une régate que ce compétiteur né vient immanquablement chercher, Charles Caudrelier rêve d’une aventure planétaire. Dans ce premier volet de la saison 3, le skipper du Maxi Edmond de Rothschild nous confie ses doutes et les écueils qui ont jalonné la préparation de ce tour du monde, qu’ils soient sportifs ou plus personnels. Mais aussi sa joie et l’envie qui le conduit à mener Gitana 17 en solitaire sur le parcours Ultime qu’est la planète : les trois grands caps mythiques, les mers du Sud et plus 24 000 milles nautiques devant les étraves. Nous découvrons également le défi technique dans lequel se sont lancés les membres du Gitana Team devant enchaîner en tout juste deux mois la préparation du Maxi pour une grande transatlantique et un départ de tour du monde en solitaire. Un challenge magnifiquement relevé par toute l’équipe mais toujours impressionnant quand on mesure la complexité technique d’un prototype tel que le Maxi Edmond de Rothschild.

Vendée Globe. Arrivée d’Antoine Cornic, 28e

(Photo by Vincent Curutchet / Alea)

Antoine Cornic est arrivé ce vendredi à bord de son IMOCA HUMAN Immobilier. Vingt ans après une première tentative avortée, il a su prouver qu’il n’est jamais trop tard pour réaliser ses ambitions. À travers les tempêtes, les avaries et les moments de doute, il a tenu bon, porté par sa persévérance et sa passion pour l’océan.

Dès les premières semaines, Antoine Cornic a dû composer avec des conditions éprouvantes, des choix tactiques délicats et des ennuis mécaniques. Le vent, la mer et la solitude lui ont rapidement rappelé que ce Vendée Globe ne serait pas une traversée de tout repos. L’un des épisodes marquants de son aventure a été la déchirure de sa voile d’avant sous un grain violent à plus de 70 nœuds, suivie d’une avarie sur le rail de grand-voile dans l’océan Indien. Déterminé à poursuivre sa route, il a improvisé une réparation risquée en grimpant dans son mât pendant cinq heures, près de l’île de Saint-Paul, dans des conditions épuisantes. Ce moment est un symbole de sa résilience : face à chaque coup dur, il a su trouver des solutions pour garder « La Cigogne » en état de naviguer.

Le cap Horn, entre larmes et délivrance
Le 15 janvier, lorsqu’il franchit le cap Horn, le Rétais laisse éclater son émotion. Le passage de ce lieu mythique représente plus qu’un simple jalon géographique : il est le symbole d’un rêve qui prend forme. « Vingt ans que je l’attends, celui-là ! » s’exclame-t-il, les yeux embués de larmes et le poing levé en signe de victoire. Il improvise même une boucle d’oreille au marqueur, une tradition adoptée par certains marins pour marquer ce moment. Le cap Horn marque également un tournant dans la course : désormais, la route vers la maison est tracée.

Naviguer sans pression, mais avec passion
Contrairement à de nombreux skippers en quête de performance, le skipper de HUMAN Immobilier s’est engagé dans ce Vendée Globe sans pression de résultat. Dès le départ, l’objectif était clair : boucler la boucle et savourer l’aventure dans toute sa dimension humaine et maritime. « J’aime être seul, longtemps, en mer », confiait-il avant la course. Ce goût pour la solitude a été un atout majeur, lui permettant de surmonter les moments de doute sans perdre pied. Son entourage, notamment sa femme, a également joué un rôle clé en le soutenant à chaque étape de sa préparation. Cette dynamique de confiance lui a permis de vivre pleinement l’aventure sans craindre l’échec, mais en visant avant tout la réussite personnelle.

Un retour triomphant, un rêve réalisé
En franchissant la ligne d’arrivée, il conclut bien plus qu’un tour du monde : il tourne la page d’une quête entamée vingt ans plus tôt. Là où d’autres auraient peut-être abandonné l’idée, il a su se battre pour donner une seconde vie à ce rêve. Aujourd’hui, il rentre avec des souvenirs inoubliables et une leçon de vie : mieux vaut prendre des risques et vivre avec des remords que de s’enfermer dans des regrets. Pour lui, ce Vendée Globe est la preuve que l’audace et la persévérance finissent par payer.

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