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GPEN. Ouverture des inscriptions

Photo : Manon Le Guen / GPEN 2024

Le rendez-vous de la monotypie aura lieu du 28 au 31 mai 2025 sur la presqu’ile de Crozon et la rade de Brest. Le Grand Prix de l’Ecole Navale va se disputer sur les plus beaux sites de la pointe bretonne et attend près de 800 marins, séduits par la convivialité́ et l’exigence sportive des régates. Depuis le 04 mars, les membres des 15 classes invitées à l’événement peuvent s’inscrire sur le site de l’événement.

Coorganisé par la FFVoile et l’École navale, avec le soutien de tous les acteurs locaux (collectivités, clubs de voile, associations), le Grand Prix se répartit à nouveau, cette année, sur cinq sites. Plus de 15 classes sont invitées à participer à l’événement et seront réparties entre l’École navale, Brest, Crozon-Morgat, Roscanvel et Camaret. Centre névralgique de la course, l’École navale (Lanvéoc-Poulmic) accueillera les J80, les Diam 24 OD et les Easy to fly (ETF) 26. Les Figaro Beneteau 3, les First Seascape 24, les Mach 650, les Open 750 et les Muscadet seront basés à Camaret tandis que les classes Handivalide (MiniJ, Hansa 303 et Neo 495) navigueront à Brest. Morgat rassemblera les Open 5.70 ainsi qu’une flotte de quillards de sport pour une épreuve Intersérie Quillard voile légère. Enfin, le port de Roscanvel recevra pour la première fois les Birdyfish et Waszp, deux superbes séries à foil.

Une épreuve attractive
Le Grand Prix de l’Ecole Navale est apprécié par les équipages pour la qualité de l’accueil et l’organisation sportive, mais également pour son offre unique. Cette année encore, les grutages sont compris dans le prix de l’inscription et les équipages pourront profiter de moments de partage autour des dîners et des cafés d’accueil également inclus.
Sur le plan sportif, l’évènement bénéficie de l’expertise de la Fédération Française de Voile et doit permettre de sacrer des champions de France en J80, Open 5.70 et Muscadet. Une distinction dont pourrait bénéficier les autres classes invitées si elles sont au moins 15 voiliers sur la ligne de départ. De son côté, la Fédération des Clubs de la Défense attribuera son titre de champion de France de voile habitable en J80 et six équipages de l’UNSS se disputeront le titre de champion de France de voile UNSS.
Une épreuve novatrice et engagée
Des bouées autonomes, dont certaines ont servi pendant les Jeux Olympiques à Marseille, seront utilisées sur les ronds de l’École navale et de Morgat. Ces marques de parcours motorisées sont pilotées à distance et positionnées avec précision à la demande du comité de course. Une innovation au service de la préservation des fonds marins. Côté sportif, l’innovation sera également renforcée avec la participation d’une quatrième classe de foilers, les ETF 26, catamarans volants de 8 mètres de long.
La presqu’ile de Crozon étant particulièrement prisée pendant les ponts du mois de mai, il est recommané aux concurrents de réserver rapidement leur logement.
Les séries engagées (sous réserve de participation suffisante) et sites de course (confirmation dans avis de course)
Site de l’École navale J80 – Diam 24 OD – ETF 26
Site de Brest – Moulin Blanc MiniJ – Neo 495 – Hansa 303
Site de Crozon – Morgat Open 5.70 – Corsaire – Intersérie Quillard Voile Légère
Site de Roscanvel BirdyFish – Waszp
Site de Camaret Figaro Beneteau 3 – Open 750 – Mach 650 – First Seascape 24 – Muscadet

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Massilia Sailing Academy : progresser et transmettre

Photo : Yohan Brandt

Travailler collectivement en régate ou en course au large est un formidable accélérateur de progression individuelle. Cette approche permet également de sensibiliser à la préservation de la biodiversité des océans. Au sein de Massilia Sailing Academy, on pratique depuis 2021 le coaching et le partage d’expériences, qu’il s’agisse d’optimisation du matériel ou de gestion de courses, pour permettre à chacun de devenir un compétiteur plus fort, plus complet et plus performant.
C’est en développant cette idée que Ludovic Gérard, vainqueur de plusieurs courses au large en Méditerranée et en Atlantique, et notamment à deux reprises de la Transat Cap Martinique – en double en 2022, et en temps réel en solitaire en 2024 – a conçu cette structure inédite à Marseille ouverte aux équipages, duos et solos sur différents supports habitables. Aujourd’hui, un nouvel objectif est dans le viseur du collectif avec un équipage jeune en Sun Fast 30 One Design : décrocher une place au Championnat du Monde de Course au Large en double mixte qui aura lieu à la fin de l’été à Cowes, en Angleterre.

Progresser et transmettre
Après avoir mené son JPK1080 Solenn for Pure Ocean en tête de la première édition de la Cap Martinique avec son fidèle co-skipper Nicolas Brossay en 2022, Ludovic Gérard y est donc revenu en solitaire en 2024, jusqu’à décrocher, en mai dernier, le prestigieux « line honours » en remportant le temps réel. « Je suis arrivé à ce moment de ma vie de sportif amateur où je me suis dit : ce qui est formidable dans la voile, c’est le partage d’expérience. Professionnellement, je dirige aujourd’hui deux sociétés dans le maritime, et c’est aussi une valeur clé dans la Marine Marchande où j’ai fait l’ensemble de ma carrière côté armateur. J’ai eu à cœur de perpétuer cet esprit de compagnonnage et de transmission, et c’est ce qui m’a poussé à m’investir autant dans le développement de MSA ».

Lancée à Marseille, l’association MSA compte déjà 50 adhérents et fédère deux groupes de coureurs. D’une part des propriétaires de bateaux IRC entre 9 et 11 mètres, qui préparent des courses au large ou des transats en duo ou en solo, auquel s’est joint un groupe de Mini 6.50 qui a très vite compris les avantages d’une préparation en commun. Cet hiver les week-ends d’entrainement et de formation ont regroupé onze bateaux IRC, avec des coachs comme Bernard Mallaret ou Dimitri Deruelle, et un nombre équivalent de Mini qui s’entraînent avec Mathieu Claveau ou François Jambou. Preuve de la pertinence du projet, l’arrivée de bateaux en provenance de la rade de Hyères ou de la baie d’Aigues Mortes viennent grossir les rangs des premiers adhérents. Ils sont accueillis grâce à une belle coopération avec la Société Nautique de Marseille, le CNTL Marseille-Vieux Port, et le club du fondateur de MSA, l’Union Nautique Marseillaise (Port de l’Anse de la Réserve), qui prêtent également des locaux pour les briefings et différents ateliers.

Nouvelle vague : la jeunesse sur la rampe de lancement avec MSA
« Quand le projet du monotype Sun Fast 30 One Design a été lancé par le Yacht Club de France, j’ai trouvé que c’était une super idée, qui était bien en ligne avec les valeurs que je partage. » résume Ludovic Gérard « J’ai fait un pari sur l’avenir, et comme mon entreprise – Alwena Shipping – se porte plutôt bien, j’ai choisi m’engager avec elle dans un programme de mécénat tourné vers les jeunes, soutenu aussi par d’autres mécènes tels que Crowe-Ficorec ou encore Stream, Avocats & Solicitors ». La structure réceptionne l’une des toutes premières unités de la série. S’en suivent un certain nombre de mésaventures techniques inhérentes à la nouveauté du bateau, mais qui sont maintenant résolues par Jeanneau, et permettent aujourd’hui de remettre en route le projet d’origine avec un équipage jeune et mixte. « Nous avons lancé notre appel à candidature sur les réseaux sociaux, les écoles et universités de Marseille et nous avons retenu Clara Bayol et Charles Hénon qui nous paraissaient à la fois les plus à l’aise sur le bateau, mais aussi le plus en adéquation avec nos valeurs, puisqu’ils deviennent à leur tour ambassadeurs Pure Ocean ».

A 23 et 22 ans, Clara et Charles sont bien conscients qu’il y a encore beaucoup d’eau à courir avant de postuler pour l’une des deux places attribuées à la France au Championnat du Monde Offshore Double mixte qui se courra sur ce monotype. Mais la jeune ingénieure diplômée en chimie et en biotechnologies, déjà double championne du monde de Match Racing, et son barreur, titulaire d’un bachelor en management marketing et habitué des podiums en Hobie Cat 16 et J70, comme en Match Race, savent qu’ils sont sur la bonne voie. « C’est vraiment une chance inouïe !… » s’enthousiasme la jeune navigante « Depuis le début de l’année, j’ai appris énormément de choses dans plein de domaines différents. Au-delà des entraînements, on a aussi accès à des formations théoriques qui sont aussi bien de la météo, l’utilisation de logiciels pour la navigation, que comment faire du composite ou de la résine, de manière à être en mesure de réparer à peu près tout en mer ». « C’est exceptionnel » ajoute le co-skipper « C’est une grande aventure et une réelle opportunité pour des jeunes comme nous qui sortons des régates in-shore pour mettre le pied à l’étrier de la course au large et apprendre à gérer un projet. »

Le programme prévisionnel du Sun Fast 30 One Design « Alwena for Pure Ocean »
Massilia Inshore (CNTL, Marseille)
SNIM (Société Nautique de Marseille)
Les 100 Milles de Port Grimaud (Yacht Club International de Port Grimaud)
Le Challenge Maurice Pommé (Société Nautique de Port de Bouc)
La Paprec 600 (Société Nautique de Saint-Tropez)
Les Dames à la barre (Union Nautique Marseillaise)
La Trinité – Cowes (Société Nautique de la Trinité sur Mer)
Cowes – Dinard (RORC et Yacht Club de Dinard)
Fastnet race (RORC)
En cas de sélection : Championnat du Monde Offshore Double mixte World Sailing

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Mini. 80 doubles mixtes attendus sur la Lorient Plastimo Mini 6.50

L’épreuve ouvre la saison du circuit Mini sur la façade Atlantique. Ce rendez-vous incontournable revient cette année du 7 au 13 avril pour donner lieu à une boucle de 250 milles au départ et à l’arrivée de Lorient La Base, cœur palpitant de la course au large en Bretagne Sud.

Depuis 2023, cette course engagée, orchestrée par Lorient Grand Large avec le soutien de son partenaire titre, Plastimo, œuvre pour faciliter l’accès de la course offshore aux navigatrices, susciter des vocations, ou encore valoriser la complémentarité des équipages au large… Autant de bonnes raisons pour faire de la règle de l’égalité femmes-hommes une marque de fabrique, portée avec conviction par le directeur de course, Yves Le Blevec, l’un de ses plus fervents porte-paroles.

« Avec le président de Lorient Grand Large, cela nous plaisait de nous positionner force de proposition sur le thème de la parité, quitte à provoquer. On avait les moyens d’initier quelque chose pour accélérer une évolution dans le cadre de cette course annuelle, » se souvient le directeur de course.

Yves Le Blevec se rappelle également de la levée de boucliers qui a accompagné, en 2023, la sortie de l’avis de course avec son préambule précisant que dans le but « de favoriser la mixité dans la course au large et la compétition de haut niveau, la participation de la Plastimo Lorient Mini 6.50 (était) réservée aux équipages doubles mixtes. » Voilà pour la règle qui a d’abord fait des vagues, suscitant résistance et réticence, mais permettant aussi, au printemps 2023, de réunir 80 femmes sur la ligne de départ d’une course au large. Du jamais vu !

« On a fait face à beaucoup d’arguments contraires, à commencer par celui invoquant la discrimination positive, et le fait que c’était une insulte faite aux femmes qui ne devraient pas avoir besoin d’une telle règle pour légitimer leur place », poursuit celui qui se félicite que le principe de la parité sur cette course de printemps soit aujourd’hui rentré dans les mœurs.

Égalité, mixité, opportunités

Un sentiment que partage Caroline Boule, skipper du proto à foils, Nicomatic. Déjà victorieuse sur l’édition précédente, elle est de retour pour remettre son titre en jeu aux côtés de Benoît Marie, son mari et fidèle co-équipier qui prendra la barre de cette fusée de 6.50 mètres sur la prochaine Mini-Transat.

« Au début, je n’étais pas persuadée que ce soit la solution. Quand je navigue, j’ai envie d’être approchée parce que je navigue bien, et non pas parce que je suis une femme », convient celle qui s’apprête à passer en Class40.

« Mais je me suis rendue compte que cela crée des opportunités et que pas mal de filles ont lancé leur projet suite à la participation à cette course. C’est tout compte fait une belle initiative, qui porte ses fruits », poursuit celle qui place la PLM 6.50 au rang de ses épreuves préférées.

« J’adore cette course, qui nous met dans le bain et nous permet de voir un peu les forces en présence. Début avril, on bénéficie plutôt de conditions sportives et robustes », égrène celle qui compte bien de nouveau affoler les compteurs à bord d’un bateau au potentiel abouti, sur cette épreuve à valeur de banc d’essai après un long chantier d’hiver.

Pour d’autres, cette PLM 6.50 sera plutôt celle de toutes les découvertes, des premières nuits en course et en mer sur son format en double favorable à la transmission et au partage d’expérience. Une logique dans laquelle s’inscrit avec plaisir celle qui fait la paire au chapitre du parrainage de l’édition 2025 avec Tanguy Le Turquais de retour du Vendée Globe.

Les femmes ont la flamme

Anne-Claire Le Berre, marraine de la course et navigatrice accomplie qui skippe aujourd’hui l’Ocean Fifty UpWind by Mer Concept, souligne les avantages de cette règle de la mixité imposée, adoptée aussi sur la transat en double en Figaro.

« La féminisation de la course au large progresse. De nombreuses actions ont été mises en place , et on espère qu’un jour on n’en aura plus besoin. Mais, il reste beaucoup de chemin à parcourir, puisque seuls 10% des skippers de course au large sont des femmes. Les épreuves avec un quota imposé permettent aux hommes de découvrir que courir avec des femmes, ce n’est pas forcément affreux. Elles donnent aussi envie à plus de navigatrices de se lancer, ou encore à des sponsors de s’engager », détaille-t-elle.

Inspirer, encourager, partager, c’est tout le principe du double mixte qui fonctionne dans les deux sens comme en témoigne Anne-Claire, déjà inscrite en série aux côtés de Rémy Blaze, nouveau venu sur le circuit Mini. « C’est un copain. Je l’ai aidé à passer le cap pour se lancer dans la Mini-Transat qu’il projette de disputer en 2027. Je lui ai partagé mon expérience. Il a des enfants, une famille, un travail. Et ce n’est pas toujours évident d’aller au bout de ses rêves, qu’on soit un homme ou un femme… » explique la marraine de cette PLM 6.50 2025. Preuve s’il en est que les femmes aussi sont bien placées pour passer la flamme…

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Vendée Globe. Bilan du Pôle Finistère Course au Large

Jeanne Grégoire, directrice du Pôle Finistère Course au Large dresse le bilan de cette 10ème édition.

Quel est, selon-vous, le moment clé de la victoire de Charlie Dalin ?
La victoire de Charlie commence à s’écrire le 22ème jour de course, dans l’Océan Indien. Il est au contact de Yoann Richomme et Sébastien Simon alors qu’une forte dépression se présente. Charlie décide de rester en avant des vents les plus forts et d’une mer plus difficilement praticable. C’est la route la plus courte et la plus rapide mais cela implique de respecter un timing en navigant vite, sur le fil du rasoir pendant 72 heures. Il faut de la confiance, de l’expérience et de la lucidité pour s’engager sur cette option. Charlie n’a pas le droit à l’erreur mais ça lui permet de prendre l’avantage et puis, il impacte psychologiquement ses concurrents. La trajectoire et l’engagement de Charlie resteront dans les mémoires !
Si Yoann Richomme revient au contact et passe même le Horn avec 9 minutes d’avance, le bateau de Charlie est optimisé pour exploiter les conditions météorologiques de la remontée de l’Atlantique.

Quel est le bilan pour le Pôle Finistère Course au Large ?
Nous sommes très contents et fiers. Il y a bien sûr la victoire de Charlie qui réalise une course magnifique. C’est tout de même la deuxième fois qu’il termine un Vendée Globe en tête, seul Michel Desjoyeaux avait réussi pareil exploit avant. La seconde place de Yoann Richomme est un coup de maître. Il a été en tête une partie de la course et notamment au Cap Horn. Le duel a bien eu lieu ! Et si l’on regarde plus largement, 8 des 10 premiers concurrents se préparent au Pôle et naviguent ensemble à l’entraînement. On peut aussi souligner la belle 16ème place de Benjamin Ferré qui termine premier des bateaux à dérives, sur le mythique bateau vainqueur de François Gabart, un dessin de 2010 !

La bataille dans le top 10 a été particulièrement disputée ?
Au-delà du podium, la bagarre pour les places d’honneur a été incroyable. Les conditions météorologiques, depuis ce “cut” de la flotte dans l’Océan Indien, ont été particulièrement ingrates pour un groupe composé de Jérémie Beyou, Paul Meilhat, Thomas Ruyant, Justine Mettraux, Sam Goodchild, Boris Herrmann et Sam Davies. Le vent fort rencontré ensuite dans la remontée de l’Atlantique, a été très stressant. C’est une phase du parcours où les bateaux sont fatigués et peuvent casser n’importe quand. Après avoir navigué bord à bord avec Nicolas Lunven dans le grand sud , Jérémie Beyou a réussi à s’imposer sur ce groupe. Il s’est battu pour cette quatrième place autant que si ça avait été la première. Il est sorti gagnant d’un jeu tactique au large du Brésil et a aussi réussi à se défaire de Sam Goodchild qui a rencontré des soucis techniques sur la fin de parcours. La régate a vraiment été intense, les skippers étaient fatigués et usés à leur arrivée.

La fiabilité des bateaux a augmenté ?
Il y a eu peu d’abandons sur ce Vendée Globe, certainement grâce aux sélections plus exigeantes. C’est la première fois que les marins arrivent aussi bien préparés, ce qui explique qu’ils parviennent à boucler leur tour du monde en course. Cela dit, il y a tout de même eu des faits de course et les avaries ont joué un rôle. Sébastien Simon a cassé un foil alors qu’il accrochait Charlie Dalin dans la fameuse dépression indienne. Sam Goodchild n’a pas pu jouer la quatrième place jusqu’au bout en raison d’une avarie de grand-voile.
Sur le plan statistique, c’est assez clair. Quinze des seize coureurs du Pôle ont réussi à terminer en course. Seul Eric Bellion a dû faire escale, avec assistance, aux Malouines mais il a réussi à rallier les Sables d’Olonne en solitaire. Nous sommes très heureux de voir que des projets aussi variés que ceux de Damien Seguin, Jean Le Cam, Violette Dorange ou Sébastien Marsset soient allés au bout et aient trouvé leur public dans cette grande aventure qu’est le Vendée Globe.

Les trois premiers, Charlie, Yoann et Sébastien Simon, ont des formations scientifiques. C’est devenu indispensable pour gagner ?
On peut se poser la question. Depuis la victoire de François Gabart, les profils scientifiques ont un avantage. Comprendre et maîtriser la conception de sa machine permet de mieux l’utiliser et, je pense, de mieux supporter les vitesses. Heureusement, la part dite de “feeling” reste importante et lorsque le navigateur est capable de la corréler à la compréhension des chiffres, la capacité de performance est redoutable.

Ils sont aussi passés par des filières de détection que le Pôle Finistère Course au Large accompagne. Quelles leçons en tirer ?
Les filières de détection sont un moyen exceptionnel d’atteindre l’excellence. Charlie Dalin et Yoann Richomme sont passés par le programme Skipper MACIF (1 victoire sur la Solitaire, 3 podiums de Solitaire et 3 titres de champions de France) et Sébastien Simon – qui n’est plus au Pôle – remporte la Solitaire du Figaro, en 2018, sous les couleurs Région Bretagne – CMB Performance. La force des filières réside dans la stabilité de fonctionnement. Cela permet aux coureurs d’aborder les différentes thématiques de la performance, et de l’environnement de la performance et ce, de manière progressive et cadrée. Intégrer une filière, c’est aussi en subir les contraintes et savoir composer avec, c’est une bonne école pour la suite et pour les “gros” projets ! Nous souhaitons un pareil succès aux skippers à venir et notamment à Elodie Bonafous. Première lauréate du Challenge Océane, elle sera au départ du Vendée Globe en 2028 avec un bateau neuf, tout juste mis à l’eau, sous les couleurs d’Horizon 29.
Cette mission de détection est structurelle pour le Pôle et nous sommes très heureux de voir qu’elle porte ses fruits.

Cette campagne Vendée Globe est la fin d’un cycle de 4 ans pour la nouvelle équipe du Pôle. Comment l’avez-vous abordée ?
Nous avons fait face à une demande très forte d’adhésion ce qui a bousculé le fonctionnement traditionnel. Depuis 2 ans, l’équipe Imoca du Pôle est composée de 16 navigateurs, c’est du jamais vu. Nous avons souvent des stages avec plus de 10 bateaux. Nous formons alors une équipe de 4 à 5 entraîneurs. Cela nous permet de faire embarquer Yann Elies et Vincent Riou à bord des IMOCA par exemple. Cette plus value est énorme. Savoir ce qu’il se passe à bord permet à Erwan Tabarly, l’entraîneur du Pôle, de proposer des séquences adaptées aux préoccupations des coureurs. Les bateaux ont évolué et les navigateurs attendaient aussi plus de technique lors des briefings.
Erwan réalise et coordonne les routages de départ, il est donc très connecté aux performances des bateaux. Cette expertise internalisée, participe à la qualité des formations et de l’accompagnement tout au long de l’année.
Notre fierté est aussi d’avoir réussi à tenir les règles du collectif. Aujourd’hui, tous les skippers sont présents à tous les debriefings et ils partagent autant que possible, pour des futurs concurrents !
Nous nous sommes parfois arrachés les cheveux pour réussir à fonctionner avec un si grand groupe aux projets variés, dans les moyens et dans les ambitions, tout en respectant la double mission du Pôle Finistère Course au Large, de s’inscrire dans la plus haute performance et dans son territoire.


Le lundi 13 janvier, au large de l’archipel des Glénan, nous sommes allés à la rencontre de Charlie, sur notre légendaire Tornado orange, avec Erwan, Kate Henaff et même Christian Le Pape (fondateur et ancien directeur du Pôle, ndlr). Il y avait aussi le semi rigide de Mécanique Plaisance. C’était un grand moment d’émotion qui bouclait ce premier cycle de 4 ans !

L’équipe du Pôle, sur l’eau, pour accueillir Charlie Dalin.

Quelles sont les pistes de travail pour le Vendée Globe 2028 ?
Il est encore un peu tôt pour tirer des leçons de cette édition. Sur le plan technique, nous attendons encore le retour des coureurs par l’intermédiaire d’un questionnaire. Ils sont déjà plus nombreux qu’il y a 4 ans à avoir répondu ! C’est une marque d’engagement pour nous, c’est très motivant ! Nous restons convaincus que renforcer encore notre relation avec les teams IMOCA, et les partenaires sert l’ensemble du projet. C’est un lien de confiance qui existe déjà avec certaines équipes et qui crée les conditions de la performance.

Skippers IMOCA adhérents du Pôle Finistère Course au Large :

  • Les foilers :

– Jérémie Beyou (Charal)
– Charlie Dalin (MACIF Santé – Prevoyance)
– Nicolas Lunven (Holcim – PRB)
– Paul Meilhat (Biotherm)
– Yoann Richomme (Paprec – Arkea)
– Thomas Ruyant (Vulnerable)
– Damien Seguin (Groupe APICIL)

  • Les internationaux :

– Samantha Davies (Initiatives-Coeur)
– Sam Goodchild (Vulnerable)
– Boris Herrmann (Malizia – SeaExplorer)
– Justine Mettraux (Teamwork – Team SNEF)

  • Les bateaux à dérive :

– Eric Bellion (Stand As One – Atavia)
– Violette Dorange (Devenir)
– Benjamin Ferre (Monnoyeur – Duo for a job)
– Jean Le Cam (Tout commence en Finistère – Armor Lux)
– Sebastien Marsset (Foussier)

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Class40. Fabien Delahaye embarque Pierre Leboucher sur le Class40 LEGALLAIS

Fabien Delahaye a choisi Pierre Leboucher comme co-skipper pour une saison en double en Class40. Un duo de choc avec comme objectif quatre courses majeures : la CIC Normandy Channel Race, Les Sables-Horta-Les Sables, la Rolex Fastnet Race, la Transat Café L’Or Le Havre Normandie.

Pour atteindre ses objectifs de performance, Fabien a porté un regard particulier sur le choix de son co-skipper. « Poursuivre l’aventure avec Benjamin Schwartz cette année n’a pas pu être envisageable car il avait d’autres projets. J’avais une idée précise du profil que je recherchais : un co-skipper qui puisse être attaché à la performance et à la manœuvre du bateau pour me permettre de me recentrer sur la stratégie et la météo. Je me suis donc rapproché de Pierre Leboucher dont le profil correspond à mon exigence. » explique Fabien qui compte désormais parmi les skippers favoris du circuit.

Pierre Leboucher, la candidature idéale au poste de co-skipper
Les deux hommes se connaissent depuis longtemps c’est donc assez naturellement que le duo s’est créé. « Pierre Leboucher a un profil de performeur. C’est un marin complet qui a mené une très belle carrière en dériveur durant laquelle il a appris à cultiver le sens du détail. Il sait être précis pour optimiser la vitesse d’un bateau. Il a également une grande expérience en course au large et a navigué sur de nombreux supports (Figaro, Class40, Ocean Fifty, Ultim) » raconte le skipper de LEGALLAIS. Lui qui garde en tête de multiples régates disputées face à Pierre Leboucher, notamment en 470 sait les qualités du marin comme de l’homme. De ses souvenirs, Fabien tire une conclusion qui résume à elle-seule les raisons de leur association : « Sur l’eau, affronter Pierre n’est jamais une bonne nouvelle, donc c’est plutôt une chance de l’avoir avec moi cette fois-ci ! ».

Objectif performance pour le duo Delahaye / Leboucher
Vainqueur de la Niji 40 à bord du Class40 Team SNEF l’an dernier (avec Xavier Macaire et Carlos Manera), Pierre Leboucher va former pour la première fois un duo avec Fabien Delahaye. Pour lui, embarquer à bord du Class40 LEGALLAIS est l’opportunité d’aller conquérir de nouvelles victoires. « Fabien et moi n’avons jamais navigué ensemble. Nous avons toujours été concurrents, notamment en 470. J’ai toujours suivi son parcours de près. Notre objectif est clair : gagner des courses. Les deux dernières saisons, j’ai observé le bateau depuis l’extérieur et il a bénéficié d’un excellent chantier, c’est une base solide pour performer. Fabien est quelqu’un de sérieux, d’appliqué et de facile à vivre. Pour moi, la voile c’est avant tout du plaisir, et ce genre de projet est autant une aventure humaine que sportive. » analyse le co-skipper de LEGALLAIS.

Le duo Delahaye / Leboucher réunit tous les atouts pour gagner. Mais les deux marins le savent : pour remporter la Transat Café L’Or Le Havre Normandie en novembre prochain, il va falloir entrer vite dans la saison. Chaque navigation sera l’occasion d’affiner leur fonctionnement en double pour pouvoir mener le Class40 LEGALLAIS à son meilleur niveau entre Le Havre et La Martinique.

D’ici là, la CIC Normandy Channel Race, Les Sables–Horta–Les Sables et la Rolex Fastnet Race seront trois rendez-vous d’exception pour se faire une place au cœur d’une concurrence très solide. « Aujourd’hui, la Class40 est devenue une vraie plateforme de compétition. Le niveau s’est considérablement élevé ces cinq-six dernières années, ce qui rend la victoire encore plus difficile. C’est exactement ce que je recherche : une compétition où il faut se battre pour gagner » explique Pierre avec une envie qui ne le quitte jamais. Même vision du côté de Fabien qui se présente avec un Class40 encore plus performant et qui vient d’être remis à l’eau après un chantier de plus de quatre mois : « La concurrence va être là, ça va être une très belle saison avec un gros plateau » s’impatiente Fabien, heureux de retrouver la barre de son bateau après un hiver passé au sein de la direction de course du Vendée Globe. Le coup d’envoi de la saison sera officiellement lancé le dimanche 25 mai, à l’occasion de la CIC Normandy Channel Race.

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Vendée Globe. Arrivée hors course de Denis Van Weynbergh, dernier concurrent du Vendée Globe

Le skipper belge est arrivé après 117 jours de mer au lendemain de la fermeture de ligne. Il termine hors course après une grande aventure. La 10e édition du Vendée Globe est terminé.

Denis est patron de PME et moniteur de voile et nourrit l’ambition de participer à cette course mythique. Après être devenu propriétaire de son IMOCA (ex-Spirit of Hungary mis à l’eau en 2014), il doit batailler pour rassembler les budgets nécessaires. Il met en suspens tous ses autres projets, s’obstine puis repense son plan en 2021 en misant sur les circuits courts et la réutilisation de matériel. Un choix audacieux qui a donné naissance à une initiative collaborative, portée par une équipe 100 % bénévole.

Ensuite, Denis s’est lancé sur le circuit IMOCA afin d’accumuler les milles et d’affiner sa technique. Chaque régate et chaque sortie en mer lui ont offert l’occasion de tester sa stratégie et de renforcer son mental. Fort de cette préparation solide, il a pris le départ du Vendée Globe. « C’est comme si un club belge de 3e division jouait la Ligue des champions avec le Real Madrid », s’enthousiasme-t-il.

Denis savait que son tour du monde n’aurait rien d’un long fleuve tranquille. Il doit en effet composer avec les dysfonctionnements de sa girouette, les complications électroniques et les problèmes de grand-voile. Autre coup dur : son ami, Szabolcs Weöres (New Europe), lui aussi confronté à des problèmes techniques, est obligé d’abandonner.

De son côté, Denis avance, toujours, sans vraiment se soucier de l’écart qui se creuse de semaine en semaine avec le reste de la flotte. Longtemps, il reste non loin du duo Manuel Cousin (Coup de Pouce) et Fabrice Amedeo (Nexans-Wewise) et ce « match dans le match » contribue à sa motivation du quotidien. Denis offre aussi un autre rapport au temps, s’attache à profiter de chaque instant, à vivre ce rêve d’enfant, à apprécier au maximum d’être skipper du Vendée Globe et à faire partie de cette grande aventure.

Mais le plus connu des tours du monde implique souvent des galères, des moments de doute et d’abattement. Denis en sait quelque chose : les derniers jours de course ont été, de son propre aveu, « très compliqués ». En cause ? La casse de son loop de grand-voile dans l’Atlantique Nord. Depuis, il a dû se contenter d’avancer avec trois ris dans sa grand-voile. De quoi rendre pénible sa progression surtout dans la houle au cap Finisterre puis dans le golfe de Gascogne où le vent a forci notamment la nuit dernière.

Pourtant, Denis a puisé en lui une incroyable force et fait preuve d’une sacrée combativité pour aller au bout. Le skipper belge ne s’est pas attardé sur le fait d’être hors délai – la fermeture de la ligne a eu lieu vendredi à 8 heures* – lui qui s’évertuait surtout à avancer coûte que coûte : « il y a un temps imparti, ça fait partie de la course. Moi j’essaie juste de tout faire pour rentrer le plus vite possible ». L’arrivée a donc lieu ce samedi, en pleine journée, ce qui facilite la venue d’un public venu en nombre. Les Vendéens ne s’y trompent pas : tous ont hâte d’applaudir Denis Van Weynbergh et de féliciter son incroyable ténacité.

*Le règlement, accepté par l’ensemble des skippers inscrits, mentionne que la ligne d’arrivée ferme le 7 mars à 8h, ce qui correspond au temps du dernier concurrent de l’édition précédente, celle du Finlandais Ari Huusela.

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Transat Café L’Or. Caroline et Aina, lauréates de Cap pour Elles

En cette veille de journée internationale des droits des femmes, c’est le duo franco-espagnol 100% féminin composé d’Aina Bauza et Caroline Boule qui est sorti vainqueur des sélections de la 3e édition de Cap pour Elles. Grâce à ce dispositif soutenu par Engie qui vise à mettre en lumière la féminisation de la course au large, les deux lauréates vont bénéficier d’un accompagnement financier et sportif sur-mesure qui leur permettra de prendre le départ de la 17e TRANSAT CAFÉ L’OR Le Havre Normandie, le 26 octobre prochain en Class 40.

D’une rencontre fortuite sur un parking exigu aux espaces illimités du grand large, tel est le destin commun d’Aina Bauza et Caroline Boule, le ticket gagnant de la 3e promotion de l’opération Cap pour Elles dont le but est de permettre à un duo de femmes de participer à sa première TRANSAT CAFÉ L’OR en course. Une cuvée 2025 qui a d’ailleurs remporté un franc succès puisque 13 candidatures étaient en lice (contre 4 en 2021 et 10 en 2023), preuve que la discipline suscite de plus en plus de vocations auprès des jeunes navigatrices. Actuellement, les femmes ne représentent en effet que 10% du plateau des courses au large.

UNE PRÉPARATION SUR-MESURE

A l’issue d’un rigoureux processus de sélection, c’est donc l’Espagnole Aina Bauza et la Française Caroline Boule qui ont gagné le droit de rêver en grand et de préparer la TRANSAT CAFÉ L’OR Le Havre Normandie dans des conditions optimales et un cadre professionnel. Avec bourse dédiée, soutien technique et accompagnement sportif à la clé, le tout « drivé » par l’expérimentée Team manager, Anne Combier, qui leur dévoilera d’ici peu les contours de leur préparation détaillée jusqu’au Grand départ de la Route du café.

“UNE MAGNIFIQUE OPPORTUNITÉ”

« C’est dingue, je suis encore un peu sous le choc », s’est exclamée Caroline Boule, 27 ans, née à Varsovie (elle possède la double nationalité franco-polonaise par sa mère) et basée aujourd’hui à Lorient, après avoir étudié à Londres puis Paris pour y décrocher un Master d’Ingénierie nucléaire. « C’est une magnifique opportunité que de participer à cette course mythique. L’objectif est d’essayer de faire une performance. On reste réalistes, c’est notre première participation. Aina a fait un peu de Class 40, moi pas du tout (elle est passionnée de vitesse, d’innovation, de bateaux à foils et a participé à plusieurs courses en mini 6.50). Nos ambitions sont donc grandes mais au niveau de nos moyens. »

A MI-CHEMIN ENTRE LES JO ET LE VENDÉE GLOBE
« Nous espérons aller vite, tracer dans les Alizés et finir en bonne position », poursuit Aina, 30 ans, native de l’ile de Majorque et qui a également mis le cap sur Lorient, après avoir bouclé des études dans la marine marchande et délaissé la voile olympique, pour laquelle elle a raté de peu les Jeux Olympiques de Tokyo 2021 en Laser. « C’est génial d’être de la fête avec tous ces grands bateaux et ces grands noms mais cette TRANSAT CAFÉ L’OR n’est qu’un passage idéal pour nous deux. Pour apprendre, se former et aller au bout de notre rêve qui est de naviguer autour du monde en solitaire, et de disputer en 2028 ou 2032 le Vendée Globe en Imoca. »

DES INFLUENCEURS EN IMMERSION
En attendant, ces deux ambitieuses à la tête bien faite sont déjà en totale symbiose avec la philosophie de la plus mythique des transatlantiques en double. Si leur audace n’est plus à démontrer, ces polyglottes 2.0 – qui maitrisent 5 langues vivantes à elles deux – comptent bien partager « leur aventure avec plein de monde », notamment via les réseaux sociaux. Elles effectueront même en novembre le retour de Martinique avec des influenceurs à bord de leur Class 40, pour « inspirer tous ceux qui ont des rêves » (Aina). Enfin, l’engagement est une valeur forte qu’elles portent déjà fièrement en bandoulière. « La voile est un bon support pour faire bouger les lignes, conclut Caroline. J’essaye de mon côté de trouver des solutions pour réduire la consommation énergétique, en développant des bateaux plus soucieux de l’environnement. »

Source CP

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SailGP. Le circuit à Saint-Tropez les 12 et 13 septembre 2025

Il y aura un Grand Prix à Saint-Tropez les 12 et 13 septembre prochains, ajoutant ainsi un nouvel événement au calendrier Rolex SailGP, Saison 2025.

« Nous sommes ravis de confirmer le retour du Championnat Rolex SailGP à Saint-Tropez, qui vient s’ajouter à une liste incroyable de sites qui nous accueillent en Europe et dans le monde. Saint-Tropez a accueilli certaines des courses les plus passionnantes de l’histoire de SailGP et certainement l’une des plus glamour, alors je ne doute pas que l’événement de cette année ne fera pas exception », déclare Andrew Thompson, directeur général de SailGP.

Partenaire principal de cette escale idyllique dans le sud de la France, Mirella Vitale, Senior Vice President, Marketing, Communications & Public Affairs, du groupe ROCKWOOL, poursuit : « ROCKWOOL est ravi de s’associer à SailGP pour organiser ce qui sera certainement l’un des événements les plus mémorables du calendrier 2025, à Saint-Tropez. »

Le mythique golfe de Saint-Tropez accueillera donc pour la quatrième fois le championnat mondial et ses extraordinaires F50 volant à plus de 100km/h. Le ROCKWOOL France Sail Grand Prix réunira le meilleur de la course à haute vitesse, de la haute technologie et du spectacle à terre dans l’une des destinations les plus emblématiques d’Europe. Dixième événement du calendrier de la Saison 2025, Saint-Tropez sera un match crucial dans la course pour la Grande Finale à Abu Dhabi. Les 12 équipes nationales rivales continuent de se battre pour chaque point qui leur permettra de remporter le plus grand “prize money” existant de ce sport.

« Je suis très heureuse d’accueillir une nouvelle fois, à Saint-Tropez, l’évènement français du prestigieux championnat international SailGP. Pendant deux jours, notre magnifique golfe tropézien sera le théâtre d’un spectacle nautique exceptionnel. Accueillir cette compétition pour la quatrième fois est une immense fierté pour notre ville, qui affirme ainsi son statut de destination majeure des grands événements sportifs et nautiques. Cette épreuve SailGP offre également une visibilité remarquable à Saint-Tropez, renforçant encore son rayonnement à l’international. Nous vous donnons rendez-vous en septembre pour vivre ensemble des moments d’adrénaline et d’émotion et pour encourager avec ferveur l’Équipe de France SailGP ! », conclut Sylvie Siri, Maire de Saint-Tropez.

Saint-Tropez a été le théâtre des moments les plus spectaculaires de l’histoire de Rolex SailGP – dont un record de vitesse en course (99,94 km/h / 53,96 noeuds) enregistré par le pilote de l’Équipe de France SailGP de Quentin Delapierre, imbattu à ce jour.

L’événement de cette année ne fera pas exception à la règle, avec un dispositif sensationnel pour suivre les courses aux premières loges depuis la digue du port à terre et en mer, ainsi qu’une expérience hospitalité haut de gamme. Les différentes catégories de billets seront communiquées prochainement.

Les Bleus pourront courir devant leur public une nouvelle fois depuis la dernière édition, il y a deux ans, lors de la Saison 4 du championnat Rolex SailGP.

La billetterie ouvrira dans un peu moins d’un mois, le 3 avril 2025 – inscrivez-vous ici pour accéder aux préventes des 1er et 2 avril.

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Erwan Steff et Sébastien Josse remplacent Ronan Lucas à la tête de l’écurie Banque Populaire

Vincent Curutchet

Après avoir dirigé avec succès le Team Banque Populaire depuis 21 ans, Ronan Lucas a décidé de prendre un nouveau virage et de voguer vers de nouvelles aventures. Il passe la main à un duo formé de deux membres du Team, Erwan Steff, nouveau directeur, et Sébastien Josse, nouveau directeur sportif. Tous les deux auront à cœur de poursuivre l’histoire du Team Banque Populaire et d’inscrire de nouveaux titres à son palmarès.

Originaire de Concarneau, Ronan Lucas, manager et naviguant, a participé à toutes les grandes aventures du Team Banque Populaire depuis 2004. À l’issue de 21 années marquées par de très nombreux succès, il a pris la décision de quitter l’équipe afin de se lancer dans de nouveaux projets. « Je sais que c’est le bon moment pour me fixer de nouveaux challenges, j’ai envie de tracer un nouveau sillage », a-t-il expliqué. Armel Le Cléac’h, skipper Banque Populaire depuis 2011, salue en Ronan « un grand professionnel et un Team manager qui a toujours été à l’écoute de son équipe et de ses marins. C’est un excellent marin, un passionné qui a une vision toujours très claire sur nos objectifs ». « Il a permis de hisser haut les couleurs de la Banque de la voile sur tous les océans », assure Pierre-Laurent Berne, Directeur du Développement Banque Populaire.

Très ému à l’idée de quitter le Team, Ronan Lucas s’est dit particulièrement reconnaissant envers son équipe et Banque Populaire : « j’ai eu énormément de chance que Banque Populaire nous donne les moyens de remporter tous les plus beaux titres de la course au large. Ce qui me rend fier, c’est d’avoir construit une aventure humaine qui met le savoir-faire de chacun au service d’une réussite toujours collective ».

Un binôme aux commandes du Team Banque Populaire
À la suite de ce départ, le Team Banque Populaire opère une réorganisation. Aux côtés d’Alain Giron, gérant de la société nautique, Erwan Steff sera chargé de la supervision générale du projet en tant que directeur du Team. À ses côtés, Sébastien Josse sera directeur sportif en charge du développement des navires et de la préparation sportive. Ces changements « s’inscrivent dans la continuité » explique Erwan alors que Sébastien évoque un duo « très complémentaire ». « Notre mode de fonctionnement sera différent mais on va vite trouver un bon équilibre ensemble, assure Armel Le Cléac’h. Notre avantage, c’est que l’on travaille ensemble depuis plusieurs années. On saura se projeter sur nos prochains objectifs ». Une nouvelle ère débute donc pour le Team Banque Populaire, déjà désireux de se projeter avec enthousiasme et détermination vers de nouveaux challenges en course au large, avec notamment la Transat Café l’Or en ligne de mire pour tenter de conserver leur titre remporté en 2023 avec le Maxi Banque Populaire XI.

Ils ont dit
Ronan Lucas, directeur du Team Banque Populaire : « Ça fait 21 ans que je mène avec le Team Banque Populaire des projets géniaux, c’est une partie de ma vie. Ce qui me rend fier, c’est d’avoir construit une aventure humaine qui met le savoir-faire de chacun au service d’une réussite toujours collective. Je suis persuadé qu’Erwan (Steff) et Sébastien (Josse) ont toutes les compétences pour prendre en mains l’équipe, développer des bateaux et continuer à gagner. De mon côté, je sais que c’est le bon moment pour me fixer de nouveaux challenges. J’ai envie de tracer un nouveau sillage. »

Armel Le Cléac’h, skipper : « Ronan (Lucas) est un grand professionnel et un Team manager qui a toujours été à l’écoute de son équipe et de ses marins. C’est une personnalité qui sait être disponible à tout moment et pour qui l’équipe et sa réussite ont toujours été une priorité. Notre mode de fonctionnement sera donc différent avec Erwan Steff, Sébastien Josse mais aussi Pierre- Emmanuel Hérissé et moi-même. On va s’atteler à trouver la bonne formule ensemble. L’avantage, c’est que l’on se connaît tous très bien ! »

Erwan Steff, nouveau directeur du Team : « Ronan a hissé le Team Banque Populaire au plus haut niveau en remportant les courses les plus prestigieuses C’est un visionnaire qui a su percevoir ce qu’est la voile d’aujourd’hui et ses prochaines évolutions. La réorganisation qui s’opère s’inscrit dans la continuité autour de personnes qui travaillent ensemble depuis de longues années et nous allons rester fidèle à notre ADN et tout donner pour faire briller les couleurs de Banque Populaire ».

Sébastien Josse, nouveau directeur sportif : « Ronan a le sens de la mer, du terrain et du collectif. C’est un meneur d’hommes qui a insufflé dans l’équipe une culture de la gagne. Désormais, nous allons donc former un binôme avec Erwan Steff qui a déjà été à la tête de différentes équipes (Generali, Maître CoQ, Queguiner) et avec qui nous sommes très complémentaires. Je suis persuadé que nous avons de belles aventures à vivre à l’avenir ».

Pierre-Laurent Berne, Directeur du Développement Banque Populaire : « Ronan a permis de hisser haut les couleurs de la Banque de la Voile sur tous les océans et tous les podiums. Il a porté les valeurs de Banque Populaire avec professionnalisme, rigueur et audace et partagé à chaque instant la passion de la voile avec nos collaborateurs, nos clients, nos sociétaires… Mais Ronan a aussi mené avec succès des projets d’envergure qui ont démontré notre capacité d’innovation et notre esprit entrepreneurial, qui font la fierté de la Banque de la Voile. Nous le remercions pour toutes les réussites individuelles et collectives du Team Banque Populaire, dont il a été un artisan incontournable. »

Les grandes victoires du Team Banque Populaire avec Ronan Lucas
⁠2005 : Victoire sur la Transat Jacques Vabre / IB Group Challenge / Champion du monde Orma
⁠2008-2009 : Mise à l’eau de Banque Populaire V / Record de l’Atlantique en équipage / Record de la distance parcourue en 24h en équipage
2010 : Record de la Méditeerrannée avec Pascal Bidegorry
2012 : Record du Trophée Jules Verne avec Loïck Peyron
⁠2014 : Victoire sur la Route du Rhum de Loïck Peyron
2016 : Victoire sur The Transat avec Armel Le Cléac’h
⁠2017 : Victoire sur le Vendée Globe d’Armel Le Cléac’h
2020 : Victoire sur la Solitaire du Figaro d’Armel Le Cléac’h
⁠2023 : Victoire sur la Solitaire du Figaro de Corentin Horeau / Victoire sur la Transat Jacques Vabre d’Armel Le Cléach et Sébastien Josse
2024 : Victoire sur la Finistère Atlantique

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Vendée Globe. Arrivée de Fabrice Amedeo, 32e

Fabrice Amedeo a bouclé à la 32e place après 114 jours, 01 heure et 58 minutes en mer son 2e Vendée Globe. Ce résultat, en décalage avec ses attentes initiales, révèle un périple plus long et imprévisible que prévu. Durant son tour du monde, il a conduit un programme rigoureux de mesures océanographiques. En recueillant des données sur la température, la salinité, le taux de CO₂, la concentration en microplastiques et l’analyse de l’ADN environnemental en surface, il a fourni à la communauté internationale des informations précieuses pour orienter les stratégies de préservation de notre écosystème marin et approfondir la compréhension des effets du changement climatique.

Ancien journaliste au Figaro, Fabrice a transformé sa passion pour l’océan en véritable vocation. Lors de son premier tour du monde, terminé à la 11e place, il avait déjà démontré ses capacités et confirmé son engagement envers la vie maritime. Fort de cette expérience, il a orienté sa carrière vers une navigation axée sur la préservation de l’environnement. Son parcours n’a cependant pas été exempt d’embûches. Après une première participation prometteuse, sa seconde tentative fut marquée par l’abandon de la course après 33 jours en raison d’une défaillance de l’ordinateur de bord. Par la suite, un naufrage lors de la Route du Rhum 2022 l’a contraint à repartir de zéro. Ces revers, bien que difficiles, ont été surmontés grâce à sa remarquable capacité à rebondir, notamment en rénovant l’ancien bateau d’Arnaud Boissières, ce qui lui a permis de recentrer ses priorités.

Lors de ce nouveau défi, divers imprévus techniques – un blackout électronique dès le lendemain du départ, des problèmes liés au vérin de quille, une panne du capteur de vent, ainsi qu’une commotion musculaire peu avant son entrée dans le Pacifique – ont mis à l’épreuve sa détermination. Chaque obstacle surmonté a renforcé son engagement à fournir des données précieuses pour la protection des océans. En bouclant ce Vendée Globe, Fabrice Amedeo démontre que le véritable succès ne se mesure pas uniquement par le classement final, mais par la capacité à mener à bien un projet ambitieux tout en restant fidèle à ses valeurs. Son parcours, alliant persévérance et respect de l’environnement, constitue ainsi une source d’inspiration pour tous ceux qui rêvent d’un avenir plus durable.

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