08/09/16 - Toulon (FRA) - 35th America's Cup Bermuda 2017 - Louis Vuitton America's Cup World Series Toulon - Open Sail Day -1
Le calendrier définitif de la Coupe de l’America a été publié et c’est Groupama Team France qui ouvrira le bal face au Defender le 26 mai 2017. La première phase se déroulera sur 8 jours.
Vous pouvez dorénavant prendre vos billets d’avion. Le calendrier définitif des courses est publié.
Du 26 mai au 3 juin : Qualifiers
C’est Groupama Team France qui aura le privilège d’affronter le Defender pour le premier match des Qualifiers. Cette première phase inclus le Defender et les 5 challengers qui vont s’affronter chacunes en 2 round robin. Cette phase durera 8 jours. A l’issue de celle-ci un challenger sera éliminé. Le premier challenger qui remporte cette phase pourra choisir son adversaire en demi-finale. Les équipes qui sont arrivées 1er et 2e des ACWS auront un avantage respectif de 2 pts et 1 pt d’avance avant de commencer cette phase. C’est Land Rover Bar pour l’instant qui est en tête devant Oracle et TNZ. Il reste en novembre l’ACWS de Fukuoka au Japon qui déterminera le classement final.
Du 4 au 12 juin : Playoffs : demi et finale
Le Defender ne participera pas à cette phase.
Pour gagner la demi-finale il faudra marquer 5 points, soit un maximum de 9 courses. Idem en finale.
Du 17 au 27 juin : America’s Cup Match Si l’équipe (Challenger ou Defender) qui a gagné les qualifiers est présente pour le Match, elle a 1 point d’avance. Le gagnant de la Coupe est celui qui marque le premier 7 points.
Man in the mast of Comme Un Seul Homme, skipper Eric Bellion (FRA), during prestart of the Vendee Globe, in Les Sables d'Olonne, France on october 17th, 2016 - Photo Jean-Marie Liot / DPPI / Vendee Globe
C’est le grand débat de cette huitième édition du Vendée Globe ! Foil ou pas foil : là est la question… Sur le papier, ces appendices issus de la Coupe de l’America permettent de sustenter le bateau comme s’il était plus léger, et donc la vitesse limite est sensiblement augmentée jusqu’à 10-15% supplémentaires aux allures travers au vent. Mais qui dit avantages, dit inconvénients : ces dérives-foils sont moins efficaces contre le vent et au vent arrière et n’ont d’effet de vol qu’à partir d’une douzaine de nœuds de vent réel… Ce tour du monde va donc lever le voile sur cette incertitude : faut-il effleurer la mer avec un bateau le plus léger possible ou faut-il voler au-dessus de l’océan ?
Depuis trente ans, les voiliers des tours du monde en solitaire ont subi plusieurs révolutions architecturales, d’abord pour des raisons de sécurité, ensuite pour s’adapter à une jauge de plus en plus contraignante. Mais pour autant, leurs performances n’ont fait que grimper au fil des éditions du Vendée Globe puisque lors du premier tour du monde sans escale, le vainqueur Titouan Lamazou avait mis 109 jours huit heures tandis que François Gabart détient désormais le temps de référence depuis 2013 avec 78 jours deux heures… 25% de vitesse en plus pour un parcours désormais près de 20% plus long !
La voile océanique est certainement le sport mécanique qui a le plus évolué ces trente dernières années ! Car les premiers voiliers de 60 pieds (18,28 mètres) destinés aux tours du monde datent justement du BOC Challenge 1996, la deuxième édition du tour du monde en solitaire avec escales. Mais depuis le vainqueur Crédit Agricole III, construit en aluminium, lourd (15 tonnes) et surdimensionné, les architectes se sont penchés sur tous les artifices pour augmenter la puissance tout en diminuant le poids. Ainsi pour le premier Vendée Globe 1989-90, aucune réelle contrainte architecturale n’existait si ce n’est la longueur de coque mais au fil des éditions, la domination des « luges » larges, peu lestées mais énormément ballastées et surtoilées a dû être remise en question suite à l’édition dramatique de 1996-1997 : trois chavirages (Dinelli, Bullimore, Dubois) et une disparition (Gerry Roufs)…
Mât-aile et quille pendulaire
Et s’ils deviennent ainsi plus « raisonnables » avec une jauge IMOCA qui prend en compte la stabilité latérale et l’embarquement d’un matériel de sécurité plus adapté, les 60 pieds ne s’en laissent pas compter côté innovations. En 1996, Yves Parlier s’élance avec le premier mât aile autour du monde… Dès 2000, Michel Desjoyeaux s’impose avec une quille pendulaire qui permet d’augmenter la raideur à la toile. Puis viennent les dérives asymétriques, la multiplication des ballasts, les énormes progrès de la prévision météo avec les fichiers Grib et le routage embarqué, les tissus à voile indéformables, les constructions en carbone pré-imprégné…
Les voiliers IMOCA passent alors sous la barre symbolique des cent jours en 2001, font le tour du monde en moins de 90 jours en 2005, puis en moins de 85 jours en 2009 et en 78 jours en 2013 ! Pourtant les contraintes de jauge sont de plus en plus drastiques avec aujourd’hui une largeur maximale de 5,85 m, un tirant d’eau maxi de 4,50 m, un tirant d’air de 29 m, un maximum de cinq appendices, un franc-bord et un volume de rouf minimum… Et les architectes se succèdent aux avant-postes : Finot-Conq, Lombard, Owen-Clarke, Farr, Kouyoumdjian, puis VPLP-Verdier. Avec des carènes aux formes de plus en plus tendues et aux étraves de plus en plus rondes pour accroître encore la stabilité latérale.
La folie des foils
Mais cette débauche d’innovations se répercute sur les coûts et les skippers envisagent en 2013 l’adoption d’un monotype pour limiter les budgets. L’idée est rejetée mais un certain nombre d’éléments du puzzle qui constitue un 60 pieds IMOCA est alors « standardisé » (mât, quille) et le volume des ballasts limité. Inspirés par les catamarans de la Coupe de l’America, les designers imaginent alors d’adjoindre des dérives-foils pour sustenter les coques et gagner encore en puissance et en vélocité : six nouveaux prototypes sont ainsi équipés de ces nouveaux appendices et un « ancien » a été modifié pour les intégrer.
Mais comme la jauge 2016 limite le nombre d’appendices à cinq (une quille, deux safrans, deux dérives), les concepteurs ont dû imaginer une double fonction pour un même appendice : un rôle antidérive pour empêcher le bateau de déraper sur l’eau aux allures contre le vent et une fonction de sustentation pour soulager la coque en lien avec la quille pendulaire qui a aussi un effet sustentateur. L’extrémité verticale de cette dérive-foil joue ce premier rôle (« tip ») tandis que le coude (« elbow ») provoque la portance, la partie oblique qui sort de la coque (« shaft ») n’ayant qu’un rôle de porte-tip. Au fil des essais en mer, les skippers et les architectes ont alors défini le meilleur calage puisque la jauge interdit de modifier l’incidence du foil, puis ont fait évoluer les profils initiaux pour améliorer les performances, en particulier contre le vent.
Ainsi tous les bateaux à foils sont équipés d’une version 2 mais chacun y a apporté sa touche, l’objectif étant de jouer sur le curseur des performances : plus à l’aise au près, plus puissant au vent de travers, plus cabré au portant… Le gain de puissance apporté par les foils est conséquent particulièrement entre 70° et 120° du vent réel où cet appendice avec la quille pendulaire, permet d’élever la coque en diminuant donc la résistance de l’eau sur la carène avec un bonus vitesse allant jusqu’à deux nœuds par rapport à un monocoque IMOCA « classique » sans foils.
Cette nouveauté architecturale est donc désormais au point après plus d’une saison d’essais mais le débat reste ouvert sur un tour du monde en solitaire sans escale : qui entre les bateaux qui survolent l’eau avec leur foils et les voiliers qui effleurent les mers grâce à leur légèreté, s’imposera après deux mois et demi de navigation au cœur de ces trois océans, lors de cette révolution planétaire avec un panel de conditions météorologiques aussi varié, des dépressions australes aux calmes équatoriaux ? Réponse vers le 20 janvier 2017 aux Sables d’Olonne…
Aujourd’hui sur le Village
Armel le Cléac’h s’engage pour les enfants malades
Ce mardi sur le Village du Vendée Globe, Armel le Cléac’h a rencontré pendant une heure une cinquantaine d’enfants du dispositif Ulis (Unité localisée pour l’inclusion scolaire) de Saint-Nazaire et de l’association Alliance Syndrome de Dravet. Le skipper de Banque Populaire VIII a partagé son expérience avec des classes de CM1-CM2 et CE1-CE2 avant de répondre à leurs questions. Les enfants atteints de troubles de l’audition et de troubles du langage ont pu lui remettre quelques cadeaux dont une photo qu’il pourra embarquer durant son tour du monde. Les écoliers encourageront Armel durant le Vendée Globe, tout comme Jean-Pierre Dick, qui soutient également Alliance Syndrome de Dravet.
Rendez-vous
L’équipe de France de Voile Olympique visitera le Village du Vendée Globe demain
Yves Auvinet, président de la SAEM Vendée, accueillera mercredi dès 9h30 l’Equipe de France de Voile Olympique au Village du Vendée Globe. Les athlètes visiteront les installations et les stands des partenaires. Charline Picon, médaillée d’or en planche à voile aux JO de Rio sera accompagnée par sept autres athlètes : Damien Seguin (médaillé d’or en 2.4 aux Jeux Paralympiques de Rio), Pierre Le Coq (médaillé de bronze en planche à voile), Jonathan Lobert, Jean-Baptiste Bernaz, Noé Delpech, Marie Riou et Billy Besson.
Armel Le Cléac’h, le skipper du Mono Banque Populaire VIII, s’apprête à disputer son 3ème Vendée Globe consécutif. Arrivé aux Sables d’Olonne dans la nuit de jeudi à vendredi dernier, le navigateur originaire de Saint-Pol-de-Léon, entame la dernière ligne droite avant le grand départ, serein et impatient.
Armel, à quoi vont ressembler les 3 semaines qu’il te reste avant le départ du Vendée Globe ? « La première semaine comporte beaucoup d’obligations médiatiques, d’impératifs avec l’organisation ou de rendez-vous avec le sponsor. Je peux le faire relativement sereinement car nous sommes à 3 semaines du départ, c’est une ambiance plutôt sympa et détendue, je prends le temps de discuter avec le public sur le ponton… Ensuite, la semaine du milieu, je quitte les Sables d’Olonne pour me reposer un peu à la maison. J’en ai besoin, je n’ai pas chômé depuis le mois d’août, c’est nécessaire de faire un petit break d’une semaine en famille, tranquillement, pour se ressourcer. Et ça sera les vacances scolaires donc ça tombe bien !
Et puis ensuite je reviens pour la dernière semaine, la dernière ligne droite, avec de nouvelles obligations mais dans un mode moins décontracté. La pression du départ et le stress vont arriver, la tête sera déjà un petit peu partie en mer, ou du moins une partie du cerveau. Il faudra essayer de rester concentré jusqu’au jour du départ, justement, pour être à 200% le 6 novembre. »
A 3 semaines du départ, que reste-il à faire (pour le bateau, pour l’homme) ? « Le bateau est prêt. On profite de faire un peu de « cosmétique » à bord, c’est-à-dire changer des petites étiquettes, vérifier les détails de finition, parce qu’on a le temps de le faire ici, mais rien de lié à la performance ou à la structure du bateau. On pourrait partir demain sans problème.
En ce qui me concerne, je vais essayer de me reposer au maximum. Je vais faire beaucoup d’étirements et de kiné pour détendre un peu les tensions musculaires, car avec le stress, mon corps peut se contracter et se bloquer. Et je vais nager presque tous les jours la semaine prochaine, la piscine c’est idéal car pas du tout traumatisant physiquement. Je ne veux pas risquer de me faire mal. Ensuite, sur la dernière semaine, le plus gros sera la concentration sur la météo du départ. »
La pression est-elle déjà présente aujourd’hui ? « Pour l’instant ça va, je pense que c’est vraiment quand je vais revenir, à une semaine du départ, que la pression va sérieusement commencer à monter. Là, on est encore un peu loin de cette échéance et grâce à l’expérience de mes deux Vendée Globe je prends beaucoup plus de recul. Je me dis que le bateau est prêt, que je sais où je vais, ce n’est pas l’inconnu comme lors de ma première participation où j’étais sûrement plus tendu en arrivant aux Sables.
Tout est bien en place, j’ai une belle équipe qui est là pour m’aider à me mettre dans les meilleures conditions, pour organiser le planning etc… Que ce soit le team technique, l’équipe de communication ou le sponsor, je suis bien entouré et soutenu donc c’est moins stressant.
Maintenant je vais profiter un peu de ces jours plus tranquilles car la dernière semaine ça va monter crescendo et les dernières heures à terre sont toujours un petit peu plus compliquées. »
Et tu es impatient ? « Oui je suis impatient, c’est clair. Impatient de partir parce que ça fait maintenant presque 3 ans qu’on prépare cet objectif avec le Team Banque Populaire. Ça a commencé peu après le dernier Vendée Globe, c’est un long chemin parcouru pour en arriver ici et prendre le départ. Donc oui j’ai hâte de prendre le départ, c’est une grosse course, un gros objectif pour moi, je suis très content de partir le 6 novembre. »
Le premier Grand Prix Diam24od du Lavandou rassemblait 6 équipes de diam24od et c’est celle de Sofian Bouvet (SFS) qui l’emporte sur les Grand Mottois de Faraman (Jean-Marc Goldstein, Jérémy Certoux, Nicolas Bérenger). Les amateurs toulonnais de Yellow Submarine menés par Stéphane Kieffer complètent ce podium.
Au total, 7 manches ont été courues, une alternance de parcours construits de 20 à 30 minutes et de petits parcours côtiers. La première course a été remportée par le team amateur de Yellow Submarine, skippé par Stéphane Kieffer, tandis que deux équipages se sont disputé les places d’honneur pendant ces deux jours de course : SFS et Faraman.
Au taquet jusqu’au bout, tous deux terminent par des départs prématurés sous pavillon noir… Mais avec 3 victoires de manche pour le team SFS (Sofian Bouvet, 7e aux JO du Brésil en 470, Achille Nebout, Gauthier Germain) contre 2 pour Faraman (Jean-Marc Goldstein, Jérémy Certoux, Nicolas Bérenger), les antibois l’emportent de 2 points sur les Grand Mottois !
Les amateurs n’ont pas été en reste, loin de là, avec 2 victoires de manche (Stéphane Kieffer et Edouard Danel) et un podium (Yellow Submarine) notamment à leur actif.
« L’événement fut aussi sportif que convivial, à l’échelle de la commune ! Nous sommes ravis d’avoir accueilli des sportifs de haut niveau et des amateurs passionnés. Nous allons tout mettre en œuvre pour pérenniser ce beau rendez-vous de fin de saison et accueillir une flotte surement plus importante l’année prochaine », Séverine De La Tour, Service Mer et Développement du Nautisme de la Mairie du Lavandou. Charlotte Bouvard, première adjointe et Nathalie Christien, adjointe aux animations, sont venues féliciter tous les coureurs hier lors de la remise des prix, avant de leur donner rendez-vous l’année prochaine : mêmes dates, même plage ! Ces six teams auront cependant le plaisir de se retrouver très vite, du 11 au 13 novembre, à Hyères, pour la Coupe Nationale des Diam24od qui va clore la saison. Une grosse dizaine d’équipages sont attendus à ce « Novembre à Hyères » 2016.
Bertrand de Broc (FRA), skipper MACSF, with officials during the inauguration of the village of the Vendee Globe, in Les Sables d'Olonne, France on october 15th, 2016 - Photo Olivier Blanchet / DPPI / Vendee Globe
Le Village du Vendée Globe a ouvert officiellement ses portes ce samedi matin, inauguré par Yves Auvinet, Président de la SAEM Vendée, Bruno Retailleau, Président de la Région Pays de La Loire, Didier Gallot, Maire des Sables d’Olonne et Pascal Cadorel, directeur de la communication de Sodebo.
Durant tout ce week-end, le public est déjà venu nombreux pour visiter les 2500 m2 du village et apercevoir les bateaux à quai. De nombreux exposants sont présents ainsi qu’une exposition sous le chapiteau de la Vendée qui permet de tout connaitre sur les bateaux, les skippers et leur préparation. On y retrouve notamment l’ancien monocoque Aviva de Dee Caffari lors du Vendée Globe 2008, une galerie de portraits des skippers et un espace de projection à 240°.
Les skippers présentés aux premiers visiteurs
Malgré la pluie, la délégation a pu échanger quelques mots avec chacun des skippers présents à bord de leur bateau, le directeur de course Jacques Caraes étant chargé des présentations. L’occasion pour les marins de livrer quelques impressions, avant de se réunir pour la traditionnelle photo de famille. La matinée de visite s’est conclue par quelques déclarations dont celle de Bruno Retailleau pour qui « l’esprit et les valeurs du Vendée Globe sont un exemple pour le monde sportif. Où il y a une volonté, il y a un passage ». Didier Gallot s’est félicité de « l’immense notoriété que le Vendée Globe apporte à la ville des Sablesd’Olonne ».
Pascal Cadorel a rappelé que ” Sodebo est parrain du Vendée Globe depuis 2004. C’est une fête populaire que nous vivons en interne et en externe et que nous partageons avec notre public”. En conclusion, Yves Auvinet s’est montré rassurant sur la sécurité assurée à tous les visiteurs « Nous y avons travaillé pendant des mois avec les services de l’Etat et la Préfecture de Vendée. Toutes les mesures sont prises pour que le public profite totalement de l’événement. »
Ils ont dit :
Alex Thomson GB (HUGO BOSS) :
« Pour moi 30% des concurrents de ce huitième Vendée Globe sont assez compétitifs pour être sur le podium. »
Paul Meilhat FRA (SMA) :
« Les mésaventures que nous avons connues l’hiver dernier m’ont permis de grandir et aujourd’hui c’est un vrai bonheur d’être là. »
Rich Wilson USA (Great American IV) :
« Il faut profiter du soutien du public ici aux Sables d’Olonne. Je me souviens de ma première participation, en 20082009. Les personnes étaient très chaleureuses et encourageantes avec moi et mon équipe. »
Alan Roura SUI (La Fabrique) :
« J’ai eu peu de temps pour préparer le Vendée Globe, je suis donc encore en phase de préparation. Je ne réalise pas encore pleinement que je suis aux Sables et que je vais participer au tour du monde en solitaire. »
Didac Costa ESP (One Planet One Ocean) :
« Après avoir pris la foudre durant le convoyage, ces trois semaines avant le départ se transforment en un vrai challenge pour être prêt à temps ! »
Conrad Colman NZ ( 100% Natural Energy) :
« Mon bateau connait la route, je suis sûr qu’il me ramènera aux Sables d’Olonne. Il y aura peutêtre plus de bateaux anciens que de bateaux neufs qui franchiront la ligne d’arrivée ! »
Bertrand de Broc FRA (MACSF) :
« Le bateau est prêt, mais c’est le bonhomme qui est le plus important et le bonhomme commence à être prêt aussi. »
Kojiro Shiraishi JPN (Spirit of Yukoh) :
« Mon souhait est de démocratiser la voile au Japon et je ne voudrais pas être le dernier marin Japonais à faire le Vendée Globe ! »
La Volvo Ocean Race utilisera les catamarans M32 lors des 8 étapes de la Volvo. Chaque catamaran sera aux couleurs des équipes. L’idée étant de proposer plus d’expériences pour les sponsors et les médias. Chaque équipe devra donc disposer de son VOR65 et de son M32.
Le catamaran M32 pèse 510kg et peut naviguer dans un range de vent assez large. Un support idéal pour proposer du spectacle en stade nautique à chaque étape. Une expérience que connait particulièrement bien le nouveau patron de la Volvo, Mark Turner.
Franck Cammas et son équipage à bord de Norauto remportent le GC32 Racing Tour 2016 à l’issue des courses du Marseille One Design. Team Tilt, l’équipe suisse de Sébastien Schneiter termine deuxième au classement général.
« Nous sommes très heureux du travail accompli et c’est un très bon circuit pour nous qui nous permet de passer du temps à naviguer et à concourir sur ce type de bateau », a commenté Franck Cammas. « Le niveau de tous les concurrents a progressé de plus en plus au fur et à mesure de la saison. Nous étions devant au début, mais depuis lors tout le monde a élevé son jeu en terme de manœuvres, et maintenant il faut vraiment se battre pour remporter chaque manche. »
L’autre équipe Française, Team ENGIE de Sébastien Rogues, a eu une journée en demi-teinte, mais avec tout de même deux manches bouclées à la seconde place, plaçant ainsi par deux fois les deux équipes Françaises sur les deux premières marches du podium, et Team ENGIE en tant que deuxième meilleur bateau en terme de score sur la journée, preuve de tout le dur travail accompli par Sébastien Rogues et son équipage pour progresser depuis le début de la saison. Ils terminent le Marseille One Design à la cinquième place au classement général. Cependant ils se retrouvent à égalité de points pour la journée d’aujourd’hui avec l’équipe Japonaise de Mamma Aiuto!, qui s’est très bien comportée sur les deux premières manches du jour.
Plus tard dans la journée, cela a été le tour de l’équipe Suédoise jeune de GUNVOR Sailing de briller, car après des résultats décevants sur les premières manches, ces derniers ont terminé les deux dernières courses à la seconde place. « Nous continuons de progresser, et nous sommes toujours très novices à bord de ce bateau, et nous faisons pas mal d’erreurs assez simples », a admis Gustav Petterson, skipper et tacticien de l’équipe. « Quand le niveau de stress monte, nous ne savons pas toujours quoi faire, et nos timings ne sont pas toujours les bons. Mais nous nous sommes améliorés au fur et à mesure de la journée d’aujourd’hui ». Leur courbe d’apprentissage a en effet été importante, et c’est le premier événement sur lequel ils régataient sans le soutien de plusieurs champions Olympiques, tels que Iain Percy, Nathan Outteridge ou Freddy Lööf.
Les jeunes Suédois, qui ont pour la plupart tous un bagage en voile Olympique, ont savouré les conditions, et atteint des vitesses de plus de 30 nœuds à bord de Gunvor. « A moment donné nous étions très ralentis à la porte sous le vent, et certains bateaux déboulaient à 25-30 nœuds, donc nous avions le cœur au bord des lèvres », a admis Gustav Petterson.
Du coté de Jason Carroll et du team ARGO, très satisfaits de leur performance Marseillaise, ils ont atteint leurs objectifs en prenant la place en tête du championnat owner-driver (les « propriétaires-barreurs ») à Pierre Casiraghi et son équipe Malizia – Yacht Club de Monaco, et en terminant quatrièmes au classement général final du GC32 Racing Tour 2016. « Mais je suis encore plus ravi d’avoir terminé second au classement général du Marseille One Design, c’est vraiment super et je suis très fier de notre équipe d’avoir réalisé cette performance », a commenté Jason Carroll, double champion du Monde de Melges 32, une classe de monocoques extrêmement compétitive. « Le classement owner-driver est aussi une belle récompense, qui ne s’est décidée que lors de cette dernière épreuve, et nous avons fait ce que nous devions. »
Aujourd’hui, Jason Carroll n’a pu reproduire de victoire sur une manche comme hier avec son équipe, mais il a terminé la plupart du temps dans le haut du tableau. « C’était vraiment fun aujourd’hui, nous avons passé une très bonne journée. C’était super, même après des départs médiocres, de pouvoir batailler avec les autres bateaux pour reprendre une ou deux places. »
Avec le Britannique Alister Richardson à la tactique, le régleur de grand-voile à bord d’Argo, Anthony Kotoun, a observé qu’aujourd’hui, et dans des conditions plus musclées, le succès venait de pouvoir exploiter les bonnes bascules de vent. Sinon que c’était « les conditions les plus normales que nous ayons eues pour régater cette saison… »
Le Manager du GC32 Racing Tour 2016, Christian Scherrer, conclut : « c’était un très beau final aujourd’hui pour la saison 2016 du GC32 Racing Tour. C’est fantastique de constater à quel point le circuit s’est développé cette année, et j’aimerais remercier toutes les équipes et les partenaires qui nous ont soutenus cette année. Nous avons hâte d’avoir une saison encore un cran au-dessus en 2017. Il y a déjà beaucoup d’intérêt pour l’année prochaine, et nous annoncerons plus d’infos à ce propos la semaine prochaine. »
Pierre Casiraghi termina 6e place au classement général du GC32 Racing Tour. Une belle place pour l’équipe qui réalisait sa première saison en GC32 même si elle aurait pu terminer sur le podium avec plus de réussite.
Entouré de Sébastien Col, Boris Herrmann, Richard Mason et d’Adam Piggott, le jeune Monégasque qui barrait pour la première fois un GC32 a fait preuve d’une belle capacité d’adaptation et de progression. Au fil des régates, Malizia, le GC32 du Yacht Club de Monaco, a rivalisé avec les meilleurs équipages en comptabilisant deux victoires de manche, trois manches de 2e et dix de 3e.
« Je tiens à remercier toute l’équipe. Cette saison était vraiment fantastique et pleine de découvertes » commente Pierre Casiraghi. « Il faut continuer à progresser. Nous allons travailler pendant l’hiver, pour être prêts pour la prochaine saison. » poursuit le Monégasque qui a décidé de convier trois autres équipages de GC32 à participer aux Monaco Sportsboat Winter Series.
A l’initiative de Pierre Casiraghi, quatre GC32 dont Malizia viendront pour la première fois se confronter à Monaco, en novembre (11-13) et décembre (9-11), alternant régate en flotte et match race sur les même parcours que ceux de l’America’s Cup. Frissons garantis !
Initiés depuis 2013, ces régates hivernales de préparation mises en place par le Yacht Club de Monaco entre octobre et mars connaîssent un grand succès auprès des équipages de monotypes (J/70, Melges 20) qui établissent leur base en Principauté.
C’est sous voile que Malizia rejoindra lundi Monaco pour faire son entrée à 17h00, dans le port et s’amarrer devant le Yacht Club de Monaco. Une véritable passion pour la voile et le plaisir de “voler” qu’il fera partager le mercredi 19 octobre aux jeunes de la Section Sportive et membres du Yacht Club de Monaco avec l’organisation d’une conférence sous forme d’échange et d’expérience suivie par une sortie en mer avec l’équipage de Malizia… Un véritable privilège pour ces jeunes régatiers.
Puis, Pierre s’envolera pour rejoindre l’équipage de Giovanni Soldini et son multi Maserati pour prendre le départ le 22 octobre prochain de la Rolex Middle Sea Race. Pierre n’a pas fini de “foiler”…
Bonne nouvelle pour Louis Burton. Il resigne pour 4 ans avec Bureau Vallée avec en ligne de mire la Route du Rhum 2018 et le Vendée Globe 2020 et annonce le rachat du bateau d’Armel Le Cleac’h à son retour de ce Vendée.
Louis Burton et Bureau Vallée, la belle histoire
Séduit par le profil de jeune entrepreneur parisien souhaitant réaliser son rêve, Bureau Vallée est devenu le partenaire titre de Louis Burton en Octobre 2010, moins d’un mois avant le départ de la Route du Rhum. Pari osé, puisque c’était la première transat de Louis, sur un vieux Class40.
Dès 2011, le projet a pris de l’ampleur avec l’arrivée d’un IMOCA. Depuis Louis et Bureau Vallée n’ont raté aucune course majeure du circuit, avec à la clé des résultats intéressants dans un projet tourné vers l’apprentissage et la montée en compétitivité. Le Vendée Globe qui se profile marquera la dernière étape du projet actuel, avant de viser plus haut dès la saison 2017 avec l’arrivée d’un bateau à foils de dernière génération.
Bruno Peyroles, fondateur et PDG de Bureau Vallée nous explique les raisons de ce nouveau projet :
« Après 6 belles années de partenariat avec Louis, se concluant sur ce Vendée Globe, nous avions 2 options : arrêter ou renouveler l’histoire et monter en puissance sportivement.
Louis et son équipe nous ont présenté l’opportunité de reprendre Banque Populaire 8 et de construire un projet sportif et médiatique autour de ce bateau de dernière génération dont le potentiel a déjà commencé à faire ses preuves.
Cette belle & forte opportunité a séduit le groupe représentant les magasins du réseau Bureau Vallée. Cette nouvelle ambition pour notre projet voile accompagne la croissance de notre réseau (200 magasins en 2012, près de 300 en 2017 dans 4 pays sur les 3 grands océans).
Louis et l’esprit de la course au large nous correspondent bien. L’aventure, le dépassement de soi, l’engagement dans un sport durable, l’esprit d’entreprendre d’un skipper et de son équipe, sont autant de valeurs qui sont chères à nos yeux.»
Objectif : podium / Un nouveau challenge
Le Vendée Globe 2016 sera donc la dernière course que Louis fera sur son IMOCA de la génération 2008. Il n’en reste pas moins clé dans le développement de son parcours de marin.
« Le Vendée Globe est le graal, d’autant plus pour moi qui n’ai pas terminé lors de ma première tentative. Je ne connais pas les mers du Sud, et j’aborde cette nouvelle édition avec l’envie de découvrir, de terminer, et de continuer à engranger de l’expérience. Si tout se passe bien, l’année prochaine, je volerais sur l’eau avec Bureau Vallée avec en tête l’idée de jouer les podiums et la victoire. Mon partenaire m’offre l’opportunité incroyable de continuer à exercer ma passion et mon métier dans un cadre serein & ultra motivant, avec un bateau de dernière génération développé par une équipe et un skipper reconnus pour leur sérieux, leur efficacité et leur compétitivité. Ses résultats parlent déjà d’eux mêmes. Après, je reste concentré sur le Vendée Globe qui arrive à grand pas. Quelque part, je suis encore plus serein maintenant que je sais qu’un projet très excitant m’attend dès l’année prochaine. Au final, cette année comme les prochaines, je serai fier de porter haut les couleurs de Bureau Vallée » a déclaré le skipper Bureau Vallée.
La suite du programme est simple : Louis et son équipe vont désormais enchainer les navigations afin de finaliser la mise au point des nouveautés et de toutes les pièces neuves à bord. Le bateau ne retournera pas en chantier d’ici au Vendée Globe, il s’agit maintenant de naviguer et de continuer à forger une relation skipper / bateau déjà très solide. En plus des navigations de préparation, Louis participera également au Trophée Azimut fin septembre à Lorient. Après ça, le départ vers les Sables d’Olonne arrivera très vite, puisque les bateaux doivent être arrivé à Port Olonna le 14 octobre.
Programme prévisionnel 2017 – 2021
Transat Jacques Vabre 2017 & 2019
Route du Rhum 2018
Vendée Globe 2020 – 2021
Les arrivées se sont succédées à Port Olona et la flotte est presque au complet. 28 IMOCA sur 29 (Sébastien Destremau devrait arriver vers le 1920 octobre) sont amarrés aux Sables d’Olonne depuis cette nuit. En moins de 24 heures, 23 bateaux ont embouqué le chenal des Sables, la majorité des concurrents étant arrivée dans la journée d’hier, jeudi 13 octobre. Au milieu de la nuit, Banque Populaire VIII, Le Souffle du Nord pour le Projet Imagine, Safran, 100% Natural Energy et Quéguiner-Leucémie Espoir ont clôturé le bal des amarrages. Depuis hier, le public est déjà présent pour saluer les solitaires et leurs monocoques. C’est parti donc pour trois semaines de fête au cœur du Village du Vendée Globe qui ouvre ses portes demain samedi à 10h…
« Tous les bateaux sont désormais amarrés au ponton du Vendée Globe, sauf un qui a reçu une dérogation, le TechnoFirstfaceOcean de Sébastien Destremau, qui avait cassé son mât et a dû réparer tardivement », indiquait ce vendredi matin Jacques Caraës, Directeur de Course, présent pour accueillir chaque marin à son arrivée au ponton. « Les cinq derniers bateaux sont rentré la nuit dernière. Aujourd’hui, on est au complet, tout s’est bien passé et le premier briefing des teams managers a lieu cet après midi à 15h. Sébastien Destremau est actuellement le long des côtes portugaises. Tout se déroule parfaitement bien ! »
Il règne depuis hier une certaine fébrilité aux Sables d’Olonne, comme si le compte à rebours avait commencé avant le grand départ, dimanche 6 novembre à 13h02. D’ici là, les marins vont jongler entre les obligations de communication, le repos et la concentration à maintenir. Le public, lui, va pouvoir s’imprégner de l’ambiance et laisser voguer son imaginaire.
Le grand moment sera l’inauguration du village du Vendée Globe demain samedi à 10h en présence de Yves Auvinet (Président de la SAEM Vendée), Bruno Retailleau (Président de la Région Pays de la Loire), Didier Gallot (Maire de la Ville des Sables d’Olonne) et Pascal Cadorel (Directeur de la Communication de Sodebo). Pour la coupure du ruban et la photo générale, les personnalités officielles seront accompagnées des 28 skippers actuellement présents aux Sables d’Olonne. Les marins pourront ensuite vaquer à leurs occupations pendant que le cortège sillonnera les installations du Village, avant de retrouver les marins à 11h30 pour la visite du ponton. La traditionnelle photo officielle des skippers se déroulera une heure plus tard, devant le ponton de Port Olona.
Pour rappel, le Village sera ouvert tous les jours du 15 octobre au 6 novembre, de 10h à 20h. Des nocturnes seront organisées chaque samedi jusqu’à 22h (15 octobre, 22 octobre, 29 octobre, 5 novembre).
Ils ont dit : Fabrice Amedeo (NewrestMatmut) : « Quel bonheur d’être ici. C’est déjà une belle victoire d’être amarré aux Sables d’Olonne et de se dire que dans un peu plus de trois semaines, on larguera les amarres pour le tour du globe. J’ai ressenti une forte émotion en arrivant dans le chenal ! ».
Romain Attanasio (Famille MaryEtamine du Lys) : « J’ai quitté la maison un peu stressé, du coup, c’était la guerre pendant le convoyage et on a eu beaucoup de vent. Je suis heureux d’être enfin arrivé aux Sables. »
Jérémie Beyou (Maître CoQ) : « C’était un super convoyage avec des conditions idéales de nordest. Nous sommes partis à 9h de Lorient et on est arrivé à 13h jeudi. Les trois semaines à venir sont calées, mais je vais rester concentré sur le départ de la course. »
Jean Le Cam (Finistère Mer Vent) : « Enfin aux Sables ! Cela n’a pas été simple d’arriver jusque là. Voilà, on y est, et on sera prêt pour le départ. »
Sébastien Josse (Edmond de Rothschild) : « La pression va doucement monter en puissance, mais je suis serein et prêt pour les sollicitations des jours à venir, c’est intégré dans ma préparation. »
Stéphane Le Diraison (Compagnie du LitBoulogne Billancourt) : « On a fait les dernières vérifications et le bateau me donne entière satisfaction. Pour moi, c’est une victoire d’être ici, c’est assez surréaliste même, l’accueil des Sablais est incroyable. »
Tanguy De Lamotte (Initiatives Cœur) : « Il y a plus de bateaux qu’il y a quatre ans sur le ponton, ça va être une belle édition, on sent l’excitation de l’événement avec cette ferveur des Vendéens. Je commence à sentir les souvenirs du dernier Vendée Globe qui remontent. »
Alan Roura (La Fabrique) : « Franchement d’arriver ici, c’est magique ! On a travaillé 24h sur 24 pour en arriver là. Je ne sens pas de pression, mais je ne réalise pas bien ce qui m’arrive. »