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Première nuit

Sailing aerial images of the IMOCA boat St Michel - Virbac, skipper Jean Pierre Dick (FRA), during a solo training strong wind for the Vendee Globe, off Belle-Ile in South Brittany, on September 16, 2016 - Photo Yvan Zedda / St Michel-Virbac / Vendée Globe Images aériennes de l'IMOCA St Michel - Virbac, skipper Jean Pierre Dick (FRA), pendant un entrainement au Vendée Globe par vents forts, au large de Belle-Ile, le 16 Septembre 2016 - Photo Yvan Zedda / St Michel-Virbac / Vendée Globe

Le tracé en ligne directe vers le Cap Finistère à la moyenne de 15 nds ne dit rien de la première nuit passée par les 28 skippers qui se sont élancés hier des Sables d’Olonne. Une nuit pourtant qui a dû ressembler à celle d’une étape de la Solitaire du Figaro. Une veille constante pour éviter la collision avec d’autres bateaux, un rythme à prendre pour se mettre dans la course, un vent très instable variant considérablement entre douze et trente nœuds et en direction de plusieurs dizaines de degrés

En tête ce matin après 20h de course, le trio Armel Le Cleac’h (Banque Populaire), Jean-Pierre Dick (StMichel-Virbac) et Alex Thomson (Hugo Boss). Trois foilers qui ont pris dès le départ un cap plus sud que les autres et qui engrangent les dividendes maintenant. Ils avancent 1 à 2 nds plus vite et touchent un meilleur vent devant en creusant l’écart. Derrière les autres favoris sont là. Si l’on n’est pas étonné de voir Vincent Riou (PRB), Sébastien Josse ((Edmond de Rothschild), Paul Meilhat (SMA), Morgan Lagravière (Saffran), Jérémie Beyou (Maitre CoQ) et Yann Eliès (Quéguiner-Leucémie Espoir), il faut saluer la présence de Tanguy de Lamotte (Initiatives Coeur), Thomas Ruyant (Le Soufle du Nord), Jean Le Cam (Finistère Mer Vent), Bertrand de Broc (MACSF) et Louis Burton (Bureau Vallée) qui suivent le rythme.

Un second peloton s’est formé emmené par Kito de Pavant (Bastide Ohio). Celui-ci a perdu un temps précieux cette nuit avec une voile. Il emmène un groupe de 5 coureurs Fabrice Amadeo (Newrest-Matmut), Stéphane Le Diraison (Compagnie du Lit), Arnaud Boissière (La Mie Câline), Conrad Colman et Shiraishi. Si le premier groupe a avalé les premiers milles à 14-15 nds de moyenne ce groupe avance à 12-13 nds.

Enfin un troisième groupe à 90 milles du leader compte Nandor FA, Wilson, Alan Roura, Romain Attanasio, O’Coineen, Eric Beillon (Comme un Seul Homme) . Sébastien Destremeau (Face Ocean Technofirst) est parti sur une trajectoire très sud. A noter la présence dans ce groupe de Peter Heerema qui joue sans doute la prudence et avance à 10-11 nds de moyenne.

Si ce premier jour de course a offert des conditions clémentes aux skippers, ce n’est pas le cas pour Didac Costa (One Planet One Ocean) contraint juste après le départ de revenir au port pour un problème de tuyau de ballast. Il devrait pouvoir réparer et repartir.

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Revivez le départ du Vendée Globe 2016

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Bon début pour Tanguy

Photo: Pierre Le Targat

Quelques heures après le départ, 50 milles parcourus, Tanguy de Lamotte est 9e et réalise un bon début de course. « Etre aussi heureux et libéré que j’ai pu l’être sur le Vendée Globe 2012 ». C’est ce que répond le navigateur Tanguy de Lamotte lorsqu’on lui demande ce qu’on peut lui souhaiter pour son deuxième Vendée Globe.
Coup d’œil sur l’état d’esprit du skipper d’Initiatives-Cœur quelques minutes avant la mythique remontée du chenal des Sables d’Olonne où plus de 350 000 personnes sont venues acclamer ces aventuriers des temps modernes.

Il y a 4 ans, après une acquisition tardive du fameux Pingouin, une préparation qui se comptait en mois seulement, Tanguy prenait le départ de ce qui allait devenir sa première course en solitaire en IMOCA. Ce matin, à l’aube de ce nouveau défi, c’est un Tanguy bien plus serein et confiant qui foulait les pontons de Port Olona : « ça fait des mois qu’on attend ce moment, mon équipe a beaucoup travaillé pour arriver à ce stade de préparation. Maintenant on savoure chaque instant. Avec ces conditions météo, le spectacle va être magnifique ! »

Mais pourquoi y retourner ?
Parce que c’est certainement la plus belle aventure humaine qui existe, la plus belle course à la voile comme la plus folle. Une épreuve taillée pour des marins talentueux et tenaces. Des adjectifs qui définissent bien Tanguy, seul navigateur à avoir bouclé toutes les courses dont il a pris le départ depuis 2012, Vendée Globe y compris.

Qu’est ce qui a changé ?
Papa d’un petit Billy depuis presque deux ans, l’émotion était intense au moment de la séparation. On peut assez facilement le comprendre, d’autant plus que notre skipper au grand cœur sait désormais dans quoi il s’embarque, il connaît la difficulté de cette course. C’est donc, souriant mais concentré qu’il a largué les amarres. Au moment de couper la ligne, Tanguy a pris un excellent départ, prenant les devants avec Kito de Pavant (Bastide Otio), Paul Meilhat (SMA) et Vincent Riou (PRB).

Et l’engagement pour Mécénat Chirurgie Cardiaque ?
Toujours au cœur du projet, plus palpitant que jamais ! Véritable source de motivation pour Tanguy, le projet « 1 clic = 1 cœur » (qui a permis de sauver 77 enfants atteint de malformations cardiaques depuis 2012) continue sa course folle. A chaque nouveau fan de la page Facebook Initiatives-Cœur, les sponsors-mécènes, Initiatives et K-LINE donnent 1€ à l’association Mécénat Chirurgie Cardiaque. D’autres moyens sont mis en place pour prolonger cette chaine de solidarité, comme la possibilité de faire un don sur le stand Initiatives-Cœur installé sur le village aux Sables d’Olonne jusqu’à ce soir. En place depuis le 15 octobre, 120 000€ de dons ont été enregistrés, une mobilisation extraordinaire et absolument inattendue ! Alors que le départ vient d’être donné, l’action d’Initiatives-Cœur permet déjà de sauver 12 enfants.

Et maintenant ?
A terre, c’est désormais l’attente, suspendu aux classements et aux prochaines nouvelles du bord. Le grand public va pouvoir se consoler avec un reportage exclusif proposé par Sept à Huit ce soir dès 18h30 sur TF1. L’occasion de découvrir les conditions extrêmes vécues par un solitaire. Intitulé « Tempête » le reportage a été réalisé à bord d’Initiatives-Cœur lors de la transatlantique New-York < Les Sables (bouclée en 6ème position le 10 juin dernier). A ne rater sous aucun prétexte !

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Départ parfait de Vincent Riou

Vincent Riou est arrivé un peu avant 10h ce matin sur le ponton du Vendée Globe entouré de sa famille, de ses amis et de ses partenaires. Pour son quatrième départ du tour du monde, le skipper du monocoque vendéen a profité pleinement de ses dernières minutes à terre. Il a même pris le temps d’aller saluer plusieurs de ses concurrents comme Armel Le Cleac’h, Romain Attanasio ou encore Arnaud Boissières. Jérémie Beyou est quant à lui passé sur PRB quelques minutes avant de larguer les amarres. Les deux hommes, amis dans la vie, se sont serrés longuement, chacun souhaitant à l’autre de tracer une belle route autour du monde. « Fais attention à toi » a susurré Vincent à un Jérémie les yeux embués par l’émotion.

Un dernier encouragement de S.A.S Albert de Monaco puis, Vincent et son équipe ont libéré le monocoque. Il était 10h42 précises et PRB était, comme prévu, le dernier à rejoindre la zone de départ. Une nouvelle fois, le chenal des Sables d’Olonne a tenu toutes ses promesses. Depuis le milieu de la nuit, le grand public s’était amassé sur les digues. Ils étaient près de 350 000 à dire un dernier au revoir aux solitaires ! A l’avant de son monocoque, Vincent a salué la foule pendant toute la remontée. Plusieurs minutes d’une émotion intense qui n’a lieu qu’ici aux Sables d’Olonne à chaque départ de Vendée Globe.

Puis PRB s’est dirigé vers la zone de départ. Sur le plan d’eau, le décor était tout simplement époustouflant : des centaines de bateaux spectateurs, un soleil éclatant et un vent de secteur Nord-Ouest de 12-15 nœuds… A 12h58 les derniers équipiers ont quitté PRB. Puis à 13h02, c’est seul à bord de son monocoque que Vincent s’est élancé pour le Vendée Globe. Tribord amure sous grand-voile haute et J1 (foc d’environ 130 m²) et positionné sur la droite de la ligne de départ (au vent), le skipper de PRB a rapidement pris les commandes de la flotte avec Bastide Otio (Kito de Pavant), SMA (Paul Meilhat). Dans des conditions météo favorables à son 60’, Vincent a réussi à gagner plusieurs longueurs sur ses adversaires durant les premières minutes de course, se frayant ainsi une route dégagée malgré la multitude de bateaux accompagnateurs. Un départ comme il en rêvait, tout simplement ! Devant les étraves de PRB s’ouvre un nouveau tour du monde. Le match est désormais lancé et Vincent est prêt pour vivre sa course avec intensité comme il le disait ce matin sur le ponton.
Interview de Vincent Riou au départ du ponton ce matin

« J’ai passé une bonne nuit et ai bien dormi. Nous ne sommes jamais habitués à un départ de Vendée Globe. C’est un moment fort en émotion et compliqué entre les au revoirs à la famille, le fait de ne pas pouvoir voir tout le monde. Mais bon dans quelques heures, nous aurons quitté tout ça et on vivra d’autres choses aussi intenses. Ça va être comme ça pendant plusieurs mois mais tout sera oublié en rentrant ».

Classement à 16h
1- Edmond de Rothschild (Sébastien Josse)
2- St Michel Virbac Paprec (Jean-Pierre Dick) à 0,11 nm
3- PRB (Vincent Riou) à 0,51 nm
4- Banque Populaire VIII (Armel Le Cléac’h) à 0,77 nm
5- Maitre Coq (Jérémie Beyou) à 1,37 milles
….

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Départ raté pour le Vendée Globe virtuel

Philippe Guigné le fondateur de Virtual Regatta nous l’avait confié il y a un mois, nous serons prêt pour le départ. Malheureusement, pour beaucoup d’entre vous, il a été très difficile de se connecter et lancer son bateau.
Dommage, ce problème de charge survient à chaque départ du Vendée Globe et casse la magie du jeu. Seuls ceux qui avaient procéder à leurs réglages avant le départ pouvaient être sereins. Le bateau Magcourseaularge est parti. Nous avons eu 5mm de connexion vers 15h sur le web. En revanche, cela semble plus facile de se connecter sur mobile. L’interface est la même.
Plus de 256 000 bateaux sont pour l’instant inscrits. Un chiffre qui devrait augmenter dans les prochains jours.
Le bateau magcourseaularge était 27000è à 14h30. Nous sommes 54604e. Pas d’inquiétude. Nous filons droit sur le Cap Finistère à 13 nds cap au 250°.
Nous avons acheté toutes les options avec le pack 24,99 €. Pour 3 mois, l’investissement ne nous parait pas énorme. Avec cela nous avons les waypoints et le réglage auto des voiles. Avec les vents mis à jour en temps réel, c’est plus pratique. N’hésitez pas à partager avec nous vos expériences en commentaires…

MAJ 18h56 : Le site est en maintenance : On peut lire sur la page FB de VR / Une opération de maintenance est actuellement en cours. Le site sera à nouveau opérationnel dans quelques minutes. Pendant cette indisponibilité, vos bateaux ne seront pas stoppés. nous vous remercions pour votre patience.

A 17h : Depuis le départ de la course, et du record vous êtes nombreux à rencontrer des difficultés d’accès sur nos jeux. Notre équipe met actuellement tout en oeuvre afin de rétablir un plein accès pour tous les participants. Tous les bateaux sont bien partis des Sables d’Olonne naviguent actuellement dans le Golfe de Gascogne. Nous vous prions de nous excuser pour l’avarie rencontrée actuellement par notre plateforme.

 

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Jérémie Beyou, trouver ses marques rapidement

©Eloi Stichelbaut / Maître CoQ

Jérémie Beyou part pour la gagne. Les conditions qui s’annoncent sont idéales pour son bateau et son tempérament.

JB : « Troisième départ de Vendée Globe et toujours autant d’émotions. J’ai répété jusqu’à maintenant que je n’allais pas pleurer… Bon, c’est raté ! C’est une course vraiment à part, ça se vérifie ce matin. Le plus dur c’est de quitter les pontons. Même si j’ai pris de l’avance en quittant ma famille il y a déjà quelques jours, il y a les amis aujourd’hui qui sont là et mon équipe avec laquelle je vis depuis 4 ans intensément. Ce sont des moments très forts et pas si simples à vivre. »

JB : « Le départ devrait être plutôt tranquille. On va faire face à un Golfe de Gascogne assez rapide, vent de travers. Plutôt facile a priori mais il y aura beaucoup de trafic donc il faudra rester vigilant. A mesure que l’on va se rapprocher de l’Espagne, ça deviendra plus technique, le vent va se renforcer, il y aura des changements de voiles à faire, puis du vent fort au portant. Jusqu’à mardi, on sera en mode Solitaire du Figaro, sans trop dormir. Ce n’est pas un début de course inquiétant, mais ce sera très technique donc il faudra être bien alerte. »

JB : « Je veux trouver mes marques au plus vite, ne pas faire de bêtises et ressortir devant. Si j’arrive à faire tout ça, je serai satisfait de mon début de course mardi ou mercredi. L’objectif sur ce Vendée Globe c’est d’abord de bien naviguer, comme je le fais depuis 3 ans, en trouvant un rythme qui permet à la fois de ménager le bateau Maître CoQ et faire la course devant, comme sur la dernière Route du Rhum (deuxième en 2014, ndlr) ou la New York – Vendée (premier en 2016, ndlr). Je sais que j’ai le bateau pour aller au bout et, si je vais au bout, je ne devrais pas être loin des premières places. »

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Thomas Coville à l’assaut du record

SODEBO ULTIM’, le trimaran de 31 mètres skippé en solitaire par THOMAS COVILLE, a franchi la ligne de départ du record autour du monde en solitaire dimanche 6 novembre 2016 à 14 heures 49 minutes et 52 secondes. Pour battre le record de Francis Joyon qui est de 57 jours 13 heures et 34 minutes, il devra avoir bouclé la boucle avant le mardi 3 janvier 2017 à 04 heures 22 minutes et 57 secondes.

Ce matin au Port du Château à Brest, les observateurs présents sur le ponton ont été impressionnés par l’état d’esprit serein et déterminé du skipper de Sodebo Ultim’, heureux de ce départ tôt en saison. Pour lui, c’est un atout.

Agé de 48 ans, Thomas Coville a largué les amarres vers 8h30. Le garçon, qui s’est préparé psychologiquement et physiquement depuis des mois, sait parfaitement ce qui l’attend et il a mis au point ce multicoque de 31 mètres par 22 mètres de large avec un objectif unique : avoir le support le plus performant pour devenir le solitaire le plus rapide autour du monde.

En partant aujourd’hui, le marin devrait bénéficier de conditions météorologiques optimales pour un solitaire sur la première partie du parcours qui va jusqu’à l’Equateur. Après tout de même sept tours du monde bouclés, le compétiteur confiait hier soir qu’il n’avait jamais rencontré une fenêtre aussi exceptionnelle même en équipage. La descente à travers le Golfe de Gascogne s’annonce rapide et rectiligne, proche de l’orthodromie et surtout sans trop de manœuvres à réaliser, celles-ci étant toujours très engageantes sur ces gigantesques bateaux, qui plus est quand on navigue en solitaire.

Sodebo Ultim’ devrait passer le Cap Finisterre la nuit prochaine.

Interview de Thomas Coville avant le départ :

« C’est une excellente fenêtre pour aller jusqu’à l’Equateur.
Jean-Luc Nélias m’a dit des fenêtres comme celle-ci, il y en une par an ou des fois pas du tout. Alors si tu me demandes en plus de faire la bonne route, d’être calé avec le CAC 40, la Ligue 1, la Ligue des Champions, les élections américaines, ça va être compliqué ! ».

« On est resté dans notre histoire. Et plus que cela, j’ai un sponsor qui m’a offert cette liberté de choisir quand je partais car ce sont des gens qui me respectent. Ils m’ont dit : « tu fais comme tu veux et tu pars au moment où tu le souhaites. Ce départ incroyable, à cette date incroyable, c’est aux gens de Sodebo que je la dois ».

« J’ai eu Armel Le Cléac’h et Vincent Riou au téléphone ces derniers jours, et ils n’étaient pas étonnés de me voir partir aussi. Je vais leur servir de station météo et permettre d’appréhender leur trajectoire pour savoir quel vent ils pourraient avoir en Atlantique Sud ».

« On est dans des temps à l’Equateur en moins de 6 jours ce qui est exceptionnel. Depuis trois jours, l’enchaînement avec l’anticyclone Sainte-Hélène pourrait nous emmener au Cap de Bonne Espérance entre 13-14 jours. Il ne fallait donc pas hésiter à partir aujourd’hui.»

« Il y a 10 ans, on nous prenait pour des fous de partir autour du monde en multicoque. Par rapport aux précédentes tentatives, je me sens beaucoup plus confiant, avec plus d’expérience et mieux armé avec Sodebo Ultim’. J’ai de l’expérience avec ce bateau, qui a aussi l’âme de Geronimo, et il a déjà fait le Tour (avec Olivier de Kersauson et son équipage 2004). Nous sommes des pionniers, on ouvre des voies comme les alpinistes en montagne.»

« Une Arrivée avant le 31 décembre ? Je ne partirais pas aujourd’hui si je ne pensais pas que je pouvais le faire. Ce record, il fait partie de mon histoire. Il est à ma portée. J’aimerais bien passer le nouvel an avec vous tous !»

« Chaque départ est différent. C’est toujours aussi émouvant, difficile de s’extraire et je ne me suis jamais senti aussi aligné par rapport à tout le travail que nous avons fait.
Ce record, j’y pense tout le temps. C’est un beau chrono. C’est la même barre que celle des 6,16m, celle que Renaud Lavillénie arrive à passer, faisant tomber le record détenu depuis des années par Sergei Boubka ».

« Pour traverser le golfe de Gascogne, on va avoir un ciel de Nord-Ouest avec des grains puissants jusqu’au Cap Finisterre. Je devrais passer le Cap Finisterre dans la nuit, demain matin au large du Portugal, pour débouler vite vers les iles Canaries. On devrait passer l’Equateur dans les temps du record en fin de semaine ».

De belles histoires à partager

Depuis les Sables d’Olonne, tandis qu’elle saluait les 29 marins qui quittaient un à un le ponton du Vendée Globe, Patricia Brochard qui co- préside Sodebo aux côtés de ses sœurs, gardait un œil grand ouvert sur ce qui se passait simultanément à Brest.
« Ces marins sont vraiment tous exceptionnels et c’est ce monde authentique qui nous a attiré. Il y a un vrai respect entre eux et on sent que ce qui importe à tous ces grands compétiteurs, c’est l’aventure qu’ils vivent et les belles histoires qu’ils partagent. Leur état d’esprit fait du bien.

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Départ de Thomas Coville

Thomas Coville se défendrait presque de partir en même temps que les 29 concurrents du Vendée Globe. La fenêtre météo lui parait idéal pour partir et c’est ce qu’il a fait peu avant 15h ce dimanche. Il devrait rattrapper les Imoca assez rapidement dont certains skippers semblent s’en réjouir heureux d’avoir devant eux un Thomas éclaireur de route.
Suivez la carto du Course au Large.

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Bon départ pour Pieter Heerema

@ Jacques Vapillon

Le navigateur Hollandais Pieter Heerema est dans le rythme et vit désormais un incroyable challenge personnel à bord de son Imoca 60 No Way Back sur ce tour du monde en solitaire, sans escale et sans assistance.

En quittant le quai, ce matin à 9h18 TU précises, la foule était à nouveau présente pour encourager le premier navigateur Néerlandais engagé sur cet événement. Egalement soutenu par sa famille et ses proches, Pieter est apparu souriant et heureux sur les pontons de Port Olona : «J’ai passé une excellente nuit » a déclaré Pieter « Avec mon équipe, nous attendons ce moment depuis longtemps et je suis maintenant impatient d’être sur la ligne de départ. La météo sera parfaite avec 12 à 15 noeuds de vent de nord et un grand soleil. C’est un peu moins venté que prévu mais idéal pour commencer cette épreuve. »

Si pour l’équipe de No Way Back cette journée de travail ressemble à toutes les autres, l’émotion était toutefois bien plus présente que d’habitude. « Pieter est resté fidèle à lui-même et identique aux autres jours » explique Antoine Mermod directeur de l’équipe technique. « Il est très concentré sur sa course. Pour nous tous, cette journée est le résultat de 2 ans et demi de travail acharné, de la construction du bateau à cette ligne de départ. L’équipe a fait un travail formidable et nous souhaitons de bons vents à Pieter sur cet incroyable défi “.

 

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Arnaud Boissière dans le tempo

Aerial image bank of the IMOCA boat "LA MIE CALINE", skipper Arnaud Boissieres, in La Rochelle, on august 09, 2016 - Photo Olivier Blanchet / La Mie Caline

Incisif et bien placé, le skipper de La Mie Câline était dans un bon tempo, pointant dans le peloton de tête emmené par un Vincent Riou (PRB) impérial. Retour sur les temps forts d’une grande journée.
Il y eut d’abord le ponton. Avec cette grappe humaine qui se déplace comme une onde venant du large au fur et à mesure que les premiers concurrents larguent les amarres. Avant d’être touché par la vague sur le coup des 10 heures, Arnaud peut profiter un long moment de ses proches, sponsors et amis venus faire un dernier au-revoir. Arrivé à 9 heures en semi-rigide, il fait un dernier point météo avec son équipe, reçoit les conseils avisés de Ronan Guérin, ancien complice Figariste et choisit de déplacer le grand gennaker sur le pont, anticipant une météo un peu plus faiblarde que la veille.

Le skipper de La Mie Câline reçoit naturellement quelques visites protocolaires et d’autres plus insolites, lorsque par exemple le truculent Enda O’Coineen, skipper de Kilcullen Voyager-Team Ireland, débarque, casquette sur la tête et barrot de chaise au bec, lui souhaiter bonne chance ! Volutes de fumée dispersées, Vincent Riou délaisse un moment son PRB pour venir lui aussi embrasser Arnaud, ce concurrent dont il a souvent croisé la route et qu’il respecte.

En route pour… les Sables d’Olonne
A 10h10, Guillaume Le Fur, boat Captain de La Mie Câline donne le signal du départ. En route donc pour les Sables d‘Olonne ! Cali peut lever les bras debout sur le rouf, une première bataille est bel et bien gagnée. A bord, David Giraudeau, directeur général de La Mie Câline continue de s’émerveiller devant cette foule mais n’a encore rien vu. Inondé de monde et de soleil, le chenal réserve quelques minutes plus tard des moments de partage exceptionnel.
10h30 : Grand-voile hissée, les 10-12 nœuds de Nord sont bien au rendez-vous. Un à un, les accompagnateurs débarquent sur les semi-rigides pendant que La Mie Câline rejoint la zone de départ au portant en testant le J1, grand génois qui court de l’étrave à la tête de mât. A l’intérieur, l’arbre d’hélice du moteur est plombé par l’équipe technique.
12h30 : Guillaume Le Fur et Alexandre Carraro quittent le bord.
12h50 : Arnaud est (enfin) seul. Il déroule son J1 et se positionne sous le vent de la ligne, bien calé entre Bastide Otio (Kito de Pavant) et le Souffle du Nord (Thomas Ruyant)
13h02 : Top départ ! La ligne est coupée trop tôt par MASCF (Bertrand de Broc) qui doit faire demi-tour. Arnaud lance La Mie Câline, assez bien décalé sous le vent profitant d’une mer pas trop agitée par les concurrents et les semi-rigides. Il pointe à la 8ème position. La flotte est emmenée par PRB de Vincent Riou qui creuse dans l’air frais (non perturbé par les voiles de concurrents) sur ses poursuivants.
C’est donc parti pour quelque 25 000 milles ! Même si la route est longue, un bon départ ne se refuse pas. Clairement dans le match, notamment au sein du groupe des bateaux de génération 2008 (seul Tanguy de Lamotte et Thomas Ruyant lui brûlent la politesse), Arnaud va maintenant répéter le scenario des prochaines heures. Dans l’après-midi, le vent va forcir graduellement. Il faudra avant la nuit envoyer le J2 (plus petit) puis affaler le J1, manœuvre toujours scabreuse sur la plage avant. Et surtout rester lucide pour choisir la bonne voile de portant (gennaker ou spi ?) demain matin à l’approche du cap Finisterre après une nuit sans doute glaciale…
Premier bilan jeudi où les bateaux auront en théorie passé les îles Canaries.

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