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Semaine affoilante, l’évènement foil

La semaine affoilante a commencé mercredi et l’organisation est bien rôdée à l’ENVSN pour accueillir le public avec le Team LSA , co-organisateur. S’il y avait peu de personne près de l’eau, le public était nombreux pour assister au forum organisé par Eurolarge. Un forum où la thématique foil est exploré dans tous les domaines avec des intervenants experts dans leur domaine.

Eurolarge Innovation, cluster de la filière technologique de la course à la voile, basé à Lorient, a choisi la Baie de Quiberon et plus précisément l’ENVSN pour y organiser sa Foil Racing Conference. Pour la 2ème année consécutive, l’ENVSN a accueilli les adhérents d’Eurolarge Innovation. L’évènement foil, La Semaine Affoilante®, était une occasion toute trouvée pour que les professionnels de la pratique échangent dans l’endroit le plus approprié pour parler foil.

Jean-Yves Le Déroff, directeur de l’ENVSN, puis Thierry Verneuil, président du Conseil d’Administration ont prononcé un discours d’introduction, suivi de Jean-Claude Le Bleis, président d’Eurolarge Innovation. Le Team France Jeune, en route pour la Red Bull Youth America’s Cup, et qui s’entraîne à l’ENVSN, s’est présenté à l’assemblée.

Eurolarge Innovation avait également choisi de mettre en valeur le travail réalisé par l’ingénieur de recherche, Paul Iachkine, et de Yves Clouet, entraîneur du Team France Jeune pour l’ENVSN. Neilpryde, Kerfoils ou encore Horue sont également intervenus et exposent, par la même occasion, à La Semaine Affoilante®. Régulation des foils au large : l’asservissement est-il incontournable ? Telle était la question posée à Frédéric Monsonnec, membre du Team LSA, co-organisateur de La Semaine Affoilante®.

L’après-midi, les conditions de vent n’étaient pas propices à la navigation. Les stagiaires en formation kitesurf à l’Ecole Nationale de Voile et des Sports Nautiques en ont donc profité pour faire des démonstrations de kite tracté.

Le programme du vendredi 07 avril est quelque peu chamboulé par des conditions météo qui s’annoncent plus favorables le matin. Des créneaux de navigation sont donc mis en place de 8h30 à 10h. A partir de 10h30, l’ENVSN regroupe les professionnels des écoles de voile et sports nautiques pour son Foiling Forum avec pour thème « l’enseignement et l’entraînement des activités foil ».

De 14h00 à 17h00, il sera toujours possible d’essayer les supports nautiques, à condition d’être en possession de sa licence FFVoile. Des manches d’entraînements pour l’ACT III des Brittany Moth Series sont programmées à partir de 13h30. Si la météo est favorable, les runs de vitesse pour La Semaine Affoilante® seront lancés en parallèle.

Essais : inscriptions sur place

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70 équipages attendus pour la 8e édition des Voiles de Saint-Barth

La 8e édition des Voiles de Saint-Barth se déroulera du 10 au 15 avril prochain avec un beau plateau, parmi lesquels une quinzaine de Maxi, une quarantaine de Spinnaker, une demi-douzaine de Multi et une poignée de Melges 24. Tenants du titre, revenants, revanchards, petits nouveaux… tous tenteront de tirer au mieux leur épingle du jeu. La bagarre promet d’être belle à tous les étages. Petit tour d’horizon d’une flotte aussi éclectique que combative.

Les Maxi : un savoureux mélange de bêtes de course et de cruising-racing
Pas moins d’une quinzaine de bateaux constitueront la classe des Maxi lors de cette 8e édition des Voiles de Saint-Barth. Bêtes de course 100% carbone conçues pour battre des records ou avaler des tours du monde, mais aussi voiliers de luxe pensés à la fois pour le cruising et le racing : la flotte est éclectique et promet de belles confrontations surtout qu’en fonction des ratings des uns et des autres, on risque bien d’assister à quelques surprises. Sur le papier, en tous les cas, ils sont quelques-uns à pouvoir prétendre à la victoire. Pour commencer, on peut citer Rambler 88 dont le propriétaire, l’Américain George David, affectionne particulièrement les Voiles de Saint-Barth puisqu’il revient sur l’évènement pour la sixième fois cette année après ses participations en 2010, 2011, 2012, 2014 et 2015, ponctuées par quatre belles victoires (la dernière il y a deux ans, justement à bord de Rambler 88).

Il aura face à lui d’autres grands habitués de l’épreuve comme Selene, qui comme lui, fait son retour sur l’épreuve après une année d’absence. Ce Swan 80 skippé par l’Américain Tim Anderson monte régulièrement sur les podiums des plus grandes épreuves internationales. Il s’est d’ailleurs souvent illustré sur les Voiles puisqu’il a terminé 3e en 2012, premier en 2013, 4e en 2014 puis 2e en 2015 chez les Maxi 2. Autre Swan 80 engagé dans la compétition : Plis Play. Ce dernier sera, pour sa part, présent pour la première fois à Gustavia, mais comptera, assurément, comme l’un des concurrents à surveiller de près. Ses principaux faits d’armes ? Des places d’honneurs sur la Rolex Capri Sailing Week, la Volcano Race, la Swan Cup à Porto Cervo ou encore la Middle Sea Race, mais aussi des victoires dans le Swan Challenge Trophy ou la Phuket King’s Cup. Autre « petit » nouveau qu’il conviendra de ne pas sous-estimer : Sapphire III. Ce CNB 76 a récemment terminé 5e de la Saint-Marteen Heineken Regatta et pourrait bien titiller les moustaches des balèzes de la catégorie. Des balèzes parmi lesquels figurent, outre ceux cités précédemment, Prospector. Le tenant du titre chez les Maxi 2 revient cette année aux Voiles de Saint-Barth avec de grosses ambitions d’autant qu’il a remplacé son Carrol Marine Farr 60 par un Mills 68. L’an passé, il a décroché la 2e place en IRC dans la Fort Lauderdale – Key West puis la victoire dans la Pineapple Race. Autant dire qu’il ne sera pas là pour faire de la simple figuration. Idem pour Aragon. Déjà 3e lors de ses deux premières participations, en 2014 puis en 2015, ce Marten 72 espère bien faire mieux cette fois-ci et il est en forme. En décembre dernier, il a remporté le classement Overall puis la première place chez les IRC 0 dans la célèbre RORC Transatlantique.

Idem aussi pour Windfall et Highland Fling XI, respectivement 3e et 4e en 2016, ou encore pour Sojana, le plus grand voilier de cette édition 2017 des Voiles. Ce 115 pieds a déjà accroché les plus grandes courses à son palmarès, l’Antigua Sailing Week, la Transatlantic Maxi Yacht Cup, la Superyacht Cup, la Saint-Barth Bucket Regatta, la Saint-Marteen Heineken Regatta, entre autres. Il était présent lors des trois premières éditions de l’épreuve et a terminé sur le podium à deux reprises, en 2010 (2e) puis en 2011 (3e). Il signe cette année son grand retour sur l’évènement après quatre ans d’absence et espère bien tirer son épingle du jeu. Même chose pour PH3 dont l’équipage était déjà présent à Saint-Barth, l’an passé, à bord du TP 52 Conviction. Autres concurrents, et de taille, les Maxi 72 Bella Mente (champion du Monde de la série) et Proteus. Le premier, déjà présent en 2014 puis en 2015, année où il s’est octroyé la deuxième place chez les Maxi 1, vise clairement la victoire. Il a commencé la saison sur les chapeaux de roues en remportant haut la main la RORC Caribbean 600 à Antigua, en février dernier, s’imposant non seulement dans les classes CSA et CSA 1 mais également au classement Overall. Le second n’est pas en reste. Pour mémoire, il s’est illustré lors de la dernière édition des Voiles de Saint-Barth après une incroyable bagarre avec Momo et une victoire décrochée de justesse à l’issue du dernier bord de la dernière course. Il va sans dire qu’il compte bien conserver son titre en laissant le plus loin possible de son tableau arrière tous ses concurrents, y compris les trois VOR 70, SFS, Trifork / L4 et Warrior, engagés cette année.

Les Spinnaker : une foule de titres remis en jeu
C’est indiscutablement la catégorie la plus fournie de cette 8e édition des Voiles et comme chez les Maxi, la concurrence s’annonce coriace. Les plus sérieux ? Sans doute Fomo à bord duquel l’on retrouvera Lloyd Thornburg. L’Américain, vainqueur de l’épreuve en 2015 dans la catégorie des Multi, a l’ambition de s’imposer en monocoque cette fois, à bord d’un Fast 40 de chez Carkeek Design avec lequel il a déjà remporté, en mars dernier, la Habana Race. Sorcha sera assurément un client lui aussi. Deuxième en 2015 puis 3e en 2016 dans la catégorie des CSA 0, il tentera cette année de décrocher la première place mais regrettera sans doute la présence de l’autre TP 52 initialement prévu, Paprec Recyclage du Français Stéphane Névé. Ce dernier sera, en effet, finalement absent, la faute à la perte de son mât lors d’une session d’entraînement à la veille du coup d’envoi de la Miami Royal Cup (l’une des épreuves des 52 Super Series). « Nous avons cherché un espar de remplacement or, à l’heure actuelle, il n’en existe que deux dans le monde et le temps de les adapter à notre gréement, malgré toute la bonne volonté du monde, nous ne sommes malheureusement pas en mesure d’être prêts à re-naviguer avant le mois de mai », indique Jérôme Naquet du team tricolore. Autre pointure à suivre : Powerplay barré par Peter Cunningham. Déjà présents lors de l’édition 2012 des Voiles et vainqueurs en IRC avec leur 52 pieds, le propriétaire et ses hommes font leur retour avec un Swan 50 cette fois, mais avec toujours le redoutable Tony Rey aux commandes. Eux aussi ont déjà gagné les Voiles et reviennent avec de grosses ambitions : Lazy Dog, le Melges 32 du Portoricain Sergio Sagramoso, Eärendil, le Class40 de Catherine Pourre, Crédit Mutuel, le Sun Fast 3200 skippé par Marc Emig et Hervé Hejoaka, triple vainqueur de l’épreuve en 20013, 2015 puis 2016, en Spinnaker 3 d’abord puis en CSA 4 ensuite. S’il venait à gagner, il deviendrait alors le premier bateau de l’histoire des Voiles à inscrire son nom tout en haut de l’affiche pour la 4e fois consécutive. Dans tous les cas, les dés sont loin d’être jetés d’autant que de nouveaux arrivants comptent bien jouer leur carte, à commencer par Fortunata, un Solaris 50, bateau élu voilier de l’année 2017 par Sail Magazine, ou encore Earlybird, un Club Swan 50, véritable bête de course dessinée par le célèbre architecte Argentin Juan Koujoumdjian dont certaines des réalisations ont remporté les plus grandes courses, (les éditions 2005-2006, 2008-2009 et 2011-2012 de la Volvo Ocean Race entre autres).

Les Multicoques : une flotte éclectique
Catamaran ou trimaran, 30 ou 66 pieds, bateaux vintage ou bateaux dernier-cri : il y en aura pour tous les goûts parmi les multicoques engagés aux Voiles de Saint-Barth cette année ! A suivre particulièrement ? En premier lieu : Fujin. Dernièrement, il a remporté la Saint-Marteen Heineken Regatta en s’adjugeant trois victoires de manches sur quatre, et laissait ainsi peu de place à ses adversaires. Il espère faire de même lors des Voiles de Saint-Barth, du 10 au 15 avril prochain, et pour cela, on peut compter sur le talent de son skipper, Greg Slyngstad, d’autant que ce dernier connaît bien l’évènement. Il y a, en effet, déjà participé à deux reprises avec succès, en 2013 et 2015, à la barre de son J 125 Hamachi dans la classe Spinnaker 1. Il aura toutefois du fil à retordre face à R-Six. Mis à l’eau en avril 2016, ce HH 6601 a déjà fait forte impression sur les différentes épreuves auxquelles il s’est aligné. Il a notamment remporté la Multihulls Cup 2016 en février dernier puis terminé deuxième de la Saint-Marteen Heineken Regatta derrière un certain Morticia. Morticia qui sera également présent à Saint-Barth et qui compte bien confirmer les performances de ses nouveaux foils. Reste à voir, cependant, ce que les classements donneront en temps compensés, en particulier face à Triple Jack, le plus vieux bateau de la flotte. Du haut de ses 38 ans, ce dernier a encore son mot à dire. En 2016, il a reporté la Nanny Cay Cup mais aussi les Voiles de Saint-Barth avec trois victoires de manches sur trois ! Un sans-faute qu’il souhaite évidemment réitérer cette année !

Melges 24 : du suspense assuré
Chez les Melges 24, là aussi la bagarre promet d’être belle. Team Island Water World, le tenant du titre, revient cette année avec la ferme intention de le défendre. Régulièrement présent sur le championnat du Monde de la série, comme l’an passé à Miami (il a terminé 55e) il maîtrise son sujet sur le bout des doigts tout comme les spécificités du plan d’eau des Voiles de Saint-Barth. Et pour cause, non seulement il vient en « voisin », mais en plus il a déjà participé à l’épreuve à quatre reprises. Ses résultats : 2e en 2013, 3e, en 2014, 3e en 2015 et, on l’a dit, premier en 2016. Mais pour conserver son bien, il devra garder GFA Caraïbes dans son rétroviseur aussi souvent que possible. Deuxième de l’épreuve en 2015 puis en 2016, l’équipage de Nicolas Gillet revient pour la troisième fois consécutive sur la course avec l’ambition de s’imposer. Récents vainqueur de la Round Martinique Regatta, qu’ils avaient également remportée en 2016, le Martiniquais et sa petite bande ont aussi dernièrement terminé 2e de la Saint-Marteen Heineken Regatta derrière Gill Race Team mais devant Team Island Water World. Bref, ça s’annonce chaud autant que passionnant à tous les étages !

Les chiffres clés de la flotte :
3 : le plus grand nombre de victoires consécutives décrochées par Crédit Mutuel de Marc Emig
8 : Le plus grand nombre de participations à l’épreuve détenu par Raymond Magras. L’équipage de Speedy Nemo n’a, en effet, manqué aucune édition des Voiles depuis leur création, en 2010.
24 : en pieds, la taille du plus petit bateau des Voiles de Saint-Barth (les Melges 24).
70 : le nombre de bateaux inscrits pour cette 8e édition de la course.
115 : en pieds la taille du plus grand bateau de la flotte, le Farr 115 Sojana.
1000 : le nombre de marins sur l’eau pendant les Voiles.
1979 : année de construction de Triple Jack, le plus ancien bateau de la flotte.
2016 : l’année de mise à l’eau du voilier le plus récent, en l’occurrence R-Six (avril).

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Arkema 3 premier Mini 6.50 volant

C’est sans doute le proto mini qui a fait parlé le plus de lui depuis 8 mois avec son aile rigide, ses foils et une multitude d’autres innovations. Il prendra le départ de la LBSM après avoir passé avec succès les tests de jauge.

La saison sportive de Quentin Vlamynck à bord de son prototype Arkema 3 débutera officiellement le samedi 8 avril prochain à 11h, à l’occasion de la Lorient Bretagne Sud Mini. Courue en double, cette régate est réservée aux Mini 6.50. Le parcours de 150 milles nautiques (280 km) permettra d’engranger des milles qualificatifs pour la Mini Transat 2017. Ce sera la première épreuve du circuit pour le jeune skipper et son monocoque innovant. Pour manœuvrer cet étonnant prototype, Quentin sera épaulé par Lalou Roucayrol, soucieux de transmettre son expérience et son savoir-faire au jeune marin.
Un bateau mis au point et à la jauge !

La bonne nouvelle est arrivée en début de semaine. Après un convoyage vers Lorient, le Mini 6.50 Arkema 3 a passé les tests de jauge avec succès : « Notre bateau est conforme à la réglementation de la Classe Mini 6.50 et Arkema 3 est officiellement le premier Mini 6.50 « volant » ! Maintenant on peut se concentrer sur la course ! » annonce Quentin Vlamynck. Après un chantier d’optimisation hivernal et quelques jours de navigation, le skipper de 24 ans est prêt pour démarrer sa saison sportive 2017. Au programme : une boucle de 150 milles entre Lorient, les Glénan et les îles du Morbihan. « Nous serons 20 prototypes au départ samedi mais je serai le seul équipé de foils. Cette épreuve permettra de se confronter une première fois à la concurrence, même si mon objectif principal est de terminer la course et valider les 150 milles nautiques indispensables à ma qualification à la Mini-Transat. La météo s’annonce assez légère. Ce n’est pas de bon augure pour mon bateau qui préfère la brise, mais c’est une bonne chose pour remplir mon objectif. »

Lui-même issu du circuit Mini 6.50, qui forme les plus grands marins, Lalou se fait une joie d’accompagner son poulain sur cette épreuve. « Cette participation en double a quelque chose de symbolique car ce sera le lancement de la saison sportive du prototype. C’est la première étape pour ce bateau extraordinaire. On entre dans une phase d’exécution, d’aun vent faible ne sont pas idéales pour exprimer le potentiel du bateau. En revanche, c’est justement cette allure que nous devons travailler : analyser le comportement des voiles, gérer les appendices, mais aussi apprendre à gérer le mental quand le bateau n’avance pas. Quentin fera ses choix ; je lui ferai juste part de mes sensations. L’objectif est qu’il trouve lui-même les clés de son bateau. »

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Départ de la Solo Concarneau – Trophée Guy Cotten

Les 37 Figaro Bénéteau 2 engagés se sont élancés ce jeudi 6 avril à 15h08 dans des conditions estivales sur la Solo Concarneau – Trophée Guy Cotten 2017. Pour cette deuxième épreuve du Championnat de France Elite de Course au Large, les navigateurs solitaires auront à composer avec des conditions variées, dignes du printemps, avec de nombreuses transitions à gérer sur le parcours de 270 milles nautiques de cette 41e édition.

Donné par le navigateur local Romain Attanasio, tout juste de retour du Vendée Globe, c’est un magnifique départ que les 37 solitaires ont offert au public de Concarneau, comme l’explique Hervé Gautier, directeur de course : « nous sommes heureux d’avoir pu donner le départ à heure dite, car le vent était en train de mollir et devenir instable. Il y avait environ 6 à 8 nœuds de vent de sud-ouest sur une mer plate. Les navigateurs ont été raisonnables sur la ligne et c’était un très beau départ ! Les navigateurs évoluent désormais dans un vent thermique d’ouest qui devrait laisser la place à un vent d’est de 10 à 15 nœuds en soirée. Ce vent d’est devrait tenir jusqu’à 15h samedi. La flotte sera à ce moment-là au large des Glénan, soit à mi-parcours. »

Après quelques heures de course, Yann Eliès menait la flotte devant Gildas Mahé et Nicolas Lunven. La progression des bateaux est à suivre sur la cartographie.

La flotte est ce matin groupée avec des options à l’est et à l’ouest.

Deux semaines tout juste après la Solo Normandie, épreuve lors de laquelle il signait son retour sur le circuit des Figaro Bénéteau après son Vendée Globe, Yann Eliès semble plus dans le match. Il annonçait avant de partir qu’il était à nouveau prêt à en découdre.
« Après l’arrivée à Saint-Quay-Portrieux, le maître-mot, c’est « récupération ». Je n’ai donc pas navigué du tout. En revanche, j’ai fait pas mal de préparation physique car à ce niveau, après le tour du monde, je suis un peu à la ramasse. J’en ai également profité pour me changer les idées et aller à la pêche car ces derniers jours, c’était les grandes marées. J’y suis allé d’abord avec mon père du côté de Perros-Guirec, ensuite avec mon préparateur vers Quiberon puis une troisième fois avec des copains. Ça m’a fait du bien. »

Vous récupérez donc petit à petit de votre Vendée Globe. Comment vous sentez-vous aujourd’hui ?
« Je me sens plus en forme. Je sens que ça commence à revenir, aussi bien sur le plan physique que sur le plan mental. J’ai fait délibérément l’impasse sur le dernier stage organisé par le Pôle Finistère Course au Large car j’avais besoin de recharger les batteries, de garder le plaisir d’aller sur l’eau, mais aussi de bosser sur le bateau. Je devais notamment changer le speedo, modifier les compas de place et régler les petits problèmes que j’avais sur les systèmes de réception du bord ou sur le moteur. »

Un mot sur le scénario annoncé de la course ?
« Nous avons identifié deux moments importants où il faudra faire attention car ce sera à double tranchant, avec soit la possibilité de se prendre les pieds dans le tapis, soit la possibilité de prendre poudre d’escampette. Le premier se situe entre le départ et Penmarc’h. Le deuxième, un peu douteux lui aussi, se trouve entre les Glénan et les Birvideaux promet de nombreux coups à jouer. Ce sera chaud et il faudra être à l’attaque. Je suis donc super heureux d’aller en mer surtout que le plateau est top. Nous sommes 37 marins engagés dans la course. Il y a même mon pote Jérémie Beyou qui revient. Ça va être chaud ! »

L’objectif ?
« Cette année, ma préparation pour la Solitaire Urgo Figaro est logiquement perturbée par le Vendée Globe. De ce fait, je n’arrive pas dans le même contexte que les années précédentes où je commençais fort d’emblée. Là, je dois progresser pour arriver au top sur la Solitaire. En attendant, si je termine dans le podium ou dans le Top 5 sur cette Solo Concarneau, je serais content. »

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Pôle Minis 6.50 à Lorient

 

Les Minis 6.50 sont nombreux à Lorient et peuvent compter sur les nombreuses entreprises présentes sur place favorisant les échanges techniques.

Jacques Lasnier de Tonnerre Gréement : “L’esprit qui règne chez les Minis est vraiment particulier, c’est très sympa. Beaucoup galèrent, font avec les moyens du bord et chez les Minis, l’entraide n’est pas un vain mot …le tout se fait dans une ambiance de franche camaraderie, potache parfois. J’apprécie particulièrement cette ambiance.
Tonnerre Gréement a une réelle proximité avec les Mini6.50 “et pas seulement parce que leur terre-plein est devant notre bureau”, plaisante Jacques Lasnier. Nous avons la chance à Lorient d’avoir un gros vivier de Minis 6.50 [Une trentaine de bateaux s’entraînent à l’année au Pôle course], on travaille beaucoup avec eux, être partenaire de cette course est aussi un juste retour des choses”.

Le constat de proximité est le même pour Erwan Six d’Intership – Lorient :
“Je suis partenaire de la Classe Mini depuis 4 ans, depuis la création d’Intership. L’entreprise a grandi avec eux : c’était nos premiers clients. Certains sont désormais en Class4o ou en Imoca et nous sont restés fidèles.
L’esprit Mini colle parfaitement à celui d’Intership. Nous aussi nous sommes des “self made man”. Nous avons de réels échanges techniques avec eux. Comme les protos sont des laboratoires de développement et d’innovations, Intership travaille avec eux. Nous cherchons des solutions pour faire évoluer nos produits et les adapter à leurs problématiques techniques : c’est très stimulant et ces échanges permanents nous permettent de faire évoluer nos gammes. Plusieurs Minis testent nos produits, nous font des retours avant la commercialisation définitive.”

Ariane Pershon – Lyophilisé.fr dresse le même constat :
“Bien-sûr on voit les ministes régulièrement au magasin. Depuis 2 ans nous avons développé chez Lyophilisé.fr une gamme de produits stérilisés qui répondent à un besoin spécifique et particulier pour cette classe de bateaux. A bord, ils n’ont pas de déssalinisateur. Ne prendre que du lyophilisé les obligerait à emporter beaucoup d’eau, donc plus de poids. Face à cette problématique particulière nous avons développé notre offre avec ce produit : des plats traiteurs stérilisés. C’est aussi pratique et plus goûteux.
Je dis souvent que notre entreprise grandit avec les Minis et les maris du pôle course en général. Ils nous font beaucoup de retours ce qui nous permet d’ajuster notre offre en permanence. Clairement, cette proximité nourrit le développement de notre entreprise.”

Côté ponton la préparation continue sur les bateaux : les caisses à outils sont de sortie et comme d’habitude l’entraide est de mise.

Les concurrents commencent à scruter et charger les fichiers météo en prévision du départ samedi. Pour l’instant la tendance donne pour le weekend un temps très ensoleillé avec peu de vent (environ 10 nœuds) ; des conditions, somme toute assez confortables, pour la première course de la saison.

La Lorient Bretagne Sud mini partira samedi 8 avril à 11h. Retour des bateaux dimanche selon les conditions météo. Une soixantaine de bateaux sont inscrits.

 

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Artemis casse son AC45Test et son aile

Au cours d’un entraînement sur son AC45Test aux Bermudes, Artemis a cassé son bateau qui était équipé de la nouvelle aile. Un coup dur pour l’équipe à moins de 60 jours du début des qualifiers qui rappelle l’accident tragique qui avait précédé la précédente Coupe et traumatisé l’équipe.

Il n’y aurait aucun blessé. Les conditions de vent étaient de 14-20 noeuds.

L’équipe annonce qu’elle participera aux prochaines régates d’entraînement dans les jours qui viennent.

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Démâtage du VOR65 MAPFRE en Espagne

C’est au cours d’un essai en mer que le VOR65 de MAPFRE a démâté près des côtes espagnoles. Plus de peur que de mal. Il n’y a pas de blessés et l’équipe a rejoint sa base à Sanxenxo. Le mât qui a cassé est celui utilisé dans la dernière Volvo Ocean Race 2014-15.

L’accident est arrivé jeudi après-midi, alors que l’équipe naviguait à environ sept milles nautiques de l’île d’Ons (Pontevedra) près de leur base d’accueil dans environ 25 noeuds de vent et des vagues de quatre mètres. “Nous ne connaissons pas encore l’origine du problème. On naviguait dans des conditions raisonnables. Nous devrons analyser les données et les pièces endommagées afin de tirer une conclusion”.

L’équipage n’a subi aucune blessure et après avoir vérifié complètement les dommages collatéraux à d’autres parties du bateau, il a fallu environ deux heures de travail intense pour sécuriser le bateau et récupérer les parties brisées du mât et des voiles. Le protocole d’urgence de l’équipe a été activé immédiatement et pour des raisons de sécurité, le Salvamento Marítimo [Maritime Rescue] a été informé. Ils ont surveillé le VO65 espagnol et, lorsque l’équipage avait assuré le bateau, les services d’urgence étaient dûment informés que l’équipage revenait à Sanxenxo selon ses propres moyens.

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Présentation du Maxi-trimaran Gitana 17

C’est au Palais de Tokyo que l’écurie Gitana a présenté son futur maxi trimaran Gitana 17 dont la construction s’achève et qui sera mis à l’eau en juillet 2017 après plus de vingt mois de construction. Long de 32 mètres pour 23 mètres de large, cet « Ultime » dessiné par l’architecte Guillaume Verdier et son équipe en collaboration avec le bureau d’études Gitana, a l’ambition à l’horizon 2020, d’être le premier maxi-multicoque de course au large volant.

Précurseur d’une nouvelle génération de géants des mers, ce bateau présente des carènes résolument planantes, agressives et novatrices, bien éloignées de celles connues sur les multicoques océaniques actuels. Tout dans les formes des flotteurs et de la coque centrale appelle au vol. Il sera ainsi doté des dernières avancées architecturales et techniques en termes d’appendices, avec des safrans en T et des foils en L qui ne manqueront pas de susciter l’intérêt. Toujours dans cette perspective, l’aérodynamisme de la plateforme a été particulièrement soigné. Les formes des bras de liaison notamment sont là pour en témoigner, tout comme l’intégration de la cellule de vie / cockpit entre les deux bras.

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Gitana 17, de son nom de baptême, a été imaginé, développé et construit plus spécialement pour des navigations en solitaire, mais sera également parfaitement taillé pour les grands records en équipage.

Confié aux mains expertes de Sébastien Josse, le skipper des unités Edmond de Rothschild depuis 2011, la première sortie officielle en compétition du Maxi Edmond de Rothschild se déroulera en novembre prochain à l’occasion de la célèbre transatlantique en double Jacques Vabre entre Le Havre et Salvador de Bahia, au Brésil. Pour ce galop d’essai au large, Sébastien Josse sera accompagné du navigateur Thomas Rouxel. Issu de la filière d’excellence du Figaro, le marin breton compte parmi les fidèles navigants des unités Edmond de Rothschild et il possède une solide expérience du large avec notamment une Volvo Ocean Race et un Trophée Jules Verne à son actif. La Route du Rhum 2018 et un tour du monde en solitaire dès l’automne 2019 viennent compléter les futures années de cet ambitieux programme.

LE MAXI EDMOND DE ROTHSCHILD EN QUELQUES CHIFFRES Début de construction : octobre 2015 Mise à l’eau : Juillet 2017 20 mois de construction + 170 000 heures de travail, dont 35 000 heures d’études + /- 40 personnes en moyenne sur 20 mois

FICHE D’IDENTIFICATION Nom de course : Maxi Edmond de Rothschild Nom de baptême : Gitana 17

Longueur : 32 m Largeur : 23 m Poids (déplacement) : 15,5 tonnes Tirant d’air : 37 m Voiles : North Sails en 3Di Surface de voilure au portant : 650 m2 Surface de voilure au près : 450 m2 Energie : moteur diesel avec génératrice, éoliennes Appendices Nombre : 6 Type : safrans de flotteurs en T (2), foils en L (2), dérive coque centrale (1), safran de coque centrale en T (1)

Architectes : Team Verdier / Bureau d’études Gitana Constructeurs : Multiplast (plateforme) / Lorima (mât) / Persico (casquette) Fournisseurs : C3 Technologies, Heol Composites, Harken, Pixel sur Mer

Décoration : Réalisation de Jean-Baptiste Epron selon une œuvre originale conçue spécifiquement pour ce projet par l’artiste Cleon Peterson.

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Nouvel équipage pour le Team « Fondation FDJ – Des Pieds et Des Mains »

Le Team « Fondation FDJ – Des Pieds et Des Mains » s’alignera demain au départ du Grand Prix Atlantique de Pornichet qui donnera le coup d’envoi de la saison 2017.
Le skipper et double champion paralympique, Damien Seguin, et la Fondation FDJ, son partenaire depuis 2015, sont heureux d’accueillir cette année un co-sponsor, la Banane de Guadeloupe & Martinique. Ce co-partenariat vise à renforcer les nouvelles ambitions sportives du Team.

Par ailleurs, le Team « Fondation FDJ – Des Pieds et Des Mains » portera cette année encore le message de la Fondation FDJ et de l’association Des Pieds et Des Mains autour du changement de regard sur le handicap. Ainsi, des baptêmes nautiques à destination des personnes en situation de handicap mais également du grand public seront proposés sur les étapes d’Arzon – Port Crouesty, Les Sables d’Olonne, Le Grau du Roi – Port Camargue et Marseille lors du Tour de France à la Voile.

Pour 2017, le Team handi-valide affiche de nouvelles ambitions avec notamment un équipage renforcé et un solide programme d’entraînements.

Un Team structuré et expérimenté
Pour répondre à cette volonté de performance, le double champion paralympique (2004, 2016) a fait appel à un nouvel équipage, plus expérimenté et mieux structuré. Pour accompagner Mathieu Bourdais, présent au sein du projet Fondation FDJ – Des Pieds et Des Mains depuis 2015, deux nouvelles recrues de choix ont rejoint le Team:

Damien Iehl (ex Crédit mutuel de Bretagne) qui endosse le rôle de co-skipper et prend en charge la gestion sportive et humaine du projet
Pour Damien Iehl, co-skipper, rejoindre le Team « Fondation FDJ – Des Pieds et Des Mains » est une satisfaction : « Damien Seguin renvoie une image positive car c’est quelqu’un qui non seulement mène ses projets d’une main de maître mais en plus les réussit. Malgré son handicap, c’est impressionnant comme il est doué sur un bateau. Cette année, le projet est davantage axé sur la performance. C’est ce qui m’a séduit car c’est ce que j’ai toujours recherché dans un projet : essayer d’être le meilleur. C’est d’ailleurs cette volonté qui nous anime tous. Nous avons les moyens de bien faire matériellement et humainement. L’équipe est aguerrie, sympathique et à l’écoute de chacun. On peut discuter. C’est important car les relations humaines ne sont pas toujours simples au sein d’un équipage. Je vais donc apporter ma pierre à l’édifice en essayant d’améliorer la performance sur le plan humain notamment au niveau de la communication et du fonctionnement à bord ».

Benjamin Amiot (ex Spindrift), spécialiste du petit catamaran : « J’ai trouvé le projet sportif 2017 de la Fondation FDJ – Des Pieds et des Mains intéressant c’est pour cela que j’ai choisi de rejoindre le team. La médaille d’or de Damien et les deux récents podiums de Damien Iehl sur le Tour de France à la Voile ont renforcé ma décision. De plus, les valeurs véhiculées par Damien via ce projet me plaisent. C’est sympathique de courir pour quelque chose qui sert. Damien est un bon exemple. A bord, il navigue comme n’importe quel marin. C’est assez bluffant. »

Des choix stratégiques motivés par une volonté commune d’atteindre le haut du classement. « Le projet sportif 2017 est construit dans la continuité de ce qui a été fait depuis 2015 avec le soutien de la Fondation FDJ : un équipage mixte handi-valide. Cette année, nous souhaitons montrer que notre équipage peut être aussi – voire plus – performant que les autres Teams engagés sur le Tour de France à la Voile. Le curseur sportif est placé au premier plan. Damien Iehl a une bonne connaissance du Tour de France à la Voile et du Diam 24. Je lui ai donc proposé d’intégrer le Team. Comme il souhaitait s’impliquer davantage dans la gestion de projet, nous nous sommes partagés les rôles : lui s’occupe d’améliorer la performance sur le plan humain et moi sur le plan technique. Notre manière de fonctionner et de voir les choses est différente, mais au final cela crée une complémentarité qui aujourd’hui nous permet de faire avancer le projet dans la direction souhaitée. Nous avons fait le choix d’être un équipage de 4 personnes afin de maximiser le temps de navigation de chacun. C’est certes plus exigeant physiquement sur le Tour de France à la Voile mais cela évite de faire trop de rotations » explique le triple médaillé paralympique Damien Seguin.

75 jours de navigation avant le Tour de France à la Voile
Pour arriver sur le Tour de France à la Voile au meilleur niveau, le Team « Fondation FDJ – Des Pieds et Des Mains » a étoffé son programme de navigation. Stages d’entraînement à Tahiti avec l’équipage « Trésors de Tahiti » mené par Teva Plichart puis à l’Ecole Nationale de Voile (ENV) de Quiberon, régates d’avant-saison… au total, ce ne sont pas moins de 75 jours de navigation qui sont prévus avant le Tour de France à la Voile. « C’est le tarif minimum pour être performants. Cela permet de créer une cohésion et de travailler les points techniques. » explique Damien Iehl.
Une préparation pour le Team « Fondation FDJ – Des Pieds et Des Mains » qui va lui permettre de se jauger par rapport à la concurrence. « Nous avons constitué assez tôt une équipe compétitive pour être fin prêts sur le Tour de France à la Voile. Les équipiers ont déjà tous participé plusieurs fois au Tour de France à la Voile. L’expérience cumulée à bord est très intéressante, il nous reste maintenant à travailler sur la complémentarité des équipiers. Nous avons des échéances sportives régulières jusqu’au début du Tour de France à la Voile. Cela va nous permettre de monter en puissance. Le Grand Prix Atlantique de Pornichet et les régates qui suivront seront pour nous des régates de travail” ajoute Damien Seguin.
L’équipage a choisi de participer à la majeure partie des épreuves d’avant-saison (Grand Prix Atlantique / Spi Ouest France / Grand Prix Guyader / Grand Prix de l’Ecole Navale / Normandy Cup).

Printemps 2017 – programme de régates :

Grand Prix Atlantique : 31 mars au 2 avril
Spi Ouest France : 14 au 17 avril
Grand Prix Guyader : 29 avril au 1er mai
Grand Prix de l’Ecole Navale : 25 au 28 mai
Normandy Cup : 15 au 18 juin

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Le retour à la compétition de Lorina – Golfe du Morbihan

©Christophe Favreau / Lorina / Golfe du Morbihan

Ils ont largement dominé le Tour de France à la Voile l’année dernière et sont attendus au tournant par toute les équipes. Le duo Quentin Delapierre / Matthieu Salomon entouré d’un solide équipage a tenu ses promesses. En avant-saison, ils s’étaient imposés comme les grands favoris du Tour de France à la Voile et c’est en effet eux qui ont eu l’immense bonheur de monter sur la plus haute marche du podium à Nice en juillet dernier.
Une victoire que le Team Lorina Limonade – Golfe du Morbihan a bien en tête à l’heure d’entamer la saison 2017. Si l’équipe garde ses piliers avec Quentin et Matthieu, Kevin Peponnet et Bruno Mourniac, on note l’arrivée de Corentin Horeau. Figariste, il est aussi fin connaisseur du Tour de France à la Voile où il a terminé l’an dernier 2ème derrière les hommes de Lorina Limonade – Golfe du Morbihan. Tous ces talents réunis seront dans le viseur de pas moins de 23 équipages ce weekend à Pornichet. Première épreuve de la saison, ce Grand Prix Atlantique sera l’occasion de se jauger face à des adversaires qui ont encore élevé le niveau de jeu cette année. « Nous allons enfin nous confronter aux nouveaux teams comme SFS et Sofian Bouvet ou encore Jean-Christophe Mourniac et Bernard Stamm qui allient leurs compétences cette année sur Cheminées Poujoulat. Ce sont de beaux équipages et cela va être plus dense que la saison passée mais nous nous sommes préparés tout l’hiver pour cela. L’équipage est prêt, avec l’envie de bien faire. Ce sera à nous d’être bons » explique Matthieu Salomon.
Comme une évidence pour celui qui, avec son équipage, vise un deuxième titre consécutif sur l’épreuve phare de la saison, le Tour de France à la Voile.

Lorina Mojito – Golfe du Morbihan, 20 ans et toute une saison pour briller

Si Lorina Limonade – Golfe du Morbihan a trusté de nombreux podiums l’an dernier, il a régulièrement du les partager avec Lorina Mojito – Golfe du Morbihan. Les jeunes outsiders menés par Solune Robert et Riwan Perron ont eux aussi retenu l’attention. Jouant souvent aux avant-postes, ils ont affiché une progression régulière durant tout le printemps pour atteindre une maitrise impressionnante sur le Tour de France à la Voile (9ème l’an dernier). Cette année, leur ambition est claire. Ils veulent gagner le classement Jeunes & Amateurs du Tour. « Nous avons perdu la première place de peu l’an dernier, sur la dernière étape » explique Solune. « Il a fallu faire passer la pilule mais nous en ressortons bien grandis. Nous avons travaillé plusieurs axes d’amélioration, nous sommes plus à l’aise sur le bateau et dans la flotte. »
Pour remplir ce contrat, les deux skippers se sont adjoint les compétences de Louis Flament, Charles Dorange et Tim Mourniac. Si l’on s’arrête à la moyenne d’âge de cet équipage (20 ans, ce seront les plus jeunes du Tour de France à la Voile 2017), difficile d’imaginer la multitude de titres cumulés par ces équipiers ! Pourtant, ils comptent notamment trois titres de champions du monde ISAF Jeune en SL16 et plusieurs podiums sur des compétitions françaises et internationales en multicoque. De quoi donner le vertige aux professionnels du Tour qui s’attendent à ce que Lorina Mojito – Golfe du Morbihan leur fasse barrage régulièrement. Présents à Pornichet, Solune et Riwan vont profiter de cette première confrontation pour tester le travail de cet hiver. « Ce Grand Prix Atlantique va nous permettre de nous mesurer aux autres et prendre nos marques. Ce sera un bon test pour l’équipage et notamment pour Louis (blessé, Charles ne naviguera pas ce weekend) qui ne connait pas le Tour. Il va falloir gérer la pression et l’environnement nouveau. »

Ils ont dit

Matthieu Salomon – Lorina Limonade – Golfe du Morbihan
« Nous allons enfin nous confronter aux nouveaux teams comme SFS et Sofian Bouvet ou encore Jean-Christophe Mourniac et Bernard Stamm qui allient leurs compétences cette année sur Cheminées Poujoulat. Ce sont de beaux équipages et cela va être plus dense que la saison passée mais nous nous sommes préparés tout l’hiver pour cela. Nous avons passé énormément de temps sur l’eau avec une dernière séance d’entraînement à 9 bateaux.
L’équipage a été un peu remanié avec l’arrivée de Corentin Horeau en remplacement de Quentin Ponroy qui est indisponible cette année pour raison professionnelle. Nous devons donc tester différentes configurations d’équipage mais cela se fait assez naturellement. Corentin est un ami dans la vie et nous avons tous navigué avec lui en match racing alors les automatismes reviennent vite !
Nous avons beaucoup travaillé depuis janvier et l’équipage est prêt, avec l’envie de bien faire. Ce sera à nous d’être bons. »

Solune Robert – Lorina Mojito – Golfe du Morbihan
« Nous avons perdu la première place du classement Jeunes & Amateurs de peu l’an dernier, sur la dernière étape. Il a fallu faire passer la pilule mais nous en ressortons bien grandis. Nous avons travaillé plusieurs axes d’amélioration, nous sommes plus à l’aise sur le bateau et dans la flotte.
Riwan et moi revenons cette année avec un nouvel équipage composé de Tim Mourniac, Charles Dorange et Louis Flament. Charles et Louis ont le même parcours que nous. Ce sont des spécialistes du multicoque qui ont raflé pas moins de 2 titres de champions du Monde ISAF Jeune ensemble. Charles en a même un 3ème, gagné avec Tim l’an dernier ! Nous nous connaissons depuis que nous sommes petits et la cohésion a très bien pris.
Ce Grand Prix Atlantique va nous permettre de nous mesurer aux autres et prendre nos marques. Ce sera un bon test pour l’équipage et notamment pour Louis (blessé, Charles ne naviguera pas ce weekend) qui ne connait pas le Tour. Il va falloir gérer la pression et l’environnement nouveau. »

L’équipage de Lorina Limonade – Golfe du Morbihan :
Skippers : Quentin Delapierre, Matthieu Salomon
Equipage : Kévin Peponnet, Bruno Mourniac, Corentin Horeau

L’équipage de Lorina Mojito – Golfe du Morbihan :
Skippers : Solune Robert, Riwan Perron
Equipage : Louis Flament, Charles Dorange, Tim Mourniac

Le programme de la saison
Grand Prix Atlantique du 31 mars au 2 avril : Lorina Limonade – Golfe du Morbihan & Lorina Mojito – Golfe du Morbihan

Spi Ouest France du 13 au 17 avril : Lorina Limonade – Golfe du Morbihan & Lorina Mojito – Golfe du Morbihan

Grand Prix Guyader du 29 avril au 1er mai : Lorina Limonade – Golfe du Morbihan

Grand Prix de l’Ecole Navale du 25 au 28 mai : Lorina Limonade – Golfe du Morbihan & Lorina Mojito – Golfe du Morbihan

Normandie Cup du 15 au 18 juin : Lorina Limonade – Golfe du Morbihan & Lorina Mojito – Golfe du Morbihan

Tour de France à la Voile du 7 au 30 juillet : Lorina Limonade – Golfe du Morbihan & Lorina Mojito – Golfe du Morbihan

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