Organisé par le RORC avec le soutien du Cap-Regatta, du Yacht Club de France, de Lorient Grand Large et de Jeanneau, le Championnat du monde de course au large en double 2025 se tiendra à Cowes, sur l’île de Wight au Royaume-Uni, du 22 septembre au 1er octobre 2025. L’événement sera un événement mixte utilisant le Sun Fast 30 One Design.
Ce Championnat du monde permettra jusqu’à 28 équipes mixtes, et la compétition comprendra jusqu’à deux courses de qualification, une course de repêchage, si nécessaire et si les conditions le permettent, et une course finale. La dernière édition qui s’est tenu à Lorient a vu la victoire d’un équipage anglais l’emporter sur le fil à Lorient. 22 équipes de 16 nations ont participé au trophée. Des conditions allant de 30 nœuds à un calme plat ont abouti à une étape finale dramatique où l’avance a changé à de nombreuses reprises, mais c’est l’équipe britannique de Maggie Adamson et Cal Finlayson qui s’est imposé de seulement 65 secondes. Un vrai camouflet pour la course au large française battu à domicile.
« Le Royal Ocean Racing Club est fier d’accueillir le Championnat du monde de double double manège en mer basé dans notre Cowes Clubhouse nouvellement réaménaisé », commente Jeremy Wilton, PDG de RORC. « La zone de course de la Manche et de la Manche est l’un des lieux de course les plus historiques et les plus difficiles du sport. Il est complexe, offrant de nombreuses possibilités tactcales et stratégiques. Nous sommes convaincus que l’équipe de course RORC utilisera le meilleur de ses capacités pour organiser un événement de classe mondiale. »
Pour s’inscrire au Championnat du monde de double équipage 2025, veuillez contacter l’Autorité nationale membre (MNA) pour l’établissement du programme de promotion de l’égalité des chances en 2025. A chaque ANM est allouée au maximum deux invitations Pour lire et télécharger l’avis de course, veuillez consulter le lien ci-dessous: https://sailracehq.com/notice-board/703e0167-8af6-4c11-a8ec-1357ebacf3e8/Race
Damien Séguin, de retour de son Vendée Globe, a prouvé qu’il était possible de faire un tour du monde avec une voile en lin sans sacrifier à la performance ni au prix.
“La preuve est faite que l’on peut faire un tour du monde avec une voile en lin, et j’en suis hyper satisfait. Après plus de quatre transatlantiques et tous les entraînements, nous avons fait un premier bilan. Nous avons seulement modifié quelques éléments au niveau des renforts, mais le vieillissement s’est avéré très positif. Nous sommes donc repartis confiants avec la même voile sur le Vendée Globe. Elle s’est comportée de manière exceptionnelle, et je ne l’ai pas ménagée. Malgré le nombre de ris pris et toutes les manœuvres effectuées, je ne me suis jamais dit qu’il fallait la traiter différemment sous prétexte que c’était une voile en lin. Elle a subi le même sort que n’importe quelle autre voile que j’aurais eue sur le bateau.
À l’arrivée, elle était impeccable : pas de trous, pas d’usure prématurée, pas de déformations. Nous avons pris des photos au moment de sa mise en place quelques mois avant le Vendée, puis à notre retour. Pour donner une idée des chiffres : une grand-voile d’IMOCA standard sortie du plancher pèse environ 100 kg, et ma GV en lin faisait à peine 3 kg de plus. Ce n’est pas grand-chose, avec un budget comparable. Aujourd’hui, un coureur au large ou un plaisancier qui opte pour une voile en lin fait avant tout un choix de matériau, sans contrainte financière supplémentaire.
Nous allons continuer à tester cette solution sur les voiles creuses à l’avant, pour observer leur vieillissement, bien que cela soit un peu plus contraignant. Avec Pascal Rossignol de Trilam, nous développons aussi d’autres innovations. Pour le Spi Ouest France, nous avons acquis un Open 750 que nous allons équiper d’un jeu de voiles en fibre d’ortie. Cette fibre possède des qualités exceptionnelles. Quant à la voile en lin, c’est une belle avancée : pouvoir se dire que l’on navigue avec une voile 100 % française, issue de champs cultivés en Normandie, et proposée au même prix que les alternatives classiques, c’est une vraie fierté.”
La suite pour Damien Séguin
“Avant le départ du Vendée Globe, nous avons annoncé avec Groupe Apicil que notre partenariat s’arrêterait après la course. Ils ont souhaité se tourner vers un autre sport. Heureusement, ils nous l’ont annoncé suffisamment tôt, et nous avons pu communiquer sur cette décision bien avant l’épreuve, afin d’éviter d’avoir à gérer cela après. Un Vendée Globe est déjà une aventure intense, et si cela se passe mal, ajouter une annonce négative en plus peut être compliqué à gérer.
J’ai maintenant réalisé deux Vendée Globe. Aujourd’hui, je ne me vois pas repartir sans franchir une nouvelle étape, car je suis un compétiteur et j’ai besoin d’évoluer. J’ai déjà fait la transition d’un bateau à dérives vers un bateau avec de petits foils, puis vers des grands foils. L’étape suivante, je l’imagine avec la construction d’un bateau neuf.
Je suis donc à la recherche d’un nouveau partenaire pour lancer un nouveau projet sportif. Je reste également ouvert à d’autres opportunités, notamment du côté des Ocean Fifty. Je viens du multicoque et j’ai beaucoup d’amis dans cette classe, comme Thibault Vauchel-Camus, avec qui j’ai navigué. Ce sont des budgets et des bateaux un peu plus accessibles à gérer, et le programme est très attractif.
Aujourd’hui, je prends le temps d’étudier les différentes possibilités, mais une chose est sûre : j’ai envie de continuer à porter les valeurs qui me tiennent à cœur depuis longtemps.”
La 16e édition de la RORC Caribbean 600 a attiré une flotte de 66 bateaux venus de 32 pays. La course est réputée pour son parcours difficile de 600 milles nautiques autour de 11 îles et pour offrir une course dans les Caraïbes au plus profond des mois d’hiver de l’hémisphère nord. La course a débuté à Fort Charlotte, à Antigua, avec cinq départs. C’est le plan Juan K 88 Lucky, skippé par Bryon Ehrhart, qui a remporté la première place au classement général des monocoques avec une performance impressionnante en un temps réel de 1 jour, 17 heures, 14 minutes et 12 secondes. Lucky est sur une lancée victorieuse, ayant remporté la première place au classement général des monocoques et établi un nouveau record de course pour la RORC Transatlantic Race en janvier dernier.
Christian Zugel Volvo 70 Tschüss 2 (USA), co-skippé par Johnny Mordaunt, a remporté le trophée RORC Caribbean 600 et s’est imposé au classement général IRC. Cette victoire témoigne des capacités exceptionnelles de l’équipage, mais aussi de son travail d’équipe remarquable et de son dévouement sans faille à la performance. La classe IRC Super Zero a mis en scène une rivalité féroce mais amicale entre certains des monocoques de course au large les plus rapides au monde. Les équipes ont fait preuve d’une maniabilité exceptionnelle sur un parcours qui serpente de jour comme de nuit entre les îles et les affleurements rocheux. Tschüss 2 a remporté la classe IRC Super Zero après correction du temps. Mills 72 Balthasar avec Louis Balcaen à la barre a terminé deuxième. Le Volvo 70 Aiolos de George Procopiou a pris la troisième place après correction du temps IRC de moins d’une heure par rapport à Balthasar.
IRC Zero : Maîtrise tactique et exécution sans faille La classe IRC Zero a été exceptionnelle cette année avec des prétendants de haut niveau venus d’Europe et des États-Unis, mais c’est finalement le Carkeek 52 Rán de Niklas Zennstrom qui a réalisé une superbe performance pour remporter la classe pour la troisième année consécutive. Rán a tout donné lors de la dernière étape pour remporter l’IRC Zero avec seulement 8 minutes et 7 secondes d’avance après la correction du temps IRC du Carkeek 54 Daguet 5 de Frédéric Puzin. Le PAC52 Final de Jon Desmond a terminé troisième. La compétition a été intense, les équipes repoussant leurs limites pour exploiter tous les avantages. Les conditions difficiles ont mis à l’épreuve leur résilience et leurs performances ont témoigné d’une préparation méticuleuse, d’une détermination inébranlable et d’un niveau de course de classe mondiale.
Classe multicoque : Wellness Training et Malolo se partagent les honneurs La bataille des multicoques s’est terminée avec le MG5 Wellness Training de Marc Guillemot qui a remporté le Multihull Line Honours en un temps réel de 2 jours, 7 heures, 51 minutes et 17 secondes. L’ORC 50 Malolo de Thomas Kassberg était à un peu plus de 20 minutes, mais après correction du temps MOCRA, il a été déclaré vainqueur de la classe Multihull. En fin de compte, les honneurs ont été partagés entre les deux équipes, qui ont ensuite partagé une bière.
IRC One : l’excellence constante d’Albator Le NM43 Albator de Philippe Frantz s’est assuré la première place en IRC One avec un temps écoulé de 2 jours 22 heures 44 minutes et 33 secondes, devant le Class40 Tquila de Richardson & Sheehan. Le Lombard 46 Pata Negra d’Andrew & Sam Hall a terminé en beauté à la troisième place, juste derrière Tquila après correction du temps. La victoire a marqué la deuxième victoire d’Albator dans la classe IRC One du RORC Caribbean 600. Le moment décisif de la course s’est produit en Guadeloupe, soulignant une profonde compréhension de l’un des pièges à vent les plus notoires de la course.
IRC Two : l’intelligence stratégique de Team Scarlet L’Elan 450 Team Scarlet sur Emily, skippé par Ross Applebey, a remporté la classe IRC Two après correction du temps IRC. La neuvième victoire de classe d’Applebey dans la RORC Caribbean 600 met en évidence ses prouesses stratégiques et la solide capacité d’adaptation de l’équipage, en particulier lorsqu’il s’agit de régater sur un nouveau bateau. Les deux autres places sur le podium ont été décidées par une bataille acharnée pour les IRC Two Line Honours entre deux J/122. Peter Dunlop et Victoria Cox, sur Mojito, et El Ocaso, skippé par Nikki Henderson avec un équipage de charter de 59 North. Après correction du temps IRC, Mojito était deuxième et El Ocaso troisième.
Lors de la remise des prix qui s’est tenue à l’Antigua Yacht Club, la présidente du RORC, Deb Fish, qui participait pour la troisième fois à la RORC Caribbean 600, a accueilli les marins à la cérémonie de remise des prix. « La RORC Caribbean 600 est une course qui repose sur le travail d’équipe, la camaraderie et la création de souvenirs inoubliables », a commenté Deb Fish, dont la mention spéciale pour Matic Vrecko, skipper de l’Elan 450 slovène Karpo, a suscité de vifs applaudissements. « Karpo est le tout premier bateau slovène à participer à la course et Matic a traversé l’Atlantique en solitaire ; c’est quelque chose que tous les marins admirent. Une fois de plus, la RORC Caribbean 600 a été à la hauteur de sa réputation de meilleure course sur ce parcours incroyable, avec des alizés parfaits et les meilleures fêtes. »
Parti vendredi 28 février 2025 à 21h19 pour une cinquième tentative, le Trimaran SVR-Lazartigue a été victime d’une avarie sur son foil bâbord dans la nuit de samedi à dimanche, alors qu’il naviguait au large du Portugal dans une mer formée avec des creux de 4/5 mètres et des rafales à 50 noeuds. L’équipage fait route vers la baie de Setubal, au sud de Cascais pour se mettre à l’abri, poursuivre ses investigations et étudier les différentes options. La fenêtre de Stand-by devait s’achever bientôt, les conditions dans les mers du sud commençant à se dégrader à cette période. Pas de chance pour François Gabart et son équipage qui étaient bien déterminé à battre le record.
Il aura mis 111 jours et 38 minutes pour boucler son deuxième Vendée Globe. Manuel Cousin a franchi la ligne d’arrivée du Vendée Globe au large des Sables d’Olonne, samedi à 13h40. Fabrice Amédeo devrait arriver le 4 mars. Le belge Denis Van Weynbergh arrivera autour du 8/9 mars mais hors course. La fermeture de la ligne étant le 7 mars à 8h.
Quatre ans après sa première participation, Manu Cousin retrouvait les mers du globe avec un bateau profondément remanié et allégé d’une tonne, rebaptisé Coup de Pouce, l’association qu’il soutient. Avec l’objectif de progresser et de se mêler à la bataille entre les IMOCA à dérives droites, il espérait signer une performance supérieure à sa 23e place d’il y a quatre ans. Mais dès les premières semaines de course, un événement est venu contrarier ses plans. Le 1er décembre, alors qu’il naviguait à une quinzaine de nœuds sous grand gennaker, son bateau a percuté un OANI (objet ou animal non identifié). À l’intérieur du cockpit au moment de l’impact, il a été projeté violemment dans son carré, échappant de peu à une blessure plus grave. Le choc, qu’il a comparé à un accident de voiture, a marqué un tournant dans sa course. Au-delà de la frayeur, il a dû retrouver la confiance nécessaire pour continuer à naviguer à pleine vitesse. Cet incident l’a d’emblée relégué plus loin dans le classement, l’obligeant à revoir ses ambitions à la baisse.
” C’est un truc de fou ! C’était presque une histoire sans fin mais vivre la remontée du chenal, ça vaut toutes les galères du monde. J’ai eu un accueil incroyable : je m’attendais à voir du monde mais pas autant. Je tiens vraiment à les remercier tous, certains viennent de loin, c’est juste dingue ! Un très grand merci aux gens qui ont suivi cette aventure ! Je suis parti pour une course et c’est devenu une grande aventure. Depuis le cap Horn, c’est un peu galère : j’ai quasiment fait que du près ! Je suis tellement heureux d’être arrivé, j’ai beaucoup de chance d’être là et j’ai une pensée pour tous les copains qui n’ont pas pu aller au bout. Pour moi, il y a vraiment eu un avant et un après le choc que j’ai eu avec un OANI (objet ou animal non identifié). Après c’était compliqué de repartir à la fois physiquement mais aussi mentalement, j’ai mis beaucoup de temps à m’en remettre. Il y a les petits bobos du skipper et les petits bobos du bateau aussi. C’était dur de retrouver de la vitesse et j’ai peut-être été trop conservateur parfois. Après, on a pu se bagarrer avec Fabrice (Amedeo, Nexans-Wewise), ce qui était chouette. On a pu se soutenir dans les moments durs. Mais cette arrivée aussi, ça vaut tout l’or du monde. On part pour le Vendée Globe et finalement on vit une histoire de vie, c’est complètement dingue ! En mer, on est dans un espace-temps complètement différent. Je ne vais pas dire que c’est passé vite mais je n’ai vraiment pas l’impression d’avoir fait 111 jours en mer ! Il y a des longueurs forcément et je n’ai pas été gâté depuis le cap Horn. Physiquement c’est dur et nos bateaux ne sont pas faits pour progresser autant au près. Mais l’être humain oublie vite les mauvais moments et ne fait que garder les bons. Et ça permet d’effacer toutes les galères ! Au Vendée Globe normalement, on maîtrise la force du vent, les conditions, on s’adapte en conséquence. Là, je ne me suis pas rendu compte sur le coup que la cellule était très importante. Elle faisait suite à un orage dans le sud de Madagascar. Ça a été 24 heures très durs mentalement, avec le vent, le tonnerre et l’impossibilité de sortir de cette zone. J’avais l’impression d’être dans un monde parallèle… On dit souvent qu’en cas d’orage il ne faut pas s’abriter sous un arbre. Moi mon arbre, c’est le mât et il fait 28 mètres de haut ! Je ne faisais pas le malin !“
Un parcours semé d’embûches
Malgré ce coup dur, il n’a jamais renoncé. Fidèle à son état d’esprit, il a poursuivi sa route avec persévérance, surmontant les obstacles qui ont jalonné sa traversée. Comme si l’accident de début décembre ne suffisait pas, il a ensuite rencontré des problèmes techniques, notamment au niveau de sa girouette, perturbant le fonctionnement de son pilote automatique. Ce genre d’avaries peut paraître anodin, mais dans une course où chaque détail compte, cela a rendu sa navigation plus complexe et plus fatigante. S’il n’a pas pu rivaliser avec les meilleurs dans le match des bateaux à dérives, il a tout de même livré une belle bataille, restant longtemps bord à bord avec Fabrice Amedeo avant de réussir à le distancer peu avant le cap Horn. Ce passage mythique, qu’il avait rêvé de revoir après son premier Vendée Globe, a marqué un nouveau moment fort de son aventure, un instant suspendu qui rappelle pourquoi ces marins repoussent sans cesse leurs limites.
Une aventure humaine avant tout
Manu Cousin avait à cœur de faire mieux que lors de sa première participation, mais cette 31e place, bien que frustrante, ne résume pas à elle seule l’ampleur de son aventure. Il savait que ce Vendée Globe serait exigeant, et il l’a affronté avec la même passion, la même énergie communicative qui fait de lui un skipper apprécié et respecté. Son projet, porté par l’envie de naviguer tout en mettant en avant une cause solidaire, reste un succès humain.
Damien Séguin se remet de son Vendée Globe, terminé à la 15e place, après une course éprouvante sur les plans physique, psychologique et sportif. Il souhaite ouvrir le débat sur les plans porteurs en IMOCA et la limitation de la vitesse, tout en se projetant vers l’avenir avec de nouveaux projets.
Ton deuxième Vendée Globe ne s’est pas déroulé comme tu l’imaginais… J’avais un bon bateau, même s’il était difficile à faire marcher, mais le Vendée Globe nous a rappelé que ce n’était vraiment pas une aventure facile et que l’on n’est pas toujours maître de son destin. Cette édition a commencé de manière compliquée. C’est la première fois que j’ai eu autant de mal à entrer dans une course, psychologiquement. Je pense que la descente du chenal m’a beaucoup plus touché que je ne l’imaginais, et cela a eu un impact sur les premières heures de course. C’est la première fois que cela m’arrive de cette manière. Ensuite, la météo n’a pas aidé et je me suis vite retrouvé tout seul, entre deux groupes. J’ai navigué plus de la moitié de mon Vendée Globe en solitaire. J’ai ensuite eu de gros pépins physiques au cou et au genou après avoir été balayé par une vague à l’avant du bateau. Il a fallu que je compose avec et que j’adapte ma façon de naviguer. J’étais vraiment en difficulté pour gérer la douleur. Mes blessures étaient impossibles à diagnostiquer en mer. J’avais en réalité une fracture cervicale et, au genou, une rupture d’un ligament croisé ainsi qu’une fracture du ménisque. Dans les conditions de vie en mer, on parvient à repousser le seuil de la douleur, parce qu’on n’a pas le choix. La douleur a fini par s’atténuer peu à peu, mais cela a été très dur moralement. Le seul moment où tout s’est bien passé, finalement, c’était l’arrivée : seul, au lever du jour, j’ai pu enchainer l’entrée dans le chenal en toute fluidité.
C’est le message d’un enfant qui t’a permis d’aller de l’avant… Je l’ai lu et relu, ce message que j’ai encore sur mon téléphone. C’est un enfant qui l’a écrit en commentaire sur Facebook, et il a marqué un tournant dans ma course. Ce message est arrivé à un moment où j’étais vraiment dans le dur :
« Damien, tu n’es pas pareil que moi et tu fais comme les autres. Je suis à l’école, dans une classe de “pas pareils que les autres”. Parfois, je me dis que je ne devrais pas exister, et ça fait pleurer maman. Maintenant, je veux être aussi fort que toi. Tu vas réussir et les gens ne seront plus méchants avec nous. »
Quand tu relis ce message plusieurs fois, il est sacrément puissant. Et cette dernière phrase, elle est magique. Ce message contient tout. L’identification à moi et à mon handicap. Au début, je ne l’ai pas perçu tout de suite à sa juste valeur. Je me suis dit que c’était un message dur. Puis je suis revenu dessus, je l’ai relu, j’ai essayé de comprendre chaque phrase. C’était extrêmement fort et, en même temps, cela ouvrait un champ énorme. Ce message a donné un vrai sens à mon Vendée Globe. Je ne le faisais pas uniquement pour moi ou pour le résultat. Je le faisais aussi pour ce gamin-là, pour ses parents, qui ont peut-être aussi compris le message derrière. Ils ont besoin de cette identification. Et quoi que je fasse sur le Vendée Globe – que je continue ou que j’arrête –, je n’ai pas le droit de ne pas me donner à 100 %, parce qu’ils ont besoin de ça. Et ça m’a donné la force de continuer. Si ce message-là est l’un des plus forts que j’ai reçus, j’en ai eu des dizaines et des dizaines d’autres du même genre. Et ça te porte. C’est un peu tout le sens d’un engagement dans le Vendée. C’est du sport, mais c’est aussi une aventure. Au final, chacun porte sa croix, avec ce qu’il peut. On n’a pas toujours conscience de l’impact que cela peut avoir à terre. On ne s’en rend compte qu’après, dans les discussions. Sur cette édition, je suis sorti de ma zone de confort. Clairement, j’ai été en grande difficulté, mais j’en ressors grandi.
Tu aimerais porter le débat sur les plans porteurs et la vitesse au sein de la classe IMOCA Je pense qu’on se trompe un peu avec les grands foilers d’aujourd’hui. On va trop loin. Ce sont des canards à trois pattes. On essaie de faire voler des bateaux qui traînent du plomb. Déjà, c’est antinomique. Ensuite, on n’arrive pas à résoudre le problème de la stabilité. La solution simple serait d’ajouter des plans porteurs pour stabiliser les bateaux. On en a besoin. Mais le problème, c’est qu’en ajoutant ces plans porteurs, les bateaux atteindraient les 50 nœuds, et ce ne serait plus gérable. Il faut revoir la taille des foils à la baisse. Aujourd’hui, ils font 8 m³, alors qu’on devrait revenir à 5-6 m³ et ne pas dépasser les 35 nœuds, ce qui est largement suffisant. On a déjà prouvé qu’on pouvait boucler un Vendée Globe en 64 jours, mais est-ce vraiment intéressant ? C’est le discours de la vitesse. On peut faire un parallèle avec l’histoire de la Formule 1, il y a 20 ou 30 ans, avec les moteurs V10 et V12. Avec les progrès de l’aérodynamisme, les voitures arrivaient trop vite dans les virages. Ayrton Senna en a payé le prix. À un moment, ils se sont posé la question : « Est-ce qu’on veut continuer à avoir peur à chaque virage ? »
C’est un sujet que j’ai envie de porter au sein de la classe IMOCA, après en avoir discuté avec pas mal de skippers. On commence à se rendre compte qu’on est peut-être allés trop loin. Je me suis blessé, Sébastien Simon avant moi aussi. On attend quoi ? Qu’un skipper finisse tétraplégique au fond d’un bateau ? Il y a 20 ans, dans le contexte de l’époque, on acceptait encore qu’un pilote puisse mourir au volant. Mais aujourd’hui, ce ne serait plus tolérable. Si un marin perdait la vie sur une transat ou un Vendée Globe, ce ne serait pas accepté. Après, on reste un sport mécanique, donc l’évolution est inévitable. Mais c’est comme en cyclisme : il y a de plus en plus de chutes, et elles sont de plus en plus violentes. Pourquoi ? Parce qu’on va de plus en plus vite. Il y a deux raisons à cela : d’une part, les coureurs s’entraînent mieux, et d’autre part, le matériel a progressé. Tu ne pourras jamais empêcher un athlète de progresser, mais tu peux jouer sur le matériel. En cyclisme sur piste, on a supprimé les freins à disque pour limiter la vitesse de freinage, et élargi les pneus pour améliorer l’adhérence, ce qui empêche de dépasser les 50 km/h. Il y a des solutions. En IMOCA, on pourrait faire de même. Je pense qu’on arrive à un moment où les chocs sont trop violents à bord. Ce débat mérite d’être posé entre nous. Il faut parler de la difficulté de vivre à bord. Sur une transatlantique, c’est gérable, mais sur un Vendée Globe, avec ces bateaux-là, ça ne l’est plus.
Mon but n’est pas de convaincre à tout prix. J’ai mon opinion. Les règles sont votées par les skippers et les armateurs, et c’est un choix collectif. Peut-être que cette discussion ne changera rien, mais on ne peut pas faire l’impasse sur cette réflexion. Est-ce que la solution ne serait pas d’installer des plans porteurs pour stabiliser les bateaux, permettre aux skippers de mieux dormir, de naviguer avec plus de confiance et d’éviter ces décrochages brutaux ? En contrepartie, on pourrait limiter la taille des foils, donc la vitesse de pointe. Plus on va vite, plus les risques augmentent. Qu’est-ce qu’on veut vraiment pour l’avenir ? Quel message voulons-nous transmettre sur notre sport ? Est-ce si important de faire un Vendée Globe en 64 jours ? Ou est-ce que ça ne changerait rien de le faire en 80 jours ? L’aventure ou le record, qu’est-ce qui prime ? Il faut se poser les bonnes questions. Il y aura toujours des défenseurs des deux camps. Mais au final, c’est collectivement que nous devons décider.
Damien Séguin a mis en ligne son documentaire de 14 mn sur sa course. Grâce aux capteurs biomédicaux installés sur son bateau, nous avons pu suivre de près son état de santé et recueillir des données inédites qui font désormais partie intégrante de son histoire. Découvrez notre documentaire de 14 minutes, témoignage d’une aventure où la santé, la technologie et l’inclusion se rencontrent pour inspirer chacun d’entre nous.
Le Pôle France de Course au Large accueillera les skippers du pôle, qui viennent de boucler le Vendée Globe, le 19 mars à partir de 17h30. Un rendez-vous gratuit et ouvert à tous à ne pas manquer qui offre une occasion unique de rencontrer les marins qui ont écrit l’histoire de cette 10ème édition.
16 des 40 skippers du tour du monde se préparent en effet au Pôle Finistère Course au Large. C’est le cas du vainqueur, Charlie Dalin mais aussi de son dauphin, Yoann Richomme ou encore de la Suisse Justine Mettraux, 8ème et première femme. Jean Le Cam, qui vient de terminer son 6ème Vendée Globe, ainsi que Violette Dorange, plébiscitée par le public, sont également adhérents du centre d’entraînement et seront présents le 19 mars. « Ce Vendée Globe a été une grande réussite pour les skippers du Pôle, à commencer par la victoire magnifique de Charlie. Nous sommes très heureux de pouvoir offrir aux passionnés ce moment d’échange et de partage et je remercie les skippers d’avoir répondu massivement présent » salue Jeanne Grégoire, directrice du Pôle. Les skippers seront invités à monter sur scène pour partager leur course avant de se prêter au jeu des dédicaces.
Skippers IMOCA adhérents du Pôle Finistère Course au Large : Les foilers :
Les nordistes ont enfin leur course ! Du 24 juin au 6 juillet 2025 Boulogne-sur-Mer vibrera au rythme de La Course des Caps – Boulogne sur Mer – Banque Populaire du Nord. Cet événement nautique orchestré par Sea to See et intégré au calendrier IMOCA, promet une semaine d’animations, de rencontres et de performances spectaculaires autour de la course au large. Véritable rendez-vous incontournable pour les amateurs de voile et les passionnés de sport, cette compétition réunira certains des meilleurs skippers du moment parmi lesquels les marins du Top 10 du Vendée Globe, prêts à s’affronter sur un parcours exigeant et palpitant autour des îles Britanniques. En sillonnant trois mers – la Mer du Nord, l’Atlantique Nord et la Manche – ils navigueront alors autour de plus de 6000 îles, avec un passage emblématique par la latitude 60° Nord. Mais au-delà de la performance sportive, cet événement s’inscrira dans une dynamique plus large de valorisation du patrimoine maritime de la région et de sensibilisation aux enjeux environnementaux liés à l’océan. Dès le 24 juin, le quai des Paquebots se transformera en un village d’environ 20 000 m², un lieu où les amateurs de voile et simples curieux pourront plonger dans l’univers des monocoques de 60 pieds.
Au-delà du spectacle en mer, l’événement offrira une expérience immersive à terre. Pensé comme un lieu de découverte et de partage, le village proposera une plongée captivante dans l’univers de la voile et du milieu maritime, à travers diverses animations proposées pour le grand public par nos partenaires : la région Hauts-de-France, la Communauté d’agglomération du Boulonnais ainsi que la Banque Populaire du Nord, acteur majeur de la voile depuis 30 ans. Un engagement pleinement assumé par l’enseigne, comme le souligne Nicolas Poughon dirigeant de la Banque Populaire du Nord : « Nous sommes très fiers de soutenir et d’associer notre nom à la Course des Caps Boulogne-sur-Mer Banque Populaire du Nord. Cet événement sportif d’envergure, en parfaite cohérence avec les engagements historiques de la Banque pour le monde de la voile et nos engagements autour de l’eau et de sa préservation, sera un magnifique coup de projecteur sur notre région et son littoral qui sont eux aussi au cœur de nos ambitions d’accompagnement territoriaux. De nombreuses animations grand public seront proposées sur le stand de la Banque autour du monde de la voile et de la préservation de la ressource eau. » Dans cette même dynamique, de nombreuses expériences éducatives seront également au programme, notamment autour de la science et de la biodiversité, afin de sensibiliser le public aux enjeux environnementaux du milieu maritime. L’événement proposera ainsi un équilibre entre performance sportive et transmission des savoirs, avec un programme rythmé par des temps forts incontournables. Le 27 juin sera une journée à ne pas manquer avec les runs de vitesse en rade. Ces courses spectaculaires mettront en scène les IMOCA, véritables « Formules 1 des mers » aux vitesses impressionnantes, offrant ainsi un spectacle époustouflant à observer depuis toute la côte. Le grand départ de la course aura lieu le 29 juin, et l’arrivée des premiers IMOCA est attendue pour le 6 juillet.
Une infrastructure moderne au service de l’événement
La Communauté d’Agglomération du Boulonnais installe un nouveau ponton le long du quai des Paquebots, qui contribuera au développement du port de plaisance de Boulogne-sur-Mer. Les travaux, débutés en janvier, avancent selon un calendrier rigoureux afin d’assurer une mise en service en mai. Conçue pour offrir des conditions optimales d’accueil, cette nouvelle installation pourra recevoir quinze IMOCA et jusqu’à 1 500 spectateurs, grâce à un espace de circulation garantissant fluidité et sécurité. La Course des Caps Boulogne sur Mer – Banque Populaire du Nord inaugurera ainsi ce dispositif, marquant une étape essentielle dans la modernisation du port et des équipements nautiques de Boulogne-sur-Mer. Par ailleurs, un kit pédagogique réalisé en partenariat avec Nausicaá et la Communauté d’Agglomération du Boulonnais est d’ores et déjà disponible sur le site internet de la course. Il permettra aux élèves du primaire de suivre l’événement dès février et de visiter les pontons pendant la semaine du village.
Une ambition affirmée pour Boulogne-sur-Mer
Frédéric Cuvillier, Maire de Boulogne-sur-Mer et Président de la Communauté d’Agglomération du Boulonnais, souligne : « La ville se prépare à accueillir un événement nautique majeur avec La Course des Caps – Banque Populaire du Nord, orchestrée par Sea to See, qui se déroulera du 24 juin au 6 juillet 2025. Grâce à leur expertise et leur volonté affirmée, cette compétition, intégrée au calendrier IMOCA, va venir renforcer l’identité maritime de la ville. Pour accompagner cette dynamique et garantir des conditions idéales aux skippers et à leurs équipes, un vaste projet d’aménagement a été lancé : la construction d’un quai flottant de 336 mètres de long et de quatre mètres de large, pensé pour répondre aux exigences des compétitions internationales et dynamiser les activités nautiques sur notre territoire. » Avec cette nouvelle édition de La Course des Caps Boulogne-sur-Mer Banque Populaire du Nord confirme son engagement en faveur de la voile et sa place de choix dans le monde de la course au large.
Le Championnat Ocean Fifty Series revient en 2025 avec de nouveaux skippers, de nouveaux partenaires et des projets innovants. Les deux bateaux les plus récents de la flotte changent de main, un onzième bateau sera mis à l’eau courant mai. Deux teams négocient actuellement la vente de leurs trimarans. La classe remet (encore !) en question son empreinte environnementale.
Depuis l’instauration d’un numerus clausus à 11 bateaux, l’accès à la classe Ocean Fifty est une opportunité rare. Armateur en Ocean Fifty sur la dernière Route du Rhum – Destination Guadeloupe, le chantier Neo Sailing Technologies (ex-Lalou Multi) a saisi rapidement son droit à construire en 2024. Le bateau sortira du chantier du Verdon-sur-Mer au mois de mai pour être confié à Emmanuel Le Roch et Basile Bourgnon sous les couleurs d’Edenred.
Désormais, pour entrer dans la classe, il faut donc se tourner vers les bateaux à vendre. Fabrice Cahierc a annoncé, dès la fin de la saison dernière, son intention de vendre son très récent Realites. Les négociations s’achèvent et un nouvel armateur devrait sortir de la vague sans tarder pour s’aligner au départ des premiers Acts du Championnat Ocean Fifty Series. L’ex-Primonial, vainqueur des Ocean Fifty Series 2024, prendra les couleurs d’Inter Invest, qui reste donc dans la classe avec Matthieu Perraut, associé à Sébastien Rogues. L’actuel Inter Invest est à vendre, et en cours de négociation. Wind of Trust, victime d’une avarie de flotteur sur la Route des Terre-Neuvas (août 2024) va être réparé. Christopher Pratt, son skipper, est toujours en recherche d’un partenaire ou d’un acquéreur pour ce mythique bateau. Upwind by MerConcept sera désormais entre les mains expertes de la seule femme skipper en Ocean Fifty en 2025, Anne-Claire Le Berre, qui était déjà dans l’équipage en 2024 avec Francesca Clapcich. Erwan Le Roux est toujours skipper de Koesio en 2025, associé à Audrey Ogereau pour la Transat Café l’Or. Les trois malouins seront bien là en 2025 : Thibaut Vauchel-Camus toujours à bord de Solidaires En Peloton ; Baptiste Hulin avec Viabilis Oceans ; et Luke Berry à bord de Le Rire Médecin – Lamotte. Enfin, le Lorientais Laurent Bourguès continue de défendre les couleurs de Mon Bonnet Rose et cherche à compléter son budget après une très belle saison 2024.
Ocean Fifty Series 2025 : une saison très atlantique Après une expérience très dense en Méditerranée l’automne dernier (MED MAX et Act 5 – Sainte-Maxime), l’édition 2025 se concentrera sur l’Atlantique cette année, avant de repartir sillonner la grande bleue dès 2026. Ainsi le championnat se composera de quatre Acts dont les deux premiers seront organisés par Versace Sailing Management, comme en 2024.
Toujours accompagnée par son partenaire historique, le Groupe GCA, premier distributeur de véhicules hybrides en France, la classe présente cette année un championnat en 4 Acts :
Act 1 – Saint-Malo, du 10 au 15 juin – Bretagne Plaisance, qui était déjà partenaire de l’événement malouin en 2024, revient pour un second round, avec une série de parcours construits et de petits côtiers au ras des cailloux. Un Act particulièrement technique et engagé. Act 2 – Concarneau, du 24 au 29 juin – Avec Upwind by MerConcept comme partenaire, la classe a choisi d’organiser un grand prix en forme de Laboratoire RSE. (cf ci-dessous) Act 3 – Rolex Fastnet Race (Cherbourg), départ le 26 juillet de Cowes. En double, qualificative pour la Transat Café l’Or. Act 4 – Transat Café l’Or Normandie Le Havre (Le Havre – Fort-de-France), départ le 26 octobre. En double. Les teams qui seront prêts à naviguer très tôt dans la saison, pourraient bien aller échauffer leurs flotteurs et se faire admirer sur d’autres courses telles que le Tour de Belle-île du 9 au 11 mai puis sur l’Armen Race du 29 mai au 1er juin.
Comment la classe avance sur la réduction de son empreinte environnementale Le numerus clausus était un premier pas, fort et audacieux, vers un fonctionnement de classe plus responsable : ne pas construire à tout va tout en optimisant l’existant. Deux projets structurants sont en cours, une étude Eco conception et un laboratoire RSE sur l’Act de Concarneau. Cette année, la classe et quatre armateurs (Solidaires En Peloton, Wind Of Trust, Koesio et le chantier Neo Sailing Technologies) ont financé une étude ambitieuse pour identifier les sources d’impact d’un projet Ocean Fifty allant de la construction du bateau par les chantiers, le fonctionnement du team sur plusieurs années ou encore la fin de vie des bateaux. Cette étude permettra d’identifier les pistes de réduction d’impact et donnera lieu à un cahier des charges applicable à l’ensemble des teams Ocean Fifty. Elle est réalisée par l’agence Think+, et soutenue par BPI France. A Concarneau, fin juin, l’événement sportif (Act 2) servira de support à la mise en œuvre d’initiatives visant à réduire fortement l’empreinte d’un événement de course au large. Toutes les composantes d’un « grand prix » seront impactées : l’avis de course, le village, les déplacements, la signalétique, les animations. Un bilan sera réalisé et diffusé. Sur le plan sociétal, cet Act sera également l’occasion de favoriser l’accès des femmes aux métiers de la mer et de la course au large avec des conférences, la présentation de formations, des échanges avec les skippers et les teams.
TEAMS & SKIPPERS 2025
Luke Berry (Le Rire Médecin-Lamotte) Laurent Bourguès (Mon Bonnet Rose) Baptiste Hulin (Viabilis Océans) Anne-Claire Le Berre (Upwind by MerConcept) Emmanuel Le Roch (Edenred) Erwan Le Roux (Koesio) Matthieu Perraut (Inter Invest) Christopher Pratt (Wind of Trust Fondation pour l’Enfance ) Thibaut Vauchel-Camus (Solidaires En Peloton)
Ils sont encore 3 skippers en course sur ce Vendée Globe. Manuel Cousin sur Coup de pouce est désormais à moins de 200 mn de l’arrivée dont l’ETA est prévue entre le 28 et le 1er mars. Fabrice Amédéo devrait arriver le 3 mars. Cela se corse en revanche pour le belge Denis Van Weynbergh, skipper de l’IMOCA D’Ieteren Group qui rêve d’être le premier Belge à boucler l’Everest des mers mais qui doit arriver avant la fermeture de la ligne le 7 mars à 8h.
Depuis son passage du Cap Horn le 23 janvier dernier, Denis Van Weynbergh fait face à des conditions météorologiques instables qui l’obligent à s’adapter et à manoeuvrer régulièrement. “Le vent oscille avec 30-40 degrés de différence et passe de 15 km/heure à 50 km/heure. Je dois faire beaucoup de réglages et d’ajustements au niveau de ma trajectoire.” expliquait-il début février. Mais fort d’une patience et d’une détermination à toute épreuve, il fait preuve d’une résilience remarquable depuis le début de sa course.
Chaque marque de parcours le rapproche un peu plus de l’accomplissement de son rêve. Depuis 6 ans, Denis partage sa vie entre la Belgique et Les Sables d’Olonne (où son projet est basé) pour se consacrer pleinement à la réussite de son projet Vendée Globe. Entouré de son équipe de bénévoles dévoués, celui qui n’a pas pu prendre le départ de l’édition 2020 fait désormais route vers son objectif ultime : terminer le Vendée Globe.
Depuis la Belgique, de nombreux supporters suivent l’aventure du marin et s’apprêtent à se rendre aux Sables d’Olonne pour l’accueillir. Pour le moment, l’ETA (Estimated Time Arrival) était fixée en début de semaine au 2 mars mais à cause de son souci de drisse depuis le début de semaine, le Belge a progressé sans grand-voile. Une mésaventure qui retarde fortement son arrivée aux Sables d’Olonne, prévue après la fermeture de ligne qui aura lieu vendredi 7 mars à 8 heures. Denis pourrait donc boucler son tour du monde sans figurer au classement mais en étant hors course.
Lanterne rouge de ce Vendée Globe, Denis Van Weynbergh (D’Ieteren Group) ne s’attendait pas à une fin de course aussi complexe et harassante. Lundi, il a dû faire face à la casse de son loop de grand-voile. Dans la foulée, le Belge a « réussi à renvoyer jusqu’au 2e ris grâce à la drisse de spi ». Mardi, il est parvenu à monter en haut du mât pour « passer une poulie avec la drisse ». Exténué par la fatigue et la répétition des efforts, Denis semblait satisfait de l’opération. Mais hier soir, dans un court message vocal, il a assuré que sa drisse est « de nouveau cassée ». En somme, le marin avance sans grand-voile mais seulement avec une voile d’avant.
« Je suis sous J3 et pour l’instant j’avance comme ça, dit-il alors qu’il progresse à 6 nœuds. Je vais voir comment la situation évolue pour continuer sous voile d’avant ». Et le marin d’assurer : « pour le reste, le bateau et moi sommes en sécurité. Il n’y a pas de problème pour le moment ». « Pour l’instant, Denis surveille la situation et continue de progresser vers l’Est », souligne le directeur de course, Hubert Lemonnier. En revanche, le marin est fortement ralenti ce qui compromet une arrivée avant la fermeture de ligne qui aura lieu vendredi prochain à 8 heures. En somme, cela signifie qu’après ce délai, Denis ne sera plus classé mais considéré comme hors course. Il est désormais attendu le weekend du 9/10 mars, avec une probabilité pour que cela se décale encore dans le temps.